Mardi 27 novembre 2 27 /11 /Nov 04:43

 

 

 

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Le Front Populaire dans le tiercé gagnant

front-populaireSi Ennahdha continue de caracoler en tête des partis les plus plébiscités par les Tunisiens, Nida Tounes s’en rapproche de plus en plus. Quant au Front Populaire, il continue son irrésistible ascension, puisqu’il se place désormais dans le tiercé gagnant, coiffant au poteau Al Jomhouri, Al Aridha, et même le CPR.

Tels sont en tous cas les résultats d’un sondage réalisé du 13 au 19 novembre 2012 par l’institut d’études marketing, media et opinion 3C Etudes au cours de, auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1648 personnes. Voici les résultats détaillés.

  1. Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en hausse de 0,5 point sur le mois précédent.
  2. Nida Tounes poursuit lui aussi son ascension mais à un rythme plus soutenu : Après les 7,3 points gagnés en octobre il progresse encore de 1,5 point en novembre et s’approche davantage d’Ennahdha en remportant 29,6% des intentions de vote. Seulement 1,8 point les sépare désormais.
  3. Le Front Populaire arrive en troisième position avec 6,9% des suffrages, en hausse de 1,3 point 
  4. Al Jomhouri recule de 0,4 point en obtenant 5,4%.
  5. Al Aridha garde la cinquième place avec 4,7% malgré un recul de 0,9 point.
  6. CPR avec 4,6%  (-0,4 point),
  7. Ettakatol avec 3,8% (+0,4 point),
  8. l’UPL avec 2,7% (-0,1 point),
  9. Al Moubadara avec 1,9% (-0,4 point),
  10. Hizb Attahrir avec 1,6% (=) et Achaab avec 1,1% ((-0,1 point) pour nous arrêter au seuil de 1%. mag14

 

 

 

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 Nida Tounes talonne Ennahdha aux législatives (Sondage)

 

L’institut 3C Etudes vient de publier les résultats de la onzième vague de son baromètre politique du mois de novembre, réalisé du 13 au 19 novembre 2012 par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1648 personnes. 

Selon les résultats contenus dans un communiqué dudit Institut, dont Gnet a obtenu une copie, 41% des Tunisiens se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et seulement 27% de celle de l’opposition. La prestation des médias, restant au niveau record, est satisfaisante pour 67% des Tunisiens et la situation sécuritaire, en hausse, ne satisfait cependant que 42% d’entre eux.

En cas d’élections législatives, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en progression d’un demi-point, Nida Tounes la talonne avec 29,6% des voix, en hausse de 1,5 point. Le Front Populaire occuperait la troisième place avec 6,9% et devancerait ainsi Aljoumhouri  avec 5,4%.

En cas d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi resterait en tête pour le deuxième mois consécutif et obtiendrait 10,9% des voix, suivi de Moncef Marzouki à 7,2%, Mustapha Ben Jaafar récolterait 3,6% et pour la première fois à ce stade, Taïeb Baccouche enregistre 2,5%. 42% des Tunisiens indécis.

Le degré de satisfaction quant à la prestation du gouvernement

Après des baisses successives au cours des trois derniers mois qui lui ont fait perdre 12 points depuis le mois d’août, le degré de satisfaction des Tunisiens de la prestation du gouvernement se reprend au mois de novembre et enregistre une hausse de 3 points par rapport au mois d’octobre en atteignant 41%.
Parallèlement, 54% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation du gouvernement, en recul de 4 points par rapport au mois précédent.

Le degré de satisfaction quant à la prestation de l’opposition

Après avoir gagné 8 points  au mois d’octobre, le niveau de satisfaction des Tunisiens quant à la prestation de l’opposition recule de 2 points au mois de novembre pour se situer à 27%.
Parallèlement, 58% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation de l’opposition (en hausse de 1 point) et 40% totalement insatisfaits (en hausse de 2 points). Ce taux de satisfaction ou plutôt d’insatisfaction continue à handicaper les chances de l’opposition de jouer un rôle majeur dans l’avenir politique qui est en train de se dessiner dans le pays. On constate cela dans les intentions de vote pour les partis dans le cadre de prochaines législatives. Par ailleurs, il est à noter que Nidaa Tounes n’est pas clairement identifié à cette opposition dont on n’est pas suffisamment satisfait. En effet, on constate qu’une bonne partie de ceux qui ont l’intention de voter Nidaa Tounes sont justement des personnes faisant partie de cette majorité se déclarant non satisfaite de la prestation de l’opposition !

