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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 05:03

La machine à perdre est déclenchée à gauche

 

Après le Parti démocratique progressiste (Pdp), un autre parti de centre-gauche, le Congrès pour la République (CpR), se coupe en deux… Pour le grand bonheur des islamistes d’Ennahdha.

 

Les dissidents du CpR ont annoncé, mercredi, la constitution d’un nouveau parti dénommé Congrès démocratique indépendant (Cdi).

 

Le Cdi a élu Abderraouf Ayadi, secrétaire général démissionnaire du CpR et membre de l’Assemblée nationale constituante (Anc), en tant que président de la commission constitutive du nouveau parti.

 

La rupture entre les deux ailes du mouvement a été consommée suite au meeting national organisé par le CpR, le 6 mai à Kairouan. Des membres du bureau politique du CpR ont, par la suite, annoncé leur dissidence en raison de «l’absence de démocratie et la consécration du népotisme et du favoritisme», par allusion aux pratiques de certains membres du gouvernement et conseillers de la présidence de la république issus du CpR.

 

Ces scissions, qui se multiplient au sein des partis de gauche, vont avoir pour principal effet de faire éclater davantage le front des forces démocratiques et progressistes et de faire ainsi l’affaire du parti islamiste Ennahdha, au pouvoir, à une année des prochaines élections législatives. Comme qui dirait que la machine à perdre est déjà déclenchée à gauche. kapitalis

 

 

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Controverse : la machine se met en branle

Les Destouriens et les Rcédistes interdits de politique durant cinq ans ? 

 

Des membres de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) appartenant au Congrès pour la République (CPR), avant qu’il ne soit scindé en deux, ont déposé, le 17 avril dernier, un projet de loi au bureau d’ordre de l’ANC cherchant à bannir les Rcédistes de tout droit d’appartenir à des partis politiques durant cinq ans, chose que plusieurs observateurs jugent rocambolesque.

 

Ce projet de loi, constitué d’un seul article, empêche tous ceux qui ont assumé des responsabilités politiques durant la période allant du 7 novembre 1987 au 14 janvier 2011, comme membre de gouvernement , secrétaires généraux ou secrétaires généraux adjoints du RCD, secrétaires généraux de comités de coordination ou président de cellules de faire partie d’un parti politique. Cette sanction qui a bien l’air d’être une les mettra hors-jeu tout au long de cinq longues années (certains proposent 10). C’est en quelque sorte une malédiction s’apparentant à une traversée forcée du désert. Ce projet a été discuté, dernièrement, au sein de la Commission des Droits et des Libertés au sein de la Constituante. Même s’il a gagné le soutien de plusieurs membres nahdhaouis de la Commission, il n’a pu conquérir l’unanimité.

 

Parallèlement aux débats au sein de cette commission, les parti « Al Moubadara », le parti National Tunisien et le parti National libre ont manifesté leur refus de ce projet d’exclusion des Destouriens et des Rcédistes de la vie politique. Ils considèrent qu’il s’agit là d’une punition collective et d’une atteinte aux libertés publiques et individuelles, contraire aux Droits de l’Homme les plus élémentaires. Ils pensent que c’est un précédent dangereux, qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire contemporaine. Ils rappellent qu’ils ont été déjà punis par l’article 15 qui les avait privés de présenter leurs candidatures aux élections de la Constituante. C’était une mesure limitée dans le temps et réservée aux élections du 23 octobre. Ils précisent que les empêcher d’appartenir à un parti politique les prive de leurs droits de citoyens. Ils rappellent que ces droits ne peuvent être retirés que par des jugements prononcés par des tribunaux. Seul le pouvoir judiciaire peut priver des Tunisiens de leurs droits civiques et politiques. L’exclusion et les punitions collectives ne sont pas conformes aux valeurs de tolérance de l’Islam. Ils rappellent que les exclure par les nouveaux gouvernants ne fait que reproduire les injustices de la période dictatoriale. Ils pensent que le pays a besoin d’apaisement, de dépassement des intérêts partisans…

 

Le bureau de l’Assemblée Nationale Constituante doit examiner le projet et décider de le présenter ou non aux débats en plénière.

C’est une position politique qui dépend de la bonne volonté et du bon vouloir des gouvernants. Le paradoxe est que les Rcédiste sont convoités par Ennahdha et les autres. Lorsqu’ils veulent militer pour leur propre compte, certains veulent les en priver. Une année et demie après la Révolution va-t-on continuer à exclure par la loi au lieu de le faire à travers les urnes ?

Va-t-on laisser jouer l’émulation loyale entre partis politiques ? Ou va-t-on opter pour l’exclusion et profiter du vide?

Hassine BOUAZRA  ;letemps

 

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Abou Iyadh, chef des salafistes jihadistes, menace Ennahdha

 

Suite au refus des autorités de permettre aux deux prédicateurs marocains d’accéder au territoire tunisien le mardi dernier, Abou Iyadh, chef du mouvement salafiste jihadiste a donné une allocution à la mosquée Al Fatah, dans l’après-midi du mercredi 16 mai 2012.

Ce discours résumé dans le journal «Le Maghreb» du 17 mai 2012, a été entamé par un commentaire sur l’attitude d’Ennahdha par rapport à l’invitation des prédicateurs. Abou Iyadh a rappelé que plusieurs tentatives de négociations en faveur de l’accès des prédicateurs, ont été entreprises auprès d’Ennahdha, sauf que le parti islamiste n’a fait qu’essayer de temporiser et de se défiler de cette responsabilité. «Leur leader (visant Rached Ghannouchi) a même osé qualifier cette invitation de brandon de discorde!» s’est-il exclamé, ajoutant que le prétexte mentionné (le fait que les deux prédicateurs figurent sur la liste des personnes interdites de séjour en Tunisie), est un faux prétexte.

 

Abou Iyadh a encore haussé le ton pour accuser ouvertement Ennahdha de vouloir infiltrer leur groupe afin de saboter le meeting salafiste qui se tiendra dimanche prochain à Kairouan. Il a précisé à ce sujet que des nahdhaouis ont essayé de tenter certains jeunes délinquants en leur promettant de les blanchir et d’annuler l’ensemble de leurs crimes ou délits ; en contrepartie, ils leurs ont demandé de saboter le meeting. Il a ajouté que ce sont ces mêmes jeunes qui ont vendu la mèche et les ont dénoncés auprès des salafistes.

Par ailleurs, Abou Iyadh a menacé Ennahdha d’une réaction immédiate des militants salafistes, si jamais des incidents survenaient lors de ce meeting de Kairouan. Il a affirmé, en ce sens: «Nos jeunes ont trop longtemps fait des concessions auparavant, mais ne sont plus prêts à le faire désormais». S’adressant à ces jeunes salafistes, il leur a assuré que si le gouvernement venait à chuter, le mouvement salafiste serait la seule alternative crédible.

 

Abou Iyadh, n’a pas omis non plus de s’attaquer aux médias, les qualifiant de sournois et de menteurs. «Qu’ils meurent de rage!» a-t-il lancé à l’encontre des journalistes. Il a par la même occasion appelé ses fidèles à s’abstenir à donner une quelconque déclaration aux médias, tout en laissant entendre que les représentants de la presse pourraient assister au meeting et qu’une tente leur sera réservée. businessnews

 


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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Partis politiques_ Programmes
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