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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 04:31

Vers un printemps amazigh en Tunisie ?

 

 

berbereLa Révolution a libéré la parole en Tunisie. Des mouvements longtemps réprimés, étouffés s’exposent de nouveau au grand jour. Les Amazighs font désormais entendre leur voix en Tunisie. Quelques dizaines de défenseurs de l’identité berbères ont même manifesté à Tunis, le 25 décembre.

 

 

Des ONG fondées après le 14 janvier, tels que l’association tunisienne de culture amazighe, l’association de protection du patrimoine de Tamazret, veulent ainsi contribuer à faire éclore le printemps berbères, dans notre pays.

 

Les objectifs affichés par les militants de la berbérité étant de garantir le droit d’apprendre la langue Tamazight dans les régions attachés envers et contre tous à ce parler séculaire. Il s’agit aussi de permettre l’enseignement de cette culture à l’université. Les villes et villages historiquement berbères devront conserver leur nom emblématique de leur identité. Last but not least, les chantres tunisiens de la berbérité revendiquent le droit d’inscrire le Tamazight en tant que langue nationale, dans la Constitution.   


Le burnous dans lequel se drape le président de la République, M. Moncef Marzouki, est d’origine berbère. Comme l’est du reste le couscous, le plat national tunisien, le préféré paraît-il, de M. Marzouki. Les références présidentielles à la culture amazighe ne s’arrêtent pas là. Habib Bourguiba lui-même s’identifiait à Jughurta, le légendaire héros de la résistance aux envahisseurs romains.


berbere

 

D’aucuns persistent pourtant à présenter ce pan de notre histoire nationale comme étant subversif, voire même, contraire à la vision unitariste de l’Islam. Il convient à cet égard de rappeler aux nostalgiques de l’âge d’or de l’Andalousie que Tariq Ben Zied, le conquérant musulman de l’Espagne, était aussi Amazigh. Le califat Fatimide de Mahdia, plongeaient ses racines du côté des berbères Kutama. C’est donc bien un Amazigh tunisien, El Moiz li Dinn Illah, qui a fondé Le Caire. Sans même parler des dynasties Almohades, Almoravides, Hafsides qui se sont succédées au pouvoir sur nos terres d’Afrique du Nord.


La dynastie Hafside, par exemple, profondément enracinée dans sa «berbèrité» a largement contribué à la préservation des monuments islamiques. Si la grande Mosquée de Kairouan a pu traverser les siècles, c’est aussi grâce à l’initiative du souverain Abou Hafs Omar Ben Yahya qui régnait sur le pays, depuis sa capitale, Tunis. Les hafsides ont même érigé des mosquées aussi prestigieuses que celles de la Kasbah, et celles d’El Hawa, du côté de Bab Dzira, sans même parler de la foule de medersas islamiques qui ont été ouvertes sous leur règne.


Autant d’éléments auxquels a priori, même les plus radicaux des Nahdhaouis bon teint ne trouveraient rien à redire. Et après tout, la richesse d’une Nation, ne se mesure-t-elle pas aussi au respect de son héritage culturel, et de ses minorités?

source mag14


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En Tunisie, les Amazighs font entendre leurs voix

 

Longtemps marginalisés, ignorés par le pouvoir tunisien acquis à l'idéologie arabo-musulmane, les Amazighs en Tunisie tentent aujourd'hui de redonner corps à leur histoire et leur identité au sein de la société tunisienne espérant que celle-ci en tienne compte pour les années voir mêmes les siècles à venir.

Un vrai mouvement de fond s'est amorcé depuis mars 2011. Il a conduit à la création des premières associations amazighes en Tunisie (ACAT, Association de Protection du Patrimoine de Tamazret, FAT...) jusqu'à l'organisation du 6e Congrès Mondial Amazigh à Djerba.

Appuyés par l'émergence des Amazighs en pays libyen, déterminés pour que "la vérité sur la langue et la culture amazighe soit enfin rétablie" plusieurs dizaines de personnes venues de Béja, Siliana, Kairouan, Sousse, Djerba, Tamazret, Chenini, Tattawin et Douiret se sont retrouvées ce dimanche 25 décembre 2011 à Tunis pour faire entendre leur voix.  Cette manifestation émane directement de Facebook.

Tous tiennent à ce que "la culture amazighe fasse partie intégrante du caractère national et pour cela il est tout à fait de la responsabilité nationale que tous les Tunisiens évitent les perpétuelles erreurs du passé".

Les nouvelles autorités tunisiennes ne pourront plus ignorer cette réalité berbère et devront en tenir compte notamment dans leur élaboration de la nouvelle constitution. Les Tunisiens sont en droit de voir leurs droits linguistiques et culturels reconnus, avec officialisation de tamazight effective dans les médias et dans l'enseignement.


Sur l'écriteau "La vérité, la culture amazighe"

source Amazighnews.com

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:43

Partie I    

Partie II

               Partie III

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 00:50

 

Les  nouveaux membres du  bureau exécutif de l'UGTT : 

- Houcine Abbassi  : ( secrétaire général )
- Belgacem Ayari;
- Mouldi Jendoubi; 
- Abdelkarim Jrad; 
- Bouali Mbarki; 
- Samir Cheffi;
- Noureddine Tabboubi; 
- Mohamed Msallmi;
- Hfaiedh Hfaiedh; 
- Sami Tahri;
- Anouar Ben Gaddour; 
- Kamel Saad;
- Kacem Aiffia.

source espace et Shems Fm

 

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 توزيع المسؤوليات في المكتب التنفيذي لاتحاد الشغل
تم توزيع المسؤوليات داخل المكتب التنفيذي للاتحاد العام التونسي للشغل على النحو التالي

 حسين العباسي الأمين العام

نور الدين الطبوبي الأمين العام المساعد المسؤول عن النظام الداخلي

بوعلي المباركي الأمين العام المسؤول عن قسم المالية والإدارة
حفيظ حفيظ الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم الوظيفة العمومية
قاسم عيفية الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم العلاقات العربية والدولية والهجرة
سامي الطاهري الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم الاعلام والنشر والاتصال
سمير الشفي الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم المرأة والشباب العامل والجمعيات
محمد المسلمي الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم التكوين النقابي والتثقيف العمالي
عبد الكريم جراد الأمين العام المساعد المسؤول عن التغطية الاجتماعية والصحة والسلامة المهنية
بلقاسم العياري الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم القطاع الخاص
أنور بن قدور الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم الدراسات والتوثيق
كمال سعد الأمين العام المساعد المسؤول عن القطاع العام والمنشآت العمومية
المولدي الجندوبي الأمين العام المساعد المسؤول عن قسم التشريع

 

source ugtt.page.officielle

 

 

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Nouveau bureau exécutif de l’UGTT : Du changement dans l’air !  

 

 

Le rideau est tombé, ce jeudi soir, sur le 22ème congrès national de l’UGTT avec l’élection d’unnouveau bureau exécutif qui sera dirigé par le nouveau secrétaire général, Houcine Abassi.


