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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 04:08

Ghannouchi nuance ses déclarations rapportées par l’AFP au sujet des salafistes

Dans une déclaration à la TV nationale, aujourd’hui, vendredi 21 septembre 2012, le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a voulu nuancer ses déclarations, rapportées par l’AFP, accusant les salafistes jihadistes de « représenter un danger pour la Tunisie »  et a affirmé que « ses déclarations ont été déformées et rapportées de manière imprécise » précisant que « les auteurs des agressions perpétrées contre l’ambassade et l’école américaines à Tunis n’appartiennent pas au mouvement salafiste mais ne sont que des criminels et des terroristes ». 

 

Contrairement à la version tenue devant la presse française, Rached Ghannouchi a nié aujourd’hui devant la presse nationale « toute volonté de combattre un courant religieux » affirmant que « la Tunisie est pour tous et que les salafistes sont partie intégrante des citoyens tunisiens ». businessnews


 
 
 

 

 

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Les djihadistes : bras vigoureux islamistes modérés

 

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Les islamistes dits modérés le savent bien, ils n’ont d’autres amis que les salafistes. Aussi les couvent-ils de leur affection, comprennent-ils leur violence et leur haine des autres, leur capacité à détruire et leur incapacité à produire.

 

Un très mauvais film, traçant un portrait diffamant du prophète Mohammed, se retrouve pour d’obscures raisons diffusé sur les réseaux sociaux et voilà que le monde musulman s’enflamme. Le coupable est vite désigné: ce sont les États-Unis. Égyptien copte, ou israélien, le réalisateur est de toute façon américain, son pays doit payer sa faute. Comme dit à l’agneau le loup de la fable de La Fontaine: «Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.»

 

Occident béni, occident haï

Mais à l’inverse du paisible agneau les tout puissants États-unis ne peuvent devenir des boucs émissaires, porteurs qu’ils sont de notre culpabilité séculaire et de notre incapacité de nous  dégager de leur nocive tutelle. Notre rancune est lourde, elle est présente, inoubliable et donc redoutable. Cette rancune puise en continu sa source dans l’angoisse de la dépendance dans laquelle nous enferme d’un même geste de sa main l’ami ambivalent qui aide mais soumet et l’ennemi qui tue.

 

On pense à la Palestine, à l’Irak, à l’Afghanistan et l’on sort ses armes; on pense au Qatar, à l’Arabie saoudite, aux Émirats, et l’on se tait.

 

Les révolutions arabes ont ouvert aux islamistes dits modérés la voie du pouvoir et leur ont permis de donner libre cours à l’expression de leur colère. Harcelés, emprisonnés, torturés dans leur propre pays plusieurs décennies durant, au nom d’une religion qui s’y trouve pourtant fortement implantée et pratiquée, ceux-ci ont souvent été les hôtes des pays dont ils réprouvent les mœurs et le mode de pensée. Occident béni, occident haï, telle est la quadrature dont ils ne peuvent se dégager, encore aujourd’hui.

 

Amis du Qatar, des Émirats et de l’Arabie saoudite qui, non contents de les soutenir, financent leurs partis, les partis islamistes au pouvoir sont de facto, par un jeu d’alliances, les alliés de ces pays occidentaux dont ils rejettent la culture et repoussent le culte de la liberté. Que sont le Qatar, les pays du Golfe et l’Arabie saoudite sans les États-Unis?

 

En effet, si les Qataris, les Saoudiens, les Émiratis avaient à choisir entre les propagandistes du wahhabisme, tunisiens, algériens, égyptiens etc., et leurs  gestionnaires américains, ils choisiraient sans nul doute les seconds.

 

Les islamistes dits modérés et leurs «enfants» salafistes

Les islamistes dits modérés le savent bien, souvent contestés dans leur propre pays, ils n’ont d’autres amis que les salafistes. Aussi les couvent-ils de leur affection, comprennent-ils leur violence et leur haine des autres, leur capacité à détruire et leur incapacité à produire. Que peuvent-ils faire sinon préserver cette jeunesse fragile, peu instruite et fanatisée qui a la naïveté de croire que Dieu, lui, la reconnaît. Ils ne peuvent que l’autoriser à se livrer dans l’impunité à la violence et à la délinquance. Les partis islamistes dits modérés ne peuvent abandonner leurs ouailles, leurs enfants, les porteurs de leurs projets, leurs bras vigoureux sans se sentir eux-mêmes abandonnés, dans un monde hostile.

 

Ni les rassemblements ni les marches ne semblent pouvoir assouvir le désir de vengeance des groupes de salafistes. Libres d’imploser, ils prennent prétexte d’un film aussi médiocre que provocateur pour incendier les ambassades et les saccager. Aucun pays musulman ne veut  être en reste. En Libye, on tue l’ambassadeur; en Tunisie, on met le feu à une école, on la dépouille de son matériel pédagogique… Ce n’est pas un péché: elle est américaine!

 

Exhibant drapeaux noirs, slogans haineux et armes blanches, nos jeunes salafistes allument des feux dont la fumée ne noircit et n’intoxique avant tout que l’islam et les musulmans dont aucun film, aucun livre, aucun essai, aucun tableau, aucune caricature, aucune campagne de dénigrement ne pourront renvoyer une image plus sinistre. Menacer les citoyens, harceler les femmes, tuer, ne rend guère les musulmans sympathiques, leur religion attrayante et leurs pays hospitaliers.

À celui qui t’offense par un film, réponds en produisant un film, écris un livre, peints un tableau, rédige un article… Mais ne lui offre pas la possibilité de recouvrir le prophète que tu vénères avec l’ombre que tu renvoies. Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi kapitalis

 

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Les salafistes, la nouvelle donne...


 

 

 

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Les violences anti-US ravivent les tensions religieuses

 

Laïcs, islamistes, salafistes… Les Tunisiens étaient déjà au centre de tiraillements depuis la révolution, la victoire du parti islamiste Ennahda aux premières élections post-Ben Ali et les premiers faits d'armes des salafistes dans le pays. Avec les violences anti-américaines qui ont éclaté dans le pays à la suite de la diffusion d'une vidéo anti-islam sur Youtube il y a quelques jours, la Tunisie se retrouve confrontée plus vivement au problème de la place à donner à la religion dans le pays, les islamistes cherchant à imposer leurs vues.

 

La diffusion de la vidéo anti-islam a déclenché des affrontements entre policiers et militants islamistes radicaux qui ont fait quatre morts et des dizaines de blessés vendredi dernier. L'ambassade des Etats-Unis a été attaquée et l'école américaine de Tunis incendiée et saccagée.

 

L'occasion pour les islamistes d'Ennahda de jeter le discrédit sur les salafistes djihadistes, tout en soutenant leur vision islamique de la société. Le chef du parti islamiste au pouvoir Rached Ghannouchi a ainsi qualifié de "danger" ce mouvement tout en niant les accusations de laxisme proférées à l'encontre du gouvernement qui n'a pas arrêté, alors qu'il en avait la possibilité cette semaine, le chef jihadiste Abou Iyad soupçonné d'être derrière l'attaque du 14 septembre.

Double jeu

Rached Ghannouchi, qui est crédité d'une très forte influence sur la politique du gouvernement, cherche à brouiller un peu les pistes pour satisfaire son électorat conservateur, tout en montrant patte blanche. Il a ainsi souligné que son parti n'avait pas appelé ses partisans à descendre dans la rue mais à "défendre le Coran et le Prophète avec des outils positifs", sans plus de précision.

Ennahda cherche en fait à influer sur la société tunisienne, et même au-delà, pour aboutir à une criminalisation du "blasphème". Rached Ghannouchi appelle en effet à un débat à l'ONU pour, dit-il, "trouver une solution à ce problème, afin de concilier la liberté d'expression et le droit à ce qu'il ne soit pas porté atteinte aux croyances des autres".


Sources islamiques

En Tunisie déjà, l'ancienne législation du régime de Ben Ali a été utilisée il y a quelques mois pour s'en prendre à deux hommes qui affirmaient leur athéisme. Jaber el Majri et Ghazi el Béji, auteurs d'écrits jugés blasphématoires, ont été condamnés à sept ans et demi de prison. S'appuyant sur l’article 121 ter du code pénal qui sanctionne les publications "de nature à porter atteinte à l'ordre public", la justice à trancher dans le sens de l'avocat des particuliers qui avaient porter plainte contre les deux hommes, ce dernier qualifiant Jaber el Majri et Ghazi el Béji de "complice d'athéisme". Pour la presse tunisienne, "la condamnation de ces deux jeunes pour ces faits est une sérieuse remise en cause de la liberté d’expression, acquise par les Tunisiens acteurs de la révolution du 14 janvier 2011 et chèrement payée".

 

Ennahda, qui avait renoncé à voir inscrite la Charia dans la Constitution tunisienne, a-t-elle trouvé le moyen de faire inscrire dans la pratique du droit les sources islamiques ? Il semblerait en tout cas qu'avec l'instrumentalisation de la vidéo anti-islam, le parti lance une nouvelle offensive. Aidé une nouvelle fois par la politique de terreur des salafistes contre lesquels ils affirment lutter. tempsreel.nouvelobs

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