Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 06:17

La nomination des gouverneurs pose problème !


El_Heni.jpgM. Abdelwahab El Heni, président du parti El Majd et figure de proue du militantisme contre les abus juridiques du régime déchu, a critiqué, vendredi 30 mars, sur les ondes d’Express FM, le gouvernement Jebali sur la nomination des gouverneurs.


Cette question ne cesse de créer la polémique suite à la nomination de pas moins de 16 gouverneurs nahdhaouis sur un total de 23. Selon M. El Heni, les nominations des hauts cadres de l’administration locale et régionale sont régies par la loi du 21 juin 1956 qui institue des critères en vertu desquels les délégués et gouverneurs sont nommés : « Cette loi stipule que les postulants à ces postes doivent prouver qu’ils ont exercé dans la fonction publique au moins dix ans pour les gouverneurs et cinq ans pour les délégués. La loi stipule, également, qu’ils suivent un stage pour leur initiation à leurs nouvelles fonctions et que leurs proches -femmes et enfants- n’exercent pas des activités lucratives dans les régions et zones qu’ils gèrent. Cette même loi stipule que le concours interne est la règle pour les délégués et que le gouvernement ne peut nommer, de son propre gré, qu’un quart des gouverneurs. Autre critère prévu par cette loi, la discussion au préalable, au sein du conseil des ministres de ces nominations, ce qui n’a pas été le cas lors de la nomination des nouveaux gouverneurs des régions du pays avec l’actuel gouvernement ».

 
Notons que le mouvement dans le corps des gouverneurs se poursuit. Le ministère de l’Intérieur a annoncé jeudi que le Chef du gouvernement a décidé la nomination de deux gouverneurs à Sfax et à Kairouan. Il s’agit de MM. Fathi Derbali, gouverneur à Sfax, et Abdelmajid Laghouen, gouverneur à Kairouan. On ne sait pas s’ils sont des nahdhaouis ou non.  investir-en-tunisie

 

______________________________________________

 Biographies de 12 des 24 gouverneurs

  

Le ministre de l'Intérieur a annoncé, mercredi, que le président de la République par Intérim, a décidé de nommer les nouveaux gouverneurs des

différentes régions de la République. Pour répondre  à la demande de nos lecteurs qui réclament les biographies des nouveaux gouverneurs nous n'avons réussi à obtenir que  12 biographies parmi 24. 

Biographie de M. Adel Ben Hassen, nouveau Gouverneur de Tunis 

M. Adel Ben Hassen, nommé mercredi Gouverneur de Tunis, est né le 28 mai 1964, à Bizerte.

Il est titulaire d'une maîtrise en Droit public, obtenue en 1998 et d'un Diplôme du Cycle supérieur de l'ENA (Spécialité Cadres d'inspection), en 1993).

Il est également diplômé de la 25ème promotion de l'Institut de Défense nationale.

M. Adel Ben Hassen est marié et père de deux enfants. 

 

Biographie de Nizar Kharbache, nouveau gouverneur de l'Ariana


M. Nizar Kharbache, nommé, mercredi, Gouverneur de l'Ariana, est né le 26 août 1971, à Bizerte.

Il est titulaire d'une maîtrise de l'Institut de hautes études commerciales (IHEC) de Carthage (1994) et d'un diplôme de cycle supérieur de l'ENA (1997).

M. Nizar Kharbache a occupé plusieurs fonctions au sein de l'administration publique, depuis 2002, dès lors qu'il a été nommé contrôleur d'Etat dans une entreprise publique (2002-2010) et qu'il a assumé, jusqu'à sa récente nomination, les fonctions d'administrateur, représentant du premier ministère, au sein de la direction de l'Office du commerce tunisien (septembre 2009), puis contrôleur en chef des services publics (septembre 2005).

Il est également membre du Comité de contrôle général des services publics au premier ministère (Octobre 1997).

Il dispose aussi d'une expérience en matière d'audite et d'évaluation des programmes et projets, d'analyse et de gestion financière dans le secteur public.

