Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 03:33

Le paysage de la libre expression vit un malaise post-Ben Ali, dit le TMG de l'IFEX

 

 

À la conférence, la Présidente du PEN de Tunisie Naziha Rejiba a réitéré son appel à la garantie de la libre expression, de l'accès à l'information et de l'indépendance des médias, conformément à la nouvelle Constitution du pays

À la conférence, la Présidente du PEN de Tunisie Naziha Rejiba a réitéré son appel à la garantie de la libre expression, de l'accès à l'information et de l'indépendance des médias, conformément à la nouvelle Constitution du pays

 

Presque un an après le renversement du Président Ben Ali, le champ de la libre expression vit un "malaise" en raison de décennies de censure et de répression, disent les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG de l'IFEX). Réunis à Tunis la semaine dernière pour discuter du paysage de la libre expression dans la nouvelle Tunisie, ceux-ci ont formulé un grand nombre de recommandations susceptibles d'aider le pays à aller de l'avant. 
 
Les participants ont demandé la dépénalisation des délits de presse - la nouvelle loi sur la presse qui vient d'être adoptée contient toujours des dispositions qui criminalisent la diffamation et qui prévoient des amendes, quoique les peines de prison aient été retirées des premières ébauches. Également, le code criminel reste à être révisé afin d'en éliminer les peines de prison liées à l'exercice de la liberté de parole. 
 
La déclaration de la conférence invite en outre le gouvernement à "démanteler le système complexe de censure établi sous Ben Ali et à en empêcher la résurgence, surtout au nom de la moralité". La censure de l'Internet est toujours autorisée, en particulier en ce qui concerne la pornographie. Riadh Guerfali, cofondateur du blogue indépendant Nawaat.org, a déclaré qu'aucun recours judiciaire n'était prévu pour les sites web qui pourraient subir la censure pour raisons politiques, et encore moins pour des considérations morales. 
 
Prenant acte du rôle essentiel qu'ont joué les blogueurs dans la révolution, on a reconnu la nécessité de "soutenir la culture numérique et ses promoteurs, dont l'action en faveur du changement a été - et demeure - cruciale". Pendant la conférence, la table ronde des blogueurs a été l'une des plus populaires, rassemblant une diversité d'opinions chez des gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se rencontrer en personne. 
 
Dans ses remarques de clôture à la fin de la conférence, la Présidente du PEN de Tunisie, Naziha Rejiba, a réitéré son appel pour que l'on garantisse la libre expression, l'accès à l'information et l'indépendance des médias, conformément à la nouvelle Constitution en train d'être rédigée par l'Assemblée constituante, élue en octobre lors des premières élections libres tenues en Tunisie depuis des décennies.
 
La conférence s'appuie sur la campagne du TMG de l'IFEX, toujours en cours, de promotion de la réforme de la libre expression face aux "difficultés politiques, économiques et sociales". Les groupes partenaires comme l'Association des magistrats tunisiens (AMT) maintiennent qu'une magistrature indépendante constitue la clef de voûte de l'institutionnalisation de la libre expression en Tunisie et qu'elle protège les gens contre l'emprisonnement parce qu'ils exercent leur droit à la libre expression, comme dans le cas du journaliste Fahem Boukadous, qui avait parlé de la nécessité de l'indépendance de la rédaction. 
 
La conférence des 12 et 13 décembre a été convoquée et organisée par l'Association Mondiale des Journaux et des Éditeurs de Médias d'Information (WAN-IFRA), en collaboration avec une dizaine de partenaires tunisiens et cinq autres membres du TMG de l'IFEX, à savoir l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), ARTICLE 19, Index on Censorship, l'Institut international de la presse (IIP) et le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arab Network for Human Rights Information, ANHRI). 
 
Un soutien considérable a été apporté à la campagne par le Président de l'Assemblée constituante, Mustapha Ben Jafar, qui a invité le TMG de l'IFEX à prendre la parole devant l'assemblée l'an prochain afin de promouvoir les recommandations. Politicien d'opposition de longue date, Ben Jafar figurait parmi les nombreuses personnes qui ont remercié le TMG de l'IFEX pour sa campagne soutenue. "Vous étiez là quand nous avons eu besoin de vous", a-t-il dit. 

source ifex.org/tunisia

 

 

 

_____________________________________________

Liberté d’expression en Tunisie : la justice, nouveau fer de lance de la censure ?

 

censorship-ben-heine-e1310571538188.jpg

Photo : www.thetechmind.com

 

Une des spécificités du régime Ben Ali a indéniablement été le contrôle des médias et d’internet ainsi que le harcèlement, l’emprisonnement et souvent la torture de toute personne qui osait s’ériger contre le gouvernement. Les journalistes tunisiens ont particulièrement souffert du musèlement opéré par le régime comme ce fut le cas du journaliste Fahem Boukadous, condamné à quatre ans de prison ferme en 2008 pour avoir couvert les évènements du bassin minier de Gafsa. Sous couvert de la loi contre le terrorisme, plusieurs opposants politiques ont également subi des peines de prison très longues suite à des procès arbitraires et injustes.

 

Pendant ces années, des ONG comme Reporters sans frontières, Amnesty international ou Human Rights Watch n’ont cessé de condamner et d’alerter l’opinion internationale contre les multiples violations aux droits de l’Homme commises par le régime tunisien. Le combat pour la liberté a donc tout naturellement été au centre des révoltes qui ont mené à la chute du régime et la liberté d’expression retrouvée a constitué par conséquent un des plus grands acquis de la révolution tunisienne. Pourtant, le lourd bilan de plus de 300 morts et plusieurs centaines de blessés qui subissent encore aujourd’hui le tribut de leur courage, n’a pas empêché un retour vers des pratiques que l’on pensait révolues et à des atteintes visibles à la liberté d’expression.

 

Armée: quand la Grande Muette censure

En mai 2011, soit cinq mois après le départ de Ben Ali, cinq pages du réseau social Facebook ont été censurées en Tunisie sur ordre du tribunal militaire. Ces pages émettaient des critiques violentes envers le corps de l’armée, notamment sur la personne du Général Rachid Ammar et remettaient en cause son intégrité, son indépendance et son engagement envers les Tunisiens. L’Agence Tunisienne de l’Internet, éternel bouc émissaire de la censure d’internet en Tunisie, a eu en charge de filtrer ces pages recensées sur le site : http://filtrage.ati.tn/. Après avoir appliqué la décision du tribunal, l’ATI a finalement levé la censure sur ces pages pour cause de panne des filtres globaux, comme le signifie le message disponible désormais sur le site de filtrage :


« Pour des contraintes techniques, les équipements qui sont à la disposition de l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) ne sont plus en mesure d’assurer le service de filtrage web pour la Tunisie conformément aux réquisitions (…) »

 

hajlaoui.png

Nabil Hajlaoui. (Non aux procès militaires pour les civils)

 

Le cas de Nabil Hajlaoui, arrêté par l’armée le 9 Novembre 2011 suite aux incidents qui ont secoué la ville de Sidi Bouzid après les élections et le retrait de plusieurs sièges des listes indépendantes d’Al Aridha Al Chaabia dans l’Assemblée Constituante, montre encore une fois l’intransigeance de l’armée lorsque l’intégrité de son corps est directement touchée.

 

 

Nabil Hajlaoui a été condamné à deux mois de prison ferme par le tribunal militaire de Sfax notamment pour avoir critiqué l’armée dans sa gestion passive des incidents. Après plus d’un mois passés en prison, Nabil Hajlaoui est finalement libéré le 15 décembre 2011, suite à un non lieu prononcé lors de son procès en appel.

 

L’officier de police haut gradé Samir Feriani a, lui aussi, été arrêté le 29 mai 2011 suite à une lettre écrite au Ministre de l’Intérieur Habib Essid, dans laquelle il dénonçait des officiels haut gradés responsables, selon lui, du meurtre de manifestants durant les révoltes de décembre 2010-Janvier 2011 et de la destruction d’archives compromettantes relatives aux relations de l’ex-président Ben Ali avec le Mossad israélien. Bien que les accusations émises par Samir Feriani n’incriminaient d’aucune manière l’armée tunisienne, il a été détenu pendant plus de quatre mois à la caserne militaire de l’Aouina avant d’être déféré devant un tribunal militaire pour «atteinte à la sécurité extérieure de l’État », diffusion d’informations « de nature à nuire à l’ordre public » et « imput[ation] à un fonctionnaire public ou assimilé des faits illégaux en rapport avec ses fonctions, sans en établir la véracité ». Samir Feriani est libéré provisoirement en septembre 2011 suite à un non lieu prononcé par le tribunal militaire de Tunis. Cependant, son procès devant un tribunal civil est prévu pour le 16 Février 2012.

Feriani_Manif_demandant_libration.jpg

Pendant toute la durée de son emprisonnement, des manifestations et campagnes de soutien ont été menées par la société civile et la famille de Feriani demandant sa libération et l’examen des accusations portées contre lui par un tribunal civil

 

Pendant les événements de Kasbah 3, le 15 Juillet 2011, plusieurs journalistes, blogueurs, activistes et autres manifestants sont violemment réprimés par la police. Une vingtaine de personnes sont arrêtées et déférées devant le tribunal militaire de Tunis, certains sont même contraints à la conscription. Un des chefs d’inculpation portés contre les manifestants est la violation de l’Etat d’urgence en vigueur depuis le 15 janvier 2011 et prorogé plusieurs fois par le gouvernement de transition. La dernière prorogation, en date du 29 Novembre 2011, étend l’Etat d’urgence au 31 décembre 2011. La perpétuation de cet Etat d’urgence légitime et justifie les atteintes aux libertés fondamentales des citoyens.

 

De la censure politique à la censure morale

Si les entraves à la liberté d’expression provenaient exclusivement de l’Etat tunisien pendant le régime de Ben Ali et concernaient principalement la question politique en Tunisie, certains dénoncent, depuis le 14 janvier, la dérive vers une nouvelle forme de censure morale et religieuse qui s’installe sournoisement via des groupes d’influence.

 

Ainsi, profitant de la liberté d’expression retrouvée en Tunisie, les islamistes reprennent le devant de la scène et veulent se montrer comme un vrai groupe de pression sociale. Depuis le 14 Janvier, les manifestations de salafistes appelant à l’instauration d’un état islamique sont nombreuses. Au mois de Mai 2011, ils avaient notamment investi l’avenue Habib Bourguiba, y improvisant une prière. Cette manifestation avait d’ailleurs amené le ministère de l’intérieur à interdire l’occupation de la voie publique pour l’accomplissement de la prière, ajoutant que ces pratiques sont étrangères à la société tunisienne. L’occupation par un groupe de salafistes de la faculté des lettres de la Manouba pour le droit au port du Niqab au sein de l’université, au mois de Novembre dernier, montre également l’audace nouvellement acquise des fondamentalistes religieux dans l’affirmation de leur vision sociale.

 

Les revendications légitimes de ces fondamentalistes religieux peuvent prendre des proportions plus graves quand il s’agit de défendre ce qu’ils considèrent comme des atteintes à la religion ou la morale. Plusieurs évènements violents se sont succédés au cours des derniers mois, notamment l‘attaque du cinéma Africart suite à la projection du film « Ni Allah ni Maître » de Nadia El Fani, les manifestations violentes suite à la diffusion du film Persepolis sur la chaîne de télévision privée Nessma et, plus récemment, l’attaque de la troupe Awled El Manajem à Meknassi. Des vidéos ont également circulé sur les réseaux sociaux montrant des attaques organisées de fondamentalistes religieux dans plusieurs villes du pays à l’encontre d’endroits jugés « immoraux » (lieux de prostitution, débits d’alcool, etc.). Dans ce que les uns dénoncent comme une violation de la liberté d’expression, les fondamentalistes y voient une atteinte à leur sensibilité religieuse.

 


Des islamistes à Sfax attaquent une marche pour la liberté le 21 Octobre 2011  par bluemun

 

Ces manifestations sont d’autant plus graves qu’elles sont acceptées par le gouvernement et débouchent de plus en plus vers des actions en justice contre ceux qu’on accuse d’avoir mené à des troubles de l’ordre public, tandis que les manifestants sont, pour la plupart, relâchés ou écopent d’amendes dérisoires.

 

En particulier, dans le cas du film « Ni Allah, ni Maître », que Taoufik Ben Brik a qualifié de « pornographie idéologique », la réalisatrice Nadia El Fani fait aujourd’hui l’objet d’une plainte déposée par trois avocats qui l’accusent d’atteintes au sacré, aux bonnes mœurs et aux préceptes religieux. Pour Nadia El Fani, ce procès est une vraie atteinte à la liberté d’expression au nom de la religion: « on ne va pas passer du Benalisme au Benislamisme ! » a-t-elle déclaré récemment.

 

Nabil Karoui, le directeur de la chaine Nessma ainsi que le responsable du visionnage de Nessma et la responsable du doublage du film, font aussi l’objet d’une plainte conjointe déposée par plus de 140 avocats pour “atteinte aux valeurs du sacré, atteinte aux bonnes mœurs et trouble à l’ordre public” suite à la diffusion du film Persepolis. Le procès est prévu pour le 23 janvier 2012. Pour Sofiène Ben Hamida, un journaliste de la chaîne : «C’est un procès d’opinion qui rappelle la période de l’inquisition».

 

Le procès contre l’Agence Tunisienne de l’Internet suite à une plainte déposée par trois avocats pour la censure du contenu pornographique sur Internet, est un autre exemple parlant de la nouvelle forme de censure « en bonne et due forme » à laquelle est confrontée la Tunisie post 14 janvier. Malgré les multiples tentatives du PDG de l’ATI Moez Chakchouk et d’un bon nombre d’internautes pour sensibiliser l’opinion publique à l’utilisation d’un Internet responsable sans recours à la censure, l’ATI a perdu son procès en appel et le pourvoi en cassation est prévu pour Février 2012.

 

Toutes ces affaires montrent un désengagement de l’Etat et l’absence d’une prise de position ferme et tranchée contre toute atteinte à la liberté d’expression, se contentant de laisser la pression sociale agir et l’appareil judiciaire « indépendant » utiliser l’éventail de lois liberticides encore en vigueur.

 

On ne peut nier qu’un vent de liberté sans précédent a soufflé sur les médias tunisiens dans la Tunisie post révolutionnaire, où désormais la critique de l’homme politique n’est plus un tabou. Après les élections du 23 Octobre et l’arrivée d’un gouvernement légitime, élu démocratiquement, on peut se poser la question si cette liberté de critique de l’action politique va persister. D’autant plus que la vague de liberté a apporté avec elle son flot de dérives vers des calomnies, des propos diffamatoires et des rumeurs sans fondement qui sont alimentées principalement par la chasse au scoop et la guerre d’information (ou de désinformation) que se mènent désormais le clan des partisans d’Ennahdha (et plus généralement de la Troïka) et celui de leur détracteurs. Ces dérives ont été dénoncées par des proches d’Ennahdha qui font le plus souvent l’objet de ces rumeurs, notamment le premier ministre Hamadi JebaliRached Ghannouchi et Soumaya Ghannouchi qui menace désormais de traîner en justice toute personne propageant des informations fausses à son égard.

 

Cette quête du sensationnalisme qui sévit actuellement sur les médias tunisiens est très dangereuse car elle peut finir par justifier un retour de la censure ou du moins de l’autocensure qui caractérisait l’ère Ben Ali. La responsabilisation des médias tunisiens pour la diffusion d’une information vérifiée et objective est donc cruciale pour la préservation de la liberté d’expression. Il est aussi très important de réformer plusieurs lois qui participaient à faire taire toute voix contestataire sous Ben Ali et qui représentent aujourd’hui un danger aux libertés fondamentales des citoyens. Par exemple, l’article 61bis du code pénal, amendé en Juin 2010, établit qu’est passible de 20 ans de prison « tout tunisien qui aura sciemment établi, directement ou indirectement, des contacts avec des agents d’une puissance, d’une institution ou d’une organisation étrangère dont le but est d’inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie ». Le flou régnant autour de la notion d‘ « intérêts vitaux », permet tout type d’interprétations hasardeuses et partiales.

 

Par ailleurs, le nouveau ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, étant issu d’Ennahdha, certains s’inquiètent, peut-être à juste titre, d’un retour vers une justice moralisatrice.
Dans ce sens, les prochains procès touchant à la liberté d’expression seront à surveiller de très près car ils participeront directement à créer des cas de jurisprudence et façonneront le système judiciaire de la Tunisie démocratique.

source nawaat

 

_______________________________________________

Ennahdha a-t-il un problème de communication ?


 

Kamel_Laabidi.jpgM. Kamel Laabidi, président de l’Instance nationale de la réforme de l’information et de la communication (INRIC), a réagi aux déclarations de hauts cadres du mouvement Ennahdha.

Ces Nahdhawis ont estimé que « la presse officielle » (la presse publique pour le président de l’INRIC) doit être au service de la volonté du peuple qui a choisi leur parti pour gérer le pays, ce qui est loin d’être le cas actuellement.
M. Laabidi s’est dit surpris de « cette généralisation » : « Ennahdha en tant que parti au pouvoir évoluant dans une démocratie est sensé accepter la critique et rendre compte au peuple. Ce mouvement devrait améliorer sa communication ».

 
Le président de l’INRIC a, également, réaffirmé l’attachement des professionnels à la liberté de la presse et leur refus catégorique de toute immixtion de l’exécutif dans le secteur : « Le musellement de la presse dont les journalistes, tout comme le reste des Tunisiens, ont souffert, des décennies durant, est désormais révolu ».
« L’exécutif a tout intérêt à se préoccuper en priorité de l’amélioration de sa stratégie de communication et de son adaptation aux normes internationales, et à abandonner tout projet de faire, de nouveau, des entreprises de presse publiques des outils de propagande à son service », a précisé le président de l’INRIC, jeudi29 décembre, sur les ondes d’Express FM.

http://www.investir-en-tunisie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=12716

 

___________________________________________________________________

Les médias tunisiens vus par Ghannouchi 

 

Ghannouchi - chef, penseur, grand esprit du mouvement islamiste Ennahdha et beau père de notre bien aimé ministre des Affaires extérieures, Rafik Abdessalem – est en colère contre les médias tunisiens qu’il trouve non patriotiques et non responsables de par leur façon pessimiste de raconter  la Tunisie et particulièrement de par leur acharnement contre son mouvement islamiste… Ghannouchi souhaite donc des médias patriotiques, c’est-à-dire soumis aux orientations socio-idéologiques et aux discours politiciens  de ceux qui détiennent le pouvoir…  Des médias serviles, c’est le souhait de notre «sage» Ghannouchi…   

 

___________________________________________

Médias [toujours] serviles : autocritique de circonstances… 


 

 

__________________________________________________

Ennahdha contre la transparence des travaux de la Constituante


CA.jpg

 

Lors des débats sur le Règlement intérieur, hier 29 décembre 2011, les articles en rapport avec la publication et la retransmission des travaux des différentes commissions ont été discutés. Des élus du PDM et du PDP, entre autres, se sont positionnés en faveur d’une transparence totale des travaux, par une publication immédiate de ces travaux, voire une retransmission de ceux-ci. 

Au contraire, Ennahdha, s’est fortement opposée à la transparence, particulièrement Habib Khedher, ancien président de la commission d’organisation provisoire des pouvoirs publics. Il a ajouté que tout moyen de communication, spécialement les téléphones portables, devraient être interdits lors des travaux de ces commissions, afin d’assurer qu’il n’y ait pas de fuite vers la presse. Il argumente cela en affirmant que la retransmission ne servirait qu’à retarder l’avancée des travaux.

Iyed Dahmani s’est interrogé sur ce qui pousse les élus d’Ennahdha à vouloir maintenir le secret de ces commissions. Nadia Chaâbane, du PDM, s’est également positionnée en faveur de la transparence, excepté pour ce qui touche à la défense et à la sécurité, afin de faire participer le peuple qui est en droit de savoir, car, selon elle, « nous n’avons rien à cacher ».

Les élus d'Ettakatol semblent se positionner pour la transparence, de même qu'une majorité des élus CPR (certains émettent quelques réserves). Les débats sur le Règlement Intérieur reprendront après le vote sur la Loi des finances.

source businessnews

 

______________________________________

La Tunisie récupère la villa canadienne de Sakher El Materi

 


villa-sakher

 

L’Etat tunisien a fini par récupérer la villa de Sakher El Materi, que le gendre de Ben Ali a acquise en 2008 pour 2,5 millions de dollars canadiens. La luxueuse résidence a failli être mise en vente aux enchères publiques prévue pour le 18 janvier, pour cause de non-paiement de 16 000 dollars de taxes municipales.

 

C’est la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui est notamment intervenue auprès de la municipalité de Westmount, pour stopper l’opération entamée au début de ce mois de décembre.

 

Pour rappel, Sakher El Materi est condamné par la justice tunisienne à 16 ans de prison pour corruption et détournements de fonds. Et visiblement, l’homme n’a pas perdu ses mauvaises habitudes, puisqu’il a également arnaqué les canadiens qui l’ont accueilli, puisqu’il s’est réfugié finalement au qatar, avant de laisser des factures salées non-payées au pays de l’érable. Ainsi, il est parti sans payer des frais de scolarités à hauteur de 6000 dollars, les factures du gaz pour 2000 dollars, et des travaux  menées sur sa villa pour 1,1 million de dollars.

 

El Materi a dû prendre conscience de la difficulté de sortir les billets de son portefeuille, quand il n’a plus la possibilité de sucer le sang des Tunisiens.

par Moez E.K.

source mag14

 

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories