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1) Bani Walid et Sirte (cercles, contour bleu), deux villes encerclées par les rebelles.
2) Plus au Sud, les villes de Hun, Adiri, Sabha, etc (cercles remplis en rose?) seraient sous contrôle des Kadhafistes.
3) Le reste de la Libye est sous contrôle des insurgés.
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Photo: La Presse Canadienne /AP/Ben Curtis Un homme armé se tenait debout sur un tank saisi à l'armée libyenne. |
L'OTAN a détruit la résidence du chef du renseignement libyen, vendredi à l'aube, au cours d'un raid qui a fait un mort dans un quartier résidentiel de Tripoli.
Les gardiens de sécurité responsables de l'immeuble sont incapables de préciser si l'homme visé, Abdallah Senoussi - qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) - se trouvait à sa résidence au moment de l'attaque survenue à 5 h, heure locale.
En revanche, le cuisinier indien de M. Senoussi a été tué au cours de l'attaque, qui a détruit plusieurs bâtiments de la résidence de même qu'une école du quartier Gharghour. « C'est un quartier résidentiel. Pourquoi l'OTAN bombarde-t-elle ce site? Il n'y a pas de militaires ici », a dénoncé une voisine de M. Senoussi, Faouzia Ali. La maison de cette dernière, qui se trouve en face de la résidence de M. Senoussi, a été endommagée. Elle soutient que les avions de l'OTAN ont largué dix bombes sur la résidence du chef du renseignement libyen.
Plusieurs villas du quartier ont été touchées par le raid, dont celle de l'ambassadeur syrien à Tripoli. C'est dans ce même quartier qu'un des fils de Mouammar Kadhafi,Seif Al-Arab, a trouvé la mort avec trois de ses enfants à la fin du mois d'avril au cours d'une frappe de l'OTAN.
Mouammar Kadhafi, M. Senoussi - qui est également le beau-frère de M. Kadhafi - et le fils de Mouammar, Seif Al-Islam, sont tous sous le coup d'un mandat du CPI. Ils sont recherchés relativement à des accusations de crimes contre l'humanité pour des actes commis en Libye depuis le début de la rébellion le 15 février dernier.
Par ailleurs, la capitale libyenne a été la cible de bombardements violents de l'OTAN jeudi et vendredi.
Un ancien ami de Kadhafi passe chez les rebelles
Abdessalem Jalloud, un ancien compagnon du colonel Mouammar Kadhafi et ex-numéro deux du régime libyen, tombé en disgrâce au milieu des années 1990, a réussi vendredi à fuir Tripoli et est passé à la rébellion, selon le porte-parole militaire de la rébellion, le colonel Ahmed Omar Bani.
M. Jalloud, qui demeure une personnalité populaire en Libye, se trouverait dans la ville de Zenten, contrôlée par les insurgés et située au sud-ouest de Tripoli, a indiqué une autre source rebelle.
M. Jalloud a notamment été cité par la télévision rebelle Libya Awalam, sur une bande passante à l'écran, disant : « le régime de Kadhafi est fini ».
Les rebelles resserrent l'étau sur Tripoli
Pendant ce temps, les rebelles soutiennent avoir fait des gains sur le terrain avec l'annonce de la prise de plusieurs villes, dont Surnam, Zliten et Zaouia.
La ville de Surman se trouve sur l'axe stratégique reliant la capitale de la Libye, Tripoli, à la frontière tunisienne. Les rebelles ont également pris la ville de Sabratha sur ce même axe stratégique. Ils se sont également emparés de la raffinerie de Zaouia, l'une des dernières sources de carburant du régime Kadhafi, en plus d'occuper Gariane.
« Zliten est maintenant sous le contrôle de nos combattants », a indiqué un responsable du « Centre des médias du conseil militaire de Misrata ». Mais, « les combats ne sont pas finis ». Le Centre des médias du Conseil militaire de Misrata exhorte les soldats gouvernementaux à cesser de « tuer leurs frères libyens ».
S'adressant également aux mercenaires, il leur promet l'économie de leur vie et un retour dans leur pays d'origine. « Kadhafi est en train de se préparer à s'enfuir avec sa famille, il vous abandonne », ajoute un communiqué.
Les rebelles demandent également aux civils de maîtriser leur colère et d'éviter de se venger. « Ne violez pas la loi. Faites respecter la propriété des biens publics et privés. Veillez à protéger les anciens et assurer la sécurité de vos voisins. »
La rébellion prépare la victoire
Anticipant la défaite du régime, la rébellion a défini sa nouvelle feuille de route pour l'après-Kadhafi. Elle a publié une « déclaration constitutionnelle » qui décrit en 37 articles les grandes étapes de la période de transition suivant une éventuelle chute du colonel. Le texte prévoit de remettre le pouvoir à une Assemblée élue dans un délai de moins d'un an et l'adoption d'une nouvelle Constitution.
Radio-Canada.ca avecAgence France Pre
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/08/19/008-libye-combats-zaouia.shtml
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Kadhafi négocierait un exil en Tunisie, mais pour sa famille, pas pour lui, affirme un connaisseur du dossier. Vendredi, le colonel montrait son inquiétude en cherchant un point de chute pour son épouse, et peut-être sa fille Aïcha. Ses fils présents en Libye, aux commandes du régime, ne seraient pas inclus dans le marché. Des conversations discrètes continuaient vendredi avec des émissaires américains. Quant à l'ancien premier ministre françaisDominique de Villepin, il parle directement avec le directeur de cabinet de Kadhafi, Béchir Salah Béchir, qui fut auparavant l'interlocuteur de Nicolas Sarkozy.
La méthode de Mouammar Kadhafi oblige cependant à la prudence. Le Guide libyen a toujours eu plusieurs fers au feu, multipliant les promesses et les reculades, tout en sachant conclure rapidement, comme il le fit en 2003 en abandonnant son programme nucléaire du jour au lendemain.
Mais, cette fois, la marge de manœuvre du colonel rétrécit, et les frappes se rapprochent. Vendredi, le domicile tripolitain du chef des renseignements, Abdallah al-Senoussi, a été détruit par une bombe de l'Otan. L'homme se cachait sûrement ailleurs, mais le symbole est important.
Abdallah al-Senoussi, beau-frère de Kadhafi, est l'un des piliers du régime, et l'un des principaux acteurs de la guerre civile. Chef des services de renseignements, il fait partie des trois personnes inculpées par la Cour pénale internationale, aux côtés de Kadhafi lui-même et du fils du Guide, Seïf el-Islam.
Al-Senoussi cumule d'ailleurs les poursuites judiciaires, puisqu'il a été condamné en 1999, par contumace, à la prison à perpétuité par la justice française pour son rôle dans l'attentat contre un DC10 d'UTA en 1989.
Sur le terrain, on se battait toujours sur les trois nouveaux fronts ouverts mercredi, l'un à Ajaylat, dans l'Ouest, l'autre dans l'Est à al-Hicha, à mi-distance entre Misrata et Syrte, ville natale du colonel Mouammar Kadhafi, et un troisième à Morzouk, dans le Sud-Ouest saharien. Des combats se déroulaient encore à Zawiya, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, où les rebelles affirment contrôler la raffinerie. La ville de Sorman, entre Zawiya et la frontière tunisienne, était entre les mains des anti-Kadhafi. Sur le front de l'Est, des combattants venus de l'enclave de Misrata disent avoir pénétré vendredi dans le centre de Zliten, ville voisine située dans la direction de Tripoli et tenue par les kadhafistes.
Dans la capitale, où les coupures d'eau et d'électricité se multiplient, la tension monte. Des milliers de travailleurs étrangers cherchent à fuir. La route de la Tunisie étant coupée, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré vendredi à Genève travailler à un plan d'évacuation, probablement par la mer.
Les rebelles, comme la communauté internationale, espèrent un soulèvement de la capitale. Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a exhorté vendredi les habitants de Tripoli à rejoindre la rébellion.
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Rumeurs sur Twitter
NEW YORK (Nations unies) - Les Nations unies ont démenti lundi la participation de leur envoyé spécial pour la Libye, Abdul Ilah al-Khatib, à des pourparlers
entre des responsables du régime de Mouammar Kadhafi et de la rébellion, en Tunisie.
A son arrivée en Tunisie, M. Khatib avait déclaré être venu pour se joindre aux pourparlers entre les deux parties.
Or l'ONU ne dispose d'aucune information concrète concernant des pourparlers qui auraient lieu en Tunisie entre le Conseil national de transition et les
autorités de Tripoli, et l'envoyé spécial ne participe pas à de tels pourparlers, a indiqué Farhan Haq, un porte-parole de l'ONU.
M. Haq avait auparavant confirmé la présence d'Abdul Ilah al-Khatib en Tunisie, expliquant que ce dernier pourrait avoir des discussions avec des
personnalités libyennes, sans toutefois confirmé certaines informations selon lesquelles l'ancien ministre jordanien discuterait avec des représentants du régime de Mouammar Kadhafi et de
l'opposition.
M. Khatib est arrivé en Tunisie pour des consultations avec des responsables tunisiens. Pour l'instant, il a rencontré le Premier ministre et il doit
rencontrer plus tard le ministre des Affaires étrangères, avait déclaré le porte-parole.
M. Khatib a passé des mois à faire la navette entre Tripoli et Benghazi, le bastion des rebelles, pour promouvoir un cessez-le-feu.
Les négociations entre les rebelles et les représentants de Kadhafi se dérouleront à Tunis, a précisé un responsable, sans toutefois préciser de date. Selon
son entourage, un hôtel de la banlieue nord de la capitale pourrait les accueillir.
Selon des sources proches des services de sécurité tunisiens, des représentants des deux parties du conflit libyen se sont rencontrés à Djerba, non loin de la
frontière tuniso-libyenne.
Alors que les insurgés resserrent l'étau autour de Tripoli, le colonel a appelé ses troupes à se "préparer pour la bataille"
Les insurgés libyens célèbrent leur
victoire à Bir Terfas, à quelques kilomètres au sud de Zawiyah, le 13 août 2011 (AFP PHOTO/MARC HOFER)
Les rebelles libyens ont pris lundi 15 août le contrôle de trois villes clés sur la route de Tripoli, l'une de leurs plus importantes percées depuis le début du conflit il y a six mois, après une apparition télévisée du colonel Mouammar Kadhafi, qui apparaît toujours inflexible.
Parallèlement, des pourparlers secrets ont eu lieu dimanche entre rebelles et représentants du régime à Djerba en Tunisie, selon une source proche de la sécurité tunisienne, et une source aéroportuaire a affirmé qu'un jet triple réacteurs sud-africain y était stationné près de deux hélicoptères qataris.
Des rumeurs s'étaient propagées dans la nuit sur les réseaux sociaux et dans des médias sur un départ imminent vers l'étranger de Mouammar Kadhafi, mais ce dernier a encore défié les rebelles et l'Otan dans un message sonore diffusé au même moment et qui était "en direct" selon la télévision libyenne.
Avancée des rebelles
Sur le terrain, les insurgés ont affirmé contrôler la "majeure partie" de Zawiyah, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale libyenne ainsi que les villes de Gharyane etSorman, situées respectivement à 50 km au sud de Tripoli et à une soixantaine de kilomètres à l'ouest.
Ils resserrent ainsi l'étau autour de Tripoli, bastion du régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans et qui fait face depuis le 15 février à une révolte qui s'est transformée en conflit armé.
"En gros, la majeure partie de la ville (de Zawiyah) est sous le contrôle des combattants rebelles", a déclaré à l'AFP le commandant rebelle Abdoul Hamid Ismaïl. Selon lui, la bataille, qui a fait rage durant la nuit, a permis aux rebelles de repousser les forces loyalistes à la périphérie est de la ville. Cinq insurgés ont été tués.
Un correspondant de l'AFP a pu se rendre jusqu'au secteur d'Awlat Jarbo, situé à deux kilomètres de la porte est de Zawiyah. Il pouvait entendre des bombardements de temps à autre.
A l'issue d'intenses combats dimanche, les insurgés ont également pris le contrôle de Sorman et de Gharyane, qui, avec leurs garnisons, servaient de rempart à Tripoli. La rébellion a aussi "le contrôle total" des 15 km de route entre les villes côtières de Zawiyah et de Sorman, ce qui prive Tripoli de sa voie habituelle d'approvisionnement depuis la Tunisie, a déclaré à l'AFP un porte-parole des rebelles.
Combats dans l'ouest de Brega
A Tripoli, le porte-parole du régime Moussa Ibrahim a admis dimanche que les rebelles étaient entrés dans Gharyane, tout en se disant confiant que le régime en reprendrait le "contrôle total".
Il a également reconnu des "affrontements" à Sorman, en évoquant l'implication de "centaines de volontaires appuyées par les moujahidine (combattants)" pour mater les rebelles.
Concernant le secteur autour de l'enclave rebelle côtière de Misrata (200 km à l'est de Tripoli), Moussa Ibrahim a affirmé que les troupes du régime avaient "repris le contrôle de Touarga" plus au sud. Samedi, les rebelles avaient indiqué avoir consolidé leurs positions à Touarga dont ils avaient pris le contrôle la veille.
Sur le front Est, les rebelles contrôlent désormais tout l'est de la cité pétrolière de Brega, selon un journaliste de l'AFP sur place. Les combats se déroulaient lundi dans la partie ouest, où le journaliste entendait des échanges de tirs d'artillerie du côté des installations pétrolières.
Kadhafi ne cède pas
Mais malgré la percée des rebelles, Moummar Kadhafi reste inflexible.
"La fin du colonisateur est proche et la fin des rats est proche. Ils (les rebelles) fuient d'une maison à l'autre devant les masses qui les chassent", a-t-il dit dans son message sonore. "Ils n'ont plus qu'à recourir au mensonge et à la guerre psychologique après l'échec de toutes les guerres".
Le dirigeant libyen, qui tient toujours malgré la campagne militaire de l'Otan, l'isolement et les sanctions internationales, a appelé ses partisans à garder le moral haut, à résister et à se "préparer pour la bataille pour libérer" les villes tenues par les rebelles.
Le Nouvel Observateur - AFP : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110815.OBS8570/libye-les-rebelles-avancent-mouammar-kadhafi-reste-inflexible.html
Les insurgés se préparent pour la bataille de Tiji (voir carte ci-dessous)
par RFI
Dans un message diffusé par la télévision d'État ce lundi 15 août 2011, le colonel Mouammar Kadhafi a appelé ses partisans à se préparer pour la bataille finale pour « libérer » les villes détenues par les insurgés. Six mois jour pour jour après le début de la révolte, les forces rebelles, armées par les occidentaux, sont engagées dans une offensive décisive sur la ville de Zawiya.
La plus grande partie du message de Mouammar Kadhafi sur les antennes nationales, ce dimanche 14 août, et diffusé sur la place Verte où étaient réunis ses partisans, était inaudible en raison d'une « panne technique », selon la télévision libyenne. Pour prouver qu'il parlait en direct, le guide libyen a décrit de temps en temps des scènes.
« La fin du colonisateur est proche et la fin des rats est proche. Ils[les rebelles, NDLR] fuient d'une maison à une autre devant les masses qui les chassent , a prédit Mouammar Kadhafi, ajoutant: le colonisateur et ses agents n'ont plus qu'à recourir au mensonge et la guerre psychologique après que toutes les guerres avec toutes les armes ont échoué ».
Il a appelé ses partisans à résister alors que les forces rebelles ont annoncé dimanche 14 août avoir pris le contrôle d'une partie de la ville côtière de Zawiya qui héberge la dernière raffinerie de pétrole dont dépendent les forces de Kadhafi.
Selon l'agence Reuters, l'atmosphère dans le centre de Tripoli est resté calme en ce dimanche du ramadan. La plupart des habitants, interrogés par les journalistes sous la surveillance de représentants du pouvoir, ont dit ne pas croire aux informations relatives à la progression des rebelles, ni au risque de les voir atteindre la capitale.
« Ils vont de l'avant »
Après six mois d'insurrection et bientôt quatre mois de frappes aériennes*, le chef des opérations de l'Otan, Charles Bouchard a réaffirmé la détermination des occidentaux à mettre un terme au conflit d'ici le mois de septembre, délai prévu pour la fin de l'opération « Protecteur unifié ».
Pour le général canadien, les forces loyales au colonel Kadhafi ont tellement diminué qu'elles ne peuvent désormais plus « mener une offensive crédible ». Quant aux rebelles, « ils vont de l'avant », estime-t-il en pointant les changements visibles tant sur les fronts de la ville pétrolière de Brega à l'est, que sur ceux de Misrata à l'ouest, et du djebel Nefoussa au sud-ouest de Tripoli.
« La libération de Tripoli est le point final de la révolution libyenne », indique pour sa part, Moustapha Shibani, secrétaire général de l'Alliance nationale démocratique libyenne, qui lutte contre le régime de Mouammar Kadhafi. Pour lui, le bilan de ces six mois de combat est « très positif », considérant les 42 ans de dictature libyenne. «Personne dans le monde, ni Kadhafi ne croyait que la Libye était capable d'une révolution d'une telle manière et d'une telle ampleur !Ce que l'on a réalisé en six mois est quelque chose d'inimaginable ! La peur est complètement tombée ». L'avenir est, selon Moustapha Shibani, entre les mains du Conseil national de transition (CNT) qui va diriger le pays pour préparer la Libye aux élections. La base du Conseil est populaire et sa compétence reconnue.
Moustapha Shibani, secrétaire général de l'Alliance nationale démocratique libyenne
«Le Conseil national de transition a une vraie autorité sur la Libye entière. Le président Moustapha Abdeljalil est un personnage respecté»
Vers quelle Libye ?
Pour le secrétaire général de l'Alliance nationale démocratique, il n'y a pas à craindre les islamistes : « s'il y a un mouvement musulman qui participe aux élections, il a le droit de s'exprimer... mais pas au-delà », précise-t-il.
Mansouria Mokhefi, de l'Institut français des relations internationales ne partage pas la vision optimiste des représentants de l'Otan ou des insurgés libyens. La responsable du programme Moyen-Orient / Maghreb du centre de recherche a, dès le début des interventions alliées, exprimé des réserves. Aujourd'hui, elle persiste et signe.
« On ne peut pas
jeter la pierre à ceux qui ont cru vraiment que nous avions une mission humanitaire ou de sauvetage à accomplir en Libye mais cette intervention s'inscrivait aussi dans le fait que nous
n'avions pas réagi assez vite à ce qui s'était passé en Tunisie. Il y avait un désir, une arrière-pensée de se mettre du côté de la démocratie, de la liberté. Mais on n'a pas évalué
les autres aspects de l'opération : en Libye, il n'y avait pas les mêmes difficultés économiques et structurelles[qu'en Tunisie, NDLR]. Nous ne connaissions pas la
vraie nature du pouvoir, quelle était son assise, quels étaient ses soutiens. Six mois après le début de la révolte, une partie du pays n'a pas lâché Kadhafi et continue à le
soutenir, explique l'analyste, insistant « Nous sommes aujourd'hui dans une
situation de guerre civile.»
L'avenir de la Libye est, selon elle, plus qu'incertain car les groupes que les occidentaux ont soutenu ne représentent qu'une fraction de la population. Le Conseil national de
transition n'offre pas d'options claires.
Mansouria Mokhefi, responsable du programme Moyen-Orient/Maghreb
Institut français des relations internationales (IFRI)
«Le Conseil national de transition n'est pas un gouvernement. C'est un groupe de personnes indéterminées»
Enfin, alors que des membres de la sécurité tunisienne évoquent la tenue de négociations entre les loyalistes et les rebelles, en ce moment à Djerba (Tunisie), Mansouria Mokhefi se réjouit que le camp occidental intègre depuis quelques temps cette possibilité dans son agenda.
Source : http://www.rfi.fr/afrique/20110815-libye-etat-lieux-apres-six-mois-conflit
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Les événements militaires en carte...
Cliquer pour agrandir la carte : http://www.libyafeb17.com/wp-content/uploads/2011/05/map-libya-may-25-dove.png
Photo : Agence Reuters Paul Hanna Barack Obama (à gauche) en compagnie de David Cameron hier, à Londres.
Vers un cessez-le-feu ?
Des pourparlers sans conditions avec les rebelles ? Mouammar Kadhafi serait-il prêt à négocier son départ ? De nouveaux signes le laissent penser. Baghdadi Mahmoudi, le chef du gouvernement a indiqué qu'il allait envoyer un message aux dirigeants internationaux pour leur proposer un cessez-le-feu immédiat sous contrôle de l'ONU. Cette information est révélée jeudi par The Independent. Le quotidien britannique affirme avoir pris connaissance que le régime du colonel Mouammar Kadhafi est prêt à entamer des pourparlers sans conditions avec les rebelles, déclarer une amnistie et discuter d'une nouvelle constitution. Et ce, alors que le sommet du G8 démarre ce jeudi à Deauville.
Selon le chef du gouvernement libyen, « la future Libye sera radicalement différente à celle qui existait il y a trois mois. Cela a toujours été notre projet. Mais maintenant nous devons accélérer le processus. Mais pour ce faire, nous devons mettre fin aux combats, commencer à discuter, nous entendre sur une nouvelle constitution et créer un système de gouvernement qui reflète la réalité de notre société et soit à la fois conforme aux exigences d'une gouvernance moderne».
Dans le même temps, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réitéré son appel aux autorités libyennes pour un «vrai cessez-le-feu» et des «négociations sérieuses» sur une transition politique. De son côté, alors qu'il est en Angleterre, et plus de deux mois après le début de l'intervention militaire internationale Barack Obama a affirmé que les frappes continueront «jusqu'à ce que les attaques de Kadhafi contre les population civiles cessent». Présent aux côtés du président américain, David Cameron, le premier ministre britannique a indqué qu' «il est impossible d'imaginer un futur pour la Libye avec Kadhafi au pouvoir. Il doit partir».
Selon une source gouvernementale britannique citée par The Independent, les pays occidentaux pourraient accepter un cessez-le-feu à la condition que Kadhafi parte en exil. Le 15 mai dernier Baghdadi Mahmoudi avait déja affirmé que le régime libyen était prêt à un cessez-le-feu immédiat qui coïnciderait avec un arrêt des frappes de l'Otan, en recevant l'envoyé spécial de l'ONU Adbel-Elah al-Khatib.
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Les "Tigres" auront-ils la peau de Kadhafi ?
Si le colonel Kadhafi avait choisi de faire du temps qui passe un allié de taille pour sortir vainqueur de la guerre qu’il mène sur deux fronts, celui des insurgés, d’une part, et, d’autre part, celui des Occidentaux, il doit à présent commencer à déchanter ; car, deux bons mois après le début de l’opération aérienne sous commandement de l’Otan, il n’a pas vraiment de quoi pavoiser.
S’il est vrai que la guerre s’est effectivement enlisée sur le terrain, mais le bilan personnel que le Guide peut en faire est désastreux : son épouse et sa fille ont préféré prendre la clé des champs, un fils et des petits-fils du Guide ont trouvé la mort dans les bombardements de l’Otan, sa résidence de Bab el Azizia est de plus en plus fréquemment bombardée, et lui-même constitue désormais une cible de choix en dépit des bonnes déclarations des Occidentaux, qui assurent qu’ils ne recherchent nullement la mort de Kadhafi.
Mais il semble que le pire reste à venir pour le Guide. Les Occidentaux, face à l’enlisement de la guerre et sans doute aussi poussés par quelque hâte d’en finir avec le sale boulot, ont décidé de changer de tactique. Cette rupture de stratégie, c’est le chef de la diplomatie française qui l’a annoncée : la France a pris la décision d’envoyer des hélicoptères de combat en renfort aux troupes déjà opérant sur place.
Sitôt dit, sitôt fait : juste quelques heures après la révélation d’Alain Juppé, étaient embarqués depuis le port français de Toulon, 12 hélicoptères de combat (des Tigres) à destination du pays de Kadhafi. L’initiative traduit bien que les Occidentaux reconnaissent implicitement que l’efficacité de leur intervention en Libye est, somme toute, toute relative. Les frappes aériennes opérées depuis les avions de chasse n’atteignent pas forcément certaines cibles au sol et c’est bien ce qui explique la difficulté à faire proprement le boulot.
Le résultat visible en est que le Guide, même affaibli, tient toujours. Il a régulièrement plié, certes, mais il n’a toujours pas rompu. Nul doute que l’entrée des « Tigres » français dans la guerre libyenne changera considérablement la donne. La chose d’ailleurs n’est pas sans rappeler le rôle joué par d’autres hélicoptères français en Côte d’Ivoire peu de temps avant la chute de … Laurent Gbagbo.
Et c’est dans cette atmosphère qu’il se susurre que Kadhafi proposerait de renoncer au pouvoir, à la condition toutefois qu’on lui permette de rester en Libye ? Trop gros comme scoop ? Info ou intox ? On finira par distinguer le bon grain de l’ivraie.
Toujours est-il qu’à supposer qu’il soit dans les intentions du Guide de vider les lieux, on ne voit pas comment la seconde partie de l’offre serait réalisable ; car, à ce jour, ni les insurgés, avec à leur tête le CNT, ni la coalition des forces de l’Otan n‘imaginent un Kadhafi libre de toute poursuite et buvant son lait de chamelle sous quelque tente climatisée dressée aux confins d’une lointaine contrée du territoire libyen.
Le Guide a eu le tort d’avoir irrité trop de monde. Et c’est tout ce beau monde, aujourd’hui, qui trépigne d’impatience de lui faire rendre gorge. On mettra tous les moyens qu’il faudra à cet effet. La seule route de l’exil qu’on lui consentira mènera tout droit à la CPI. Qu’il se trouve d’autres dictateurs de la pire espèce qui, en ce moment même, en matière de tueries et de massacres, à tout le moins, égalent le Guide libyen, cela ne fait pas l’ombre d’un doute.
Il se peut que les Occidentaux s’occupent d’eux lorsque viendra leur tour. Et puis, il faut toujours commencer par un bout ! Sans compter que la Syrie, c’est tout de même un os diplomatique d’une autre espèce que la Libye. Pour le moment, l’urgence, c’est Kadhafi : tchoco tchoco, on s’offrira son scalp.
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