Maroc

Dimanche 1 avril 7 01 /04 /Avr 06:32

 

 

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Arrestation du rappeur Mouad Belghawat pour une chanson contre la police

 

Le rappeur Mouad Belghawat, déjà condamné pour atteinte aux institutions dont la monarchie, a été arrêté vendredi à Casablanca près du district de police de Hay Hassani pour avoir "entonné une chanson attentatoire à la police", a-t-on appris de source judiciaire.

"Mouad Belghawat a été arrêté et présenté devant le parquet qui décidera de son sort", a déclaré une source policière à l'AFP.

Selon l'agence de presse MAP qui cite également une source policière, un autre individu, Youness Belkhdim, a été interpellé pour “coups et blessures contre des fonctionnaires de la sûreté et dommages aux biens de l'État” près du même district de police.

Belghawat, 24 ans, militant du mouvement du 20 février, a été interpellé après qu'avec un groupe d'amis ils aient manifesté "violemment" vendredi devant un commissariat de police, a-t-on indiqué de même source.

"Ces individus ont tenté d'investir le district de police et d'user de la violence contre des fonctionnaires publics", selon cette source.

Accusé d'agression, Belghawat avait été libéré en janvier par un tribunal après plusieurs semaines de détention à la prison de Casablanca.

A sa sortie de prison il avait déclaré à l'AFP qu'il "n'y aura aucun retour en arrière. Vive le peuple. Grâce au rap, je suis engagé pour le peuple et pour ses problèmes. Nos revendications sont énormes".

"Il faut redistribuer les cartes, il y a trop d'injustices. Ils ont amené un nouveau gouvernement, mais les voleurs continuent de bénéficier de l'impunité. Il faut en finir avec toute cette racaille", avait-il ajouté. aufaitmaroc

 

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Lundi 19 mars 1 19 /03 /Mars 05:51

 
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Vendredi 16 mars 5 16 /03 /Mars 07:10

Le Maroc choqué après le suicide d'une adolescente forcée d'épouser son violeur

 

Le suicide d'une fille de 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l'abrogation, d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime (c) Afp

Le suicide d'une fille de 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l'abrogation, d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime (c) Afp

Le suicide d'une fille de 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l'abrogation, d'une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu'à sa victime.

Fait rare: à cause de l'émotion suscitée, le gouvernement a largement consacré sa réunion hebdomadaire à l'examen de ce drame humain et de société.

"Cette fille a été violée deux fois, la dernière quand elle a été mariée", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication Mustapha El Khelfi.

Amina Al Filali s'est suicidée samedi dans sa ville de Larache, près de Tanger (nord), en absorbant de la mort aux rats, après avoir été contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée quand elle avait 15 ans. En l'épousant, son violeur avait échappé à la prison grâce à un article du code pénal.

"Il faut étudier d'une manière approfondie cette situation avec la possibilité d'aggraver les peines dans le cadre d'une réforme de l'article (475 du code pénal, NDLR). Nous ne pouvons pas ignorer ce drame", a-t-il ajouté.

Aux termes de la loi, le viol est puni de plusieurs années de prison en cas de viol sur des mineurs. A moins que la victime et son agresseur se marient, ce qui le protège de la justice.

Cette affaire est révélatrice des contradictions d'une société à la fois traditionnaliste, et souvent peu éduquée, et son aspiration à la modernité, comme en atteste la nouvelle constitution adoptée en juillet qui prévoit l'égalité des sexes et banit "toute discrimination".

Ce viol aurait été classé comme "ordinaire" au Maroc --pays où ce type d'agressions est coutumier, mais où les statistiques sont absentes --s'il n'avait pas été suivi par le suicide de la jeune fille. L'écho suscité a obligé les responsables à prendre position.

La ministre de la solidarité, de la femme et de famille Bassima Hakkaoui --unique femme membre du gouvernement de l'islamiste Abdelrahman Benkirane --a reconnu un "vrai problème" et préconisé un "débat pour réformer cette loi", sur la chaîne de télévision publique 2M.

"C'est un cri de la société" a lancé une ex ministre, Mme Nouzha Skalli, qui occupait le même poste dans le gouvernement précédent.

Les deux femmes s'exprimaient sur la chaîne publique qui, fait rare, y consacrait jeudi la quasi totalité de son journal de la mi-journée.


--Réformer le code pénal--

"La loi considère la mineure violée comme une criminelle bien qu'elle soit victime de la violence", a dit Mme Skalli, regrettant "l'absence de protection en faveur des mineurs".

"Il faut réformer le code pénal afin de l'adapter à la nouvelle constitution qui interdit la violence contre les femmes et assure l'égalité des sexes", a-t-elle ajouté.

Le drame a provoqué une vaste mobilisation sur la blogosphère et dans les médias. Une pétition pour l'abrogation de "l'article criminel" et intitulé "Nous sommes tous Amina Al Filali" a été mis en ligne sur Facebook.

"Au delà de l'aspect législatif, c'est une affaire de moeurs, de perception de la femme-objet qui perdure, du manque d'éducation à proprement parler et d'éducation sexuelle notamment", estime le quotidien francophone L'Economiste.

La présidente de la Fédération de la Ligue démocratique pour les droits de la femme, Fouzia Assouli, a indiqué que l'article de loi incriminé défend la "famille, les moeurs mais ne prend pas en compte le droit de la femme en tant que personne".

Dans de nombreuses familles où le poids de la tradition et de la religion est très fort, la perte de la virginité hors du mariage est considéré comme un déshonneur pour la famille. Souvent, des arrangements sont trouvés, avec la contribution de la justice, pour que les filles violées épousent leur agresseur.

Le Maroc n'est pas le seul pays du Maghreb dans cette situation. En Tunisie et en Algérie également, si la victime accepte d'épouser son violeur, celui-ci échappe aux poursuites.

sourcer tempsreel.nouvelobs

 

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 A quand l’abrogation de la loi autorisant le violeur à épouser sa victime ?


La mort de la jeune Amina Filali, fait actuellement couler beaucoup d'encre au Maroc et à l'étranger. Comment cette jeune mineure de 16 ans, qui a été violée, a pu être contrainte d'épouser son violeur ? Un drame qui révolte les féministes du pays qui ne demandent qu'une chose : abroger l'article 475 du Code Pénal autorisant la violée à épouser son bourreau. Pour elles, cet article de loi ne fait qu'autoriser le viol.


Pour les féministes du Maroc, l'article 475 du Code Pénal est l'article qui autorise le viol.

 

Depuis hier, mercredi 14 mars, la presse et la blogosphère marocaines parlent et s’indignent du suicide d’Amina. Cette jeune Marocaine de 15 ans vivant à Larache s’est donnée la mort la semaine dernière après avoir ingurgité de la mort aux rats pour mettre fin à son calvaire. En début d’année 2011, ses parents l’ont forcé à épousé un homme de 10 ans son aîné après qu’il l’ait violé. Au départ, juste après le viol, les parents de la jeune fille ont porté plainte à Tanger. Le juge a mené une médiation entre les deux familles et décidera au final que la jeune mineure épouse son violeur pour lui éviter d’aller en prison.

 

L'article qui autorise le viol

Le juge n’a fait que suivre l’article 475 du Code Pénal marocain,  « Quiconque, sans violences, menaces ou fraudes, enlève ou détourne, ou tente d'enlever ou de détourner, un mineur de moins de dix-huit ans, est puni de l'emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 200 à 500 dirhams. Lorsqu'une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage et ne peut être condamné qu'après que cette annulation du mariage a été prononcée. », stipule l'article. Afin d’empêcher que l’affaire ne s’ébruite, la famille de la victime met la pression sur Amina pour qu’elle épouse son violeur. Mais son calvaire va se poursuivre en l’épousant. Les semaines qui suivent, Amina se fait encore plus violentée non seulement par son mari mais aussi par sa belle famille, précise Afriquinfos.com.

 

« C’est scandaleux. La loi doit être changée. C’est inconcevable de se faire violer et en plus d’avoir à vivre avec l’homme qui a violé. Il doit être incriminé. C’est simple de dire qu’on pardonne alors qu’on ne fait qu’autoriser le viol. S’il n’y a pas de poursuites judiciaires, les violeurs sont encouragés à continuer de violer. », s’insurge Rhizlaine Bénachir, présidente de l’association Jossour Forum des Femmes Marocaines, contactée par Yabiladi. Depuis des années, cette féministe se bat pour retirer cet article du Code Pénal. « J’estime qu’avec la Nouvelle Constitution qui condamne la discrimination de la femme, c’est le moment où jamais de le retirer », ajoute Rhizlaine Bénachir en insistant sur le fait qu’il existe aujourd’hui un réel fossé et une totale contradiction entre l’application de la Nouvelle Constitution et le Code Pénal. Elle réclame une harmonisation d’urgence entre ces différents textes. Une pétition circule actuellement sur internet pour dénoncer le sort de la jeune fille.

 

Mariage interdit aux moins de 18 ans

Mais modifier l’article 475, semble être un parcours du combattant. Il faut tout d’abord l’abroger, puis rédiger une nouvelle loi, la soumettre au Parlement, la faire voter par les deux chambres. Enfin, elle sortira dans le Bulletin Officiel, nous explique Fatiha Daoudi, juriste et militante des droits de la femme qui ne cache pas que cet article lui a toujours posé problème. « Cet article n’est pas une injustice, c’est de la protection de viol (…) cet article méprise complètement la femme. Quand elle est vierge, elle vaut quelque chose mais quand elle ne l’est plu, elle ne vaut plus rien, on a plus qu’à la donner aux chiens !», lance-t-elle d’un ton ferme.

 

Mais ce qui choque également Fatiha Daoudi dans cette affaire c’est que la justice ait autorisée le mariage d’une jeune mineure. Pourtant, la Moudawana, le nouveau Code de la famille impose un âge matrimonial de 18 ans. Un enfant de moins de 18 ans ne peut pas se marier. « La capacité matrimoniale s’acquiert, pour le garçon et la fille jouissant de leurs facultés mentales, à dix-huit ans grégoriens révolus. », stipule l’article 19 du Code de la Famille. En revanche, il existe une faille au niveau de l’article 20 du code laissant une libre interprétation permettant au juge de donner l’autorisation de marier un mineur, insiste Fatiha Daoudi. « Le juge de la famille chargé du mariage peut autoriser le mariage du garçon et de la fille avant l’âge de la capacité matrimoniale prévu par l’article 19, par décision motivée précisant l’intérêt et les motifs justifiant ce mariage. Il aura entendu, au préalable, les parents du mineur ou son représentant légal. (…) La décision du juge autorisant le mariage d’un mineur n’est susceptible d’aucun recours », stipule l’article 20. « Cet article va complétement à l'encontre de l'esprit de la religion.», ajoute Fatiha Daoudi faisant référence à l'actuel gouvernement PJD. Un sit-in est prévu ce samedi 17 mars à midi devant le Parlement de Rabat pour demander la suppression de l'article 475.  

 

Yabiladi a tenté de joindre ce matin Bassima Hakkaoui, la ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille pour savoir si abroger l'article 475 faisait partie de ses priorités, mais sans succès. La ministre a seulement déclaré aujourd'hui au micro de la chaîne 2M que le mariage des mineurs restait un problème à résoudre au Maroc et qu'il fallait ouvrir un débat national, sans pour autant dire précisément si elle comptait abroger l'article 475 ou prendre des mesures concrètes pour que ce genre de drame ne se reproduise plus.

source yabiladi

 

 

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Pour Abdelilah Benkirane, l'heure des islamistes algériens a sonné

 


Abdelilah Benkirane, Premier minsitre marocain et chef du PJD.Abdelilah Benkirane, Premier minsitre marocain et chef du PJD. © AFP

 

Dans une interview accordée mardi 13 mars à un site internet algérien, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, s’est exprimé sur sa vision de l'avenir politique commun de l'Algérie et du Maroc.


Un rapprochement entre le Maroc et l’Algérie semble en cours. Peut-il aller jusqu'à un certain « mimétisme » en politique ? C’est ce que semble croire Abdelilah Benkirane, dans une interview accordée au site Internet echoroukonline.com, le 13 mars. Le Premier ministre marocain – et patron du Parti Justice et Développement (PJD) – a jugé qu’il serait « étonnant » que la vague islamiste post-Printemps arabe s’arrête aux frontières de l’Algérie.


En contact régulier avec les islamistes algériens, Benkirane affirme cependant craindre une dispersion de l’électorat lors des prochaines législatives algériennes, en raison de l’abondance de l’offre politique islamiste. Un vœux d’union qui a déjà trouvé un début de réalisation, le 7 mars, quand les trois partis islamistes algériens - le Mouvement de la société pour la paix, Ennahdha et le mouvement El Islah - ont annoncé leur intention de présenter des listes communes (l’Alliance de l'Algérie verte) pour les élections du 10 mai.


Réouverture des frontières


Par ailleurs, le Premier ministre marocain laisse entendre qu'une victoire des islamistes algériens serait de nature à favoriser une réouverture des frontières entre les deux voisins, fermées depuis 18 ans. « Je suis convaincu que les vraies relations qui lient l’Algérie et le Maroc et qui lient nos deux peuples frères vont triompher sur les intérêts », dit-il, sans plus de détail.


Le royaume chérifien aurait-il également face à lui un interlocuteur plus conciliant dans le dossier du Sahara occidental en cas de vague verte en Algérie ? Benkirane ne le dit pas explicitement et préfère botter en touche. « Les conditions s'améliorent (...) Maintenant nous nous dirigeons vers une solution qui assure la dignité de tous sans pour autant que cela favorise une partie sur l'autre ».

Autre objet de l’interview, l’Union du Maghreb Arabe. Pour le chef du gouvernement marocain, ce n’est pas un « projet "mort-né" », et l’organisation devrait tirer profit du nouveau souffle que connaissent le Maroc, la Tunisie et la Libye.

 source jeuneafrique

 


 

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Samedi 28 janvier 6 28 /01 /Jan 04:10

Maroc : l'islamiste Abdelilah Benkirane sera le protecteur...

 

Abdelilah Benkirane, Premier ministre islamiste marocain du Parti de la Justice et du Développement à ses interlocuteurs du Forum économique mondial 2012 à Davos : "Aujourd’hui, nous sommes en mesure de protéger vos intérêts plus qu’ils ne l’étaient par le passé".

source aloufok

 

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Je suis modéré, « mais mettez pas du vin sur ma table» déclare Benkirane (2'.05) ... C'est son droit ...


 


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Tunisie : Rached Ghannouchi à Davos, une affaire de famille ! 

 

La présence tunisienne à Davos où se tient le Forum économique mondial 2012, ne se limite pas au chef du Gouvernement provisoire, Hamadi Jébali. Selon le site Al Jarida, il s’y trouve également Rached Ghannouchi, son fils Maadh , son gendre , Rafik Ben Abdessalem, également ministre des Affaires étrangères, ainsi que l’homme d’affaires, Mondher Ben Ayed , dont le site Al Jarida dit qu’il est le financier du mouvement Ennahdha.

 

Lotfi Zitouni, conseiller politique du chef du Gouvernement, a précisé que Rached Ghannouchi, se trouve à Davos en réponse à une invitation « personnelle » qui lui a été adressée par les organisateurs du Forum, en sa qualité de « penseur islamiste et chef de l’un des grands mouvements islamistes ».

 

Il reste à comprendre les raisons de la participation du ministre des Affaires étrangères, Rafik  Ben Abdessalem, à une rencontre exclusivement économique et financière, alors que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie y brillent par leur absence.

source africanmanager

 


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A Davos, les Premiers ministres tunisien et marocain cherchent soutien et investissements


A Davos, les Premiers ministres tunisien et marocain cherchent soutien et investissements
Après leur victoire aux élections, les Premiers ministres islamistes tunisien et marocain, Hamadi Jebali et Abdelilah Benkirane, à peine investis, ont lancé vendredi à Davos un appel pour soutenir la démocratie naissante en Tunisie et les réformes au Maroc. 

Les deux chefs de gouvernement avaient choisi le Forum économique mondial et ses financiers pour leur premier voyage en Europe depuis leur prise de fonction. 

"J'en appelle ici à Davos à ceux qui nous écoutent. Nous demandons un soutien car nos propres moyens ne sont pas suffisants", a déclaré M. Jebali, lors d'un débat sur la gouvernance en Afrique du Nord, après les bouleversements des printemps arabes qui ont abouti à la victoire de partis islamistes aux élections en Tunisie, en Egypte et au Maroc. 

"Nous avons compté sur nos propres forces. Nous comptons sur l'appui de nos amis en Europe et aux Etats-Unis. La Tunisie est un pays ouvert à tous ses voisins, notamment européens", a poursuivi M. Jebali. 

Il a évoqué l'héritage "du lourd passé de la dictature" de l'ex-président Bel Ali: 800.000 chô meurs, 75.000 jeunes qui quittent chaque année l'université pour se retrouver au chô mage, un cinquième de la population vivant dans la pauvreté et 400.000 Tunisiens, surtout des jeunes, qui ne gagnent guère plus qu'un euro par jour. 

"J'espère que ces circonstances ne vont pas empêcher le développement politique", a-t-il dit. 

Le Premier ministre tunisien qui dirige depuis le 23 décembre le gouvernement dominé par son parti islamiste, Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre, a cependant tenu à rassurer son auditoire sur l'avenir de son pays: "C'est la première fois que nous pouvons construire un Etat démocratique avec pour première étape une constitution qui va asseoir notre démocratie", a-t-il affirmé. "Ce sera une soupape de sécurité contre un retour en arrière", a-t-il dit. 

"La Tunisie a bon espoir pour l'avenir de ces printemps arabes et la paix mondiale", a-t-il assuré. 

M. Benkirane, intervenant dans le même débat, s'est lui aussi adressé aux investisseurs, en soulignant que le Maroc avait eu une trajectoire différente des autres pays d'Afrique du Nord. 

En Tunisie et en Egypte, "l'explosion était inévitable", ces pays étant dominés par "une main de fer" et des élites corrompues, a-t-il estimé. 

"Au Maroc, les réformes avaient déjà commencé, il y a une vingtaine d'années" et le pays a connu une "révolution plus tiède" mais "le changement est en cours" pour "conduire des réformes au service des pauvres et des nécessiteux", a dit le Premier ministre ministre marocain dont le gouvernement a été investi jeudi par le Parlement. 

Il s'est voulu rassurant: "Nous sommes très ouverts. Nous pouvons mieux garantir vos intérêts et investissements que par le passé. Que voulez-vous de plus ?". 

"Nous avons des intérêts complémentaires. Nous avons besoin de ces investissements. Nous les cherchons", a-t-il ajouté. 

L'appui des pays occidentaux aux nouveaux régimes a cependant été conditionné au respect des droits de l'homme et de la femme dans ces pays. 

Sur la situation des femmes, M. Jebali s'est aussi employé à rassurer: "Nous ne pouvons pas défendre une démocratie amputée. Nous ne pouvons pas bâtir une société sur une moitié de la population". 

Il a rappelé que la future constitution tunisienne devrait garantir l'absence de discriminations. "Je ne sais pas ce que vous voulez de plus", a-t-il dit en réponse à la question d'une intervenante. 

M. Benkirane, lui, a préféré évoquer la question des "extrémistes". "Il faut les faire sortir du bois (...), les faire participer à la vie politique et les faire devenir modérés". 

"Quand nous étions jeunes, nous étions aussi extrémistes dans nos idées, puis nous sommes devenus réalistes et nous avons modéré nos opinions", a-t-il dit. "Mais quand je vous demande de ne pas me servir de l'alcool, suis-je extrémiste pour autant!", s'est-il exclamé. 
source atlasinfo

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Abdelilah Benkirane, au premier plan, le 18 janvier 2012 à Rabat.Abdelilah Benkirane, au premier plan, le 18 janvier 2012 à Rabat. © AFP

 

 

Présentant son programme d'action devant le Parlement, le 19 janvier, le Premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane, a déjà rompu avec son style de tribun. Converti au pragmatisme, il essuie ses premières critiques...

Premier test pour le gouvernement dirigé par l'islamiste et leader du Parti de la justice et du développement (PJD) Abdelilah Benkirane, la confiance du Parlement est une quasi-formalité au Maroc. La coalition des quatre partis au pouvoir détient 217 sièges sur 395, auxquels il faut ajouter une dizaine d'élus de petits partis soutenant la majorité.

 

Mais la présentation du programme de politique générale fait partie des traditions dont il ne faut rater aucune étape. Annoncé avec beaucoup de discrétion le mardi 17 janvier au soir à l'issue d'une réunion du Conseil de gouvernement, le programme a fuité quelques heures plus tard dans les colonnes du quotidien arabophone Akhbar Al Youm daté du mercredi, soit trente-six heures avant le discours de Benkirane devant le Parlement réuni en congrès. Les élus n'ont pas vraiment apprécié.


Sous la coupole, sérieux et cravaté, le chef du gouvernement subit la colère des élues.

Le 19 janvier, sous la coupole de la Chambre des représentants, le chef du gouvernement, sérieux et cravaté, subit patiemment la colère des élues, qui choisissent le moment où il s'installe à la tribune pour brandir des pancartes dénonçant la présence d'une seule femme dans son cabinet, nommé par le roi le 3 janvier. Des militantes de partis membres de la majorité se joignent à la protestation, accueillie par une standing ovation polie. Dirigeante du Parti Authenticité et Modernité (PAM), élue en 2007 sur la liste de Fouad Ali El Himma, actuel conseiller de Mohammed VI, Fatiha Layadi arbore une cravate.


Sur le fond, le programme, bien que pléthorique (97 pages), n'étanche pas la soif de chiffres de l'opposition. Parmi les mesures annoncées : la réduction à 20 % du taux d'analphabétisme à l'horizon 2016, la réduction du chômage (aujourd'hui de 9,6 %) à 8 %, le maintien de l'inflation à 2 % et le retour à un déficit de 3 % du PIB d'ici à cinq ans. Le député Abdelhamid Jmahri juge le discours de politique générale de Benkirane « généraliste et évasif ». Membre du bureau politique de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), il lui reproche « un catalogue de professions de foi qui occulte totalement la crise économique, notamment en Europe ».

 

Une autre critique relève oublis ou reniements : 5,5 % de croissance projetée entre 2012 et 2016 (le programme électoral du PJD promettait 7 %), pas de hausse du smig à 3 000 dirhams (270 euros), ni d'impôt sur la fortune. « Sur les grands chantiers - lutte contre la corruption, solidarité, réforme du système de subventions -, les mesures ne sont pas détaillées », regrette un élu de l'opposition.

source jeuneafrique
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Samedi 21 janvier 6 21 /01 /Jan 04:35

 

 


 

 

 

Trois tentatives d'immolation en marge d'une manifestation

 

Trois chômeurs marocains ont tenté de s'immoler mercredi à Rabat, en marge d'une manifestation devant le parlement marocain. Les trois hommes se tenaient à l'écart de la manifestation, puis se sont aspergés d'essence, sont descendus du muret sur lequel ils se tenaient, et ont mis le feu à leurs vêtements, au milieu des cris et de la panique. La foule les a alors entourés et a tenté d'éteindre les hommes-torche comme le montre cette vidéo amateur mise en ligne sur YouTube. Deux des trois hommes seraient grièvement brûlés.

Cette immolation de groupe intervient un peu plus d'un an après celle de Mohamed Bouazizi, ce jeune Tunisien de Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010, dont la mort fut l'élément déclenchant de la révolution tunisienne qui fit partir le président Ben Ali le 14 janvier 2011.

Plusieurs immolations, principalement de chômeurs diplômés, ont eu lieu au Maroc en 2011, sans pour autant susciter les mêmes réactions.

Le Maroc vient de se doter d'un gouvernement islamiste modéré à la suite de la victoire du Parti de la Justice et du développement aux élections législatives de novembre dernier. Le nouveau Premier ministre, Abdelilah Benkirane, présentait cette semaine son programme de gouvernement, avec des promesses de faire baisser le chômage, particulièrement celui des diplômés.

source rue89

 

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Soixante-dix chômeurs menacent de se suicider

Environ 70 chômeurs marocains ont menacé vendredi de commettre un "suicide collectif" s'ils n'étaient pas embauchés par la société d'Etat de phosphate OCP, rapportent vendredi les autorités locales. 

Les protestataires ont tenté de s'introduire dans une carrière de phosphate avec des explosifs, à proximité de la ville de Benguerir, dans le sud du pays. 

La police est intervenue et a arrêté six personnes, soupçonnées d'être les instigatrices de ce mouvement de contestation. 

D'après les statistiques officielles, Benguerir se situe dans la région du Maroc où l'indice de pauvreté est le plus élevé. 

Le Maroc connaît une vague de protestations liées à la pauvreté. Mercredi, quatre diplômés, toujours à la recherche d'un emploi, se sont immolés par le feu en plein coeur de Rabat. Ils ont survécu à leur immolation. 

Près d'un tiers des jeunes Marocains sont au chômage et un quart des 33 millions de Marocains sont touchés par la pauvreté.

source 20minutes.

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أحكام قاسية وغرامة بقيمة 20 مليون سنتيم في حق معتقلي 20 فبراير ومعطلين بأسفي

أدانت محكمة الاستئناف بآسفي 16 عنصر، من معتقلي أحداث 1 غشت التي شهدتها المدينة من السنة الماضية، بأحكام تتراوح ما بين أربع سنوات وأربعة أشهر سجنا نافذا، وأداء غرامة مالية قدرها مائتي ألف درهم. وأدين في هذه النازلة أربعة عناصر من المجموعة الأولى، المتكونة من 10 متابعين، بأربع سنوات سجنا نافذا مع أدائهم غرامة مالية بالتضامن قدرها 200 ألف درهم لفائدة المجمع الشريف للفوسفاط والمكتب الوطني للسكك الحديدية، من بينهم الناشط الحقوقي عبد الجليل أكاضيل الذي اتهم السلطات بتعذيبه وارغامه بالقوة على توقيع المحاضر، كما نال رفيقه هشام التأني الحقوقي والناشط بحركة 20 فبراير نفس العقوبة.

وقد وجهت المحكمة للمتهمين الأربعة تهما منها أساسا "إضرام النار في مؤسستين عموميتين وتعييب أشياء مخصصة للمنفعة العمومية وإلحاق خسائر في ملك الدولة والعصيان وعدم الامتثال والضرب والجرح في حق القوات العمومية أثناء مزاولتها لمهامها".

وأدانت الهيئة باقي المتهمين في هذه المجموعة بأحكام مختلفة تتراوح ما بين سنتين سجنا نافذا وسنة واحدة سجنا نافذا وبأربعة أشهر سجنا نافذا مع دفع غرامة مالية قدرها 500 درهم بعد مؤاخذتهم بتهمة المشاركة في الجريمة المذكورة.

كما أدانت المحكمة عناصر المجموعة الثانية المكونة من ستة عناصر بسنتين سجنا نافذا مع دفع صائر قدره خمسمائة درهم وأداء غرامة مالية بالتضامن قدرها مائة ألف درهم لفائدة المجمع الشريف للفوسفاط والمكتب الوطني للسكك الحديدية.

وقد ندّدت عائلات المتهمين ومجموعة من الحقوقيين بقساوة الحكم خصوصا وأنهم يؤمنون ببراءة المتهمين ويعتبرون الأحداث مفبركة ويدفعون ببطلان الحكم على اعتبار أن التحقيق والاعتراف كان تحت التعذيب القاسي الذي استعملت فيه كل أنواع الترهيب الجسدي والنفسي .

وللإشارة فقد قررت هيئة الدفاع  عن المتهمين في ملف " أحداث فاتح غشت" استئناف الحكم الابتدائي وذلك مباشرة بعد النطق بالحكم .

source lakome

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