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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 16:04

Pétition appelant à traduire en justice le pédophile Bahri Jelassi

 

 

 

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Une pétition est en train de circuler sur les réseaux sociaux appelant à traduire en justice Bahri Jelassi, fondateur du Parti de l’ouverture et de la fidélité (Pof), pour ses appels à la pédophilie sur la chaîne Tounesna TV.

 

Les propos de cet homme d’affaire défenseur de la polygamie et de la pédophile n’ont pas laissé indifférents beaucoup de Tunisiens qui appellent le parquet à réagir et à poursuivre cet agitateur devant les tribunaux pour ses propos contre les femmes, réduites au statut de produit consommable et d’esclave de l’homme, et, surtout, ses appels à la polygamie et à la pédophilie interdites par la loi tunisienne.

 

«Nous avons tous vu et entendu les propos de ce psychopathe de Bahri Jelassi qui revendique le mariage des filles à l'âge de 13, 14 et 15 ans sous prétexte que la fille qui atteint les 20 ans ne donne plus envie, et qu'elle n’est pas excitante. Cet homme dont les propos touchant aux droits de l'enfant, à la dignité de la femme et à la stabilité de la société doit non doit être traduit en justice et condamné sévèrement. Pour tous ceux qui veulent agir en portant plainte contre cet homme, signez cette pétition s'il vous plaît... Ce qu'il dit est une menace pour les enfants, les femmes et les hommes, tous confondus», lit-on dans la pétition que l’on peut signer sur le site ‘Pétition24.net’’kapitalis.

 

 

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 En savoir davantage sur les idées de ce pédophile, BAHRI JELASSI, qui insulte Bourguiba d’avoir interdit le mariage avec les mineurs (les petites fillettes) et dit Non aux droits de l’enfance ! 

 

 

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Moncef Marzouki sur RFI: «Il faut que les islamistes nous donnent des garanties plus sérieuses sur leurs intentions»


Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki lors de sa prestation de serment le 13 décembre 2011.
Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki lors de sa prestation de serment le 13 décembre 2011.
REUTERS/Zoubeir Souissi

Le président tunisien Moncef Marzouki a regagné Tunis dimanche 14 octobre, après avoir participé au XIVe sommet de la Francophonie tenu dans la capitale de la RDC, Kinshasa. Dans une interview acordée à RFI, au micro de Christophe Boisbouvier, Moncef Marzouki rappelle que l’accord passé avec Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda, était basé sur la promotion d’un Etat laïque et d’une société moderne. Et, prévient-il, il exigera des clarifications en cas de reconduction de cet accord.

Monsieur le président, lors de la cérémonie d’ouverture, vous avez dit que l’islamisme ne gagnera pas, que ce serait la démocratie qui l’emporterait. Qu’est-ce qui vous rend si certain de cela ?

C’est évident, parce que quand on voit le spectre islamiste, on se rend compte qu’il va, comme on dit, d’Erdogan [Premier ministre turc, NDLR] aux talibans, avec une portion centrale. Et c’est cette portion centrale qui a rejoint le mouvement démocratique. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le salafisme, c’est la portion qui a refusé de se joindre au mouvement démocratique.

Le grand phénomène des années 70 et des années 80, c’est la scission du mouvement islamiste en une partie qui a rejoint la démocratie, et une partie qui a versé dans le terrorisme. Or, cette partie qui a rejoint la démocratie est venue à nous. Ce n’est pas nous qui sommes allés vers eux. Et aujourd’hui, la partie qui refuse la démocratie est totalement isolée au sein du mouvement islamiste et au sein de la population.

 

Vous dites ça, mais il y a tout de même cette vidéo qui n’aurait jamais dû être diffusée dans laquelle on voit monsieur Rached Ghannouchi dire que finalement, l’islamisme va gagner dans votre pays...

Lorsque nous avons fait cet accord de la troïka, il était très clair pour moi comme pour lui, que c’était une alliance entre les islamistes modérés et les laïques modérés pour promouvoir la démocratie des droits de l’homme, pour promouvoir un Etat laïque et une société moderne. Si monsieur Ghannouchi revoit ses positions, libre à lui. Mais en tout cas, l’accord encore une fois conclu, était basé sur ce principe. Et je vais exiger des clarifications. Je vais exiger surtout que si cet accord est reconduit, il le soit sur des termes encore plus précis et encore plus clairs.

 

Ne craignez vous pas, finalement, que dans cette troïka, Mustapha Ben Jafar et vous-même soyez un petit peu les cautions démocratiques d’un mouvement, qui en fait, je parle d’Ennhada,vise à l’islamisation de la société tunisienne ?

Non, parce que d’abord nous ne sommes pas naïfs. Et quand nous avons fait cet accord, nous l’avons fait sur des bases claires, à savoir, une Constitution démocratique, les libertés publiques. Jusqu’à présent, là où je suis, c'est-à-dire au palais de Carthage, j’ai veillé absolument au respect des droits des l’homme, aux libertés. Je me considère d’une certaine façon, de par ma fonction, comme le garant de ces libertés et de ces droits.

Pour monsieur Mustapha Ben Jafar, c’est exactement la même chose. Mais encore une fois, il va falloir que les islamistes nous donnent maintenant des garanties beaucoup plus sérieuses sur leurs intentions. Et en fin de compte, ça, on va le voir au niveau de la Constitution. Si jamais il y a double discours, tout peut être revu.

 

Justement, quels sont les points clés dans le débat constitutionnel actuel ? Est-ce la criminalisation du blasphème ? Est-ce le statut de la femme ?

Le statut de la femme, j’ai toujours dit : l’égalité, elle est complète ou elle ne l’est pas.

 

La femme n’est pas le complément de l’homme ?

Ah non, non ! Nous avons balayé d’un revers de la main cette formulation. Elle n’existera pas. Je peux vous assurer qu’elle n’existera pas. Pour ce qui est de la criminalisation, je pars du principe qu'il ne doit pas figurer dans une Constitution, et je suis totalement contre. J’ai toujours pensé que les pires effets pervers de la liberté d’expression valent mieux que la censure.

Je suis, bien entendu, pour qu’on mette que l’islam est la religion de l’Etat. Ca, tout le monde est absolument d’accord. Je suis d’accord pour qu’on dise qu’il faut promouvoir notre identité arabo-musulmane. La discussion n’est pas là. La discussion c’est de vouloir, sous prétexte de mettre l’islam comme étant la religion de l’Etat, vider les libertés de leur sens. Ça, il n’en n’est pas question !

Le dernier point où ça achoppe : Ennahda veut un régime parlementaire, et nous, on dit « il n’est pas question de cela ». Ce que nous voulons, c’est un régime qui protège les Tunisiens contre le retour de la dictature. La dictature a deux portes : la porte d’un seul homme, c’est l’exemple de Ben Ali. Mais aussi, cela peut être  la dictature d’un parti majoritaire qui, profitant de sa majorité, est capable de modifier la Constitution. C’était le prototype Bourguiba.

 

Lors de l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen, vous avez été ouvertement contredit par votre Premier ministre, et donc par Ennahda. Est-ce que vous n’avez pas le sentiment que depuis quelques mois, vous avez perdu une partie de vos pouvoirs ?

Au contraire. Moi, j’ai l’impression qu’aujourd’hui, la fonction de la présidence en Tunisie est en train de gagner, d’abord en crédibilité, parce que chaque fois qu’il y a eu violation des droits de l’homme, c’est la présidence qui a dit « niet » et qui s’est opposée. Dans le cas de Baghdadi Mahmoudi il y a eu un sévère rappel à l’ordre. Et de toutes les façons, je pense qu’une telle affaire ne risque pas de se reproduire, tellement elle a eu des effets graves sur la stabilité du pouvoir, et tellement elle aurait pu avoir des conséquences graves sur le gouvernement lui-même.

 

Vous n’avez pas eu envie de démissionner à ce moment-là ?

J’ai rédigé ma démission ! Elle était écrite ! Et en fin de compte, c’est parce qu’il y a eu des excuses. Beaucoup de gens m’ont calmé – entre guillemets – , j'ai quand même vu que cela allait bousculer le pays et le précipiter dans une grave crise, alors j’ai accepté de ne pas démissionner. Mais ma lettre était rédigée dans l’avion, dans le C-130 qui m’avait ramené du Sud ! rfi.fr

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Femmes et révolution
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