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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 04:03

L’imam salafiste de la mosquée Al Nour traite Ennahdha de « mécréants » et appelle au jihad

Nasreddine Aloui, nouvel imam de la mosquée « Al Nour », à Douar Hicher, nommé suite au décès de l’ancien imam lors d’affrontements ayant opposé  des membres du courant salafiste aux forces de l’ordre, mardi 30 octobre 2012, a appelé au jihad contre les « mécréants (Ennahdha, ainsi que de nombreux autres partis politiques) qui veulent gagner les prochaines élections en éliminant les salafistes ». Il a également accusé les membres d’Ennahdha d’être sous les ordres de Washington.


Lors d’une intervention sur la chaine Attounissiya, aujourd’hui, jeudi 1er novembre 2012, l’imam salafiste s’est adressé au ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh en brandissant son linceul à l’antenne et en appelant les jeunes du mouvement salafistes à préparer les leurs afin d’entamer le jihad. « Le ministre de l’Intérieur ainsi que les hauts dirigeants d’Ennahdha ont pris pour Dieu les Etats-Unis qui établissent leurs lois et rédigent leur Constitution », a-t-il déclaré. businessnews

 

 

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Les événements de Douar Hicher en débat !  Parmi les invités, le ministre de l’intérieur et le nouvel imam de la mosquée Al Nour 

Partie I

Partie II

Partie III

 

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Les salafistes défient les autorités

 Les salafistes tunisiens de plus en plus virulents.

La classe politique tunisienne appelle à plus de vigilance contre les salafistes, alors que les forces de sécurité prévoient un rassemblement aujourd’hui.


La tension est montée d’un cran, avant-hier soir, entre les salafistes et les forces de l’ordre à Douar Hicher (banlieue populaire de Tunis) suite au décès par balle du muezzin de la mosquée Ennour, Aymen Adouani, pendant l’attaque d’un poste de police.

Policiers et salafistes ne cessent de s’affronter à Douar Hicher depuis l’agression, dans la nuit de samedi à dimanche derniers, du chef de l’unité de la sécurité publique de la Manouba, le commandant Wissem Ben Slimane, qui essayait, avec son unité, de mettre fin à des altercations entre un groupe de salafistes et des vendeurs illicites d’alcool près de la mosquée Ennour, connue pour la tendance rigoriste de ses adeptes.

Le commandant Ben Slimane a été grièvement blessé à la tête par un objet tranchant, pouvant être, selon les médecins, une hache ou une épée. Depuis, les confrontations ne se sont pas arrêtées entre salafistes et forces de l’ordre. Suite à l’agression du commandant Ben Slimane, le ministère de l’Intérieur a affirmé que nul n’est au-dessus de la loi et a ouvert une enquête ayant abouti à l’arrestation, avant-hier, du dénommé Saddam, l’un des agresseurs présumés du commandant grièvement blessé. Cette arrestation a été opérée au village de Nefza, à 50 km de la frontière algérienne. Elle n’était pas du goût des salafistes, qui ont manifesté leur refus par une attaque, dans la soirée d’avant-hier, contre deux postes de la garde nationale à Douar Hicher et à la cité voisine Khaled Ibn Walid.

 

Saddam, le facteur déclenchant

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, cette attaque a été menée par plusieurs dizaines de salafistes armés de gourdins et de sabres. «Les assaillants ont usé de cocktails Molotov et ont obligé les forces de l’ordre à ouvrir le feu en usant de l’artillerie vive, ce qui a engendré le décès du muezzin de la mosquée Ennour, fief des salafistes», a poursuivi M. Tarrouche. Une deuxième personne serait également décédée lors des affrontements, selon des sources salafistes.


Dans un point de presse tenu hier après-midi, le ministre de l’Intérieur, Ali Laâreyedh, a sollicité les forces de l’ordre pour «ne plus communiquer de manière anarchique avec les médias afin d’éviter la désinformation».

Le ministre a reproché aux médias «d’avoir parlé de trois blessés parmi les forces de l’ordre, alors qu’ils n’étaient que deux seulement». Depuis ces incidents, la tension est à son paroxysme dans la zone de Douar Hicher et les cités voisines. «Le dispositif sécuritaire rappelle celui, costaud, installé devant l’ambassade de France suite aux caricatures de Charlie Hebdo, non celui du 14 septembre devant l’ambassade des Etats-Unis», explique la journaliste Imane Abderrahmane. «Il est clair que le ministère de l’Intérieur ne veut absolument pas que ça déborde. Les brigades sont à des kilomètres de la zone chaude», ajoute la journaliste. 

 

Des sabres et des haches

Suite à ces incidents, les forces de l’ordre ont prévu, aujourd’hui de 10h à 11h, un rassemblement de protestation d’une heure devant le siège du ministère de l’Intérieur ainsi que les postes et districts de la sécurité dans les régions par le Syndicat national des forces de sécurité intérieure et l’Union nationale des syndicats des forces de sécurité tunisienne. «Ce mouvement de protestation intervient en réaction à la passivité surprenante des pouvoirs exécutif et législatif dans la lutte contre les attaques directes et méthodiques» qui prennent pour cible les agents de l’ordre et leurs familles, selon un communiqué commun publié hier par les deux syndicats, appelant à une réunion d’urgence du Conseil supérieur des forces de sécurité intérieure pour examiner la situation sécuritaire face aux agressions répétées contre les agents de l’ordre.La classe politique appelle, elle aussi, à plus de vigilance contre les salafistes.


«C’est le résultat du laisser-aller avec les dépassements de ces salafistes, adopté par le ministère de l’Intérieur durant près de deux ans», déplore le porte-parole d’Al Massar, Samir Taïeb. elwatan


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Excédés par les agressions de salafistes, des policiers exigent de pouvoir riposter

Ces derniers jours, les affrontements en banlieue de Tunis entre policiers et salafistes ont fait deux morts côté manifestants et deux blessés graves côté forces de l'ordre. Les policiers s'estiment de plus en plus visés par ces violences, sans que leur hiérarchie leur permette de riposter de façon adéquate. Ce jeudi 1er novembre, deux cents d'entre eux ont donc manifesté le ministère de l'Intérieur.

Les policiers tunisiens ont manifesté, jeudi 1er novembre, devant le ministère de l'Intérieur à Tunis.

Scène inédite en Tunisie : devant le ministère de l'Intérieur, des policiers, si puissants sous Ben Ali, manifestent contre les violences dont ils se disent victimes.

Samedi soir, deux d'entre eux ont été grièvement blessés à l'arme blanche dans des affrontements avec de jeunes salafistes. Les manifestants dénoncent la passivité de leur ministre issu du parti Ennahda face à ces groupes.

« Oui, je parle des salafistes », déclare l’un d’eux. « Ces groupes sont en train de se multiplier, ils sont en train de se renforcer, de gagner du terrain. Il faut les éliminer le plus tôt possible. Nous avons les moyens. Le ministre, lui, nous dit non, il dit qu'il faut être patient. Mais qui garantira qu'ils ne se multiplieront pas ? Ils se sont déjà multipliés. »

Depuis la révolution, la police, ancien bras armé de la dictature, régulièrement accusée de violation des droits de l'homme, est appelée à plus de pondération. Mais face à la multiplication des incidents, les manifestants demandent un allégement des procédures pour faire usage plus facilement de la force.

« Lorsqu'une personne attaque mon commissariat, je dois prendre mon temps pour réfléchir, faire des théories, évaluer la situation. Les assaillants arrivent avec un sabre pour me tuer et moi j'ai des balles dans la main, je fais quoi ? Je croise les bras pour faire plaisir à X ou Y ? Non ! Je dois me défendre, c'est la loi ! »

Ce policier évoque les violences de samedi avec les salafistes, en banlieue de Tunis. Elles ont coûté la vie à deux jeunes religieux tombés sous les balles de la police pendant l'attaque d'un commissariat.rfi

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
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