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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:02

Quand un Fou de Dieu devient fou !

 

Lors de la  mémorable « Marche pour Toutes les Libertés », qui a eu lieu, le 28 octobre 2012,  à Tunis, un voyageur-fou-de-Dieu  du Métro de Tunis a vociféré aux manifestants des contre-vérités haineuses, en  leur brandissant un Coran :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=180477258726893&set=a.134009680040318.28693.133964153378204&type=1&theater

 

Étant donné que je fus témoin, en première loge, de cette scène (je suis situé quasi au centre de la photo ci-dessus et j’en suis, visiblement, avec ma crinière blanche, le moins jeune), je peux témoigner  que,  pendant  que nous longions  l’avenue de Paris, à Tunis, le 28 janvier 2012, lors de cette « Marche », où nous étions des milliers,  ce voyageur-fou-de-Dieu  nous a vociféré, en nous brandissant un Coran : « Mécréants ! Mécréants ! Ennemis de Dieu ! ».

J’invite ce Fou de Dieu [et les  autres, y compris ceux de la Haute]  à lire, ou relire,  ce Coran qu’il nous a brandi. Il y trouvera :

 

1. qu’en Islam, il n’y a ni Concile, ni Autorité pontificale, ni Clergé, ni…, que seul Dieu sonde les cœurs et est seul juge de la relation qui l’unit aux hommes.

 

2. qu’il lui reste beaucoup d’efforts à faire pour arriver à retenir ses pulsations et vivre, par suite, sa foi en respectant autrui ;  d’autant plus que, dans ce  Livre Saint, la prescription qui prime sur toutes les autres est l’effort individuel de réflexion (al-Ijtihad ), prescription qui  peut être considérée comme étant le sixième pilier de l’Islam ; étant donné que c’est la prescription la plus omniprésente, à travers diverses formes, dans le Coran , plus présente que la« Sharia ». En effet, le mot  « Sharia » n’y apparaît qu’une et une seule fois, et ce dans le sens de « Voie » et non de « Loi », ce dernier sens a été imposé, postérieurement, par la volonté humaine.

 

3. que l’Islam est une Religion de dialogue et de tolérance, comme il est dit dans plusieurs Versets invitant les croyants à toujours discuter avec politesse et courtoisie, surtout avec ceux qui ne partagent pas leur point de vue, comme le montre, par exemple, les deux versets suivants :


V.256-S.2 :« Point de contrainte en religion… » ; 

V.11-S.49 : « Vous qui croyez, ne vous moquez pas les uns des autres, (…). Ne vous calomniez pas les uns les autres, ne vous lancez pas des surnoms injurieux… ».

En conclusion, je dis que la musulmane (ou le musulman) qui porte des jugements de valeur sur ceux qui ne partagent pas ses idées, jusqu’à les décréter menteurs, hypocrites, mauvais musulmans, apostats, et j’en passe, celle (ou celui) qui refuse l’avis contraire, celle (ou celui) qui ne peut défendre son point de vue sans insulter ou essayer de dévaloriser ou de dénigrer  l’interlocuteur, avec des sous-entendus malsains, celle (ou celui) à qui l'anonymat, sur les pages des Réseaux sociaux,  permet la lâcheté la plus odieuse, celle(ou celui) qui est frustré de toutes les satisfactions nobles du « bien-vivre-ensemble », viole le principe universel de dialogue et de tolérance, principe qui devrait être un précepte commun à toutes les Spiritualités.

Et pour terminer, à celle (ou celui) qui se reconnait dans le paragraphe précédent, je conseille, quand se manifeste dans son cortex l’envie pulsative d’insulter, de cogner ou de déverser sa bile sur le clavier de son ordinateur, de penser que nous sommes de la même espèce dans cet Infini Univers et que « c’est beau, c’est beau » la tolérance !

Salah HORCHA

source mediapar

 

 

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Islam et espace public

 

Quand a été révélé le passage de la Sourate 24, La Lumière, qui exige quatre témoins oculaires pour établir et confirmer l’accusation d’adultère, l’Islam des commencements venait de fonder ce que nous appelons aujourd’hui l’espace public. L’élément essentiel du témoignage pour ouvrir un procès ou pour donner l’aspect juridique à un fait ou un acte ne demande pour toute autre affaire que celle-ci que deux témoins.


 La raison essentielle pour que soit doublé le nombre des témoins nécessaires à la mise à nue de la vie intime de deux personnes «fautives » c’est qu’il faille séparer nettement entre un espace exclusif, intime qui ne doit être livré à la publicité que dans les circonstances exceptionnelles où le couple adultère s’est livré lui-même aux regards d’un si grand nombre de « voyeurs » ce qui équivaut au renoncement volontaire à l’abri même de ce qu’on appelle aujourd’hui l’intimité. Ce qui ne saurait être raisonnablement concevable car l’espace public, s’il est par définition celui de tous, n’appartient à personne. Tous doivent se reconnaître et donc consentir également à se livrer aux regards de tous du fait même que dans cet espace devenu public, personne ne doit s’adonner à un comportement que tel autre n’est pas censé s’y adonner à tout moment. A ce propos, les chroniques du prime Islam nous rapportent que le deuxième calife Omar a jeté en prison trois malheureux témoins qui ont promis de ramener un quatrième pour dénoncer un adultère, sans pouvoir tenir leurs promesses.


Cette avancée des règles du vivre-ensemble inscrite à même le livre fondateur de la religion islamique a des conséquences que de nombreux musulmans parmi nos contemporains semblent avoir complètement ignoré ou oublié. L’une des conséquences de cette ignorance ou de cet oubli demeure sans nul doute cette question vestimentaire qui tourmente les sociétés d’aujourd’hui. A chaque époque, sur chaque territoire délimité par une tradition spécifique le comportement vestimentaire est une affaire de groupe et c’est bien l’instance collective qui produit tel style, telle démarche ou tel rapport à la pudeur. La seule raison que la Sourate 33, Les Factions, a donné pour justifier la recommandation du Khimar ( couvre-chef féminin dont personne ne peut exactement établir la forme et la coupe exactes ) est qu’il permet « de distinguer les femmes honorables afin qu’elles ne soient victimes de nuisance ». Dans la même sourate, il est proposé aux femmes de la Demeure, Ahel al-bait, si elles préfèrent ne pas du tout courir les risques de l’immersion dans l’espace public de demeurer cloîtrées chez elles ( Waqirna fî buyûtikunna… ).


Avec la bataille du Niqab et des burqa, une contradiction est de nos jours érigée en un impératif de piété. Aucun texte-satellite du Coran, ni le Coran lui-même d’ailleurs, ne mentionne ni ne signale le niqab, pour une raison déjà inhérente à ce que nous voulons établir quant à la cohérence des textes fondateurs de la religion islamique. Car une femme ne peut prendre le risque de travailler, s’instruire, commercer avec les autres citadins, prendre parfois le commandement d’une armée comme l’a fait Aïcha l’épouse du Prophète sans se soumettre à la règle première qui donne à tout espace public son sens : la reconnaissance de tous et de toutes par tous les vis-à-vis de l’échange.


Cette ignorance et cet oubli de la première victoire de la foi islamique sur les espaces de la bédouinité et de la Jahiliyaétendent leur ravage sur plein d’autres domaines, sur l’urbanisme par exemple et la vie citadine. La cité est devenue une nébuleuse de bruits et de fureurs où le religieux n’a plus sa majestueuse singularité et son sétus visible ou sonore ; il s’inscrit partout, dans le bavardage quotidien, dans les kiosques à tabac, dans les cafés et même les bars… Et, le comble, c’est de voir tel faux dévot bien campé sur son divan à regarder et écouter à la télé le serment de Vendredi alors qu’une sourate entière, le Vendredi ( al Jumâa) précisément, recommande « d’abandonner le négoce quand il est appelé à ce rite », et qu’un célèbre Hadith considère le moindre divertissement ( toucher un cailloux, par exemple) comme ce qui peut annuler la conformité à ce devoir religieux.

 

Youssef Seddik

source letemps

 

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Loi des finances 2012  :  instauration d'un régime fiscal spécifique au financement islamique


Définition des concepts

- La Mourabaha : Elle consiste en une transaction en vertu de laquelle le créancier (la banque) achète un actif donné pour le compte d’un client (le débiteur). Par la suite, la banque revend cet actif au débiteur moyennant des paiements échelonnés sur une période donnée à un prix convenu d’avance entre les deux parties.

 
- Salam (« la vente al-Salam ») : C’est un contrat de vente avec livraison différée et paiement comptant. La banque intervient comme acheteur d’une marchandise qui lui sera livrée à terme pour son client. Cette formule doit faire l’objet de deux contrats indépendants l’un de l’autre : le premier engage l’institution financière à acheter les marchandises auprès du fournisseur en contrepartie d’un paiement au comptant : la nature et la quantité de la marchandise  doivent être déterminées dans le contrat, ainsi que les modalités et les délais de livraison. Le deuxième est un contrat de vente conclu avec l’acheteur soit par un paiement au comptant ou par des versements échelonnés.

 
- Istisna’a : C’est un contrat financier permettant à l’acheteur de se procurer des biens qu’il se fait livrer à terme. A la différence du salam, dans ce type de contrat, le prix convenu à l’avance est payé graduellement tout au long de la fabrication du bien. Les modalités concrètes du paiement sont déterminées par les termes de l’accord passé entre l’acheteur et le vendeur.

 
- Ijara : Cette opération s’apparente à une location-vente ou à un crédit-bail. Le créancier (la banque) achète des biens qu’il loue à un client avec, pour celui-ci, une possibilité de rachat au terme du contrat.  


Régime fiscal institué par la loi de finances pour l’année 2012


Extension du régime fiscal applicable aux opérations de leasing aux opérations de financement « Ijara » réalisées par les établissements de crédit. 


Ces mesures consistent dans :

1. La déduction pour la détermination du bénéfice imposable, des amortissements des actifs immobilisés exploités dans le cadre des contrats de « Ijara » sur la base de la durée du contrat. Cette durée ne doit pas être inférieure à la durée minimale fixée par le décret n° 2008-492 du 25 février 2008, fixant les taux maximum des amortissements linéaires et la durée minimale des amortissement des actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing et la valeur des actifs immobilisés pouvant faire l'objet d'un amortissement intégral au titre de l'année de leur utilisation ;

2. L’enregistrement au droit fixe de 15 dinars par page des contrats de vente d'immeubles conclus entre les établissements de crédit et le preneur dans le cadre d'opérations de « Ijara », que la vente soit faite au cours de la durée de location ou à son terme ;

3.
 La détermination de l’assiette soumise à la TVA : à ce titre, la taxe sur la valeur ajoutée est liquidée sur la base de tous les montants dus au titre des opérations de « Ijara » réalisées par les établissements de crédits ;


4. La déduction de la taxe sur la valeur ajoutée due sur les opérations soumises, le montant de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les achats d'équipements, matériels et immeubles destinés à être exploités dans le cadre des contrats de « Ijara » et ce, nonobstant l'enregistrement comptable de ces achats ;

5. Le bénéfice des mêmes avantages et exonérations accordés en vertu de la législation en vigueur au titre de l’acquisition des équipements, matériels et immeubles dans le cadre des contrats de « Ijara » ;

6. L’exonération de la retenue à la source au taux de 50% au titre la TVA due sur les montants payés par les services de l'Etat, les collectivités locales, les entreprises et établissements publics dans le cadre des contrats de « Ijara » ;

7. L’exonération de la retenue à la source au taux de 1,5% due sur les montants payés dans le cadre des contrats de « Ijara » ;

8. La suspension de la taxe sur la valeur ajoutée au titre des redevances de loyers relatifs aux biens qui bénéficient d’un avantage en matière de TVA et acquis dans le cadre des contrats de « Ijara » ;

9. Le bénéfice des mêmes avantages et exonérations accordés en vertu de la législation en vigueur au titre de l’acquisition des équipements, matériels et immeubles dans le cadre des contrats de « Ijara ».

4-2-2    Extension du régime fiscal applicable aux opérations de financement par crédit bancaire aux opérations de vente « mourabaha », « istisna’a » et « salam » réalisées par les établissements de crédit. 


Ces mesures consistent dans :

1. L’exonération de la TVA de la marge bénéficiaire résultante de la différence entre le prix de cession et le prix d’achat dégagée dans le cadre des opérations de vente « mourabaha », « istisna’a » et « salam » réalisées par les établissements de crédit. Il va sans dire que les commissions bancaires demeurent soumises à ladite taxe au taux en vigueur ;

2. La déduction par les clients des établissements de crédit de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé leurs achats nécessaires à l’exploitation auprès desdits établissements réalisés dans le cadre des contrats de ventes « mourabaha », « istisna’a » et « salam » et ce, à condition que le montant de la TVA supportée par l’établissement de crédit soit porté sur la facture ou le contrat de vente ;

3. 
L’enregistrement au droit fixe de 15 dinars par page des contrats de vente d'immeubles conclus entre les établissements de crédit et le preneur dans le cadre d'opérations de vente « mourabaha », « istisna’a » et « salam » ;


4. L’exonération du droit de 1% au titre de la conservation de la propriété foncière des contrats de ventes « mourabaha » et contrats de vente « istisna’a » portant constitution ou mutation de tout droit réel immobilier de l’établissement de crédit à ses clients ;

5. L’exonération de la retenue à la source au taux de 1,5% due sur les montants payés dans le cadre des contrats de vente « mourabaha », contrats de vente « istisna’a » et des contrats de ventes « salam » ;

6. L’exonération de la retenue à la source au taux de 50% au titre la TVA due sur les montants payés par les services de l'Etat, les collectivités locales, les entreprises et établissements publics dans le cadre des contrats de vente « mourabaha », « istisna’a » et « salam » ;

7. L’Exonération des droits d’enregistrement des contrats de vente « salam » conclus par les établissements de crédit ;

8. 
Le bénéfice des mêmes avantages et exonérations accordés en vertu de la législation en vigueur au titre de l’acquisition des équipements, matériels et immeubles dans le cadre des contrats de vente « mourabaha » et  « istisna’a ». 

Lire la suite...

 

 

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La Tunisie d’antan

Oulaya  et  Mohamed_Jamoussi

‏محمد الجموسي مع عليّة - اسمع الطيور

 

السيدة نعمة - موشح ملا الكاسات

 

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