S’agit-il d’un tournant dans l’action que la centrale syndicale envisage de conduire alors que se multiplient et s’aggravent les défis auxquels la Tunisie doit faire face et que la Révolution du 14 janvier a créé une nouvelle réalité qui commande des approches inédites, et des vocations nouvelles pour les uns et les autres ?


Dès l’abord, on ne manquera pas de relever ce qui peut s’apparenter au postulat dans lequel l’organisation ouvrière s’est toujours reconnue et qui a été souligné noir sur blanc dans la motion générale adoptée par les congressistes, à savoir l'UGTT "était, demeure et restera à jamais" une force de militantisme et d'édification pour un avenir meilleur de la Tunisie.


C’est visiblement l’un des rares vecteurs de continuité qui empreint l’action syndicale, laquelle semble, dans les faits, s’orienter vers d’autres axes de deux ordres : l’un politique, l’autre économique. Le politique, c’est cette affirmation sans ambigüité que l’UGTT entend jouer un rôle politique majeur en tant que partenaire à part entière et avec lequel il importe de composer.


Ce rôle, on en décèle les préliminaires dans « l’espoir » exprimé de voir la prochaine constitution de la République instituer la souveraineté du peuple, à travers la séparation des pouvoirs et l'alternance pacifique au pouvoir afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien et de placer la Tunisie dans le concert des nations développées qui jouissent de la liberté, de la démocratie, de l'équité et d'une vie digne, et d'en faire un pays ancré dans son identité arabo-islamique, tout en restant ouverte sur les valeurs universelles.


On y verra moins une profession de foi et une adhésion à des valeurs partagées que l’expression d’une manifeste volonté de la centrale syndicale de chercher des soutiens auprès des autres composantes de l’establishment politique et des forces sociales , nommément les différents partis politiques, organisations et associations ayant en commun les mêmes principes et objectifs, pour une action qui s'inscrit dans le droit-fil du rôle d'appui à l'action de la société civile, « l'objectif étant de développer la vie politique de manière à contribuer activement aux débats sur les choix de développement et partant, réaliser les aspirations du peuple tunisien ».


Plus concrètement et plus spécifiquement, le nouveau gouvernement est appelé, pour ne pas dire sommé, d’adopter une politique d'emploi aux contours clairs à travers la révision du système des relations de travail, l'instauration d'un dialogue social constructif et responsable et la promotion de la région au statut de pôle actif de développement en lui conférant davantage d'autonomie.


Faisant référence à la révolution du 14 janvier « une parfaite illustration du refus par les Tunisiens des choix libéraux qui n'ont cessé de creuser les écarts et les disparités entre les régions et de générer des difficultés supplémentaires pour les entreprises nationales, provoquant ainsi une crise d'emploi », l’organisation syndicale insiste sur « la dynamique qui a permis à l'organisation ouvrière d'aller de l'avant sur la voie de la réalisation des acquis historiques, à travers la suppression de la formule de la sous-traitance dans le secteur public et l'identification de solutions alternatives aux catégories sociales démunies, en plus de la révision du pouvoir d'achat des salariés dans le cadre de la responsabilité, tout en prenant en considération les spécificités de la conjoncture nationale ».


Au demeurant, l’UGTT estime que la situation économique dans le pays commande d'unifier les rangs au service de la Tunisie loin des calculs politiques étriqués et des tentatives d'atteinte à la réputation de l'organisation syndicale en lui imputant, à elle seule, la responsabilité de la détérioration de la situation.


Enfin , autre exhortation : celle plaidant pour la révision du code d'incitation aux investissements, appelant à édifier une économie nationale fondée sur la protection de l'investisseur national, loin de toutes les formes de spéculation, et à mettre en place un cadre législatif idoine et un climat d'investissement transparent garanti par une justice indépendante qui exerce sa mission, loin des milieux politiques et financiers.

source africanmanager


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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 07:32

Sarah Aboud 

 

 

 

Pendant quarante-deux ans, les Amazighs libyens ont dû vivre leur culture berbère dans la clandestinité. Un simple mot dans leur langue ou la moindre référence à leur histoire pouvaient les conduire tout droit en prison. Aux premiers jours de la révolution, ils ont rejoint en masse le camp des rebelles. Depuis la chute du dictateur, c’est une véritable libération. Les associations culturelles amazighes se multiplient.

 

Sarah Atem Aboud a ouvert la sienne dans son village natal de Yefren, au cœur des montagnes du Djebel Nefoussa. Ici, sur la terre de ses ancêtres, elle peut enfin enseigner sa langue et sa culture au grand jour. Mais la jeune femme reste prudente par rapport à l’avenir. « Nous avons demandé au CNT d’inscrire notre langue dans la future constitution, mais cette initiative est restée lettre morte », explique-t-elle. Il ne faudrait pas que cette renaissance amazighe ne soit qu’une simple parenthèse entre la chute de Kadhafi et l’avènement d’un nouveau régime.

 

 

 

monde-arabe.arte

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 05:56

Un leader islamiste au Maroc : « la femme est libre et le restera »


 

daoudi.jpg

Lahcen Daoudi (Ilhem Rachidi)

(De Rabat) Lahcen Daoudi est, pour beaucoup, le plus « modéré » des islamistes du PJD (Parti Justice et Développement), vainqueur des élections législatives marocaines. Né en 1947, le « Monsieur économie » du parti islamiste, qui a fait ses études à Lyon, a passé une dizaine d'années dans les rangs des socialistes de l'UNFP (Union nationale des forces populaires), avant de « se frayer un chemin entre le libéralisme et le marxisme » et « de trouver la justice sociale dans l'Islam ».

Aujourd'hui secrétaire général adjoint du PJD, il a été élu député pour la troisième fois. Ces derniers jours, il a été au centre d'une polémique en raison de critiques du projet de construction d'un TGV au Maroc. Pressenti pour devenir ministre des transports, il aura finalement l'enseignement supérieur. « Un honneur », selon lui.

Lors d'un entretien avec Rue89 dans les allées du parlement, Daoudi revient sur la difficile construction du premier gouvernement islamiste du Maroc et sur ses priorités une fois au gouvernement, sans éluder les questions qui fâchent.

 

Cela fait plus d'un mois que vous essayez de constituer un gouvernement. Est-ce si compliqué pour votre parti de construire une majorité ?

Lahcen Daoudi : Non. Ce n'est pas compliqué, la majorité était construite le deuxième ou troisième jour. Le problème, c'est de se mettre d'accord sur un organigramme. Ça a pris du temps. Il a été remis au roi. Et puis il est revenu.

Une fois l'organigramme achevé, il fallait se mettre d'accord sur le partage des ministères et les personnes. Bien sûr, on a notre part de responsabilité dans le retard puisqu'[au parti] on a une procédure un peu compliquée. Il a fallu qu'on réunisse notre conseil national et qu'il élise 36 personnes... La démocratie interne a un prix qui s'appelle temps.

 

Cela ne vous pose pas de problème de gouverner avec des partis éloignés, voire opposés au PJD -les communistes, par exemple- d'un point de vue idéologique ?

