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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 03:58

 

Le ministère de l’Intérieur dément la théorie du complot promue par des membres du gouvernement

 

 


Il y a un complot qui se mijote contre le gouvernement et ce complot vise à le faire chuter au cours du mois de mars. Propos spectaculaires prononcés par Lotfi Zitoun, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement et confirmés par Abdelkrim Harouni, ministre du Transport. Ce dernier persiste et signe en déclarant qu’il y a des renseignements (sous entendu de la police) appuyant ses dires. 

 
Ni M. Zitoun, ni M. Harouni n’ont présenté de preuves et n’ont déposé de plainte en justice face à ces graves accusations. 

Ces accusations sont sérieusement remises en doute par les observateurs politiques et médiatiques qui exigent, à raison, des preuves face à ce qui ressemble clairement à semer le trouble dans l’ordre public. 
Et ces doutes viennent d’être confirmés par un membre du gouvernement, Saïd Mechichi, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Réforme. 
Dans une déclaration au Maghreb, M. Mechichi a indiqué qu’il n’y a aucun complot contre le gouvernement.
Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur précise carrément que son ministère va s’éloigner de ces diatribes pour ne s’occuper que de sa fonction essentielle, à savoir le maintien de la sécurité. 

Aux propos légers et sans preuves de MM. Zitoun et Harouni, on oppose des propos sensés et renseignés de M. Mechichi. Le plus drôle, c’est que les trois appartiennent au même gouvernement ! Non seulement, leurs violons ne sont pas accordés, mais en plus ils ne sont même pas d’accord sur la stratégie de communication à suivre !
Complot ou pas complot alors ? On a désormais toutes les versions et à chacun de retenir celle qui lui sied le mieux ! businessnews


 

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Du «Tathir», à l’épuration et à la castration, le pas semble être franchi ? (طهّر يا مطهّر).  
 


 

Un mot fait actuellement fureur dans le nouveau lexique de la «révolution» tunisienne, relayé à satiété par Ennahdha et quelques éléments de la troïka : le «Tathir». Dans le langage parlé tunisien, signifie la circoncision. Dans la langue arabe pure jus, il signifie l’épuration. Ce terme est actuellement vivement prononcé à propos de l’Administration tunisienne, des médias et de la justice. Il l’était à propos des forces de l’ordre et des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Depuis l’installation de ministres Nahdhaouis à leur tête, on n’y parle que de «Islah», ce qui pourrait signifier réforme, restructuration ou modernisation. Le mot «Tathir», n’a jamais été prononcé à propos des partis politiques et encore moins d’Ennahdha, le parti au pouvoir.


De l’administration, comme des médias, on ne parle jamais de restructuration ou de modernisation, mais d’épuration et le pas a été déjà franchi vers la tentative de castration. Pour l’administration, le «nettoyeur» s’appelle Mohamed Abbou, un avocat, ancien prisonnier politique. Pour les médias, dossier plus important, les préposés au nettoyage sont, tout le parti d’Ennahdha et son pendant gouvernemental, le gouvernement de Hamadi Jbali qui s’était depuis quelque temps éclipsé pour laisser la scène à son ministre des Droits de l’Homme , Samir Dilou et son conseiller politique, Lotfi Zitoun.


- Nettoyer, c’est remplacer et prendre le pouvoir de l’autre.


Nettoyer, épurer l’administration, c’est, bien sûr, des fameux «Azlam Annidham», traduisez les suppôts de l’ancien système, nouvel «ânon au dos rond» du pouvoir en place pour la simple raison que ces disciples n’existent plus, qu’ils ont été jetés en prison ou qu’ils se font oublier. Des suppôts qui n’existent plus que dans la mémoire, encore effrayée, de ceux qui les ont chassés.


Les suppôts de l’ancien système dans l’Administration tunisienne, ce sont en fait ceux qui avaient assuré la continuité des services publics pendant la «Révolution» et pendant toute l’année de grèves et de sit-in qui avait suivi. Steg, Sonede, ONAS, télécommunications, Radio et télévision, ministères, banques et poste, qui n’ont enregistré aucune grève ni sit-in.


Les suppôts de l’ancien système dans l’Administration, ce sont tous ceux qui avaient assuré le fonctionnement de cette administration, ceux qui avaient assuré que le trésor public peut avoir assez d’argent pour que le pays puisse en vivre toute une année et davantage sans travailler ou produire, ceux qui avaient assuré que la Tunisie de l’après Révolution retrouve plus de 10 milliards DT dans ses réserves de change pour pouvoir assurer ses importations vitales et rembourser ses dettes à temps.


Les suppôts de l’ancien système dans l’Administration, ce sont ceux qui avaient assuré que le gouvernement d’Ennahdha et ses copains de la troïka peut retrouver tous les papiers et documents, à l’abri de tout vol ou destruction. Des agents disciplinés et corvéables à souhait qui n’ont fait ni grève ni sit-in, pour que les nouveaux gouvernants puissent gouverner dans la sérénité et non dans le chaos administratif et pour qu’Ennahdha puisse commander comme elle n’a pas arrêté d’en manifester l’ardent désir. Une administration faite de compétences dont certaines avaient payé de leurs grades ou de leurs carrières, la résistance aux désidératas de la famille.


Le «Tathir» de cette Administration et son épuration, ne valent-ils pas remplacement sur le critère de la confiance et de la loyauté et prise de possession des pouvoirs de ceux qui ont été remplaçants par des remplaçants dont la loyauté est pour les nouveaux gouvernants ? Le «Tathir», n’est-il pas, en réalité, une castration pour la mettre entre les mains du nouveau pouvoir en place et annihiler ainsi ses dernières volontés de résistance envers des dirigeants, temporaires, provisoires et préserver les intérêts des générations futures d’une Tunisie encore en construction ?


Que repère cette accusation de «suppôts de l’ancien système», qui ne l’est pas dans une administration, juridiquement et légalement au service du pouvoir, comme veut justement le faire le nouveau pouvoir Nahdhaoui et à quelle sauce de la justice transitionnelle vont-ils être mangés ?


- Epurer, c’est castrer et mettre au pas.


Nettoyer, épurer les médias, c’est aussi des «Azlem» de l’ancien régime, devenu préhistoire pour les journalistes, tant la liberté retrouvée devient incessible. L’accusation est tellement vague qu’elle reste aussi vaste que l’eau dans laquelle le gouvernement Nahdhaoui veut «noyer le chien qu’elle accuse de rage». Tout cela à la faveur de la situation de suspicion qu’il installe en médiatisant sa théorie de complot pour cacher son incapacité à résoudre les problèmes, cumulés, pendants et successifs, de ceux qui avaient voté Ennahdha.


Ces suppôts dont le gouvernement Jbali, ses ministres et son parti, veulent épurer les médias, ne sont-ils pas ceux qui leur avaient ouvert les objectifs des cameras, les micros et les colonnes, pour faire leurs campagnes électorales sans avoir à dépenser un sou, plus qu’ils ne l’avaient fait pour le CPR, le PDP ou tout autre parti ?


Ces suppôts sur lesquels ils tirent à boulets rouges, ne sont-ils pas les mêmes qu’ils appelaient à se libérer du joug de Ben Ali et de ses ministres ? Ne sont-ils pas ceux- là mêmes qui avaient réussi à faire des médias la caisse de résonance des demandes, inquiétudes, revendications, appréhensions et aspirations populaires ? Ces suppôts qui ne font plus leurs journaux comme ils étaient obligés de le faire sous Ben Ali, ne sont-ils pas les mêmes que les anciens opposant qu’étaient ceux d’Ennahdha et du CPR appelaient à se libérer lorsqu’ils étaient, eux, en prison ? Pourquoi Ennahdha ne s’était-elle pas limitée à dénoncer ceux qui avaient nui directement à ses membres et qu’elle connaît personnellement ? Pourquoi n’a-t-elle pas, jusqu’ici, déposé aucune plainte comme l’a fait le journaliste d’Al Jazeera ? Pourquoi tient-elle à mettre, dans le même sac, toute la presse ?


La réponse nous semble simple. Accuser dans le vague, c’est se donner latitude de castrer toute la presse et les médias et les mettre directement sous la coupe du nouveau pouvoir. Castrer, c’est s’assurer que personne ne se lèvera contre un nouveau pouvoir qui a besoin développe les mêmes anciens réflexes que le régime qui l’a créé.   africanmanager

 

 

 

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Les journalistes du Télé journal d’Al Watanya indignés

 

Le sit-in observé devant le siège de la Télévision nationale depuis le 2 mars par un groupe d’islamistes et de militants d’Ennahdha s’est transformé en espace d’insultes aux journalistes du Télé journal. Un climat insupportable.


 

Et c’est le moins que l’on puisse dire. Les journalistes, à vrai dire, n’en peuvent plus. Ils demandent au gouvernement d’intervenir afin de mettre fin à cette situation insoutenable et qui perdure. Ils veulent que le gouvernement étale enfin les noms de ceux qui ont collaboré avec l’ancien régime et en finir définitivement avec ce dossier. Et il n’y a pas de quoi les innocents payent la douloureuse facture pour  ceux qui sont mouillés jusqu’au cou avec l’ancien régime.

Depuis vendredi dernier, des sit-ners n’ont pas arrêté d’insulter les médias en les traitant de tous les noms au vu et au su de tout le monde. Leur cible : les journalistes travaillant au Télé journal d’Al Watanya I. Selon eux, ils ont appartenu à l’ancien  régime et ils doivent dégager.

Avec haut parleur, les manifestants, appellent, matin et soir, à l’assainissement des médias et ils citent les noms des journalistes qui présentent notamment le Journal de 20 heures. Selon certains de nos collègues, le climat est devenu intolérable «et il faut  vraiment avoir le sang froid et des nerfs en acier pour ne pas réagir et riposter en conséquence». Un communiqué vient d’être rédigé par les journalistes du service de l’information dénonçant les agressions verbales de ce groupe de manifestants. Et de rappeler qu’ils étaient les premiers à appeler à l’assainissement du secteur.

Selon nos collègues, «Les autorités sont les seuls à avoir sous la main des documents archivés au ministère de l’Intérieur, à la présidence, à l’Agence tunisienne de la communication extérieure, au siège du Rcd (parti dissous) et au département du ministère de l’Information et ils n’ont qu’à afficher les noms des journalistes impliqués avec Ben Ali et son entourage. Et qu’on tourne définitivement la page». Nos collègues ne veulent plus être désignés au doigt et que les sit-iners (et certains responsables au gouvernement) ne mettent plus tout le monde dans le même sac.

Ce même appel a été lancé samedi dernier par le Syndicat national des journalistes tunisiens, par les représentants de la société civile, par certains leaders de partis... Mais le gouvernement qui vient de reprendre et nommer certaines figures symboliques (ayant travaillé avec l’ancien régime suscitant la colère des médias) à la tête de certaines isntitutions publiques, fait pour le moment la sourde oreille. A quoi joue-t-il ? On n’en sait rien.

N’empêche que les journalistes qui viennent de goûter à la liberté d’expression, sont plus que jamais décidés à ne pas avancer à reculons et à ne plus faire du journalisme gouvernemental, mais public.

Le 8 mars, il a été décidé de faire grève générale à la télévision nationale. Il vient d’être annulé. Le 6 mars, une réunion a eu lieu entre des membres du gouvernement, des représentants de la télévision qui appellent à l’indépendance  et l’Union générale tunisienne du travail. Il y a eu un accord de principe à propos des demandes des journalistes travaillant dans l’établissement. C’est ce qu’on va voir. Affaire à suivre.

source kapitalis

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
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