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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:35

 

 

Des citoyens en dehors de la salle participent au rassemblement à travers un écran géant 


 
 

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Un grand meeting à Monastir pour resserrer les rangs de l'opposition

 

Plus de 50 partis politiques et 500 associations de la société civile se réunissaient samedi à Monastir, dans le centre-est tunisien, pour tenter de resserrer les rangs de l'opposition avant les prochaines échéances électorales.

Il s'agissait, selon les organisateurs, de mettre fin à l'atomisation de la scène politique, marquée par l'émergence de plus de 120 partis après la chute du régime autoritaire de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir en janvier 2011 par un soulèvement populaire après 23 ans de règne sans partage.

Tirant les leçons de leur échec lors des élections du 23 octobre dernier, remportées par le parti islamiste Ennahdha, les formations participantes projettent de se rassembler autour de l'initiative de l'ancien Premier ministre Beji Caïd Essebssi, qui prône la constitution d'un front centriste et républicain.

Fin janvier, Caïd Essebssi avait appelé l'ensemble des forces politique rejetant l'extrémisme et la violence à se rassembler autour d'une alternative à même d'offrir une plate-forme pour l'alternance.

De nombreux partis centristes, dont le parti démocratique progressiste (PDP), Afek Tounes et le parti républicain, d'un côté, le mouvement Ettajdid, le parti du travail tunisien et des personnalités indépendantes de l'autre, ont déjà engagé un processus de réunification et envisagent à terme, de former un pôle progressiste moderniste.

La manifestation a mobilisé une foule dense de plusieurs milliers de personnes dont une partie a dû suivre l'événement sur des écrans géants installés en dehors de la salle omnisports de la ville.

Chaleureusement ovationné par la salle qui scandait son nom et celui de Bourguiba, Caïd Essebsi, relayé par plusieurs autres orateurs dont le fondateur du PDP, Néjib Chebbi, a plaidé pour la cohésion nationale pour dépasser les divisions entre islamistes et modernistes.

"Notre souci est que la Tunisie réussisse sa transition démocratique que ce soit avec nous ou avec d'autres", a-t-il insisté. Il a cependant reproché au gouvernement de n'avoir pas tenu ses engagements. "Au moment de la passation du pouvoir, nous avions convenu d'un délai d'un an pour la rédaction de la nouvelle Constition et l'organisation des prochaines élections, mais il semble que le gouvernement ne soit pas pressé d'honorer ses promesses", a-t-il déploré.

La rencontre de Monastir intervient dans un contexte marqué par la montée de l'islamisme radical et l'activisme de groupes salafistes qui réclament que la chariaa (loi islamique) soit la source principale de la future Constitution en cours d'élaboration. En face, le camp moderniste progressiste revendique un Etat civil.

Pour trancher la question de la charia, objet de divergences entre islamistes et modernistes, Caïd Essebsi a suggéré de la soumettre à référendum.

Pour M. Chebbi, "la légitimité ne suffit pas à elle seule, encore faut-il faire preuve de compétence et de capacité dans la gestion du pays".

Placé sous le signe de l'appel de la patrie, le meeting est organisé dans la ville natale du père de l'indépendance tunisienne, Habib Bourguiba, par l'association nationale de pensée bourguibienne.

source tempsreel.nouvelobs

 

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 Plus de 50 partis réunis autour de "la pensée bourguibienne"

 

Face à la montée des islamistes, l'opposition qui exige un Etat civil et moderniste, tente d'unir ses rangs dans une large coalition.

 

Plus de 50 partis politiques tunisiens se sont réunis samedi à Monastir au centre-est de la Tunisie pour resserrer les rangs de l'opposition et contrer la troïka conduite par le parti islamiste Ennahda.


Organisé par "l'Association nationale de la pensée bourguibienne", ce rassemblement qui accueille également quelque 525 associations tunisiennes a été marqué par la participation de l'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi qui avait dirigé durant dix mois le deuxième gouvernement intérimaire après la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011.

 

Dans un discours devant plusieurs milliers de personnes, M. Essebsi a préconisé un référendum pour "trancher en cas de besoin la question de l'application de la charia comme principale source de législation dans la future Constitution", pomme de discorde entre les islamistes et les modernistes.

 


"Nous avons convenu lors de la passation du pouvoir que la rédaction de la Constitution et l'organisation des prochaines élections devraient se limiter à un délai d'un an mais malheureusement on constate que le gouvernement n'est pas pressé à tenir ses promesses quatre mois après son accession au pouvoir", a-t-il dit.


"La légitimité seule ne suffit pas, il faut faire preuve de compétence et de capacité pour gérer le pays", a estimé de son côté le président historique du Parti démocrate progressiste (PDP), Ahmed Néjib Chebbi.


Intitulée "à l'appel de la nation", cette rencontre est "une occasion pour réunir les partis politiques et les représentants de la société civile qui soutiennent la pensée réformiste bourguibienne et qui sont attachés aux valeurs de la modération et de la tolérance", a indiqué à l'AFP Kassem Makhlouf, porte-parole de l'Association.


Premier président de la Tunisie affranchie du protectorat français (1881-1956), Habib Bourguiba est décédé le 6 avril 2000 à 96 ans après avoir été destitué pour sénilité en 1987 par Ben Ali, son premier ministre à l'époque.


La scène politique tunisienne est marquée par un tiraillement entre les partis politiques notamment entre la troïka au pouvoir, Ennahda et ses deux alliés de gauche, le CPR (Congrès pour la République), Ettakatol et les progressistes et laïcs.


Face à la montée des islamistes qui réclament l'application de la charia comme source principale de législation dans le futur texte fondamental du pays, l'opposition qui exige un Etat civil et moderniste, tente d'unir ses rangs dans une large coalition.


Plusieurs formations politiques libérales et de gauche ont déjà annoncé leur projet de fusion telles que le mouvement Ettajdid, le Parti du travail tunisien et les Indépendants du pôle moderniste. D'autres, appartenant à la mouvance progressiste et centriste sont en cours de finalisation comme le parti démocrate progressiste (PDP), Afek Tounes (les perspectives de la Tunisie) et le parti républicain.


Regroupant 11 formations politiques, le Parti national tunisien a appelé aussi à une coalition des partis "destouriens" qui se réclament de l'héritage de Bourguiba mais qui ont été également des membres du parti dissous de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).


Disciple de l'ancien président Habib Bourguiba, Essebsi avait lancé fin janvier, un message solennel à l'ensemble des forces évoquant une "régression" et pointant "l'apparition des formes extrémistes violent menaçant les libertés publiques et privés". Rejetant la violence il avait appelé à se rassembler autour d'une "alternative".

source lorientlejour


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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Partis politiques_ Programmes
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