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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 04:00

Rafik Abdessalem: « Certaines élites essaient de mettre les bâtons dans les roues du gouvernement»


Rafik Abdessalem: « Certaines élites essaient de mettre les bâtons dans les roues du gouvernement»


Après s’être attaqué aux médias, Rafik Abdessalem, accuse « certaines élites » d’œuvrer à « mettre des bâtons dans les roues du gouvernement », dans un média étranger.

 

Dans une interview accordée au journal saoudien paraissant à Londres, Al Sharq al Awsat, en date du 31 mars 2012, le ministre tunisien des Affaires étrangères affirme que « certaines forces ont peur du changement et essaient de se cacher sous des revendications syndicales et sociales démesurées et irréalisables en cette période post-révolutionnaire ».

 

Et d’ajouter que les parties en question « condamnent les relations entre la Tunisie et les pays arabes, notamment le Qatar et le Royaume d’Arabie Saoudite, et ne cautionnent pas les investissements des pays du Golfe sur le sol tunisien » tout en affirmant que « les relations tuniso-saoudiennes, connaissent actuellement une importante évolution ». 
 

Rafik Abdessalem déclare, en ce sens, que la visite du chef du gouvernement, Hamadi Jebali, a été « couronnée de succès et a permis de créer des perspectives prometteuses pour la coopération économique tuniso-saoudienne». africatime

 


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Boycotté lors d’une réunion, Rafik Abdessalem réagit par un geste déplacé envers les fonctionnaires du ministère

 

Le Syndicat de base du ministère des Affaires étrangères a dénoncé l’humiliation faite aux fonctionnaires du département par le ministre Rafik Abdessalem au cours de la réunion d’urgence tenue, ce mardi 3 avril 2012.

 

Les membres du syndicat ont également condamné dans un communiqué, dont une copie est parvenue à TunisieNumerique,  l’entêtement du ministre et ses atermoiements  pour ouvrir le dialogue  en niant constamment  avoir reçu des demandes en ce sens.

Le communiqué a fait part de l’étonnement du syndicat de base de voir le ministre persister dans son comportement hautain en s’adressant aux autres et en affirmant que ce climat de liberté et de dialogue intervient sur instruction du gouvernement actuel.

Le syndicat a « dénoncé les dures paroles tenues par le ministre envers une collègue en utilisant des expressions inappropriées, un langage sévère et en faisant un geste déplacé lorsque les cadres présents ont décidé de boycotter la réunion et de se retirer immédiatement de la salle ».

Entre Rafik Abdessalem et les cadres du MAE, la rupture est consommée

En effet, selon les sources de TunisieNumérique, la rupture entre Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères et les fonctionnaires de son département est désormais consommée.

Le ministre a tenu, mardi 3 avril 2012, une réunion à laquelle étaient invités les chefs des services et les sous-directeurs du ministère pour discuter de leurs problèmes. En voulant prendre la parole, les fonctionnaires qui portaient les brassards rouges, ont été interrompus par le ministre: « Je ne répondrai qu’ à 3 questions seulement, je n’ai pas assez de temps pour écouter toutes vos préoccupations ,  j’ai d’autres dossiers plus urgents ».

Indignés, les fonctionnaires ont quitté la réunion laissant le ministre surpris et ne sachant plus quoi dire. Ils se sont rassemblés, par la suite, dans le hall du ministère et ils ont chanté l’hymne national.

Les fonctionnaires ont décidé également de boycotter toute réunion future avec le ministre.


tunisienumerique

 

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Interrogations sur le vrai faux diplôme de Rafik Abdessalem


 

Un groupe d’universitaires tunisiens se sont intéressés aux diplômes attribués par certains médias locaux au ministre des Affaires étrangères. La recherche s’est avérée infructueuse.

 

Par Zohra Abid

Selon la biographie de Rafik Abdessalem, publiée par deux médias tunisiens, ‘‘Espace Manager’’ et ‘‘Leaders’’, ce dernier aurait soutenu une thèse en sciences politiques à l’université de Westminster, en Grande-Bretagne, en 2003.

Ces chers universitaires ont voulu aller voir, par simple curiosité scientifique, la thèse du ministre des Affaires étrangères, et accessoirement époux de Soumaya Ghannouchi, la fille de son auguste père, Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha.

«Quelle ne fût notre surprise en ne trouvant aucune trace de cette thèse ni en 2003 ni une autre année», disent les universitaires. Le site de l’université en question publie les noms et les travaux de tous ses diplômés, mais celui de M. Abdessalem est introuvable nulle part. Les lecteurs peuvent faire la recherche eux-mêmes sur le site de l’université Wesminster.

Y a-t-il une autre université Wesminster qui aurait délivré un diplôme à M. Abdessalem ? Une autre recherche, donc, s’impose. Le classement des universités de Grande-Bretagne n’est malheureusement d’aucune aide : University Guide 2011.

Quelle conclusion tirer ? Il est difficile d’imaginer que l’université de Wesminster ait, pour une raison ou une autre, gommé le nom de M. Abdessalem de sa base de données. Il est tout aussi difficile d’imaginer que M. Abdessalem ait donné aux journalistes un CV bidonné, même si cette pratique est assez courante sous ces latitudes. Il est plus probable cependant que nos confrères de ‘‘Espace Manager’’ et ‘‘Leaders’’ aient puisé leurs informations dans de mauvaises sources ?

Dans ce cas, M. Abdessalem doit rectifier ces données. kapitalis

 

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Hamadi Jebali désavoue Rafik Abdessalem



Hamadi Jebali a répondu favorablement lundi 2 avril 2012 à l’invitation de l’Association des directeurs de journaux pour un dîner-débat.

 
Parmi les nombreux points évoqués, le cas de Rafik Abdessalem qui multiplie les interventions dans les médias étrangers pour dénigrer ses compatriotes. Après les hommes de médias, le ministre des Affaires étrangères s’est en effet attaqué à une partie de l’élite tunisienne. 
Autre question, quelle est l’évaluation du chef du gouvernement pour ce ministre qui ne connaît pas la longueur des cotes tunisiennes et qui pense que la capitale turque est Istanbul et non Ankara. 

Concernant l’évaluation, Hamadi Jebali a botté en touche faisant remarquer qu’il ne peut pas donner son avis sur un ministre en dehors du cadre classique habituel. Donc au palais du gouvernement. 
Quant aux critiques dans les médias étrangers, M. Jebali a désapprouvé totalement ces pratiques. Selon lui, et en règle générale, un ministre se doit de respecter les réserves d’usage dus à son rang et n’a pas à dénigrer quiconque, quel que soit le lieu. Ceci est aggravé par le fait que ce dénigrement s’opère dans des médias étrangers. Hamadi Jebali a promis de prendre les dispositions nécessaires pour que cela cesse. 

Interrogé sur les piètres prestations de certains ministres et la nécessité de rectifier le tir, Hamadi Jebali a acquiescé. Est-ce que cela veut dire qu’il y aura un remaniement ? Le chef du gouvernement a brillé par son sourire évasif évitant de répondre par la positive, sans toutefois écarter cette possibilité. 
Il y aura vraisemblablement donc un remaniement, mais on ne saura pas qui va-t-il toucher et quand. 
Samir Dilou, présent, l’a interrogé si les ministres d’Ennahdha pourraient aussi être touchés par un changement s’il s’avère qu’ils sont incompétents. La réponse de M. Jebali a été : « oui, et je commencerai par eux ! ». 
Nous y reviendrons dans notre une qui sera en ligne ce soir à 20 heures. businessnews

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Le gouvernement présente son programme économique à l'Assemblée

 

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a remis mardi à l'Assemblée constituante le projet de loi de finances complémentaires de son gouvernement, qualifié de "programme ambitieux" et qui s'appuie sur une prévision de croissance de 3,5 % en 2012, a constaté l'AFP.

 

La loi de finances complémentaires a été remise au président de l'Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar et sera soumise à l'approbation des députés la semaine prochaine en séance plénière, après avoir été examinée en commission.
"C'est un programme ambitieux dans lequel nous avons essayé d'optimiser tous les moyens financiers dont nous disposons", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice Nourredine Bhiri, qui accompagnait le Premier ministre.

 

Un milliard de dinars (environ 500 millions d'euros) seront consacrés au développement régional, a précisé M. Bhiri, qui a confirmé que le gouvernement tablait sur une prévision de croissance du PIB de 3,5% en 2O12 (contre -1,8% en 2011).

 

"Nous comptons sur la motivation des hommes d'affaires tunisiens et étrangers pour contribuer à relancer la croissance et résorber le chômage (dont le taux frôle les 19%, ndlr)", a poursuivi M. Bhiri, en évoquant aussi la création de "25 à 30.000 postes dans la fonction publique".
Il a déclaré que le gouvernement comptait également sur l'immigration tunisienne à l'étranger, "en Europe, dans le Golfe, et surtout en Libye" pour dynamiser la croissance et réduire le chômage.
Selon le quotidien La Presse, le nouveau budget de l'Etat est en augmentation de 21,8% par rapport à 2011. La dette publique du pays devrait se situer aux alentours de 45,9% du PIB contre 44,5% en 2011 et 40,5% en 2010, selon le quotidien.lesechos

 

 

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L’Etat islamique reporté sine die

Dans une interview publiée hier par le quotidien tunisien El Chourouk, le leader d’Ennahda, Rached Ghannouchi, a confirmé le respect des promesses électorales et «pas seulement parce que notre programme ne vise pas l’application de la charia, mais aussi à cause d’autres arguments fondamentaux, comme les expériences d’autres pays et la compréhension inexacte de la charia actuellement», a-t-il souligné.

Ghannouchi cite les exemples du Soudan, de l’Afghanistan et de l’Algérie où, selon lui, les expériences ont soit échoué, soit conduit à la division des populations. La décision adoptée à plus des deux tiers de ses membres, le majliss echoura (conseil consultatif) d’Ennahda a opté pour le maintien du caractère civil de l’Etat. La décision annoncée le 26 mars, lors d’une conférence de presse tenue par Ghannouchi, a fait le buzz toute la semaine. L’article 1 de la Constitution de 1959 stipule en effet que «la Tunisie est un Etat libre indépendant et souverain, sa religion est l’islam, sa langue l’arabe et son régime la République». Ghannouchi renonce à la charia et c’est toute la Tunisie qui respire. La question a en effet concentré sur elle toute l’actualité politique et attisé les clivages entre islamistes et laïques «au point que le pays a failli être divisé», a regretté le président du mouvement islamiste, majoritaire.

Le 16 mars dernier, des islamistes, à leur tête les salafistes, ont manifesté par milliers, exigeant l’abolition de la Constitution actuelle et l’application de la charia. Quatre jours plus tard, des dizaines de milliers de militants démocrates sont descendus dans la rue pour forcer la troïka (les trois partis dominant l’Assemblée constituante, gouvernement et présidence) de respecter leurs engagements électoraux et protéger les acquis démocratiques arrachés grâce à la révolution de janvier 2011 et, surtout, maintenir le caractère civil de l’Etat. Reste à savoir si, avec cette position, Ennahda fait preuve d’une adhésion sincère aux principes démocratiques ou bien cache son jeu et préfère inscrire ses objectifs sur le long terme en visant l’islamisation des Tunisiens avant d’imposer des lois conformes à son projet de société.

«Nous pensons que le processus démocratique ne peut réussir sans un consensus avec l’élite. [...] Et si on veut qu’une Constitution soit durable, elle doit se baser sur un large consensus», déclare encore Ghannouchi. Ce dernier et beaucoup parmi ses cadres ont bien appris à faire de la politique. Comme chat échaudé craint l’eau froide, Ghannouchi a bien retenu la leçon algérienne et les erreurs de l’ex-FIS. Beaucoup parmi les leaders démocrates l’ont compris et ne se fient guère à l’eugénisme discursif de leur adversaire d’Ennahda. Les initiatives se multiplient d’ailleurs dans le camp démocratique pour rattraper les erreurs de l’élection législative d’octobre 2011. Hier, trois partis politiques de gauche, parmi les plus respectés, ont annoncé la décision de se fondre dans un nouveau parti de coalition : «La Voie démocratique et sociale». Le parti Ettajdid, le Parti du travail tunisien (PTT) et des personnalités du Pôle démocratique moderniste (PDM) ont décidé de fusionner en effet à l’issue de la convention nationale constitutive ouverte samedi dernier.

Quelques jours auparavant, l’ancien Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, a réussi un meeting populaire spectaculaire à Monastir, ville natale de Habib Bourguiba, en rassemblant les forces centristes et démocratiques dans l’objectif de lancer une alternative de salut devant ce qui est qualifié de danger islamiste. Cette bipolarisation de la vie politique s’est imposée aux Tunisiens depuis que les islamistes ont le vent en poupe et tentent d’occuper l’espace public profitant de la panne d’imagination du gouvernement et d’un laxisme, qu’on dit, délibéré, à leur égard. Quoi qu’il en soit, après une léthargie de quelques mois, la scène politique semble s’animer de nouveau chez nos voisins et chaque jour comporte son lot d’événements qui risquent d’être déterminants pour l’avenir du pays. elwatan

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
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