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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 03:28

Appel à tous les universitaires tunisiens démocrates

La fuite en avant de Moncef Ben Salem, notre Ministre Islamiste de tutelle, pour appliquer son programme obscurantiste à notre Université, en prenant, plus d’une fois, pour référence et modèle, les Universités Wahhabites de la Péninsule Arabique, fuite observée, en particulier, lors des évènements de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM), évènements survenus tout au long de l’année universitaire 2011-2012, ne fait que se confirmer par les premières mesures qu’il a arrêtées au début de cette année universitaire 2012-2013, mesures parmi lesquelles on peut citer :

 

1. La mesure qu’il a annoncée, lors de sa conférence de presse tenue, le vendredi 7 septembre, à l’occasion de la rentrée universitaire 2012-2013, autorisant le port du Niqab dans les Universités, en particulier, dans les Salles de Cours et lors des Épreuves d’Examen, et ce, sous prétexte de « protéger la liberté et les croyances de tous les étudiants » (sic) ; mesure qui représente le premier pas vers sonhidden project, à savoir, l’interdiction de la mixité dans les établissements d’enseignement, et, par suite, dans tous les lieux publics, exigence du Wahhabisme Saoudien.

 

2. La Convention signée le vendredi 14 septembre 2012 entre l’Université de la Zitouna et l’Université Islamique (wahhabite) Saoudienne, Convention signée sous l’égide de notre Ministre Islamiste de tutelle, comme on peut le voir sur le Lien suivant :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=441803569191513&set=a.209466812425191.48110.209410745764131&type=1&theate

 

Cette convention a pour but, entre autres, l’échange d’étudiants, d’enseignants et de programmes entre les deux dites Universités.

 

Dans ce contexte, il est bon de rappeler quelques déclarations de notre Ministre Islamiste de tutelle caractéristiques de son Choix de Société :

 

a. «  (…) C’est dommage que certaines filles soient empêchées de passer leurs examens parce qu'elles portent le niqab. Je m'étonne que des gens qui font partie de l'élite de la Tunisie (nda : il sous-entend les universitaires) soient incapables de gérer une si petite affaire. D'autant que leur refus d'accepter des étudiantes niqabées se trouvera peut-être un jour contraire à des lois futures. Pour le moment, il suffirait qu'elles suivent les cours dévoilées, en se tournant vers un muret, qu'elles ne regardent pas le professeur. Et pour les examens, que des femmes contrôlent leur identité.  » : déclaration parue sur le Nouvel Observateur du 2 février 2012 et publiée intégralement, ensuite, sur son site internet, le 6 février.

 

b. « Je ne suis ni pour ni contre le niqab en cours, je constate qu'il y a des professeurs qui enseignent dans le Golfe où toutes les filles portent le niqab et ça ne pose pas de problème (…) les médias et le conseil scientifique de l'université de la Manouba ont amplifié le problème (du niqab) » : déclaration faite, le 8 mars 2012, en marge de la Conférence de Presse au Palais Présidentiel de Carthage, après la signature du Protocole de Coopération Scientifique et Technologique entre la Tunisie et la Turquie. 

 

c. « La Tunisie va entamer des Réformes Universitaires en s’inspirant, en priorité, des systèmes des pays islamiques et en premier ceux de la Malaisie et de la Turquie » : déclaration faite, le 8 mars 2012, au Journal de 20 Heures de la Wattania 1, en commentaire de la signature du Protocole de Coopération Scientifique et Technologique entre la Tunisie et la Turquie. 

