Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 20:01

Ce n'est qu'un début...

 

La femme d’abord : au nom des bonnes mœurs, son corps est invité à quitter la sphère publique, et par l’excision il est réduit à un objet de jouissance offert froidement à l’homme barbu … Et  ce n’est qu’un début…

 

Les journalistes : au nom de la paix sociale et des bonnes mœurs, les journalistes sont agressés physiquement et verbalement par des barbus et emprisonnés … Suivez la ligne islamiste ou dégagez … Et ce n’est qu’un début…

 

Les universités et les lycées : interdit de dessiner… Interdit de penser en dehors de ``la grille de croyance`` de l’islam politique… Agression de professeurs et occupation de facultés sous l’œil tranquille d’Ennahdha et à travers la mort éthique des deux partis centristes, le CPR et Ettakatol, qui partagent cette aventure diabolique avec les islamistes… Et ce n’est qu’un début…

 

Et puis vient le tour du syndicat général des travailleurs tunisiens : l’UGTT est accusé de tous les maux et invité lui aussi à prendre le droit chemin, c’est-à-dire à n’être que l’excroissance du bon vouloir du gouvernement islamiste… Et ce n’est qu’un début…

 

C’est pourquoi la réussite de la manifestation de l'UGTT me fait vraiment chaud au cœur… Bravo tunisiennes et tunisiens libres ! 

Noureddine Mnasri Bourougaa 

 

Une ambiance  de 14 janvier 2011... Bravo !

 


 

مسيرة اليوم: وينك وينك يا حشاد ! النهضة باعت البلاد!


 

 

___________________________________________________________

Des manifestants devant le siège de l’UGTT scandent la chute du gouvernement

 


Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui, samedi 25 février, à partir de 12h, devant le siège de l’UGTT à Tunis, place Mohamed Ali, scandant des slogans contre le gouvernement et dénonçant les attaques contre le local du syndicat.

A cette manifestation organisée, suite aux attaques perpétrées mardi, 21 février, contre les locaux de l’UGTT et desservant des ordures devant le siège de la centrale syndicale à Tunis, de nombreuses personnalités politiques ont répondu présentes, dont notamment, le Parti démocrate progressiste (PDP), le mouvement Ettajdid, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT).

Répondant à l’appel de l’UGTT, les manifestants, dont le nombre s’élève à quelques dizaines de milliers selon les déclarations de Belgacem Ayari sur les ondes de Mosaïque Fm, scandaient « la chute du gouvernement » et criaient « Touche pas à mon UGTT », « Vive l’UGTT » tout en filant sur l'avenue Habib Bourguiba. Parmi les slogans criés lors de cette manifestation, certains protestaient contre la tenue, à Tunis, du congrès des amis de la Syrie, scandant « les nahdhaouis, collabos d'Israël et des Etats-Unis ». 

Houcine Abassi, Secrétaire Général de l’UGTT, a profité de l’occasion pour faire un speech déclarant « Ils veulent nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seuls de notre sort, mais nous ne plierons jamais et nous ne céderons pas! » dénonçant ainsi « la campagne orchestrée contre l'UGTT visant à nuire à son image auprès de l'opinion publique ».

Aux environs de 15h, la tension a commencé à monter entre les protestataires et les forces de l’ordre qui ont eu recours au gaz lacrymogène pour riposter contre les jets de pierre, du côté des manifestants, selon Mosaïque Fm. Une réaction qui a été vivement condamnée par Belgacem Ayarai, Secrétaire Général adjoint de l’UGTT, qui a regretté « le recours à la force des forces de l’ordre contre les manifestants pacifistes» .

 

source businessnews


_________________________________________________________________________________________________

Scènes de la démocratie tunisienne : des femmes syndicalistes dont une est membre d'Ennahdha débattent de façon bien pacifique... C'est agréable ...  

Les hommes doivent apprendre de ces femmes.

 

 

_______________________________

 

 La grogne monte chez les travailleurs


 

 

 

La centrale syndicale a appelé depuis quelques jours les travailleurs et travailleuse à une manifestation pacifique et massive. Rendez-vous : samedi 25 février à midi à la Place Mohamed Ali à Tunis. Chose faite. Reportage.

par Zohra Abid


C’est l’occasion pour démontrer que les ouvriers représentent une force majeure dans le pays et pas la peine d’entrer en conflit avec eux. Là, les syndicalistes disent qu’ils ne se laisseront plus jamais marcher sur les pieds et qu’au moment où il faut agir, ils agiront. Sachant qu’ils sont capables de rassembler des milliers de personnes et de pouvoir changer la donne. Ils savent aussi qu’ils ne sont pas les seuls à affronter n’importe quel gouvernement en place. Ils étaient quelques milliers sur l’avenue à scander leur colère et à brandir des affiches et des slogans. En direct de Tunis.

 

Entre les forces ouvrières et le gouvernement : y'a pas lune de miel !

Plusieurs représentants de la société civile, des défenseurs des droits de l’Homme et politiques, se sont joints au mouvement. Selon les uns et les autres, le gouvernement (ou plutôt Ennahdha) est en train de fauter. «Ni les intérêts des travailleurs ni ceux de la révolution ne sont protégés et qu’il y a quelque part un passage de force des islamistes non modérés...», paroles concocté au gré de la marche.

La goutte qui a fait déborder le vase, c’est que pendant des jours, on ne fait que jeter des sacs poubelles devant plusieurs sièges de l’Union générale tunisienne des Travailleurs (Ugtt). Cette dernière accuse des militants de quelques partis. Mais qui au juste ? Pour ne pas aller chercher midi à 14 heures, des responsables du parti Ennahdha ont tout de suite nié les faits et même condamné les actes d’agressions contre l’Ugtt. Cette dernière détient apparemment des preuves et compte poursuivre en justice ceux qui se sont attaqués à ses locaux.

Vers midi et quelques : devant le siège de l’Ugtt à la Place Mohamed Ali, il y a un peu plus de 3.000 personnes. Au fil des minutes, la foule a gonflé. Et la place a débordé sur les côtés. Suivons les protestataires.

 

Travailleurs, travailleuses avancent...

Aux premiers rangs, les employés municipaux qui ont observé légalement une grève générale du lundi au jeudi. Mais, à voir les montagnes d’ordures ménagères dans tous les coins et recoins des villes et villages, il semble qu’ils sont encore en arrêt de travail et c’est le bras de fer entre eux et les autorités. Ces dernières, après avoir promis monts et merveilles (pendant le gouvernement de transition de Béji Caïd Essebssi) sont revenues sur leurs engagements.

13h30, devant la Cathédrale Saint-Vincent-de-Paul à côté de la statue Ibn Khaldoun, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes remplissent la place et avancent vers le centre-ville. La bretelle piétonne du milieu de l’avenue est prise d’assaut par les protestataires. Pas une place pour une aiguille. Drapeaux du pays, couleurs syndicales, banderoles et affiches flottent dans l’air aux côtés du portait du leader des travailleurs, Farhat Hached.

Du côté du ministère de l’Intérieur, les forces de l’ordre en uniforme (ou tenue civile) montent la garde. Prêtes à agir au demi-tour. Jusque-là, aucun ordre n’a été donné et aucun accident n’a eu lieu. Des cris résonnent de plus en plus fort en s’approchant de la colossale bâtisse de l’Intérieur. «Ya nahdhaoui, ya jaban, chaâb tounes la youhan» (Nahdhaoui et peureux, le peuple tunisien ne s’humilie point), « Tounes horra, horra et Nahdha aâla barra» (Tunisie libre et Ennahdha dehors), «Echaâb yourid esqat ennidham» (le peuple veut... faire tomber le gouvernement), «Démission, démission au gouvernement», «Plus de peur, le pouvoir est aux mains du peule», scandent les protestataires, tout en se prenant contre Rached Ghannouchi, leader islamique, contre Hamadi Jebali, chef du gouvernement, contre Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur et surtout contre les anciens Rcdistes (parti dissous) qui ont changé de camp et fait depuis un certain temps, pousser des barbes. «Saha ellehya ya tajamoâ».

Ça se corse dans les rangs

Entre les rangées, quelques étrangers au mouvement ont bombardé les manifestants d’un chapelet d’insultes. «Hier, on vous a laissés faire tranquillement votre manifestation contre les médias, aujourd’hui, laissez nous tranquilles», «Vous êtes des gens laïcs et sales... votre Ugtt était impliquée avec Ben Ali»... On s’échangeait des propos pareils le long de la marche...

13h50, encore devant le ministère de l’Intérieur, dans le cortège interminable, une petite rixe allait à moins un se déclencher. Dans la discrétion, un agent de sécurité s’introduit et remet de l’ordre. La manifestation continue dans la paix et chacun a lancé son message.

Parmi les manifestants, le juge Mokhtar Trifi, Bochra Ben Haj Hmida, Taieb Baccouche, Saïd Aïdi, Jawher Ben M’Barek... et autres figures emblématiques de la scène politique active. Mais ceux qui ont brillé par leur absence, les leaders de l’opposition. Selon quelques présents, un ratage monumental. Dommage. «L’Ugtt est la force du pays», «Le peuple en a marre de nouveaux Trabelsi dans le pays», «Fidèles, fidèles au sang des martyrs»...

15 heures, les choses tournent au vinaigre. On l’apprend que notre collègue de Kalima a été violenté par un agent de police en civil. Les agents de sécurité sont entrés en ligne à leur manière. Des manifestants ont été tabassés, d’autres arrêtés..., du gaz lacrymogène enveloppe l’avenue, la foule se disperse dans les rues voisines, d’un côté et des jets de pierres de l’autre... de la matraque et gaz lacrymogène et c’est le jeu au chat et à la souris.

D’après nos estimations, plus de 6.000 manifestants ont répondu à l’appel de l’Ugtt. En même temps, on l’apprend qu’une autre marche a eu lieu à Sidi Bouzid. Une démonstration de solidarité comptant entre 1000 et 2000 personnes. Dans les rues de Tunis, en ce temps printanier, les promeneurs ont préféré s’éclipser en attendant que le calme revienne...

source kapitalis

 

__________________________________

 

 

Marzouki en faveur d’une loi qui incriminerait les accusations de blasphème

 

Le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, a appelé à cesser les accusations de blasphème utilisées pour exprimer des divergences de point de vue. De telles pratiques, souligne-t-il, menaceraient la paix entre les citoyens d'un même pays et pousseraient à la discorde.

 


Dans un communiqué rendu public, samedi 25 février, par le porte-parole de la présidence de la République, M. Marzouki invite le président de l'Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar, et les membres de l'Assemblée « à trancher sur la question à travers l'adoption d'une loi qui incrimine les accusations de blasphème, fait encourir à leurs auteurs des poursuites pénales et préserve la cohabitation, la fraternité et la solidarité entre les Tunisiens ».

La présidence de la République exprime, dans ce communiqué, sa grande préoccupation des accusations de blasphème colportées par certains individus, ajoutant que « personne n'a le droit de porter de telles accusations contre un concitoyen », car un tel comportement « risque de conduire à la violence ce qui est répressible par principe ».

source businessnews

 

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories