Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 03:45
Le doyen gère les caprices des étudiantes portant le Niqab

 

 

•Deux d’entre elles acceptent de passer l’examen avec des camarades malvoyants; une autre tournée au mur


Fief du savoir depuis plus de cinquante ans, l’Université tunisienne se retrouve aujourd’hui dans une situation le moins que l’on puisse dire difficile à cause de la montée de l’islamisme voire du salafisme.


L’impact de cette ascension est palpable dans plusieurs établissements, où l’on enregistre, notamment, un sit-in à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba depuis plus d’un mois à cause de la position du Conseil scientifique interdisant le port du Niqab dans les classes. Déterminés à appliquer leurs décisions, les membres du Conseil sont unanimes et gardent la même position par rapport à ce sujet. En revanche, les membres du Conseil Scientifique de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis n’ont pas réussi à partager la même position concernant le port du Niqab. En fait, le doyen a autorisé hier matin, deux étudiantes de passer l’examen dans une salle à part avec des étudiants malvoyants. On a même mobilisé deux enseignantes pour les surveiller, condition exigée par les étudiantes pour qu’elles se dévoilent.


Prise de manière unilatérale, la décision a suscité la réprobation du reste des membres du Conseil scientifique. En effet, « le doyen n’a pas le droit de prendre une telle décision sans se concerter avec tous les membres du Conseil », proteste le Professeur Ridha Channoufi, Directeur du Département de Philosophie. D’ailleurs, « c’est pour cette raison que nous avons appelé à une réunion urgente », ajoute le directeur de ce département tout en insistant sur le fait que « la décision du Conseil Scientifique de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis est claire là-dessus ». « Nous n’acceptons des étudiantes qui portent le Niqab ni dans les cours ni lors des examens », rappelle le Professeur Channoufi. Et d’enchaîner : « nous avons clairement exprimé notre position au doyen, comme nous lui avons demandé d’appliquer la décision. L’étudiante doit être indispensablement dévoilée ». A remarquer dans ce cadre, qu’une troisième étudiante à fourni un effort pour pouvoir passer l’examen l’après-midi. Elle s’est orientée vers le mur après avoir dévoilé son visage, avons-nous appris.

 

 

Position du doyen


Par ailleurs, le doyen de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis a rendu public hier un communiqué où il informe que « les examens du premier semestre se sont déroulés, le premier jour, de manière normale tout en respectant les décisions prises lors des réunions du Conseil Scientifique tenues respectivement les 2 novembre et 10 décembre 2011 et qui stipulent qu’il ne faut pas accepter une étudiante portant le Niqab dans les salles d’examen. Le communiqué précise aussi, que des étudiantes qui portent le Niqab ont respecté cette décision et ont pu passer l’examen sans Niqab ».


Finalement, il est à rappeler que les membres du Conseil Scientifique se sont mis d’accord lors de leur réunion urgente sur la non autorisation du port du Niqab dans les salles des cours et des examens. « L’identification de l’étudiante est une condition sine-qua-non pour passer l’examen ». Et si l’étudiante refuse de se dévoiler, elle ne pourra pas avoir les copies d’examen comme elle ne sera pas autorisée à signer la feuille d’émargement », a-t-on appris. L’administration sera par conséquent saisie pour prendre les mesures nécessaires. Il est clair que le doyen a pu gérer la situation lors du premier jour, mais cela touche inéluctablement à l’image du Conseil Scientifique.

 

Sana Farhat

source etemps

 

_________________________________________________________

Manifestation d'universitaires contre le niqab


Près de 200 enseignants universitaires et étudiants tunisiens ont manifesté mercredi pour appeler les responsables du ministère de l'Enseignement supérieur à trouver une issue à la crise engendrée par le port du niqab, a constaté un journaliste de l'Associated Press.

Les cours et les examens sont suspendus depuis plus d'un mois à la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, près de Tunis, en raison de l'interdiction faite à des étudiantes portant le voile intégral d'accéder à l'enceinte universitaire dans cette tenue.

Des salafistes, la plupart étrangers à la faculté, selon le doyen Habib Kazdaghli, observent depuis un sit-in à l'intérieur de l'établissement, exigeant la levée de la mesure d'interdiction qui frappe les étudiantes récusées.

