Libye : Kadhafi _ Clan_ nomenklatura _Mort

Samedi 27 octobre 6 27 /10 /Oct 04:16

 

 

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Ancien chef des services du renseignement de Kadhafi : la Libye doit s'efforcer d'obtenir la justice, pas la vengeance


La CPI a émis un mandat d'arrêt contre Abdullah al Senussi pour deux chefs de crimes contre l'humanité.

 

Un an après que le colonel Mouammar Kadhafi eut été capturé et tué, Amnesty International demande aux autorités libyennes de remettre immédiatement à la Cour pénale internationale (CPI) l'ancien chef du renseignement militaire du régime, afin qu'il réponde des charges de crimes contre l'humanité pesant contre lui.

Bien qu'il fasse l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI depuis juin 2011, Abdullah al Senussi a été extradé vers la Libye le 5 septembre, après avoir été arrêté en Mauritanie en mars de cette année.

Depuis qu'il est incarcéré en Libye, ni ses proches, ni ses avocats ni aucune organisation indépendante n'a semble-t-il pu avoir accès à lui, s'inquiète Amnesty International.

Le cas d'Abdullah al Senussi est symptomatique d'une situation plus générale en Libye, celle d'une justice totalement désorganisée.

« Un an après la fin des hostilités, les victimes de graves violations des droits humains, qu'elles aient été commises par l'ancien gouvernement ou par l'opposition de l'époque, attendent toujours justice. Ce que nous voyons aujourd'hui en Libye, ce n'est pas la justice, c'est la vengeance, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

« Juger Abdullah al Senussi en Libye, où le système judiciaire reste faible et où les procès demeurent inéquitables, c'est compromettre le droit des victimes d'obtenir justice et réparation. Il faudrait au contraire qu'il soit amené à répondre dans le cadre d'une procédure équitable des charges de crimes contre l'humanité portées contre lui par la CPI. »

Un nouveau Congrès général national a été élu en Libye, mais le système judiciaire du pays reste pratiquement paralysé.

Des milliers de personnes accusées d'avoir combattu pour le régime Kadhafi, ou de l'avoir soutenu, sont toujours détenues, pour la plupart sans inculpation ni jugement. Certaines sont ainsi privées de liberté depuis 18 mois, voire plus. Un grand nombre de détenus ont déclaré qu'ils avaient subi des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements, et qu'ils avaient dû signer des « aveux » sous la contrainte ou la torture.

Lors d'une mission en Libye en septembre, Amnesty International a rencontré des procureurs, des policiers, des chargés d'enquêtes pénales et d'autres personnes travaillant dans le secteur judiciaire, ainsi que des avocats qui ont souligné les difficultés et les menaces auxquelles ils sont confrontés dans l'exercice de leur mission, compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité et du fait que ce sont les milices armées qui exercent de facto l'autorité.

Que ce soit pour des raisons idéologiques ou par crainte de représailles, très peu d'avocats acceptent de représenter ceux qui se sont montrés fidèles au colonel Kadhafi.

Ces craintes sont justifiées. Amnesty International a recueilli des informations sur plusieurs cas d'avocats défendant des partisans présumés de Mouammar Kadhafi et qui ont fait l'objet de violences, menaces ou actes de harcèlement. Des proches de personnes accusées d'avoir soutenu l'ancien gouvernement disent qu'ils ne trouvent pas d'avocat pour défendre leur parent, ou qu'on leur demande des honoraires exorbitants.

Par ailleurs, l'arrestation et le placement en détention, en juin 2012, d'une équipe de juristes de la CPI venue en Libye pour s'entretenir avec le fils de l'ancien dirigeant, Saif al Islam Kadhafi, a jeté de sérieux doutes quant à la capacité et à la volonté sincère de la Libye de juger selon des procédures équitables les anciens responsables du régime déchu.

Contrairement au dossier al Senussi, la demande de remise de Saif al Islam Kadhafi à la CPI a été suspendue, dans l'attente d'une décision sur une requête de la Libye contestant la compétence de la cour internationale.

Complément d'information

En juin 2011, la CPI a délivré un mandat d'arrêt contre Abdullah al Senussi, Mouammar Kadhafi et le fils de celui-ci, Saif al Islam Kadhafi, pour deux chefs de crimes contre l'humanité – meurtre et persécution – commis dans la ville de Benghazi (est de la Libye) en février 2011. Abdullah al Senussi a été arrêté à l'aéroport de Nouakchott, la capitale mauritanienne, en mars 2012. Il est resté détenu en Mauritanie jusqu'à son extradition.

La législation libyenne ne reconnaît pas les crimes contre l'humanité, ce qui constitue un obstacle supplémentaire et important empêchant le pays de mener des enquêtes et des poursuites effectives dans de telles affaires.

Amnesty International estime qu'Abdullah al Senussi et les autres soutiens ou soutiens présumés de l'ancien gouvernement courent un danger réel de subir des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements en détention. La législation libyenne prévoit par ailleurs l'application de la peine de mort, à laquelle l'organisation est opposée en toutes circonstances, car il s'agit d'une violation du droit à la vie et du châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit.

Abdullah al Senussi a été publiquement accusé d'autres crimes commis au cours des 40 dernières années en Libye, notamment de l'exécution extrajudiciaire de plus de 1 200 détenus dans la prison d'Abu Salim en 1996. Amnesty


 

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Les milices poursuivent leur offensive à Bani Walid


Des miliciens de Misrata, qui ont pris mercredi le contrôle de la cité voisine de Bani Walid, ancien fief de Mouammar Kadhafi, ont poursuivi leur offensive urbaine, vendredi, utilisant des armes à feu
et des lance-roquettes.


Le groupe de combattant baptisé "Bouclier de Libye" et affilié au ministère de la Défense a bombardé pendant plusieurs jours la localité située sur des hauteurs, provoquant la fuite de plusieurs milliers de familles.

Ces combats ont fait des dizaines de tués et des centaines de blessés après la demande du gouvernement que les autorités de Bani Walid livrent les ravisseurs et les tortionnaires d'Omar Chaabane, un combattant rebelle qui avait participé à la capture de Kadhafi à Syrte le 20 octobre 2011.

Chaabane, originaire de Misrata, est mort des suites de ses blessures dans un hôpital parisien en septembre après deux mois de captivité à Bani Walid.

Cette intervention des miliciens illustre une nouvelle fois l'incapacité du gouvernement libyen à imposer son autorité sur les groupes armés qui ont officiellement fait voeu d'allégeance au pouvoir central mais continuent à faire ce qu'ils veulent sur le terrain.

"Il y a des personnes recherchées à Bani Walid et nous sommes prêts à les livrer mais elles ont également des droits", a dit un étudiant membre de la tribu Warfala vivant à Benghazi. "Vous pensez vraiment que nous allons les remettre aux milices qui n'ont aucune légitimité ?" a-t-il interrogé.

Beaucoup d'habitants de cette ville de 70.000 âmes située à 170 km au sud de Tripoli appartiennent à cette tribu dont la majorité des membres demeura loyale à Kadhafi. Longtemps isolée du reste de la Libye, l'agglomération craint désormais des représailles et s'inquiète de son avenir.

Ils redoutent de subir le même sort que la cité portuaire de Syrte, dernier bastion des partisans de Kadhafi, qui estime être aujourd'hui abandonnée par le gouvernement libyen en signe de représailles.

EFFORTS DE RECONCILIATION

Le nouveau pouvoir a mis en place des comités chargés d'assurer la sécurité, les services et de veiller au retour des réfugiés à Bani Walid mais les miliciens sont déterminés à rester en place pour, disent-ils, garantir la sécurité.

"Ce genre de groupes ont un passé et une certaine perception de ce que devrait être la Libye et cela ne correspond pas nécessairement avec celle des élus du Congrès national (au pouvoir)", explique Claudia Gazzini d'International Crisis Group.

"Cela risque de retarder les efforts de réconciliation qui auraient pu se développer d'une manière pacifique entre Bani Walid et le reste de la Libye", ajoute-t-elle.

La situation actuelle de la ville illustre les défis auxquels sont confrontés les nouveaux dirigeants libyens pris entre une nécessaire réconciliation et les rancunes tenaces à l'égard de ceux qui - souvent par peur, parfois par intérêt mais aussi par loyauté à l'égard de Kadhafi - choisirent de ne pas soutenir la rébellion.

Le gouvernement sait qu'il doit imposer un équilibre afin d'écarter le risque de nouveaux troubles.

Les Nations unies ont appelé les milices à faire preuve de retenue, une recommandation qui n'a pas été entendue alors que le système judiciaire libyen est largement désorganisé. maghrebemergent

 


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Dimanche 21 octobre 7 21 /10 /Oct 17:42

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Confusion autour du sort de Moussa Ibrahim, ex-porte-parole de Mouammar Kadhafi

Des annonces contradictoires se sont succédé ces dernières heures sur le sort de Moussa Ibrahim. Son arrestation a été annoncée par le bureau du chef du gouvernement libyen, par les médias officiels, puis les autorités ont commencé à manifester des réserves. Enfin, une personne se présentant comme Moussa Ibrahim a finalement démenti, sur internet, l'arrestation. Mais cet enregistrement lui-même n'est pas authentifié.

Où se trouve donc Moussa Ibrahim, l'ancien porte-parole de Mouammar Kadhafi ? L'homme qui, depuis le début de la révolte, incarnait devant les caméras de télévisions internationales le point de vue loyaliste. A-t-il été pu être arrêté par les autorités libyennes?

Alors qu'on le disait jusqu'ici en fuite à l'étranger, la rumeur de son arrestation a commencé à circuler, samedi 20 octobre en Libye, dans la matinée. Puis le gouvernement, dans un bref communiqué, a annoncé sa capture à un barrage de Tarhouna, à une cinquantaine de km au sud-est de Tripoli. Le vice-Premier ministre, Moustapha Abouchagour lui-même, a confirmé l'interpellation sur son compte twitter : «Le criminel Moussa Ibrahim, pouvait-on lire, a été arrêté et il est en route pour Tripoli

Quelques heures après, le doute commence cependant à naître quand le porte-parole du gouvernement libyen intervient sur la chaîne privée Libya Al-Ahrar. «Le gouvernement,indique-t-il, n'a rien donné d'officiel jusqu'ici sur l'arrestation de n'importe quel membre de l'ancien régime

C'est une déclaration, diffusée sur internet, qui a fini de semer la confusion. On y entend un homme, qui dit parler de l'extérieur de la Libye. «Je suis le docteur Moussa Ibrahim, affirme cette voix qui n'a pas pu être authentifiée. Au sujet des informations sur mon arrestation aujourd'hui», déclare cet homme, «il s'agit d'une tentative pour détourner l'attention sur les crimes commis par les rebelles de l'OTAN contre nos gens à Bani Walid

Les combats à Bani Walid, ancien bastion de Mouammar Kadhafi encerclé par les forces pro-gouvernementales, ont fait au moins 26 morts et quelque 200 blessés ces dernières heures.rfi

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Les combats entre milices libyennes continuent à Bani Walid

 

Des miliciens affiliés à l'armée et venus majoritairement de la ville voisine de Misrata ont bombardé dimanche le centre de Bani Walid, un ancien bastion de Mouammar Kadhafi, symbole des profondes divisions qui minent la Libye un an après la mort du dictateur.

Des groupes armés opérant avec l'aval du ministère de la Défense pilonnent depuis plusieurs jours cette ville de 70.000 habitants située à 150 km au sud-est de Tripoli.

Selon l'agence nationale de presse LANA, les récents combats ont fait 14 morts et 200 blessés.

"Les attaques se poursuivent. Les bombardements proviennent de partout", a déclaré par téléphone Abdelkarim Ghomaid, responsable d'une milice de Bani Walid.

Selon lui, les combattants de la ville ont mis la main sur 16 voitures appartenant à des miliciens de Misrata. Cette information n'a pu être vérifiée.

"Les combats se poursuivent aujourd'hui. De la fumée s'élève dans certains quartiers de la ville", a déclaré un habitant de Bani Walid. Des centaines de familles ont fui les combats ces dernières 48 heures pour se réfugier à Tarhouna, à 80 km de là.

Les nouveaux dirigeants libyens sont parvenus à organiser des élections, mais peinent à imposer leur autorité sur l'ensemble d'un territoire regorgeant d'armes et de munitions.

A Tripoli, plusieurs dizaines de personnes ont fait irruption dimanche au siège du Parlement pour exiger un arrêt des violences à Bani Walid.

 

CONFUSION

La rivalité entre Misrata et Bani Walid, distantes de 140 km, trouve notamment son origine dans l'enlèvement et la mort d'Omran Chaban, un ancien rebelle décédé après deux mois de détention à Bani Walid, où il aurait été torturé.

Omran Chaban, originaire de Misrata, est l'homme qui a découvert Mouammar Kadhafi terré dans une canalisation à Syrte le 20 octobre 2011. Selon ses proches, il a été blessé par balles et torturé par ses ravisseurs. Libéré à la suite d'une médiation, il a succombé le 24 septembre dans un hôpital parisien des suites de ses blessures.

Le Congrès national libyen au pouvoir a ordonné aux ministères de la Défense et de l'Intérieur de retrouver ses ravisseurs.

La confusion qui règne en Libye a été illustrée samedi par l'annonce par les autorités de l'arrestation de l'ancien porte-parole de Kadhafi, Moussa Ibrahim. Un homme se présentant comme l'intéressé a ensuite démenti cette arrestation dans un message audio sur Facebook, qui n'a pu être authentifié.

Le gouvernement libyen a déjà par le passé annoncé sans fournir de preuves l'arrestation de responsables de l'ancien régime. Il n'a cette fois diffusé aucune photographie montrant Ibrahim en détention.

Certains responsables libyens ont annoncé la capture à Bani Walid du fils de Mouammar Kadhafi, Khamis, puis sa mort après son transfert à Misrata. Le gouvernement n'a toutefois publié aucun communiqué officiel à ce sujet. tempsreel.nouvelobs

 

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La Libye depuis un an est devenue source d’insécurité

C’est dans la crainte de lendemains incertains que les Libyens ont fêté hier le premier anniversaire de la chute du régime de Mouammar El Gueddafi. Un an n’a, en effet, pas été suffisant pour que la stabilité revienne en Libye et dans les régions avoisinantes, tout particulièrement au Sahel. Au contraire, la situation s’empire de jour en jour au Mali où les éléments d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) contrôlent plusieurs villes du nord. Abandonnée à elle-même par ceux-là mêmes qui l’avaient aidée à se débarrasser de la famille El Gueddafi, l’ex-Jamahiriya reste aujourd’hui une poudrière. En l’absence d’institutions crédibles et fortes… ou tout simplement d’un Etat libyen, les spécialistes les plus optimistes soutiennent qu’il faudra entre 3 et 10 ans pour la remettre sur les rails.
Et le premier défi pour les Libyens sera de maintenir leur unité nationale.

 

Morcelé entre tribus et clans surarmés, le pays menace d’éclater à tout moment. En l’absence d’une police et d’une armée libyenne, les ex-rebelles, constitués en milices, font la loi. La tribu des Warfalla, qui était celle d’El Gueddafi, continuerait pour sa part à résister et à contester la légitimité du pouvoir en place. Il en va de même pour les populations Toubou du Sud libyen qui accusent les rebelles du nord de chercher à les exterminer et, donc, à les exclure du nouvel ordre libyen en construction.

 

Le tout nouveau président de l’Assemblée libyenne (Congrès général national, CGN), Mohamed El Megaryef, voit par contre dans l’attitude de ces tribus rebelles de la défiance. Une défiance qui, pour lui, doit recevoir une réponse musclée. M. El Megaryef a estimé, à ce propos, que la «libération» du pays du régime de Mouammar El Gueddafi n’a pas été complètement réalisée et qu’il faut donc terminer le travail. «La libération du pays n’a pas été complètement réalisée dans certaines régions», a-t-il dit dans un discours diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, citant en particulier la ville de Bani Walid, présentée comme un des derniers bastions de l’ancien régime. Cette semaine, des groupes d’ex-rebelles se réclamant de l’armée libyenne ont d’ailleurs attaqué la localité pour, ont-ils dit, y déloger les pro-Gueddafi. Depuis plusieurs mois, les rebelles accusent la ville d’abriter des criminels et des partisans de l’ancien régime recherchés par la justice.

 

Très violents, les affrontements aurait ainsi empêché jeudi le président du CGN, la plus haute autorité politique du pays, d’entrer dans Bani Walid, où il devait tenter de négocier un compromis avec les chefs tribaux et militaires. La rupture des négociations a certainement du réjouir les partisans de la solution du «tout-militaire». Les dignitaires de Bani Walid refusent, quant eux, l’entrée de «milices hors la loi» et mettent en doute la neutralité de l’«armée nationale» qui n’existe pas encore, selon eux. Ils redoutent un sort similaire à celui réservé à la ville de Touarga, dont les habitants accusés d’avoir participé aux exactions de l’ancien régime contre Misrata durant le conflit de 2011, avaient été chassés de chez eux et leurs maisons détruites et brûlées.     

 

Dans sa plaidoirie, M. El Megaryef ne s’est par ailleurs pas empêché de critiquer le bilan du Conseil national de transition (CNT) présidé par Mustapha Abdeljalil et de dresser un bilan sombre de la période post-El Gueddafi. Il a particulièrement parlé d’un «retard et d’une négligence» dans la constitution d’une armée et d’une police, le contrôle des armes, et la non-intégration des ex-rebelles dans les institutions de l’Etat.

 

El Megaryef tire sur le CNT et les Gueddafistes


Le président du CGN a cité, en outre, un retard dans la réforme de la justice ainsi que le dossier de la réconciliation nationale.
«Cette situation a engendré un état de mécontentement et de tension parmi les différentes composantes de la société ainsi que la propagation du chaos, du désordre, de la corruption, ce qui a engendré une faiblesse dans le rendement des différents organismes gouvernementaux», a-t-il déclaré. Mohamed El Megaryef a sans doute raison de noircir le tableau.

 

En témoigne l’attaque, le 11 septembre dernier, du consulat américain à Benghazi, l’instabilité chronique qui caractérise la Libye depuis un an est devenue une importante source d’insécurité. La chute de Mouammar El Gueddafi a, de plus, ouvert un grand boulevard aux islamistes. Et même si le Parti pour la justice et la construction (PJC), vitrine des Frères musulmans en Libye, n’a pas obtenu la majorité au Parlement, celui-ci dispose tout de même de relais importants dans la société.
 

 

L’influence des Frères musulmans dépasse de loin – y compris au Parlement – celle du parti qui les représente. Et tout indique qu’ils ne négligeront aucun moyen, le moment venu, pour marquer de leur emprunte le système politique libyen en construction. Au plan économique, la situation est beaucoup moins catastrophique.

 

L’extraction de pétrole, qui était tombée à presque zéro durant la guerre, est repartie de plus belle. Elle atteint presque le niveau d’avant l’intervention franco-italo-britannique. Les affaires semblent aller tellement bien que le Fonds monétaire international (FMI) prédit à la Libye une croissance record de 116,6% cette année.Il est peu probable toutefois que les Libyens profitent de cette croissance. Ils manquent tellement de tout qu’ils sont souvent obligés d’aller faire leurs emplettes en Tunisie ou en Egypte. Le pétrole surnage en quelque sorte au-dessus d’un chaos institutionnalisé. Et la situation est malheureusement bien partie pour durer. elwatan

 

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Dimanche 21 octobre 7 21 /10 /Oct 01:05

 

 

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 La mort de Khamis Kadhafi

Khamis Kadhafi

 

Selon des sources libyennes citées à l’instant par la télévision « Al Arabiya », Khamis Kadhafi est mort des suites de ses blessures graves, après sa capture à Bani Walid. En début de soirée, les forces gouvernementales du « Bouclier de la Libye » (de Misrata notamment) avaient annoncé l’arrestation de Khamis, après avoir été gravement blessé dans les combats de Bani Walid où les combats ont fait ce samedi 11 morts et 122 blessés. Peu de temps après, Khamis aurait succombé à ses blessures.

Notons également que le porte-parole du colonel Kadhafi, Moussa Ibrahim, a été arrêté par les forces de Misrata, alors qu’il tentait de quitter la ville de Syrte à bord de sa voiture. mediarabe

 

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Khamis Kadhafi tué lors d'affrontements à Bani Walid

 

Khamis Kadhafi tué lors d'affrontements à Bani Walid

TRIPOLI, 20 octobre (Xinhua) - - Khamis Kadhafi, l'un des fils de l'ancen dirigeant libyen Mouammed Kadhafi, a été tué lors d' affrontements avec les forces gouvernementales, a annoncé samedi un porte-parole du Conseil national libyen.

Le porte-parole, Omar Hamidan, a annoncé à la télévision que Khamis Kadhafi a été tué samedi lors d'affronements dans la ville de Bani Walid, à 170 km au sud-ouest de Tripoli.

Bani Walid, un ancien bastion de Kadhafi, est assiégé depuis plusieurs jours par les forces gouvernementales qui demandent la remise de certaines personnes accusées d'avoir enlevé et torturé Omran Shaban, qui avait participé à la capture de Kadhafi l'an dernier.rench.china.


 

 

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Samedi 20 octobre 6 20 /10 /Oct 18:35

 

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L'ex-porte-parole de Kadhafi arrêté près de Bani Walid assiégée

Moussa Ibrahim, lors d'une conférence de presse le 29 juillet 2011 à Tripoli

Les autorités libyennes ont annoncé samedi l'arrestation d'un des derniers sbires de Mouammar Kadhafi, son porte-parole Moussa Ibrahim, un an jour pour jour après la mort du dictateur à l'issue de huit mois de conflit armé.

Quelques heures plus tôt, les autorités avaient déploré le fait que le pays n'avait pas été "totalement libéré" du régime kadhafiste, citant notamment Bani Walid, une ville accusée d'abriter des fidèles du "Guide" déchu recherchés par la justice et théâtre depuis plusieurs jours d'affrontements meurtriers.

"Arrestation de Moussa Ibrahim par des forces appartenant au gouvernement libyen de transition à un barrage de Tarhouna", une ville située entre Bani Walid et Tripoli, affirme un bref communiqué du gouvernement envoyé à la presse, après des rumeurs persistantes depuis le matin.

M. Ibrahim est en route pour "Tripoli où il sera remis aux autorités compétentes pour entamer son interrogatoire", précise le texte.

Le vice-Premier ministre Moustapha Abou Chagour a confirmé l'arrestation de M. Ibrahim sur son compte Twitter, affirmant que "le criminel Moussa Ibrahim a été arrêté et il est en route pour Tripoli".

Des rumeurs avaient circulé depuis le matin sur l'arrestation de Moussa Ibrahim et de deux autres personnalités du régime déchu alors qu'ils tentaient de fuir la ville de Bani Walid assiégée par des forces pro-gouvernementales depuis plus de deux semaines.

Cette arrestation coïncide avec le 1er anniversaire de la mort du colonel Kadhafi le 20 octobre 2011 au terme de huit mois de conflit armé.

Elle intervient également quelques heures après que les autorités ont reconnu que "la libération du pays n'a pas été complètement réalisée dans certaines régions", selon le président de l'assemblée nationale libyenne, Mohamed al-Megaryef.

Dans un discours diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, M. Megaryef a dressé un bilan sombre de la période post-Kadhafi, faisant état d'un "retard et une négligence" dans la formation d'une armée et d'une police, le contrôle des armes, et la non intégration des ex-rebelles dans les institutions de l'Etat.

Le chef de l'assemblée nationale a cité aussi un retard dans la réforme de la justice et dans le dossier de la réconciliation nationale.

Il a affirmé que cette situation a permis à "des vestiges de l'ancien régime à l'intérieur du pays de s'infiltrer dans les organes de l'Etat et de comploter avec ceux qui sont à l'extérieur du pays contre la révolution et sa direction légitime".

Campagne pour le retour à la légitimité

Pour justifier l'opération militaire lancée contre Bani Walid, un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi, M. Megaryef a indiqué que cette ville était "devenu un abri pour un grand nombre de hors-la-loi hostiles à la révolution et même à des mercenaires".

"Ce n'est pas une guerre d'extermination ou de nettoyage ethnique comme certains le prétendent à tort mais une campagne pour le retour à la légitimité et pour rétablir la sécurité et la stabilité", a-t-il dit.

Plus d'une quinzaine de personnes sont mortes à Bani Walid cette semaine dans des bombardements menés par des groupes d'ex-rebelles opérant pour le compte de l'armée libyenne.

Dans son discours, M. Megaryef a estimé que les forces armées "relevaient des autorités légitimes", ouvrant ainsi implicitement la voie à une attaque de plus grande envergure à Bani Walid.

"Les autorités ont donné le feu vert aux milices pour exterminer la ville", a estimé Salem al-Ouaer, chef militaire du plus important groupe armé de Bani Walid, appelant l'ONU et l'Occident à protéger les civils dans la ville.

"Bani Walid est la cible depuis ce matin de violents bombardements. La situation humanitaire est très mauvaise", a-t-il dit à à l'AFP.

Le porte-parole du chef d'état-major Ali Chikhi a de son côté fait état d'une avancée de ses forces vers le centre de la ville.

La menace d'un assaut pesait depuis plusieurs semaines sur Bani Walid à la suite de la mort d'un ex-rebelle de Misrata, enlevé et torturé dans la ville, qui a exacerbé les tensions entre Misrata et Bani Walid, cités voisines et rivales historiques ayant choisi des camps opposés lors du conflit l'an dernier.

Par ailleurs, des hommes armés ont attaqué samedi une caserne dans la banlieue-ouest de Tripoli, selon l'armée et des témoins, qui n'étaient pas en mesure d'identifier les assaillants. 20minutes

 

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La Libye après Kadhafi : entre espoir et difficultés persistantes

Un an après la disparition du guide libyen, les circonstances autour de sa mort demeurent toujours aussi floues. Mais qu'est-ce que ça a changé à la situation du pays ? Maxime Pinard, chercheur à l'Iris, revient sur les nombreux obstacles à surmonter pour atteindre la démocratie, mais aussi les quelques lueurs d'espoir.

Mouammar Kadhafi, le 10 juin 2009 à Rome (FILIPPO MONTEFORTE/AFP)

Mouammar Kadhafi, le 10 juin 2009 à Rome (FILIPPO MONTEFORTE/AFP).

 

Il y a un an jour pour jour, le colonel Kadhafi mourrait à Syrte, marquant ainsi la chute symbolique de son régime dans des circonstances qui demeurent toujours assez confuses. La joie provoquée par sa disparition a donné beaucoup d’espoir aux Libyens qui aspiraient à tourner la page, après quarante années de privation de liberté et de pouvoir sans limite du colonel.

L’anniversaire de sa mort est donc l’occasion de faire le point sur la situation de la Libye un an après et de constater qu’en dépit de plusieurs indices positifs, la situation demeure relativement inquiétante. Le chemin vers la démocratie et la stabilisation du pays est clairement parsemé d’embûches…

 

Le poids trop important des milices


La nuit dernière, le président de l’assemblée nationale libyenne, Mohamed al-Megaryef a prononcé un discours où il a estimé que la libération du pays n’était pas finalisée et que des poches de résistance demeuraient.

Ce terrible constat rappelle que la Libye demeure un territoire où l’insécurité prédomine, comme en témoigne l’assassinat de l’ambassadeur américain le 11 septembre dernier à Benghazi, et encore plus récemment les violences dans la ville de Bani Walid. Située à 140 km au sud-est de Tripoli, elle est soupçonnée d’avoir été un bastion du colonel et d’abriter encore ses partisans. Les tensions sont d’autant plus vives que des nostalgiques du régime de Kadhafi ont kidnappé et torturé à mort Omrane Chabaane, présenté comme celui qui avait capturé le colonel. Les milices de Misrata ont décidé de rendre justice elles-mêmes, inquiétant les autorités libyennes qui redoutent un embrasement.

En effet, l’un des problèmes majeurs de la Libye est le poids trop important des milices, surtout celles de Misrata et Zenten, qui sont suffisamment puissantes (elles ont à disposition des chars et des lance-roquettes) pour mener leurs opérations qui sont souvent hors du cadre judiciaire (arrestations arbitraires, exécutions…), sans être réellement inquiétées par les autorités qui ne se sentent pas nécessairement assez légitimes pour les freiner. Bien qu’affiliées aux ministères de l’Intérieur et de la Défense, elles conservent une relative autonomie, néfaste pour la sécurité du pays.

 

Instabilité politique


Cette insécurité manifeste n’avait pourtant pas empêché la – relative – bonne tenue des élections de juillet dernier, où il n’y a cependant pas eu de majorité claire qui s’est dégagée. La seconde position du parti Justice et construction (PJC), proche des Frères musulmans, très loin derrière l’Alliance des forces nationales (AFN) est certes une bonne nouvelle pour ceux qui craignaient une prise du pouvoir par les Frères musulmans mais qui doit être relativisée : sur les 200 sièges que compte l’Assemblée, 120 sont détenus par des députés indépendants, ce qui créera nécessairement un jeu complexe d’alliances entre les deux partis affichés et ces députés aux objectifs très divers.

Et ce d’autant plus que l’Assemblée a clairement l’intention d’être un acteur de premier plan dans les prises de décision. Elle a ainsi contraint le Premier ministre Moustapha Abouchagour à la démission en septembre (renvoyé avant même sa prise de fonction), ce dernier ne parvenant à présenter une liste de ministres représentant toutes les sensibilités et les régions et convenant à l’AFN et au PJC. Ceux-ci détiennent en quelque sorte les clés du pouvoir, pouvant faire chuter un Premier ministre qui ne tiendrait pas suffisamment compte de leurs demandes. Le successeur Ali Zeidan y parviendra-t-il ? On devrait le savoir le 23 novembre prochain.

L’instabilité politique doit cesser rapidement, de même qu’une personnification du pouvoir libyen doit apparaître, pour attirer de nouveau les investisseurs étrangers. L’économie libyenne a un potentiel certain : l’extraction de pétrole qui avait quasiment cessé pendant la guerre a repris à un niveau similaire à la période pré-intervention franco-anglaise. Des entreprises comme Total sont de retour, même si des hésitations demeurent pour les compagnies occidentales, contraintes d’assurer elles-mêmes la sécurité de leurs employés. L’attaque du consulat américain en septembre a renforcé un peu plus les craintes des investisseurs occidentaux.

 

Deux points forts : le pétrole et l'absence de dette


Cela n’empêche pas pourtant le FMI de prévoir à la Libye une croissance phénoménale de 116.6%pour cette année, chiffre à relativiser cependant vu d’où la Libye partait. Un rapport récent de la BAD (Banque africaine de développement) et de l’OCDE rappelle que la guerre a provoqué en 2011 une récession du PIB estimée à environ 42%, mais souligne également que l’économie devrait repartir rapidement dès que la situation politique sera stabilisée.

La Libye a deux points forts : elle possède les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique, qui est par ailleurs d’excellente qualité (son raffinage est plus simple que pour le pétrole des pays voisins), et comme le précise l’économiste Lahcen Achy, chercheur au centre Canergy pour le Moyen-Orient, le pays n’a quasiment pas de dette extérieure et possède des avoirs extérieurs atteignant 175 milliards de dollars.

Les atouts libyens sont une réalité mais le développement économique et sociétal du pays ne pourra se faire tant que l’insécurité demeurera et que le pouvoir politique ne sera pas clairement assumé et assuré d’une réelle pérennité. Une Libye forte et stable serait en outre une pierre importante à l’édifice d’une région plus sûre. leplus.nouvelobs

 

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Un an après, le flou demeure sur la mort de Kadhafi


Image tirée d'une vidéo présentée comme la capture de Mouammar Kadhafi, 20/10/11

 

Dans quelles circonstances et par qui l'ancien dictateur libyen a-t-il tué le 20 octobre 2011 ? L'incertitude -et les polémiques qui vont avec- demeure.

Un an après, les circonstances de la capture et de la mort deMouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011 près de Syrte, restent très floues. L'Otan, qui a bombardé le convoi dans lequel il se trouvait, était-elle au courant de sa présence ? Et surtout, comment est mort le dictateur ? Sur ce point, plusieurs versions divergent.

 

La version officielle
Elle est très simple : selon les autorités de transition en Libye, Mouammar Kadhafi, qui tentait de s'enfuir après le bombardement de son convoi, a été tué d'une balle dans la tête lors d'un échange de tirs avec les rebelles.
 