Il a, également, participé à divers stages, notamment à celui organisé à l'Université du Minnesota (USA) en 2004.

M. Nizar Kharbache est marié et père d'une fille. 


Biographie de Mohamed Hechmi Blouza, nouveau gouverneur de Bizerte

M. Mohamed Hechmi Blouza, nommé jeudi, gouverneur de Bizerte, est né le 30 septembre 1955 à Tozeur.

Il est titulaire d'une maîtrise en sciences économiques et d'un diplôme d'études supérieures en finances publics de l'Institut d'économie douanière et fiscale.

Il a enseigné de 1975 à 1980 avant d'assurer la mission d'inspecteur des services financiers, en tant que rattaché auprès de l'Institut d'économie douanière et fiscale, depuis octobre 1986 jusqu'à octobre 1988, puis inspecteur central des services financiers, de novembre 1988 à décembre 1989.

Il est membre du Comité de contrôle général des finances de janvier 1990 à janvier 2003, avant d'être promu au grade de surveillant général des finances et d'assurer les fonctions de secrétaire général de la municipalité de Ben Arous (février 2003-juillet 2004), puis de secrétaire général du gouvernorat de Tunis de juillet 2004 et jusqu'à sa récente nomination.

Le nouveau gouverneur de Bizerte a occupé de multiples responsabilités dont celle de contrôleur de gestion et des comptes de plusieurs administrations, entreprises publiques et ambassades tunisiennes à l'étranger, outre la supervision de multiples missions de contrôle et de vérification des comptes de plusieurs projets financés par des institutions de financement internationales et régionales.

Il a de plus assuré l'encadrement et la direction de plusieurs projets de développement dans les gouvernorats de Ben Arous et de Tunis ainsi que des mémoires de recherche à l'école nationale de la douane et à l'institut d'économie douanière et fiscale. Il a également participé à l'élaboration, à la réalisation et au suivi de divers projets.

M. Blouza est connu pour ses activités et sa production littéraire. Il est membre du comité directeur de l'Union des écrivains tunisiens (1989-2008) et du Conseil économique et social durant deux session et du Haut comité des droits de l'Homme.

M. Mohamed Hechmi Blouza est marié et père de trois enfants. 


Biographie de Mohamed Néjib Thlijani, nouveau gouverneur du Kef 

M. Mohamed Néjib Thlijani, nommé, mercredi, gouverneur du Kef, est né, le 10 novembre 1954, à Gafsa.

Il obtient le diplôme d'ingénieur en mathématiques, spécialité informatique, ainsi que le diplôme de troisième cycle de l'école polytechnique de Lausanne (Suisse).

Le nouveau gouverneur du Kef a débuté sa carrière professionnelle, en 1981, en tant qu'enseignant contractuel en informatique, dans différentes écoles libres à Lausanne, avant d'occuper, entre 1984 et 1986, le poste de directeur technique et pédagogique de l'école de formation des cadres en informatique, dans la même ville, en Suisse.

Entre 1986 et 1992, il a été chargé de multiples responsabilités, au sein du ministère de l'Enseignement supérieur et du ministère de la Planification et de la Coopération internationale dont le dernier en date a été le poste de directeur central des informations régionales, des études et des programmes, au commissariat général de développement régional.

M. Thlijani est un expert des systèmes informatiques, auprès de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO). 

Biographie de Mohamed Gouider, nouveau gouverneur de Gafsa

M. Mohamed Gouider qui vient d'être nommé, mercredi, gouverneur de Gafsa, est né le 28 octobre 1961 à Skhira, dans le gouvernorat de Sfax.
Après avoir achevé ses études primaires et secondaires, M. Gouider a suivi une formation d'ingénieur.
Il a évolué, ensuite, en tant qu'ingénieur aux départements du Transport et de l'Equipement.

Il a, aussi, occupé les postes de chef de service à la Direction régionale de l'équipement et de l'habitat de Médenine, puis à la Direction des ponts et chaussées, avant d'occuper le même poste à la Direction régionale de l'équipement et de l'habitat à Tataouine et à Sidi Bouzid.

