Libye : l'après Kadhafi

Dimanche 4 novembre 7 04 /11 /Nov 19:17

 

 

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Des miliciens incendient un bâtiment de la sécurité à Tripoli

Des miliciens libyens ont mis le feu dimanche à un bâtiment des services de sécurité dans le centre de Tripoli, où l'on signale des pillages et des affrontements avec une milice rivale.

Des combattants pro-gouvernementaux ont également pillé des boutiques dans le secteur de la rue Zawiya, jonchée de biens et de débris.

Les troubles ont éclaté peu après minuit lorsque deux milices autorisées par le Comité suprême de sécurité (SSC) se sont disputées à propos de l'arrestation de l'un des leurs, ont rapporté des riverains du quartier de Sidi Khalifa, dans le sud de la capitale. 20minutes


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Accrochages entre milices à Tripoli, deux blessés

Des accrochages ont opposé dimanche deux milices dans le centre de la capitale libyenne, Tripoli, faisant au moins deux blessés, ont indiqué des sources locales.

Des hommes armés ont bloqué les accès à la Rue Zawiyah, où les affrontements ont éclaté après minuit entre des habitants et une milice terrée dans un immeuble qui autrefois abritait les locaux des anciens services de renseignements, ont indiqué des habitants.

Selon un habitant du quartier, Mohammed Senoussi, « les accrochages les plus violents ont eu lieu entre 02H00 (00H00 GMT) et 07H00 (05H00 GMT) ».

Ces violences n'ont pas fait de mort, a indiqué un responsable à l'hôpital le plus proche, des membres d'un comité de défense faisant état de deux blessés par balles.

Des tirs à l'arme automatique ont retenti également dans l'après-midi, poussant les habitants à se mettre à l'abri, a-t-on constaté, en faisant état d'hommes armés occupant des positions stratégiques dans les rues.

Selon certains habitants, les violences ont été provoquées par une affaire d'enlèvement et de torture, d'autres affirmant que les résidents s'étaient armés et avaient tenté de chasser la milice, accusée d'implication dans la vente de drogue et d'alcool.

« Les choses ne sont pas claires. Nous essayons à l'heure actuelle de protéger nos rues », explique Ali Mohammed, un habitant armé à un point de contrôle établi dans une ruelle adjacente.

Les violences nocturnes entre groupes armés ne sont pas inhabituelles à Tripoli, où les armes abondent depuis le conflit qui a mis fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le ministre de l'Intérieur sortant Fawzi Abdelali, cité par l'agence officielle LANA, a désavoué une des milices impliquées dans les violences. Les autorités cherchent à renforcer la jeune armée et la police, mais ont recours fréquemment pour faire respecter la loi à des milices formées par d'ex-rebelles ayant combattu Kadhafi, à la loyauté incertaine et la discipline inégale. lexpressiondz

 

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Explosion d'une voiture à Benghazi, 3 policiers blessés

 

Trois policiers ont été blessés dimanche dans l'explosion d'une voiture près d'un poste de police à Benghazi (est), la deuxième ville de Libye, ont annoncé des témoins.

L'explosion s'est produite avant l'aube dans le quartier de Hadaiq. Un photographe de l'AFP a vu la carcasse du véhicule calcinée et le sol jonché d'éclats de verre.

"Plusieurs suspects ont été arrêtés", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Ezzedine al-Fazzani, assurant que l'explosion n'avait "pas fait de morts" mais "seulement des blessures mineures".

Benghazi, berceau de la révolution contre le colonel Mouammar Kadhafi en 2011, a été le théâtre de plusieurs explosions et d'une vague d'assassinats ces derniers mois.

Un colonel des services de sécurité intérieure sous l'ancien régime a ainsi été tué le 2 septembre dans l'explosion de sa voiture, qui avait été piégée.

Ces attentats sont généralement attribués aux islamistes radicaux, qui tenteraient de se venger de leurs anciens bourreaux après avoir été victimes d'une répression sévère sous Kadhafi.

Le 11 septembre, le consulat américain avait été la cible d'une attaque -- attribuée elle aussi aux islamistes extrémistes -- qui avait coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur Chris Stevens.

Les nouvelles autorités libyennes, qui tentent de mettre en place une armée et une police nationales, ne sont pas parvenues à désarmer les groupes d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi. tempsreel.nouvelobs

 

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Un gouvernement contesté par les  milices armées ...

 


 

 

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Le gouvernement libyen est-il condamné d'avance ?

Des bandes armées ont récemment investi le siège du tout nouveau gouvernement libyen pour réclamer la démission d'une dizaine de ministres, jugés trop proches de l'ancien pouvoir. Dépourvue de moyens d'assurer l'ordre et confrontée à des centaines de milices indisciplinés, la transition démocratique assurée par le CNT semble déjà bien compromise.

 

Atlantico : Le congrès général de Libye, siège du tout récent gouvernement, a été investi hier par plusieurs miliciens armés en désaccord avec l’entrée en fonction d’une dizaine de ministres. Ce coup d’éclat repose-t-il sur un sentiment populaire où s’agit-il de la protection d’intérêts purement privés ?

Mathieu Guidère : L’intrusion d’éléments armés au sein du Congrès général libyen pour contester la composition du nouveau gouvernement est un fait nouveau et extrêmement grave parce qu’il remet en cause la légitimité démocratique à la fois du congrès élu et du gouvernement qui a reçu l’aval du parlement. Cela reflète néanmoins un sentiment de raz-le-bol populaire, doublé d’une incompréhension du processus transitoire et d’une lutte politicienne pour le pouvoir entre les différentes factions du pouvoir libyen.

 

Ces miliciens avancent l’argument que ces ministres sont trop proches du régime Kadhafi. La Libye n’est-elle pas cependant forcée de composer avec la seule classe politique expérimentée à sa disposition, à savoir celle de l’ancien régime ?

Le recours aux caciques de l’ancien régime est effectivement au cœur de la contestation populaire et milicienne. Elle indique un déphasage entre l’élite politique, les anciens rebelles et les masses populaires. Pour les élus du Congrès général populaire, il est nécessaire de faire appel aux cadres expérimentés de l’ancien régime pour assurer la continuité de l’État libyen et pour éviter l’amateurisme politique dans cette phase difficile et sensible de la reconstruction du pays. À l’inverse, pour les anciens rebelles qui ont fait la révolution et pour une bonne frange de la population, il est urgent de purger l’État libyen et ses appareils de toute trace de l’ancien régime pour tout reconstruire à partir de zéro. Ce sont deux conceptions radicalement différentes qui s’opposent aujourd’hui concernant la gestion de la phase transitoire : l’une est pragmatique, voulant exploiter les compétences disponibles ; l’autre est utopique, exigeant de rompre définitivement avec le passé et ses représentants. Si un compromis n’est pas trouvé entre les tenants de ces deux approches, il est à craindre que la violence ne prenne le dessus pour imposer l’une ou l’autre stratégie.

La légitimité du CNT est-elle suffisante pour opposer une pression politique à celle des armes ? Quel est généralement l’état d’esprit de l’opinion vis-à-vis d’un gouvernement soutenu par l’Occident ?

Il existe aujourd’hui en Libye une opposition forte entre deux types de légitimité : la légitimité révolutionnaire acquise par les rebelles au fil des combats contre les forces de l’ancien régime, et la légitimité démocratique acquise par les élus du peuples lors des élections du Congrès général libyen en juillet dernier. Aucune de ces deux légitimités n’a réussi à s’imposer dans les faits à l’ensemble de l’opinion ni même sur l’ensemble du territoire libyen. L’une comme l’autre pâtit d’un déficit de légitimité auprès d’une partie de l’opinion et sur certaines régions du pays. Mais il est clair qu’un gouvernement ayant des orientations trop visiblement occidentales ou clairement soutenu par l’Occident ne peut recueillir l’assentiment de la majorité. Des événements récents comme l’attaque du consulat américain à Benghazi et l’assassinat de l’ambassadeur américain le 11 septembre 2012, ont ravivé l’anti-américanisme latent de la population. Le positionnement pro-occidental de la plupart des leaders politiques, qui craignaient des attaques de drones en représailles, ont donné le sentiment à la population que la nouvelle classe politique avait peur et n’était pas apte à conduire la destinée du pays dans la phase transitoire actuelle.

De plus, cela a renforcé le clivage existant entre les rebelles armés, prêts éventuellement à en découdre avec les États-Unis si ceux-ci envisageaient une intervention militaire en Libye, et les élus politiques qui préféraient temporiser avec les Américains en attendant la fin de la tempête médiatique et de la surenchère électorale qui prévaut actuellement dans la présidentielle américaine. Tout cela fait que l’opinion publique libyenne, après avoir voté pour un congrès relativement équilibré entre libéraux et islamistes, ne sait plus à quel saint se vouer ni, surtout, en quels leaders politiques avoir confiance. C’est ce manque de confiance qui explique aujourd’hui la situation d’instabilité et de confusion qui prévaut en Libye.source

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Jeudi 1 novembre 4 01 /11 /Nov 16:55

 

 

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Ali Zeidan obtient la confiance des députés pour son gouvernement

 

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, le 11 mai 2011 à Doha.Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, le 11 mai 2011 à Doha. © Karim Jaafar/AFP

 

 

Le deuxième Premier ministre de l'ère post-Kaddafi a réussi à former son gouvernement. Ali Zeidan a été soutenu, mercredi 31 octobre, par une forte majorité des députés du Congrès général national libyen.

 

L’échec du précédent Premier ministre, Mustapha abou Chagour, à former un gouvernement ne s’est pas répété. Son successeur Ali Zeidan a réussi à faire approuver par l'assemblée nationale, mercredi 31 octobre, la liste du nouvelle exécutif libyen.

« Le Congrès général national apporte sa confiance au gouvernement d'Ali Zeidan », a annoncé l'agence de presse officielle Lana. Selon la télévision publique, la majorité obtenu par le Premier ministre est sans appel : 105 députés ont soutenu le nouveau gouvernement, seul neuf ont voté contre et 18 se sont abstenus.

 

Pourtant, c’est dans une ambiance tendue que le vote a eu lieu, mercredi soir. La veille, des manifestants avaient fait intrusion dans la salle du CGN, alors que les députés allaient passer au vote, qui a du coup été reporté. Les manifestants reprochaient à Zeidan d’avoir inclus dans sa liste certains ministres ayant collaboré avec le régime de Mouammar Kaddafi.

 

 

Libéraux et islamistes

 

 

Le nouveau cabinet, élargi, compte 30 ministres. Il est marqué par la forte présence de libéraux et d'islamistes. Un équilibre difficile à trouver et rendu d’autant plus instable que la sécurité même des députés n’est pas encore assurée.

 

Les locaux du CGN ont été investis à plusieurs reprises par des manifestants. L'Assemblée a maintes fois discuté ce problème sans lui trouver de solution satisfaisante. En présentant son programme devant le CGN le 14 octobre, Ali Zeidan avait d'ailleurs précisé que la construction d'une armée et d'une police serait « la priorité de ses priorités ». C'est d'abord à cette aune que son action sera donc jugée en Libye, pays toujours miné par les divisons et en proie aux exactions des milicesJeuneafrique

 

 

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Le Premier ministre propose un gouvernement élargi 

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a proposé mardi à l' un  élargi d'une trentaine de ministres, bénéficiant de l'appui des partis des libéraux et des islamistes qui y sont représentés.
 

Les ministères régaliens ont été confiés à des indépendants, selon M. Zeidan qui s'exprimait devant les 200 membres du du Congrès général national (CGN).


 

 "J'ai décidé de nommer des indépendants à la  des ministères de souveraineté:

Les Affaires étrangères, la Coopération internationale, les Finances, la Justice, l'Intérieur et la Défense", a-t-il déclaré. 

Ainsi, deux officiers expérimentés de la ville de Benghazi (est) ont été proposés respectivement pour l'Intérieur et la Défense.

Au ministère de l'Intérieur, M. Zeidan a nommé Achour Chwayel, 58 ans, un docteur en droit qui a travaillé dans la police durant 35 ans.

Le portefeuille de la Défense a été attribué à Mohamed al-Barghathi, 71 ans, un pilote de guerre en retraite depuis 1994 et qui a été parmi les premiers officiers à rejoindre la rébellion dès le déclenchement de l'insurrection en février 2011 à Benghazi.

Le ministère des Affaires étrangères a été confié à l'ambassadeur de Libye aux Etats-Unis, Ali al-Oujli, 65 ans, un diplomate qui a 45 ans de carrière.

Abdelbari Al-Aroussi, un docteur en environnement, de la ville de Zawiyah, a été proposé au ministère stratégique du Pétrole.

M. Zeidan a proposé par ailleurs de créer un nouveau ministère du Tourisme, une première dans ce pays ultra-conservateur, avec à sa tête une femme, Ikram Bach Imam.

Le CGN doit discuter mardi de la composition du gouvernement avant de voter pour ou contre. 

S'il est accepté, le futur gouvernement doit remplacer celui du Premier ministre sortant Abdelrahim al-Kib, en poste depuis novembre 2011.

Selon le plan de transition, le nouveau gouvernement aura un mandat d'un an jusqu'à la tenue de nouvelles élections sur la base d'une nouvelle Constitution dont la rédaction se fait attendre.

Ali Zeidan, un ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, a été élu le 14 octobre Premier ministre par le CGN.

Bénéficiant de l'appui de l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale), M. Zeidan l'avait emporté avec 93 voix contre 85 pour le candidat des islamistes du Parti de la justice et de la construction (PJC). 

L'AFN de Mahmoud Jibril, une coalition de petits partis libéraux menée par des architectes de la révolte de 2011 contre le colonel Kadhafi, détient 39 sièges sur les 80 réservés aux partis politiques.

Le PJC est la deuxième formation politique du Congrès avec 17 sièges.
Les 120 sièges restants sont détenus par des candidats indépendants aux allégeances et convictions diverses. 

Diplomate de carrière, Ali Zeidan a passé plus de 30 ans en exil après avoir fait défection en 1980 alors qu'il était en poste à l'ambassade de Libye en Inde.

En présentant son programme devant le CGN le 14 octobre, M. Zeidan, a précisé que la construction d'une armée et d'une police sera "la priorité de ses priorités".

Il prévoit ainsi "une campagne intensive de formation et de recrutement dans les rangs de la police et de l'armée" en vue d'intégrer de nouveaux éléments et de remplacer les officiers ayant travaillé sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Parmi ses priorités, il avait cité aussi l'activation de la justice transitionnelle et la réconciliation nationale, au moment où la tension et les rivalités entre tribus et régions risquent de plonger le pays dans la guerre civile. leparisien

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Lundi 15 octobre 1 15 /10 /Oct 06:11

La Libye a un nouveau premier ministre

Ali Zeidan lors d'une entrevue en France, en mars 2011

Ali Zeidan lors d'une entrevue en France en mars 2011  Photo :  PC/Jacques Brinon
 Le parlement libyen a élu Ali Zeidan au poste de premier ministre. Cet ancien adversaire de Mouammar Kadhafi l'a emporté avec 93 voix contre 85 pour le ministre Mohamed al-Hrari, qui était appuyé par les islamistes.

Au total, 179 membres sur 200 du parlement libyen, le Congrès général national (CGN), étaient présents. Ali Zeidan a deux semaines pour former son gouvernement.

Si son cabinet est accepté, il prendra officiellement ses fonctions et remplacera Abdelrahim al-Kib, en poste depuis novembre 2011.

En présentant son programme devant l'assemblée, M. Zeidan a précisé que la construction d'une armée et d'une police sera « la priorité de ses priorités ». Il a aussi parlé de justice et de réconciliation nationale, au moment où le pays risque de plonger dans la guerre civile à cause des tensions entre tribus rivales.

Le vote est intervenu une semaine après l'éviction du premier ministre élu Moustapha Abou Chagour par l'Assemblée nationale, qui a rejeté à deux reprises la composition du gouvernement qu'il avait proposée.

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Âgé de 62 ans, Ali Zeidan est originaire du centre de la Libye et a grandi dans une famille de commerçants. Il est nommé à l'ambassade de Libye en Inde à la fin des années 1970. Au début des années 1980, il démissionne de son poste et rejoint l'opposition en exil contre le régime du dictateur Mouammar Kadhafi, sous la bannière du Front national du salut libyen (FNSL).

Après le déclenchement de la révolte en Libye, au début de 2011, M. Zeidan a contribué aux efforts diplomatiques de la rébellion pour faire reconnaître le Conseil national de transition (CNT) par les capitales occidentales.

Il avait été élu membre du CGN lors des premières élections libres dans l'histoire du pays, en juillet dernier. 
radio-canada

 

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 Ali Zeidan, un ex-opposant à Mouammar Kadhafi, élu Premier ministre

Ali Zeidan, un ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, a été élu dimanche soir Premier ministre par l'Assemblée nationale libyenne et a un délai de deux semaines pour former son gouvernement, a indiqué le président de l'Assemblée. (c) Afp

Ali Zeidan, un ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, a été élu dimanche soir Premier ministre par l'Assemblée nationale libyenne et a un délai de deux semaines pour former son gouvernement, a indiqué le président de l'Assemblée. (c) Afp

 

Ali Zeidan, un ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, a été élu dimanche soir Premier ministre par l'Assemblée nationale libyenne et a un délai de deux semaines pour former son gouvernement, a indiqué le président de l'Assemblée.

Bénéficiant de l'appui des libéraux, M. Zeidan, 62 ans, l'a emporté avec 93 voix contre 85 pour l'actuel ministre de la Gouvernance locale, Mohamed al-Hrari, appuyé par les islamistes, selon les résultats annoncés par le président de l'assemblée, Mohamed al-Megaryef, à la télévision libyenne.

179 membres du Congrès général national (CGN) étaient présents sur 200.

"Ali Zeidan est le Premier ministre et il lui est demandé de former son gouvernement dans un délai de deux semaines à partir de la date de son élection", a déclaré M. Megaryef.

L'opération de vote a été diffusée en direct par la télévision libyenne.

Selon le règlement intérieur de l'Assemblée, le gouvernement, qui doit être proposé par le nouveau Premier ministre dans les deux semaines, doit obtenir la confiance du CGN.

Si son cabinet est accepté, M. Zeidan prendra officiellement ses fonctions et remplacera le Premier ministre sortant Abdelrahim al-Kib en poste depuis novembre 2011.

En présentant son programme dimanche devant l'assemblée, M. Zeidan, a précisé que la construction d'une armée et d'une police sera "la priorité de ses priorités".

Il prévoit ainsi "une campagne intensive de formation et de recrutement dans les rangs de la police et de l'armée" en vue d'intégrer de nouveaux éléments et de remplacer les officiers ayant travaillé sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Parmi ses priorités, il a cité aussi l'activation de la justice transitionnelle et la réconciliation nationale, au moment où le pays risque de plonger dans la guerre civile, avec la tension qui monte de plus en plus entre tribus rivales, notamment entre Bani Walid, un des derniers bastions de Kadhafi, et la ville voisine de Misrata.

Ex-opposant radical au dictateur défunt Mouammar Kadhafi, Ali Zeidan a reçu le soutien de l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale).

Ce diplomate de carrière a passé plus de 30 ans en exil après avoir fait défection en 1980 alors qu'il était en poste à l'ambassade libyenne en Inde, tout comme le président du CGN, Mohamed al-Megaryef, qui était ambassadeur de la Libye à New Delhi.

Il avait rejoint le Front national du salut libyen, une formation qui regroupait les opposants de l'ancien régime en exil, avant de la quitter et de se consacrer depuis Genève à la défense des droits de l'Homme en Libye.

M. al-Hrari, un universitaire de 56 ans, a bénéficié pour sa part des votes des islamistes du Parti de la justice et de la construction (PJC) issu des Frères musulmans ainsi que des indépendants appartenant ou influencés par différents courants islamistes.

L'AFN de Mahmoud Jibril, une coalition de petits partis libéraux menée par des architectes de la révolte de 2011 contre le colonel Kadhafi, détient 39 sièges sur les 80 réservés à des partis politiques.

Le PJC est la deuxième formation politique du Congrès avec 17 sièges.

Les 120 sièges restants sont détenus par des candidats indépendants aux allégeances et convictions diverses.

Le vote est intervenu une semaine après l'éviction du Premier ministre élu Moustapha Abou Chagour par l'Assemblée nationale, qui a rejeté à deux reprises la composition du gouvernement qu'il avait proposée.

Selon M. Abou Chagour, son renvoi, le 7 octobre, a été motivé par son refus d'accepter les exigences de l'AFN et du PJC pour former son cabinet.

M. Abou Chagour, un technocrate de 61 ans, avait été élu Premier ministre par le CGN le 12 septembre avec seulement deux voix d'avance sur le chef de l'alliance des libéraux, Mahmoud Jibril. tempsreel.nouvelobs

 

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Dimanche 7 octobre 7 07 /10 /Oct 06:43

      Dernière nouvelle _ Dimanche 07-octobre, vers 19h : un gouvernement réduit ! 

Le Congrès Général National vient de jeter le nouveau gouvernement réduit proposé par le Premier ministre M. Abou Chagour  et partant  de retirer sa confiance au premier ministre... 

125 élus retirent leur confiance;    44  renouvèlent leur confiance;  25  abstentions


 

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Le Premier ministre propose un "gouvernement de crise" réduit

 

Le Premier ministre libyen Moustapha Abou Chagour a proposé dimanche à l'Assemblée nationale un "gouvernement de crise" restreint à dix ministères, affirmant avoir privilégié la compétence à d'autres considérations géographiques ou politiques. 

"Face aux dangers qui menacent le pays, je vous présente un gouvernement de crise restreint à dix ministères, rejetant toute considération géographique", a déclaré M. Abou Chagour devant les 200 membres du Congrès général national (CGN). 

 
Les membres du CGN qui avaient rejeté jeudi une première proposition de M. Abou Chagour doivent discuter dans la soirée le nouveau cabinet proposé. En cas d'un nouveau rejet, M. Abou Chagour sera démis d'office de ses fonctions et le CGN sera appelé à élire un nouveau Premier ministre. 

 
Abdessalem Jadallah al-Salihin, un colonel de l'armée de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi qui avait fait défection pour diriger les opérations militaires des rebelles dans l'est du pays, a été proposé au ministère de la Défense, tandis qu'un général de la police libyenne et docteur en droit, Achour Chwayel, a été proposé pour l'Intérieur. 

 
M. Abou Chagour a affirmé qu'il n'a pas tenu compte des intérêts géographiques ou politiques, critiquant dans la foulée les membres du congrès et les blocs politiques représentés au sein de l'assemblée qui avaient rejeté jeudi une première proposition du Premier ministre. 
 

"Le premier gouvernement n'était pas parfait. Et nous aurions pu le discuter et le remanier (...) mais les demandes des membres du congrès étaient irréalistes: quelques uns exigeaient un portefeuille bien précis pour leur région, l'un des blocs politiques a demandé onze portefeuilles et un autre en a exigé neuf". 
 

"Je n'assumerai pas la responsabilité d'une équipe que je n'ai pas composée de mon propre gré", a-t-il ajouté, appelant le CGN à "assumer ses responsabilités à ces moments historiques". 
 

"Je n'abandonnerai pas mes principes et mes convictions. Je ne suis pas revenu en Libye (après des dizaines d'années d'exil) pour devenir chef de gouvernement mais je suis revenu pour servir le pays et les enfants du pays", a-t-il encore dit. atlasinfo

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Le congrès rejette le nouveau gouvernement libyen

 

En réponse aux protestations, le Premier ministre libyen Mustafa Abushagur a retiré jeudi 4 octobre le gouvernement qu'il avait proposé pour accord au Congrès général national.

Abushagur a maintenant jusqu'au dimanche 7 octobre pour présenter une nouvelle composition, au lendemain des protestations.

 

Plusieurs révolutionnaires d'Az-Zawiya contestant le gouvernement proposé par Abushagur ont envahi le siège du Congrès général national à Tripoli, jeudi dans la matinée, alors que l'assemblée était réunie en session matinale.

 

Un député du congrès a déclaré que les révolutionnaires avaient demandé la démission d'Abushagur et le rejet de son gouvernement après qu'Az-Zawiya eut été exclu de la formation du gouvernement.

 

Ce représentant a ajouté que le président du congrès, Mohamed Magarief, avait négocié avec les manifestants qui avaient envahi le bâtiment et promis d'examiner leurs demandes, soulignant que le congrès n'était pas satisfait par la liste proposée et qu'elle ferait l'objet de discussions.

 

Pour sa part, Abushagur a déclaré à la télévision libyenne qu'il allait modifier certains noms et présenter des alternatives pour une nouvelle composition, qu'il annoncera dimanche.

"J'espère que les gens comprendront et reviendront à l'essentiel, aux régimes politiques qui connaissent le succès dans le monde, afin que la Libye puisse sortir de son impasse", a commenté Hakam al-Houni. "Nous devons revenir au fédéralisme, parce que c'est le régime qui a permis à la Libye de prospérer pendant treize ans."

 

Tayeb Abdelmalek a quant à lui déclaré : "Je veux connaître les critères que le Dr Abushagur a utilisé dans le choix de son gouvernement, car celui-ci ne comporte aucun nom présentant une expérience de dirigeant ou universitaire. Il y a également des ministres qui ont développé leurs ministères, et nous nous attendions donc à ce qu'ils restent en poste. Mais ils ont été limogés."

 

Issa Abdelhamid a expliqué que la liste proposée comportait plusieurs personnalités de l'ancien gouvernement, ce qu'il a considéré comme "un indicateur négatif au vu des critiques de la rue".

 

"Conserver les mêmes vieux visages que l'on a vus pendant deux ans et qui n'ont rien pu changer a été une erreur", a déclaré Fathi Amin. "En fait, le milieu politique libyen est fermé sur lui-même et ne voit pas plus loin que le bout de son nez."

 

Mais tous n'étaient pas opposés à cette liste gouvernementale. "C'est une formation gouvernementale qui présente plus d'aspects positifs que de points négatifs", a expliqué Essam al-Imam. "Nous leur souhaitons le succès, et nous espérons que le Congrès général national remédiera aux points négatifs lors de ses prochaines sessions."

 

Pour sa part, Mahmoud Shammam, la personne en charge du dossiers des médias de l'ancienne instance exécutive au début de la révolution, a laissé entendre que le gouvernement d'Abushagur était "contrôlé par les partis islamistes".

"Nous voulons un gouvernement de consensus national, un gouvernement de salut national composé de toutes les factions libyennes, et non d'un seul parti", a-t-il expliqué.

 

Adel al-Talhi se demande pour sa part : "Pourquoi semer le doute sur la capacité de ces ministres ? Ne sont-ils pas le produit d'un environnement libyen "?

"Coopérons avec eux, et aidons-les à surmonter les obstacles et les difficultés qui les attendent", a-t-il ajouté. "Nous devons nous appuyer sur un partenariat réel pour construire notre nation et notre gouvernement, afin que la caravane de la révolution puisse atteindre les rives de la sécurité et réaliser ses objectifs : une société dans laquelle prévaudront la justice sociale, la liberté et la dignité, une société pour tous, où chacun aura des droits et des devoirs envers la nation. magharebia

 

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Des manifestants interrompent un vote de confiance du gouvernement

 

Des manifestants ont fait irruption jeudi au Parlement libyen et ont interrompu le vote de confiance au nouveau gouvernement, pour réclamer que leur ville, Zaouia (nord-ouest), soit mieux représentée. Les manifestants ont perturbé les activités du Parlement en scandant des slogans contre le Premier ministre récemment élu, Mustafa Abou Chagour. Les députés ont alors quitté le parquet du Congrès national général en déclarant qu’ils ne voteraient pas sous la pression de manifestants, a déclaré le porte-parole Omar Humidan. Cette démonstration de force reflète les divisions qui tiraillent la Libye, où des tribus et groupes rivaux réclament une meilleure représentation institutionnelle. Mercredi, le Premier ministre Mustafa Abou Chagour présentait à la Chambre la composition de son gouvernement, majoritairement composé de technocrates venus des plus grandes villes du pays, dont une femme. mediarabe

 

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 Pétrole rouge sang

Le second épisode de « Humanitarian War   », fameuse fiction washingtonienne sur la Libye, est sorti.

Voici la bande-annonce : après avoir aidé les Libyens à se débarrasser du féroce dictateur, les gentils, conduits par l’héroïque Chris, continuent à les aider avec le même désintérêt ; mais les méchants –les terroristes encore nichés dans le pays- tuent Chris qui « risquait sa vie pour aider le peuple libyen à construire les bases d’une nouvelle et libre nation » (Hillary Clinton) et, « fait particulièrement tragique, ils le tuent à Benghazi, ville qu’il avait aidé à sauver (Barack Obama) ; le Président envoie  une « force de sécurité » en Libye, mais ce sont les habitants de Benghazi, descendus spontanément dans la rue avec des pancartes à la gloire de Chris, qui chassent les méchants de leurs tanières.

En attendant le troisième épisode, jetons un coup d’œil sur la réalité. Chris Stevens, ambassadeur en Libye depuis mai dernier, avait été représentant spécial Usa au Cnt de Benghazi pendant la guerre : c’est-à-dire le metteur en scène de l’opération secrète par laquelle avaient été recrutées, financées et armées contre le gouvernement de Tripoli même des milices islamiques désignées comme terroristes peu de temps auparavant encore.

Nouvel apprenti sorcier, Chris Stevens a été renversé par les forces qu’il avait lui-même crées quand, une fois le gouvernement de Tripoli abattu, il a dirigé en habit d’ambassadeur étasunien l’opération pour neutraliser les milices jugées par Washington non fiables, et intégrer  les fiables dans les forces gouvernementales. Opération extrêmement complexe : il y a en Libye au moins 100mille combattants armés, appartenant à toutes sortes de formations, y compris quelques unes fidèles à Kadhafi.

Tripoli ne contrôle aujourd’hui qu’une partie mineure du territoire.

Exportation du pétrole libyen avant la guerre en Libye en 2011

La désagrégation de l’état unitaire a commencé, fomentée par des intérêts partisans. La Cyrénaïque –où se trouvent les deux tiers du pétrole libyen- s’est de fait autoproclamée indépendante, et le Fezzan, où sont d’autres gros gisements, veut l’être aussi ; et ne resteraient à la Tripolitaine que ceux qui sont devant les côtes de la capitale.

La balkanisation de la Libye entre dans les plans de Washington, s’il n’arrive pas à contrôler l’état unitaire. Ce qui est urgent pour les Etats-Unis et les puissances européennes c’est de contrôler le pétrole libyen : plus de 47 milliards de barils de réserves assertées, les plus grandes d’Afrique. Il est important pour eux de disposer aussi du territoire libyen pour le déploiement avancé de forces militaires.

La force de déploiement rapide desmarines, envoyée par Obama en Libye avec l’appui des drones de Sigonella (base aéronavale étasunienne en Sicile), officiellement comme réponse à l’assassinat de l’ambassadeur, n’est ni la première ni la dernière. Le Pentagone avait déjà envoyé des forces spéciales et des contractorspour surveiller les plus grandes plates-formes pétrolières, et il se prépare maintenant à une action « antiterroriste ». Il y a longtemps qu’ont débarqué les compagnies pétrolières qui, avec des accords officiels ou en sous-main (grâce à la corruption diffuse), obtiennent des contrats beaucoup plus avantageux que les précédents.

En même temps se prépare la privatisation de l’industrie énergétique libyenne. Participe aussi à la répartition du butin le Qatar qui, après avoir contribué à la guerre de Libye avec des forces spéciales infiltrées et des fournitures militaires, pour une dépense de plus de 2 milliards de dollars, a obtenu 49% (mais de fait le contrôle) de la Banque libyenne pour le commerce et le développement.  Un bon investissement, celui de la guerre.

Edition de mardi 25 septembre de il manifesto  Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio  mondialisation

 

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À la suite de l'attaque de l'ambassade US

Le FBI enquête en Libye

 

 

Trois semaines après l'attaque contre le consulat américain à Benghazi, une équipe d'enquêteurs du FBI est à pied d'œuvre sur le site, a affirmé jeudi à Washington le procureur général Eric Holder. Pour sa part, le porte-parole du Pentagone, George Little a déclaré jeudi qu'une mission de soutien militaire américain  accompagne l'équipe du FBI qui, d’après lui,  est arrivée  mercredi soir à Benghazi. 


Il semble que les problèmes de sécurité in situ ont conduit le FBI à retarder sa visite à Benghazi. Les agents du FBI et militaires avaient  notamment exigé une protection militaire adéquate en cas de nouvelle attaque. D'après Little, les enquêteurs disposent déjà de plusieurs pistes. “Vous ne devriez pas supposer que tout ce que nous pourrions faire se trouve uniquement à Benghazi. Il existe une variété d'autres endroits dans le pays et hors du pays où des choses pertinentes pourrait être réalisées”, a déclaré le procureur général Eric Holder.

Le responsable américain  qui s'adressait à des journalistes se félicitera déjà de l'avancée de l'enquête en indiquant qu'elle constituait  une priorité pour le département américain de la Justice. Pour Kevin Perkins, directeur adjoint du FBI, interrogé lors d'une audition au Congrès “un nombre significatif d'agents du FBI, des analystes et des employés de soutien divers” étaient affectés à cette affaire. “Nous menons des entretiens et la collecte de preuves en essayant de démêler les faits, en collaboration avec nos partenaires de la communauté du renseignement, afin de déterminer avec exactitude ce qui s'est passé sur le terrain ce soir-là” a- t-il déclaré le 19 septembre au Comité sénatorial de la sécurité et des affaires gouvernementales. Il est à rappeler que l'échec des enquêteurs pour visiter le site au lendemain de l'attaque avait soulevé  aux États Unis outre la question de leur  intégrité  physique, des préoccupations concernant notamment la présence de documents sensibles laissés à l'abandon.


Un journaliste du  Washington Post qui a visité cette semaine le consulat US de Benghazi affirme avoir trouvé des documents sensibles, y compris les dossiers du personnel libyen chargé d'assurer la sécurité, les protocoles d'évacuation d'urgence et les détails des efforts américains de collecte d'armes. Un responsable du département d'État a déclaré à ce sujet à CNN qu'aucun des documents classifiés n’avait été laissé sur les lieux.  Il est à rappeler qu’au début, les officiels américains avaient imputé l’attaque contre le consulat US de Benghazi  qui a coûté la vie à l'ambassadeur en Libye Christopher J. Stevens ainsi qu”à trois autres Américains à la violence spontanée provoquée par le film “The Innocence of Islam”. Ils se raviseront quelques jours après en déclarant  que c'était “une attaque terroriste planifiée”. 


Le secrétaire à la Défense, Léon Panetta, qui lui-même détient cette affirmation estime  qu'il  “a pris un certain temps” et le recueil d'information pour tirer une telle conclusion à savoir une attaque  terroriste délibérée, organisée et perpétrée, un 11-Septembre   par des extrémistes affiliés ou sympathisants d'Al-Qaïda. À suivre !  liberte

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Libye : l'après Kadhafi
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Jeudi 10 mai 4 10 /05 /Mai 05:11

 

 

 

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Un mort et quatre blessés dans l'attaque du siège du gouvernement


Les autorités libyenne ont fait usage de la force mardi pour déloger des ex-rebelles armés qui avaient pris d'assaut le siège du gouvernement à Tripoli pour réclamer des primes, provoquant des affrontements qui ont fait un mort et quatre blessés, selon le gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement, Nasser al-Manaa, a indiqué au cours d'une conférence de presse au siège du gouvernement, qu'une intervention des services de sécurité avait été "nécessaire" pour repousser les assaillants et évacuer les fonctionnaires.

Selon lui, un membre de la Haute commission de sécurité, qui dépend du ministère de l'Intérieur, a été tué, et trois autres blessés, dans des affrontements avec les assaillants, qui comptent un blessé de leur côté.

Il a estimé que les assaillants, venus de la ville de Yefren (ouest), étaient au nombre de 200 environ, équipés de 50 véhicules sur lesquels étaient montés des armes de différents calibres.

Le gouvernement libyen a commencé il y a quelques mois à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard suite à des "irrégularités".

Cette suspension a provoqué l'ire d'ex-rebelles qui n'ont pas reçu leur part.

M. Manaa a indiqué avoir rencontré des représentants des ex-rebelles et leur avoir expliqué que leurs droits étaient "garantis, que le gouvernement l'avait inscrit parmi ses priorités" et que la suspension des primes était provisoire.

Il a ajouté qu'avant et pendant ce dialogue, des coups de feu ont été tirés dans la cour du bâtiment et que des armes de différents calibres ont été utilisées, allant du revolver jusqu'aux lance-roquettes.

"Il est du devoir du gouvernement de protéger les institutions de l'Etat et l'autorité de l'Etat", a-t-il dit, ajoutant que le ministère de l'Intérieur et sa Haute commission de sécurité étaient intervenus pour évacuer les fonctionnaires, déclenchant des affrontements.

En début de soirée, les alentours du siège du gouvernement étaient sous le contrôle des autorités qui ont tenu à organiser leur conférence de presse dans ce bâtiment, dont les abords étaient jonchés de douilles et plusieurs vitres brisées.

La tension était palpable dans la ville où plusieurs check-points ont été installés.

Le chef de la Haute commission de sécurité de Tripoli, Khaled Becher, a indiqué que sept véhicules armés avaient été confisqués et 14 assaillants arrêtés.

En début d'après-midi, un responsable du ministère de l'Intérieur avait fait état d'un bilan de deux à quatre morts, dans l'attaque contre le siège du gouvernement.

Un responsable du gouvernement avait indiqué qu'un "grand nombre" d'hommes armés encerclaient le bâtiment.

"Ils ont tiré dessus avec des armes, dont des canons anti-aériens", a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat ce responsable qui trouvait dans les locaux au moment de l'attaque.

"Un groupe a réussi à entrer dans le bâtiment et il y a eu des tirs à l'intérieur", a-t-il ajouté.

Des témoins ont rapporté que des voitures armées avaient encerclé le siège du gouvernement et fermé toutes les routes autour du bâtiment, provoquant des embouteillages.

Un groupe d'ex-rebelles avait déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir).

Le gouvernement a été à plusieurs reprises critiqué pour son échec à asseoir son autorité et à s'opposer aux milices formées par les ex-rebelles qui font la loi dans le pays.

Un plan d'intégration de ces combattants, a conduit toutefois au recrutement de plusieurs milliers d'entre eux par les ministères de l'Intérieur et de la Défense. tempsreel.nouvelobs

 

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Des ex-rebelles attaquent le siège du gouvernement


 

Des membres du gouvernement de transition libyen, le 31 mars 2012 : le premier ministre Abdel Rahim Al-Kib, entouré du ministre de la défense, Osama Juili, à sa gauche, du chef des armées libyennes, Yussef Al-Mangush, et du porte-parole du gouvernement, Salah Al-Manaa à sa droite.

Des membres du gouvernement de transition libyen, le 31 mars 2012 : le premier ministre Abdel Rahim Al-Kib, entouré du ministre de la défense, Osama Juili, à sa gauche, du chef des armées libyennes, Yussef Al-Mangush, et du porte-parole du gouvernement, Salah Al-Manaa à sa droite

 

 

Des dizaines d'ex-rebelles ont attaqué, mardi 8 mai, le siège de gouvernement libyen, au centre de Tripoli, encerclant le bâtiment et tirant dessus pour réclamer leur part des primes distribuées aux rebelles ayant combattu l'ancien régime, selon un responsable du gouvernement. Au moins deux gardes ont été tués et plusieurs autres blessés, selon un responsable du ministère de l'intérieur.

"Un grand nombre d'hommes armés encerclent le bâtiment. Ils ont tiré dessus avec des armes, dont des canons antiaériens", a indiqué à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable qui se trouvait dans les locaux au moment de l'attaque. "Un groupe a réussi à entrer dans le bâtiment et il y a eu des tirs à l'intérieur", a-t-il ajouté, affirmant ne pas être en mesure d'indiquer s'il y a eu des victimes.

Selon des témoins, des voitures armées encerclent le siège du gouvernement et toutes les routes autour du bâtiment  ont été fermées, provoquant des embouteillages.

 

SUSPENSION DES PRIMES AUX REBELLES

Le porte-parole du gouvernement Nasser Al-Manaa a minimisé les violences, affirmant que des ex-rebelles étaient venus au siège du gouvernement en signe de protestation au "sujet des primes". "Ils sont maintenant en réunion avec le ministre de la défense pour trouver une solution", a-t-il ajouté, sans autre détail.

Le gouvernement libyen a commencé il y a quelques mois à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard à la suite à d'"irrégularités".

Cette suspension a provoqué l'ire de plusieurs ex-rebelles, qui n'ont pas reçu leur part. Certains d'entre eux avaient déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du premier ministre Abdel Rahim Al-Kib et du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir.

 

 

Premier procès devant un tribunal civil de partisans de Kadhafi

 


Le premier procès civil de partisans du régime de l'ancien dirigeant libyen s'est ouvert mardi au tribunal de Zawiyah, à 40 km à l'ouest de Tripoli, avant d'être reporté à la semaine prochaine. Dans une salle d'audience flambant neuve, cinq accusés comparaissaient. Selon un responsable du tribunal, Ali Al-Chaab Mohamed, ce procès était le premier de pro-Kadhafi qui se tient devant un tribunal civil. Il a précisé que les cinq détenus sont "accusés notamment de former une bande criminelle dans le but de commettre des actes de sabotage et de port d'armes sans autorisation".

Plusieurs responsables de l'ancien régime et des centaines de ses partisans, militaires et civils, croupissent depuis des mois - certains depuis plus d'un an - dans des dizaines de prisons en Libye, dont la plupart, sous la coupe des milices d'ex-rebelles, échappent au contrôle des autorités. Mais, depuis quelques semaines, le pouvoir a annoncé avoir pris le contrôle de plusieurs prisons dans le pays et rétabli la justice. lemonde

 

 

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