Dimanche 19 février 7 19 /02 /Fév 05:46

Les anti-Wajdi Ghanim donnent de la voix au Bardo


Samedi, au Bardo, ils étaient plusieurs centaines, des militants et des citoyens de toutes conditions, à protester contre le silence de la Constituante et du Gouvernement face aux appels à la haine du prédicateur égyptien.

Reportage de Zohra Abid


La visite, depuis une semaine, en Tunisie, du prédicateur égyptien Wajdi Ghanim continue à diviser les Tunisiens, à les empêcher de dormir et à les faire réagir dans les médias et les réseaux sociaux. Sur cette question, qui est sur toutes les lèvres, le gouvernement n’a pas voulu vraiment trancher, ménageant la chèvre et le chou, et, surtout, pour ne pas énerver les associations salafistes qui ont invité le «fouteur de merde» (excusez le mot) égyptien.

 
Le drapeau rouge et blanc reprend sa place naturelle.

 

Mardi dernier, l’association Kolna Tounes a envoyé des messages via un huissier de justice aux responsables du gouvernement. Le même jour, l’avocate Bochra Ben Hmida, avec un collectif d’avocats et de représentants de la société civile, a porté plainte contre le prédicateur égyptien.

Mercredi, Emna Menif, fondatrice de Kolna Tounes, a rencontré les médias et fait appel à la société civile pour observer un sit-in devant l’assemblée de la constituante, samedi, entre midi et 14 heures. Message reçu 5 sur 5.

 
Iyed Dahmani quitte la Coupole pour discuter avec les manifestants.

 

«Non à la fitna, Ghanim, allez prêcher ailleurs !»

Entre midi et 13 heures, une heure de pointe, la circulation est infernale du côté de Bab Saâdoun. Elle l’est davantage sur l’avenue du 20-Mars en direction du Bardo. Devant la coupole de la Constituante, où les élus réfléchissent sur l’avenir du pays, c’est vraiment le bouchon. Les klaxons de voitures n’arrêtent pas. Et les piétons ont du mal à zigzaguer entre ces voitures qui circulent à la tortue.

La police quadrille la place. Des centaines de personnes sont déjà arrivées, et se tiennent en face de la Constituante. Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes brandissent des slogans, mais aussi des drapeaux de la Tunisie. En rang ordonné, sur le palier de la grande place, ils scandent leur colère et leur mépris pour le gouvernement.

 
L'ex-ministre de l'Emploi Saïd Aidi prend goût à l'action politique.

 

Dans la foule, des élus de l’opposition ont quitté la Constituante pour venir écouter les protestataires et leur parler de vive voix. Des militants et militantes des droits de l’Homme sont au premier rang aux côtés des membres de Kolna Tounes, identifiables par leur logo et leurs gilets jaune fluo.

En face, au pied de la grille de la Coupole, d’autres manifestants. Tous pour la même cause. Un peu plus loin, des grappes de protestataires, parlent du silence du gouvernement, des propos du prédicateur honni, de sa tournée «dans les mosquées et dans les espaces publics et surtout de la fitna (discorde) qui commence à s’installer dans la Tunisie musulmane et tolérante». Tous se sentent agressés. «Nous avons nos propres prédicateurs, Ghanim out !» ; «Non au discours de la haine !» ; «Nous sommes musulmans et tunisiens» ; «Il nous parle de l’excision, qu’il aille nettoyer son cerveau» ; «Nous sommes Tunisiens et unis. A bas le diviseur» ; «Chez nous, pas de place à la fitna !»; «Un hôte lourdaud qui cherche à nuire à notre identité, qu’il soit viré !» ; «Je veux vivre comme ma mère, ma grand-mère et mes ancêtres»..., lit-on, entre autres slogans, sur certaines affiches.

 
La romancière Massouda Boubaker : La révolution c'est pour progresser et non pour régresser.

 

«Les mécréants en enfer !»

Entre les rangées, circulent des jeunes. Ils ont à peine la vingtaine. Ce ne sont pas des barbus. Au contraire, bien rasés. Ils s’adressent à voix basse aux manifestants, tentant de les convaincre de la nécessité d’adopter la chariâ dans notre constitution. «Avec la démocratie, vous allez à la dérive et à l’enfer», raconte un lycéen (il vient d’un lycée privé de la zone) à trois femmes quinquagénaires (une médecin et deux enseignantes).

 
Nous voulons un Etat civil et non un émirat islamiste. 

Son camarade de classe se tourne, quant à lui, vers un jeune couple. Il le traite de «koffar» (mécréants), s'il n’écoute pas la parole de Dieu de la bouche des prédicateurs. Le couple détourne le regard. Le prédicateur du jour se retire discrètement mais après avoir insulté les laïcs et les intellectuels. «Vous irez tous au diable !», murmure-t-il en s’en allant. Sans se faire remarquer par la police. Celle-ci, qui s’occupe plutôt d’organiser la circulation, n’a pas eu la tâche difficile, en comparaison avec les difficultés qu’elle a eues, la veille devant la mosquée El Fath, au quartier du Passage, au centre-ville de Tunis, avec les barbus très agités, avec leurs étendards blancs ou noirs reproduisant des versets du Coran, et qu’il a fallu du gaz lacrymogène pour les disperser.

 

Le drapeau tunisien flottant partout

14 heures et quelques minutes, à nouveau, l’hymne national. La foule gonfle et dégonfle. D’autres personnes se sont jointes à ce beau monde. Elles brandissent un couffin et protestent contre la cherté de la vie. D’autres brandissent des slogans insultant le Cpr et Ettakatol, les qualifiant de lécheurs de bottes d’Ennahdha. D’autres réclament un emploi et d’autres ont mis à l’affiche : la liberté des médias. Aux côtés des drapeaux tunisiens, les couleurs du quotidien arabophone ‘‘Ettounissia’’, dont le directeur est en détention depuis mercredi pour avoir publié, sur la Une, une photo d’un mannequin, jugée immorale.

 
"Wajdi Ghanim, excisez votre cerveau !"

 

Une trentenaire, sur le chemin du retour, est dans tous ses états. Elle n’en revient pas. «D’un côté, on sanctionne les journalistes et de l’autre on déroule le tapis rouge à ceux qui prêchent pour la haine et la division. C’est vraiment grave ! Je reviendrais, s’il le faut, tous les jours pour protester. C’est inadmissible avec cette troïka qui va tout droit au mur», lance la dame, les traits tirés, le regard en feu, prête à en découdre...

La circulation est de plus en plus impossible. La foule n’a pas quitté la place. Elle attend la réponse des constituants à propos du message envoyé via un groupe de représentants..

source kapitalis

 

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En même temps, une autre manifestation pour la légalisation du Zatla (l'herbe !)… 


 

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Mourou et Wajdi 

 


 

 

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Des avocats portent plainte contre Wajdi 

 


 

Wajdi en croisade contre les femmes, le vin ...

 

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حذّرت وزارة الصحة التونسية من مخاطر ختان الإناث، وذلك على خلفية الجدل الذي أثارته تصريحات ومواقف الداعية المصري الشيخ وجدي غنيم حول ختان الإناث. وأكدت الوزارة، في بيان وزعته مساء الأربعاء 15 فبراير/شباط، أن "عمليات بتر الأعضاء التناسلية للإناث (الختان) هي ممارسات مدانة، ولا تمت بصلة إلى ثقافة وعادات تونس".

 

واعتبرت الوزارة؛ التي يتولاها عبد اللطيف المكي المنتمي لحزب "النهضة" ذي المرجعية الإسلامية، أن هذه الممارسة "ليس لها إيجابيات على الصحة، خلافا لعمليات ختان الذكور التي لها فوائد صحية ثابتة، ذلك أن بتر أنسجة الأعضاء التناسلية العادية والسليمة للأنثى يعوق الوظائف الطبيعية للجسم، ويتسبب في مضاعفات فورية أو دائمة على صحة النساء".

ولفتت في المقابل إلى أن أكثر من 10 هيئات دولية منها منظمة الصحة العالمية، واليونسكو، واليونيسيف، وبرنامج الأمم المتحدة الإنمائي، ومفوضية شؤون اللاجئين، تبنّت في العام 2008م موقفا مشتركا يدين "التدخلات التي تؤدي إلى البتر الجزئي أو الكلي للأعضاء التناسلية الخارجية للمرأة أو غيرها من الأعضاء التناسلية الأنثوية لغايات غير علاجية".

وكان الداعية المصري الشيخ وجدي غنيم؛ الذي يزور تونس حاليا قد جدّد دعوته إلى ختان الإناث؛ ما أثار حفيظة عديد من المنظمات والجمعيات الأهلية التونسية؛ التي قررت مقاضاة الجمعيات السلفية التونسية التي وجهت له دعوة لزيارة تونس.

وذكرت الناشطة الحقوقية التونسية المحامية بشرى بالحاج حميدة -يوم الخميس- أنها شرعت مع عدد من المحامين في اتخاذ الإجراءات لرفع دعوى قضائية ضد الجمعيات السلفية؛ التي استضافت الداعية المصري وجدي غنيم.

وقالت: إن هذه الدعوى القضائية ستكون باسم عدد من منظمات وجمعيات المجتمع المدني؛ التي تعتبر أن المساجد دور مخصصة للعبادة فحسب، وليست مكانا للحث على التباغض والكراهية والدعوة للعنف.

يشار إلى أن الداعية المصري وجدي غنيم كان قد وصل إلى تونس -يوم السبت الماضي- في زيارة تستغرق عدة أيام، تلبية لدعوة كان قد تلقاها من جمعية الإيثار والدعوة الإسلامية؛ ما أثار ضجة كبيرة في الأوساط النسائية باعتباره أحد دعاة ختان الإناث؛ الذي يعتبره "مكرمة وعملية تجميلية".

source lakome
 

 

__________________________________________________________________ Journal Ettounssia  ____

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Sami Khedira, ses photos érotiques et les journalistes arrêtés

 

L'international allemand du Real Madrid, Sami Khedira, s'est déclaré choqué par les arrestations de trois journalistes tunisiens pour avoir publié des photos de sa compagne posant nue dans ses bras, dans l'édition dominicale du quotidien allemand Bild.

"J'en ai entendu parler jeudi soir et je trouve triste et malheureux que de telles choses se produisent, " a déclaré Khedira dans Bild. "Je respecte les différentes religions et les croyances de chacun mais je ne comprends pas qu'on ne puisse pas s'exprimer librement". Le milieu de terrain du Real et de la Mannschaft, dont le père est tunisien, avait posé en compagnie de son amie et modèle Lena Gercke pour le magazine QG, photos érotiques reprises par le journal tunisien Ettounsia. 
Le directeur du journal, le rédacteur en chef et un journaliste avaient été arrêtés mercredi pour atteinte aux bonnes moeurs. Ils ont été interrogés le lendemain par un juge d'instruction au tribunal de première instance de Tunis qui avait décidé de maintenir en détention le directeur et de remettre en liberté les deux autres journalistes. 
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a demandé samedi la libération immédiate du directeur, M. Ben Saïda, dénonçant "l'hypocrisie d'une telle réaction" et appelant "l'ensemble de la classe politique à exiger l'application du code de la presse et à se mobiliser pour protéger les médias, garants de la démocratie et du pluralisme". Selon RSF, M. Ben Saïda, qui a entamé samedi une grève de la faim illimitée, encourt de six mois à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 120 à 1200 dinars (environ 60 à 600 euros).rtbf.

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L’arrestation du directeur d’un journal «étonne» et «choque»

 

La détention du directeur d’un journal ayant publié en une la photo d’une femme nue, «choque l’opinion publique» et «étonne» les «professionnels», ont indiqué hier dans un communiqué commun des syndicats et des associations de presse en Tunisie.

 «La décision de maintenir en détention Nasreddine Ben Saïda, directeur du journal arabophone Ettounsia étonne ceux qui travaillent dans le secteur médiatique et choque l’opinion publique, surtout qu’aucun journaliste n’a été arrêté depuis l’indépendance (1956) pour avoir publié une photo de ce genre», a précisé le communiqué. Cette décision «est politique et vise à réprimer la liberté de la presse et des journalistes», selon le texte signé par le Syndicat national des journalistes tunisiens, le Syndicat général de la culture et des médias, le Syndicat tunisien de la presse indépendante ainsi que l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication en Tunisie.

Trois journalistes d’Ettounssia avaient été arrêtés mercredi pour atteinte aux bonnes mœurs. Ce journal avait publié la photo d’une femme nue dans les bras du footballeur allemand d’origine tunisienne, Sami Khedira, milieu de terrain du Real Madrid. Les signataires du communiqué ont réclamé «la libération immédiate de M. Ben Saïda, surtout que la décision de sa détention est illégale», et ont demandé d’activer les lois relatives à la liberté de la presse «pour protéger l’information libre après la révolution». «Les médias sont appelés à rester neutres et à cesser de harceler les magistrats et de tenter d’influer sur leurs décisions. Les temps où les juges appliquaient les consignes sont révolus et les magistrats sont compétents et n’obéissent qu’aux textes de loi et à leur conscience», a répondu le ministre de la Justice.

source elwatan

 

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 Le Maghreb dépose une plainte contre Ameur Laârayedh


Le quotidien en langue arabe Le Maghreb a décidé de porter plainte contre l’élu et dirigeant d’Ennahdha Ameur Laârayedh suite à des propos diffamatoires prononcés en public devant témoins. 

Selon le journal, ces propos ont été prononcés le 29 décembre quand M. Laârayedh a interrogé notre consœur Khaoula Euchi sur le média à qui elle appartenait. En répondant « Le Maghreb », la journaliste a provoqué une exclamation de l’élu d’Ennahdha qui s’est lancé dans toute une tirade « Le Maghreb ? Que Dieu nous en préserve ! Je le dis et je le répète, nous allons déposer une plainte contre ce journal pour avoir publié un article accusant certains membres de la Constituante dans des affaires de corruption. » La journaliste s’est défendue en disant que le Maghreb n’a fait que rapporter une information publiée par un journal électronique. Réponse de M. Laârayedh : « votre consœur est une corrompue. » 

 
Ameur Laârayedh ne s’est pas arrêté et a continué sa tirade, à voix haute (selon le journal) et devant un parterre de journalistes : « Vous travaillez dans un journal financé par Ben Ali ! ». 

La réaction de l’élu d’Ennahdha s’explique. Le Maghreb est l’un des rares quotidiens tunisiens à avoir une ligne éditoriale claire, qui s’attache à jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir et à critiquer sévèrement les partis vainqueurs des élections. 


Il adopte ainsi une attitude similaire à celle adoptée sous Ben Ali qui a fini par forcer la fermeture du journal et pousser son directeur, Omar Shabou, à l’exil. 


Vingt ans après, le journal se trouve paradoxalement accusé d’être à la solde de l’ancien régime dans une vaine tentative de le décrédibiliser. Attitude que l’on observe régulièrement avec tous les médias qui refusent de retourner leur veste et de caresser la troïka dans le sens du poil. Des réflexes identiques à ceux de l’ancien pouvoir : « si tu n’es pas avec moi, c’est que tu es contre moi et, de ce fait, je dois t’abattre ».

source businessnews

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
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