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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 16:49

 

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Pas de violence pour l’enterrement de Lotfi Naguedh

 

naguedh-enterrementL'enterrement de Lotfi Naguedh, le coordinateur de Nidaa Tounes a eu lieu dans le calme, ce dimanche 21 octobre, à Tataouine. Plus d'un millier de personnes ont assisté à la cérémonie. Des dirigeants de partis d'opposition étaient présents, dont notamment Ahmed Brahim, Maya Jeribi, Brahim Kassas, Taïeb Baccouche, Ahmed Nejib Chebbi ainsi que d’anciens ministres du gouvernement de Beji Caïed Essebsi.

 

M. Taïeb Baccouche, le numéro deux du parti de Caid Essebsi, a réitéré la position de son mouvement, qualifiant le décès «d'assassinat politique». Lotfi Naguedh est mort jeudi après des affrontements qui ont suivi une manifestation organisée par des militants des Comités de Défense de la Révolution, considérés comme proches d'Ennahda.


Selon sa famille, il a été battu à mort alors que le ministère de l'Intérieur a assuré qu'il s'agissait d'une crise cardiaque. A noter que le président de la République, M. Moncef Marzouki, un laïc allié aux islamistes, a, quant à lui, dénoncé un «lynchage». mag14

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Affaire Lotfi Nagdh : dépôt d’une plainte auprès du Haut-Commissariat des N.U. aux droits de l’homme

 

Invité de Naoufel Ouertani dans l’émission LABES présentée par Attounisia TV (cliquez ici pour voir l'enregistrement), le cousin de Lotfi Nagdh, qui est en même temps son beau frère, a fait savoir que l’épouse de la victime a porté plainte contre l’État tunisien auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH). Il n’a pas expliqué en quoi consiste l’objet de cette plainte, mais il a précisé que la procédure a été entamée par un parent à la victime à Genève.

 

La famille considère , en effet, que les autorités dans la région assument une grande part de responsabilité dans le drame qui a coûté la vie au défunt. Elles n’ont pas pris au sérieux les menaces portées à leur connaissance et qui se sont traduites par la commission du meurtre. Elles n’ont pas apporté la protection nécessaire au moment des faits. De surcroît, le porte-parole du ministère de l’Intérieur et les représentants du gouvernement, qui se sont prononcés sur le drame, ont imputé le décès à un arrêt cardiaque et ont presque innocenté les manifestants qui ont organisé la campagne d’épuration.

 

Les membres de la famille de feu Lotfi Nagdh ont refusé de recevoir les condoléances du gouverneur de Tataouine et des représentants du pouvoir dans la région.

 

L’invité de Lotfi Ouertani a avancé une version différente de celle annoncée au cours de la même émission par Lazhar El Akremi et celle soutenue par l’État. Il a indiqué que feu Lotfi Nagdh n’a jamais été dans le RCD et qu’il ne se sentait pas concerné par ladite campagne d’épuration. Il était, même, membre de la ligue de protection de la révolution avant de l’avoir quittée pour rejoindre ensuite NIDAA TOUNES. Suite à sa décision, il a reçu des menaces de la part de personnes appartenant à la ligue et au Parti au pouvoir qui lui avaient été rapportées par des proches et amis. Parmi ceux qui l’avaient mis en garde contre le risque de ces menaces, un cousin prénommé Noureddine qui est responsable dans le bureau régional du mouvement ENNAHDHA.

 

La victime a fait part à la police de ces menaces, mais celle-ci n’a pris aucune mesure pour interpeller leurs auteurs et assurer la protection requise. Selon le témoignage de l’invité, le chef de la zone de police lui aurait suggéré de compter sur ses propres moyens pour se défendre.

 

L’invité ne nie pas la mobilisation pour repousser une éventuelle attaque de la part des manifestants qui se préparaient depuis une semaine. Lorsqu’ils se sont rapprochés du bureau de l’Union régional de l’agriculture et la pêche ( l’URAP) où le défunt était dans le local, des affrontements se sont produits entre ces derniers et des personnes qui étaient à l’intérieur du local. Les uns ont utilisé du cocktail Molotov et les autres les ont inondés de jet de pierre et ont essayé de forcer les portes d’entrée.

 

La police est intervenue après coup, lorsque les affrontements se sont intensifiés. Le dispositif dépêché était formé d’une vingtaine d’agents de sécurité qui n’ont pu rien faire pour disperser les assaillants.

 

Lorsque le défunt a quitté son bureau après qu’on lui eut promis une protection, il a été attaqué de tout bord par des manifestants qui l’ont agressé en utilisant des barres de fer et de pierres. Tombé par terre après avoir perdu conscience, ils l’ont roué de coups sur toutes les parties de son corps. Il est décédé des suites de cette agression sauvage, une demi-heure après à son arrivée à l’Hôpital. webdo.tn

 

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Qui a tué Lotfi Nakdh ?

La victime a fait l’objet de tirs croisés, ennemis, et amis dans une certaine mesure. Feu Lotfi Nakdh est tombé au champ d’honneur, au front, avec pour seul arme sa foi en une Tunisie nouvelle et en un espace retrouvé de liberté et de partage. Les agresseurs sont multiples. Chacun de nous a une part de responsabilité, aussi infime soit-elle, dans cet abjecte et lâche assassinat. Qu’il soit décédé succombant à ses blessures ou suite à une attaque cardiaque, ça relève presque de l’anecdote car, dans les deux cas, la victime a fait l’objet de lynchage et de violence physique et verbale. Que le cœur ait cédé ou que le corps ait saigné à blanc, jusqu’au dernier soupir, ceci n’est que la cause ultime du décès, cause légiste par excellence. En effet, le meurtre, car il s’agit bien de meurtre, est également imputable à d’autres raisons, certes moins directes mais non moins agissantes, d’ordre politique, économique et social.

Le glissement croissant de la Tunisie dans les méandres de la violence, dans toutes ses expressions et manifestations, a en quelque sorte banalisé la brutalité, la rendant une constante de notre quotidien. Les cris d’alarme et les appels d’alerte que maints acteurs de la société civile, politique et médiatique, ont levés, depuis des lustres, dès les premiers signes de dérapage, n’ont pas trouvé d’écho. Même pire, ceux qui ont prévenu et anticipé l’escalade, ont été accusés d’agiter des épouvantails et de dramatiser, d’une manière outrancière et hors propos, la réalité de la situation. Taxées de catastrophisme de mauvais aloi et produits de quelques esprits chagrins, les craintes soulevées, pourtant basées sur des constats tangibles et des indices objectifs, ont été balayées d’un trait sur l’autel des compromis à contre nature de la Troïka. Malgré l’insistance et en dépit du bon sens, le trio au pouvoir, derrière son écran de fumée et son prisme déformant, a fait preuve d’une incroyable cécité, développant une approche à contre pied des pesanteurs sociales et des dérives politiques et partisanes. “Gouverner c’est prévoir” dit-on ! La Troïka n’a ni gouverné ni rien prévu, plutôt qu’elle a tellement focalisé son esprit sur l’idée de gouverner qu’elle a omis de prévoir.

La Troika, aujourd’hui au banc des accusés, pour avoir confisqué la transition démocratique, mis en otage l’Etat et la République, détourné le processus de justice transitionnelle et corrompu les objectifs de la révolution. L’échec sur toute la ligne de son gouvernement, pourrissant la situation socioéconomique et creusant les disparités régionales. Sa dissension interne, sa fuite en avant, sa défaillance de communication, son déficit de bilan n’ont fait qu’apporter une couche de tension à un contexte social déjà en effervescence et au bord de l’implosion. De part son positionnement et aussi sa démission sur certains volets, la Troika a prouvé que son plan d’action ambitionne en premier lieu la main mise sur le pouvoir et non l’accompagnement à bon port de la transition démocratique. En ligne de mire, le parti Ennahdha, qui se démène à placer ses hommes de main et même de paille  dans les articulations de l’Etat, à dominer et faire marcher au pas la Troika, et par là à soumettre l’ANC, à souffler sur le feu identitaire, à bipolariser la société tunisienne entre “musulman” et “mécréant”, et entre deux modèles de société, un modèle moderne, ouvert, modéré et séculier, inscrit et enraciné dans la culture même de la Tunisie et un modèle fondamentaliste, antinomique du patrimoine commun,  basé sur un projet d’islamisation (plutôt ré-islamisation) de la société et de rejet des acquis culturels et sociaux de la Tunisie. Sous ce faux duel entre les deux modèles antagonistes et inconciliables, monté en épingle au mépris de la séculaire cohésion culturelle et identitaire de la Tunisie, couvent les conditions à la fermentation de la violence.

Feu Lotfi Nakdh a été abattu car il a le “tort” de représenter un parti politique que le gourou Rached Ghannouchi a stigmatisé et jugé plus nuisible que la mouvance salafiste, affirmation accordant, en filigrane, un blanc seing à viser et casser du “Nida Tounes”, puisque de ce parti qu’il s’agit, vouant celui-ci à la vindicte salafiste et désignant, aux extrémistes jihadistes, leur adversaire de premier rang. Une manœuvre pour déplacer le noyau de la rivalité et opposer les deux protagonistes. Est-ce fortuit que le meurtre soit commis après la fameuse et non moins houleuse vidéo ? Pourrait-on parler de cause à effet. Il n’est pas question là de pointer le coupable, en l’occurrence la mouvance salafiste, mais de montrer comment, par de simples phrases, plutôt assassines, on fait le lit de la violence et on fait l’apologie de la négation de l’Autre. Quand on pointe la cible, c’est pour qu’on tire dessus, plein dans le mille. C’est élémentaire.

