Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 04:42

Nahdhaouis et salafistes en colère contre les médias

 

nahdhaouis.jpgDes salafistes et des partisans du mouvement Ennahdha se sont rassemblés, vendredi 24 février 2012, devant le siège de la Télévision nationale. Des centaines de citoyens ont protesté contre ce media, jugé « non transparent ».


Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant la « laïcité » et la « franc-maçonnerie ».
« Al Masdar.tn » a rapporté que cette manifestation a commencé peu après la prière du vendredi. Elle est partie de deux zones : à partir de la mosquée « El Fath », au centre ville, et d’El Manar.
Les partisans d’Ennahdha et les salafistes entendent purger la télévision des symboles de l'ancien régime. Ils reprochent aux journalistes de « Al Wataniya » d’être partiaux en donnant une information qui ne met pas en valeur les réalisations du parti au pouvoir.

 
Notons que MM. Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, et Samir Dilou, porte-parole du gouvernement, ont critiqué, au cours de la semaine, les médias, considérés « non-neutre ».
On a, également, noté une forte présence des forces de l’ordre. Une source officielle au ministère de l'Intérieur a nié l'octroi de toute autorisation pour cette manifestation.
Affaire à suivre….

source investir

 

_________________________________________________

 


 

 

__________________________________________________________

نقابة الصحافيين تطالب ديلو بمدها بمعطيات عن الفساد بالتلفزة


طالبت النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين سمير ديلو وزير حقوق الإنسان والعدالة الانتقالية بتمكينها بما لديه من معطيات حول ملف الفساد داخل مؤسسة التلفزة التونسية الذي لا يقتصر على الصحفيين فحسب بل يشمل الإداريين والتقنيين والأعوان والمتعاونين اعتمادا على التصريحات التي أدلى بها في هذا الخصوص كما تتوجه بالطلب نفسه إلى كل المسؤولين في الحكومة.


وتطالب النقابة بضرورة إكمال المنظومة التشريعية (المرسومين 115 و116) بالنصوص الترتيبية الضرورية باعتبار أن إصلاح منظومة الإعلام العمومي مسؤولية جماعية تمرّ حتما عبر إطار تشريعي وهياكل تعديلية لابد من التعجيل بإرسائها.


أكدت النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين تضامنها الكامل مع الزميلات والزملاء بقسم الأخبار بالتلفزة الوطنية وتؤكد مساندتها لهم في مساعيهم الرامية إلى تطوير أداء التلفزة الوطنية ومحاولاتهم المتكررة لتجاوز بعض الإخلالات والنقائص المهنية التي تعاني منها كل المؤسسات الإعلامية ولا تقتصر على التلفزة فقط.


وأشارت إلى الضغوطات اليومية والاعتداءات اللفظية والمعنوية على الزميلات والزملاء بمؤسسة التلفزة الوطنية بصفة عامة، وصحفيات وصحفيي قسم الأخبار بصفة خاصة، وهرسلتهم ومنع البعض منهم من أداء مهامهم، وتعرضهم لحملات تشويه وتخصيص صفحات على شبكات التواصل الاجتماعي لثلبهم واتهامهم بشتى التهم وتحميلهم وحدهم مسؤولية تردّي الإعلام العمومي ونتائج تدجين مؤسسة التلفزة لمدة عقود من قبل النظام الديكتاتوري السابق.


وذكّرت النقابة كل الزميلات والزملاء، صحفيين ومصورين وتقنيين، بضرورة التضامن مع بعضهم البعض في مواجهة محاولات ضرب حرية الصحافة والتضييق على الصحفيين، وتدعوهم إلى ضرورة بذل مزيد من الجهد لضمان حق المواطن في المعلومة الصحيحة والموضوعية والمتكاملة.

 

_____________________________________________________________________________________

 

Libération de Nasreddine Ben Saida dans un contexte encore tendu


Le tribunal de première instance de Tunis a reporté, le 23 février 2012, le procès de Nasreddine Ben Saïda au 8 mars prochain. Le directeur d'Attounissia, interpellé pour avoir publié la photo d'un footballeur enlaçant une mannequin nue, a été libéré après avoir passé plus d'une semaine en prison et entamé une grève de la faim. Sa libération reste provisoire. Le juge Faouzi Jebali présidait également le procès de Nabil Karoui, directeur de Nessma, reporté au 19 avril prochain. “La libération de Nasreddine Ben (...)

Tunisie - Libération de Nasreddine Ben Saida dans un contexte encore tendu

Le tribunal de première instance de Tunis a reporté, le 23 février 2012, le procès de Nasreddine Ben Saïda au 8 mars prochain. Le directeur d'Attounissia, interpellé pour avoir publié la photo d'un footballeur enlaçant une mannequin nue, a été libéré après avoir passé plus d'une semaine en prison et entamé une grève de la faim. Sa libération reste provisoire. Le juge Faouzi Jebali présidait également le procès de Nabil Karoui, directeur de Nessma, reporté au 19 avril prochain.

“La libération de Nasreddine Ben Saida est un soulagement mais ne change rien au caractère inique de ce procès”, a rappelé Reporters sans frontières. L'organisation condamne fermement le recours au code pénal alors même que le nouveau code de la presse vient d'entrer en vigueur et que celui-ci dispose dans son article 79 que sont abolies "tous les textes précédents en contradiction avec le présent code, à compter de la date d'entrée en vigueur du code de la presse".

S'inscrivant dans un contexte de crispation inquiétant, l'incarcération de Narseddine Ben Saida constitue un signal d'alarme pour tous les défenseurs de la liberté d'expression. Reporters sans frontières craint que les récentes déclarations agressives de certains membres du gouvernement vis-à-vis des journalistes justifient aux yeux d'une partie de la population tunisienne les agressions verbales et physiques dont ils sont régulièrement victimes de la part de groupes salafistes et, parfois même, de simples citoyens.

L'organisation s'est indignée des propos tenus par le ministre des Droits de l'homme, Samir Dilou, invité sur le plateau du Talk show Saraha Raha par le journaliste Samir El-Wafi, sur la chaîneHannibal TV, le 4 février 2012. Lors de cette émission, faisant référence au magazine Gayday, Samir Dilou avait affirmé que la liberté d'expression s'arrête là où commence l'homosexualité, considérant celle-ci comme une maladie et une ligne rouge fixée par la religion.

En outre, à l'occasion d'un meeting du parti Ennahda, dont il est membre, le 19 février, à Bizerte, Samir Dilou a violemment attaqué les journalistes qui, selon lui, feraient n'importe quoi pour “passer une nuit en prison afin d'effacer leur passé et de se purifier de leurs péchés”.

Lors d'une interview accordée le 23 février à la chaîne Watanya 1, Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahda, a demandé au syndicat des journalistes tunisiens de publier une liste noire des journalistes et dénoncé “les mêmes journalistes qui faisaient les éloges de Ben Ali insultent aujourd'hui Ennahda et le gouvernement”.

Ces déclarations sont choquantes et favorisent les intimidations dont sont déjà victimes les journalistes de la part d'une partie de la population, a estimé Reporters sans frontières.

L'organisation a recensé deux attaques d'équipes de télévisions depuis le début du mois de février.

Le 14 février 2012, une équipe de la chaîne Al-Hiwar Ettounsi a été victime d'agressions physiques et son matériel endommagé alors qu'elle couvrait la visite du prédicateur salafiste égyptien, Wajdi Ghanim, à Mahdia. Sous la pression des salafistes, l'équipe a été obligée de se retirer.

Lors de la couverture d'un sit-in d'anciens prisonniers politiques, le 20 février 2012, une équipe de la chaîne Nessma a également été attaquée devant le siège l'assemblée constituante par un groupe de salafistes et de simples citoyens qui avaient décidé d'interdire le tournage, prétextant que les médias ne sont pas dignes de confiance. Menacés verbalement, puis à l'arme blanche, l'équipe a quitté les lieux et refusé de porter plainte par crainte de représailles.

Les récentes déclarations et le refus de mettre en place les structures prévues par la loi sur l'audiovisuel et le code de la presse empêchent la situation d'évoluer sereinement. Ainsi, parallèlement à la Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle et à la commission d'attribution de la carte de presse, le gouvernement doit mettre en place un bureau de dépôt légal chargé de recevoir des copies de toutes les publications et de les transmettre au centre de documentation nationale, sans quoi la mémoire nationale sera perdue.

Reporters sans frontières appellent les autorités tunisiennes à faire preuve de respect et de bienveillance à l'encontre des journalistes, tout en leur garantissant leur protection, notamment à travers le respect du droit et, de fait, l'application des nouvelles lois sur les médias.

source categorynet

 

__________________________________________

 

Violence salafiste : des personnalités politiques expriment leur exaspération

 

  • Les récents agissements des salafistes qui ont, de plus en plus, la fâcheuse tendance à s’imposer ostentatoirement, au commun des Tunisiens tantôt avec une violence inouïe (incendie de postes de police à Jendouba et terrorisation des habitants de cette ville), tantôt avec pacifisme (prédication et organisation) à cet effet, à El Jem, d’une exposition sur le thème «Fuyez vers Dieu), commence à exaspérer plus d’un homme politique.

  • Pour mémoire, ces salafistes, qui seraient un millier dans le pays, se réclament du salafisme, mouvement sunnite revendiquant un retour à la pureté de l'islam des origines, fondé sur le Coran et la Sunna. Aujourd'hui, le terme désigne un mouvement composite fondamentaliste, constitué en particulier d'une mouvance traditionaliste et d'une mouvance djihadiste. Toutes ces mouvances affirment constituer la continuation sans changement de l'islam des premiers siècles.

Le premier à monter au créneau a été manifestement le président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki qui, en leur faisant assumer, lors d’une interview diffusée par trois chaînes de télévision, la responsabilité de l’importation d’armes et la fusillade qui a eu lieu à Bir Hfai (gouvernorat de Sfax), n’a pas hésité à les qualifier de «microbes» -avant de présenter ses excuses le lendemain. Le mal est néanmoins fait. La rupture est, désormais, consommée entre salafistes et présidence de la République. Dans leurs prêches du vendredi, les prédicateurs salafistes tirent des boulets rouges sur la magistrature suprême et lui prédisent l’enfer.

 

Mohamed Abbou, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Réforme administrative, est la deuxième personnalité politique à réagir aux agissements des salafistes.

Invité par Radio Express Fm à donner son point de vue sur l’incendie par des salafistes du siège de son parti, le Congrès pour la République, à Jendouba, M. Abbou a "rappelé aux incendiaires qu’ils n’avaient aucunement contribué à la révolution du 14 janvier et qu’au moment où des militants luttaient contre la dictature de Ben Ali, ils avaient préféré se battre et s’exploser en Irak, alors que leur peuple avait le plus besoin de leur fougue combattante pour intimider le dictateur déchu. Courtois, M. Abbou est allé jusqu’à inviter les salafistes à avoir un minimum de respect pour le peuple tunisien qui les a libérés du joug de l’arbitraire et de l’autoritarisme".

La troisième personnalité à se prononcer en public sur le dossier de la violence salafiste n’est autre qu’Abdelfattah Mourou, figure de proue de la mouvance islamique en Tunisie.

Dans toutes ses interviews, il ne cesse de déclarer qu’il ne partage nullement les thèses des salafistes qui, a-t-il dit, développent une approche superficielle et archaïque de l’islam, ne disposent d’aucun projet socioéconomique crédible et privilégient le recours arbitraire à l’insulte gratuite et à la violence.

Il a condamné leur appel au Jihad et les a mis en garde contre le risque de perdre cette précieuse liberté de parole et d’expression dont ils jouissent actuellement pour peu qu’ils continuent à semer le désordre et à semer les graines de discorde entre laïcs et bons musulmans. M. Mourou a stigmatisé tous les apôtres de l’exclusion, à gauche comme à droite, et averti contre les conséquences néfastes de l’anarchie qui prévaut dans le pays et dont les salafistes assument en partie la responsabilité. «Cette anarchie, pour peu qu’elle dure, a-t-il-dit, risque, selon lui, d’aboutir à une nouvelle dictature».

Pour sa part, Rached Ghannouchi, leader du parti Ennahdha, a imputé aux laïcs l’émergence du salafisme et les a rendus responsables de l’absence de culture religieuse dans le pays, ce qui pousse les jeunes salafistes à inviter des prédicateurs étrangers. M. Ghannouchi, qui tenait une conférence de presse, jeudi 23 courant, a rappelé que les tous les musulmans sont quelque part salafistes en ce sens où ils demeurent nostalgiques de la pureté de l'islam des salaf. Il a tenu cependant à condamner le recours des salafistes à la violence. Au moins ça.

source webmanagercente

 

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories