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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 06:08

105 morts, des centaines de blessés dans des tirs de mortier à Homs

Des tirs de mortier ont fait au moins 105 morts et des centaines de blessés dans la nuit de vendredi à samedi à Homs, une ville du centre de la Syrie, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). « C’est un véritable massacre », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abderrahman, en réclamant« l’intervention immédiate » de la Ligue arabe. Selon lui, le bilan à Homs était susceptible de s’alourdir car beaucoup de blessés étaient dans un état grave.

De plus, toujours selon l’OSDH, deux civils ont été tués vendredi soir à Rastan, dans la banlieue de Damas, et huit déserteurs ont été tués dans divers endroits de la Syrie. Ces informations portent à plus de 150 le nombre des morts comptabilisés en Syrie par l’OSDH depuis le début de la journée de vendredi.

source ouest-france

 

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Homs, la nuit dernière

 

 

 

 

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Le bilan s’alourdit à Homs. 200 morts et plus de 700 blessés cette nuit

 

Les comités de coordination de la révolte syrienne revoit à la hausse le bilan du pilonnage de Homs par les forces du régime. Désormais, les bombardements, qui se poursuivent sans discontinue, ont fait 200 morts et plus de 700 blessés. Ce bilan pourrait encore s’alourdir d’autant plus que de nombreux blessés, ne sont pas secourus, risquent de succomber à leurs blessures ou aux hémorragies. Les cadavres sont entassés dans les rues et sous les décombres. Assad semble tenir sa promesse : faire oublier la criminalité de son père.

source mediarabe

 

 

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Malgré les tortures et la répression, la mobilisation ne faiblit pas

Photo d'archives EPA

 

 

Alors que la repression s'intensifie encore, les militants anti-régime ont appelé à manifester "par millions", ce vendredi en Syrie, pour marquer le 30e anniversaire du massacre de Hama, qui avait fait entre 10.000 et 40.000 morts en 1982, époque où le pays était tenu par Hafez al-Assad, père de l'actuel président. Depuis ce vendredi matin, ces manifestations ont déjà fait plusieurs victimes : un manifestant a été tué et trois autres ont été blessés par les forces de sécurité. Plus au nord, dans la région d'Idleb, deux enfants ont été tués par l'explosion d'un engin pendant que deux civiles étaient tués par balles à Rankous, ville toujours assiégée près de Damas. L'organisation humanitaire Human Rights Watch dénonce pour sa part de très nombreux cas de torture sur des enfants d'à peine treize ans.

Sous le slogan "Hama, pardonne-nous", les militants ont demandé aux Syriens de sortir en masse pour honorer les dizaines de milliers de morts fauchés par la répression d'un soulèvement des Frères musulmans dans cette ville du centre de la Syrie par le régime de Hafez al-Assad, père de l'actuel président. Les manifestants étaient appelés à s'habiller en noir, selon la page Facebook "The Syrian Revolution 2011", l'un des principaux acteurs qui animent la révolte contre le président Bachar al-Assad depuis le 15 mars 2011.

 

 

 

gare

 

 

 

- A Hama, ce vendredi matin, dans le cadre de ces manifestations, une personne a été tuée et deux autres blessées par les forces du régime qui tiraient pour disperser la foule.

 

- Dans la région d'Idleb (nord-ouest), deux enfants ont également été tués par l'explosion d'un engin près du centre culturel de Kafartakharim. Et à Rankous, ville toujours assiégée près de Damas, deux civils ont été tués par balles à l'aube dans des fermes.

 

- D'autres manifestations étaient organisées un peu partout pour commémorer ce 30e anniversaire et pour dénoncer encore un peu plus le pouvoir en place. Les forces de l'ordre ont ainsi tiré sur les manifestants à DeraaJassem etNawa, où huit civils ont été blessés.

 

- Dans le quartier de Nahr Aiché à Damas, ainsi qu'à Homs, des manifestations étaient également organisées en hommage à Hama, et comme chaque vendredi depuis le début des événements.

 

- Dans la ville côtière de Lattaquié, plusieurs défilés ont eu lieu à la sortie des mosquées "malgré un déploiement massif des agents de sécurité qui ont tiré pour les disperser", rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme(OSDH).

 

- A Dael, près de 10.000 personnes sont sorties dans les rues pour participer à des funérailles d'une personne morte en prison.

- D'autre part, l'OSDH a fait état de l'arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi de huit militants dans la ville côtière de Tartous, dont cinq "ayant fait de longues années de prison" pour leur appartenance à un parti communiste interdit.

source letelegramme

 

 

 

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L'Autre Point de Vue 

Syrie : exemples de manipulations médiatiques récentes

 

 

Il y a deux voix discordantes et deux sites internet avec des “nouvelles” divergentes. C'est le Syrian Observatory for Human Rights (SOHR), basé en Grande-Bretagne qui, depuis des mois, est la source quasi exclusive des médias internationaux et même de l'ONU - dans les rapports rédigés par les experts du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Les deux sites en question sont : www.syriahr.org et www.syriahr.net. Le premier se définit lui-même comme le “site officiel de l'Observatoire” tout comme le second d'ailleurs qui précise être le seul et unique “site officiel”.


 

Depuis le 17 janvier, le site www.syriahr.org a mis bien en évidence sur sa page web une lettre collective qui “désavoue” Rami Abdul Rahman, nom qui, jusque-là, avait été cité comme celui du directeur de l'Observatoire. La lettre présente également des excuses à ses lecteurs pour l'éventuelle “méprise”. Les autres membres du SOHR affirment, eux, que cette personne n'existe pas et que c'était juste une signature commune pour tous les articles rédigés par les fondateurs. Ensuite il y a un certain Osama Ali Suleiman, installateur d'antennes basé à Conventry qui a travaillé à l'Observatoire et qui signait Rami Abdul Rahman. Mais ses articles paraissaient suspects car il écrivait également au sujet de victimes parmi les forces de sécurité nationales et au sujet d'autres nouvelles “non vérifiables” et qui ne mentionnaient pas le nom des disparus. 


Ensuite, au mois d'août, les autres opposants ont prié Suleiman de partir et ont démarré un nouveau site internet. Néanmoins Suleiman a poursuivi avec l'ancien site. D'ailleurs, au sujet des derniers affrontements, la BBC a cité comme source celle de Rami, alias Suleiman (et l'agence de presse italienne ANSA a repris cette information). Dans les deux cas, on attribue toujours les morts aux coups des milices de l'armée et de la police mais jamais à des bandes armées d'opposants ou à la soi-disant “Armée syrienne libre”. C'est le scénario classique : “répression de manifestants pacifiques”. Même s'ils sont armés jusqu'aux dents. C'est la même confusion caractéristique de toute la guerre en Lybie entre les civils et les milices armées.

Soeur Agnès-Mariam de la Croix, mère supérieure palestinienne dans le monastère syrien de St-Jacques, diffuse de son côté des listes de victimes des bandes armées et continue à dénoncer la propagande à sens unique et la “cruauté de la désinformation des médias qui utilisent les morts à des fins de propagande”. Un cas récent qui a fait le tour du monde est l'élimination, dans le quartier Nasihine de Homs, de douze membres de la famille Bahadour parmi lesquels plusieurs enfants. Un voisin raconte aux médias ce qu'il a vu grâce à un trou qu'il avait percé dans le mur : “sept hommes en uniforme, des partisans du régime, qui sont ensuite montés dans un blindé protégés par les tireurs d'élite de l'armée”. Mais la religieuse Agnès-Mariam de la Croix a pris contact avec la famille : “Abdel Ghani Bahader était le frère de Ghazouan Bahader, chauffeur auprès du bureau du gouverneur de Homs. Il nous fait le récit suivant : “Nous sommes une famille sunnite qui travaille pour l'Etat. Nous voulons rester neutres. Mais les insurgés nous ont attaqués à plusieurs reprises à tel point que mon frère voulait déménager après qu'il a refusé d'entrer dans l'Armée syrienne libre. Mais il n'a pas eu le temps de le faire. Les bandes armées ont voulu punir de façon exemplaire quiconque parmi les Sunnites refuserait de rejoindre l'opposition”. Après c'est facile d'accuser le gouvernement. Celui-ci demande d'ailleurs aux organisations d'aller vérifier à Homs par elles-mêmes”.


En attendant, Nayf Al Danyfat, directeur de l'école supérieure de Jasim (dans la province de Daraa), a nié, sur la chaîne Al Jazeera, que l'école avait été prise d'assaut par les forces de sécurité et que deux personnes avaient perdu la vie dans l'opération. Quelques jours auparavant, la maman de la fillette de 4 mois qui, selon la version de l'opposition, était morte torturée en prison (où se trouve son père), a expliqué que sa fille était morte de maladie à l'hôpital.

Le jeune bloggeur Sami A., opposant de la première heure, à Homs, a fait part à Arabi Press de sa déception devant le constat de la tournure terroriste qu'ont prise les évènements. Syriascope, un groupe de jeunes syriens, tente de diffuser les informations recueillies par le Syrian Observatory on Violence, Victims and Terrorism (www.sovvt.sy) : nouvelles et photos des victimes des bandes armées, des personnes kidnappées, torturées et assassinées. Mais cet Observatoire ne trouve aucune audience auprès des médias internationaux. C'est ce que Fidel Castro appelle la “dictature des médias”.

Dernièrement les combats ont fait beaucoup de victimes dans les deux camps. A Deraa (ville d'où la révolte est partie) les combats ont laissé sur le terrain principalement des forces gouvernementales au dire de la population locale. Mais les titres suggèrent l'idée d'une répression de la part du gouvernement dirigée contre les civils sans défense.

Alors que The Times publie l'interview d'un représentant de l'opposition (considéré comme “important” et donc anonyme) qui révèle que le Qatar et l'Arabie saoudite financent l'armée libre alors que la Turquie se charge de faciliter l'entrée des armes de contrebande dans le pays.

L'agence du gouvernement SANA rapporte l'assassinat de plusieurs soldats et à Homs, celui de Amal Isa, une fonctionnaire agronome. Elle parle également de conspiration arabo-occidentale et du recrutement de mercenaires et de terroristes. D'après le journal libanais Al Diyar, ces informations ont été confirmées par un officiel irakien qui appartenait à la délégation des observateurs de la Ligue arabe. La mission a été brusquement interrompue suite aux pressions du Qatar et de l'Arabie saoudite.

 source michelcollon

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
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