Partager l'article ! Tunisie : l’ex ministre de la Justice est réincarcéré… Les manuels scolaires se débarrassent de Ben Ali … Et le compte bancaire (HSBC) de Be ...
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Photo: AFP/Fethi Belaid Le ministre tunisien de la Justice Béchir Tekkari en 2007. |
L'ancien ministre tunisien de la Justice Béchir Tekkari a été de nouveau incarcéré pour incitation à un faux témoignage, en vertu d'un mandat de dépôt délivré jeudi soir par un juge d'instruction, a rapporté vendredi l'agence officielle TAP.
L'ex-ministre a été écroué à la suite d'une plainte déposée par une personne impliquée dans l'affaire d'un yacht volé en France en 2006.
Selon la TAP, le plaignant dit avoir été « obligé [par l'ancien ministre] à donner un faux témoignage pour écarter tout soupçon sur Imed Trabelsi », le neveu de Leila Trabelsi, l'épouse de l'ancien président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali.
Considéré comme étant l'instigateur du vol du yacht appartenant à Bruno Roger, un dirigeant de la banque Lazard, Imed Trabelsi, réputé pour ses malversations, avait été blanchi par la justice tunisienne en janvier 2010 après un simulacre de procès, selon des opposants à l'ancien régime.
Les autorités tunisiennes avaient refusé de l'extrader pour comparaître devant la justice française.
Retrouvé sous un faux nom par Interpol dans le port de Sidi Bousaïd, près de Tunis, le yacht avait été rendu à son propriétaire.
M. Tekkari a été arrêté en juillet dernier dans une autre affaire de « malversations », puis remis en liberté, ce qui a provoqué les protestations de plusieurs milieux judiciaires et de la société civile.
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Ben Ali s'efface des manuels scolaires
Zine El Abidine Ben Ali Tunisie © ABACA
Les manuels scolaires tunisiens ont été expurgés des passages laudateurs consacrés au président déchu Zine El Abidine Ben Ali, a annoncé le ministère de l'Education alors que près de deux millions d'élèves reprennent le chemin de l'école jeudi. Auparavant, ces manuels débordaient de photos du président déchu et de son épouse Leila Trabelsi, et les élèves de 3e devaient étudier des extraits de discours de Ben Ali. Désormais, "tous les passages sur l'ex-président ont été enlevés", notamment dans les livres d'histoire et d'éducation civique", souligne Mohamed Sfar, porte-parole du ministère. "Nous avons supprimé tout ce qui relève de la farce politique de l'ancien régime", a déclaré pour sa part le directeur d'édition du Centre National pédagogique, Belgacem Lassoued, au quotidien La Presse. Pour la première rentrée post-révolution, 370 titres (dont 4 nouveaux et 28 modifiés) ont été publiés en 12 millions d'exemplaires, a indiqué le ministre de l'Education Taieb Baccouche lors d'une conférence de presse lundi.
Source : http://lci.tf1.fr/filnews/monde/tunisie-ben-ali-s-efface-des-manuels-scolaires-6704709.html
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L’année scolaire s’annonce déjà allégée pour les élèves inscrits dans les établissements de l’enseignement de base et ceux de l’enseignement secondaire. Ces
derniers peuvent se réjouir de la suppression de 24 titres du programme de l’éducation civique, dont 11 alourdissaient inutilement le contenu pédagogique des manuels destinés aux élèves
inscrits en Tunisie et 13 encombraient, des années durant, le programme des manuels destinés aux élèves tunisiens résidant à l’étranger.
Ces vingt-quatre titres ont été, en effet, inclus pendant de nombreuses années dans le programme de l’éducation civique, et ce, à tous les niveaux sans exception.
Leur finalité ne consistait point en l’initiation des jeunes générations à la vie politique et, encore moins, aux valeurs sûres de la citoyenneté et du patriotisme. Ces titres versaient dans
une optique toute différente et de loin moins bénéfique.
Tout comme la prolifération débordante et incontrôlable des messages vantant le parti alors au pouvoir et sacralisant en quelque sorte le président déchu et son
épouse atteignait la population des adultes, créant ainsi une atmosphère propice à l’idolâtrie d’un couple présidentiel dont le peuple soupçonnait l’honnêteté, la catégorie des jeunes au sein
de la société tunisienne avait, elle aussi, droit à sa part du mensonge. Des leçons, placées sous le signe de l’éducation civique, préparaient déjà les enfants inscrits à l’école et les
ados à entrer dans le moule de la sphère idéologique du RCD. Le rassemblement constitutionnel démocratique était alors enseigné comme s’il s’agissait d’une notion-clé de la vie politique et
civile, le repère même de la société tunisienne.
Aussi, les divers programmes du président déchu, dont l’achèvement laissait à désirer, ses photos narcissiques et ceux de son épouse, les associations qui servaient leurs images beaucoup plus que les causes sociales qu’elles étaient censées défendre; tous ces messages redondants étaient introduits dans le programme d’éducation.
Ainsi, les élèves inscrits en cinquième année avaient à contempler les photographies du président déchu et de son épouse comme si ces portraits manquaient dans le paysage urbain, dans les médias et jusque dans les administrations, boutiques, échoppes et même bicoques. Ils étaient appelés à réviser des cours portant sur le «fonds-trompe-l’œil de solidarité 26-26», sur le «changement du 7-novembre» et sur l’événement important qui consiste à baptiser une avenue «avenue 7 novembre». Les élèves de 8e année de l’enseignement de base devaient étudier des extraits des discours de Ben Ali et se faire une idée sur le tissu associatif au service du pouvoir, notamment l’association «Besma», l’Organisation tunisienne des mères, etc. Les titres relatifs à l’épouse du président déchu et à canal 7, jadis, maintenus sous l’emprise d’une oppression extravagante, figuraient dans les manuels de la 9e année.
Cette année, et après une révolution qui a donné un bon coup de balai au mauve, couleur fétiche de l’ancien régime, le ministère de l’Education a supprimé tout ce
qui renvoie à l’ère des mensonges et de la corruption. «Nous avons supprimé tout ce qui relève de la “farce politique” de l’ancien régime, ne gardant ainsi que les vraies notions-clés de la vie
civile. Certes, nous n’avons pas eu le temps suffisant pour introduire un thème alternatif qui honore la révolution. Toutefois, cela sera certainement rattrapé l’année prochaine», indique M.
Belgacem Lassoued, directeur d’édition au Centre national pédagogique.
source : http://www.lapresse.tn/09092011/36499/suppression-de-la-farce-politique.html
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Clan Ben Ali : 11 millions dans une banque à Genève
Les banquiers suisses appliquent-ils avec toute la vigilance requise la loi sur le blanchiment d’argent (LBA) et les directives de la FINMA sur les "Personnes politiquement exposées"? En la matière, les révolutions arabes ont eu valeur de test grandeur nature.
La TSR a ainsi appris que HSBC Private Bank (Suisse) avait eu d’étroites relations d’affaires, durant des années, avec Belhassen Trabelsi, le beau-frère notoirement corrompu du président déchu tunisien Ben Ali. Au point de lui ouvrir un compte en banque sur les bords du Léman, compte qui abrite aujourd’hui plus de 11 millions de francs.
Au lendemain de la chute de Ben Ali, le Conseil fédéral a émis une ordonnance demandant aux banques de geler immédiatement les fonds de 40 personnalités tunisiennes, dont ceux de Belhassen Trabelsi. Les onze millions de francs que l’homme d’affaires tunisien possède à la HSBC de Genève représentent à eux seuls un sixième des 60 millions d’avoirs tunisiens bloqués en Suisse suite à cette ordonnance.
Contactée, HSBC n’a pas voulu réagir sur ce cas précis. Son porte-parole explique cependant que la banque "travaille depuis plus de 100 ans au Moyen-Orient et a toujours oeuvré au plus près de la loi». Il souligne "la difficulté qu'il y a à avoir une définition précise de ce qu'est un PEP", ces personnes exposées politiquement avec lesquelles les banquiers doivent redoubler de prudence avant d’accepter leurs fonds.
Belhassen Trabelsi, aujourd'hui réfugié au Canada et recherché par Interpol, appartenait clairement à la catégorie de clients à hauts risques. Bien avant la chute du président Ben Ali, de nombreux articles de presse et plusieurs ouvrages le décrivaient comme l’un des principaux rouages de la corruption en Tunisie. Homme d’affaires touche à tout, le frère de Leila Trabelsi, l'épouse du dictateur, était actif dans la banque, les transports aériens, le tourisme, l'immobilier, les médias et l'informatique.
Un câble diplomatique américain, révélé par Wikileaks en décembre 2010, le présentait comme un membre éminent de la "voyoucratie" tunisienne. Le cas d'un gouverneur menacé physiquement par Belhassen Trabelsi, puis démis de ses fonctions, pour avoir exigé une police d’assurance pour ouvrir un parc à jeux, était rapporté.
HSBC aurait-elle dû refuser d’entrer en relation avec un tel client? La loi suisse n’interdit pas de compter des PEP au sein de sa clientèle. Mais lors de telles relations, les banques suisses sont tenues à une vigilance accrue. L’ouverture d’un compte doit obtenir l’aval de la direction de la banque; l'établissement doit surveiller les transactions de manière régulière et reporter à l’autorité de surveillance (MROS) tout "soupçon fondé" d’activités illicites (blanchiment d'argent lié à une activité illégale comme la corruption par exemple, etc..).
Sollicitée, la FINMA n’a pas souhaité s’exprimer sur cet embarrassant cas. Tobias Lux, son porte-parole, explique que "La FINMA vérifie actuellement si certaines banques ont bien respecté leurs obligations de diligence conformément à la loi sur le blanchiment d'argent, à la suite des annonces de blocages de valeurs patrimoniales fondées sur les ordonnances instituant des mesures de sanction".
Depuis mars dernier, le surveillant des banques a ainsi lancé une opération de «clarification» auprès d’une douzaine d’établissements bancaires, dont HSBC fait probablement partie. Ce travail devrait aboutir avant la fin de l’année. Reste à savoir si la FINMA rendra publiques ses observations, comme ce fut le cas dans le rapport sur les fonds du dictateur nigérien Sani Abacha, ou si elle se contentera d’un simple communiqué de presse. A Berne, cette question fait l’objet d’intenses discussions.
Agathe Duparc et Yves Steiner
Source : http://www.tsr.ch/info/suisse/3403069-clan-ben-ali-11-millions-dans-une-banque-a-geneve.html
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