Le nouveau gouverneur de Gafsa avait occupé, également, le poste de directeur régional de l'équipement, de l'habitat et de l'aménagement du territoire de Médenine jusqu'à sa récente nomination.

M. Mohamed Gouider est marié et père de trois enfants.


Biographie de Badreddine Lahbil, nouveau gouverneur de Kébili 

M. Badreddine Lahbil, nommé, mercredi, gouverneur de Kébili, est né le 11 avril 1963 à Teboursouk (Gouvernorat de Béja).
Après des études primaires et secondaires couronnés par un baccalauréat en Mathématiques et Sciences, en 1983, il a rejoint l'Ecole nationale des ingénieurs où il a obtenu le diplôme d'ingénieur en génie civil.

Au cours de sa carrière professionnelle, M. Badreddine Lahbil a occupé le poste d'ingénieur à la direction régionale de l'équipement et de l'habitat du Kef, puis chef de la direction régionale de l'équipement et de l'habitat de Gabès, avant d'être désigné directeur régional de l'équipement et de l'habitat de Kasserine, ensuite de Ben Arous, poste qu'il a occupé jusqu'à sa récente nomination.


Biographie de Hamadi Chtioui, nouveau gouverneur de Médenine 

M. Hamadi Chtioui, qui vient d'être nommé gouverneur de Médenine, est né le 31 janvier 1952, à Ksour Essaf (Gouvernorat de Mahdia).
Il a obtenu le diplôme d'ingénieur agricole à l'Institut national agronomique de Tunis.

M. Chtioui a entamé sa carrière professionnelle en 1973, en qualité d'ingénieur de travaux à l'Office des zones irriguées de Nebhana, pour occuper, depuis 1976, de multiples responsabilités, au même office, dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia.

Entre 1991 et 1995, M. Chtioui a occupé de multiples responsabilités au sein de la section des études de développement agricole de Mahdia, avant d'être nommé commissaire régional du développement agricole à Gabès (1995), à Sousse (2005) puis à Monastir, poste qu'il a occupé jusqu'à sa récente nomination.


Biographie de Chokri Ncib, nouveau gouverneur de Gabès

M. Chokri Ncib, nommé, mercredi, gouverneur de Gabès, est né le 19 novembre 1962, à Feriana, dans le gouvernorat de Kasserine.
Il est titulaire d'une maîtrise en Sciences économiques de la Faculté d'économie et de gestion de Sfax, d'un diplôme de gestionnaire conseiller de l'Ecole nationale d'administration (ENA) et d'un autre diplôme de l'Ecole nationale de fiscalité de Clermont-Ferrand en France.

Le nouveau gouverneur de Gabès a débuté sa carrière professionnelle, en 1990 au sein de l'administration générale des impôts, en tant qu'inspecteur centrale des impôts puis chef de service du contrôle et chef du service d'analyse de l'information en 1991, avant d'être chargé de 1993 à l'an 2000, des fonctions de détaché auprès du cabinet de l'Office de l'environnement et de l'aménagement du territoire.

De 2000 à 2008, il a assuré la mission de superviser la cellule gouvernementale en charge de l'environnement et de la cellule d'emploi dans le domaine de l'environnement ainsi que de la cellule spécialisée dans le domaine de l'environnement auprès du cabinet du ministre de l'environnement.


Biographie de Mohamed Ali Jendoubi, nouveau gouverneur de Sfax

M. Mohamed Ali Jendoubi, nommé Gouverneur de Sfax, est né le 7 mai 1959, à Tunis.

Il est diplômé de la Faculté des Sciences de Tunis (1980), titulaire d'un diplôme d'ingénieur de l'Ecole supérieure d'horticulture de Chott Mariem (1983) et d'un diplôme de 3ème cycle en biotechnologie ENSH - Versailles (1985).

Ingénieur général depuis l'année 2004, M. Jendoubi a entamé sa carrière professionnelle en 1992, en tant que directeur à l'Office des Terres domaniales (OTD), avant d'occuper les postes de Commissaire régional de développement agricole de Nabeul (1996), directeur du Groupement interprofessionnel de la vigne (2001), directeur général des G.I. fruits, PDG de l'Office national de l'huile (2010), poste qu'il occupe jusqu'à sa récente nomination.

M. Mohamed Ali Jendoubi a représenté la Tunisie au Conseil Oléicole International, à l'Organisation Internationale de la Vigne, au Comité de liaison agricole Méditerranée et au Comité Maghrébin Agrume et primeur. 

 


Biographie de Abdeljelil Ben Hassen, nouveau gouverneur de Kairouan 

M. Abdeljelil Ben Hassen, nommé, mercredi, gouverneur de Kairouan, est né en 1956 à Makthar (Gouvernorat de Siliana).
Il est diplômé en spécialisation post-universitaire en économie rurale de l'université de Montpellier (France).

M. Abdeljelil Ben Hassen a entamé sa carrière professionnelle en tant qu'ingénieur général, avant d'occuper les fonctions de Commissaire régional de l'agriculture au Kef, puis à Béja, poste qu'il a occupé jusqu'à sa récente nomination.

M. Ben Hassen est marié et père de trois enfants.


Biographie de Féthi Bdira, nouveau gouverneur de Zaghouan 

Le nouveau gouverneur de Zaghouan, M. Féthi Bdira est né le 27 février 1957, à Béni Hassen, dans le gouvernorat de Monastir.
M. Bdira est diplômé de la 24ème promotion (2006-2007) de l'Institut de la Défense nationale.

En 1987, il termine ses études supérieures de formation de conseillers des services publics à l'Ecole nationale d'administration (ENA), après avoir obtenu, en 1983, un certificat d'études supérieures en sciences politiques de l'Université de droit, des sciences politiques et économiques de Tunis et une maîtrise en droit en 1982.

A partir de 1999, il est chargé de mission auprès du Premier ministre et directeur général du bureau central des relations avec les citoyens.

Depuis 2010 et jusqu'à sa récente nomination, il est directeur général classe exceptionnelle.

De 1996 à 1999, M. Bdira occupe au ministère des Affaires étrangères le poste de directeur de la formation. De 1991 à 1999, il occupe les fonctions de directeur général des services administratifs et de la fonction publique au Premier ministère.
Il a été aussi le rapporteur du conseil supérieur de la fonction publique en 1991.

Depuis 2009, M. Bdira était coordinateur national du programme de la bonne gouvernance. Il a eu de nombreuses participations aux rencontres de l'Organisation arabe pour le développement administratif et a assuré l'encadrement de plusieurs étudiants au cycle supérieur de l'ENA sur la question de l'administration électronique, le développement administratif et la qualité des services administratifs.

M. Bdira est marié et père de deux enfants.



Biographie de Ali Ben Malek, nouveau gouverneur de Nabeul 

M. Ali Ben Malek, nommé, mercredi, gouverneur de Nabeul, est né le 28 septembre 1973 à Kalâat Al Andalous (Gouvernorat de l'Ariana).

Il a obtenu une maîtrise en économie et gestion, à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Tunis, et un mastère spécialisé en lancement de projets, à l'école supérieur du commerce de Tunis, en 2003.

Le nouveau gouverneur de Nabeul a commencé sa carrière à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), avant de travailler au ministère de l'Intérieur et du Développement local.

Entre avril 2006 et mars 2010, il a occupé les fonctions de délégué à El Ayoune (Gouvernorat de Kasserine) avant d'être nommé secrétaire général du gouvernorat de Jendouba, poste qu'il occupa jusqu'à sa récente nomination.

M. Ali Ben Malek a assuré la direction du festival de Kalâat El Andalous, de même qu'il est membre de l'Association de développement et du comité culturel de sa ville natale.

Il est marié et père de quatre enfants. espacemanager

 

 

_________________________________________________________________________

Mouvement de protestation, suite au licenciement de certains Délégués


Le mouvement dans le corps des Délégués qui a concerné près de 40 personnes, selon certains médias, suscite de vives réactions de par les délégués eux-mêmes, de leurs subalternes ainsi que de la part de la population.

Ainsi, plusieurs mouvements de protestation ont été constatés à travers le pays.

 

Aujourd’hui jeudi 29 mars 2012, des habitants et des représentants de partis ainsi que de la société civile à Tborsok (gouvernorat de Béja) ont organisé un sit-in devant le siège de la délégation, réclamant des explications sur les raisons de la fin de fonctions de leur ancien Délégué Néji Ben Mansour.

 

Hier, Najeh Bribri, démis de ses fonctions de Délégué d'El Mida, est entré en grève de la faim au siège de la délégation, indiquant à la TAP que «cette décision est abusive», puisqu’il n’a commis aucune faute professionnelle et n'a reçu aucune explication la justifiant. De leur part, les employés de la délégation ont entamé, le même jour, une grève pour exprimer leur attachement à M. Bribri.

 

Par ailleurs, un sit-in a été observé mercredi devant le siège de la délégation de Kélibia, pour protester contre le licenciement de Najeh Bribri. Des habitants de la région et des représentants de plusieurs partis politiques ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Non au favoritisme», «Non à l'imposition de l'autorité administrative».  businessnews  www.businessnews

 

 

 

__________________________________________ 

Débat autour de la nomination des gouverneurs et de la peine capitale [en arabe]

 

 

___________________________________________________________________________________________________________________

Doit-on abolir la peine de mort pour ramener BEN ALI en Tunisie ?


Photo-du-livre-dAly-Zmerli-Ben-Ali-le-RiCet argument a été avancé par Lotfi AZZOUZ, le directeur de la section tunisienne de l’organisation Amnistie Internationale, lors d’une conférence de presse tenue le 27 courant. Juridiquement, l’argument n’est pas tout à fait convaincant et politiquement, la solution n’est pas aussi évidente.


Sur le plan juridique, il est vrai que les pays européens refusent d’extrader ou de s’impliquer dans l’extradition des personnes menacées d’exposition à la peine capitale. Cette règle par rapport à l’ensemble des pays européens est sacro-sainte, mais elle connaît une dérogation de taille. En cas de demande d’extradition d’une personne ayant fait l’objet d’une condamnation de mort ou susceptible d’en faire l’objet, l’État requérant doit s’engager à ne pas exécuter la peine.

 
En France, par exemple, la loi prévoit que dans le cas où la peine a été prononcée par l’État requérant ou que cette peine est encourue, l’extradition n’est possible que dans le cas où celui-ci donne à la France des assurances suffisantes que cette peine ne sera pas exécutée. Ce principe a été rappelé par le conseil d’État français dans une célèbre décision prononcée le 15 octobre 1993 à l’occasion de la demande d’extradition d’un ressortissant américain qui s’était réfugié en France.

 
L’exception est pratiquement prévue dans tous les pays de l’Europe qui ont adhéré à la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ayant aboli progressivement et par étape la peine de mort en l’autorisant en premier lieu pour les crimes de guerre et contre l’humanité.


En conséquence, il n’y a pas de raison pour qu’elle ne soit pas appliquée à la demande d’extradition de Benali et ceux dans son entourage et parmi ses proches qui sont impliqués dans des délits et des infractions de droit commun. Il suffit que l’État tunisien donne des assurances suffisantes de ne pas exécuter la sentence de mort qui pourrait être prononcée à leur encontre.


D’ores et déjà, ces assurances se vérifient à travers les résolutions du 1er gouvernement de Mohamed Ghannouchi, qui dans sa toute première réunion après le 14 janvier, a projeté la ratification de la convention internationale de l’abolition de la peine capitale. Elles découlent aussi des décisions du président Marzouki qui a transformé en peine d’emprisonnement à perpétuité les sanctions de mort prononcées dans 122 affaires criminelles. L’État tunisien, s’il veut céder aux exigences européennes pour obtenir l’extradition de Benali, peut s’engager formellement à ne pas exécuter la sentence sans avoir à modifier sa législation locale.


Sur le plan politique, l’extradition dans plusieurs affaires politiques est tributaire de décisions souveraines qui tiennent compte de la qualité des rapports personnels entre la personne visée par la procédure et les autorités de l’État où elle est réfugiée ou en fuite. Elle tient également compte de la situation des relations diplomatiques. À ce titre, l’Arabie saoudite, où la peine capitale est de vigueur dans les affaires d’homicide et de mœurs, n’est pas du tout favorable à l’extradition de son protégé, le président déchu.


À notre sens, l’argument avancé par Lotfi AZZOUZ a seulement pour effet d’inciter les autorités à revoir la législation pénale en la matière en invoquant une question qui obsède les esprits et inquiète les autorités. Et même s’il est vrai que l’abolition de la peine de mort est une condition d’extradition, un État qui se respecte ne change pas ses institutions pour résoudre un problème particulier. La refonte de la loi en la matière doit faire suite à un débat profond entre les membres de la société civile qu’il est prématuré d’engager au cours de cette phase de transition. webdo

 

 

_______________________________________________________________

 Amnesty International : “La peine de mort ne sied pas à la Constitution tunisienne après la révolution”


amnesty.jpg

Rencontrant, mercredi, les membres de la commission des droits et des libertés de l’Assemblée nationale constituante, la présidente de la section tunisienne d’Amnesty international  (AI) Sondes Guerbouj, a affirmé que la  » la peine de mort ne sied pas à la Constitution tunisienne après la révolution », parce qu’elle est une punition inhumaine contraire aux droits individuels fondamentaux garantis par les chartes internationales.

Elle a suggéré d’inscrire dans la Constitution, l’abolition de la peine capitale et la lutte contre la violence à l’égard des femmes dans le milieu familial, en particulier, le viol conjugal. Ces propositions ont suscité un débat exhaustif au sein de la commission au regard des références civilisationnelles et religieuses.

Elle a appelé également à la réforme des systèmes sécuritaire et judiciaire compte tenu de leur rôle dans la réalisation de la justice transitionnelle. webmanagercenter

 

__________________________________________

Habib Khedher: «Je refuse la suppression de la peine capitale 

 

Habib Khedher: «Je refuse la suppression de la peine capitale »

 L’organisation d’Amnesty international a tenu, hier, une conférence de presse dont l’intitulé est «appelons à la suppression de la peine capitale ». Interrogé sur la question sur les ondes de shemsfm, le représentant du mouvement « Enahdha », Habib Khedher s’est dit contre cette procédure ( la suppression, de la peine capitale) mais a assuré que cette peine ne serait appliquée que si toutes les garanties et procédures légales soient en place et  l’inculpation du crime prouvée. Il a renchérit qu’il serait plus judicieux de réviser les réglementations en vigueur pour ce qui concerne cette peine au lieu de la supprimer entièrement. 

De son côté, le porte parole d’ « Ettakatol », Mohamed Bennour a relevé que plusieurs peines capitales ont été prononcées dans le monde pour découvrir, par la suite, que les personnes exécutées étaient non coupables. L’erreur est, donc, possible et envisageable et dans le cas d’espèce la peine capitale devient un crime d’Etat qu’il serait préférable d’éviter. Il a ajouté que cette peine est antagoniste aux droits de l’homme.  

Point de vue totalement partagé par  le représentant du parti du «Congrès», Fethi Jribi qui a insisté sur la suppression de cette peine demandant à ce qu’elle soit mentionnée dans la prochaine constitution. Ses dernières positions ont eu l’aval du directeur de section d’Amnesty International en Tunisie, Lotfi Azouz qui a déploré que ses propositions viennent d’entité personnifiée et non de partis politiques. shemsfm

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories