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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 17:02

Affaire Fehri : arrestation de cinq anciens patrons de la chaîne publique

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La justice tunisienne a décidé, jeudi 3 janvier, de maintenir en détention Sami Fehri, le patron de la chaîne privée Ettounsiya TV. Elle a également émis des mandats de dépôts à l'encontre de cinq anciens PDG de la chaîne de télévision publique, poursuivis dans la même affaire.


Incarcéré au mois d'août dernier, Sami Fehri est inculpé de complicité de détournement de fonds publics dans le cadre d'une affaire de corruption remontant à l'époque du président déchu Ben Ali. Il risque dix ans de prison pour « préjudices financiers causés à la télévision publique » au profit de sa société de production Cactus Prod. Sami Fehri, qui a fondé Ettounsiya TV en 2011, était auparavant un producteur associé de Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali aujourd'hui en fuite au Canada.


Jeudi soir, la justice tunisienne a décidé de maintenir Sami Fehri en détention. La décision a été annoncée par la chambre d'accusation du tribunal de première instance de Tunis en l'absence de l'accusé, hospitalisé depuis le 27 décembre à la suite d'une grève de la faim de onze jours.

 

Télévision nationale

Lors de la même audience, la chambre d'accusation a aussi émis des mandats de dépôts contre cinq anciens PDG de la télévision nationale poursuivis dans la même affaire et laissés jusqu'ici en liberté. Il s'agit de Moncef Gouja, Mohamed Chelbi, Mustapha Khammeri, Hedi Ben Nasser et Brahim Fridhi. Ils seront désormais placés en détention.


Dans une déclaration publiée par l'agence tunisienne TAP, quatre de ces anciens dirigeants ont affirmé n'avoir tiré « aucun avantage matériel ou moral » durant leurs mandats sous le règne de Ben Ali. Sortant de leur silence peu avant l'annonce de mandats de dépôts à leur encontre, ces anciens dirigeants ont assuré avoir été « soumis à des pressions » et affirmé n'avoir « aucun ressentiment » à l'égard de M. Fehri.


Pressions


L'incarcération de Sami Fehri avait fait scandale, ses avocats faisant notamment valoir qu'il était l'unique accusé à être détenu, alors que ses co-accusés étaient laissés en liberté.

Depuis le début de l'affaire Fehri, le gouvernement islamiste est accusé de pressions sur les médias et sur la magistrature. Le patron d'Ettounsiya et ses défenseurs évoquent « un acharnement judiciaire » en représailles à une émission de satire politique dont il a accepté la diffusion et au ton critique de sa chaîne à l'égard du pouvoir.

Le cas de Sami Fehri a suscité la mobilisation d'une large frange de la société civile, d'ONG et de l'opposition, qui ont réclamé sa libération en application d'un arrêt de la Cour de cassation, qui avait ordonné sa remise en liberté le 27 novembre dernier. Le parquet a empêché à deux reprises l'application de cette décision et renvoyé l'affaire devant la chambre d'accusation. Jeuneafrique.

 


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Reprise du procès du doyen Kazdaghli, symbole du débat sur le niqab

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Ce jeudi 3 janvier, le doyen de l'université de Manouba, Habib Kazdaghli, comparaissait devant la justice, accusé par une étudiante portant le niqab de l'avoir giflée en mars dernier. Ce procès est le reflet d'un bras de fer qui a opposé durant plusieurs mois, l'an dernier, l’administration à des groupes salafistes. Ils réclamaient l’autorisation du port du niqab, le foulard islamique, durant les cours. Le doyen nie les faits et accuse l’étudiante d’avoir attaqué son bureau avec une camarade.

Il y avait du monde pour assister à ce procès emblématique, à bien des égards, de la société tunisienne dont le verdict sera rendu le 17 janvier 2013. Le caractère politique du procès a entraîné une forte mobilisation de soutien dans les deux camps.

A l'intérieur, l'audience s'est transformée en débat d'idée. Pourtant le débat sur le voile intégral est censé être tranché. Le tribunal administratif avait rendu son avis en février dernier assurant que son port dépend des règlements intérieurs de chaque établissement. A l'université de la Manouba, il est interdit en classe. Habib Kazdaghli affirme défendre ce principe :« A travers moi, il y a une tentative d'instrumentalisation de la justice pour pénaliser ceux qui défendent l'Etat de droit. La politique a ses partis. La religion a ses mosquées. Mais nous, à l'université, nous défendons des règles académiques. Mes collègues et moi, nous avons agi au nom de l'autonomie des sphères. »

Le doyen se dit confiant. Il espère être acquitté. Sa défense a largement mis en doute la crédibilité du certificat médical censé attester que l'étudiante a été giflée. Il représente la seule preuve avancée dans le dossier. Pour les avocats de Habib Kazdaghli, il est « difficile d’imaginer des marques sur le visage de la jeune femme une heure après les faits, et alors qu’un voile la recouvrait. »

Toutefois, les avocats des deux parties s'accordent sur l'aspect politique de ce procès. Ainsi, la défense des étudiantes accusait le doyen de réprimer les élèves « niqabées » pour leur conviction religieuse. Me Awled Ali, avocat des étudiantes, l'affirme : « Ce qui se passe ici est politique. Le motif du crime était de ne pas laisser ces étudiantes suivre leurs études. C'est une discrimination contre ces gens qui portent le niqab. » La défense du doyen, quant à elle, dément et tente de recentrer le débat sur les faits.

Devant le tribunal, le débat est aussi très agité. D’un côté, les soutiens du doyen, associations, enseignants, avocats, Tunisiens, Belges ou Français, et même certains membres de l’opposition tunisienne. Face à eux, des femmes en voile intégral pour la plupart, et des hommes venus défendre les étudiantes. Quelques échanges vifs ont eu lieu notamment entre un défenseur du niqab et une femme venue soutenir le doyen qu'il soupçonnait de ne pas être musulmane.

Mais dans l'ensemble, les échanges entre les deux camps ont été rares. Le ton est monté rapidement, car ici on ne discutait plus de cette histoire de gifle ou de bureau saccagé, mais de vision de la société tunisienne, « pour ou contre le niqab en cours ». rfi

 

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Affaire « Ayoub Messoudi »

La peine d’Ayoub Messaoudi multipliée par trois plus un bonus

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La cour d’Appel au Tribunal militaire de Tunis a alourdi la peine pour Ayoub Messaoudi, ancien conseiller démissionnaire auprès du président provisoire de la République, après avoir été condamné en première instance, à 4 mois de prison avec sursis. 

La Cour a augmenté la peine qui passe de quatre mois à douze mois de prison avec sursis ( multipliée 3 fois ) et émis des sanctions complémentaires à savoir la privation de l’accusé de toute éventuelle décoration, de port d’armes et d’emploi au sein de la Fonction publique.

Messaoudi est accusé d’avoir fait des déclarations qui portait atteinte au moral de l’armée.

Rappel des faits

Ayoub Messaoudi, un ex-conseiller du président provisoire Moncef Marzougui est jugé pour diffamation de hauts responsables de l’armée, a dénoncé un procès « politique », y voyant un combat « entre la liberté et le despotisme ».

Messaoudi avait estimé en première instance que ce procès et son interdiction de voyager visaient à l’ »empêcher de dévoiler des réalités qui peuvent déranger beaucoup de responsables » tunisiens.

Les plaintes pour diffamation ont été déposées par le chef d’état-major des armées, le général Rachid Ammar, et le ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi.

Le prévenu les avait accusés le 15 juillet lors d’une émission télévisée de « trahison d’Etat » pour ne pas avoir informé le chef de l’Etat Moncef Marzouki de l’extradition vers la Libye fin juin de l’ex-Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi.

Me Layouni et son client ont aussi estimé que le procès ne pouvait être impartial étant donné qu’il avait lieu devant un tribunal militaire.

« La justice militaire n’est pas neutre, la justice militaire est une justice politisée », a déclaré l’avocat, notant par ailleurs que « le général Ammar n’est pas au-dessus de la critique ».

L’armée « est juge et partie » dans cette affaire, avait relevé de son côté Messaoudi.

Le prévenu comparaît libre mais est interdit de sortie du territoire. Il risque trois ans de prison ferme pour « dénigrement de l’institution militaire » et deux ans pour « diffamation ».

L’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, a pour sa part dénoncé ces poursuites. « Le droit de soumettre les fonctionnaires publics à la critique est un des éléments les plus élémentaires de la liberté d’expression », a souligné l’organisation.

Elle demande dès lors que soient abolies les lois pénalisant la diffamation, la critique de l’armée et la législation permettant qu’un civil soit jugé par un tribunal militaire.

L’affaire de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi ,ancien premier ministre du colonel Kadhafi , avait provoqué une crise au sein de la coalition au pouvoir dominée par les islamistes d’Ennahdha.

Marzougui, issu du parti de centre-gauche Congrès pour la République, était opposé à cette extradition précipitée, estimant que Mahmoudi, n’était pas sûr de bénéficier d’un procès équitable en Libye.

Le chef du gouvernement, Hamadi Jbèli, issu d’Ennahdha, était passé outre ce refus et avait autorisé le transfèrement du prisonnier.

Selon Messaoudi, le général Ammar et le ministre de la Défense, qui étaient au courant des intentions du chef du gouvernement, auraient dû prévenir Marzougui, qui en tant que président ,même provisoire ,est chef des armées. http://www.tunisiefocus.com/politique/

 

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Messaoudi dénonce "un nouveau régime dictatorial"

L'ex-conseiller du président tunisien Marzouki, poursuivi devant la justice militaire, dénonce l'hégémonie du parti islamiste Ennahda

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L'ancien conseiller du président tunisien Moncef Marzouki, Ayoub Messaoudi, qui devait être entendu devant un tribunal militaire jeudi 30 août dans le cadre de poursuites pour diffamation, dénonce une affaire politique et l'hégémonie du parti islamiste Ennahda sur la société et les institutions tunisiennes.

 

Pourquoi êtes-vous poursuivi par la justice militaire tunisienne ?

- Je suis poursuivi pour des propos que j'ai tenus. Je vais vous raconter les événements tels qu'ils se sont passés. J'étais conseiller principal auprès du président Moncef Marzouki jusqu'au 28 juin dernier, date à laquelle j'ai annoncé ma démission. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'extradition de l'ex-Premier ministre libyen Bagdadi al-Mahmoudi, qui s'est faite à l'insu du président de la République, depuis une caserne militaire à Tunis. Moncef Marzouki était totalement opposé à cette extradition pour des raisons humanitaires mais aussi politiques et sécuritaire. Ce jour-là, le président était à bord d'un hélicoptère militaire pour des visites de zones militaires frontalières notamment avec le chef d'état-major des armées, le général Rachid Ammar, et le ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi. Or les deux hommes étaient parfaitement au courant de tous les détails de l'extradition, au courant que le président ignorait cette extradition et qu'il y était opposé. Ils ont caché ou ont omis d'informer, le chef des armées de cette extradition, accompagnant le président toute la journée sans l'informer. Et nous avons appris cette extradition, le 24 juin, par une fuite dans les médias.

J'ai démissionné à la suite de cette affaire car, pour moi, ces fautes n'étaient plus admissibles. Je ne pouvais plus les assumer. Le président de la République a perdu toute initiative politique et ne peut plus faire face à l'hégémonie du parti islamiste Ennahda qui est en train de mettre la main sur les institutions de la République.

J'ai demandé à ce qu'au moins le ministre de la Défense soit limogé ou que le chef de l'armée Rachid Ammar soit relevé de ses fonctions ou placé en retraite anticipée. Mais mes suggestions sont restées lettre morte.

Le 15 juillet, j'ai donc décidé de parler car je trouvais cette affaire révélatrice de l'état de décomposition de l'Etat. Et je suis désormais poursuivi pour avoir raconté cet épisode.

 

Comment ces poursuites ont-elles été entamées contre vous ?

- On constate une confusion entre le parti Ennahda et l'Etat, comme il y avait une confusion avant la chute de Ben Ali entre le RCD et l'Etat. J'ai donc expliqué à l'opinion publique ce qui s'est passé. J'ai cité nommément le chef de l'armée Rachid Ammar et le ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi, qualifiant cette extradition de trahison d'Etat.

Le 20 juillet, le gouvernement a publié un communiqué condamnant mes propos et me menaçant de poursuites judiciaires. Mes amis ont commencé à m'appeler pour me dire de ne pas rentrer de France où vivent ma femme et mes enfants avec lesquels je passais un peu de temps. Mais ma place était en Tunisie où je suis rentré le 9 août, date du début des mouvements sociaux à Sidi Bouzid. Je me suis rendu dans cette ville le 11 pour essayer de comprendre ce qui se passait et le 12 j'ai publié un article intitulé "Sidi Bouzid et la mafia" où j'explique que l'Etat profond n'a pas été renversé le 14 janvier, les racines du système étant conservées. Seule la tête du régime – le clan Ben Ali – étant sacrifiée.

Je pense que le fait que je vienne du système a fait craindre que mes propos aient plus d'impact auprès de la population. Le 15 août le bureau politique de mon ancien parti, le CPR, s'est réuni pour geler mon adhésion, Rachid Ammar a été entendu par le tribunal militaire, et, le même jour, le juge a décidé de m'interdire de voyage. Tout ceci au lendemain de ma deuxième visite à Sidi Bouzid, au lendemain de la publication de mon article et mes interventions à la radio où j'expliquais que les racines de l'ancien régime sont toujours là, qu'on a trahi la révolution.

Toute cette affaire est politique. On a essayé de me pousser à me rétracter, mais comme je l'ai déjà dit à beaucoup de journalistes, jamais je ne reculerai, j'assume tous mes propos malgré les pressions et intimidations. C'est un long combat qui s'annonce.

 

Comment expliquez-vous que le président Marzouki ne vous défende pas ?

- Je pense que non seulement lui mais aussi le parti politique auquel j'ai appartenu a abandonné le combat, abandonné la révolution. Une forte envie de pouvoir s'est emparée d'eux. La priorité du président ou du bureau politique du CPR est de garder de bonnes relations avec Ennahda parce qu'ils considèrent que le CPR n'a pas une base populaire suffisante pour faire face à Ennahda ou Nida Tounes qui est en fait l'ancien RCD reconstitué [NDLR: RCD, ancien parti de Ben Ali]. Ils se considèrent comme un petit parti trop faible pour faire face à ces deux partis que je qualifie de cholera et de peste.

Un des ministres CPRiste m'a d'ailleurs expliqué que le moyen le plus intelligent est de trouver sa place aujourd'hui avec Ennahda pour ne pas les laisser gouverner seuls. Ce qui est triste c'est qu'à l'époque de Ben Ali il y avait des partis politiques qui tenaient ce même discours, ils affirmaient que face à un régime aussi puissant il fallait essayer de réformer de l'intérieur en se liant à lui. Mais on a vu à quelle catastrophe cette philosophie nous a menés. Aujourd'hui, ils font les mêmes erreurs : ils décorent un désert démocratique, le meublent et servent d'alibi laïc à un nouveau régime dictatorial, théocratique. J'ai peur qu'une révolution éclate, une révolution plus violente et sanguinaire. Ces trois partis politiques se sont écartés de la révolution et de ses objectifs et sont en train de tout faire pour s'éterniser au pouvoir.

 

Vous parlez d'hégémonie d'Ennahda. N'est-ce pas un peu excessif ?

- Une troïka est au pouvoir dont un parti dominant : Ennahda. En tant que membre du CPR, membre de cette troïka, j'observe un détournement de la révolution et un détournement de l'accord implicite conclu entre ses partis pour gouverner sur la base du consensus, de la consultation mutuelle et du dialogue. On assiste aujourd'hui à une hégémonie d'Ennahda sur les deux autres partis. Il s'agit d'une trahison de la révolution.

Cela a commencé très tôt. En janvier, je crois, la présidence avait – déjà – appris par la presse la nomination de gouverneurs en majorité de Ennahda, de directeurs généraux d'administrations ou d'institutions qui étaient tous choisis en fonction de leur appartenance politique et de leur allégeance à Ennahda. Ce sont des choses qu'on vit tous les jours: ces dernières semaines ce sont les médias publics qui se sont vus nommés de nouveaux directeurs.

Ennahda verrouille également toutes les commissions en vue des élections ou de la réforme de la magistrature à laquelle le parti islamiste a dit qu'il était opposé. Certains journalistes sont aussi menacés de mort, subissent des intimidations quotidiennes dans leur travail… Ennahda essaye de soumettre le peuple tunisien pour servir son propre agenda politique et anéantir tout espoir de résurrection de la révolution. tempsreel.nouvelobs

 

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Précisions du directeur de la justice militaire

Le bureau du procureur général de l'Etat près la Direction de la justice militaire a assuré, jeudi, que la décision de lever l'interdiction de voyage qui pèse sur l'ancien conseiller du président de la République Ayoub Messoudi, « est désormais du ressort de la chambre correctionnelle de la Cour d'appel militaire en charge de l'affaire ».

 

« Pour accélérer la levée de cette mesure d'interdiction sans attendre que la Cour d'appel militaire statue sur l'affaire, la défense de Messoudi aurait du en formuler la demande auprès dudit tribunal », précise un communiqué signé par le procureur général de l'Etat, directeur de la justice militaire, Marouane Bouguerra. Et d'ajouter « la question a été expliquée, d'un point de vue juridique, à Ayoub Messoudi et à son avocat qui ont été invités à adresser une demande au président de la chambre correctionnelle de la Cour d'appel militaire pour demander la levée de l'interdiction de voyage, ce qui n'a pas été fait ».

« L'intéressé veut passer pour une victime et faire croire à l'opinion publique que la justice est abusive », a jugé le procureur général, estimant que « le but est de susciter une polémique, de servir un agenda politique et transformer le dossier en une affaire d'opinion ». Le comité de soutien de Ayoub Messaoudi avait déclaré, lors d'une conférence de presse, mercredi, que son procès, déféré devant la justice militaire, est « une affaire purement politique ». 

 

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Saida Agrebi d’Ankara à Paris

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Saïda Agrebi a tranquillement quitté la Turquie en direction de la France dans la soirée du jeudi dernier, sans être inquiétée outre mesure. Elle a même eu le temps de poser pour une photo souvenir, en compagnie du Premier Ministre turc, M. Reccep Tayyip Erdogan.

Saïda Agrebi a participé, à Ankara, à la conférence internationale sur «les politiques sociales et la famille», au cours de laquelle elle a prononcé un discours, et a reçu, comme à la «belle» époque, un prix en tant que vice-présidente de l'organisation internationale de la famille.

Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire à la délégation tunisienne, qui  s'est retirée mercredi des travaux de la conférence en signe de protestation. Le juge d'instruction auprès du tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat d'amener à l'encontre de Saïda Agrebi pour son implication dans des affaires de corruption financière lors de sa présidence de l'association tunisienne des mères.

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Saida Agrebi, première à droite

Le conseiller du ministre de la justice Faouzi Jaballah dont les propos ont été rapportés par l’agence Tap a cependant affirmé «une fois informée de la présence de Saïda Agrebi en Turquie, le 2 janvier, la Tunisie a rapidement engagé les mesures diplomatiques et juridiques requises et appelé les autorités turques à appliquer le mandat d'amener international émis à son encontre depuis août 2011». M. Jaballah souligne ainsi que «La Tunisie a demandé aux autorités turques d'extrader Saïda Agrebi».

Sauf que la suite, on la connait. Et elle ressemble étrangement à celle donnée à l’histoire des vacances de Sakher El Materi, dans les îles paradisiaques des Seychelles. Sauf que l’on aurait pu imaginer (manifestement à tort) une plus grande entente avec les autorités turques. Las. mag14


 

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