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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:06

Cinq journalistes de ''Dar Assabah''' entament une grève de la faim

 

Les journalistes Nizar Dridi, Monia Arfaoui, Hamdi Mezhoud, Ali Zaidi et Sabah Chebbi du groupe de presse ''Dar Assabah'' ont entamé, lundi, une grève de la faim ''sauvage et illimitée'', au siège de l'établissement, pour protester contre ce qu'ils qualifient de ''négligence par l'administration de leurs revendications professionnelles'' et pour "défendre l'indépendance des médias et de la presse''. 

 

La journaliste Monia Arfaoui dont le contrat arrive à échéance aujourd'hui, à l'instar de celui du caricaturiste Hamdi Mezhoud, a déclaré à l'agence TAP avoir été surprise d'être renvoyée et empêchée d'accéder au journal, estimant que la direction du journal poursuit par là ''une politique de harcèlement et d'intimidation des journalistes''. 

 

Les journalistes ont condamné par ailleurs le recours du directeur général nommé récemment par le gouvernement et contesté par la rédaction Lotfi Touati à des agents de l'ordre pour empêcher les grévistes d'accéder au journal. 

 

Contacté par la TAP, Lotfi Touati a affirmé pour sa part que le renouvellement des contrats de travail des journalistes Monia Arfaoui et Hamdi Mezhoud ''n'est pas automatique'', ajoutant qu'il a ''invité les deux journalistes dont le contrat arrive à terme au dialogue''. 

 

Il a expliqué que la direction a décidé d'étudier la situation des journalistes contractuels au cas par cas, ''compte tenu de la situation financière difficile de l'entreprise''. 

 

Le personnel de Dar Assabah avait organisé, vendredi 28 septembre, un sit-in place du gouvernement à la Kasbah, pour appeler à la révocation du directeur général désigné à la tête de l'établissement. 

 

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé à une grève générale le 17 octobre prochain dans tous les établissements médiatiques. Cette décision a été prise "après épuisement de toutes les voies de dialogue avec le gouvernement" et suite au "piétinement" des négociations engagées entre le gouvernement et le SNJT, a indiqué le SNJT à l'issue d'une réunion du bureau exécutif élargi tenue mardi 25 septembre. maghrebe

 

 

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La Fédération internationale des journalistes en soutien à la grève générale des journalistes

 

"La FIJ soutient la grève générale des journalistes prévue le 17 octobre prochain", a affirmé le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) Jim Boumelha, ajoutant qu'un représentant de la FIJ se déplacera en Tunisie pour assister à la grève.


Lors d'une visite effectuée mardi au siège de "Dar Assabah", en compagnie d'une délégation de la FIJ et de la Fédération africaine des journalistes, M. Boumelha a indiqué qu'il placera cette affaire au premier rang de ses prochaines discussions avec les membres du gouvernement tunisien, soulignant que la fédération invitera le gouvernement à "entamer un dialogue sérieux avec les journalistes".


De son côté, le secrétaire général adjoint de l'UGTT chargé de la jeunesse, de la femme et des associations, Samir Cheffi, a réitéré le soutien inconditionnel de la Centrale syndicale aux militants de "Dar Assabah", exprimant son refus de "toute tentative de mainmise sur les médias et la liberté de la presse."


Il a affirmé que l'organisation syndicale "récusera toute tractation sur les revendications légitimes du personnel de cet établissement médiatique".  espace

 

 

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Chronique d’un sit-in à Dar Assabah

 

Grève de la faim, mais toujours tout aussi assoiffés de liberté


 

• Cinq journalistes ne se voient pas renouveler leur contrat


 

• Le Directeur général tente d’empêcher les grévistes d’entrer à Dar Assabah.

 

• Les employés appelés à la rescousse déjouent cette tentative

 

 Ils sont les assoiffés de liberté. Ce sont ces intellectuels coriaces et  rebelles, ces journalistes tenaces, ces militants infatigables de la liberté de la presse qui siègent actuellement à l’entrée de Dar Assabah entamant ainsi une grève de la faim aussi  périlleuse  soit-elle, depuis hier.



Ce sont Monia Arfaoui, Nizar Dridi, Sabah Chebbi et le caricaturiste Hamdi Mezhoudi qui, tout comme leur collègues  de Dar Assabah ne jurent, aujourd’hui, que par le départ du directeur général toujours contesté. Dimanche en fin d’après-midi. Les employés de Dar Assabah dont les journalistes d’Assabah Al Ousboui, s’activent pour  mettre les dernières retouches à la grève de la faim qu’ils lanceront à partir de lundi 1 octobre. « Un presse libre » : les affiches placardés un peu partout  sur les murs de l’entreprise annoncent déjà une bataille qui payera du « sang, des larmes et la sueur » des employés assoiffés de liberté. « La grève de la faim est un message qu’on lance aux gens qui nous gouvernent. C’est notre moyen de protestation contre les injustices que nous vivons ici-même. Nous  revendiquons des droits lésés.  Et si nous avons opté pour cette conduite extrême, c’est qu’on n’a pas trouvé d’autres moyens  pour infléchir la situation devenue intenable à Dar Assabah. » commente Monia Arfaoui, journaliste d’Assabah Al Ousboui.

 

Et coup de théâtre. Le directeur général décide, par une tentative malheureuse  d’empêcher le caricaturiste gréviste, Hamdi Mazhoudi  de frôler l’entrée de  Dar Assabah, là où des agents de sécurité recrutés, le matin même, l’accueillement en lançant «  Les étrangers ne peuvent pas entrer. Vous, tout comme Monia Arfaoui ne pouvez pas entrer.  » Et pour quelles raisons messieurs les agents ? Les contrats des employés de Dar Assabah en question ayant expiré, le Directeur général n’a pas trouvé mieux que de les empêcher de regagner leur travail  pour les intimider. «  On me met à la porte et ma consœur Monia Arfaoui et on établit le jour même trois contrats à des agents de sécurité. Mais Dar Assabah est un organe de presse et non pas un commissariat » s’indigne Hamdi Mazhoudi, le caricaturiste du journal Le Temps.  Les employés appelés à la rescousse ont été dépêchés sur les lieux pour permettre à leurs collègues  d’accéder à l’entrée de l’entreprise. La colère gronde.  Ici dans la grande salle de rédaction,  les employés qui ont usé de forcing pour permettre à leurs collègues de regagner leurs bureaux continueront sur cette même lancée, usant cette fois de tous les moyens de revendication légitimes pour débobiner le directeur général contesté.

 

En fait cinq journalistes, 3 du Temps, 2 d’Assabah et 2 d’Al Ousbouii ne se sont pas vu renouveler leurs contrats. Est-ce là une manière de débrider l’atmosphère.

 

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Dar Essabah : journaliste agressé par Lotfi Touati, le directeur-flic parachuté par Ennahdha

 


 

 

 

 

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Un autre journaliste de Dar Assabah agressé par le nouveau directeur

 

Trois semaines après avoir renversé un journaliste par sa voiture, Lotfi Touati, directeur général de Dar Assabah, a agressé mardi matin un autre collègue, le laissant en sang.

 

Selon nos collègues, alors qu’ils observaient encore leur sit-in entamé depuis plus d’un mois contre la nomination à la tête de Dar Assabah de cet ancien commissaire de police, partisan de l’ancien régime récemment converti au parti Ennahdha, ce dernier s’est approché des journalistes en grève de la faim pour les prendre en photo.

«A ce moment là, l’un de nos collègues s’est emporté et a sauté sur l’appareil photo pour l’empêcher de photographier. Car, depuis la veille, il n’a pas cessé de le faire et nous avons des preuves à l’appui. Ceci est une provocation et une pratique qui nous rappelle celles de l’ancien régime et sa police politique. M. Touati a tout de suite agressé notre collègue le laissant en sang»,  raconte à Kapitalis, l’un des journalistes du groupe Dar Assabah.

 

Ces derniers ont raconté la même chose à la police, qui s’est dépêchée sur les lieux, un peu avant midi et qui a vu le sang sur la chemise du journaliste Khemaies Hrizi. Ce dernier a tout de suite porté une plainte contre M. Touati, qui a quitté à la hâte Dar Assabah.

 

Depuis lundi matin, trois agents de sécurité sont plantés à l’entrée de Dar Assabah et montent la garde. Cette décision du nouveau directeur général est une première dans l’histoire de Dar Assabah.

ATTAQUE2

 

Les journalistes vont accueillir aujourd'hui le président de la  Fédération internationale  des journalistes (Fij), dépêché spécialement en Tunisie pour leur apporter son soutien et leur exprimer sa solidarité.

 Les journalistes s'activent pour offrir à leur hôte une réception et lui parler de leurs problèmes. kapitalis

 

 

 

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Journal «Essour» : Grève de la faim pour avoir droit à la publicité publique

Les agents du journal «Essour», journalistes, administratifs, techniciens et ouvriers, ont décidé d'observer une grève de la faim, à partir de lundi 1er octobre, pour revendiquer le droit de leur établissement à la publicité publique.

Contacté par téléphone, le directeur de la rédaction de ce journal, Ezzeddine Zbidi a déclaré à l'agence TAP que «le personnel du journal a opté pour la grève de la faim après épuisement de toutes les voies, notamment les sit-in organisés devant le siège de l'Assemblée nationale constituante et devant le ministère des droits de l'Homme et de la justice transitionnelle», des actions qui n'avaient abouti à rien, selon son expression. Il a, d'autre part, annoncé que tout le personnel du journal observera, mardi 2 octobre, un sit-in devant le palais du gouvernement à la Kasbah, en signe de protestation, déclarant «nous ne céderons pas tant que nous n'accèderons pas à notre droit à la publicité publique conformément à la loi en vigueur».

Le journal «Essour »est «un quotidien indépendant et généraliste» dont la première édition est parue le 3 mai 2012. tekiano

 

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