L’opposition, hétéroclite et fractionnée, n’a pas brillé par sa force de proposition et sa critique objective et constructive mais notamment par sa posture de descendre systématiquement la majorité. On dirait qu’elle n’existe pas d’elle-même mais par rapport à la majorité et au trio au pouvoir, donnant l’impression de ne respirer que dans le soufre des rafales. A certain niveau d’abstraction, on a plutôt des opposants et non une opposition, des francs tireurs beaucoup plus qu’une armée. La pléthore des courants idéologiques et politiques n’a pas agi, pour l’opposition, comme une source de richesse mais comme un facteur de fragmentation et de faiblesse. Incapable de constituer un front uni, une alternative robuste et crédible, l’opposition tunisienne souffle sur le feu de la division et alimente , à sa façon, les bûchers de la violence.

Pour sa part, l’ANC a apporté sa complicité, quelque part, et sans s’en rendre compte, à cet assassinat politique. Son inféodation au gouvernement, son processus de travail heurté, son flagrant retard dans la mise en œuvre de son mandat, son confinement à une fonction de bureau d’enregistrement, son image et son crédit de plus en plus entamés et dégradés auprès de l’opinion publique tunisienne, sa navigation à vue, l’opacité de son échéancier, sont tout autant de facteurs ayant exacerbé la tension sociale et favorisé la déliquescence de l’héritage commun qui a toujours joué un rôle de ciment social naturel dans notre pays.

Nous aussi, citoyens anonymes, nous avons péché par manque de mobilisation sur le terrain pour dénoncer, haut et fort, le dérapage sécuritaire et la montée de la violence. Nous n’avons pas saisi la juste mesure du tendancieux virage ni pris les choses à bras le corps mais par le bout des lèvres. Nous nous sommes certes épuisés dans d’autres batailles, et non des moindres, mais celle-ci a pesé nettement plus en termes de stabilité sociale et de vie humaine. La société civile, pilier d’équilibre et voix du peuple, est plutôt noyautée et phagocytée par de véritables ONGs (Organisations nettement Gouvernementales), composées d’officines partisanes, de relais religieux et d’échoppes de recyclage et d’instrumentalisation des milices RCDéistes et des repris de justice. La porte est ainsi ouverte à tous les abus et a toutes les menaces. La société civile a peu ou prou joué son véritable rôle d’amortisseur des crises sociales, offrant à la violence des brèches et des pistes de manifestation.

En conclusion, chaque tunisien a le sang de Feu Lotfi Nakdh sur les mains et sur la conscience. Du pays de Jasmin, on en a fait un territoire de cactus.  tunisienumerique

 

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Jebali pour la dissolution des formations qui risquent de compliquer la situation politique

 

Le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali s'est prononcé, samedi, pour la dissolution des « formations qui risquent de compliquer la situation politique dans le pays», en allusion aux comités de protection de la révolution.

« Les comités de protection de la révolution auraient dû jouer un rôle positif, notamment en ce cette phase marquée par un climat politique tendu », a-t-il expliqué en marge de sa participation au congrès annuel de la revue turque « Vision turque ».

« Nous ne voulons pas davantage de tensions, surtout qu'il y a des parties qui sont rompues à cet art », a-t-il ajouté. 
maghrebemergent

 

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 Jebali pour la dissolution des «formations qui risquent de compliquer la situation politique» en Tunisie



Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, s'est prononcé, samedi 20 octobre 2012, pour la dissolution des «formations qui risquent de compliquer la situation politique dans le pays», en allusion aux comités de protection de la révolution.

«Les comités de protection de la révolution auraient dû jouer un rôle positif, notamment en ce cette phase marquée par un climat politique tendu», a-t-il expliqué en marge de sa participation au congrès annuel de la revue turque "Vision turque".

 
«Nous ne voulons pas davantage de tensions, surtout qu'il y a des parties qui sont devenues des expertes et des artistes "dans le mauvais sens du terme" dans la création de la pagaille», a-t-il ajouté.

En réponse à une question sur les prochaines élections, Jebali a précisé que «la fixation de la date des élections est une décision technique qui revient à l'instance en charge des élections, expliquant que cette instance va donner son avis à ce sujet avant de recourir à l'Assemblée nationale constituante qui aura le dernier mot».

 
A cet égard, il a estimé que «la situation ne tolère pas davantage de prolongation qui, a-t-il dit, ne peut que justifier la volonté de laisser perdurer la crise aussi longtemps».
«Il s'agit là d'une position personnelle et je souhaite que tout le gouvernement adopte cette position », a-t-il indiqué, formant l'espoir de voir la date des élections ne pas dépasser pas le 30 juin 2013. businessnews

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