 

d. «  Pour ce qui concerne les Gouvernements des Pays Arabes, d’après mon point de vue personnel, on a un seul gouvernement nationaliste, dans le sens plein du terme, (c’est Qatar) ; un seul homme nationaliste, dans le sens plein du terme, c’est l’Emir du Qatar  »  : déclaration se trouvant vers la fin de la Vidéo suivante :

 

http://www.youtube.com/watch?v=KWaxFwSLVf8

 

e. « Moi, je présente mes grands et profonds remerciements à l’Organisation Koweitienne pour l’Avancement des Sciences qui m’a soutenu et qui payait mes déplacements à travers les institutions scientifiques, avant et pendant cette épreuve (nda : il sous –entend sa mise en résidence surveillée par le Régime déchu) » : déclaration se trouvant à la fin de la Vidéo suivante :

 

http://www.youtube.com/wajtch?v=bUJJMgw7Qtw

 

Dans ce contexte, il est bon, aussi, de rappeler, à l’attention de notre Ministre Islamiste de tutelle, que le Tribunal Administratif a rejeté deux plaintes déposées par deux étudiantes niqabées : la première a été déposée par l’étudiante Maroua Saïdi contre la Faculté des lettres et des Sciences Humaines de Sousse, parce que cet établissement a refusé de l’inscrire en étant niqabée, quant à la seconde, elle a été déposée par l’étudiante Sana El Akdiri contre la Faculté des Sciences de Tunis, parce que cet établissement ne l’a pas autorisée à passer ses examens en étant niqabée. Parmi les raisons justifiant ses décisions, cette juridiction spécifie dans ses Arrêts qu’«  à l’image de toutes les libertés individuelles ou publiques, (la liberté vestimentaire) est soumise à l’obligation de tenir compte de l’organisation des services publics et de leur marche normale » et que les Cours Théoriques et les séances de Travaux Pratiques exigent « une interaction pédagogique avec l’enseignant  », interaction qui est impossible avec ce voile qui couvre le visage, et « l’interdiction de tout vêtement susceptible de présenter un danger pour l’expérimentateur  » : Arrêt daté du 7 juillet 2011, faisant suite à la requête N°711573, et Arrêt daté du 28 décembre 2011, faisant suite à la requête N°413983.

 

Ces deux Arrêts montrent que, aux yeux du Tribunal Administratif, l’interdiction du port du Niqab est une mesure purement pédagogique et rien d’autre, que le problème du Niqab n’a rien à voir avec « la liberté et les croyances », comme l’a affirmé notre Ministre Islamiste de tutelle, et que, par sa déclaration, mentionnée ci-dessus, autorisant le port du Niqab dans les Universités, ce dernier se serait mis hors la loi.

 

Aussi, j’invite tous les Universitaires Démocrates de se constituer Partie Civile en portant plainte contre notre Ministre Islamiste de tutelle, présumé coupable hors la Loi de ne pas avoir respecté la jurisprudence créée par lesdits Arrêts du Tribunal Administratif (je ne suis pas un homme de loi, je n’ai fait qu’écrire ce que je crois ! À mes collègues juristes de voir la recevabilité de cette plainte !).

 

Enfin, une solution salutaire pour la bonne gouvernance participative de notre Université, tout en étant efficace pour stopper sa « Wahhabisation », pour stopper cette dérive vers un Choix de Société étranger à notre Histoire et à notre Culture, Choix de Société que les Islamistes essayent de nous imposer par tous les moyens, y compris les moyens hors la loi ou bien les moyens les plus violents, à travers leurs Brigades Salafistes, une solution pour stopper, également, la mainmise du seul Ministre, selon son bon vouloir et ses penchants partisans ou sectaires, aussi bien sur la pédagogie que sur les grandes décisions et orientations concernant notre Enseignement Supérieur, est de nous battre pour la création d’un Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESR), Conseil National Consultatif, Représentatif, Statutaire, Compétent, Indépendant et Permanent, et ce, comme il est décrit dans mon Article intitulé « Tunisie : La "Réforme-Mère" de toutes les Réformes Universitaires », paru sur le Lien :

 

http://horchani.blog.lemonde.fr/2012/03/18/tunisie-la-reforme-mere-de-toutes-les-reformes-universitaires-2/ Salah HORCHANI  agoravox

 

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Université tunisienne… Zorro n’est pas arrivé


Auréolé d'une double réputation, celle de grand résistant contre la dictature et celle, dit-on, d’une grosse pointure dans le domaine des mathématiques, le Professeur Ben Salem, à la tête de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, devait apparaître comme le grand coup gagnant du gouvernement du siècle, ‘the right man in the right place’ ». 
 

En raison de la légende passablement surfaite de « MBS », l’imaginaire des supporters de l'équipe gouvernementale s’est laissé émousser par la réparation faite à un grand savant et accessoirement par un scenario où ce dernier transformerait, en un tour de passe-passe, le «département malade » de la machine Tunisie en un athlète « super bien » portant en lui assenant, en l’occurrence, quelques coups de baguettes de finance islamique. 
 

C’est donc, dans cette ambiance d'optimisme béat et de foi inébranlable dans la force d’inertie du nouveau ministre, que le règne « moncefien » (encore un autre !!) allait débuter. Les quelques voix discordantes qui se sont élevées ici et là, le rappel de ses divagations sur le Code du statut personnel sous auspices israéliennes, ses propos sur l’enfant terrible de la littérature des années trente, le succulent Ali Douaji, furent tous écartés d’un revers de main et rien n’allait entraver l’entrée en fanfare du sauveur « suprême » du monde académique.

 

Au moment où enseignants, étudiants et tous les acteurs de l’enseignement supérieur s’attendaient à une remise à plat de tout le système, notamment la fameuse reforme LMD, la refonte de la carte universitaire, la dynamisation du secteur stratégique de la recherche le ministre inaugura son ministère par la plus « glorieuse » des décisions en laissant pourrir la situation à la faculté des lettres de la Manouba, en butte à une grosse fronde salafiste autour du port du niqab.
L’université publique agonise, la recherche scientifique est réduite à une portion congrue, les diplômes nationaux se dévaluent de jour en jour, les universités tunisiennes sombrent dans les profondeurs du classement mondial quand elles y sont bien sûr. Et que fait le ministre du siècle ? Il passe de plateaux tv aux studios de radio, papotant devant les medias de niqab, de liberté de culte dans les campus, fourrant le nez au passage dans la polémique de la représentativité des syndicats d’étudiants. 

 

Cela bien sûr, quand il ne cherche pas dans des émissions de talk show à arracher des larmes de compassion à un public meurtri par son chemin de croix du temps de Ben Ali où lui, le savant de la République, était réduit ( fort honteusement faut t-il le rappeler) à vendre du persil pour faire vivre les siens… Et pour clore le tout, il est sans doute utile de rappeler qu’à ses heures perdues, monsieur le ministre semble avoir comme hobbies d’éplucher les articles relatifs à son auguste personne, n’hésitant pas au besoin à poursuivre en justice quelques journalistes critiques.
 

 

De coutume, un ministre en charge de l’enseignement (tous niveaux d’enseignement compris) travaille dur l’été pour réussir ses deux examens à lui qui sont la rentrée et la fin de l’année universitaire ou scolaire. Résultat de cet auguste labeur estival : MBS vient de susciter de nouveau la polémique autour du port du niqab. Comme entrée en matière, un responsable de son rang ne pouvait pas faire plus maladroit et ce ne sont pas les « mesurettes – réformettes » annoncées, tout comme l’opération « mani pulite » qu’il vient d’engager qui vont tempérer le reproche fondamental fait à la méthode Ben Salem. Une façon de faire, en effet, qui fait la part belle à l’impératif idéologique et /ou partisan du ministre et de sa formation politique au détriment de l’intérêt national qui commande, dans le cas d’espèce, la mise en place d’un véritable « Plan Marshall » en faveur de l’université tunisienne.

 

Bonne rentrée quand même, Jeunesse du pays ! Travaillez pépère, Monsieur le ministre, avec l’aide du Ciel et le concours de la dream team gouvernementale, vous trouvera bien un job… dans une autre vie peut être.   

 Mehdi Ben Jemaa, Enseignant universitaire businessnews

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
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