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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 06:45

Le rapport de force entre la troïka et l 'opposition

 

Regard sur le début de la gouvernance légitime post révolutionnaire: la majorité des Tunisiens ont en partage le bon sens et l’intérêt supérieur de la nation, en dehors de toute filiation partisane.

 

par Abderrazak Lejri

 

Après avoir mis au pas ses coalisés en émasculant le parti Ettakatol de Moncef Ben Jaâfar, président de l’Assemblée constituante, et en déculottant le parti Cpr de Moncef Marzouki, président de la République, le parti Ennahdha a confirmé sa vision des objectifs de l’élection de la Constituante en privilégiant surtout l’approche de gouvernance au détriment des véritables enjeux que représente la rédaction de la Constitution ce qui explique le délai de deux mois pour aboutir enfin à un nouveau gouvernement transitoire.

 

La Constituante réduite à une simple chambre d’enregistrement 

Ce parti d’obédience islamique est, comme d’habitude, cohérent avec lui-même en abandonnant le double discours qu’on lui reprochait pour n’en tenir qu’un seul empreint d’hégémonisme faisant peu de cas de l’opposition minoritaire (dont les interventions des représentants courageux sont réduites à des gesticulations: cause toujours tu m’intéresses!) aboutissant in fine toujours à un vote en force qui – à la liberté d’expression près – aboutit à faire de la Constituante une simple chambre d’enregistrement.

On ne peut que se féliciter du renouvellement de la classe politique et des membres du gouvernement car la compétence n’est l’apanage de personne en particulier et le manque d’expérience (le terme amateurisme n’étant pas approprié) est un faux argument non opposable après une révolution qui sur le plan des principes veut rompre avec le passé et à tout point de vue les composantes de la société sont en train de faire leur mue et sont appelées à opérer leur mise à niveau.

Il faut que le chef du Gouvernement, Hamadi Jebali, et son équipe prennent acte du fait que cette mise à niveau et l’intégration des nouveaux concepts de démocratie, de bonne gouvernance, de compétence et de tolérance, etc., ne concernent pas que les autres.

Il faut qu’ils se débarrassent de leur vision partisane qui les emprisonne dans une posture d’opposition et d’éternelle campagne électorale (ce qui est en soi justifié par les échéances électorales à venir) pour tendre (mais à l’impossible personne n’est tenu) vers une posture d’hommes d’Etat dignes de la formidable chance inespérée et imprévue que le destin leur a offerte de conduire la Tunisie vers un avenir meilleur.

 

L’agressivité d’Ennahdha envers l’opposition et les médias 

Il faut aussi que les dirigeants et surtout les militants de base d’Ennahdha cessent de qualifier toute velléité d’indépendance ou d’avis contraire d’acte non patriote car si cela continue, on va glisser vers les accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui nous rappellent les pratiques de l’ancien régime par le qualificatif de traitrise à la nation («takhouine») que Ben Ali a utilisé à leur encontre!

 

Les dirigeants d’Ennahdha n’ont d’ailleurs jamais admis que les attaques de leurs militants extrémistes sur les réseaux sociaux sont sciemment orchestrées et ils les mettent systématiquement sur le compte de dérapages individuels de quelques excités.

 

Ces attaques ont été illustrées par la montée en pointe de Rached Ghannouchi, président du parti islamiste tunisien, contre les médias qualifiés de majoritairement pourris, et particulièrement la sortie de Ali Laraiedh, ministre de l’Intérieur, contre le journal ‘‘Le Maghreb’’ et une de ses journalistes (pour effronterie d’indépendance de ligne éditoriale et d’excès d’émancipation?!).

Le même sectarisme s’est traduit au sein de la Constituante par des accusations d’irresponsabilité à l’encontre des députés de l’opposition qui avaient estimé qu’un budget de l’Etat et la Loi des finances qui lui est associée méritent plus que quelques heures d’examen et de débats, Ennahdha et la troïka s’étant davantage focalisés sur la répartition des postes ministériels (qui va gouverner) sans s’attarder sur le comment et quoi gouverner.

