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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 06:58

 

 

 

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Ennahdha face aux salafistes djihadistes


 

barrage tunisie policeChangement de programme à la présidence. M. Moncef Marzouki, se sera concerté, ce jeudi 2 février, avec le haut commandement de nos forces armées, au lieu de se rendre à Siliana. L’Assemblée Constituante, elle, a réagi dès hier, le mercredi 1 février, pour dénoncer ce que nos députés considèrent comme une «violation flagrante de l'intégrité et de la souveraineté de la patrie».

Le premier ministre Hamadi jebali, quant à lui, a préféré minimiser. Il déclarera que ce «ne sont pas des évènements de grande gravité(…) ne présentent pas de grands dangers».

Ce qui ne sera pas nécessairement l’avis des unités de nos forces de sécurité, dont quatre membres ont été blessés. L’un d’entre eux serait même dans un état critique suite aux échanges de tirs. Du côté des assaillants, deux des individus armés ont été tués, et le troisième est entre les mains de la justice militaire.

On imagine mal que de simples trafiquants d’armes aient pu avoir un tel effet sur les plus hautes autorités de la Tunisie. Deuxième indice, s’il en est, la direction prise par les individus armés : ils se dirigeaient clairement vers le nord de notre pays, ce qui ne se justifie pas facilement, s’il s’agissait d’un «simple» trafic d’armes transfrontalier. Plusieurs sources sécuritaires convergentes évoquent de plus en plus clairement des éléments salafistes djihadistes armés. Certains feront même état de leur appartenance au groupe de Slimane, celui-là même  qui a été à l’origine de la fusillade dans cette région du Cap-Bon, en janvier 2007.

 

La vision de Rached Ghannouchi
Pour certains, comme notamment Rached Ghannouchi, l’extrémisme, et ses dérives terroristes n’ont pas lieu d’être sous des régimes ouverts et démocratiques. Les mouvements Takfiris d’Egypte, seraient ainsi, selon lui, des émanations de la répression de la dictature Moubarak. Et les djihadistes tunisiens n’ont donc,  selon lui, pas lieu de réitérer les opérations de janvier 2007, organisées sous le régime dictatorial de Ben Ali. Une vision des choses qui a été sans doute à l’origine de l’organisation de conférences «particulières», comme celle qui ont eu lieu du 15 au 17 décembre 2011, à Gammarth.

C’est qu’il est confortable de croire que tous les maux de nos sociétés, et la violence de certains groupuscules trouvent leurs origines dans la tyrannie, et ne peuvent agir et prospérer que sous la dictature. Selon ce raisonnement, la démocratisation entraîne à coup sûr la pacification, et la modération. L’Histoire a prouvé le contraire, et a battu en brèche cette théorie. Démocratie ne rime pas nécessairement avec l’assèchement des sources de l’extrémisme, les faits l’ont démontré.

 

Terrorisme européen
Dans les années 70-80 du siècle dernier, le terrorisme de l’ultra-gauche, en Europe s’est développé dans des pays traditionnellement démocratiques comme l’Allemagne (Fraction Armée Rouge), la France (Action Directe), l’Italie (Brigades Rouges, Prima Linea), la Belgique (Cellules Communistes Combattantes). Ces groupes n’ont été battus définitivement qu’après des décennies. La victoire n’a pu véritablement être définitivement proclamée qu’après la chute du mur de Berlin. La social-démocratie européenne, a fini par dissiper le cauchemar des totalitarismes de gauche et les lendemains qui chantent des rafales de pistolet automatique. Et la lutte a aussi eu lieu sur le terrain idéologique.

Aujourd’hui, Ennahdha, un mouvement d’inspiration islamique est au pouvoir en Tunisie. Des partis analogues marquent des points au Maroc. En Egypte, ce sont les Frères Musulmans qui règnent sur l’Assemblée. Et même en l’Algérie, ce genre de partis n’a jamais pu disparaître complètement du paysage politique malgré les années de plomb de la guerre civile. Jusqu’en 2011, en ce qui concerne la Tunisie, la lutte contre le taghout (tyran, dans la terminologie islamisante), pouvait expliquer (sans nécessairement justifier) certaines dérives violentes. Le politologue français Vincent Geisser familier des questions politiques tunisiennes expliquait ainsi l’apparition de tels mouvements terroristes par la « stratégie de répression systématique des opposants » suivie par Ben Ali. Et c’est peut-être dans cet ordre d’idées que le gouvernement Caid Essebsi  a amnistié, en mars 2011, les auteurs des opérations de Slimane. Or dans la Tunisie postrévolutionnaire, il n’est plus question de répression, et la liberté d’expression est consacrée. Tout un chacun, à condition de respecter les règles de la démocratie, est libre de constituer un parti.

 

Entre Ben Laden et les Talibans
Or si Vincent Geisser et Rached Ghannouchi avaient raison, ces opérations armées, et l’idéologie salafiste sous-jacente qui leur sert de catalyseurs n’ont aucune raison de persister sur la scène tunisienne actuelle. La suite des événements a infligé un cinglant démenti aux tenants de ces théories. Nous attendons donc des responsables d’Ennahdha, et ce, au plus haut niveau, qu’ils expriment clairement et sans appel, leur condamnation de ces idéologies mortifères importées. Et si l’islamisme peut être soluble dans la démocratie, comme l’atteste le modèle turc si souvent cité en exemple par les Nahdhouis, le salafisme, lui, la voue aux gémonies. Peut-on, dès lors, permettre que des groupes qui affichent pour modèles Ben Laden, et les Talibans afghans, puissent prospérer, rassembler, organiser des réunions d’endoctrinement ? N’est-ce pas plutôt ce type de mouvements, qui s’en prennent à la sécurité des Tunisiens, qui devraient être visés par les imprécations d’un Sadok Chourou ?

Ennahdha est désormais aux commandes, et doit assumer pleinement ses responsabilités. Elle doit donc endosser le rôle que la gauche européenne a joué dans les années 1970-1980, dans son combat face à ses camarades de l’ultra-gauche. Plus question, donc, pour Rached Ghannouchi est ses frères, de tergiverser avec les ultras, qui débordent sur la droite de son parti. Il y va de l’avenir de toute la Tunisie.

source mag14

 

 

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Le théâtre d’ombres de Rached Ghannouchi

 

Statue du commandeur, guide spirituel ou grand chef de l’ombre, Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, doit apprendre à s’effacer, parfois, pour ne pas porter ombrage à l’activité du gouvernement. Le pourra-t-il ?

 

par Ridha Kéfi 


En réponse à la polémique suscitée par sa participation au Forum économique de Davos en Suisse – car s’il a fait partie de la délégation tunisienne, cela poserait un détestable problème de confusion entre parti et gouvernement –, Rached Ghannouchi a cru devoir publier une mise au point sur sa page facebook.

L’admin de la page explique que le Forum de Davos «n’est pas une réunion officielle, mais une rencontre qui réunit des acteurs économiques, politiques et intellectuels pour étudier les grands problèmes du monde». Il précise aussi que «la présence au forum se limite à ses membres, et à certains invités choisis par son comité d’organisation.»

 

Big Brother is watching you 

Selon l’admin, cheikh Rached Ghannouchi «a été invité par le Comité d’organisation pour prendre part à certains séminaires et activités. Et il a été invité en sa qualité de président du mouvement Ennahdha, de penseur musulman réputé, et n’a pas participé au forum comme membre de la délégation officielle de l’Etat tunisien conduite par le chef du Gouvernement Hamadi Jebali»*.


 
Michael Oreskes, Antonio Patriota, Hina Rabbani Khar et Rached Ghannouchi.

 

Voilà pour la participation du président d’Ennahdha à Davos. Cela méritait d’être clarifié. Il est très peu probable, par ailleurs, que le billet d’avion, les frais de séjour et le per-diem de M. Ghannouchi lui aient été payés par l’Etat tunisien. M. Ghannouchi ne pouvait se permettre un pareil écart, d’autant qu’il pouvait s’en passer. Ennahdha ne manque pas de moyens financiers – encore faut-il qu’il éclaire les Tunisiens sur leur provenance – et il peut assurer les frais de déplacement de son chef.

Le problème, car problème il y a, et on se doit de le souligner, c’est que la confusion, que les Nahdhaouis ont voulu éviter, a bel et bien eu lieu.

Les images de la participation tunisienne diffusée par Al Wataniya 1, la chaine de télévision publique, nous ont, en effet, montré le chef du Gouvernement serrer la main de (et donner l’accolade à) M. Ghannouchi avant les autres membres de la délégation tunisienne, et notamment Mustapha Kamel Nabli, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (Bct).

La signification d’un pareil geste n’a pas échappé à beaucoup de téléspectateurs. Car, que faisait M. Ghannouchi dans ce cadre-là ? N’était-il pas plus conforme au protocole officiel qu’il s’écarte au moment des salutations officielles pour, au moins, respecter les formes ou, au moins, préserver les apparences.

Rached Ghannouchi est certes le «patron» de Hamadi Jebali. C’est lui, en tout cas, qui l’a désigné pour ce poste et celui-ci lui doit une allégeance partisane. Cela on ne le sait que trop. Sauf que Hamadi Jebali est devenu chef du Gouvernement, alors que M. Ghannouchi n’est, du point de vue protocolaire, qu’un simple citoyen. Il doit donc passer après tous les membres de la délégation officielle et, a fortiori, après le gouverneur de la Banque centrale. Pourquoi a-t-il tenu à être là, au moment inopportun et à une place qui ne lui était pas destinée dans l’ordre protocolaire ?

Cette confusion est d’autant plus choquante qu’elle rappelle à notre souvenir les pratiques détestables de l’ancien régime.

 

Le retour du théâtre d’ombres 

Il fut, en effet, un temps pas très lointain où l’on s’offusquait tous, les Nahdhaouis y compris, du fait que le chef du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd, ex-parti au pouvoir) passait, dans l’ordre protocolaire, avant le Premier ministre Mohamed Ghannouchi. A la fin du règne de Ben Ali, c’est son épouse qui a pris la prééminence dans l’ordre protocolaire par rapport à tous les autres hauts cadres de l’Etat. Et cela était ressenti comme une humiliation par tous les Tunisiens, qui voyaient les symboles de la république ainsi dévoyés.

M. Ghannouchi n’est pas Leïla Trabelsi, loin s’en faut. C’est leur entrée (pour ainsi dire) par effraction, à deux moments différents de l’histoire du pays, dans l’ordre protocolaire, qui nous a inspiré la comparaison. Et celle-ci doit donner à réfléchir, surtout que les activités presque «diplomatiques» de M. Ghannouchi ne cessent de susciter des interrogations quant à la place réelle qu’il occupe au cœur de l’actuel exécutif tunisien.

Statue du commandeur, guide spirituel ou grand chef de l’ombre, Ghannouchi doit apprendre à s’effacer, parfois, pour ne pas porter ombrage à l’activité du gouvernement. Car le système républicain, qui exige la clarté, ne peut souffrir longtemps ce théâtre d’ombres qui n’a que trop duré. 

 

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Note :
* M. Ghannouchi a participé à un débat sur la «démocratie» organisé, le jeudi 26 janvier, par l’Associated Press, avec Michael Oreskes, vice-président de l’Associated Press, Antonio Patriota, ministre des Affaires étrangères brésilien, et Hina Rabbani Khar, ministre pakistanaise des Affaires étrangères. Il fallait répondre à cette question : la démocratie de style occidental est-elle encore un modèle valable pour le monde, tant qu’il puise dans tous les segments de la société et prend l’égalité sociale comme un principe central ?
«Nous n’avons pas d’autre choix autre que la démocratie», a répondu Rached Ghannouchi. Tout en affirmant que la démocratie dans le monde arabe est un «rêve» vieux de plusieurs siècles et qui a enfin l’occasion de se réaliser, il a néanmoins averti que d’énormes risques demeurent. Car, a-t-il expliqué, «le processus des élections ne suffit pas pour réaliser la démocratie. Celle-ci a besoin d’une société civile très riche. Et la démocratie sans justice sociale peut se transformer en une mafia.»

source kapitalis


 

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هل يحكم "راشد الغنوشي" تونس من وراء الستار؟

 

شخصية دينية بلباس سياسي حسب أنصاره، وسياسية بلباس ديني حسب خصومه، وفي الحالتين وفي الموقفين، هو شخصية مثيرة للجدل منذ أواخر السبعينات من القرن الماضي إلى ما بعد الثورة.  هو زعيم حركة الاتجاه الإسلامي، «النهضة» حاليا وصاحب تاريخ مطبوع بالسجن والمنفى وأخيرا الحكم ولكنه أيضا موثق بمواقف وتصريحات تحرج أنصاره وإن انتصروا له قبل أن تزيد في ريبة خصومه منه !

من قابس بدأ، ثم بن عروس التي كانت منطلقا حقيقيا في نشر أفكاره. ومن حركة دعوية تنشر مجلتها «المعرفة» في مطبعة «العمل» التابعة للحزب الاشتراكي الدستوري الحاكم آنذاك، إلى مواقفه وجماعته الرافضة للعمل النقابي في تلك الفترة ووقوفهم ضد الإضراب العام الذي دعا إليه الاتحاد العام التونسي للشغل والذي انتهى بيوم الخميس الأسود 26  جانفي 1978 ، فالدخول إلى العمل السياسي بداية الثمانينات وهو ما  أحدث اختلافا وصل حد الصدام مع السلطة بدأ بالمحاكمات والسجون ثم العفو فالتراجع فيه ليصبح حكما بالإعدام انتهى كابوسه قبل يوم من تنفيذه بانقلاب بن علي على بورقيبة، لتنقلب المواقف إلى النقيض في بداية التسعينات وتسارعت وتيرة الصدام وانتهت بخروج الغنوشي متخفيا إلى الجزائر ( وقد اختلفت الروايات بين قائل بصعوبة هذا الهروب وبين قائل بتسهيل بن علي وسلطته لخروجه رغبة منه في التقرب من الدول الغربية وأمريكا). من الجزائر إلى السودان، إيران، السعودية وأخيرا الاستقرار ببريطانيا، ليعود بعد الثورة معترفا في البداية بعدم مساهمته فيها قبل أن يتراجع في ذلك، ثم قوله أنه لا يطمح في أي منصب ويريد ترك مكانه للشباب ولكن !! لكن حين نرى تنقلاته المختلفة من الجزائر إلى الولايات المتحدة الأمريكية وفرنسا  وقطر، واستقباله لأردوغان ثم  لوزير الاقتصاد التركي وسفير فرنسا  وأخيرا حضوره في المنتدى الاقتصادي

العالمي بدافوس وخاصة حديثه في كل مناسبة  باسم البلاد التونسية يصبح السؤال ملحا: هل أن راشد الغنوشي حقا بعيد عن القرار السياسي في البلاد؟
  المؤكد أنه الآن لا يتحدث كزعيم لحركة سياسية حاكمة وإنما كمسؤول في البلاد له شرعية الحديث باسم تونس ! لذلك يقول دائما « إن بلادنا» !
قد تبدو المسألة في ظاهرها بسيطة باعتباره زعيم حركة انتخبتها صناديق الاقتراع لكن بين صناديق الناخبين ومفهوم الدولة القائم على المؤسسات، يصبح حضوره الطاغي مدعاة لأسئلة عديدة عن

دوره الحقيقي في صياغة سياسة البلاد.
لقد كان الرجل واضحا من البداية بعد عودته تحت غناء آلاف من أنصاره في مطار قرطاج « طلع البدر علينا»،  حين قال إنه لن يستلم أي منصب رسمي، ولكن سفراته الخارجية واستقباله في مقر حركة «النهضة» لشخصيات حكومية أجنبية تأخذنا إلى استنتاج متناقض لكلامه عن زهده في الحكم. فبين عدم رغبته في منصب حكومي  وبين ما نراه الآن ازدواجية  في الخطاب للقواعد والصحافة وللخارج. فتنقله إلى خارج تونس وإن كان لمصلحة البلاد، لا يمكن  أن يقبل حين يتحدث بصيغة المسؤول التنفيذي فما الذي ترك لرئيس الحكومة في هذه الحالة وحتى للرئيس صاحب الصلاحيات المحدودة؟.

إن التسريبات عن لقائه اليومي مع رئيس الحكومة وأداء صلاة الفجر معا، ليس تهمة باعتبار الأخير منتميا لحركة الغنوشي وهذا من حقهما، ولكن إذا كانت للجبالي شرعية انتخابية ظاهرة للعيان فهذا لا يعطي  لزعيم حزبه الحق في تقلد كل المناصب دون أن يكون في الصورة الرسمية.
في الجزائر تحدث لا باسم حزبه بل باسم البلاد ! وحين اجتمع بأردوغان استمعنا الى  نفس الشيء ! وفي دافوس، (المنتدى العالمي الاقتصادي)، تركزت عليه الأضواء أكثر من رئيس الحكومة  الذي استغرق خطابه أكثر من 15 دقيقة ورغم محاولة طمأنة الخارج واستعمال لغة هادئة، لم يكن لكلمته وقع مثل وقع كلمة الغنوشي.

وقد حاول العجمي الوريمي عضو الهيئة التأسيسية لحركة النهضة، السبت الماضي ، التأكيد على أن  حضور الغنوشي  لم يكن رسميا بل كان استجابة لدعوات من جمعيات ستلتقي على هامش منتدى دافوس والمسألة صحيحة لأن المنتدى يضم فعاليات رسمية وأخرى حضرت على هامش انعقاده. ويبدو أن حضور الغنوشي أربك الوفد التونسي فصار الرسمي هامشيا والهامش رسميا .
وقد تكون تصريحات الغنوشي مقبولة وإن اختلفنا معها أو اتفقنا لو أنه أدلى بها بصفته زعيم حزب سياسي، ولكنها تصبح مثيرة للجدل (حتى وإن كان زعيم الحزب الحاكم) حين يتحدث باسم تونس أي بصفة أدق  باسم الدولة التي لا تمثلها إلا مؤسساتها الشرعية وشخصياتها الرسمية.

وفي هذا الإطار نعتقد أن شخصية متمرسة في العمل السياسي ومناورة بامتياز كالغنوشي لا تطلق العبارات جزافا لذلك فإن حديثه  دائما باسم البلاد إنما هدفه إرسال إشارات تطمينية  للخارج طلبا لدعم مسار حركته لحكم البلاد ! ، طارحا «النهضة» كبديل مقبول لدى الغرب. وهذا يبدو واضحا في الالتزام باحترام كل التعهدات السابقة وقوله في أمريكا، ردا على تجريم التطبيع في الدستور القادم ، انه لا يرى في الدستور إلا ما يتعلق بتونس فقط، أو تصريحه الأخير في دافوس لإذاعة «صوت إسرائيل» الذي قال فيه إن حل القضية الفلسطينية موكول للفلسطينيين بالأساس وأن علاقة بلاده ! بإسرائيل سترتبط بحل هذه القضية. 

وهكذا قد يبدو الغنوشي زاهدا في الحكم كما يقول دائما ولكن كل مداخلاته وتنقلاته وخاصة كل حواراته في الدول الغربية وتعارضها مع خطابه الداخلي الموجه إلى قواعد حركته، تشير الى انه الحاكم الفعلي للبلاد وليس مهما أن يكون في الصورة الرسمية مادام ماسكا بكل خيوط اللعبة . على أن توجهه المبالغ فيه لطمأنة الخارج يستوجب قدرا مماثلا بل أكبر لطمأنة  الداخل التونسي لأن تلون الخطاب قد يؤدي إلى خسارة الاثنين ! 
والسؤال الذي يبحث عن تأكيد او دحض هو: هل يحكم راشد الغنوشي البلاد من وراء الكواليس؟
هذا ما ستجيب عنه الأيام القادمة.

 

 

 

source attounissia

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
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