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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:50

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"Un contrat entre le Qatar et Ghannouchi pousse Hamadi Jebali à se rebeller " Al Fajer Algérienn

http://www.shemsfm.net/uploads/content/thumbnails/media_temp_1360599609.jpg

Une source bien informée a affirmé que la relation entre Rached Ghanouchi chef du parti Ennahdha et Hamadi Jebali le chef du gouvernement est très tendue. 

Elle a ajouté que la décision du remaniement ministériel  vient en réponse à un contrat entre le Qatar et Rached Ghannouchi, un contrat qui mûrit depuis le mois de novembre dernier et qui vise à implanter le modèle Qatari dans le Maghreb à commencer par la Tunisie. En contre parti la Qatar assure la protection militaire américaine à Ennahdha et particulièrement pendant les prochaines élections. 
Cette même source a ajouté au journal Al Fajer que Rached Ghanouchi s’est rendu plusieurs fois au Qatar discrètement pour discuter de ce contrat. shemsfm

 

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Le parti laïc du président Moncef Marzouki a décidé lundi de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda

 

Le parti laïc du président Moncef Marzouki a décidé lundi de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda et rejeté le gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali contre la volonté de son parti. "Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement, mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement, nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou, lors d'une conférence de presse."Nous avions présenté il y a deux jours la démission de nos ministres, mais nous avons été contactés hier soir par les dirigeants d'Ennahda qui ont répondu favorablement à toutes nos demandes", a-t-il ajouté.

 

Le CPR réclame le départ de deux ministres de premier plan d'Ennahda, ceux des Affaires étrangères et de la Justice. En revanche, Mohamed Abbou s'est prononcé contre l'initiative du Premier ministre de former un gouvernement de technocrates, rejoignant ainsi la ligne d'Ennahda. "Nous sommes contre un gouvernement de technocrates, car cela permettrait le retour des figures de l'ancien régime" de Zine El Abidine Ben Ali renversé par la révolution de 2011, a-t-il affirmé.

Danger de violences

Hamadi Jebali, numéro deux du parti islamiste soutenu par l'opposition et en conflit avec son propre parti, a réitéré lundi qu'il n'avait "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis", arguant de "l'urgence" de la situation et du "danger de violences" en Tunisie. "C'est moi le responsable du gouvernement, je ne peux pas attendre", a déclaré au journal Le Monde le Premier ministre, qui a de nouveau mis sa démission dans la balance. Il n'y a "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis, avec des priorités : le développement des régions, l'emploi, la lutte contre la cherté de la vie, et surtout l'amélioration de la sécurité", a-t-il conclu. lepoint

 

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Faire confiance à Jebali, mais surveiller le processus

 

On en voit de toutes les couleurs depuis que Hamadi Jebali a décidé d'en finir avec ce gouvernement complètement éclaté, anarchique et tellement ingérable qu'il laisse se produire des choses anachronique et en contradiction totale avec les attentes des Tunisiens. 

Le problème est qu'à la base, Hamadi Jebali a hérité d'un gouvernement aux allégeances multiples qui faisaient de lui un Premier ministre coupable mais non responsable.

Je m'explique. La plupart des ministres dépendant de Montplaisir, du CPR ou d'Ettakatol, Hamadi Jebali s'est retrouvé avec des commis des partis, et non de l'Etat. Aucun ministre n'étant directement responsable devant lui, il n'a jamais pu gouverner d'où cet interminable remaniement dont les rebondissements l'ont plusieurs fois poussé à mettre sa démission sur la table. 
 

Lors de ces négociation pour un nouveau gouvernement, Hamadi Jebali a été maintes fois époustouflé par le niveau de certains responsables qui utilisaient des moyens indignes pour rester à la tête de leur département au point que l'ambiance est devenue à couteaux tirés, les machinations sans foi ni loi.

Mais pour remettre les choses dans leur contexte, revenons maintenant au tout début.
Au lendemain de la chute de Ben Ali, tombe Moubarak puis Abdallah Saleh puis Khadaffi, le mouvement s'étend, les monarchies patrimoniales du Golfe tremblent.
Elles décident, au sein du CCG, de lancer une contre révolution. Il faut absolument en finir avec ces principes de liberté et de dignité qui sont en complète contradiction avec le wahhabisme du Golfe qui permet à ces princes d'imposer à leur population un régime esclavagiste.

