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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:24

 

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Des milliers de manifestants à Tunis pour la défense des libertés

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Tunis pour "la défense des libertés" suite à une série d'incidents impliquant des radicaux de la mouvance salafiste, a constaté une journaliste de l'AFP.
Drapeaux tunisiens omniprésents, hymne national chanté à tue-tête, les manifestants étaient venus à l'appel de partis d'opposition et d'associations pour dire leur "inquiétude" vis à vis de récentes manifestations intégristes et

 dénoncer "la passivité" du gouvernement.

 

Enseignants, artistes, militants de gauche, venus en famille ou entre amis, ils ont notamment défilé sur l'avenue Bourguiba, symbole de la contestation depuis la chute du régime de Ben Ali.

"Nous sommes là pour élever la voix face aux agressions dont ont été victimes des journalistes, des militants, des universitaires, et pour dire au gouvernement que les libertés chèrement conquises par les Tunisiens ne doivent pas être remises en question", a déclaré à l'AFP Ahmed Nejib Chebbi, fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP).
 

 

D'autres responsables de parti de gauche, du puissant syndicat UGTT ou des personnalités de la société civile participaient à la manifestation.

 
"Je suis là pour soutenir la liberté menacée par les actes de violence de certains salafistes. Ils peuvent devenir une menace réelle si on ne les arrête pas", a déclaré le juriste Yadh Ben Achour, ancien président de la Haute instance qui pilota les réformes politiques après la révolution.

Les incidents impliquant des radicaux de la mouvance salafiste se sont multipliés ces derniers mois, particulièrement dans des universités où les partisans du niqab, le voile islamique intégral, accroissent leurs pressions.


Des journalistes ont été agressés dans des manifestations, notamment à l'occasion du procès contre la chaîne Nessma poursuivie pour avoir diffusé un film jugé blasphématoire. 

source lorientlejour

 

 

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Grande marche à Tunis pour la défense des libertés et contre la violence religieuse

 

Des milliers de Tunisiennes et de Tunisiens ont participé samedi à une marche au centre de Tunis pour "défendre les libertés et les droits de l'Homme" et "dénoncer la violence" imputée à des groupes islamistes radicaux, a-t-on constaté sur place.

A l'appel de partis d'opposition, dont le Parti démocratique progressiste (PDP) et le Pôle démocratique moderniste (PDM) et de nombreuses ONG, la manifestation a rassemblé entre 8.000 et 10.000 personnes mobilisées pour "faire front commun contre le fanatisme", selon une pancarte brandie par des femmes présentes en grand nombre.

C'est le premier rassemblement de la société civile d'une telle ampleur depuis les élections d'octobre dernier remportées par le mouvement islamiste Ennahdha, près d'un an après la chute du régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali.

Il intervient à la suite de plusieurs incidents mettant en cause des éléments extrémistes. Communément qualifiés de "salafistes", ces groupes ont violemment agressé ces dernières semaines des femmes universitaires, des journalistes, des avocats et autres intellectuels. Certains ont entravé la marche de facultés pour tenter d'imposer l'accès d'étudiantes portant le niqab, un voile islamique intégral, alors que celui-ci est interdit par les conseils scientifiques de ces établissements universitaires.

"La Tunisie est libre. Non au terrorisme, non à la régression", "Nous sommes venus à bout du totalitarisme et nous n'accepterons pas qu'il revienne", pouvait-on lire sur certaines pancartes.

La patronne du PDP, Maya Jribi, a justifié sa présence par la lutte qu'elle mène "pour une Tunisie tolérante et plurielle où la citoyenneté est respectée face aux appels au meurtre qu'on entend ces derniers temps".

"Je suis venue dénoncer la violence et dire au gouvernement qu'il assume ses responsabilités en appliquant la loi contre ceux qui la violent", a confié Aïcha Naboltane, 29 ans, cadre dans une banque. Ridha Balegh, la cinquantaine, a dit avoir fait le déplacement de Paris "spécialement pour défendre la liberté des Tunisiens, quelles que soient leurs opinions ou leur religion contre la violence et l'obscurantisme".

"Aujourd'hui, les libertés sont menacées en Tunisie et il est important que le peuple se mobilise pour mettre un terme à la violence. Ce n'est pas avec la violence qu'on va pouvoir venir à bout des vrais défis que sont le chômage et la dénuement", a estimé le ministre de l'Emploi et de la Formation dans le cabinet sortant, Saïd Aïdi.

Et le dirigeant du PDM, Samir Ben Taïeb de renchérir: "S'il y a quelque chose qui représente un danger pour la transition démocratique, c'est bien la violence". Et d'attribuer celle-ci "aux courants salafistes" en reprochant à Ennahdha son "inertie".

Partie de la Place des droits de l'Homme, la marche a emprunté un parcours de près de trois kilomètres en plein centre de Tunis, en traversant l'avenue Bourguiba, la principale artère de la capitale. Minutieusement encadrée par les organisateurs appuyés par un service d'ordre plutôt discret, la manifestation s'est déroulée sans incident malgré un attroupement de quelques centaines de manifestants islamistes près du ministère de l'Intérieur et qui ont été tenus à distance par la police.

source tempsreel.nouvelobs

 

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Photos de la marche de la liberté

tuniscope.

 

 

 

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La liberté, menacée par les intégristes, vaut bien une marche


La manifestation organisée samedi à Tunis pour la défense des libertés fera-t-elle reculer les intégristes religieux, qui ont multiplié les actions coup de poing dans les lieux publics. Pas très sûr…

 

Reportage de Zohra Abid


L’appel à cette Marche de la liberté, initiée principalement par le Parti démocratique progressiste (Pdp) et suivi par des milliers de libéraux et de gauche, ainsi que par des indépendants, a été lancé, au lendemain de l’agression  de journalistes et d’intellectuels, devant le tribunal de Tunis (le jour du procès de Nessma TV), par des fondamentalistes religieux. Et pas seulement ! Une autre raison a rendu cette marche nécessaire. Des éléments wahhabites ont investi des mosquées dans plusieurs régions et s’en prennent aux imams voulant leur imposer des rituels et des discours religieux venus d’ailleurs.


 
Pas de démocratie sans liberté de la presse.

 

Sentant les libertés d’expression et de culte menacées, et face au mutisme du gouvernement, complice ou dépassé par les événements, des milliers de citoyens ont répondu à l’appel qui a grandement tourné en boucle sur les réseaux sociaux. Ce samedi, à midi pile, la place des droits de l’Homme à Tunis était noire du monde.

 

Un camion roule pour la liberté 

Comme prévu, des hommes et des femmes de culture, des universitaires, des journalistes et autres activistes de la société civile se sont joints au mouvement. Tous agitent des drapeaux et scandent des slogans appelant à la préservation des libertés. Mais aussi contre Ennahdha, l’Arabie saoudite et ses wahhabites, les anciens du Rcd (ex-parti au pouvoir dissous) et surtout contre Sadok Chourou, l’élu d’Ennahdha à l’Assemblée constituante, qui a prononcé, il y a quelques jours, des propos durs à digérer contre les sit-inneurs, assimilés à des ennemis de Dieu.

Pour éviter qu’il y ait des heurts entre les manifestants et autres intrus du clan adverse, la police a quadrillé la ceinture de la place, les bretelles du parcours autorisé par les autorités qui commence à l’avenue Mohamed V et prend fin au niveau du quartier Le Passage, en contournant la Place 14-Janvier, avec une station au pied de l’Horloge et une traversée de l’avenue Habib Bourguiba, ainsi que celle de Paris.


 
Néjib Chebbi sollicité par les manifestants.


Dans le cortège, Iyed Dahmani, élu du Pdp, dans la constituante, conduit le mouvement et organise le cordon de la manifestation. «Suivez tous le camion. Restez à la tête du cortège, ne vous éparpillez-pas...», lance-t-il à la première rangée de manifestants, pour la plupart des «Pdpistes», entonnant l’hymne national.

