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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 06:52

Attaque du siège de la chaîne privée Al Hiwar


Les locaux de la chaîne de télévision privée Al Hiwar Ettounissi ont été saccagés hier soir. La police technique du district de la Manouba est sur l’enquête.

 

Selon Aymen Rezgui, responsable à Al Hiwar Ettounissi, la caméra de surveillance a été arrachée et il y a eu entrée par effraction. «Les locaux ont été saccagés et les portes ont été cassés», a-t-il dit à Kapitalis. Et d’ajouter qu’il y a eu  des vols de PC et autres appareils d’enregistrement. «Il s’agit d’un message. Des croix étaient griffonnés un peu partout».

Il y a deux jours, les journalistes de la chaîne ont été agressés par des barbus à Moncef Bey alors qu’ils filmaient l’incendie qui a ravagé des boutiques d’électroménagers.

Les journalistes de la chaîne dans les régions ont été à plusieurs fois menacés par des extrémistes. «Il y a eu comme une campagne contre l’équipe. Nous sommes menacés sur Internet par des extrémistes. Nous avons quelques enregistrements vidéo avant que la caméra de sécurité ne soit arrachée. Nous attendons les résultats de l’enquête de la police technique pour identifier les auteurs des dégradation», a ajouté M. Rezgui. kapitalis

 

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Les salafistes multiplient les coups d'éclat

 

Postes de polices incendiés, débits d'alcool attaqués: les salafistes radicaux, pourtant très minoritaires en Tunisie, multiplient les coups d'éclat et provoquent l'inquiétude de la société civile qui s'interroge sur l'absence de réaction des autorités.

 

Les actions des groupes salafistes, spectaculaires et destinées à marquer les esprits, se sont enchaînées ces 10 derniers jours. Le week-end dernier à Sidi Bouzid (centre), ils intimaient aux propriétaires de points de vente d'alcool de fermer, et devant le refus de ces derniers, ont incendié un établissement.

 

Samedi, ils s'en sont pris à des postes de police et ont attaqué des bars dans plusieurs localités du gouvernorat de Jendouba (nord-ouest). Armés de bâtons ou de sabres, criant "Allahou Akbar", les "barbus", qui, selon certaines sources, comptent dans leurs rangs de nombreux jeunes désoeuvrés ou voyous recrutés pour "casser", effrayent et sèment la panique.

Ils sont pourtant très minoritaires en Tunisie: les chercheurs les estiment à une petite dizaine de milliers, et leur meeting annuel dimanche dernier à Kairouan (centre), qui se voulait une démonstration de force, n'a rassemblé que quelques milliers de personnes.

Mais leur capacité de nuisance, ainsi que le passé jihadiste de certains de leurs leaders, inquiète. Le chef de file du mouvement Ansar Al Charia (parmi les plus radicaux), Seif Allah Ben Hassine, alias Abu Yiadh, a combattu en Afghanistan et a été inscrit en 2002 sur une liste de l'Onu des personnes ou groupes liés à Al-Qaïda. Condamné à plus de 60 ans de prison par le régime Ben Ali, il a bénéficié de l'amnistie après la révolution.

 

"Des groupes violents hors la loi propagent la terreur", a mis en garde vendredi le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (Ltdh), Abdessatar Ben Moussa, à l'occasion du 35e anniversaire de son organisation.

 

Ils "agressent physiquement et moralement des femmes, des intellectuels, des journalistes, des créateurs, des syndicalistes, des politiciens ainsi que des militants des droits de l'Homme", a-t-il énuméré, tandis que son prédécesseur Mokhtar Trifi estimait qu'ils "menaçaient les libertés en Tunisie".

 

Sans compter l'impact possible sur le tourisme, admis la semaine dernière par le ministre du Tourisme Elies Fakhfakh, qui s'est inquiété de "l'image fausse et agressive" qui pouvait être véhiculée.

 

Le gouvernement désarmé ?

 

Le président d'honneur de la Ltdh Mokhtar Trifi a appelé vendredi à l'"application de la loi" aux salafistes, alors que des personnalités de la société civile ou de l'opposition dénoncent régulièrement "l'impunité" dont ils jouissent et le "laxisme" du gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahda.

 

"Le gouvernement serait-il désarmé face aux salafistes ?" s'interrogeait dimanche le quotidien Le Temps, critiquant "le décalage criant entre les paroles et les actes".

En début de semaine, le ministre de la Justice Nourredine Bhiri a assuré que "la promenade" était terminée pour les salafistes et que "ceux qui dépassent les lignes rouges" seraient "punis".

Mais le journal La Presse, qui titrait en une dimanche "L'Etat défié", évoquait "le laxisme des autorités, pour ne pas dire la faiblesse".

Le parti Ennahda, tiraillé entre faucons et colombes, fait très attention à ne pas s'aliéner sa base, dont une grande partie est proche de la doctrine salafiste, rappelait récemment à l'AFP le chercheur Alaya Allani, spécialiste des mouvements islamistes au Maghreb.
Le congrès du parti, prévu en juillet, permettra peut être l'adoption d'une ligne plus claire, ajoutait-il.

 

En attendant, les salafistes continuent à occuper le devant de la scène. Et alors que certains sur twitter ou facebook n'hésitent pas à évoquer le spectre d'une "guerre civile", d'autres s'indignent que les "vrais problèmes de la Tunisie", le chômage et la crise économique et sociale, soient totalement éclipsés par la question salafiste. Jeuneafrique

 

 

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Les Tunisiens ont peur, le peuple tunisien est inquiet

 

Peur de la voie sans issue dans laquelle le Gouvernement de la Troïka , sous la domination d’Ennahdha , persiste à engager le pays, jour après jour.

Peur des annonces et déclarations faites par ses facteurs, les présidents de l’Assemblée constituante et de la République.

Inquiets pour l’avenir, car ils constatent qu’Ennahdha, incapable de les rassembler, elle cherche à les opposer, à les diviser (pour mieux régner ?) entre musulmans (ses partisans) et mécréants (tous les autres).

Inquiets, car jour après jour, des violences et des provocations sont commises par des groupes, on parle de milices, ciblant des intellectuels, des journalistes, des membres de l’opposition les empêchant de s’exprimer ou d’exercer leur droit de grève ( Zied Krichène, Hamadi Rdissi, Jaouhar Mbarek, Maya Jéribi… ) des femmes, des libraires , l’UGTT…

Des menaces sont proférées, des tentatives ici et là pour appliquer la charia (attaque des bars, tentative de couper la main à une personne accusée de vol à Jendouba …) la situation se tend et la paix civile est menacée, tout cela devant une passivité complice du Gouvernement.

Inquiets, parce que préservation et développement des libertés publiques et privées, de l’esprit de tolérance, et de l’État civil demeurent des promesses …non tenues et à la place, c’est un climat délétère, de suspicion et de stigmatisations qui s’instaure (procès de journalistes, harcèlement et atteinte à leur intégrité physique, atteintes au droit de grève, assimilé à une activité politique qu’il faut combattre en faisant appel à des «partisans du pouvoir».

l’UGTT est accusée de servir les intérêts des contre révolutionnaires, tout opposant au Gouvernement, partis, associations, fait partie soit des résidus du régime déchu, soit des alliés objectifs des contre révolutionnaires, elle s’oppose à la volonté du peuple, il s’oppose à la réalisation des objectifs de la Révolution (A. Lariadh)

Inquiets, parce que tous ces interdits leur font craindre (aux tunisiens) un retour vers des heures funestes.

Inquiets, car jour après jour Ennahdha se dévoile et peine à maintenir une façade modérée et son discours sur son choix pour un État civil n’est plus crédible (même si elle donne l’impression de lâcher du lest devant la pression de la société civile) et son projet de transformation de la société prend forme, en effet, elle cherche à changer notre société, notre mode de vie, attenter à nos libertés et à nos acquis.

 

La main mise sur les rouages de l’État

 

Elle s’acharne à procéder à une opération de destruction méthodique, insidieuse et subtile des acquis de modernité, de tolérance et de liberté, nous séparer de nos enfants disent ils (dixit Mourou) est ce pour en faire des fanatiques, rétrogrades et intolérants ou des kamikazes au service de causes (Syrie,Irak…) voulues et programmées ailleurs par Qaradhaoui, et autres Émirs des pays du golfe ?

Inquiets, parce qu’au prétexte fallacieux de réformer et d’assainir, l’objectif, en cours de réalisation, est de mettre la main et de contrôler les secteurs clefs de l’administration et des institutions publiques.

En effet, jusqu’ici, les seules «réformes» opérées et parfois en catimini, se résument en la nomination de parents, amis et apparatchiks dans les administrations et les institutions publiques (en dépit des règlements et lois en vigueur), non pas sur la base de la compétence et de l’expérience mais uniquement sur la base de l’allégeance et l’appartenance aux partis de la troïka et surtout à celui d’Ennahdha (21 gouverneurs sur 24, 40 délégués, les PDG des entreprises les plus importantes…).

Ces nominations confirment les appréhensions et soupçons que le seul objectif poursuivi est celui de la maîtrise des rouages de l’État en vue des prochaines élections. (Le ministre du Sport a d’ailleurs annoncé qu’Ennahdha serait au pouvoir au moins jusqu’en 2017)

Ce qui se passe actuellement avec la télé et les radios nationales entre dans ce cadre, l’objectif étant de contrôler ces médias et d’en faire un outil de propagande.

De même pour la destitution du directeur général de l’INS (parce qu’il a donné des chiffres qui ne plaisent pas) – c’est comme si casser le thermomètre faisait disparaître la fièvre !- ou celle de l’OTC et président de l’ACEP (association des chefs d’entreprises publiques) on le destitue parce que, coupable d’appeler au respect de la loi et à la concertation, lors de la nomination des hauts cadres de l’administration, le prochain serait ce le Gouverneur de la BCT ?

Inquiets, parce que ils réalisent que c’est une politique voulue, conçue et planifiée pour mettre au pas l’administration et tous les autres pouvoirs (les médias, la justice, les juges et les avocats) selon un schéma bien rodé : On accuse les concernés d’être corrompus, (nous détenons des listes) ou d’agir au profit d’agendas politiques de l’opposition, on sort au besoin les nervis de service pour harceler, intimider puis agresser, ou on crée des problèmes /diversions pour détourner l’attention du peuple.

Les salafistes à l’université de la Manouba, tantôt c’est l’importation de prédicateurs aux discours obscurantistes semant « la fitna », une autre fois c’est la profanation du drapeau, un sit-in devant la maison de la télévision nationale ou l’Assemblée Constituante réclamant la privatisation des médias publics ou l’application de la chariaa, ou l’interdiction aux « destouriens » de se présenter aux prochaines élections.

Le ministre des Domaines de l’État S.Hmidane insulte tous ceux qui ont travaillé sous l’ancien régime et les menace de les pendre s’ils ne se taisent pas, au même moment son adjoint N.Hnène s’érige, au mépris de la loi, en inquisiteur veut faire passer la liste des personnes dont les biens seront confisqués de 175 à au moins 2000 et de transiger avec ceux qui voudront bien se confesser à lui !!!…) puis vient le tour d’un ministre de donner le ton tantôt c’est Lotfi Zitoune ou Dilou suivi de A.Laraidh (Echaab yourid) puis la sentence finale est donnée par le président Ghanouchi (Radhia allahou Anhou) et on procède aux nominations sans tenir compte ni de la protestation de l’opinion publique ni de celle des administrés.

Il ne faut pas chercher ailleurs, l’origine de ce climat insurrectionnel qui règne dans le pays de Aïn Draham à Gafsa, ce ne sont ni l’UGTT ni l’opposition qui en sont les instigateurs, c’est cette inquiétude quant à leur devenir et la désespérance dans laquelle les plonge l’incurie et l’incompétence du Gouvernement qui en sont la cause.

 

Les attentes du peuple reléguées au second plan face aux priorités du Gouvernement

 

En effet les Tunisiens sont Inquiets, car, fatigués par une année d’une angoissante incertitude, ont vu, dans le retour à une certaine légitimité par les urnes, la fin ou du moins l’allègement de leurs souffrances causées par la précarité, l’insécurité et la peur du lendemain et ont cru que le Gouvernement, comme promis dans la campagne électorale, allait, enfin s’occuper de leurs problèmes urgents, problèmes qui ont été à l’origine de sa Révolution :

• Trouver une solution au chômage qui ne cesse de croître,

• Réduire les inégalités régionales et œuvrer à une meilleure justice sociale dans la répartition des richesses entre les différentes catégories de la population.

• Rédiger une nouvelle constitution (c’est la tâche essentielle pour laquelle ont été organisées les élections du 23 octobre 2011)

Ils constatent, cinq mois après la formation du Gouvernement Jebali et la répartition des postes (les parts du gâteau ?) entre les membres de la Troïka après d’âpres discussions, et 17 mois après la révolution, que la situation n’a pas changé, elle a plutôt empiré!

• Le chômage (surtout celui des diplômés) continue à battre des records 19, 2% contre 10,5% en moyenne dans les pays de l’UMA

• Les prix, surtout ceux des produits alimentaires atteignent des sommets inconnus, l’inflation est passée en un an de 3,5 à 5,5%

• La constituante n’a pas écrit une seule ligne de la future Constitution (l’accueil de Qaradhaoui, et les discussions pour l’amélioration des émoluments des élus sont plus urgents !)

• Le dossier des martyrs et des blessés n’a pas connu l’once d’un progrès – C’est vrai qu’ils ne sont pas membres du parti- le paiement de la compensation due aux militants d’Ennahdha passe avant !

• Le Gouvernement n’a pas fixé de délais, à part des annonces contradictoires des uns et des autres membres de la Troïka, pour les prochaines échéances électorales, ni donner des précisions sur l’organe qui supervisera les élections…)

• Pas de feuille de route (pour la réforme des médias, de la Justice), ni de programme économique et social, pour rassurer les bailleurs de fonds et nos partenaires étrangers et inciter les investisseurs locaux et étrangers.

 

Les apprentis politiques et la logique des controverses

 

Les ministres, incompétents/inexpérimentés pour la plupart, parce que le seul critère retenu pour leur nomination a été le nombre d’année de prison ou le degré de parenté avec le guide Ghannouchi (Radhia Allahou Anhou) sont occupés à régler leur compte avec l’histoire avec un esprit revanchard plutôt qu’à régler les problèmes des citoyens, de caser leurs proches ou d’essayer de détourner l’attention du peuple sur des questions marginales.

Pour le ministre des Affaires Religieuses, la constitution d’un fonds pour le mariage (sic) passe avant de rendre les mosquées à leur fonction première, qui est la prière et non la distillation de la haine et l’appel au meurtre.

Pour le ministre de la Réforme administrative la semaine de cinq jours est une réforme urgente qui ne peut attendre et la gestion de son parti est une tâche prioritaire qui ne peut être déléguée.

Pour le ministre des Droits de l’homme, l’indemnisation des ex-prisonniers, militants de son parti est légitime et urgente, alors que les réponses aux doléances des martyrs et blessés de la Révolution, peuvent attendre, comme l’instauration de la justice transitionnelle.

Pour les ministres chargés de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur, le retour de l’enseignement zeitounien est une ardente obligation et passe avant les réformes que réclame le corps enseignant.

Le ministre des Affaires Sociales, quant à lui, il veut imposer aux couches laborieuses une année blanche au niveau des augmentations salariales alors que les prix connaissent une flambée inconnue à ce jour, quand on sait que les ministres ou ayant rang et attributions de ministres, dont le nombre dépasse 80 bénéficient de 4600D de salaire et d’avantages exorbitants en nature (voitures, essence, femmes de ménage…) et certains cumulent logement et indemnité.

Les élus à la Constituante négocient en catimini l’augmentation de leurs indemnités – pour les faire passer à 4200D- parce que la vie est devenue chère et qu’ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts ! alors le gel des salaires des petits devient une proposition indécente.

 

Le Tunisien et la Loi de Finances complémentaire:

 

Vainement, il attend (le Tunisien) l’ébauche d’un programme, même la Loi des finances complémentaire, qui selon le Gouvernement devait répondre aux aspirations des populations, ne parait pas si « révolutionnaire » qu’il devait l’être. Plusieurs dispositions ne sont que la reprise de celles déjà inscrites dans la Loi de finances élaborée et conçue par le Gouvernement Caïd Essebsi ou pire encore dans les Lois de finances successives prises par le Président déchu. Il en est ainsi pour :

- La non application des dispositions de l’article 43 du Code de l’Impôt,

- L’abandon des pénalités de retard et frais de poursuite en cas de règlement du principal,

- Le soutien fiscal à l’embauche,

- La prise en charge de la quote-part patronale au régime de la CNSS,

- La prise en charge du différentiel entre le taux d’intérêt des prêts et le TMM pour le secteur du tourisme,

- L’abandon de 50 % du principal et l’abandon des pénalités de retard et frais après dépôt de déclarations rectificatives, etc…

Plus grave encore, pour une Loi de finances complémentaire qui se veut être la première Loi de finances post-révolution, voilà que l’on assomme les entreprises par des dispositions complexes, voire inapplicables comme :

– l’inscription des montants exonérés de l’impôt au passif du bilan dans un compte de réserve spéciale (art. 24 et 25 de la Loi de finances complémentaire), chose le plus souvent impossible sur le plan comptable;

– la nouvelle définition donnée au déficit fiscal (art. 37 de la Loi de finances complémentaire);

– le « blocage » par les banques de tout transfert vers l’étranger de peur d’être condamnées à payer, à titre de sanction, 20 % du montant transféré;

– l’augmentation injustifiée du tarif du droit fixe d’enregistrement (art. 43 de la Loi de finances complémentaire);

– l’application avec effet rétroactif d’une disposition contestable tendant à appeler en responsabilité solidaire les dirigeants d’entreprises (art. 51 de la Loi de finances complémentaire);

– etc…

Quant au budget complémentaire pour 2012, comment ne pas s’inquiéter devant certaines données :

1. Un taux de croissance de 3,5 % alors que le MAROC et la TURQUIE n’ont retenu pour 2012 qu’un taux de 3 % pour tenir compte des difficultés et aléas de l’Economie Mondiale.

2. Un pourcentage minoré du déficit budgétaire par rapport au PIB = 6,6% alors que, selon les calculs de la BCT, le déficit doit se situer autour de 8,9 % (6.218 MD et non pas 4.568 MD).

En effet, les autres ressources exceptionnelles et non récurrentes, correspondant au produit des confiscations (1.200 MD) et la contribution volontaire (450 MD), ont été tout simplement assimilées à des ressources normales alors que de toute évidence elles ne le sont pas!

3. Des dépenses imprévues et non affectées qui font, en l’espace de quelques mois, un bond extravagant : 4,1 % du budget initial 2012 à 5,55 % du budget complémentaire 2012.

Mais les inquiétudes ne s’arrêtent pas là, car il en reste une et de taille :

Doit-on croire que le Gouvernement a élaboré un budget complémentaire et une Loi de finances complémentaire juste pour « s’approprier » une réserve générationnelle provenant de la cession de Tunisie Telecom en 2004?

Or, une réserve générationnelle de 1.200 MD ne peut être « consommée » par un Gouvernement et par une même et seule génération, en l’occurrence celle qu’a vécue la cession de Tunisie Telecom.

L’idée n’était-elle pas au départ de réserver cette manne aux générations futures et non pas à celle du moment?? Est-ce normal? Est-ce juste?

La question mérite bien d’être posée!

Inquiet, les tunisiens constatent , que le gouvernement au lieu de chercher à calmer le jeu, à rechercher le consensus, ne cesse d’inventer et de créer des problèmes, de les instrumentaliser pour faire diversion et détourner l’attention du peuple de ses vrais problèmes, que les partis au pouvoir donnent l’impression par leurs agissement et leurs déclarations qu’ils n’ont pas l’intention de se plier aux exigences de l’étape transitoire rompant avec les impératifs du consensus qu’exige la transition, Ennahdha, et ses complices cherchent par tous les moyens, sous couvert de légitimité électorale, à assoir leur pouvoir malgré la résistance et l’âpreté des protestations des régions laissées seules sans encadrement, ni appui ni couverture politique (à part quelquefois des communiqués laconiques des partis d’opposition)

La Tunisie a peur parce que la machine à perdre de l’opposition s’est mise en marche, les partis politiques de l’opposition continuent à s’étriper, sitôt unis sitôt de nouveau divisés, ils restent empêtrés dans leurs querelles intestines et stériles de leadership, au désespoir de la société civile fatiguée de s’opposer , seule, aux partis de la troïka et à leurs affidés, pourtant ce n’est pas la réalisation de miracles qu’il leur est demandé , s’unir autour d’une plate forme minimale, en un Front pour la République, pour la réalisation des objectifs de la révolution. Ce front qui groupera le pôle centriste en gestation (parti joumhouri,et celui de la voie sociale), le pôle des destouriens qui doivent s’ (ré)unir , ce Front doit s’ouvrir à toutes les ONG et associations qui acceptent d’adhérer à cette plate forme.

Mr Béji Caid Essebsi a vocation, de par son prestige et l’autorité morale qu’il a acquise, à les fédérer et à créer la dynamique salutaire à assurer un minimum de coordination, à mon avis si El Béji doit rester au dessus des partis, une référence, un garant

Il est demandé à ces chefs de l’opposition un peu plus de modestie et de savoir faire, taire leurs égo devant l’essentiel, et d’arrêter de se décharger sur la société civile, de tout ce qui est censé être leur rôle ; sensibiliser, encadrer, dénoncer, de peur qu’elle (la société civile) ne perde ses illusions et son enthousiasme.

Ennahdha est mise à nue, les tunisiens réalisent que ses membres ne sont pas ces anges qui craignent Dieu et dont on attendait tant, avant les élections du 23 octobre, et dont on a cru les promesses, ils se sont avérés, tout aussi avides de pouvoir, de privilèges, pratiquant le népotisme et le clientélisme que ne l’était Ben Ali, rarement gouvernement n’a été aussi rapidement usé par l’exercice du pouvoir, , l’espoir est permis, encore faut il qu’il y ait quelqu’un en face.

« N’attends pas que les événements arrivent comme tu souhaites, décide de vouloir ce qui arrive …et tu seras heureux » car

« Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte » tunisienumerique

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