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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 05:10

Mohamed Abbou élu secrétaire général du CPR

 

Le Conseil National du Congrès pour la République s’est déroulé le samedi et dimanche, du 12 au 13 mai à Tataouine, dans cette ville du grand sud de la Tunisie. Les organisateurs indiquent que près de 160 personnes ont été présentes à l’ouverture des travaux, avec des représentants issus de 22 bureaux locaux, et de 4 bureaux de l'étranger.

 

Des élections en vue de désigner le secrétaire général du CPR ont donc eu lieu, pour pallier l’absence d’Abderraouf Ayadi. Dans un premier temps, l’étoile montante du CPR, à savoir Haythem Belgacem, qui s’est notamment distingué par ses revendications d’ouverture et de transparence aurait envisagé de se porter candidat. Mais finalement, le duel a eu lieu entre Mohamed Abbou, l’actuel ministre de la réforme administrative, et Imed Daimi.

 

Le vote a eu lieu à scrutin secret. Au premier tour, Imed Daimi et Mohamed Abbou se sont retrouvés ex-æquo. Sur un total de 69 bulletins, les deux hommes ont chacun obtenu 34 voix, et on notera qu’un vote a été invalidé. Au final, Imed Daimi aura consenti à occuper le poste de vice-secrétaire, et c’est Mohamed Abbou, qui sera ainsi désigné secrétaire général. Abbou aura notamment rappelé, au cours des travaux, que le projet controversé de l’indemnisation des victimes de la dictature, que d’aucuns attribuent à Ennahdha, est une proposition du CPR.

 

La montée en puissance d’Imed Daimi

 
Ces élections constitueront une victoire pour le CPR, puisqu’elles se seront passées dans un climat démocratique. Par ailleurs, le fair-play de Daimi peut aussi démontrer l’aptitude des responsables du mouvement à faire des concessions pour le bien du parti. Mais le vote aura aussi démontré que le courant formé par l’axe Imed Daimi-Slim Ben Hamidene, respectivement chef de cabinet à la présidence de la République, et ministre des Domaines de l‘Etat connus pour leur ancienne appartenance à la mouvance islamique avant de rejoindre le CPR, constitue désormais un pôle important du parti. Le match nul avec Abbou démontrera arithmétiquement l’étendue  de son influence, à la surprise des observateurs non-avisés.


imed-daimi

 

Or bon nombre de militants de la base, craignaient que l’éventuelle élection d’Imed Daimi à la tête du CPR, ne renforce l’image («trompeuse», selon eux) d’un parti «annexe» d’Ennahdha. D’autant plus qu’en ce même samedi inaugural de ce Conseil National, l’un des membres fondateurs historiques du CPR, à savoir Om Zied, se sera montrée particulièrement virulente, lors d'une émission diffusée par la chaîne TV "Ettounsia", dans la soirée du samedi 12 mai. Elle a en effet été intarissable sur ce qu’elle a considéré comme étant «les dérives» de son ex-parti qu’elle a qualifié de «Ennahdha 2». Et Imed Daimi en particulier a été accusé par la dame, de défendre en catimini le parti de Rached Ghannouchi. La nomination de Mohamed Abbou à la tête du CPR aura donc été vécue comme un soulagement. D’autant plus qu’elle intervient à peine quatre jours après la conférence de presse inaugurale du nouveau parti de la faction Ayadi.   Moez El Kahlaoui; mag14

 

 

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Le cumul ne dérange pas Mohamed Abbou, ministre et chef de parti!

 

Au terme des travaux de son conseil national, à Tataouine les 12 et 13 mai, le Congrès pour la République (CpR) a élu Mohamed Abbou au poste de secrétaire général. Qui cumulea ainsi sa fonction partisane avec son poste gouvernemental!

 

Près de 150 personnes ont été présentes à l’ouverture des travaux du congrès, avec des représentants de 26 bureaux dont 4 à l’étranger. Sur 69 bulletins, dont 1 invalidé, Mohamed Abbou était ex-aequo avec Imed Daïmi, chef du cabinet du président de la république. Chacun a récolté 34 voix, mais c’est Imed Daïmi qui s’est retiré pour laisser la voie libre à son camarade. Il restera cependant vice-président du CpR, un parti qui a dévié de ses principes laïcs et modernistes et qui roule de plus en plus pour le parti islamiste Ennahdna, comme le lui reprochent ses nombreux dissidents, notamment Abderraouf Ayadi, son ex-secrétaire général.

Ce qui choque dans cette élection, c’est que l’élu est ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Réforme administrative.

Un ministre en charge de réformer l’administration et qui ne voit aucun inconvénient à cumuler une fonction gouvernementale et une autre à la tête d’un parti politique au pouvoir est pour le moins inquiétant. Car, M. Abbou et ses collègues (du gouvernement) et ses camarades (du CpR) ne sont pas sans savoir que parmi les graves errements reprochés à l’ancien régime c’est, justement, cette relation incestueuse entre le gouvernement et le parti au pouvoir.

Dire que M. Abbou va réformer l'administration tunisienne est devenu, après cette élection, presque une boutade. Qu'il commence par lui-même, dirait l'autre...  kapitalis

 

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Conférence, à Béja, sur l’égalité et la citoyenneté dans la Constitution



Une conférence sur l’égalité et la citoyenneté dans la nouvelle Constitution a été organisée, samedi à Béja, à l’initiative de l’Association des Femmes Tunisiennes pour la recherche et le développement.

Le directeur du Centre Kawakibi pour la transition démocratique (KADEM), Mohsen Marzouk a, à cette occasion, lancé un appel à tous les citoyens et à l’ensemble des composantes de la société civile pour faire preuve de vigilance lors de la rédaction de la nouvelle Constitution.

Il a mis l’accent sur la nécessité de faire prévaloir le dialogue pour faire face aux exigences de l’étape qu’il a qualifiée de «difficile», appelant à respecter la diversité intellectuelle en Tunisie.

Il a fait remarquer que le texte de la nouvelle Constituante doit concrétiser les objectifs de la révolution et tenir compte des spécificités de la société Tunisienne dont l’égalité entre l’homme et la femme.

Saida Garrache, juriste et membre de l’Association des Femmes Démocratiques a passé en revue les raisons pour lesquelles plusieurs membres de la société civile ont appelé à la constitutionnalisation des droits de la Femme et l’inscription, dans le préambule de la Constitution, du principe de l’égalité hommes-femmes.

Elle a mis l’accent sur la nécessité de préserver l’intégrité physique et morale de la femme, étant donné, a-t-elle fait savoir, que «près de la moitié des femmes tunisiennes sont victimes de violences».

Elle a appelé à s’inspirer du modèle turc en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Les participants à cette rencontre n’ont pas caché leur crainte de voir les droits et acquis de la femme menacés, estimant que «la révolution tunisienne n’a pas été accompagnée d’un changement des mentalités». 
maghrebemergent

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Partis politiques_ Programmes
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