Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri

Samedi 2 mars 6 02 /03 /Mars 20:31
Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 février 2 26 /02 /Fév 20:47

 

________________________________________________________________________________

Belaïd tué par des salafistes, le meurtrier présumé en fuite

http://md0.libe.com/photo/497484/?modified_at=1361899506&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

L’opposant tunisien Chokri Belaïd a été tué par un groupe de la mouvance salafiste, ont annoncé mardi les autorités, précisant que le meurtrier présumé a été identifié mais est en fuite et que quatre complices sont sous les verrous.

«Le tueur a été identifié et il est pourchassé», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, lors d’une conférence de presse.

«Les quatre autres suspects ont été arrêtés. Ils appartiennent à un courant religieux radical, (...) ils sont de nationalité tunisienne», a ajouté M. Larayedh, en évoquant «la mouvance salafiste».

Selon le ministre, qui est appelé à former le prochain gouvernement tunisien, les complices ont effectué le repérage en vue de ce crime, qui a plongé la Tunisie dans une profonde crise politique, et l’un d’entre eux «a avoué avoir accompagné le tueur» le 6 février, jour du meurtre.

Il a fait ces annonces après que plusieurs sources policières ont indiqué lundi à des médias tunisiens et à l’AFP que le meurtrier présumé, un militant salafiste, avait été arrêté.

Selon une de ces sources interrogées de nouveau par l’AFP, l’homme qui avait été identifié dans un premier temps comme le tueur, un fabriquant de meubles en aluminium d’une trentaine d’années de la banlieue tunisoise du Kram, s’est avéré être le motard qui a permis au meurtrier de fuir.

Une responsable judiciaire qui a accès au dossier a indiqué qu’il avait été présenté mardi à un juge d’instruction et avait fait des aveux.

Une reconstitution des faits a eu lieu en milieu de journée autour de l’immeuble où Chokri Belaïd a été tué, a constaté un photographe de l’AFP.

M. Larayedh n’a pas révélé les identités des personnes arrêtées et a refusé de se prononcer sur l’éventuel commanditaire ou sur un groupe salafiste en particulier.

La mouvance salafiste jihadiste est accusée par les autorités d’être responsable de nombreux coups d’éclats, certains sanglants, ces derniers mois, le plus grave ayant été l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis en septembre 2012 qui a fait quatre morts parmi les assaillants.

Laxisme

Le parti islamiste au pouvoir Ennahda, auquel appartient M. Larayedh, a été régulièrement taxé de laxisme voire de complaisance à l’égard de ces groupes.

La veuve de l’opposant, Besma Khalfaoui a pour sa part souligné vouloir avant tout que le commanditaire soit identifié, et évoqué, à l’antenne de la radio française Europe 1, «la responsabilité politique» d’Ennahda.

La mort de Chokri Belaïd a entraîné la démission du Premier ministre Hamadi Jebali. Ce dernier a claqué la porte du gouvernement face à l’opposition de son propre parti Ennahda de former un gouvernement de technocrates pour répondre à la crise provoquée par l’assassinat.

M. Larayedh, qui est appelé à lui succéder, n’a rien dit mardi de l’état des pourparlers qu’il mène pour former un nouveau gouvernement de coalition.

Il a notamment reçu les dirigeants du Parti républicain (opposition laïque), qui a refusé de participer au futur cabinet.

«Vu la gravité de la situation, il faut transmettre un message rassurant au peuple tunisien. La désignation d’Ali Larayedh n’a pas rassuré», a déclaré mardi Maya Jribi, secrétaire générale du parti.

Si M. Larayedh, considéré comme un modéré d’Ennahda, a la réputation d’un homme de dialogue, l’opposition le juge responsable de l’essor de la mouvance jihadiste et de la répression violente de conflits sociaux, en particulier des émeutes de Siliana (nord) en novembre qui a fait 300 blessés.

Ennahda a aussi été accusé de favoriser les violences politiques en protégeant la Ligue de protection de la révolution, milice brutale pro-islamiste que l’opposition juge responsable de nombreuses actions violentes.

La Tunisie est en outre paralysée par l’incapacité de l’Assemblée nationale constituante (ANC) à aboutir, après 16 mois de travaux, à un consensus sur la future Constitution qui ouvrirait la voie à de nouvelles élections. liberation.fr

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 février 2 26 /02 /Fév 00:29

Assassinat de Chokri Belaid : un suspect passe aux aveux

http://www.mosaiquefm.net/assets/content/thumb/large_news_798.jpg

Selon une source policière haut placée, le bureau de la lutte anti-terroriste relevant de la brigade anti-criminalité du Gorjani a appréhendé tout à l'heure un individu habitant au Kram tandis qu'un deuxième suspect est activement recherché.

L'individu a déjà avoué son implication dans le meurtre de Chokri Belaid et a confié qu'il a exécuté une fatwa qui appelait au meurtre du leader du Watad. La même source nous a indiqué que l'arme du crime n'a pas encore été trouvée. mosaiquefm

 

____________________________________________________

 

_______________________________________________

Le meurtrier présumé de Chokri Belaïd arrêté

Un homme soupçonné d'avoir tué l'opposant tunisien Chokri Belaïd et son complice présumé ont été arrêtés lundi 25 février, a-t-on appris auprès deux sources policières qui ont décrit les deux hommes comme appartenant à la mouvance salafiste.

Ces sources policières ont précisé que le tueur présumé était un artisan de 31 ans spécialisé dans les meubles en aluminium et qu'il avait été arrêté à Carthage, dans la banlieue de Tunis.

Le deuxième homme est soupçonné d'être le motard qui a permis la fuite du tireur le matin du 6 février après que Chokri Belaïd a été abattu à bout portant en bas de son domicile à Tunis.

Lynchage à mort

Les deux sources interrogées ont indiqué que les deux suspects appartenaient à la mouvance radicale salafiste et que leur arrestation avait été facilitée par le témoignage d'une femme, témoin des faits, qui a été placée sous protection policière.

L'un de ces sources a précisé que le tueur était actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR, une milice brutale pro-islamiste) du Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage. Plusieurs médias en ligne tunisiens ont indiqué que deux militants salafistes présumés avaient été arrêtés pour le meurtre de l'opposant. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur n'a pas répondu aux multiples tentatives de le joindre.

La LPR a été accusée à de nombreuses reprises par l'opposition d'orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider. Ses militants sont ainsi soupçonnés du lynchage à mort d'un représentant d'un parti d'opposition à Tatoutine (sud) à l'automne 2012 ainsi que de l'attaque qui a visé le siège du syndicat UGTT en décembre.

Une crise politique sans précédent 

La mouvance salafiste jihadiste est pour sa part accusée de nombre de coups d'éclats, certains sanglants, en particulier de l'attaque en septembre de l'ambassade des Etats-Unis, qui avait fait quatre morts parmi les assaillants.

L'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans une crise politique sans précédent depuis la révolution de 2011, précipitant la démission du Premier ministre Hamadi Jebali.

La famille du défunt a accusé Ennahda, le parti islamiste au pouvoir d'être responsable du meurtre, ce que ce mouvement dément. Le ministre tunisien de l'Intérieur, qui a été chargé la semaine dernière de former un nouveau gouvernement, Ali Larayedh, avait annoncé jeudi l'arrestation de suspects, tout en précisant alors que l'enquête n'avait pas permis l'identification du tueur, des commanditaires et des mobiles.tempsreel.nouvelobs


Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 février 5 22 /02 /Fév 03:13

Ali Laârayedh : « Des suspects ont été arrêtés dans l’affaire de Chokri Belaïd » (MAJ)

A l’issue de la réunion de Hamadi Jebali aujourd’hui jeudi 21 février 2013, avec des hauts cadres sécuritaires au siège du ministère de l’Intérieur, le ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, a tenu à saluer « l’hommage rendu par le chef du gouvernement démissionnaire aux efforts des forces de l’ordre et des cadres du ministère de l’Intérieur ». Un geste qui dénote, selon lui, d’un « esprit démocratique » dans un gouvernement, « certes démissionnaire, mais dont les prérogatives continuent d’être valables en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement qui devra lui succéder ».

 

Se prononçant sur les avancées dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, Ali Laârayedh a tenu à préciser que plusieurs arrestations ont été effectuées par les forces de l’ordre, mais vu la poursuite de l’enquête, il n’est pas possible de parler de l’identité des assassins ou des parties commanditaires. Selon ses dires, les autorités judiciaires en charge de ce dossier fourniront très bientôt de plus amples informations à l’opinion publique sur les avancées de l’affaire. 

 

Au sujet de l’importante quantité d’armes saisie à Menihla, dans l’après-midi du mercredi 20 févier, M. Laârayedh a signalé que 13 personnes ont été arrêtées dans une mosquée en possession d’armes blanches, sans pour autant mentionner un lien direct entre les deux affaires. Parmi les personnes arrêtées, 6 d’entre elles sont activement recherchées par les forces de l’ordre pour des affaires de droit commun. 

 

Le ministre de l’Intérieur s’est également prononcé à propos du sujet d’un appareil parallèle au sein du ministère de l’Intérieur et a affirmé qu’il s’agit d’une information «  infondée » visant à « déstabiliser les forces de l’ordre ». 

 

Mise à jour : 

 

Intervenant sur la chaine Nessma Tv, Me Faouzi Ben M’rad, porte-parole du comité de défense de Chokri Belaïd, dément les déclarations du ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh et affirme que « aucune arrestation n’a été enregistrée dans cette affaire ».

Me Ben M’rad déclare également que lors d’une conférence de presse qui se tiendra demain, vendredi 22 février 2013, l’identité du parti politique qui se cache derrière l’assassinat de Chorki Belaïd ainsi que les personnes responsables, seront divulguées preuves à l’appui. businessnews

 


   

 

_____________________________________________________________________

 Deux policiers blessés dans un échange de tirs à Sidi Bouzid

 

Deux policiers ont été blessés dans un échange de tirs jeudi avec des salafistes présumés dans la ville de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne (sud-ouest), selon une source médicale.

 

Deux policiers ont été blessés dans un échange de tirs jeudi avec des salafistes présumés dans la ville de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne (sud-ouest), selon une source médicale.

Les tirs ont opposé des policiers et quatre hommes armés qui s'étaient retranchés dans une mosquée du centre de Sidi Bouzid après avoir été pourchassé par les forces de l'ordre et ont réussi à prendre la fuite, a rapporté un correspondant de l'AFP sur place.

Selon la source médicale, l'un des policiers a été touché à une épaule et l'autre à une main, mais le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, intervenant sur la télévision publique, n'a fait état que d'un seul blessé.

Des forces de police et des soldats ont encerclé dans la soirée la mosquée Rahma (Clémence), dans le centre de la ville. Mais des militants salafistes se sont interposés pendant la prière du soir, permettant à leurs camarades de s'enfuir, selon le correspondant de l'AFP.

Les quatre hommes avaient échangé dans l'après-midi des tirs avec des policiers près de Sidi Bouzid après avoir refusé de se soumettre à un contrôle. Personne n'a été blessé dans ce premier incident.

Les occupants de la voiture ont ignoré un ordre de s'arrêter à un point de contrôle policier proche de la localité de Sabbala, à 25 km au nord de Sidi Bouzid et forcé le passage avant de répliquer aux tirs des policiers.

La région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution qui a renversé il y a plus de deux ans le régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, est l'une des régions d'implantation des salafistes, dont certains se déclarent ouvertement jihadistes.

Des militants de cette dernière tendance ont organisé des patrouilles de police dans la ville de Sidi Bouzid après l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, le 6 février à Tunis, qui avait provoqué des violences à travers le pays. tv5

_________________________________________________________________

 

تعرض شكري نصري رابطة حماية الثورة إلى التهديد بالقتل

 

__________________________________________________________________

 

Hamadi Jebali jette l'éponge une seconde fois

 

Le Premier ministre sortant refuse de constituer un nouveau gouvernement. L'instance consultative du parti au pouvoir Ennahda se réunit pour proposer un nom.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5323365.jpg

 

"Hamadi Jebali s'est excusé de ne pouvoir accepter l'offre d'Ennahda d'être candidat du parti au poste de chef de gouvernement". La nouvelle est finalement tombée : il n'y aura pas de gouvernement Jebali II. Le Premier ministre démissionnaire n'avait pourtant pas exclu de succéder à lui-même.

Dès l'annonce de sa démission, il déclarait : "Je ne demande rien pour moi-même. Tout ce que j’exige, c’est pour notre peuple", estimant que "toute nouvelle alternative ne peut être envisagée que si elle garantit la réussite de la transition et, pour le dire clairement met le gouvernement au service du peuple, à l’abri des tiraillements, à partir d’un programme clair et d’une plateforme politique solide, sans exclusion aucune". Un gouvernement pluriel donc. La possibilité pour les ministres de travailler en toute indépendance. Mais aussi une date précise fixée pour les prochaines élections.

N'aura-t-il pas obtenu tout ce qu'il demandait pour reprendre les rennes du pouvoir avec une équipe renouvelée ?

Le pays dans le désarroi

En attendant, le pays reste dans le désarroi. "Aussi noble et courageuse soit-elle, l'initiative de Jebali... a plutôt plongé le pays dans l'inconnu", écrivait le quotidien "La Presse" jeudi matin. Sans Constitution, sans date pour les prochaines élections, le pays était depuis quelques semaines avec un gouvernement en sursis. Il est donc, depuis mardi, sans Premier ministre. Hamadi Jebali, incapable d'obtenir les soutiens nécessaires en vue de former comme il le souhaitait un gouvernement de technocrates – son parti, Ennahda, première force à l'Assemblée, ne voyant pas les choses ainsi – avait renoncé une première fois en démissionnant. Il aura renoncé une seconde fois ce jeudi.

Dans le flou institutionnel qui enveloppe le pays, la loi relative à "l'organisation provisoire des pouvoirs publics" est scrutée de toutes parts. Car rien n'est explicitement prévu en cas de démission du Premier ministre. Si l'article 19 envisage le limogeage du Premier ministre par l'Assemblée constituante, il n'évoque pas la possibilité d'une démission. On y apprend certes qu'une nouvelle désignation doit se faire dans la logique de l'article 15 : "Le président assigne au candidat du parti qui a remporté le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée de former le gouvernement".

Tractations à Ennahda

C'est là que ça coince. Ennahda cherchait toujours jeudi à trouver un successeur à Hamadi Jebali, affirmant vouloir "présenter au président de la République le nom d'un successeur avant la fin de la semaine". Dernière ligne droite ? En tout cas, une réunion du Majlis al-Choura, l'instance consultative d'Ennahda, devait débuter à 18 heures ce jeudi, selon le porte-parole du parti, Néjib Gharbi. Précisant : "Il y a quatre candidats au poste de Premier ministre : Ali Larayedh (actuel ministre de l'Intérieur), Mohamed Ben Salem (ministre de l'Agriculture), Noureddine Bhiri (ministre de la Justice) et Abdellatif Mekki (ministre de la Santé)". Les paris restent ouverts. tempsreel.nouvelobs

___________________________________________________________

 

Quel Premier ministre pour affronter la crise politique?

 

La Tunisie est dans l'attente d'un nouveau Premier ministre. Depuis la démission du sortant, Hamadi Jebali, le président Moncef Marzouki consulte. Les islamistes d’Ennahda, qui dominent l’Assemblée, réfléchissent au nom qu’ils pourraient proposer. D’ores et déjà, ils disent que Jebali a refusé d’être reconduit à son poste.

 Juste après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd, le Premier ministre Hamadi Jebali s'était engagé à former une équipe apolitique, une équipe de « technocrates » pour gérer le pays. Mais il a dû faire face au refus de son parti. Ennahda n'a pas voulu céder l'avantage que lui confère sa place à l'Assemblée constituante (89 sièges sur les 217). Et même si des constitutionnalistes ont tenté d'expliquer que le Premier ministre pouvait, sans en référer aux députés, procéder à un remaniement, il était politiquement impossible de passer outre l'avis du parti islamiste.

Dans un premier temps, Ennahda a proposé la formation d'un gouvernement dans lequel on trouverait à la fois des techniciens et des politiques. Mais Jebali est resté sur son plan initial. Il a donc finalement démissionné mardi et les tractations sont en cours pour la formation d'un nouveau gouvernement.

Hamadi Jebali refuse sa propre reconduction

Principale question pour l’instant, le nom du nouveau Premier ministre. D'ores et déjà, Hamadi Jebali a fait savoir qu'il ne souhaitait pas être reconduit. Dans un communiqué publié jeudi après-midi, Ennahda indique que l’ex-Premier ministre s'est excusé de ne pouvoir accepter son offre d'être le candidat du parti.

Le parti islamiste salue Hamadi Jebali et l'ensemble de son gouvernement pour « les efforts qu'ils ont fournis dans l'intérieur du pays ». Il indique qu'il « est en train de procéder à des consultations en interne... et avec ses partenaires pour présenter au président de la République le nom d'un successeur au poste de Premier ministre avant la fin de la semaine ». L'instance consultative du parti au pouvoir, ce qu'on appelle le Majlis Echoura, se réunit en principe ce jeudi soir.

Selon le porte-parole d'Ennahda, maintenant que l'hypothèse d'une reconduction d'Hamadi Jebali est écartée il y a quatre candidats au poste de Premier ministre : Ali Larayedh (le ministre de l'Intérieur du gouvernement sortant), Mohamed Ben Salem, (qui occupait le portefeuille de l'Agriculture), Noureddine Bhiri (qui était à la Justice) et Abdellatif Mekki (ex-ministre de la Santé).

Impatience de la population

La population, elle, ne cache pas son impatience. L'essentiel, pour beaucoup de Tunisiens interrogés par RFI n'est pas dans les débats politiciens, mais dans les résultats que la classe politique peut obtenir. Un institut de sondage tunisien, l'institut Emrhod qui suit la popularité des institutions de la transition, a publié des enquêtes qui rendent compte de la lassitude qui s'est installée... Le niveau de satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de la troïka qui dirige le pays est passé d'environ 60% à environ 30% au cours de l'année 2012.

Les diplômés chômeurs, qui ont été le fer de lance de la révolution en 2010-2011 voient leur situation stagner. Le taux de chômage officiel de ces diplômés chômeurs reste sensiblement le même, deux ans après la révolution, qu'au moment où Ben Ali a été renversé. Il était de 33,2% au 4e trimestre. Les Tunisiens souhaitent des résultats. Ils attendent de voir ce que la révolution va changer dans leur quotidien. D'où le soutien que beaucoup apportaient au gouvernement de techniciens. rfi.

 
Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 février 6 16 /02 /Fév 19:52

Sympathisants d'Ennhadha

 

________________________________________________________________________________________

Devant 15.000 partisans, les islamistes jurent de rester au pouvoir

http://md0.libe.com/photo/494794/?modified_at=1361033405&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

Le parti islamiste Ennahda a promis samedi de ne pas céder le pouvoir, devant quelque 15.000 partisans réunis à Tunis, alors que les tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement s'éternisent et que le pays vit sa pire crise politique depuis la révolution.

"Ennahda se porte bien (...) et ne cèdera jamais le pouvoir tant qu'il bénéficie de la confiance du peuple et de la légitimité des urnes", a clamé le chef du parti, Rached Ghannouchi, à la fin d'une manifestation de ses partisans sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis.

Selon lui, Ennahda fait l'objet, depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2011, d'une "série de complots" qui ont culminé avec "la proposition d'un gouvernement de technocrates (...) ce qui équivaut à un coup d'Etat contre le gouvernement élu".

"Ennahda est la colonne vertébrale de la Tunisie et la briser ou l'exclure porterait atteinte à l'unité nationale du pays", a-t-il martelé.

M. Ghannouchi s'est ainsi une nouvelle fois opposé à son numéro 2, le Premier ministre, Hamadi Jebali, qui considère qu'un cabinet apolitique est la seule solution pour sortir la Tunisie d'une profonde crise politique, aggravée par l'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd le 6 février.

La fermeté du chef islamiste, qui propose un gouvernement dirigé par Ennahda alliant technocrates et politiques, laisse présager des tractations difficiles. De nouveaux pourparlers sont prévus lundi entre le Premier ministre et les partis politiques.

M. Jebali avait prévu d'annoncer un nouveau gouvernement samedi ou de démissionner, mais vendredi soir il a reporté l'annonce sine die.

Le rassemblement de samedi est le plus important organisé par les islamistes depuis leur arrivée aux commandes du pays, mais la mobilisation reste largement inférieure aux dizaines de milliers de personnes qui ont participé aux funérailles de Chokri Belaïd le 8 février.

Selon le ministère de l'Intérieur, 16.000 partisans d'Ennahda ont manifesté.

"Dieu est le plus grand", "Avec la légitimité et pour l'unité nationale" ou encore "le peuple veut Ennahda de nouveau", a notamment scandé la foule sur l'Avenue Bourguiba, haut lieu de la révolution qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali il y a deux ans.

Les manifestants brandissaient des dizaines d'étendards d'Ennahda, de drapeaux nationaux et quelques bannières noires de la mouvance salafiste.

Ils sont venus des quatre coins du pays à bord de bus spécialement affrétés. "Nous sommes là pour montrer que nous soutenons la légitimité d'Ennahda et des urnes", explique Mohamed Beji, originaire de Gabès (sud-est).

Ennahda, fondé en juin 1981 par Rached Ghannouchi, a été longuement réprimée avant de s'imposer, après la révolution et les premières élections libres d'octobre 2011, comme le principal parti du pays.

Le mouvement dispose de 89 des 217 sièges à l'Assemblée nationale constituante et a formé une coalition avec deux partis laïques de centre-gauche dont celui du président Moncef Marzouki.

Mais le meurtre de Chokri Belaïd a montré qu'Ennahda est tiraillé entre une frange radicale, représentée par M. Ghannouchi, et celle plus modérée avec M. Jebali.

Alors qu'aucune avancée dans l'enquête sur l'assassinat de Belaïd n'a été annoncée, les proches du défunt ont organisé samedi deux cérémonies à sa mémoire, l'une à Tunis et l'autre à Jendouba (nord-ouest) d'où sa famille est originaire.

Ils accusent les islamistes au pouvoir d'être responsables de sa mort, ce que ces derniers rejettent.

Outre l'interminable crise politique, la rédaction de la Constitution est dans l'impasse, faute de compromis sur la nature du futur régime.

Entretemps, les conflits sociaux souvent violents se sont multipliés sur fond de misère et chômage. Sans oublier l'essor d'une mouvance salafiste jihadiste qui déstabilise régulièrement le pays par des attaques. liberation

_______________________________________________________

 

________________________________________________________________________________________________

Le ministère de l’Intérieur gonfle le chiffre des manifestants à l’avenue Bourguiba

Le ministère de l’Intérieur vient de publier sur sa page officielle Facebook, le nombre de personnes ayant manifesté aujourd’hui 16 février à l’avenue Habib Bourguiba pour défendre la légitimité ; manifestation organisée par le parti Ennahdha. 

Les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur font ressortir 16 mille manifestants aux alentours de 15h, et 60 mille vers la fin de la manifestation. 

Nous étions sur place, et nous pouvons témoigner que le chiffre de 16 mille est plutôt surestimé. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux ainsi que les photos ne peuvent qu’appuyer ce constat. De sa part, l’Agence France Presse (AFP) a estimé le nombre de manifestants à 15 mille. Chiffre partagé par beaucoup de médias, même si certains parlent de 10.000 seulement au grand maximum, tel notre confrère Welid Neffati de THD.

Ainsi, il est évident que le chiffre de 60 mille manifestants est carrément gonflé et ne peut être pertinent. Signalons enfin que vers 17 heures, soit après la manifestation, la chaîne TV Nessma a indiqué que Khaled Tarrouche vient de les appeler pour leur indiquer qu'il y avait 16.000 manifestants et non 13.000 comme indiqué pus tôt. 

De son côté, Ennahdha évoque carrément, sans sciller, cent mille manifestants ! businessnews

 

______________________________________________________

 
Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  • thala solidaire.over-blog.com
  • : Culture Musique Littérature Politique Économie Actualité
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Catégories

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Liens intéressants

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés