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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 02:02

 

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 L’Alliance démocratique voit le jour autour des réformistes du PDP


 

Vue de la conférence de presse. L’Alliance démocratique est le nom du nouveau parti qui réunit le courant réformiste du parti démocratique progressiste, le parti de la Réforme et du développement et des personnalités nationales. Sa création a été annoncée ce matin, lors d’une conférence de presse en présence de plusieurs membres et sympathisants de cette nouvelle formation. 

Le coordinateur général du parti, Mohamed Hamdi a indiqué que cette initiative est le résultat de convergences d’idées et de positions de certains partis et personnalités politiques, au sujet de la situation actuelle du pays : «Notre initiative et sa valeur ajoutée répondent aux attentes de beaucoup de Tunisiens qui ne se retrouvent pas dans les polarisations actuelles. Nous ne sommes pas ici pour concurrencer quiconque, ni pour être les adversaires de quiconque et ce n’est pas une tentative de division comme pourrait le croire certains…mais nous pensons que sur  la scène politique tunisienne, il y a de la place pour tout le monde, et que ceci est une contribution, une restructuration du paysage politique ».  Il a évoqué les difficultés sociales et économiques « à un point tel que le citoyen ressent que la révolution a eu une mauvaise répercussion sur son niveau de vie…des difficultés sécuritaires et des tiraillements politiques qui s’aggravent, en plus du rendement de l’élite politique qui déçoit le peuple…aussi bien du gouvernement que de la part de l’opposition », a-t-il dit. 

Selon lui, cette initiative tend à rediriger le dialogue politique autour des objectifs de la révolution. Il décrit son parti comme étant un parti politique basé sur le principe de la liberté, de la citoyenneté, des valeurs de la démocratie et de la république civile et des principes des droits de l’Homme universels. «Un parti qui veillera à concrétiser une justice indépendante et des médias libres et impartiaux. Notre dénominateur commun à tous les Tunisiens est l’islam ; nous refusons d’en faire une cause de  division, et réfutons toute instrumentalisation idéologique…Nous rejetons également la violence et l’extrémisme quelque soit son origine », souligne Mohamed Hamdi. 

Dans son communiqué de presse du 08 novembre, l’Alliance démocratique se présente comme étant un parti « qui lutte pour les classes marginalisées et les régions défavorisées et veille à construire une économie nationale équilibrée…tout en défendant l’indépendance de la nation et refuse toute implication étrangère dans ses affaires, soutenant les révolutions arabes et supportant le droit palestinien». «Ce parti est la réponse à tous les Tunisiens qui ne voient pas de divergences idéologiques entre eux, mais qui, plutôt, souhaitent  trouver des solutions radicales aux problèmes socio-économiques du pays », a indiqué Hamdi.

Mohamed Goumani, porte-parole de l’Alliance démocratique, a pour sa part indiqué que le  parti était une initiative ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans les principes du parti. « C’est une dynamique politique dans le but de construire un parti politique efficace…nous avons un bureau politique provisoire en attendant l’organisation du congrès du parti. Nous avons eu des entretiens avec d’autres partis et d’autres personnalités politiques dans l’optique de les rallier à cette initiative, et ces réunions se poursuivront encore ». 

L’Alliance démocratique réunit 10 députés de l’Assemblée nationale constituante à savoir : Mohamed Hmadi, Monsef Cheikhrouhou, Mohamed Gahbicvh, Mohameb Nejib Kehila, mokamed Neji Gharsalli, Chokri Kastalli, Najla Bourial epouse Mejid, Mehdi Ben Gharbia, Mahmoud Baroudi et Abdelkader Khemaies. 

Interrogé sur les mobiles de la création de ce parti, qui ressemblerait à plusieurs déjà existants sur la scène poltique, Mohamed Hamdi répond : « si nous nous étions reconnusdans l’un d’eux, nous ne serions pas ici aujourd’hui…nous voulons instaurer une démocratie participative et nous refusons la bipolarisation ».

Moncef cheikhrouhou a pour sa part ajouté : « Aujourd’hui la seule richesse de la Tunisie est sa jeunesse, il n’est pas normal que ces jeunes ne trouvent pas de travail. Notre rôle, lors de la deuxième étape est de proposer des solutions, et des instruments pour faire avancer l’économie et créer des emplois ».  www.gnet.tn/temps

 

 

 

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 L'Alliance démocratique, combien de bataillons?

 

«L'Alliance démocratique» est née. Mohamed Hamdi, député à l’Assemblée Constituante,  et coordinateur général de cette nouvelle formation a annoncé, ce jeudi 8 novembre, la naissance de cette coalition politique réunissant le Parti de la réforme et du développement, le Courant réformateur du PDP (ancien nom d’Al Jomhouri), ainsi que des constituants, des syndicalistes,  des militants des droits de l'homme, et des personnalités indépendantes.

Et le nouveau mouvement peut d’ores et déjà compter sur Riadh Guerfalli, du site Nawaat. Ce qui ne manquera pas de susciter l’intérêt des internautes tunisiens.

Le mouvement Wafa aurait, à ce jour, décidé de ne pas rejoindre la coalition. Alors que des négociations ont été un certain temps menées en ce sens. Il n’empêche. La coalition peut déjà compter sur dix élus à l'assemblée constituante, dont 9 transfuges du PDP, tels Mehdi Ben Gharbia, Moncef Cheikhrouhou (professeur à HEC, à Paris), Nejla Bourial, Mahmoud Baroudi, Chokri Kastalli, Mohamed Gahbich, Mohamed Hamdi… Toutefois, Mehdi Ben Gharbia a indiqué qu’ils restent dans le bloc démocratique, et n’envisagent pas de constituer de nouveau groupe parlementaire pour le moment.

Mohamed Goumani, porte-parole de l'alliance démocratique, a souligné qu'un comité provisoire présidera aux destinées de la nouvelle coalition jusqu'à la tenue de son congrès, dans trois mois au plus tard. Ce comité compte 15 membres dont, notamment, Mokhtar Jallali, ex-ministre de l'agriculture, et le parlementaire à l’ANC, Moncef Cheikhrouhou. Farhat Rajhi, l’ex-ministre de l’Intérieur, annoncera officiellement son ralliement au mouvement dès qu’il aura pris sa retraite de magistrat, dans quelques semaines.

 

A noter que Mehdi Ben Gharbia, s’est déclaré ce jeudi sur les ondes d’Express FM, «contre l’exclusion des RCDistes comme de toute autre parties», déclarant «nous n’avons rien vu de la Justice transitionnelle. Il faut laisser aux électeurs le bon soin de choisir d’exclure ou de choisir ceux qu’ils veulent». Sur Nessma TV, Mohamed Hamdi affirmera que «cette polémique n’aurait pas eu lieu si la justice transitionnelle avait fait son travail». Or selon lui, «seule la justice est apte à trancher sur cette question». Une déclaration qui risque de ne pas passer inaperçue, dans un contexte politique fortement polarisé, et marqué par la guerre sans merci que se livrent Nida Tounes et Ennahdha.  mag14


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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Partis politiques_ Programmes
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