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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 05:32

 

 

  • «Si les médias vont mal, la démocratie va mal!»


  • La mobilisation était à son comble, ce matin du 9 janvier 2012.  Les journalistes n’ont pas manqué à l’appel du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) lancé le 7 janvier 2012 pour un mouvement de protestation à La Kasbah, devant le siège du Premier ministère.

     

    • Les dernières nominations à la tête des médias publics auraient été une surprise pour le syndicat mais aussi l’Instance nationale de réforme des médias, y voyant une consécration des anciennes pratiques. Loin des personnes nommées elles-mêmes, les professionnels du secteur dénonce la mainmise du gouvernement sur les médias.

       

      «On veut consacrer l’idée de médias gouvernementaux. Il n’y en a pas. Il y a des médias publics qui ne devraient jamais être au service du gouvernement», lance Jawher Ben Mbarek, représentant de la liste «Destourna» et professeur de droit constitutionnel.

      Sur les ondes de Shems Fm, Néjiba Hamrouni, présidente du SNJT, a même évoqué l’éventualité d’une grève générale dans le secteur si le gouvernement ne révise pas les nominations qu’il a annoncées samedi dernier.

      Pour Ridha Kéfi, membre de l’Instance nationale indépendante  pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC), «il est hors de question qu’on revienne en arrière, avec des médias contrôlés par le pouvoir exécutif, victime de la censure et de manipulations». Et d’ajouter en substance que ces nominations montrent la volonté du gouvernement à avoir une mainmise sur les médias publics, ce qui est très dangereux, selon lui. «Ce que nous demandons est que le gouvernement révise sa décision, consulte les représentants du secteur que ce soit le SNJT ou l’INRIC», précise M. Kéfi.

      De son côté, Ahmed Bennour, porte-parole d’Ettakatol, estime que les médias doivent être indépendants du pouvoir exécutif. «La bonne santé de la démocratie dépend des médias. Si les médias vont mal, la démocratie va mal». Il affirme qu’il faut être solidaire avec ce mouvement de protestation, dénonçant la façon avec laquelle le gouvernement a procédé aux nouvelles nominations.

      Mais ce mouvement n’a pas manqué de provoquer la hantise de certains pro-gouvernement –pour ne pas dire des nahdhaouis– qui se sont acharnés à traiter les médias de tous les mots. Ils dénoncent le parti pris de certains médias contre le gouvernement.

      source webmanagercenter

       

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      Vers une grève générale des journalistes en Tunisie ?



       

      nejiba-hamrouniLes journalistes ont manifesté leur mécontentement, ce lundi 9 janvier, dès 10h du matin, sur la place de la Kasbah. Pour Néjiba Hamrouni, la présidente du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), le gouvernement doit revenir sur sa décision, sur les nouvelles nominations des responsables à la tête des médias publics.


      Certains noms exerçaient des pressions sur les journalistes pour les empêcher de faire leur travail. Et voici qu’on les retrouve à la tête des médias publics.


       «Nous pourrons même, si le gouvernement ne tient pas compte de notre point de vue, appeler à la grève générale des journalistes» a souligné la présidente du SNJT sur les ondes de Shems FM, ce lundi 9 janvier. Après avoir précisé que : «Les médias doivent refléter la diversité de l’opinion publique et non celle d’une majorité ou d’une minorité politique». Regrettant au passage la persistance de «la confusion entre médias publics et médias gouvernementaux». Et selon Mme Néjiba Hamrouni, «le problème, c’est que la confusion persiste visiblement au niveau du gouvernement».


      Reste maintenant à savoir si le gouvernement va reculer devant le tollé généralisé, et la pression exercée par les professionnels des médias. Le cas échéant, les responsables d’Ennahdha qui reprochaient déjà aux journalistes leurs  «attaques», risquent de devoir faire face à des critiques encore plus virulentes. 

      Walid B.S

      source com/culture-

       

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      Colère des journalistes; les «barbus» réagissent

       

      «Non au retour aux pratiques de contrôle, de censure et de soumission au diktat politique»

       Contre-manifestation  des partisans d’Ennahdha  qui scandaient  «Par nos âmes, par notre sang nous  défendrons Hamadi Jebali»


       Le gouvernement fait machine arrière concernant la nomination  des rédacteurs en chef

       Abderrazek Kilani,  ministre délégué auprès du chef du Gouvernement, chargé de la relation avec l’Assemblée constituante, promet de transmettre les réserves émises par les journalistes sur les nominations aux postes administratifs au Premier ministre.



       

      Plusieurs centaines de journalistes ont participé, hier devant le palais du gouvernement à place La Kasbah, à un rassemblement de protestation  contre les  récentes nominations   à la tête des principaux médias publics  sans concertation préalable avec les parties concernées  ainsi que contre les atteintes  à la liberté de la presse. Lors de ce rassemblement organisé à l’appel du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), les professionnels des médias ont dénoncé un « retour aux pratiques de contrôle, de censure et de soumission au diktat politique ». «Vous, les rétrogrades,  ôtez  votre  main mise sur la presse! », «La presse est publique et elle n’est pas gouvernementale », «Non à la peur, non à la terreur, le pouvoir est au peuple», scandaient les manifestants, dont le nombre a dépassé 600 personnes.

       

      Les protestataires parmi lesquels figuraient des représentants de la société civile, des avocats et  des dirigeants de partis politiques ont également dénoncé les agressions commises par les forces de l’ordre contre les journalistes. Ils ont, par ailleurs, estimé que les médias doivent constituer un pouvoir à part entière et non pas le porte-voix du gouvernement ou encore des partis vainqueurs des élections de l’Assemblée constituante. « Le peuple veut des médias indépendants », « ni le Qatar, ni les Etats-Unis, la presse est libre », « le gouvernement est provisoire, mais la liberté est éternelle», pouvait-on notamment lire sur les banderoles agitées par les protestataires. «Nous lançons un cri d’alarme après la multiplication des exactions et des agressions  contre des journalistes et nous dénonçons aussi les récentes nominations inappropriées à la tête des médias, sans prendre l’avis des instances spécialisées», a déclaré Néjiba Hamrouni, la présidente du Syndicat National des Journalistes Tunisiens.  Et d’ajouter : « nous sommes choqués de voir des symboles de la corruption de l’ancien régime qui avaient contribué à la répression des journalistes, couronnés aujourd’hui par le nouveau gouvernement».



      Contre-manifestation


      Juste en face du rassemblement des journalistes, une centaine de  citoyens, parmi lesquels figuraient de nombreux hommes barbus et des femmes voilées, ont organisé une contre-manifestation pour soutenir les choix du gouvernement. Ils ont notamment réclamé  la neutralité de la presse, accusant les journalistes d’être proches des partis de gauche. « Les pions du régime d’hier sont devenus aujourd’hui des révolutionnaires », «par nos âmes, par notre sang nous  défendrons Hamadi Jebali», «Non à la discorde et à la gabegie au nom de la liberté de la presse», scandaient-ils.

      Quelques accrochages ont eu lieu entre les journalistes protestataires et les organisateurs de la contre-manifestation, qui se présentaient comme des sympathisants du mouvement islamiste Ennahdha. Les deux camps qui brandissaient haut et fort des slogans qui se ressemblaient parfois comme la liberté de la presse et la neutralité des médias ont été séparés par des barrières et des cordons policiers.


      Le Premier ministère avait annoncé  samedi dernier plusieurs nominations à la tête des principaux médias publics mais aussi à des postes de rédacteurs en chef. Ces nominations ont notamment concerné l’agence Tunis Afrique (TAP), les journaux La Presse et Assahafa, et les deux chaînes nationales de télévision. Ces nominations ont aussitôt entraîné les protestations d’organisations professionnelles qui dénoncent, dont le Syndicat National des jouranlistes Tunisiens , l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric) et le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse.

      Avant même ces nominations, le SNJT avait appelé à un rassemblement  pour protester contre les agressions  commises par les forces de sécurité contre les journalistes et les diverses atteintes contre la liberté de la presse, dont les menaces proférées par des groupes salafistes contre les journalistes du quotidien « Le Maghreb » suite à la publication d’une enquête sur la mouvance salafiste en Tunisie et le silence du gouvernement face à la prise en otage de la radio religieuse Ezzeïtouna par des parties qui refusent la nomination de l’universitaire Ikbal Gharbi à la tête de cette radio. 




                  


      Annulation des nominations des rédacteurs en chef


      Le gouvernement a  fait machine arrière, hier,  concernant la nomination  des rédacteurs en chef dans les médias publics. « Le gouvernement a renoncé aux nominations des rédacteurs en chef annoncées récemment », précise Néjiba Hamrouni, présidente du SNJT, indiquant qu’ «il s’agit là d’un premier pas positif mais qui reste insuffisant pour garantir la liberté de la presse».

      Cette décision a été prise lors d’une réunion tenue hier au palais du gouvernement à La Kasbah entre les membres du Bureau exécutif du syndicat et le ministre délégué auprès du chef du Gouvernement chargé de la relation avec l’Assemblée Constituante, Abderrazak Kilani. Ce dernier a également promis aux membres du Bureau exécutif du SNJT de transmettre les réserves émises par les journalistes sur les nominations aux postes administratifs au Premier ministre, Hamadi Jebali.


      Lors de cette réunion tenue juste après le rassemblement des journalistes en présence de Ridha Kazdaghli, chargé de communication au Premier ministère, le syndicat des journalistes a, par ailleurs, réclamé l’entrée en vigueur du nouveau Code de la presse et du décret-loi portant organisation des médias audio-visuels et l’ouverture immédiate d’une enquête sur les agressions perpétrées par les forces de l’Ordre contre les journalistes.


                


      L’Association Nationale des Jeunes Journalistes rejette «catégoriquement» la politique de désignation à la tête des établissements médiatiques


      L’Association Nationale des Jeunes Journalistes (ANJJ) a exprimé «son rejet catégorique de la politique de désignation dans le secteur de l’information», une politique qui «reflète clairement la poursuite du même régime dans le pays».

      L’ANJJ considère, également, dans un communiqué rendu public dimanche, que l’adoption de cette politique de désignation «ne date pas d’aujourd’hui», mais a démarré au lendemain du déclenchement de la Révolution tunisienne, le 14 janvier 2011, avec la création de l’Instance Nationale pour la Réforme de l’Information et de la Communication (INRIC) et l’imposition de sa composition sans consultation des gens du métier.»


      L’Association réaffirme, à ce propos, son soutien du sit-in auquel avait appelé le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), her matin, devant le siège du Premier ministère, relevant que «la lutte pour la liberté de la presse ne se limite pas au seul volet des désignations, mais passe impérativement par l’amélioration des conditions du travail du journaliste, la facilitation de l’accomplissement de ses fonctions et la promotion de sa situation professionnelle.»

      Le Premier ministère avait annoncé, samedi, de nouvelles nominations à la tête des établissements médiatiques publics, à savoir l’Agence Tunis-Afrique Presse (TAP), la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition (SNIPE) et les journaux «La Presse» et «Essahafa», et l’Etablissement de la Télévision Tunisienne.


      source letemps






     

 

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بيان التكتل على اثر تعيين مسؤولين في مؤسسات عمومية


على اثر تعيين مسؤولين في مؤسسات عمومية بقرار من السيد رئيس الحكومة دون الرجوع بالاستشارة إلى الهيئات المعنية بقطاع الإعلام يعبر حزب التكتل الديمقراطي من اجل العمل و الحريات عن تضامنه المطلق مع كل الصحفيين  و العاملين بمؤسستي التلفزة الوطنية و جريدة لابراس و يضم صوته إلى كل المواطنين و المواطنات الغيورين على حرية التعبير.

و يدعو حزب التكتل الحكومة إلى مراجعة قرار التعيينات و اعتماد مبدأ التشريك في القرار بالرجوع إلى الهياكل المنتخبة من قبل الإعلاميين.

و يؤكد حزب التكتل على تمسكه المطلق بمبدأ حرية الإعلام و بمبدأ استقلالية السلطة الرابعة عن السلطة التنفيذية و كذلك الدفاع عن حياد المؤسسات الإعلامية العمومية و استقلاليتها حتى تكون بعيدة عن أي تدخل أو وصاية.
محمد بنور

الناطق الرسم

-التكتل-على-اثر-تعيين-مسؤولين-في-مؤ/source 

 

 

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