 

La version "vidéo"

Depuis un an, la version officielle libyenne est de fait contredite par les vidéos, filmées au téléphone portable, qui ont fait le tour du monde : on y voit l'ancien dictateur libyen prisonnier des rebelles, ensanglanté, mais encore en vie et sur le point de se faire lyncher. Si ces images sont vraies, il n'a donc pas pu être tué lors d'un échange de tirs. Il l'aurait été ensuite, d'une balle dans l'estomac selon le légiste, probablement par le chef de la Katiba (brigade) qui l'a arrêté. A quel moment et à quel endroit ? Rien de précis sur ce point. 

 Cette version se rapproche d'un rapport de Human Rights WatchL'ONG a publié en début de semaine un document très complet revenant sur les événements de la journée du 20 octobre.  Les preuves réunies suggèrent tout d'abord que des miliciens de l'opposition ont exécuté sommairement au moins 66 membres du convoi de Kadhafi . Sur la mort de Mouammar Kadhafi, HRW fait état de nouvelles images vidéo et de témoignages montrant que la dictateur a bien été capturé vivant. Il saignait alors d'une blessure à la tête. On voit sur ce document les rebelles le battre violemment et il semble avoir été blessé à la baïonnette sur les fesses.  Selon l'ONG, "il apparaît  ensuite sans vie" au moment d'être transporté, à moitié nu, dans une ambulance.

 

La version "DGSE"

Cette théorie a fait surface il y a quelques semaines. Dans une interview donnée à une télévision égyptienne, Mahmoud Jibril, l'ex-Premier ministre du gouvernement de transition et actuel président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT), a affirmé qu'un "agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi".

Quelques jours plus tard, leCorriere della Sera, l'un des principaux journaux italiens, a annoncé que cet agent étranger était un membre des services secrets français. LaFrancen'a bien sûr fait aucun commentaire sur le sujet. Cette thèse laisse aussi sceptique les spécialistes du dossier. fr/monde

 

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 Kadhafi est mort, mais pas sur Internet !


Capture d'écran d'une page Facebook pro Kadhafi intitulée "Bani Walid ne se soumettra pas"

 

Bon nombre de Libyens se demandent : où sont passés ces milliers de manifestants pro-Kadhafi qui scandaient son nom sur la Place verte ? Ont-ils soudainement disparu après la révolution ?

En consultant les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, force est de constater que de nombreux internautes sont toujours fidèles au défunt Guide de la révolution. Ces derniers se cachent derrière des pseudonymes comme "Boumeniar [autre patronyme de Kadhafi] m’a recommandé à vous", "Fils de Kadhafi", "Amoureuse de Khamis Kadhafi [le fils de Mouammar]", "Mouammar et c’est tout", etc. Certains d’entre eux utilisent ces pseudonymes uniquement pour provoquer les internautes sur les réseaux, d’autres s'en servent pour contribuer à des pages Facebook ou des chaînes YouTube ouvertement contre-révolutionnaires.

 Sur Facebook, on trouve plusieurs pages qui soutiennent toujours l’ancien régime. La plupart nient même la mort de Kadhafi et affirment que la personne qu’on a tuée et que l'on voit sur les vidéos d'amateurs n’était que son sosie. Sur ces pages, comme celle de "L’armée du leader et chef Mouammar Kadhafi sur Facebook" (9400 abonnés) ou celle de l’ancienne chaîne de radio "Libya Fm" (11 134 abonnés) qui est encore active sur les réseaux, des nostalgiques commentent l’actualité en Libye, notamment les incidents impliquant des groupes armés supposés pro-Kadhafi. Ils échangent notamment sur les affrontements à Bani Walid et les bavures de l’armée et des rebelles dans cette ville. Ils y incitent par ailleurs les tribus locales à soutenir les combattants de Bani Walid. D’autres pages Web se focalisent sur la résistance armée, par exemple la chaîne libyenne de la résistance et de renseignements (6810 abonnés) qui diffuse des informations sur des opérations militaires de pro-Khadafi. Certaines de ces informations sont authentiques, mais d’autres sont montées de toutes pièces.

Sur YouTube, plusieurs chaînes pro-Kadhafi dénoncent les violences commises par d'ex-rebelles, ou de fausses informations qu'ils diffusent. Ces chaînes, comme "Partisans du martyr Mouammar Kadhafi" ou "Great Werfalla", mettent en ligne des vidéos de miliciens pro-Kadhafi sur fond de chants à la gloire de l’ancien leader. Sur Internet, la guerre fait toujours rage entre partisans et détracteurs du guide. Et les salves d’insultes n'ont pas fini de fuser...   Alaa Ben Othmaneobservers.france24

 

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Samedi 24 mars 6 24 /03 /Mars 04:41

La guerre en Libye est toujours en cours


On a récemment fêté le premier anniversaire du début de la révolution. Il y a quelques mois, le Secrétaire général de l’OTAN, Rasmussen, a annoncé que la ‘mission’ en Libye a été « une des missions les mieux réussie de l’histoire de l’OTAN ». Cependant, dans beaucoup d’endroits dans le pays, des milices armées règnent de sorte que les tensions et la violence augmentent.

 

L’opération Unified Protector (Protecteur Unifié), comme l’on a nommé la guerre de l’OTAN contre la Libye, a officiellement pris fin le 31 octobre 2011. Nous pouvons lire sur le site web de l’OTAN que « la mission de l’Alliance de protéger les civils contre des attaques ou des menaces a ainsi été achevée ».

 

Cela fait penser un peu au moment mémorable le 1er mai 2003 où le président Bush prononce trop vite les mots ‘mission accomplie’ de son porte-avions Abraham Lincoln. Le régime de Saddam Hussein était tombé. Toutefois, quelques années plus tard il semblera que le pays s’était retrouvé dans un chaos avec de nombreux massacres.

 

Depuis que la mission a réussi avec ‘succès’, on constate le silence du côté de l’OTAN. Quatre mois après la changement de pouvoir, il semble que la Libye est tombée dans les mains des centaines de milices qui ont pris les rênes. Le problème est connu dans les quartiers généraux de l’ouest, mais on préfère ne pas trop en parler. Il s’agit de milices soutenues et même armées par l’OTAN et ses alliés dans leur combat contre le régime libyen. Quand le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a rendu visite au pays au début du mois de février, il a promis de libérer des fonds pour aider au désarmement. D’après ce qu’on dit, le ministre trouvait qu’il était trop dangereux d’y passer la nuit et donc il a continué son voyage vers Tunis.

 

Un rapport récent d’Amnesty International (AI) donne une image peu positive de la situation dans le pays. La situation est ‘hors contrôle’, résume l’organisation des droits de l’homme. Selon ce rapport, des centaines de milices armées agissent individuellement, en dehors de l’autorité du gouvernement central. Leurs actions et refus de désarmer menacent de déstabiliser le pays. Les milices entrent régulièrement en conflit entre elles causant plusieurs morts et blessés. Il est question des ‘milliers’ d’emprisonnés soupçonnés d’être des partisans de Kadhafi. Beaucoup d’entre eux se font maltraiter et torturer entrainant, dans certains cas, la mort.