 

Pétrodollars contre «identité»

Comment détruire ces principes dangereux? Transformer la révolution des libertés et de la dignité en révolution de l'identité. Les Princes du Golfe envoient des centaines de millions de dollars à leurs réseaux jihadistes et la situation devient très vite incontrôlable. Viennent les Etats-Unis. Ils mettent le holà et décident de soutenir les monarchies arabes et les frères musulmans (avec lesquels ils flirtent depuis longtemps, Hamdi Jebali lui même les a reçu longuement lorsqu'il était en résidence surveillée) dans la prise de contrôle des révoltes arabes. Leur «traditionalisme» peut modérer les principes «gauchisants» dangereux pour les monarques. Ceux-ci soutiennent à fond le plan. Les islamistes promettent aux USA beaucoup de choses, la modération, les droits de l'homme et les libertés, mais aussi la normalisation avec Israël et, surtout, la destruction de l'axe Iran-Syrie, donc le financement de la guerre contre l'Iran. (Qui est pour eux une garantie pour contenir la puissance de la Chine en contrôlant son accès au pétrole).

Les islamistes signent et prennent le pouvoir. Seulement, les jihadistes restent incontrôlés, les promesses faites aux USA restent lettres-mortes et - le bouquet - les ambassades US sont attaquées, un ambassadeur est tué et on entend des appels à la mort aux juifs. Accessoirement, les libertés sont bafouées, les femmes sont mises à l'index, le jihadisme monte en puissance, des minis-califats sont proclamés, le jihadisme subsaharien menace toute la région. 

L'opinion des dirigeants occidentaux change : «on n'aurait jamais du leur faire confiance» s'exclame une sous secrétaire d'Etat US devant des «non autorisés» ! La même sous-secrétaire était complètement hermétique aux avertissements quelques mois plus tôt. Branle-bas de combat dans les chancelleries. La situation ne peut perdurer. Les économies périclitent, l'anarchie pointe. De l'autre côté, les intérêts américains sont en veilleuse, la Syrie tient le coup, la destruction de l'axe Iran-Syrie tarde, la Russie et la Chine soutiennent Assad et, devant une résistance désordonnée mais active des démocrates, la contre révolution identitaire échoue. 

Au Sahara, les exactions des jihadistes poussent à une intervention étrangère alors que l'Algérie, subissant elle aussi une attaque, resserre les rangs, dénonce explicitement le complot Qataro-Saoudien et menace le gouvernement Tunisien qui laisse entrer les jihadistes et les armes transiter. 

 

Au bord de l’explosion
 

La situation est au bord de l'explosion quand Chokri Belaid est assassiné. C'est un véritable tremblement de terre. Le système Ghannouchi est désormais dénoncé avec dévoilement des noms à l'appui. Le réseau d'argent sale des wahhabites est mis à l'index (des milliers de transferts sont opérés chaque mois et des centaines de millions de dollars introduits sans aucun contrôle). La population tunisienne monte au créneau suivie par l'armée. Les puissances occidentales suivent l'Algérie et appuient une remise à l'heure des pendules. Hamadi Jebali qui en a vu de toutes les couleurs avec les Ghannouchi, Zitoun, Bouchléka, Ellouze, etc. décide de passer outre les responsables d'Ennahdha. Il convoque Yadh Ben Achour qui lui confirme la possibilité légale de limoger tous les ministres. Hamadi Jebali monte au créneau et lance la bombe. Ennahdha et la Troïka sont prises au dépourvu. 

drapeau-chokri-belaid

L'acte, assimilé à un «putsch» puisqu'il prive le parti dominant de l'Etat. 
Cela paraît tellement incroyable que beaucoup de démocrates se disent que «c'est trop beau pour être vrai» et pensent à une machination.
 