A la tête de la manifestation, qui a rassemblé quelques milliers de personnes, plusieurs dirigeants politiques: Ahmed Nejib Chebbi (Pdp), Ahmed Brahim (Ettajdid) et plusieurs de leurs camarades de divers autres partis dont Afek Tounes, Al Aridha (proche de l’ancien parti dissous le Rcd). Autres personnalités aperçues: l’écrivain Abdelaziz Belkhodja (Parti Républicain), le juriste et constituant Fadhel Moussa (Pôle démocratique moderniste), Emna Menif et Riadh Zaoui (ex-Afek Tounes et actuels animateurs de l'association Kolna Tounes), . Dans ce même cortège, nous avons remarqué aussi, plusieurs hommes d’affaires. Ainsi que des représentants du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) et de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric).


 
Les journalistes à la recherche de l'image qui flashe.

 

Pas d’incident à signaler

Au niveau de la Banque centrale, le cortège, qui s’est éparpillé un peu, s’est arrêté en attendant de se rassembler à nouveau. Yan Mechura, un touriste tchèque se tenant à distance sur le trottoir. «Je suis venu pour visiter les sites romains. Yan Faure, mon ami français (un photographe de Marseille) se trouvant à Tunis pour écrire un livre sur la révolution et la transition, m’a conseillé d’y assister. C’est un moment d’histoire qui m’intéresse», confie l’historien, qui profite de son séjour de deux semaines en Tunisie pour suivre au maximum les événements.


 
Les femmes au premier rang.


En plus des drapeaux rouge et blanc frappés du croissant et de l’étoile, les manifestants brandissent des banderoles frappées de slogans mobilisateurs. On lit: «Emploi, liberté et dignité nationale»; «Non aux ennemis de la liberté, non au Destour et non aux réactionnaires»... Le Nahdhaoui Chourou en a eu pour son grade : «Ya chourou ya jaban, chaâb tounes la youhen» (Chourou l’indigne, le peuple tunisien n’est pas à humilier), «Tounes horra horra, la khwanjia la rejiâa» (Tunisie libre, sans islamistes et sans réactionnaires), «La khouf, la roôb, essolta melk echaâb» (Ni peur ni terreur, le pouvoir est au peuple), «Ôumala’ alwahabia, hezzou yedikom âl khadhia» (Collabos des wahhabites, levez la main sur la cause)...


 
Le touriste tchèque qui se joint à la Marche.

 

Un petit tour, et puis s’en vont

Jusque-là, et contrairement aux habitudes, aucun élément du clan adverse n’a pointé le nez. Quelques dizaines d’entre eux étaient certes rassemblés devant le Théâtre municipal. Ils ont tenté d’organiser une contre-manifestation à l’avenue de Paris, en face de l’hôtel international. La police était là, aux abois. Le métro, qui a traversé l’avenue, a séparé les deux groupes. L’orage est vite passé...

Le véhicule, qui ouvre la marche, a continué à émettre des chants patriotiques. La marche s’est poursuivie, dans le calme, s’arrêtant devant l’Institut national de musique, puis devant la Maison de culture d’Ibn Rachiq...

Vers 14h00, l’heure du déjeuner, la foule s’est dégonflée, avant de s’effilocher au niveau du quartier Le Passage...

«Oh, je suis content. Cela s’est très bien passé. Il s’agit d’un signal clair au gouvernement pour qu’il prenne au plus vite des décisions concernant les provocations des extrémistes religieux », a dit à Kapitalis, un jeune fonctionnaire ayant voté Ennhadha et qui regrette aujourd’hui de l’avoir fait.

«Aujourd’hui, je suis perdu. Je ne sais pas à quel parti je vais adhérer. Que le plus compétent, fusse Béji Caïd Essebssi, malgré son passé pas toujours clair, prenne les rênes du pays, sinon on va au bord du gouffre avec cette mouvance d’islamistes extrémistes», ajoute l’homme, dubitatif.

source kapitalis

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Kasbah 1 et 2_Manifs_ Initiative-UGTT
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