 

Ennahdha a la cohérence de poursuivre le même principe qui lui a valu de remporter la victoire lors des élections en recourant au «takfir» (accusation de mécréance) qui a laminé les forces progressistes et modernistes de gauche et il était temps avec la discussion de la loi de finances qu’on dépasse les polémiques doctrinales où les perdants sont traités de «zéro%» qui empêchent les «99% (sic)» de gouverner à leur guise..

 

Quant aux dirigeants du Cpr, et notamment Mohamed Abbou, l’égo et la posture du pouvoir les ont aveuglés, au point qu’ils ont traité leurs compagnons d’hier (le Pdp) d’une façon indigne et éhontée de minorité antidémocratique et antipatriotique en collusion avec le Rcd, n’ayant même pas la reconnaissance du ventre quand, dans les geôles de Ben Ali, ils n’ont trouvé à leur côté que les militants de gauche – notamment Néjib Chebbi (que je suis pourtant loin de vouloir défendre) – comme soutien.

 

Passer de la posture d’opposition à celle de gouvernement 

Il faut être magnanime avec M. Marzouki, qui débute dans la magistrature suprême, et avec le nouveau chef du gouvernement M. Jebali, et nous voulons bien croire que leurs dérapages ne sont que d’ordre lexical.

Ceux qui sont étonnés de voir Ennahdha recourir aux petites compromissions lors de la répartition des postes à leurs proches doivent prendre parmi plein d’exemples le cas de Aboulaye Wade au Sénégal qui, après avoir été un opposant farouche et démocrate payant cela par des années d’exil et de prison, s’est mué dès la prise du pouvoir en autocrate corrompu brimant toute velléité d’opposition et dérivant vers une succession dynastique démontrant encore une fois que c’est «la fonction qui crée l’organe».

On ne peut concevoir que du jour au lendemain un footballeur jouant en défense apprenne à jouer en attaque surtout dans une équipe adverse!

Les années d’exil et de prison ont laissé chez certains militants actuellement en situation de gouverner des séquelles qui ne peuvent s’estomper qu’avec le temps, une fois qu’ils seront apaisés psychologiquement avec eux mêmes et avec leurs compatriotes.

Il faudra du temps pour que ces derniers – auxquels ces épreuves douloureuses ont instillé inconsciemment la haine de soi, d’autrui et de la société en général -  cessent de considérer ceux qui ne partagent pas toutes leurs idées comme des ennemis désignés.

Car, de même qu’on peut estimer que les forces modernistes et progressistes par leur élitisme urbain (à part le Parti ouvrier communiste tunisien, Poct) sont coupées du pays profond, expliquant en cela leur échec patent, on peut affirmer  qu’une partie des exilés de la diaspora et ceux qui étaient emprisonnés ou mis à l’écart ne connaissent pas tout à fait la société tunisienne.

Il est légitime et explicable que des personnes qui ont connu l’exil et la prison soient grisées par l’euphorie que confère l’accès au pouvoir, à la reconnaissance et aux privilèges.

 

Les rémunérations des grands commis de l’Etat et des élus

Sur un autre plan, je trouve démagogique, comme le signalent six députés dans le journal ‘‘Echourouk’’ du 29 décembre, que d’aucuns trouvent excessifs les salaires des élus et grands commis de l’Etat, et me demande à quel titre des élus notamment issus des régions de l’intérieur et pour certains de l’étranger, où ils doivent faire face à des dépenses familiales locales et à Tunis, doivent concéder à ne pas toucher de rémunération.

 

N’importe quel responsable bénéficie quand il est en mission, en plus de son salaire, d’une indemnité de mission et d’un per diem, et le moindre cadre commercial a droit à des frais de représentation incluant les frais d’habillement et de blanchisserie.

Rapportés à l’échelle du pays ou à la noblesse de leurs tâches (ces derniers ayant abandonné leurs emplois d’origine), je trouve plutôt que les chiffres portés à ma connaissance ne sont ni excessifs ni abusifs.

En dépit du fait que, chez nous, les gros salaires sont tabous, je ne trouve pas scandaleux qu’un président de la République émarge à une indemnité de souveraineté conséquente car ce sont les bas salaires qui sont en revanche scandaleux.

Démagogie mise à part et sans verser dans une théorie socialisante égalitariste, on doit être capable d’intégrer que doubler le salaire du Pdg de la Compagnie de phosphate de Gafsa (Cpg) n’a aucun impact sur le résultat de la société, notamment si on le rapporte à des pertes quotidiennes de 1.5 million de dinars, dans l’hypothèse où il parviendrait à juguler les énormes problèmes de ce groupe.

Ce scénario est préférable à celui où on confie une grande entreprise à un dirigeant intègre mais incompétent, touchant un salaire indigent donc non scandaleux, qui faute de clairvoyance et de bonne gestion peut engendrer des pertes de plusieurs milliards.

Les institutions étatiques du Maroc ont connu une profonde mutation et engendré des gains de productivité quand on les a dotées de dirigeants fortement rémunérés issus de la diaspora alors que chez nous la soixantaine de cadres de haut niveau de Tunisie Telecom qui touchaient plus que 4.000 Dinars ont été mis à l’index et poussés à la démission (en dehors des abus avérés)!

 

La gouvernance au concret

Le gouvernement Jebali veut rattraper le temps perdu et il est heureux de constater qu’enfin le problème du bassin minier et du Groupe chimique tunisien (Gct) qui, avec le triangle Gafsa-Sfax-Gabès, représente au moins 20% des problèmes économiques du pays, soit pris à bras le corps.

 

Nous n’allons pas épiloguer sur le fait qu’une année durant, ce problème épineux a été laissé aux mains d’autorités régionales illégitimes et sans véritables pouvoirs (gouverneurs, délégués et responsables municipaux) et que, durant deux mois, la troïka – occupée à répartir à titre de gratification des postes dans un gouvernement pléthorique – n’a jamais dénoncé les sit-in y relatifs sauf quand les sit-inneurs se sont déplacés au Bardo où ils ont été traités de trouble-fête et d’empêcheurs de légiférer en rond.

 

Il est tout de même paradoxal que lorsqu’une poignée de salafistes trouble et paralyse le fonctionnement de toute la faculté de la Manouba, nous n’ayons entendu de la part d’Ennahdha ou de M. Marzouki qu’un appel au dialogue, rien que le dialogue, malgré des violences avérées là où il y a eu transgression de la loi et des règlements intérieurs de l’université, alors que maintenant certains commencent à bomber le torse pour indiquer que le dialogue une fois épuisé, le recours contre les sit-inneurs sera la loi et, en filigrane, la matraque.

Au crédit du gouvernement Jebali, nous devons nous réjouir enfin de la création d’un ministère  de l’Environnement à part entière qui, nous l’espérons, sera doté de moyens conséquents et dont la mission ne se limitera pas à des mesures cosmétiques réduites à l’aménagement des espaces verts.

 

La tâche urgente à laquelle doit s’atteler ce ministère est la prise en charge de tous les problèmes de pollution industrielle (cas de Sfax et Gabès) et domestique au niveau des communes car jamais les quartiers n’ont été aussi sales que depuis la confirmation des contractuels et les substantielles augmentations salariales des agents municipaux, ce qui démontre qu’il n’y a pas obligatoirement de relation de cause à effet entre l’amélioration des conditions d’emploi et l’ardeur au travail!

 

Partant du principe que le gouvernement Jebali a un mandat théorique d’un an qui ne lui permet pas d’engager des réformes profondes et de lancer des projets d’envergure, je pense qu’on ne perd rien à engager d’ores et déjà les études y relatives, la mise en œuvre étant envisageable durant la prochaine mandature de 4 ou 5 ans, ce qui permettra entre autres de booster l’activité d’ingénierie.

Les premières mesures tendant à réduire le train de vie de l’Etat sont à saluer car, comme on dit, il n’y a pas de petit profit.

Cependant, les effets tangibles et perceptibles ne seront obtenus qu’après une réduction drastique du concours de la Caisse de compensation (sans atteinte au pouvoir d’achat des franges défavorisées déjà assez éprouvées par une importante inflation) et un bond en avant des recettes fiscales par une réforme qui tarde à se mettre en place.

M. Jebali peut être rassuré que la majorité des Tunisiens qui ont en partage le bon sens et l’intérêt supérieur de la nation – en dehors de toute filiation partisane – seront à ses côtés chaque fois que des mesures salutaires d’ordre social ou économique en faveur des régions défavorisées seront prises

source blogs.mediapart.

 

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Le Maghreb dépose une plainte contre Ameur Laârayedh

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Le quotidien en langue arabe Le Maghreb a décidé de porter plainte contre l’élu et dirigeant d’Ennahdha Ameur Laârayedh suite à des propos diffamatoires prononcés en public devant témoins. 

 

Selon le journal, ces propos ont été prononcés le 29 décembre quand M. Laârayedh a interrogé notre consœur Khaoula Euchi sur le média à qui elle appartenait. En répondant « Le Maghreb », la journaliste a provoqué une exclamation de l’élu d’Ennahdha qui s’est lancé dans toute une tirade « Le Maghreb ? Que Dieu nous en préserve ! Je le dis et je le répète, nous allons déposer une plainte contre ce journal pour avoir publié un article accusant certains membres de la Constituante dans des affaires de corruption. » La journaliste s’est défendue en disant que le Maghreb n’a fait que rapporter une information publiée par un journal électronique. Réponse de M. Laârayedh : « votre consœur est une corrompue. » 
Ameur Laârayedh ne s’est pas arrêté et a continué sa tirade, à voix haute (selon le journal) et devant un parterre de journalistes : « Vous travaillez dans un journal financé par Ben Ali ! ». 

La réaction de l’élu d’Ennahdha s’explique. Le Maghreb est l’un des rares quotidiens tunisiens à avoir une ligne éditoriale claire, qui s’attache à jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir et à critiquer sévèrement les partis vainqueurs des élections. 
 

Il adopte ainsi une attitude similaire à celle adoptée sous Ben Ali qui a fini par forcer la fermeture du journal et pousser son directeur, Omar Shabou, à l’exil. 
 

Vingt ans après, le journal se trouve paradoxalement accusé d’être à la solde de l’ancien régime dans une vaine tentative de le décrédibiliser. Attitude que l’on observe régulièrement avec tous les médias qui refusent de retourner leur veste et de caresser la troïka dans le sens du poil. Des réflexes identiques à ceux de l’ancien pouvoir : « si tu n’es pas avec moi, c’est que tu es contre moi et, de ce fait, je dois t’abattre ».

Source


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Vie des partis et des organisations

 

 

- Taher H’mila ne démissionnera pas du CPR

 

Chassé dernièrement des postes du secrétaire général et de président du groupe parlementaire du Congrès pour la République (CPR), Taher H’mila n’envisage pas de quitter ce parti qui dispose de 29 élus à l’Assemblée constituante.


 «Je démens formellement les informations lesquelles m’imputent à tort mon intention de démissionner du CPR et j’appelle les médias qui ont véhiculé ces informations erronées à cesser de semer la discorde au sein du parti», précise-t-il. Et d’ajouter: «j’avoue que le CPR est grippé mais je ne compte pas quitter le navire».

Taher H’mila attend la tenue du prochain conseil national du parti prévue à la mi-janvier pour «tenter de rectifier le tir» au sein de sa formation qui comprend une mosaïque de sensibilités politiques allant de l’islamisme à la gauche laïque.

 

Depuis l’accession du fondateur du CPR, Moncef Marzouki, à la présidence de la République, une guerre larvée oppose ces sensibilités antagonistes. Cette querelle a atteint son paroxysme le 15 décembre, quand la sensibilité proche d’Ennahdha a décidé de chasser Me Abderraouf Ayadi du poste de secrétaire général qu’il a occupé durant les trois jours ayant suivi l’élection de Marzouki comme nouveau président de la République et de le remplacer par Taher H’mila. Quelques jours plus tard, le Bureau politique a décidé d’écarter H’mila et de redonner le secrétariat général à Me Abderraouf Ayadi, une décision jugée «illégale» par la sensibilité proche d’Ennahdha.

 

Membre fondateur du CPR, Taher H’mila pourrait tenter de reprendre les commandes du CPR par la voie des urnes durant le prochain conseil national du parti.

Décidément, les ambitions ne semblent pas avoir de limites pour cet octogénaire qui a défrayé récemment la chronique en s’attaquant frontalement à la direction de l’UGTT qu’il a accusé de chercher à paralyser l’économie du pays et en qualifiant les manifestants du Bardo de «déchets de la francophonie»

    

 

 

- Le Parti Pirate Tunisien réclame son droit à l’existence légale

 

Le Parti Pirate Tunisien (PPT) a estimé, hier, que le report de l’examen de la plainte qu’il avait porté contre le ministère de l’Intérieur Essebsi et l’imprimerie officielle pour réclamer son droit à obtenir un visa légal constitue une manœuvre » de son adversaire, lequel ne dispose pas, selon lui, d’«arguments légaux pour rejeter sa demande de visa».

 

Le tribunal de première instance de Tunis avait décidé vendredi de reporter au 6 janvier l’examen du recours introduit par le PPT contre le ministère de l’Intérieur sous le gouvernement Caïd Essebsi et contre l’imprimerie officielle qui a refusé de publier sa notice de constitution sur le Journal officiel de la République tunisienne.

 

La branche tunisienne du Parti pirate présent dans plus de 30 pays dans le monde a rappelé, dans un communiqué, qu’elle n’a jusqu’ici reçu aucune réponse à sa demande de visa légal déposé en mai 2011. « Le parti a déposé les documents nécessaires auprès du ministère de l’Intérieur, conformément à l’article 8 de la loi des partis, mais le ministère n’a pas donné de réponse dans les délais légaux», a indiqué l’avocate du plaignant Me Aziza Kabsi.

Selon elle, «l’imprimerie officielle a refusé de rendre public le visa suite aux instructions des autorités supérieures».

De son côté, le président du comité fondateur du PPT, Slaheddine Kchok, a insisté sur le droit de son parti qui a milité contre la dictature à l’existence légal. «Nous avons commencé nos activités en Tunisie dans la clandestinité, en octobre 2010, pour défendre les droits des internautes et la liberté d’expression», a-t-il expliqué.

      

 

 

- Le PCOT critique la nouvelle direction de l’UGTT

 

Le Parti ouvrier communiste Tunisien (POCT) a estimé, dans un communiqué publié hier, que l’exclusion de son candidat Jilani Hammami de la liste consensuelle présentée aux élections du Bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) «reflète l’intention de la nouvelle direction de l’organisation d’user de son autorité pour servir ses propres intérêts et perpétuer les méthodes de travail bureaucratiques ».

Le parti de Hamma Hammami a également fait savoir que Hfaïedh Hfaïedh ne le représente pas, indiquant que son candidat a été écarté de ce « faux consensus en raison de sa probité de son intégrité et de son militantisme».

 

En réponse à ces critiques la direction de l’UGTT a noté que les élections du Bureau exécutif « n’ont pas eu lieu sur la base de quotas réservés aux partis politiques». Une affirmation que le PCOT dément en indiquant que la liste consensuelle qui a remporté la totalité des sièges du nouveau bureau politique de l’UGTT comprend aussi bien des représentants des régions et des secteurs que des représentants de partis politiques comme Sami Tahri ( présentant du Mouvement des patriotes démocrates/Al-Watad) , Mohamed Mesalmi ( représentant du Parti du travail patriotique et démocratique) et Samir Cheffi ( représentant des nationalistes arabes).

         

 

 

- Le nouveau secrétaire général de l’UGTT prendra ses fonctions lundi

 

Le nouveau secrétaire général de l’UGTT, Hassine Abbassi, devrait prendre officiellement ses fonctions le lundi 2 janvier. Une cérémonie de prise de fonction sera organisée, à cette occasion, au siège central de l’organisation à la place Mohamed Ali, en présence de Abdessalem Jerad, ancien secrétaire général et président du dernier congrès

       

 

 

- Abdessalem Jerad ne prendra pas sa retraite syndicale

 

L’ancien secrétaire général de l’UGTT, Abdessalem Jerad, ne prendra pas, de sitôt, sa retraite. Il continuera, en effet, à exercer d’autres responsabilités syndicales à l’international.

Pour mémoire, Jerad est secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs du Maghreb arabe (USTMA) dont le siège est à Tunis. Il représente également l’UGTT au sein du Conseil central de la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA) et du bureau exécutif dela Confédération

Syndicale Internationale (CSI)

   

 

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