Mais un parti qui s'est montré tellement incapable de gérer quoi que ce soit, à part une islamisation forcée que la population a, en majorité vomi, est-il capable de concevoir une quelconque machination? Et quelle machination peut-il concevoir quand il est dépourvu de l'Etat et que la société civile est désormais attentive? Quelle machination peut-il préparer quand, dès l'arrivée du nouveau gouvernement, les milices, les réseaux d'argent sale, les atteintes aux droits et aux personnes seront les premières cibles visées? 
 

La remise des pendules à l'heure de Hamadi Jebali était fondamentalement nécessaire, maintenant, il appartient à la société civile d'imposer à ce nouveau gouvernement le respect des lois et des attentes du peuple.

En conclusion, il faut aider Hamadi Jebali à former son cabinet et à mettre autour de la table tout le monde y compris Ennahdha et Nida. Il faut l'aider à :

- actionner rapidement la justice transitionnelle sans passer par la loi sur l'exclusion.
- mettre en place l'autorité indépendante de la justice qui se charge du nettoyage en rendant compte à l'ANC pour lancer la lutte contre la corruption.
- organiser des élections pour passer à la phase de consolidation démocratique.

Gardons aussi en tête que l'étude des transitions démocratiques montre que 35% seulement aboutissent à des démocraties.

 

Les démocraties fortes (sans corruption, etc.) représentent 40% alors que le reste sont de faibles régimes. En gros nous avons 14% de chances de réussir (Chiffre magique).
Le seul facteur commun de ces expériences est qu'elles ont été menées avec le consensus sans aucune forme d'exclusion autre que la justice transitionnelle. mag14

 

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La rue maintient la pression sur le gouvernement

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5237189.jpg

 

Des centaines de Tunisiens manifestent lundi 11 février devant l'Assemblée nationale constituante (ANC) pour réclamer la démission du gouvernement et soutenir la veuve de l'opposant Chokri Belaïd dont l'assassinat la semaine dernière a aggravé une profonde crise politique.

Les manifestants scandent "démission, démission" et "le peuple veut la chute du régime". La veuve de l'opposant assassiné, Besma Khalfaoui, est présente, les traits tirés, pour réclamer le départ de l'équipe gouvernementale.

"Ce gouvernement doit démissionner aujourd'hui, pas demain ou après-demain. Quand un gouvernement échoue il doit prendre ses responsabilités", lance-t-elle. Elle indique que le ministère de l'Intérieur n'a pas répondu à une demande d'assurer sa protection et celle de ses deux filles.

Les ministres laïcs restent au gouvernement

Le parti laïc du président Moncef Marzouki a finalement décidé de maintenir son alliance avec les islamistes d'Ennahda et rejeté le gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali contre la volonté de son parti.

"Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement, nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou.

"Nous avions présenté il y a deux jours la démission de nos ministre mais nous avions été contacté hier soir par les dirigeants d'Ennahda qui ont répondu favorablement à toutes nos demandes", a-t-il ajouté.

Le CPR réclame le départ de deux ministres de premier plan d'Ennahda, ceux des Affaires étrangères et de la Justice.

"Je ne peux pas attendre"

En revanche, Mohamed Abbou s'est prononcé contre l'initiative du Premier ministre de former un gouvernement de technocrates, rejoignant ainsi la ligne d'Ennahda. "Nous sommes contre un gouvernement de technocrates car cela permettrait le retour des figures de l'ancien régime" de Zine El-Abidine Ben Ali renversé par la révolution de 2011, a-t-il affirmé.

Hamadi Jebali, numéro 2 du parti islamiste soutenu par l'opposition et en conflit avec son propre parti, a lui réitéré lundi qu'il n'a "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis", arguant de "l'urgence" de la situation et du "danger de violences" en Tunisie.

"La situation est difficile et urgente, il y a un danger de violences. C'est moi le responsable du gouvernement, je ne peux pas attendre", a déclaré au journal "Le Monde" le Premier ministre, qui a de nouveau mis sa démission dans la balance. Il n'y a "pas d'autre choix que de former un gouvernement transitoire, indépendant des partis, avec des priorités : le développement des régions, l'emploi, la lutte contre la cherté de la vie, et surtout l'amélioration de la sécurité", a-t-il déclaré. tempsreel.nouvelobs


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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
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