"Le niqab n'a aucun rapport avec la dignité et le martyr", "la science avant le niqab", "non au carcan, non au niqab, le savoir est libre", pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par les manifestants. Une autre parrainée par la centrale syndicale, l'UGTT, disait "non à l'agressivité, non à l'extrémisme, non aux étrangers dans la faculté".

Des slogans appelaient au départ du ministre de l'Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, du mouvement islamiste "Ennahdha", si le problème n'est pas résolu. "Un ministre qui ne prend pas de décisions peut rester à la maison", scandaient des professeurs à haute voix.

Présent à la manifestation, le doyen qui se rappelle avoir été "empêché d'accéder à son bureau le 6 décembre et agressé", a refusé de transiger: "il faut que les personnes étrangères à la faculté quittent les lieux. Elles représentent la majorité des sit-inneurs. La loi est claire: avant et après les cours, les étudiants peuvent s'habiller comme ils veulent. Mais il faut que le visage de l'étudiante ne soit pas couvert pendant les cours et pendant les examens".

Tout en affirmant être contre l'intervention de la police au sein de l'université, M. Kazdaghli a mis l'accent sur "le besoin de la présence temporaire de la police pour reprendre les cours".

Il n'a cependant pas exclu une issue à la crise. "Nous sommes en pourparlers avec le ministre de l'Enseignement supérieur et je pense que nous allons trouver une solution le plus tôt possible", a-t-il espéré.

source nouvelobs

________________________________________________________________

 

 

Sit in des professeurs de la faculté de Manouba devant le ministère de l’enseignement supérieur

 


 

___________________

La police se trompe-t-elle de cible?

 

Au lieu de dégager les sit-inneurs qui empêchent les cours à la Faculté de Manouba, la police tape sur les professeurs et étudiants qui manifestent pour la reprise des cours. Bizarre, vous avez dit bizarre!

Le sit-in observé par des Salafistes depuis le 28 novembre à la Faculté de la Manouba se poursuit. L’Etat fait jusque-là la sourde oreille. C’est ce qui a poussé de nombreux enseignants et représentants des structures syndicales à la Faculté des lettres, des arts et des humanités à la Manouba de se rassembler, mercredi, devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Tous ont réclamé l’intervention des autorités de tutelle pour la levée du sit-in observé par notamment des intrus dans l'enceinte universitaire.

Les protestataires, en colère, ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut lire, notamment, «Sit-inneurs, dégagez», «Universités de Tunisie, unissez-vous», «L’enseignement est démocratique» ou encore «les sit-inneurs ne sont pas au-dessus de la loi». Les étudiants veulent reprendre le plus tôt le chemin de la faculté, passer leurs examens et tous refusent que 2011-2012 soit une année blanche.

 

La police s’est trompée de cible

Et au lieu de lever le sit-in de la Manouba qui se poursuit depuis le règne de l’ancien Premier ministre,  Beji Caïd Essebssi – qui n’a pas bougé le petit doigt pour éradiquer le mal dès le départ et trouver rapidement une solution –, les forces de l’ordre sont intervenues violemment pour disperser la foule d’universitaires, étudiants, parents, journalistes et autres représentants de la société civile. Allez comprendre les raisons!

Selon les protestataires, la reprise des cours à la Faculté de la Manouba est pour le moment impossible. Car, les intrus à la faculté occupent le hall et l’entrée. Mais les choses peuvent reprendre leurs cours normal si le ministère de tutelle s’engage à honorer ses promesses faites aux membres du conseil scientifique de la faculté.

Selon l’agence Tap, «ces promesses consistent en l’évacuation des intrus de la faculté et le transfert du lieu du sit-in du hall à un autre endroit de manière à ne pas gêner la marche des cours».

Des représentants de la Fédération générale de l’enseignement supérieur, du conseil scientifique de la faculté des lettres et de l’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) ainsi que le syndicat de base des enseignants de la faculté de la Manouba ont été accueillis par le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement et de la Recherche scientifique. Affaire à suivre...

source kapitalis


__________________________________________

 

Témoignage d'une enseignante de la violence des forces de sécurité

Des enseignants de la faculté de la Manouba et d'ailleurs, des représentants des structures syndicales mais aussi des étudiants se sont rassemblés, mercredi, devant le siège du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour réclameer l'intervention des autorités de tutelle pour la levée du sit-in observé dans l'enceinte universitaire, depuis le 28 novembre 2011.

Ce rassemblement pacifique a mal tourné suite à une intervention musclée des forces de sécurité qui ont dispersé la foule avec les mêmes pratiques d’antan. Journalistes, étudiants et universitaires n'ont pas été épargnés. Ci-après le récit de Mme Leila Baccouche, enseignante universitaire, qui s'est rendue devant le siège du ministère de l'Enseignement supérieur:


« Ce matin je me suis rendue au sit-in afin de soutenir mes collègues de la fac de la Manouba. Sur place des enseignants de la fac et d'autres comme moi venus en renfort afin de protéger notre dignité. Egalement des étudiants de la fac réclamant une reprise des études. Tous contre le port du niqab à la fac. Ce voile intégral exploité par les wahabistes et salafistes afin de faire passer leur idéologie et faire de cette histoire une affaire d'état. Une poignée de voyous entretenus par des personnes qui leur ramènent gracieusement à manger tous les jours.

Suite à l'annonce du résultat des négociations, qui est en fait un report de la prise de décision, les gens furieux ont pénétré le hall du ministère. Nous avons été arrêtés par les soldats sur place et empêchés d'accéder aux étages. 2 soldats ont pointé leur mitraillette sur nous. Nous avons chanté l'hymne national et exigé une décision immédiate pas après que le ministre aille demander l'aval du Qatar.
Des cris, une foule furieuse mais pacifique, restée en bas des marches.

Un étudiant s'évanouit, il est porté sur les épaules et évacué. Je n'ai pas pu prendre de vidéos à l'intérieur du hall car il y avait beaucoup de monde et un mouvement de foule pouvait avoir lieu à tout moment. Entre ma pancarte et mon sac, il n'y avait pas de place pour faire une vidéo.

Et Soudain, la police surgit de l'intérieur. Accompagnée d'un barbouze en civil, ils nous poussent avec une violence honteuse. J'obtempère car c'était inutile de résister et fait demi-tour afin de sortir. Je suis à nouveau poussée, je m'accroche à mon sac puis me résigne à le lâcher de peur d'être piétinée. Le colosse derrière moi nous pousse et crie "Dehors Dehors". Je m'agrippe à une dame corpulente in extremis, j'aurais fini par terre sinon. Mon sac poussé par la foule finit par me rejoindre. J'entends les étudiants crier, eux ont eu droit aux matraques. Plus tard un collègue m'affirme s'être assis par terre lui et 3 autres personnes afin de ne pas être violenté, il l'a quand même été. un étudiant est arrêté et entraîné à part par les forces de l'ordre. J'ai appris plus tard qu'il a été relâché par une porte de derrière. Je n'en sais pas plus.

Voilà, où en est notre belle révolution !! Nous, les enseignants du savoir, nous les pacifistes, et les étudiants réclamant simplement la reprise des cours et une décision ferme du ministre, nous avons été bien violentés alors qu'une bande de voyous ne sont même pas condamnés par le gouvernement!! Au nom de quoi ?

Dehors, le bruit s'est vite répandu, des responsables de la ligue de droits de l'homme nous rejoignent et prennent nos témoignages. Des journaux électroniques nous filment et notent la tournure prise par les évènements.

Affaire à suivre car ce qui s'est passé ce matin est très grave. Ceci n'est qu'un témoignage. La condamnation ne va pas tarder à suivre. »

par Leila Baccouche 
source espacemanager
__________________________________________________________________________________
On panique... 
_____________________

Nos enfants menacés d’embrigadement

BN4691assoc-nabeul0112.jpg
Photo prise dans une association islamique du côté de Nabeul, selon le commentaire accompagnant cette image circulant sur Facebook. 
 
Dans cette association, les filles et les garçons sont séparés. Les filles, bien qu’elles soient toutes impubères, portent le voile, comme si leurs cheveux allaient exciter les pulsions sexuelles de leurs camarades garçons, tout aussi impubères. 
 
Bandeau vert sur le front à l’instar de ce que l’on voit dans des mouvements djihadistes palestiniens.
Dès leur jeune âge, on apprend aux filles qu’elles ne sont qu’un objet sexuel... On apprend aux garçons qu’ils ne sont que des mâles qui ne peuvent retenir des pulsions animales... 
 
Embrigadement ? En cours… 
Cela se passe en Tunisie, moins d’un an après la révolution. 
Ibn Khaldoun, Tahar Haddad ou Bourguiba n’arrêtent pas de se retourner dans leur tombe…
source businessnews.

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories