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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 03:53

      Déclarations de la victime 

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La jeune femme violée aurait subi des pressions pour abandonner les poursuites contre ses violeurs

Selon Sihem Ben Sedrine, le juge d’instruction ayant entendu la jeune Tunisienne violée par des policiers a fait pression sur elle pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol.

 

Selon Sihem Ben Sedrine, le juge d’instruction ayant entendu la jeune Tunisienne violée par des policiers a fait pression sur elle pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol.

 

La présidente du Conseil national pour les libertés en Tunisie (Cnlt), qui intervenait dans l’émission ‘‘Midi Show’’ sur Mosaïque FM, a déclaré que, lors de sa première audition, il y a une quinzaine de jours, par le juge d’instruction, la jeune femme a subi des pressions psychologiques très fortes pour qu’elle abandonne ses accusations à l’encontre de ses violeurs.

 

«Si vous n’arrêtez pas de parler de viol, vous pourriez être poursuivie vous même en justice», lui aurait dit le juge, selon Mme Ben Sedrine. Qui a estimé que le parquet, dans cette affaire, a été instrumentalisé pour essayer de faire taire un scandale et protéger les services de police. kapitalis

 


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L'histoire de Myriam racontée par une de ses avocates, Radhia Nasraoui


 

 

 

 

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Viol par des policiers : l'avocate accuse le gouvernement

"Il y a un sentiment d'impunité chez les policiers", juge l'avocate d'une jeune femme violée par des policiers début septembre et poursuivie pour atteinte à la pudeur.

Renforts de police et militaires devant la mosquée salafiste Al-Fath de Tunis, le 21 septembre 2012. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Ennahda, des ONG dénoncent le comportement de la police à l'égard des femmes. (WARTNER/20 MINUTES/SIPA)

 

Le gouvernement tunisien dominé par les islamistes d'Ennahda est responsable "moralement et politiquement" des agressions policières contre les femmes, dénonce jeudi 27 septembre l'avocate d'une jeune femme violée par des policiers et poursuivie pour atteinte à la pudeur.

 

"Il a une responsabilité politique et morale", déclare Me Bouchra Belhaj Hmida.

 

Les violences policières "ne sont pas organisées, mais le discours du parti (Ennahda) vis-à-vis des femmes a préparé le terrain", ajoute-t-elle.


"Un sentiment d'impunité chez les policiers"

"Depuis le 23 octobre 2011 (et l'arrivée au pouvoir des islamistes), il y a plein d'affaires de harcèlement sexuel, moral et financier de la part des flics. Lorsqu'ils voient une femme moderne, une femme tunisienne, ils estiment être en droit de demander des comptes et des femmes victimes sont ensuite condamnées", dit-elle.

 

Selon l'avocate, "il y a un sentiment d'impunité chez les policiers". "Il est trop tôt pour dire si cette affaire va changer les choses", souligne Me Belhaj Hmida, "la question de la réforme de la police se pose toujours, il faut déterminer sur quelle base elle va se faire".

Le ministère de l'Intérieur, assurant qu'il ne s'agit que de cas isolés, a appelé jeudi dans un communiqué "à ne pas instrumentaliser politiquement ou médiatiquement cette affaire".


Trois policiers incarcérés

La victime, violée par des policiers début septembre, est poursuivie pour atteinte à la pudeur avec son fiancé, le couple ayant été surpris dans une "position immorale" juste avant le viol, selon le ministère de l'Intérieur.

 

Trois policiers -deux violeurs présumés et un autre qui retenait le fiancé de la jeune fille- ont été incarcérés.

 

La victime et les agents ont été confrontés mercredi devant le juge, précise l'avocate. "Ca s'est bien passé", assure Me Bouchra Belhaj Hmida, ajoutant cependant ne pas pouvoir en dire plus en raison du secret de l'instruction.

 

Le 2 octobre, le couple se rendra de nouveau devant le juge d'instruction. qui "va les interroger, et il serait bien qu'il classe l'affaire sans suite", indique l'avocate, dont les clients risquent six mois de prison.


"Je pensais être la victime, pas l'accusée"

La victime, qui ne souhaite pas révéler son identité, a par ailleurs raconté au journal tunisien Al Chourouk le viol et comment les policiers ont également cherché à extorquer de l'argent à son fiancé.

 

"Je n'aurais jamais cru que j'allais être appelée au tribunal en tant qu'accusée. Je pensais être la victime, pas l'accusée", a-t-elle déclaré.

 

"Je ne vais pas renoncer (à ma plainte) après avoir été humiliée de cette façon", a encore dit la jeune femme.

 

Elle dément par ailleurs avoir été dans une position compromettante avec son ami dans leur voiture lorsque les policiers sont arrivés: "Ce n'est pas vrai, quand il sont venus, j'étais habillée".


Egalité des sexes

Depuis l'arrivée au pouvoir d'Ennahda après la révolution de 2011, des ONG dénoncent le comportement de la police à l'égard des femmes, qui seraient régulièrement harcelées pour leur tenue vestimentaire ou lors de sorties nocturnes.

 

Les femmes tunisiennes bénéficient du statut le plus moderne du monde arabe depuis la promulgation du Code de statut personnel (CSP) en 1956 instaurant l'égalité des sexes dans plusieurs domaines, mais elles restent discriminées dans certains autres comme les héritages.

 

Les islamistes d'Ennahda avaient déclenché un large mouvement de contestation en août enproposant d'inscrire dans la nouvelle Constitution la "complémentarité" des sexes et non l'égalité. Ce projet de texte a été abandonné lundi. tempsreel.nouvelobs

 

 

 

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Les deux policiers nient les faits, la société civile se mobilise



Lors de la comparution de la jeune femme, victime de viol par des agents des forces de l’ordre, aujourd’hui, mercredi 26 septembre 2012, devant le juge d’instruction, deux des trois policiers présents à cette séance, ont nié les faits alors que le dernier a affirmé que la jeune femme était consentante pendant l’acte sexuel, selon Assabah News. 
La jeune femme a, de son côté, soutenu avoir été violée par deux des trois agents présents au tribunal et a nié les accusations d’ « outrage public à la pudeur », portées contre elle, toujours selon le même média. 

 

Plusieurs représentants de la société civile, dont l’Association Tunisienne des femmes démocrates et la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme, ont manifesté aujourd’hui devant le tribunal de Première instance de Tunis protestant contre « le détournement d’une affaire, plaçant une victime sur le banc des accusés » et la « rendant responsable des abus qu’elle a subis ». 

 

Notons qu’une manifestation est prévue devant le tribunal de première instance de Tunis, le 2 octobre prochain, date de report de l’audition, par des membres de la société civile en soutien à la jeune femme. businessnews

 

 

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Déclaration de la ministre des conditions féminines (du Congrès Pour la République) … Elle est scandalisée !


 

 

 

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Une justice qui fait honte au pays !

 

 

Une femme violée par des policiers est... accusée par le tribunal d'atteinte à la pudeur. Cette procédure suscite une vague d'indignation dans le pays.

 

C'est un sentiment de révolte et de rage qui s'empare de nous quand on s'aperçoit que la justice tunisienne devient complice de criminels coupables de viol. Il est clair que cette basse manœuvre vise à mettre cette victime sous pression pour l'inciter à retirer sa plainte contre les flics suspectés d'avoir perpétré ce viol.


Au-delà du caractère indécent et injuste d'une telle convocation, il est utile de s'interroger sur les conséquences d'un tel événement.

 

Le dégoût suscité par autant de manque de respect à la victime d'un viol ne peut qu'approfondir la crise de confiance ressentie par le citoyen tunisien vis-à-vis d'institutions supposées protéger son intégrité morale et physique. Que dire quand ces institutions sont celles qui violent cette intégrité, au propre comme au figuré ?

 

La police a encore un très long chemin à faire pour gagner la confiance des Tunisiens. Encore faut-il qu'elle en ait la volonté. Tantôt instrument de répression et de torture, tantôt une réelle menace pour la paix sociale, la police tunisienne ne réussit qu'à rompre le contrat qu'elle a avec la société.

 

Cette affaire de viol est l'apogée de l'indécence et de la bassesse morale d'une police en crise. Pourrons-nous, un jour, avoir une police professionnelle, intransigeante et neutre de toute coloration politique ? Ce n'est pas en écoutant les déclarations de Khaled Tarrouche, chargé de la communication auprès du ministère de l'Intérieur, qui justifie maladroitement ce viol, que l'on pourrait répondre par l'affirmative.

 

La déception a été grande en découvrant que ladite justice a préféré convoquer la jeune fille pour atteinte aux bonnes mœurs. La justice tunisienne est tout bonnement complice de criminels coupables de viol. Au diable la présomption d'innocence, car ces policiers sont coupables de rompre la confiance placée en eux et avec eux les magistrats responsables d'une telle convocation.

 

Aujourd'hui, des pères demandent à leurs filles de ne pas s'arrêter en route si elles sont accostées par des flics. On regarde les policiers, non plus comme des citoyens à part entière mais comme une potentielle menace. La justice tunisienne est à mettre dans le même sac, plus aucune confiance n'est possible.

 

Une femme se fait violer en Tunisie par des policiers, et c'est elle qui comparait devant la justice. C'est une honte pour un pays qui a consacré les droits de la femme depuis plus de cinquante ans, c'est une honte supplémentaire que ce genre de chose arrive dans un pays postrévolutionnaire qui espère donner l'exemple.

Aujourd'hui, beaucoup de Tunisiens ont honte à cause de cette nouvelle. courrierinternational

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Femmes et révolution
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