Le rapport d’AI n’est pas une surprise. Ainsi, il a été découvert que l’ancien ambassadeur en France, Omar Brebesh, a été tué par une de ces milices après son arrestation. Selon le rapport de l’autopsie, il avait succombé à des blessures qu’il n’a pu recevoir que pendant son emprisonnement.

 

Médecins Sans Frontières (MSF) avait déjà dénoncé la situation. En janvier, l’organisation avait annoncé qu’elle retirait son personnel médical du centre de détention à Misrata : la torture de centaine de prisonniers venait d’être avérée. Selon MSF, l’organisation devait recoudre les prisonniers pour qu’ils soient maltraités à nouveau.

 

Un autre fait connu : la poursuite, les violences et même les nettoyages ethniques de la population noire. Les 30.000 habitants noirs de Tawargha qui ont été chassés de leur ville pendant la guerre, ne peuvent toujours pas retourner car les milices de la ville voisine de Misrata leur en empêchent. Ensuite, des milliers d’habitants ont fui leur maison, surtout dans les monts Nefoussa, à Syirte et à Bani Walid. Ils sont toujours visés en raison de leur supposé soutien au régime de Kadhafi.

La Libye en tant qu’Etat n’existe plus. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) n’a pas de prise sur ses milices armées, mais il témoigne même d’un certain refus de les désarmer et de les mettre sous son autorité. De plus, aucune action n’a été faite pour examiner les crimes. Ainsi, aucune analyse a été menée sur les 65 corps que l’on a trouvés dans un hôtel à Syrte, bien que tout un tas de preuves sur les responsables existent.

 

Un rapport d’International Crisis Group (ICG) donne tout aussi peu une image réjouissante de la situation et craint une fragmentation du pays. L’ICG estime que les milices possèdent autour de 125.000 armes et sont en train de ‘s’institutionnaliser’. Elles prennent plusieurs assument des actions, indépendamment du pouvoir central, telles que la registration des personnes et l’arrestation ainsi que l’enfermement des présumés coupables. La disparition du pouvoir central et le fait que pendant la guerre les opérations militaires avaient lieu à basse échelle, font que le paysage politique est plein de tensions. Les loyalistes de Kadhafi qui sont passé à l’opposition et qui ont ensuite été mobilisés contre leurs anciens dirigeants, sont maintenant accusés par les révolutionnaires d’appartenir à l’ancien ordre. Dans différents endroits comme à Bani Walid ou à Koufra, il y a eu des affrontements armés entre plusieurs tribus. A Koufra, au sud de la Libye, il y aurait eu plus de 100 morts selon l’agence de presse AFP. Il y a également eu des tensions religieuses entre séculaires et islamistes. Depuis le début de la guerre, les islamistes radicaux ont utilisé la situation pour s’armer dans les entrepôts non surveillés et désertés. Selon les services secrets algériens, beaucoup d’armes modernes seraient tombées dans les mains d’Al-Qaida au Maghreb islamique.

 

D’après l’ICG, une hypothèque lourde pèse sur l’avenir de la Libye. Beaucoup de Libyens risquent de perdre leur foi dans le procès politique, à moins que le CNT arrive à reprendre contrôle sur les milices. Il semble que l’OTAN aura de nouveau crié victoire trop tôt.   Ludo De Brabander   michelcollon

 

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Al Sanoussi inquiète la France


L'ancien chef des services de renseignement libyen Abdallah al Senoussi, actuellement détenu en Mauritanie où il tentait de trouver refuge, inquiète la France.

Cet ancien homme-lige de Mouammar Kadhafi détiendrait des informations sur le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Surnommé "la boîte noire de Kadhafi", Senoussi, gendre de l'ancien dictateur libyen est détenu au quartier général des services de sécurité à Nouakchott en raison de son rôle dans la répression menée contre les insurgés en 2011.

L'homme intéresse les puissances occidentales et en particulier la France en raison des informations auxquelles il a eu accès pendant le règne de Kadhafi.

"C'est le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France", dit une source haut placée dans le renseignement arabe.

"Il sait tout de l'attentat de Lockerbie, de l'accord qui a suivi, (de l'attentat contre le DC-10) d'UTA, des canaux financiers, du financement par Kadhafi de présidents et de leur campagne électorale. Il était au centre du réseau de corruption financière qui a existé pendant 40 ans sous Kadhafi", ajoute cette source.

Selon Noman Benotman, analyste libyen de la Quilliam Foundation, Senoussi, qui est âgé de 62 ans, était au courant de tous les secrets et complots meurtriers ourdis par Kadhafi.

D'après lui, Nicolas Sarkozy nourrit un intérêt particulier pour l'arrestation de Senoussi, pas seulement parce que sa cote de popularité pourrait bénéficier d'un procès de l'homme qui était derrière l'attentat contre le DC-10 d'UTA qui avait coûté la vie à 170 personnes au-dessus du désert du Ténéré en 1989.

En privé, des sources au sein des services de renseignement affirment que Nicolas Sarkozy souhaite l'extradition de Senoussi vers la France surtout pour empêcher un procès public qui pourrait aboutir à la révélation d'informations gênantes.

Parmi celles-ci figure le versement supposé de 50 millions d'euros par Kadhafi pour soutenir la campagne électorale du candidat Sarkozy en 2007. Le financement aurait été organisé via un réseau complexe et secret de banques et de sociétés.

Une information de même nature a été rapportée il y a une dizaine de jours à Paris par le site internet d'information Mediapart qui faisait état d'une note rédigée par un témoin devenu enquêteur privé, Jean-Charles Brisard, rapportant les propos d'un deuxième homme censé avoir eu connaissance du versement de la somme par le régime Kadhafi. 
maghrebemergent

 

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 À Syrte, les fidèles de Kadhafi ruminent leur déchéance

Une rue dévastée de Syrte, en novembre dernier. Selon le maire, la ville aurait perdu 30% de ses habitants.

Une rue dévastée de Syrte, en novembre dernier. Selon le maire, la ville aurait perdu 30% de ses habitants. Crédits photo : Lorenzo MOSCIA/ARCHIVOLATINO-REA/Lorenzo MOSCIA/ARCHIVOLATINO-REA

L'ancien fief du Guide, détruit comme nulle autre ville, se sent aujourd'hui abandonné par les autorités de Tripoli.

À Syrte, aux environs désertiques de laquelle Mouammar Kadhafi est né et où il a été tué dans l'ultime bataille de la guerre civile, une population de vaincus rumine sa déchéance. La vitrine des rêves mégalomaniaques du Guide est plus détruite qu'aucune autre ville en Libye. Peu d'immeubles symbolisant l'ancien pouvoir ont été épargnés et dans plusieurs quartiers totalement dévastés, chaque maison regarde sa voisine par la béance de ses trous d'obus.

Les boutiques de l'avenue Dubaï n'ont pas encore toutes rouvert. Les belles villas du quartier Dollar, où réside encore un cousin du dictateur, et où se retrouvait jadis le premier cercle du régime, sont souvent encore fermées. Mais, plus loin, la vie reprend, et les habitants reviennent. Des ONG occidentales se chargent des bombes, obus, roquettes et grenades qui n'ont pas explosé. Déjà près de 2000 engins explosifs, dont quelques bombes de l'Otan, ont été neutralisés, sur place, ou dans le désert proche. «La situation à Syrte était comparable à celle de Sarajevo ou Bagdad», indique Paul McCarthy, responsable de DDG, la première organisation à être arrivée en ville, début novembre 2011.

Les animaux ont disparu

Ceux qui ont pris en main les destinées de la ville tentent maladroitement de donner le change, s'inventant un passé de «Malgré-nous» ou de résistant. Le petit peuple, composé de fils de Bédouins attirés par un appartement, l'eau courante et le téléviseur, pleure sur ses biens perdus et paraît déboussolé. «Moi j'étais pour la révolution, certifie Assil Kadhafi Warfalli, un dandy issu de la tribu de l'ex-dictateur, mais maintenant il faudrait que les étrangers qui ont gagné la guerre ne se mêlent plus des affaires intérieures libyennes.»«Il y a des choses que j'ignorais, en fait je ne savais rien», affirme de son côté Omar Houasse, qui a gardé son poste de journaliste à l'unique radio de la ville, laquelle encourageait à repousser les «croisés» et le «retour des colonisateurs italiens» au début de la bataille de Syrte.

«Mais al-Jazeera et al-Arabiya [deux télévisions arabes] mentaient aussi!», s'insurge Mohammed Bouchaala. «Un jour al-Arabiya a annoncé que 800 personnes avaient manifesté contre Kadhafi au carrefour sous mes fenêtres. Et il n'y avait personne!», À côté de Mohammed, son jeune frère s'est manifestement battu jusqu'au bout face aux rebelles de Misrata. «Oui, on nous avait donné des armes et des uniformes. C'était pour défendre nos maisons», explique l'aîné de cette nombreuse fratrie qui a regagné le quartier n° 2 de Syrte, aujourd'hui complètement détruit. «Dès le début de la guerre, c'est à des civils, à des voisins que je connaissais, qu'on a appris à utiliser des mitraillettes et des mortiers. Même les missiles Grad, ce n'est pas compliqué à faire marcher. Mais regardez, poursuit Mohammed en montrant les ruines du quartier n° 2. Quand nous avons fui, les révolutionnaires ont tout cassé et ils ont pillé nos maisons»…

Le 17 février dernier, jour du premier anniversaire de la révolution, alors que Tripoli et Benghazi étaient en fête, les gens de Syrte sont, eux, restés chez eux. «Le 17, on avait peur de leur réaction, mais, en fait, eux aussi avaient peur», explique Moussa Saouessi, qui commande la petite vingtaine de jeunes combattants de la brigade Ali Bouchofa. Avec une poignée de copains, il est allé s'entraîner près de Tripoli, avant de revenir avec les unités de Benghazi.

Les jeunes de la katiba Ali Bouchofa ont pris possession de l'ancienne ferme de Mouammar Kadhafi. Sur 400 ha clos par de hauts murs, la terre est encore verte et tranche avec la sèche nudité ocre des alentours. Aujourd'hui vides, les silos à grain et les hangars attestent de l'activité agricole passée. Le matériel d'arrosage ne fonctionne plus. Les animaux ont disparu, même les pigeons ont déserté leurs tours. La demeure et la tente du Guide ont été pillées et détruites.

2997 maisons détruites

Dans ce qui fut la maison réservée à des gardes, Moussa Saouessi s'enorgueillit de «n'avoir pas fait d'arrestation». Il avoue «comprendre le sentiment de rage des habitants de Syrte». «La tribu de Kadhafi a aussi subi ce qu'ont vécu les autres Libyens», dit-il, avant d'estimer que «c'est maintenant de l'histoire ancienne».

Dans l'ancien quartier des ministères, Mohammed Kablane revendique de n'avoir pas organisé de festivités le 17 février dernier. Mohammed Kablane est le nouveau maire intérimaire de Syrte. Il est également le nouveau président du conseil de toutes les villes et bourgades de la région. Personne ne sait qui l'a nommé. «Nous avions formé le conseil en secret, avant la chute de Syrte», chuchote-t-il dans le salon en cuir de son bureau de 70 m2 qui était jadis celui du ministre de l'Éducation.

Le représentant de Syrte souffre que sa ville soit marginalisée, mais affirme que les habitants ont pris en main leur destin. Ce sont eux, et eux seuls, qui font la police. Maintenant, veut croire le maire, «il faudra que les brigades des autres villes présentent des preuves pour que des accusés leur soient livrés».

Mohammed Kablane ne dispose pas de statistiques sur le nombre de personnes tuées, disparues ou arrêtées. Il assure en revanche qu'encore 30% des quelque 50.000 habitants de Syrte ne sont pas revenus, que 2.997 maisons ont été détruites, et que plus de 2000 méritent des réparations lourdes.

C'est dans ces résidences réservées jadis aux hôtes de marque africains que nombre de sans-logis ont trouvé refuge. Forcé d'abandonner son appartement détruit et pillé du quartier de Giza, Mohammed Daou a élu domicile dans une villa de deux niveaux d'environ 200 m2 face à la mer. Sol en marbre, larges baies vitrées, cuisine aménagée, au rez-de-chaussée, chambres et salle de bains équipée au premier. «Non, je n'ai pas essayé le sauna et le Jacuzzi, parce que je ne veux pas m'habituer à ce luxe», confesse ce fils de Bédouin, qui n'a que faire de la modernité africaine fantasmée deMouammar Kadhafi. Mohammed Daou veut quitter cette villa car, explique-t-il, «ce n'est pas une maison pour nous, Libyen». Il montre les larges baies vitrées, qui ne permettent pas de protéger l'intimité des femmes de son foyer. Et puis il pointe au plafond les dispositifs anti-incendie. «Nous, les Libyens, souligne-t-il sans rire, nous fumons chez nous. Eh bien, mon voisin, il n'a pas compris quand de l'eau venue du plafond lui est tombée sur la tête! lefigaro

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