Le degré de satisfaction de la prestation des médias

Au mois de novembre, le degré de satisfaction des Tunisiens quant à la prestation des médias garde son niveau du mois d’octobre soit 67 %, soit le record absolu enregistré, tous indicateurs confondus, depuis le début de ce baromètre.
En revanche, 29% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation des médias, en recul d’un point par rapport au mois précédent.

Satisfaction par rapport à la situation sécuritaire

Au mois de novembre, la situation sécuritaire du pays est mieux appréciée par les Tunisiens. Ils sont 42 % à en être satisfaits, en hausse de 5 points par rapport à octobre. Par conséquent, ils ne sont plus que 56 % d’insatisfaits, en baisse de 5 points.

Si des élections législatives avaient lieu l'année prochaine, pour quel parti voteriez-vous ?
  

En cas de tenue d’élections législatives l’année prochaine, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en hausse de 0,5 point sur le mois précédent. Nida Tounes poursuit lui aussi son ascension mais à un rythme plus soutenu : Après les 7,3 points gagnés en octobre, il progresse encore de 1,5 point en novembre et s’approche davantage d’Ennahdha en remportant 29,6% des intentions de vote. Seulement 1,8 point les sépare désormais. Le Front Populaire arrive en troisième position avec 6,9% des suffrages, en hausse de 1,3 point  et dépasse ainsi Al Jomhouri qui recule de 0,4 point en obtenant 5,4%. Al Aridha garde la cinquième place avec 4,7% malgré un recul de 0,9 point. Arrivent ensuite le CPR avec 4,6%  (-0,4 point), Ettakatol avec 3,8% (+0,4 point), l’UPL avec 2,7% (-0,1 point), Al Moubadara avec 1,9% (-0,4 point), Hizb Attahrir avec 1,6% (=) et Achaab avec 1,1% ((-0,1 point) pour nous arrêter au seuil de 1%.

Si des élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, pour qui voteriez-vous ?

 En cas de tenue, aujourd’hui, d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi viendrait en tête avec 10,9% des suffrages, quoiqu’en baisse de 3,1 points par rapport aux résultats du sondage du mois d’octobre. Moncef Marzouki viendrait en deuxième position et récolterait 7,2% des voix, en recul de 2,5 points. La troisième place reviendrait à Mustapha Ben Jaafar avec 3,6% (en hausse de 0,3 point). Taïeb Baccouche entrerait au Top 4 avec 2,5% (en doublant pratiquement le nombre de ses électeurs) et damerait ainsi le pion à Hamadi Jebali qui perdrait 0,8 point et obtiendrait 2,3% des suffrages. Hamma Hammami récolterait 2,1% des voix (en hausse de 0,3 point). Samir Dilou passerait de la douzième à la septième place avec 1,9% des voix. Arrivent ensuite Mohamed Abbou (1,4%), Ali Laaraïedh (1,3%), Zine El Abidine Ben Ali (1,2%), Ahmed Nejib Chebbi (1%) à égalité avec Rached Ghannouchi et enfin Abdelfattah Mourou (0,9%).

Cependant il ne faut pas perdre de vue que 42,1% des Tunisiens ne savent pas encore pour qui voter (contre 38% en octobre). gnet.tn

 

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41% des Tunisiens se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et seulement 27% de celle de l’opposition. La prestation des médias, restant au niveau record, est satisfaisante pour 67% des Tunisiens, et la situation sécuritaire, en hausse, ne satisfait cependant que 42% d’entre eux.

En cas d’élections législatives, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en progression d’un demi-point, Nida Tounes la talonne avec 29,6% des voix, en hausse de 1,5 point. Le Front Populaire occuperait la troisième place avec 6,9% et devancerait ainsi Al joumhouri avec 5,4%.

En cas d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi resterait en tête pour le deuxième mois consécutif et obtiendrait 10,9% des voix, suivi de Moncef Marzouki à 7,2%, Mustapha Ben Jaafar récolterait 3,6%, et pour la première fois à ce stade, Taieb Baccouche enregistre 2,5%. 42% des Tunisiens sont indécis.

Tels sont les résultats de la 4ème vague du baromètre politique fait et présenté, lundi 26 novembre 2012, par Hichem Guerfali, du cabinet 3C Etudes, spécialisé en audiométrie et en sondage d’opinion en Tunisie et ailleurs. Ces résultats appellent quelques remarques.


- Ennahdha crée son propre ennemi, politique.

D’abord, la petite montée, d’un sondage à l’autre, des intentions de vote pour Ennahdha, de seulement 0,5 point entre octobre et novembre. En face, ce sont les intentions de vote en faveur de Nida Tounes qui montent de 0,8 point. Le mauvais rendement du gouvernement Jbali, la superbe lenteur dans les réalisations économiques, la hausse du coût de la vie ou encore les tribulations du trublion Lotfi Zitoun, tout comme les positions d’Ennahdha dans l’affaire des Salafistes, pourraient bien expliquer cette petite hausse.

Guerfali, quant à lui, expliquera que Nida Tounes augmente les intentions de vote dont il est crédité en grappillant sur le reste des partis et, peut-être aussi, que le fort taux des mécontents du rendement de l’opposition (59 %), expliquerait cela, surtout que Nida Tounes n’est pas comptabilisé parmi les opposants et n’a, de toutes les façons, pas l’occasion de médiatiser son éventuel mauvais rendement, comme le fait le reste de l’opposition, à travers l’ANC, et la très mauvaise image refléchie par l’opposition dans cette agora politique. Loin, très loin derrière ces deux principaux partis tunisiens qui attirent de plus en plus l’attention et polarisent, jour après jour, la scène politique tunisienne de l’après Ben Ali, il y a le Front Populaire qui ne reçoit que 6,9 % des intentions de vote en hausse de 1,3 points et le parti Républicain (Al Joumhouri) qui ne reçoit que 5,4 % des intentions de vote, en baisse, lui par contre, de 0,4 points. Le reste des parti, reste en grande majorité à la baisse. Tout ceci conforte l’explication de grignotage fournie par Guerfali.


 

Cette avancée de Nida Tounes qui se profile de plus en plus comme la seule force capable de faire face à Ennahdha, est confortée par les résultats du sondage d’opinion d’intentions de vote, en cas d’élections présidentielles. En cas de tenue, aujourd’hui, des élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi viendrait en tête avec 10,9% des suffrages, quoiqu’en baisse de 3,1 points par rapport aux résultats du sondage du mois d’octobre. Moncef Marzouki viendrait en deuxième position et récolterait 7,2% des voix, en recul de 2,5 points. La troisième place reviendrait à Mustapha Ben Jaafar avec 3,6% (en hausse de 0,3 point). Taieb Baccouche entrerait au Top 4 avec 2,5% (en doublant pratiquement le nombre de ses électeurs) et damerait ainsi le pion à Hamadi Jbali qui perdrait 0,8 point et obtiendrait 2,3% des suffrages. Hamma Hammami récolterait 2,1% des voix (en hausse de 0,3 point). Samir Dilou passerait de la douzième à la septième place avec 1,9% des voix. Arrivent ensuite Mohamed Abbou (1,4%), Ali Larayedh (1,3%), Zine El Abidine Ben Ali (1,2%), Ahmed Néjib Chebbi (1%) à égalité avec Rached Ghannouchi et enfin Abdelfattah Mourou (0,9%).


- Les Tunisiens, à 67 % contents de leurs journalistes, n’en déplaise à Ennahdha.

Certains politiciens présents à la présentation de ce baromètre politique du mois de novembre 2012, expliqueront les petits pourcentages d’intentions de vote pour leurs partis, par les médias qui feraient plus de bruit autour des uns en défaveur d’autres. A tous ceux-là, le même sondage d’opinion répondait par un taux de satisfaction du rendement de la presse qui plafonnait à 67 % !!

Ceci en bouchera certainement un coin aux détracteurs de la presse tunisienne de l’après Ben Ali et tous ceux qui la traitent de «information de la honte » et autres qualificatifs de la même eau repris par Ennahdha notamment !


- Nida Tounes survivra-t-il à son président ?

Par-delà ces résultats, par bien des côtés anecdotiques, mais tout de même révélateurs, comme pour le cas du nom de Ben Ali, d’un certain ras le bol qui en viendrait jusqu’à invoquer le diable, il y a lieu de remarquer que de plus en plus, Nida Tounes semble n’avoir grâce aux yeux des électeurs, que par la personne de Béji Caïed Essebssi. Il est vrai que l’homme est un véritable personnage, un routard de la politique et qui en deviendrait presqu’une véritable bête politique. Il n’y a en tout cas presque pas de doute, que la cabale que conduit Ennahdha contre la personne de Caïed Essebssi, ne fera que renforcer sa présence sur la scène politique. Il ne faut pas oublier, à ce sujet, que le très fort taux (54 %) de mécontentement du rendement du gouvernement, nahdhaoui en majorité, jette aussi une lourde ombre sur l’image d’Ennahdha et multiplie le nombre des déçus qui lui chercheront inévitablement, un remplaçant. Pour le cas de Nida Tounes, ce parti devra certainement prendre en considération cette donnée de la fusion d’images entre le parti et son président et y trouver une solution. Peut-être même serait-il en train de le faire. On remarque en effet l’apparition, pour la première fois, d’un autre visage de Nida Tounes, dans les sondages d’opinion pour les intentions de vote pour les présidentielles. Le nom de Taieb Baccouche, manifestement non introduite comme possibilité de vote par 3C Etudes dans son sondage, est, en effet, une première. Personnage syndical connu, persécuté pendant le règne de Ben Ali, Taieb Baccouche deviendrait-il un solide remplaçant à l’image, de plus en plus vieillissante de Caïed Essebssi, image aussi de plus en plus étriquée par les affaires plus ou moins sérieuses instruites contre lui ou restera-t-il un eternel dauphin ? Le 12ème baromètre politique de 3C Etudes y répondra peut-être.


- Attention aux 42,1 % d’indécis !

L’autre remarque importante à faire, c’est ce taux de 42,1% des Tunisiens qui ne savent pas encore pour qui voter. Un taux en hausse par rapport à octobre dernier où il n’était que de 38%. Ce fort taux d’indécis, rappelle celui qu’il était, à la veille des élections d’octobre 2011.

Et c’est cette indécision qui avait largement profité à Ennahdha qui se parait alors normalement de la religion et des vertus religieuses. Depuis, la scène politique tunisienne avait complètement éclaté, avec les scissions et les regroupements, l’émergence des Destouriens et l’implosion, quoiqu’en dise la troïka, de la coalition gouvernante qui donne de plus en plus, par les déclarations et positions contradictoires comme pour l’affaire de Baghdadi Mahmoudi, l’affaire de la BCT, le dossier de l’information ou celui de la Constitution, l’image d’un puzzle dont les parties ne s’imbriquent les uns dans les autres que difficilement. C’est tout cela, à notre avis, qui a totalement redistribué les cartes de la scène politique tunisienne et recréé ce haut taux d’indécision dans les intentions de vote. Ce qui est sûr, c’est que ce taux, s’il ne baisse pas, deviendra une donnée, essentielle et inquiétante, pour le sort des prochaines élections … lorsqu’elles auront lieu. En attendant, «la poule attend toujours que le blé lui vienne de Béja » pour reprendre un dicton tunisien bien connu !  Khaled Boumiza  www.africanmanager

 


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Au nom de la «protection de la révolution»

Ghannouchi veut mettre Caïd Essebsi hors jeu

 

Le chef d’Ennahda et maître absolu de la Tunisie, Rached Ghannouchi, a compris que le profil rassembleur de ce nouveau parti qu’est Nidâ Tounes, en plus du charisme de son leader, Béji Caïd Essebsi, constituent un danger mortel pour la mainmise d’Ennahda et de la troïka sur la Tunisie. Rached Ghannouchi s’est donc juré d’écarter de sa route Béji Caïed Essebsi. Et il n’y a pas mieux que la recette de «protection de la révolution» pour passer ces projets. Il suffit de trouver le cadre adéquat pour «engloutir» Béji. Or, tout le problème est là. Y a-t-il une machine qui peut broyer l’ennemi juré d’Ennahda ?

Les 86 ans de Béji Caïd Essebsi ne l’ont pas empêché d’être un ennemi redoutable des islamistes d’Ennahda, l’unique à pouvoir leur damer le pion selon les observateurs. L’ex-Premier ministre de la transition est parvenu en quelques mois à réunir autour de lui un melting-pot de politiciens ayant roulé leurs bosses dans la société civile ou dans les sphères flirtant avec l’ex-RCD au pouvoir sans lui appartenir vraiment. Gravitent autour de lui des éminences grises diplômées des grandes universités de l’Occident, des personnalités de la société civile ayant marqué la lutte contre Ben Ali, en plus de toutes les sphères des milieux d’affaires, notamment les éclairés parmi eux. Ce savant mélange a réussi à drainer de larges segments de la population dans toutes les régions de la Tunisie. Il suffit de jeter un regard sur les locaux de Nidâ Tounes et la logistique accompagnant leurs meetings pour comprendre la popularité du mouvement et la puissance d’argent qu’il y a derrière.

 

Essebsi fait peur aux islamistes

En plus «Bajbouj», comme aiment à l’appeler le commun des Tunisiens, a mené à bon port la première phase de la transition démocratique en Tunisie, ce qui a renforcé son capital sympathie auprès de la population. Laquelle sympathie a été acquise durant un parcours de militant dans l’école du leader historique Habib Bourguiba que Béji Caïd Essebsi, tout en le vénérant, n’a pas manqué de critiquer sur la question de la démocratie politique. Cette lutte pour la démocratie a chambardé les rapports de BCE avec Bourguiba et, ensuite, avec Zine El Abidine Ben Ali, dont il a quitté l’entourage depuis 1991.

S’il a joué franc jeu avec les islamistes à qu’il a remis le pouvoir du 23 octobre, à partir du 26 janvier 2012, BCE a commencé à taquiner la troïka gouvernante en lui rappelant, d’abord, dans une lettre ouverte, qu’une feuille de route est nécessaire pour la réalisation des objectifs pour lesquels la Constituante a été élue, notamment la rédaction de la Constitution et la préparation des conditions objectives pour les prochaines échéances électorales. Ensuite, il a commencé à réunir autour de lui les franges politiques et syndicales modérées et éclairées, qui appellent au respect de l’échéancier de la deuxième phase de la transition.

Finalement, BCE a annoncé le 16 juin 2012 la création de son parti, Nidâ Tounes, qui a obtenu sa reconnaissance officielle le 6 juillet 2012. En quelques mois, ce parti est déjà crédité d’un taux d’intentions de vote proche de celui des islamistes d’Ennahda. Il y a de quoi perturber la sérénité de Rached Ghannouchi. Le projet présenté prévoit ainsi d’écarter ceux ayant travaillé avec Ben Ali du 2 avril 1989 au 14 janvier 2011 de la haute sphère de la scène politique, structurée pendant une période de dix ans à partir de la promulgation de la loi. Pourquoi maintenant ?

 

Hors d’état de nuire…

Selon le politologue Néji Jalloul, «il s’agit d’une manœuvre de diversion d’Ennahda contre Nidâ Tounes, notamment son leader Béji Caïd Essebsi, qui ne cesse de monter dans les intentions de vote». «Ennahda est consciente que Nidâ Tounes tire sa force du charisme de son président fondateur. Les islamistes essaient donc de lui faire obstacle par tous les moins possibles», a poursuivi le politologue.

Il y a lieu de noter que la quasi-majorité des citoyens garde une sympathie évidente pour BCE et ne garde que de bons souvenirs de son passage au premier ministère. N’est-il pas l’un des principaux artisans de la réussite des élections du 23 octobre 2011 ?

Mais ce projet, malgré une majorité garantie à la Constituante, risque de rencontrer des réactions violentes dans les sphères politiques. L’élue du bloc démocratique, Nadia Chaâbane, s’est indignée contre le principe même de cette loi qu’elle juge antidémocratique. «Cela fait un an qu’ils sont au pouvoir et il n’y a toujours rien concernant la Justice transitionnelle. Pourtant toutes les problématiques comprises dans ce projet relèvent de la justice transitionnelle. Mais il semble qu’il y ait une volonté d’installer plutôt une justice transactionnelle», a-t-elle déclaré.

Et la députée d’ajouter que seuls «les sionistes et les nazis ont procédé à des sanctions collectives».
Les tracasseries de la Constitution et de la transition ne suffisant pas pour meubler la scène politique, Ennahda y ajoute du sien avec ce projet de loi d’exclusion. Histoire d’occuper ses adversaires pendant quelques mois.  elwatan

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunisie_ Élections _ Résultats_ l'ISIE
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