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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 03:40

Habib Khedher, représentant d’Ennahdha à l’Assemblée Constituante et rapporteur général de la commission chargée de la rédaction de la Constitution..

 

 

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La pseudo-démocratie d'Ennahdha : Une constitution basée sur la chariaa

 

 

 

 

Une démocratie ou une pseudo-démocratie ? C’est la question que se poseraient aujourd’hui la communauté civile, les opposants, et les tunisiens en général, après une fuite qui aurait projeté les lumières sur une "constitution" préparée par le parti islamiste d’Ennahdha. En effet en consultant cette proposition, n’importe quelle personne se rend compte que M. Ghannouchi et les leaders du parti concerné, n’imaginent la constitution du pays que de leur propre point de vue. Prenons comme exemple illustratif les articles qui ont fait scandale dans cette dite "constitution", l’on remarque que :

 
-    Article n° 10 : La chariaa est la source principale de la législation.

 

-    Article n° 20 : Garantir la liberté de penser, d’expression et de la presse tout en respectant les symboles vénérés de chaque peuple et/ou religion.

 

-    Article n°32 : La loi du travail garantit le droit de pratiquer les rites religieux, qui ne doivent pas être au détriment de l'obligation professionnelle.

 

-    Article n° 43 : Afin de préserver le droit du citoyen à effectuer des rituels religieux, sans surcharge, la loi fondamentale du budget du Trésor crée un fonds spécial, au sein même du budget de l'Etat, où sont réunis les fonds de la Zakat. Ces paiements sont calculés pour évaluer la taxe due pour chaque personne qui souhaite s'acquitter de l'obligation de la Zakat selon la chariaa islamique.

 

-    Article n°126 : Le Conseil suprême islamique est une institution constitutionnelle indépendante qui émit des fatwas selon la loi islamique.

 

Ce qui attire l’attention dans ce projet est qu’il est trop centré sur l’application de la chariaa islamique ; ce gage de respect présumé envers les autres religions et idéologies ne pourrait jamais être honoré si par exemple il y aurait un conseil pour les fatwas. En outre, cette annonce de la garantie des libertés de pensées et de l’expression, n’en serait pas vraiment une si l’on considère qu’une œuvre réalisé a touché à une religion ou un symbole religieux ; d’autant plus que les genres des dépassements ne sont pas énumérés et délimités, et les degrés des sanctions ne sont pas définis. Par ailleurs, si l’on commence à limiter la création artistique, la critique et l’art en général ; on risque de sombrer peu à peu dans une nouvelle dictature. En effet, le premier pilier fondateur de la démocratie est la liberté de l’expression, de la pensée et de la pratique d’une religion quelle qu’elle soit.

 
Sur un autre plan, ce qui nous pousse à décrire le projet nahdhaoui de pseudo-démocrate c’est surtout le premier article qui note que la législation devrait s’inspirer de la chariaa. Mais est ce que l’on peut, de nos jours, écrire des lois à partir de la chariaa islamique, surtout que "al-ijtihad" dans l’interprétation et  la compréhension des textes religieux n’a pas vraiment progressé depuis des siècles. Et nous avons tous vu où a conduit l’application de la chariaa dans tout le reste du monde arabo-musulman ; nous en citons à titre d’exemple les faits ci-dessous :

 
-    L’interdiction de conduire des véhicules pour les femmes en KSA. Et une fatwa aurait déclaré que cela encouragerait les comportements pervers, et même priver  la femme de  sa virginité.

 
-    Mis à part la Tunisie, au 21ème siècle, dans tous les pays arabes la polygamie est acceptée. De même une femme n’a aucun droit (par exemple n’a pas le droit de demander le divorce dans le cas où elle le voudrait, comme il en est d’usage en Egypte).

 
-    Appliquer la chariaa signerait l’arrêt de mort de tous les arts connus, et on se rappelle la destruction des statues bouddhistes vers mars 2001 en Afghanistan sous prétexte d’application de la chariaa.

 
Il y a des milliers d’exemples partout dans le monde.  Ainsi, nous pourrons espérer que le chant, la peinture, la sculpture, surtout les œuvres qui dessinent les êtres humains soient bannis; parce que dans la chariaa, dessiner ou sculpter un être humain serait considérer comme se conférer l’acte de création de Dieu. 

En plus, faut-il rappeler que la Tunisie est un pays doté d’une exception inouïe. En premier lieu, c’est un pays très proche de l’Europe, et du coup, les tunisiens sont très ouverts sur plusieurs autres cultures ; et adoptent donc un mode de vie très modernisé. En deuxième lieu, annoncer qu’écrire les lois devrait s’inspirer de la chariaa, montre une dénégation, voire un refus et une exclusion des communautés juives, chrétiennes ou autres. Parce qu’une loi est appliquée sur tous les citoyens d’un même pays, cette manière de l’écrire va dans le sens d’obliger les autres non musulmans à vivre selon nos croyances en tant que musulmans. Nous rappelons encore que ceux dont on parle sont eux aussi des tunisiens et ont le droit de vivre dans leur pays. Et y vivre sans avoir à appliquer une loi inspirée de la chariaa comme par exemple aller à la mosquée pendant les prières, ou payer la Zakat. Ne nous dites surtout pas que vous allez faire des lois pour les musulmans et d’autres pour les non musulmans. La Tunisie compte un seul peuple unit et cohésif.

 
Nous vivons déjà depuis quelques mois sous la terreur  du comité des mœurs (هيئة الأمر بالمعروف و النّهي عن المنكر) de l’émirat de Sejnane et des personnes pro-islamistes qui viennent perturber les sit-in et les marches pacifistes. Nous sommes témoins du rapport de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme qui  a dénoncé une régression dans les libertés et les droits humains. 

 
Je vous rappelle la citation d’Antoine De Saint-Exupéry qui a dit : « Si tu diffères de moi, frère loin de me léser, tu m’enrichis ».

 
Ô, leaders du parti Ennahda ! Messieurs Rached Ghannouchi, Hammadi Jbèli, Samir Dilou, Sadok Chourou et bien d’autres, arrêtez cette mascarade antipatriotique. N’oubliez pas que, avant les élections de la constituante, vous avez déclaré représenter un parti civil (حزب مدني). Je vous parle au nom de cette richesse qui a distingué le peuple tunisien, au nom de cette merveilleuse cohabitation harmonieuse entre musulmans, chrétiens, juifs, berbères… Arrêtez ces déclarations choquantes dont vous nous faites part de temps à autre. Soyez fidèles à vos promesses, et n’oubliez pas votre vrai objectif, celui d’écrire une constitution dans le cadre d’une assemblée formée de plusieurs autres partis non pas seulement d’Ennahdha ; et, de céder votre place à ceux qui viendront après vous. Arrêtez certains de vos discours non patriotiques. La Tunisie est le pays des richesses, de la diversité ; celui du travailleur et de  l’intellectuel, du pauvre et du riche… Le pays de tous les Hommes et de toutes les tendances.

 
Vive la liberté, vive la patrie, vive la Tunisie.

 par   Haïthem KHAMASSI

source tiwinoo

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Rencontre entre nahdhistes et salafistes

Leur obssession : État théocratique... 

 

 

 

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Modamed Hammami, un visage de l’islamisme radical, bientôt en Tunisie

Modamed Hammami, un visage de l’islamisme radical

Mohamed Hammami, imam de sa propre mosquée « Omar Ibn Khattab » à Paris dans le XIe-connue pour être le nid des islamistes radicaux sera, probablement bientôt chez nous en Tunisie. On reproche au cheikh, âgé de soixante dix sept ans, des prêches à caractère « anti-sémite » et incitant à la violence envers les femmes. Selon M.Hammami, une femme qui « fornique » hors mariage doit être fouettée ! Bien entendu, souvent en pratique, les hommes ne sont pas concernés par ce genre de punition de la chariaa . Il aurait aussi appelé « à ne pas placer l’argent dans les banques » car cela « profite aux juifs ». M.Hammami engage également ses fidèles à : « prier pour les jihadistes injustement tués par balles » rapporte le porte parole du ministère de l’intérieur (RFI).

Au fil des années la mosquée du cheikh sise au 79 rue Jean Pierre Timbaud au XIe arrondissement a acquit la « pacifique réputation », celle de “sas du terrorisme” en France. Claude Guéant, ministre de l’intérieur français a annoncé, lundi 23 janvier, qu’il mettrait en place une procédure d’éloignement. Ainsi le 7 février prochain, le cas du cheikh Mohamed Hammami sera examiné par la commission d’expulsion, vers la Tunisie !

 

Biographie d’un intégriste : « La chariaa est la solution »

Mohamed Hammami, a été pendant plusieurs années représentant du mouvement extrémiste Tabligh en France, ce mouvement jugé « rigoriste et ultraorthodoxe » par Samir Amghar. La mosquée abritait dans les années 1990 des filières de recruteurs djihadistes selon Le Figaro. Ainsi Samir Amghar explique que ce mouvement extrémiste était un « sas du terrorisme ». Fief d’une branche des islamistes du Tabligh (Jama’at al tabligh), un mouvement très prosélyte originaire du Pakistan implanté en France depuis 1968, la mosquée en question a aussi constitué une base pour les GIA algériens (source anonyme). Il convient de voir que le mouvement extrémiste Talbigh est représenté au Conseil francais du culte musulman et que Mohamed Hammami était le 23 Septembre 2010 à l’Elysée, il faisait partie des représentants du culte musulman.

 

Les islamistes radicaux ne sont pas les bienvenus dans une République

Le Cheikh Hammami aurait une conception de l’islam contraire aux valeurs de la République, selon Pierre-Henry Brandet. Cela justifierait une mesure d’expulsion. Sur 145 mesures d’éloignement d’islamistes, 34 concerneraient des imams ou des prédicateurs. Elles se fondent sur l’article L 521-3 du Code d’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le texte évoque : « des actes de provocations explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes ».

 

Claude Guéant ignore-t-il ce que signifie « antisémite » ?

En cause des prêches particulièrement radicaux et antisémites, Claude Guéant voudrait mettre en place des procédures « d’éloignement » de M.Hammami mais cet homme peut-il vraiment être « antisémite » ? Il est communément admis aujourd’hui en France que le mot anti-sémite renvoit à « anti-juif ». Nonobstant, ceci est une usurpation du référent linguistique. En effet, étymologiquement, les peuples sémites sont les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Cananéens (y compris les Hébreux) et les Phéniciens. Cependant, à notre époque, ce mot aurait perdu ses premières significations pour concerner uniquement Juifs et les Arabes, notamment les Tunisiens qui se sont mêlés à eux depuis des siècles.

Dire que l’imam a proféré des propos antisémites ne sied donc point à la situation puisque le terme « anti-juif » serait dans ce cas plus adéquat. Cette erreur de langue, souvent reprise dans les médias étrangers, traduirait éventuellement l’impact du cinéma qui a limité la signification de « sémite » au Juif, excluant par là l’Arabe.
Par ailleurs, l’imam Mohamed Hammami, censé être, par sa position de prêcheur, le garant et le « porte parole » du livre divin, transgresse, à cause de son attitude haineuse envers les juifs, un précepte bien fondamental dans le Coran puisque le Dieu du monothéisme exige un solennel respect envers les « gens du Livre », à savoir les chrétiens et les juifs.

 

Quelle défense pour quel genre d’imam ?

La fédération Foi et Pratique défend son propre président, le Cheikh M.Hammami, qu’elle décrit comme (AFP) : « investit dans la promotion d’un dialogue ouvert et respectueux entre tous les citoyens indépendamment de leurs convictions ou de leur religion » et qu’il serait « connu et reconnu » pour ses qualités d’imam. L’on apprend également que L’imam souhaitait obtenir la nationalité française et qu’il était vu par ses proches comme une personne modérée et très bien intégrée dans la société. Certaines personnes interrogées sur leurs avis concernant cette expulsion explique que : « Il aura fallu 20 ans au gouvernement français pour se rendre compte qu’il faut expulser des personnes comme lui. Nos impôts s’en vont dans leurs enquêtes et leurs surveillances… C’est invraisemblable que l’on puisse s’inquiéter des actes/représailles des personnes a qui l’on offre le droit d’asile ! » ou encore : « Le problème c’est qu’il n’est certainement pas le seul et qu’on ne peut pas gérer le problème une fois pour toute sans être taxer d’islamophobe et de stigmatisation. Mais ce genre de personne est un réel danger ».

Par ailleurs, la position du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) dont la fédération Foi et Pratique est membre depuis 2003, semble bien claire. En effet, les propos de Mohamed Hammami sont en contradiction totale avec les engagements conclus et qui seraient relatifs aux valeurs de la République française.

 

Expulsion, mais pourquoi maintenant ?

Nous sommes en droit de nous demander pourquoi le gouvernement Français aurait attendu jusqu’en 2012 (l’année des élections) pour se rendre compte de la dangerosité de M.Hammami ? Rappelons que ce tunisien, qui a émigré en France dans les années 60, a déjà été condamné à quatre mois et demi de prison avec sursis suite à l’attaque du 11 mars 2004 par un groupe de six hommes contre trois journalistes à Grisy-Suisnes. Ces derniers étaient en train de filmer, depuis la route, le château de Ville-Main qui appartient aux fondamentalistes de son association “Foi et pratique”.
 

Dans ses PV à la gendarmerie, Mohamed Hammami, qui a mené cette attaque, bâton à la main, a déclaré il fallait « châtier l’infidèle ». Le journaliste-preneur de son, souffrant de plusieurs fractures au visage, avait été transporté à l’hôpital (source anonyme).

 

Et les femmes tunisiennes, qu’en pensent-elles ?

La mosquée de Mohamed Hammami est connue pour ses virulents prêches à l’encontre des juifs, des chrétiens et des mécréants. Si la Commission d’expulsion décide de le renvoyer dans son pays natal, M. Hammami reviendra en Tunisie où la dérive islamiste ne cesse de se faire voir allant même jusqu’à menacer la Révolution tunisienne. On a interrogé quelques femmes tunisiennes au sujet de ce retour probable. Avec beaucoup d’ardeur, elles s’insurgent : « on n’a pas assez de problèmes nous pour gérer en plus des salafistes étrangers ? On en a assez ici ! Des masochistes qui veulent fouetter les femmes, on en a ! » à une autre de répondre : « qu’il rentre, nous allons lui montrer qui fouettera qui ».

nawaat

 

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