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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 03:11

Lotfi Zitoun a-t-il menacé de fabriquer des dossiers aux journalistes opposés à Ennahdha?

 

 

Dans une interview à Jawhara FM, notre confrère Walid Mejri réaffirme l’authenticité de ses affirmations contenues dans un post sur Facebook évoquant le plan de Lotfi Zitoun pour museler les médias en Tunisie.

 

Walid Mejri, citant l’un de ses amis, responsable du gouvernement issu d’Ennahdha, qui aurait assisté à une discussion ayant eu lieu entre le chef du gouvernement Hamadi Jebali, son conseiller politique Lotfi Zitoun, en présence de Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, d’un homme d’affaires proche de ce parti et d’autres responsables, attribue à M. Zitoun un plan machiavélique pour faire taire tout média ou journaliste qui résiste à la tentative de mainmise du gouvernement Ennahdha.

 

Selon notre confrère, rapportant les propos d’un responsable voulant garder l’anonymat, Lotfi Zitoun s’est dit prêt à trafiquer des dossiers à certains journalistes pour les faire accuser de corruption. «S’il le faut, je publierai une liste noire des journalistes tous les jours, et je prouverai par tous les moyens leur complicité avec la police politique, quitte à trafiquer leurs dossiers, comme le faisait ‘‘sid’hom Ben Ali’’ auparavant», aurait-il répliqué à Hamadi Jebali qui se demandait s’il ne fallait pas abandonner la nomination de l’ancien commissaire de police condamné pour corruption Lotfi Touati comme directeur général de Dar Assabah, nomination rejetée par la majorité des journalistes et employés de Dar Assabah.

 

Selon Walid Mejri, la réunion s’est terminée lorsque Ghannouchi a tranché en faveur de M. Zitoun. Qui a carte blanche pour gérer l’affaire de Dar Assabah comme il l’entend et pour mener «sa» politique dans le domaine de l’information.

 

Commentaire de Walid Mejri, dans l’émission Politica d’Ibrahim Boughanmi sur Jawhara FM : «La liberté et l’indépendance de la presse sont menacées de toute part, surtout avec les déclarations haineuses de certains responsables travaillant dans ce gouvernement, qui visent à rabaisser les médias et à remonter l’opinion publique contre les journalistes qui s’opposent à Ennahdha et à l’actuel gouvernement ».

 

Tout en déplorant les attaques dont il fait l’objet, depuis ce matin, dans les réseaux sociaux, de la part des pro-Ennahdha, Walid Mejri a rappelé le fait que «tout responsable, à l’instar de Farhat Rajhi (ex-ministre de l’Intérieur, Ndlr), ou d’Ayoub Massoudi (ex-conseiller du président Marzouki, Ndlr), qui dit la vérité devient la cible d’une campagne de diffamation.» kapitalis

 

 

 

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Walid Méjri « Lotfi Zitoun prêt à trafiquer les dossiers des journalistes pour les inculper »



alt" Le chef du Gouvernement Hamadi Jebali avait l'intention d'abandonner la nomination de Lotfi Touati en tant que directeur général à Dar Assabah, c'est là que Lotfi Zitoun conseiller politique du chef du gouvernement s'est mis debout et lancé un "faudra passer sur mon corps"... Ajoutant peu après : "S'il le faut je publierai une liste noire des journalistes tous les jours, et je prouverai par tous les moyens leur complicité avec la police politique, quitte à trafiquer leurs dossiers, comme le faisait "sid'hom Ben Ali" auparavant..." 

 

Tels ont été les propos de Lotfi Zitoun lors d'une réunion tenu avec certains membres du gouvernement dont Hamadi Jbali, pour discuter de la situation à Dar Assabah, nous dit le journaliste Walid Méjri intervenu sur nos ondes dans Politica avec Ibrahim Boughanmi.

 

Walid a tenu à exprimer sur nos ondes son indignation face au danger que court la presse et qui la guette. Pour lui, « la liberté et l’indépendance de la presse sont menacées de toute part, surtout avec les déclarations haineuses de certains responsables travaillant dans ce gouvernement, lesquelles déclarations visent à rabaisser et à remonter l’opinion publique contre les journalistes qui s’opposent à Ennahdha et au gouvernement actuel».

 

Et Walid d’ajouter « ces journalistes même s’ils sont contre le gouvernement actuel, ne sont nullement contre la révolution, après tout qui a dit que ce gouvernement représentait la révolution et ses objectifs ?? ».

 

Il a par ailleurs dénoncé le fait que « tout responsable à l’instar de Farhat Rajhi, ou d’Ayoub Messaoudi, disant la vérité, se voit victime d’une campagne de diffamation. » jawharafm

 

 

 

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Vers la destruction des médias pour laisser place à l’empereur Zitoun

 

Sans retenue, sans faux-semblant, sans politiquement correct, ni correction, Lotfi Zitoun, tel un animal blessé, a sorti les griffes et plus rien ne semble pouvoir l’arrêter, pas même son supérieur hiérarchique, Hamadi Jebali. Les listes noires des journalistes, Lotfi Zitoun les fait et défait selon sa volonté. Les nominations à la tête des médias publics et des médias confisqués de la famille Ben Ali sont quasi quotidiennes. Lotfi Zitoun l’affirme, il veut instaurer son « empire médiatique », Azzaytoona TV est la première pierre de l’édifice. Il s’agit d’abord de tout détruire, pour construire sur des bases plus solides.

 

Le journaliste Walid Mejri a lancé un pavé dans la mare, hier soir, 2 septembre 2012, en relatant, selon une source proche du pouvoir qu’il prétend digne de foi, le déroulement d’une réunion tenue entre Lotfi Zitoun, Rached Ghannouchi, Hamadi Jebali et d’autres hauts représentants du Mouvement Ennahdha. Selon lui, le chef du gouvernement aurait préféré annuler la nomination de Lotfi Touati à la Direction générale d’Assabah, afin d’apaiser les esprits et de stopper cette guerre entre les journalistes et le pouvoir, ce à quoi Lotfi Zitoun aurait répondu qu’il faudra lui « marcher sur le corps » : « Ce sont une poignée de gamins qui vont finir par s’ennuyer et être mis au pas ! S’il le faut, on leur fabriquera des dossiers avec la police politique, comme le faisait leur maitre Ben Ali et on établira une liste noire chaque jour ! », aurait crié Lotfi Zitoun à l’endroit de Hamadi Jebali. Rached Ghannouchi aurait fini par accorder de nouveau sa confiance à M. Zitoun et à lui donner « carte blanche », à condition qu’il trouve une solution pour Dar Assabah et qu’il ne compromette pas leurs desseins futurs, en première ligne desquels se trouverait Shems Fm.

 

D’autres échos de la Kasbah et de Montplaisir, de sources proches d’Ennahdha, font état de ce bras de fer établi à présent entre Lotfi Zitoun et le chef du gouvernement. La branche dite pragmatique d’Ennahdha, et à la tête de laquelle se trouvent Hamadi Jebali et Ali Laârayedh sont, à présent, confrontés à l’enfant terrible du Mouvement, protégé par le chef incontesté, Rached Ghannouchi. Lotfi Zitoun tiendra tête au ministre d’Intérieur en allant jusqu’à encourager et participer aux manifestations non autorisées organisées par la jeunesse du mouvement. Et Lotfi Zitoun de poursuivre ses accusations tous azimuts contre tous ceux qui osent le défier, le critiquer ou lui tenir tête. Une voiture « fonce » dans la foule de manifestants de Sfax, alors qu’il prononçait ses inlassables diatribes à l’encontre des journalistes et le coupable est vite trouvé : il s’agit des médias de la honte qui ont peur de la liste noire. Interrogé à ce sujet par notre consœur Khaoula Kaâbi et M. Zitoun en profite pour agresser son interlocutrice en accusant la radio pour laquelle elle travaille, Express FM, d’avoir participé à ces complots contre sa personne en diffusant les propos de citoyens qui le desservent ou ne le montrent pas sous son meilleur jour. Seulement Lotfi Zitoun s’est-il déjà montré sous un meilleur jour ? La question mérite d’être posée.

 

Les exactions d’Ennahdha contre les médias noircissent à présent les pages des médias étrangers. « En Tunisie, Ennahda met la presse sous pression », peut-on lire encore aujourd’hui sur les colonnes du quotidien français Libération. « En guerre permanente depuis l’arrivée au pouvoir d’Ennahdha, islamistes et journalistes se défient plus que jamais. Sourde aux critiques, Ennahdha a remplacé tous les directeurs de l’audiovisuel public, sans concertation », y écrit notre consœur Elodie Auffray. Des médias de la honte qui ont peur de la liste noire ?

 

Il y a quelques jours encore, Reporter Sans Frontières faisait part de ses profondes inquiétudes quant à la multiplication de ces nominations. Depuis neuf mois qu’Ennahdha est au pouvoir, la Télévision nationale a changé plusieurs fois de direction. Les radios nationales et régionales subissent également un fort turnover. Le gouvernement a légalement le droit d’opérer ces nominations, comme il a le droit de le faire pour les administrations, gouvernorats, ou autres institutions, mais la question de la légitimité, pour un gouvernement provisoire qui n’a pas encore mis en place d’Instance de régulation des médias et les mécanismes avec lesquels ces nominations doivent avoir lieu, se pose. Les changements incessants à la tête des médias publics jettent le discrédit sur la volonté d’Ennahdha d’assainir le secteur. Le parti laisse, au contraire, entrevoir une volonté de mainmise sur ce qui est communément admis comme étant le 4èmepouvoir.

 

Ainsi, après l’arrêt brutal des guignols d’Ettounsia et l’arrestation précipitée de Sami Fehri, qui selon des hauts cadres d’Ettakatol, aurait été arrêté pour empêcher Abdelwahab Abdallah d’être libéré, l’affaire de Dar Assabah, ponctuée par celle de Zitouna TV, fait monter d’un cran la tension qui persiste entre le pouvoir et les médias. Le SNJT monte au créneau, Lotfi Zitoun menace, Lotfi Touati appelle la police à la rescousse.

 

La dernière chronique de Youssef Seddik pour le quotidien Le Temps, dont un paragraphe a été censuré par Lotfi Touati lui-même, faisait état de cette nomination : « Pourquoi ne pas suspendre cette vilaine décision, le temps de lancer un appel à candidature sur projet et nommer une commission de gens du métier pour choisir le meilleur, le plus imaginatif, le plus méritant en vue d’améliorer tirage, distribution et vente ; le plus tendu vers l’avenir dans une Tunisie fatiguée de la pensée unique et des mensonges sur ondes et colonnes ? Et pourquoi empêcherait-on M. Lotfi Touati, jadis promu de l’IPSI, il est vrai, ex-commissaire de police, d’y participer et de concourir tout comme les autres bons citoyens ? »…

 

Au-delà de ces considérations, le cafouillage au sommet, tricéphale, du pouvoir, en rapport avec ces nominations hasardeuses, pose quelques interrogations. Si le CPR brille par son absence et son silence, le parti Ettakatol prend une position ambigüe. Partie intégrante de la Troïka, avec un président, Mustapha Ben Jaâfar, qui vante les qualités de ses alliés à chacun de leur congrès, les responsables du parti tentent de se faire remarquer, notamment pendant les manifestations organisées par les journalistes de Dar Assabah, afin d’afficher leur soutien au SNJT et aux journalistes en question et tout en condamnant les nominations du gouvernement. Rappelons que le parti Ettakatol fait partie intégrante de la Troïka régnante, qui, selon les différentes déclarations des dirigeants du parti, est souvent critiquée à tort, par les médias qu’ils viennent à présent défendre. L’ANC de retour des vacances, s’enquiert également des revendications des journalistes, par l’intermédiaire de Meherzia Laâbidi. Lotfi Zitoun, lui, prépare son empire sur les ruines de ce qu’il s’évertue aujourd’hui à détruire.  Monia Ben Hamada

 

 

 

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La police intervient à Dar Assabah

 

 

Le bras de fer entre les journalistes de Dar Assabah et Lotfi Touati, nouveau directeur nommé par le gouvernement continue. Dimanche 02 septembre, ce dernier a accusé les employés de vouloir entraver le processus d'impression des journaux du lendemain et a fait appel à la police qui s'est déplacée pour vérifier la situation.

 

Zied El Héni, membre du bureau exécutif du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), a déclaré ce matin sur les ondes de Jawhara Fm que la nouvelle direction de Dar Assabah a voulu publier, dans l'hebdomadaire du groupe «Assabah Al-Osboui», un communiqué informant de «la banqueroute du groupe». Face à la résistance des journalistes qui ont refusé cette annonce, Lotfi Touati a fait appel à la police qui a constaté que le processus d'impression n'est pas perturbé. Les agents de la police sont toutefois restés devant les locaux de Dar Assabah.

 

Le communiqué en question n'a finalement pas été publié dans l'édition du 03 septembre d'Assabah Al-Osboui, il a néanmoins été publié dans Echourouk, quotidien édité par Dar Al-Anouar. La direction y affirme que la situation économique difficile va nécessiter des «mesures judiciaires». tekiano

 

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Manifestation de soutien aux journalistes de Dar Assabah au siège de l’ANC

 


Des journalistes de Dar Assabah ont organisé une manifestation au siège de l’Assemblée nationale constituante (ANC)  pour dénoncer la nomination du nouveau directeur général Lotfi Touati, a constaté sur place un journaliste de TunisieNumerique.

 

 

Soutenus par des députés de l’ANC à l’instar de Khmaïs Ksila, de Hichem Hosni et de Ahmed Brahim, les journalistes ne scandaient pas de slogans, selon notre reporter qui a affirmé que les journalistes sont venus rencontrer des députés.

 

Après un bref regroupement devant  le siège de l’ANC au Bardo, les protestataires sont  entrés dans une salle annexe de l’Assemblée constituante, a indiqué cette source.

 

Les journalistes ont dénoncé les méthodes de Lotfi Touati affirmant que sa nomination vise à faire changer la ligne éditoriale des journaux du Temps et Essabah, deux quotidiens appartenant à Dar Essabah.

 

Ils se sont également plaint du recours systématique du nouveau directeur aux forces de l’ordre, affirmant qu’il a emmené des agents de l’ordre sous prétexte que les journalistes empêchent le déroulement normal du travail. Mais à leur arrivée les forces de l’ordre ont trouvé que tout était naturel et ils se sont retirés.

 

Le député à l’ANC et secrétaire général du parti la Voie démocratique et sociale Ahmed Brahim a indiqué dans une déclaration à TunisieNumerique qu’il sollicitera une séance spéciale de l’ANC consacrée au questionnement du gouvernement sur l’affaire de Dar Assabah. tunisienumerique

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