Je ne sais pas s'il y a encore des communistes. On dit des gens de la gauche qu'ils ont le cœur à gauche et le portefeuille à droite, comme tout le monde. La preuve, c'est qu'ils sont comme tout le monde, [ils ont accepté de gouverner avec nous]. En plus, les défis d'aujourd'hui ne sont pas idéologiques, ils sont sur le terrain.

 

N'avez-vous pas, avec ces alliances que vous avez été obligés de construire, l'impression de faire du neuf avec du vieux ?

C'est du café au lait. C'est un mélange, une agrégation qui obéit à la logique des coalitions. On ne peut pas imposer tous nos partenaires. On aurait aimé qu'il n'y ait que des visages nouveaux. On risque de nous tirer dessus [à cause des anciennes têtes], sauf clémence des journalistes !

 

Etes-vous favorable à l'ouverture d'un dialogue avec le Mouvement 20 février [à l'origine des manifestation pro-démocratie en 2011, ndlr] ?

Le Mouvement 20 février, ce sont des Marocains. Quand on est pour une ouverture vers le peuple marocain, on est par déduction ouvert à une discussion avec le Mouvement 20 février.

MANIFESTATION DU MOUVEMENT DU 20 FÉVRIER À RABAT, LE 25 DÉCEMBRE

Plusieurs membres du Mouvement 20 février, dont le rappeur Mouad Belghouate, sont actuellement incarcérés, ainsi que d'autres prisonniers d'opinion, proches de votre parti : les salafistes. Etes-vous pour la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc ?

On ne serait pas du PJD si on disait le contraire. En 2011, il n'y a plus de place pour l'emprisonnement pour un délit politique. Les gens qui n'ont pas de sang sur les mains, qui n'ont pas été dans des groupes terroristes, je pense que leur place est dans la rue plutôt que dans une prison. Si un jour je disais le contraire, ce serait grave.

 

Quelles sont les premières mesures que vous comptez prendre pour lutter contre les inégalités sociales ?

La loi de finances est là. Il va falloir procéder à des amendements. Il va falloir envoyer des messages très forts à la société comme quoi les réformes sont enclenchées parce que les vraies réformes viendront dans le cadre de la loi de finances 2013, mais d'ores et déjà, il va falloir :

  • augmenter la TVA sur certains produits de luxe,
  • augmenter la vignette sur les grosses cylindrées ;
  • baisser ou supprimer la TVA sur les produits de base comme le thé.
  • augmenter le taux d'imposition sur les hauts revenus…

La fiscalité locale doit changer. Là où il y a la spéculation, il faut tuer la spéculation [dans l'immobilier notamment, mais un peu partout]. Bien sûr, en 2013, il faut imposer l'agriculture ; mais les gros, pas les petits.

 

Comment pensez-vous pouvoir lutter contre la corruption ?

Lutter contre la corruption, c'est appliquer la loi d'abord, surtout au niveau des gros poissons qui mangent les petits, parce que la loi marocaine est assez étoffée mais elle n'est pas appliquée. Il va falloir appliquer la loi. La justice est du côté du PJD [un des leaders du PJD Mustapha Ramid est pressenti pour diriger le ministère de la justice], donc on a un outil.

 

D'après les médias, vous avez déclaré que le projet de construction du TGV [lancé par Nicolas Sarkozy lors d'une visite au Maroc en septembre dernier, ndlr] était « une catastrophe ».

Je n'ai pas dit que c'était « une catastrophe ». On ne peut pas arrêter un projet lancé mais on peut l'étaler dans le temps, si on n'a pas les moyens de débourser la quote-part marocaine. On ne peut pas supprimer le TGV.

 

Est-ce que vous pensez que cela vous a coûté votre poste au ministère de l'équipement et des transports ?

Non. Ça n'a aucun lien. L'université, je pense que c'est plutôt mon profil. Ça n'a aucun lien avec ma déclaration.

 

Si vous aviez décidé de renégocier les contrats signés avec la France, en auriez-vous eu les moyens politiques ?

Normalement, le gouvernement est souverain sur ces sujets mais il faut respecter les engagements internationaux du Maroc.

 

Au PJD, comment voyez-vous la relation entre le Maroc et la France ?

La France est un partenaire, le premier du Maroc. Il y a toute une histoire. Il y a une bonne partie des Marocains qui parlent français et qui ne parlent pas autre chose. La réalité est là. Le Maroc est le premier bénéficiaire de l'aide française donc on ne va pas cracher dans la soupe.

 

L'arrivée au pouvoir d'un parti islamiste suscite quelques inquiétudes. Comment comptez-vous rassurer l'opinion publique ?

C'est normal. Vous pensez qu'il ne va pas y avoir de réaction épidermique ? Vous avez un petit bouton, vous grattez, mais après vous finissez par vous habituer.

Bien sûr, il y a des gens que ça peut froisser mais ils vont finir par s'habituer pour voir que le PJD, on a essayé de le diaboliser, mais finalement, c'est pas si méchant que ça.

Les gens croient qu'on va fermer les frontières, qu'on va mettre le niqab à tout le monde... Au contraire, on dit aux touristes étrangers, vous êtes les bienvenus. Le PJD est le seul depuis 2002 à avoir souligné l'intérêt de l'économie résidentielle. On aimerait aménager des espaces pour ça. L'économie résidentielle, c'est le pétrole pour le Maroc.

 

Il y a une partie de l'opinion publique marocaine qui craint un recul des libertés individuelles. Qu'est-ce que vous leur dites ?

Vous voulez faire l'unanimité ? Même Dieu, même le pape, ne la font pas ! Pourquoi le PJD la ferait ? C'est un combat politique. Vous avez des gens avec vous, des gens neutres, des gens contre vous.

Les libertés, les libertés, le PJD ne va pas changer les lois existantes ! Ce n'est pas sa priorité. La priorité, c'est de donner du travail aux Marocains, un logement, l'accès à la santé, à l'enseignement.

 

Vous dites que vous ne changerez pas les lois existantes. Certaines lois auraient pourtant besoin d'être changées.

On a vécu avec. Tout ce qu'on peut demander au PJD, c'est de ne pas aggraver la situation. Les gens craignent qu'on recule, c'est ça ? On leur a dit « vous n'allez pas reculer ».

 

On pourrait plutôt améliorer certaines lois. Vous en seriez capable ?

Je n'en sais rien ! Par exemple ?

 

Les droits des femmes, la peine de mort, par exemple.

La peine de mort, on ne va pas la bannir parce qu'elle est dans le Coran. Mais il y a un moratoire, on va le maintenir. Je suis pour une restriction importante des champs d'application de la peine de mort. Le Maroc a trouvé son équilibre.

Laissons-nous dans l'équilibre pratique plutôt que législatif. Des fois le peuple par son propre génie peut trouver des équilibres qu'il est difficile de mettre noir sur blanc dans une loi. On n'est pas obligé de tout réglementer par la loi.

 

Etes-vous pour l'application de la Charia au Maroc ?

Qu'est-ce que c'est la Charia ! Ne pas mentir, c'est la Charia. On va couper les mains, maintenant ? ! Enlevez le terme « appliquer la Charia », c'est une terminologie trop chargée.

Vous, les journalistes, vous avez inculqué que la Charia, c'est uniquement la lapidation des femmes et couper les mains. C'est à vous de corriger la perception occidentale de la Charia (rires). Lutter contre les injustices sociales, c'est la Charia. Les banques islamiques, c'est la Charia.

 

Etes-vous pour l'interdiction de la vente d'alcool aux Marocains ?

On ne peut pas l'interdire ! Si vous voulez avoir 20 millions de touristes, ce n'est pas possible. Donnez-nous les lois canadiennes et le PJD est preneur. Si vous voulez acheter de l'alcool, c'est caché. Celui qui veut se servir se sert mais il faut protéger les enfants, les jeunes.

 

Etes-vous pour le port du voile obligatoire ?

La femme est libre. Elle est née libre, elle vivra libre, elle mourra libre. Elle est libre… elle fait ce qu'elle veut, mais elle ne va pas sortir en culotte dans la rue ! Même en France elle ne peut pas faire ça. A Nice, en été, vous ne pouvez pas vous promener torse nu. Même un homme ne peut pas le faire.

La femme est libre de faire ce qu'elle veut. Ça, on ne le disait pas avant qu'on soit au gouvernement, on le dit maintenant. C'est plus fort quand on le dit, maintenant qu'on est aux commandes.

 

On dit de vous que vous êtes l'islamiste le plus modéré du PJD. Considérez-vous que vous êtes un islamiste modéré ?

Je ne sais pas ce que c'est. Modéré par rapport à qui, par rapport à quoi ? Bien sûr, l'extrémisme est combattu par l'Islam lui-même donc vous cherchez toujours à aller vers ce juste milieu. Ça, c'est le jugement des autres. C'est bien, si les gens le voient et que je ne le vois pas, moi.

 

Qu'est-ce que c'est qu'un islamiste modéré, selon vous ?

C'est discuter et accepter les gens comme ils sont. Ce monde est un monde divers. Quelque soit ce que vous êtes, vous ne pouvez jamais être un modèle, donc prenez les gens comme ils sont. Le Maroc a toujours été un pays ouvert. On n'est pas une oasis, on est un croisement. Le PJD est un produit de l'histoire et de la réalité marocaine.

source rue89

 

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تحليل إخباري: ما خفي وما ظهر في تأخر تشكيل حكومة بنكيران

 

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تأخر رد القصر على اللائحة التي سلمها عبد الإله بنكيران، رئيس الحكومة المعين، إلى الديون الملكي والتي حملت اقتراحاته بأسماء وزراء حكومته، حمل الكثيرين على الاعتقاد بوجود اعتراض من قبل القصر على بعض الأسماء المقترحة للاستوزار.

تقرير علي أنوزلا

بالنسبة لبنكيران ورفاقه اللذين يعتبرون "غرباء" على طقوس البروتوكول والتقاليد المرعية في مثل هذه المناسبات، فإنهم يجدون أنفسهم أمام تمرين صعب. فلأول مرة يعهد القصر الملكي إلى رئيس حكومة معين بتشكيل الحكومة وبدون تدخل مباشر منه. فحتى في أول تجربة لما سمي بحكومة "التناوب التوافقي"، فقد تدخل القصر وفرض أسماء معينة واشترط بقاء أخرى على رأس حقائب اختارها القصر حتى قبل أن يقبل عبد الرحمن اليوسفي بمهمة تشكيل الحكومة. ومع ذلك فقد استغرق تجميع الأغلبية وتشكيل الحكومة آنذاك 44 يوما وولدت بـ 44 حقيبة وزارية. أما في عهد إدريس جطو فقد كانت تلك أسرع حكومة تشكل في تاريخ المغرب الحديث، عندما خرج جطو من جلسة تعيينه وهو يحمل في جيبه أسماء وزراء حكومته بما فيهم وزراء تم فرضهم على أحزاب لم تكن ترجمعهم بها سوى علاقات عائلية في أحسن الأحوال مثلما حدث مع عادل الدويري وكريم غلاب اللذين فاجأ بهما جطو قيادة حزب "الاستقلال"، التي وجدت نفسها آنذاك في موقع المدافع عن تبرير انتماء الوزيرين إلى أسرتها الاستقلالية وليس مناقشة كيف تم فرضهما على القاعدة الحزبية لتولي الوزارة باسم الحزب الذي لم تكن تجمعهما به سوى علاقاتهما العائلية مع بعض المنتمين إليه. أما حكومة عباس الفاسي فالكل يتذكر أن لائحة وزرائها سلمها المستشار الملكي الراحل عبد العزيز مزيان بلفقيه إلى عباس الفاسي داخل ساحة أحد مساجد فاس ليلة السابع والعشرين من رمضان، وفوجئ عباس كما فوجئ زعماء أغلبيته الحزبية آنذاك بوجود أسماء لا علاقة لها بالأحزاب المكونة للأغلبية تم فرضها عليها للدخول إلى الحكومة باسم تلك الأحزاب التي ابتلع "قادتها" و"مناضليها" ألسنتهم، وقبلوا بالأمر الواقع !

ظل القصر

وحسب المعلومات التي استقاها موقع "لكم" من مصادر متطابقة فإن ظل القصر لم يكن غائبا هذه المرة، وكان حاضرا في جميع مراحل تشكل حكومة بنكيران منذ أن كون أغلبيته. وقد بدا تدخل القصر من خلال الإيعاز لزعيم حزب معروف بعلاقاته مع "دار المخزن"، هو عبد الواحد الراضي، لموقعة حزبه داخل صفوف المعارضة. بينما أشير على حزب "الاستقلال" بشق صفوف "الكتلة الديمقراطية" والالتحاق بالإسلاميين لتشكيل نواة الأغلبية الحكومية المقبلة. وتم الإيعاز لحزب لا يمكن أن يتصرف من ذاته بدون تلقي تعليمات وهو حزب "الحركة الشعبية" للخرج من تحالف أحزاب القصر الذي كان يقوده حزبي "الأصالة والمعاصرة" و"التجمع الوطني للأحرار"، والالتحاق بالأغلبية الجديدة.

وما يدفع إلى الاعتقاد بوقوف القصر وراء رسم الخارطة السياسية الجديدة هو ما كشفت عنه تصرفات "حلفاء" بنكيران في الأغلبية التي

سعى القصر إلى توفيرها له. فما زال رفاق بنكيران يستغربون كيف أن امحاند العنصر، الأمين العام لحزب "الحركة الشعبية"، والذي ظل أربع سنوات يجلس داخل حكومة عباس الفاسي كوزير شكلي بدون حقيبة، "يتجرأ"، ويطلب لنفسه ترأس وزارة الداخلية في حكومة عبد الإله بنكيران ! بل إن مصادر مقربة من الحزب الذي يسهر على تشكيل الحكومة أسرت للموقع بأن العنصر لم يطلب هذه الوزارة في أول مرة تمت مفاتحته في توزيع الحقائب الوزارية، ليعود ويلح في مناسبة ثانية على أن يتولى هو نفسه رآستها، وهو ما فهم من ورائه رفاق بنكيران بأن الرجل تم الإيعاز له من جهة نافذة بأن يكون هو أي شخص آخر على رأس تلك الوزارة حتى يسهل الإشراف عليها من قبل الجهة التي ظلت تشرف عليها منذ أن استقل المغرب.

رقعة الشطرنج المتحركة

المعطى الثاني الذي يدفع إلى الاعتقاد بأن أغلبية بنكيران هي أشبه برقعة شطرنج بقطع متحركة، تجعل بنكيران كمن يلعب "الضامة بالخنافس" كما يقول المثل المغربي الدارج، هو تدبدب مواقف حزب "الاستقلال" وتراجع زعيم حزبه عباس الفاسي، في كل مرة عن تعهداته. وقد بدا لرفاق بنكيران أن الفاسي لايملك من أمره شيئا، عندما فرض عليه اقتراح كريم غلاب ليرشحه لرآسة مجلس النواب. فالكل يعرف أن الفاسي لا يكن الود لكريم غلاب الذي فرض استوزاره على الحزب في حكومة إدريس جطو. وحتى عندما عين الفاسي وزيرا أول عام 2007، كان الحزب يرجح كفة عادل الدويري على كريم غلاب للإستوزار، لكن رغبة القصر رفضت الدويري، وفرضت غلاب وزيرا داخل حكومة الفاسي. وقد سبق لغلاب أن أسر لبعض المقربين منه بأن وزيره الأول وأمين عام حزبه، كان أكثر الناس الذي يضعون له العراقيل داخل وزارته. ولمعرفة سبب قوة كريم غلاب وسبب تمسك القصر به، حتى تم فرضه رئيسا لمجلس النواب وهو صاحب الجنسية المزدوجة المغربية الإيطالية، يجب استحضار جنسية الشركات الكبرى التي استفادت من الصفقات الضخمة التي أبرمت في عهده في المجال الذي كان يشرف على تدبيره، وأغلبها فرنسية، لمعرفة مدى قوة نفوذ هذا اللوبي في تحديد مسارات السياسية الداخلية في المغرب.

لكن موقف عباس الفاسي، وحزبه سينكشف أكثر عندما تم الاتفاق على توزيع الحقائب، وأخبر بنكيران شريكه بأن حزبه يريد الاحتفاظ لنفسه بحقيبة النقل والتجهيز، وتعويض حزب "الاستقلال" عنها بحقيبة الفلاحة والصيد البحري. فطلب الفاسي العودة إلى حزبه لاستشارته، وفي اللقاء الثاني حمل الفاسي الاسم المقترح لوزارة الفلاحة والصيد البحري، مما فسر على أنه قبل المقايضة التي عرضها عليه بنكيران. لكن هذا الأخير سيفاجئ بدعوة مفاجئة لانعقاد اللجنة التنفيذية لحزب "الاستقلال" مساء الأحد الماضي. وحسب ما تسرب عن ذلك الاجتماع، بناء على مصادر متطابقة، فقد طالب الاستقلاليون، بالعودة إلى نقطة الصفر وإعادة النظر في كل ما تم الاتفاق عليه مع رئيس الحكومة المعين. وهنا أثيرت لأول مرة مسألة حرمان الحزب من تولي مناصب وزارية سيادية، ومسألة استرجاع حقيبة التجهيز والنقل. وهو ما اعتبره بعض المراقبين بمثابة ممارسة نوع من الضغط من قبل الاستقلاليين للحصول على تنازلات أكبر من قبل بنكيران. لكن، وحسب المعلومات التي استقاها الموقع من مصادر مطلعة، فإن الاستقلاليين إنما دفعوا من جهة ما للمطالبة بإعادة توزيع الحقائب كي يطالبوا بحقيبة وزارة العدل التي احتفظ بها حزب بنكيران واقترح على رأسها مصطفى الرميد، الذي يبدو أن جهات داخل حكومة القصر لاتريد أن يتولى هذا السياسي المشاكس وزارة حساسة مثل وزارة العدل. وحتى لايبدو أن القصر يتدخل بصفة مباشرة في تفصيل حقائب حكومة بنكيران، فقد تم الإيعاز لحزب محسوب على "دار المخزن" لفرض إرادة القصر وتصريف رغبته.

وكي لايظهر الاعتراض على الرميد، بأنه موقف شخصي من الرجل الذي سبق لوزارة الداخلية أن اعترضت، مباشرة وفي اجتماع رسمي مع قيادة الحزب، على توليه رآسة فريق حزبه النيابي، فقد يتم اللجوء إلى تعويم هذا الاعتراض بوضع فيتوهات أخرى شكلية على أسماء أخرى لتعويم الاعتراض المباشر على شخص مثل الرميد. وهكذا طرحت الصحف بعض الأسماء التي يقال بأن القصر أبدى اعتراضه عليها مثل محمد أوزين، وإدريس مرون عن حزب "الحركة الشعبية"، وكجمولة بنت أبي عن حزب "التقدم والاشتراكية"، وعبد القادر الكيحل وعبد الصمد قيوح وحمدي ولد الرشيد عن حزب "الإستقلال".

وإذا ما تأكدت هذه المعلومات، فإن الأحزاب الثلاثة "الإستقلال" و"الحركة الشعبية" و"التقدم والاشتراكية"، لن يجدوا غدا أي حرج في تقديم اقتراحات بديلة. لكن في حالة حزب "العدالة والتنمية"، فإذا ما تشبث القصر بموقفه الرافض لإستوزار الرميد فإن هذا الموقف سيضع بنكيران في موقف حرج، أمام حزبه أولا وأمام الرأي العام. فالرميد تم انتخابه من قبل المجلس الوطني لحزبه مثله مثل باقي الأسماء التي اقترحها الحزب. ويبدو أن هذا التمرين الديمقراطي داخل حزب "العدالة والتنمية"، أزعج الجهات التي ما زالت تريد أن تفرض إرادتها ولا تقبل من يفرض عليها إرادته حتى لو كانت تعبيرا عن إرادة ديمقراطية...

العودة إلى المربع الأول

ويبقى السيناريو المحتمل في حال تمسك رفاق بنكيران باستوزار رفيقهم الرميد، إما البقاء في حكومة تكشف ضعفهم، أو الاعتذار عن تشكيل الحكومة كما ترسمها جهات خفية تريد أن تبقى هي وحدها المتمسكة بخيوط اللعبة من وراء الكواليس، مما سيحتم الرجوع إلى المربع الأول لإعادة ترتيب الأوراق من جديد...لكن كلفة هذا السيناريو ستكون كبيرة على الصورة التي ما زالت تجتهد وعود الإصلاحات السياسية بتسويقها في الداخل والخارج...

وحتى الآن فإن ما يحصل في المغرب يعتبر امتحانا حقيقيا لصراع بين إرادتين سياسيتين، إرادة تسويق إصلاح سياسي للخارج والداخل، وإرادة سلطة تحكمية لاتريد إحداث قطيعة مع تصرفات ماضيها القريب.

source lakome

 

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L’émergence du mouvement du 20 février un des faits marquants de 2011

 

L’émergence du "Mouvement du 20 février", un rassemblement de jeunes d’obédiences idéologiques différentes, né dans le sillage des révoltes dans plusieurs pays arabes, pour réclamer des changements démocratiques au Maroc a été l’un des événements ayant marqué le Royaume tout le long de l’année 2011.

 
Mouvement contestataire, composé à l’origine de cyber-militants, tirant son appellation de la date des premières marches, pour revendiquer notamment l’instauration d’une monarchie parlementaire et l’adoption d’une constitution démocratique, ce rassemblement a pu, en effet, marquer sa présence sur la scène politique marocaine en occupant le terrain de la contestation de façon permanente.


Face à des partis dits d’"opposition" et à une classe politique "surprise" par les revendications de changement apparues dans la société marocaine à l’instar de nombreux pays du monde arabe, ce mouvement est arrivé à faire naitre l’espoir chez beaucoup de Marocains en créant une dynamique collective pour réclamer une vie digne, l’égalité et la justice sociale, la lutte contre la corruption et la fin du despotisme. 


S’estimant porteur des aspirations de la société, il n’a de ce fair pas cessé de manifester et d’organiser des marches, particulièrement les dimanches, à travers l’ensemble des grandes villes du Maroc pour maintenir la presión sur les autorités et réitérer l’exigence d’un changement  sur tous les plans (politique, économique, social et droit humains).  

 
Pour endiguer cette montée de "la colère de la rue", le roi du Maroc a réagi, moins d’un mois après le début de ces manifestations, sans précédent dans le pays, en annonçant le 9 mars une réforme de la constitution, adoptée le 1er juillet,  et en août une anticipation des élections législatives au 25 novembre dernier alors que celles-ci  étaient prévues pour l’automne 2012.


En réaction aux réformes proposées, le mouvement a lancé un appel au boycott de cette révision constitutionnelle en considérant que la nouvelle loi fondamentale ne répondait pas aux critères et aux principes et normes d’une monarchie parlementaire qui spécifie clairement une séparation des pouvoirs.


Le mouvement a également décidé d’appeler à la non-participation aux législatives dont est sorti vainqueur un parti islamiste, le Parti justice et développement (PJD, modéré) avec 107 sièges sur les 395 que compte la chambre des représentants (première chambre du parlement), à l’instar de la Tunisie et de l’Egypte.


La réforme de la constitution et la tenue des élections législatives événements salués par certains comme étant une importante évolution dans le système politique marocain puisque le souverain a abandonné une partie de son pouvoir  pour élargir ceux du chef de gouvernement, n’ont pas échappé à la critique des animateurs du mouvement qui ont estimé que les changements apportés étaient en deçà de leurs  revendications. 


Selon eux, la nouvelle constitution préserve toujours la prééminence du souverain sur la vie politique, juridique, et religieuse et n’a pas répondu à toutes leurs attentes.
Ils estiment également que les élections n’ont pas apporté les changements escomptés ni dans le système politique, ni dans la classe politique.

Sur la base de ce constat, le mouvement a réaffirmé sa volonté de continuer le combat jusqu’à la satisfaction de ses objectifs: dignité, liberté, démocratie, justice sociale et respect des droits humains pour l’ensemble des citoyenneset citoyens marocains.

 

L’apparition de ce mouvement à caractère politique et social a été, sans conteste, l’un des  facteurs ayant provoqué des changements dans les rapports entre gouvernants et gouvernés. Il a réussi à porter le débat dans la rue et - a fortiori - dans les cercles du pouvoir, dans les institutions et les médias durant toute l’année. Il a, aussi, permis à une grande partie du peuple marocaind’exposer ses sentiments par rapport à son vécu quotidien et d’expliciter clairementses attentes sur divers plans.


Les observateurs notent, cependant, que si le mouvement du 20 Février a pu exprimer les revendications de la société marocaine et a su résister aux coups qui lui on été portés (répression, manœuvres visant son éclatement), sa pérennité dépendra de sa capacité à maintenir la mobilisation de la population, entretenir la dynamique des revendications et, enfin, à fédérer les différents courants  qui le composent. (SPS)

source spsrasd

 

 

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Les chimères des exclus

Le cas d’Aziz Bourezgui, 38 ans

 

http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/themes/revolution-arabev2/player.php?videoId=8211
monde-arabe.arte

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 04:03

 

Une véritable délivrance de la rue à Bab Aldreb, Homs  en présence des observateurs arabes... Les soldats sont bien tranquilles !

 


 

 

 

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Ils doivent se rendre aujourd’hui à Idleb, Hama et Deraa (Syrie)

 Le «tout va bien» des observateurs arabes


 

 

 

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Des observateurs de la Ligue arabe le 23 décembre à Damas.
Des observateurs de la Ligue arabe le 23 décembre à Damas.

 

 

Au terme de son premier déplacement et à la surprise générale, la délégation des observateurs arabes en Syrie, par la bouche de son chef, le général soudanais, Moustafa Al Dabi, a trouvé la situation «rassurante».

 

La cinquantaine d’observateurs dépêchée, au début de la semaine en Syrie, par la Ligue arabe, pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans ce pays et vérifier si le plan de sortie de crise arabe a commencé à être appliqué par Bachar Al Assad, a poursuivi hier sa mission dans un climat d’extrême violence. Mais à la surprise générale, leur chef, le général soudanais, Moustafa Al Dabi, a trouvé la situation «rassurante» au terme de son premier déplacement mardi à Homs. «La situation paraît rassurante jusqu’à présent. Hier (mardi, ndlr), c’était calme et il n’y a pas eu d’affrontements. Nous n’avons pas vu de chars, mais nous avons bien vu quelques véhicules blindés», a-t-il déclaré à la presse, ajoutant qu’«il n’y a pas de raison de s’inquiéter outre mesure de la situation à Homs». M. Al Dabi a cependant admis que des enquêtes supplémentaires sont nécessaires.


La présence d’observateurs de la Ligue arabe à Homs n’a pourtant pas empêché le régime syrien de maintenir la pression sur ses opposants. Les autorités ont même tiré des grenades lacrymogènes et fait usage d’armes à feu pour disperser les quelques
70 000 manifestants qui s’étaient rassemblés dans les principales places de la ville pour dénoncer les «crimes» commis la veille par l’armée syrienne lundi. La déclaration pour le moins inattendue du général Al Dabi permet d’émettre deux hypothèses : ou les observateurs en question circulent mais ne voient rien ou bien alors les rapports alarmants sur la situation des droits humains en Syrie diffusés quotidiennement par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) sont faux. Mais pour tout le monde, si les observateurs arabes n’ont rien vu à Homs c’est parce que dès mardi matin, les chars de l’armée syrienne ont vite fait de quitter ce fief de la contestation. Cela s’est fait juste avant l’arrivée du général Al Dabi et de ses hommes.


Pour la petite histoire, la délégation a été prise à partie par des manifestants qui lui ont demandé de visiter le quartier sunnite de Baba Amr, où un grand rassemblement se tenait à quelques centaines de mètres là. Bien entendu, la délégation ne s’y est pas rendue. Comme quoi, il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Surtout lorsque celui-ci est chaperonné par les services syriens.

 

Al Dabi et ses hommes n’ont rien vu

Mais pour faire taire les critiques, le général Al Dabi a ordonné hier à une équipe de vingt observateurs de se déployer dans ce quartier. La population leur avait auparavant refusé l’accès en raison de la présence d’un officier de l’armée syrienne avant de les laisser y accéder. A ce propos, l’OSDH a dit «craindre que (...) les observateurs arabes ne deviennent les faux témoins des violations des droits de l’homme commises en Syrie», et quittent le pays sans avoir pu voir la réalité. La Russie, principal soutien de Bachar Al Assad, a d’ailleurs appelé son allié à donner un maximum de liberté à la délégation afin de «créer des conditions de travail aussi agréables et libres que possible».

 

Le Quai d’Orsay a, quant à lui, affirmé que les observateurs n’avaient pas pu «apprécier la réalité de la situation» en raison de «la brièveté de leur séjour» à Homs. Dans un geste de bonne volonté, le régime syrien a, indique-t-on, décidé de procéder à une nouvelle libération de personnes impliquées dans la contestation. Au total, 755 détenus ont été libérés hier, à condition «de ne pas avoir de sang syrien sur les mains», selon la télévision d’Etat.

 

En novembre, plus de 4300 personnes arrêtées avaient déjà été libérées. Quoi qu’il en soit, après Homs, les observateurs ont poursuivi leur mission. Les équipes de Moustafa Dabi vont se déployer dès aujourd’hui à Idleb, Hama, dans un périmètre de 50 à 80 km autour de Damas et à Deraa où 4 soldats ont été tués et 12 blessés dans une attaque armée. La veille, 13 civils avaient été tués à Homs, épicentre de la contestation.

source elwatan

 

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A quoi les observateurs de la Ligue arabe ont-ils accès en Syrie ?

 

Difficile de savoir exactement si les experts désignés par l'organisation peuvent aller et venir librement, rencontrer qui ils le souhaitent et ce sans l'interférence de proches du régime.

Alors que le Quai d'Orsay a mis en doute la possibilité que les observateurs aient pu "apprécier la réalité de la situation" à Homs en raison "de la brièveté de leur séjour", de son côté, le général Dabi, à la tête de la délégation a lui qualifié de "bonne" la visite de la ville.

Mercredi en tout cas des habitants de Homs ont pu emmener des observateurs voir le corps d'un enfant de cinq ans tué par balle le jour même par les forces de sécurité selon les témoins sur place. L'un des observateurs de la Ligue arabe – en gilet orange – prend des photos de l'enfant.


 

Un peu plus tôt, des habitants de la ville avaient voulu empêcher des observateurs d'entrer dans un quartier. Non pour s'opposer à leur mission mais pour dénoncer le fait qu'ils étaient accompagnés d'un membre de la quatrième division dirigée par Maher al-Assad, l'un des principaux responsables des massacres dans la ville.


 

 

Dans un témoignage recueilli par France Inter, un habitant de Homs s'en prend ainsi aux observateurs : "J'ai essayé de parler avec les observateurs, mais ils avaient une attitude négative, ils ont refusé de voir l'intégralité de notre quartier, je n'ai aucune confiance en eux. Ils n'ont rien vu. On a essayé de leur demander de venir avec nous pour voir que l'armée a accaparé certaines de nos maisons pour y dormir, et ils ont encore une fois refusé."

 

Dans cette vidéo, on peut voir des observateurs en gilet orange parcourir la ville mardi, interpellés par des habitants sans pour autant s'adresser à eux.

 

 

Mardi, au premier jour de leur visite, les observateurs s'étaient rendus dans le quartier de Bab Amro, touché la veille par la répression du régime: 


source tempsreel.nouvelobs.c

 

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 استمرار الاحتجاجات وانتشار المراقبين العرب في مناطق جديدة

 

 

افاد ناشطون سوريون ان 10 اشخاص قتلوا في مدن حمص وحماة وغيرها من المدن السورية رغم انتشار مراقبي جامعة الدول العربية في مناطق جديدة تشهد احتجاجات ضد حكم الرئيس بشار الاسد.

ووصل المراقبون الاربعاء الى مدينة حمص لليوم الثاني على التوالي ودخلوا حي باب عمرو، معقل المعارضة الرئيسي في المدينة، بعد ان رفض سكان الحي لقاء المراقبين في البداية بسبب مرافقة ضابط من الجيش السوري للمراقبين.

 

واعلن رئيس بعثة المراقبين مصطفى الدابي انه لم يشاهد حتى الان ما يثير الخوف مما اثار غضب المعارضين والمسؤولين الغربيين.

من جانب اخر اعلنت الحكومة السورية اطلاق سراح 755 من المعتقلين بسبب الاحتجاجات ممن "لم تلطخ ايايدهم بالدم" حسب وصف التلفزيون السوري.

واعلن نشطاء المعارضة ان 40 شخصا قتلوا خلال يومين رغم انتشار المراقبين العرب الذين من المقرر ان يتم انتشارهم الخميس في كل من درعا وريف دمشق وحماة وادلب بعد وصول دفعة جديدة منهم الى سورية.

"منشقون"

واعلن المرصد السوري لحقوق الانسان ان منشقين عن الجيش السوري قتلوا اربعة جنود على الاقل في محافظة درعا الاربعاء بينما سقط مزيد من المتظاهرين في حي باب عمرو في مدينة حمص وحماة وحلب.

وقال رئيس المرصد رامي عبد الرحمن لوكالة فرانس برس ان "بعض المراقبين دخلوا الى بابا عمرو في نهاية المطاف" وان اهالي بابا عمرو "طلبوا من رئيس اللجنة ان يدخل لمقابلة اهالي الشهداء والجرحى وليس فقط لمقابلة البعثيين".

وتابع انهم ناشدوا اللجنة الدولية للصليب الاحمر الدولي "تأمين علاج آمن للجرحى الذين اصيبوا في الايام الماضية وعددهم حوالى مئتين في بابا عمرو لانه يخشى ان يصبحوا في عداد الشهداء في مستشفيات الدولة".

وقال المرصد ان "اللجنة توجهت بعد ذلك الى حي باب السباع حيث نظم النظام فيه مسيرة مؤيدة" له، على حد قوله.

"وضع مطمئِن"

وكان الفريق مصطفى الدابي، رئيس بعثة المراقبين العرب إلى سوريا، قد قال في وقت سابق من اليوم في تصريحات لوكالة رويترز للأنباء "إن الوضع في مدينة حمص يبعث على الاطمئنان"

وأضاف: "كان الوضع في بعض المناطق المحدَّدة غير جيد، ولكن لم يحصل أي شيء مخيف على الأقل عندما كنَّا هناك. لقد كانت الأوضاع هادئة ولم تحصل أي صدامات."

وأردف بقوله: "لم نرَ أي دبابات، لكننا رأينا عددا من العربات المصفَّحة."

ومضى إلى القول: "تذكَّروا أنه كان اليوم الأول من مهمتنا، ولا يزال الوضع بحاجة إلى المزيد من التحقيق. نحن لدينا 20 فردا سيمكثون في حمص لفترة طويلة."

كما نقلت وكالة الأنباء الفرنسية عن الفريق الدابي قوله إن انتشار المراقبين في ثلاث مدن أخرى، وهي حماة وإدلب ودرعا، سيكتمل بحلول فجر الخميس. كما سينتشرون في منطقة نصف قطرها 80 كيلومترا حول العاصمة دمشق.

وانتقد عضو المجلس الوطني السوري المعارض اسامة المنجد اداء بعثة المراقبين العرب وقال انها "لا تمتلك اي تفويض وبلا سلطة ولا اسنان ولا يخشى النظام من وجودهم في سوريا وهو مستمر بنفس وتيرة القتل".

وقالت وزارة الخارجية الفرنسية ان المراقبين العرب لم يمكثوا الا فترة قصيرة في حمص للتمكن "من التحقق من الوضع" على الارض ولم يحولوا دون مواصلة حملة القمع في هذه المدينة.

وقال المتحدث باسم الوزارة "على المراقبين العرب العودة دون تأخر الى هذه المدينة والتمكن من التنقل بحرية في كافة احيائها ومن اجراء الاتصالات اللازمة مع كافة السكان".

"إخفاء المعتقلين

 

 

واتهمت منظمة هيومان رايتس ووتش اتَّهمت السلطات السورية بتعمد إخفاء المئات من المعتقلين عن أنظار المراقبين.

وقالت المنظمة المعنية بحقوق الإنسان إن المعتقلين نُقلوا إلى مواقع عسكرية يحظر على المراقبين الوصول إليها. وحثت المنظمة بعثة الجامعة العربية على الإصرار على تفتيش كل المواقع المستخدمة لاحتجاز المعتقلين.

وقال مسؤول أمني سوري في حمص للمنظمة إن الحكومة السورية نقلت ما بين 400 و500 معتقل من أحد مراكز الاعتقال في المدينة إلى أماكن أخرى، بما فيها مصنع قريب للصواريخ، وذلك عقب توقيعها على تفويض دخول المراقبين العرب.

وكانت منظمة الأمم المتحدة قالت مؤخَّرا إن 5000 قتيل على الأقل سقطوا منذ بدء الاحتجاجات ضد نظام الرئيس السوري بشار الأسد في الخامس عشر من شهر مارس/آذار الماضي.

لكن النظام السوري يقول إن أكثر من ألفين من عناصر الجيش والأمن والشرطة قُتلوا خلال هذه الفترة على أيدي "مجموعات إرهابية مسلَّحة"

 source bbc

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Paris conteste les conclusions des observateurs à Homs

 

Une image tirée d'une vidéo où l'on voit des manifestants à Homs, le 27 décembre 2011.Une image tirée d'une vidéo où l'on voit des manifestants à Homs, le 27 décembre 2011.

 

La France estime que les observateurs de la Ligue arabe, qui ont jugé « rassurante » la situation dans la ville syrienne de Homs, n'ont pas été en mesure d'apprécier la réalité de la situation en raison de la brièveté de leur déplacement.

« Quelques observateurs de la Ligue arabe ont pu être brièvement présents hier [mardi] à Homs. Leur présence n'a pas empêché la poursuite de la répression sanglante dans cette ville où des manifestations importantes ont été violemment réprimées, faisant une dizaine de morts », a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, lors d'un point de presse.

La France juge que les observateurs de la Ligue arabe doivent pouvoir retourner à Homs « sans délai », y circuler partout « librement » et y avoir « tous les contacts nécessaires avec les populations ».

« Habituée aux manoeuvres dilatoires du régime de Damas, la communauté internationale sera vigilante face à toute tentative de dissimulation ou de manipulation. » — Bernard Valero

Dès mercredi soir, les observateurs doivent se déployer à Deraa (sud), Idleb et Hama (nord), trois autres bastions de la contestation, ainsi qu'autour de Damas, selon le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, chef de la mission.

 

Nouvelles violences

Manifestant à HomsUn manifestant à Homs mercredi

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), organisme dont le siège est à Londres, a fait état de la mort mercredi d'un civil dans le quartier de Baba Amro à Homs, tué par les tirs des forces de sécurité, et de quatre soldats syriens pris en embuscade par des déserteurs à Deraa, berceau de la contestation.

La veille, le même organisme rapportait que 20 civils avaient été tués par les forces de sécurité, dont 8 à Homs, où des manifestations ont rassemblé quelque 70 000 personnes. Ces manifestations ont marqué le début de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, mission qu'ils ont entamée avec une visite à Homs.

Les forces de l'ordre syriennes ont fait usage de gaz lacrymogène et même de balles réelles contre les manifestants qui tentaient de rejoindre une place principale de Homs. Elles avaient, juste avant l'arrivée des observateurs, retiré les chars déployés dans les rues de la ville rebelle.

De son côté, le général Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi a qualifié de « bonne » la mission des observateurs à Homs. Il a déclaré que la situation à Homs est « rassurante jusqu'à présent », précisant qu'il était en route pour retourner dans cette ville afin de régler « des questions administratives avec les révolutionnaires ».

« Il y avait quelques endroits où la situation n'était pas très bonne. Mais il n'y avait rien d'effrayant, au moins lorsque nous étions là. Tout était calme et il n'y a pas eu d'affrontements », a déclaré Dabi.

« Nous n'avons pas vu de chars, mais nous avons bien vu quelques véhicules blindés [...] Mais rappelez-vous qu'il s'agissait juste de notre premier jour et qu'il faudra enquêter davantage. Nous avons 20 personnes qui resteront longtemps sur place. » — Général Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi

Le général a par ailleurs annoncé l'arrivée de 16 observateurs arabes supplémentaires. « D'autres observateurs vont arriver progressivement, jusqu'à couvrir toute la Syrie », a-t-il précisé. À terme, 150 observateurs doivent être déployés en Syrie.

La mission des observateursLe premier groupe d'observateurs de l'organisation panarabe a atterri dans la capitale syriennelundi soir et sera chargé de veiller à l'application du plan de sortie de crise. Il est composé de 50 experts civils et militaires, accompagnés par 10 membres du secrétariat de la Ligue, qui ont rejoint l'équipe arrivée jeudi dernier à Damas pour préparer le terrain.

Le 2 novembre dernier, Damas avait accepté le plan de sortie de crise proposé par la Ligue arabe, mais ne l'a jamais appliqué, traînant également des pieds pour accepter sur son sol les observateurs internationaux. Le plan prévoit notamment la libération de détenus, l'arrêt des violences, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.

Les experts de la Ligue arabe devront rendre compte de la situation sur le terrain, alors que l'Organisation des Nations unies estime que la répression a fait au moins 5000 morts depuis le début de la contestation du régime Al-Assad, à la mi-mars.

L'efficacité de la mission arabe est mise en doute par des opposants et militants syriens. Le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition au président Bachar Al-Assad, a demandé à l'ONU d'envoyer ses propres observateurs.

 

Le régime annonce la libération de centaines de détenus

Parallèlement à la mission des observateurs, la télévision publique syrienne a annoncé la libération de 755 détenus impliqués dans le soulèvement, mais qui n'ont « pas de sang sur les mains ».

La libération des manifestants fait partie des demandes de la Ligue arabe aux autorités syriennes, dont les observateurs sont chargés de vérifier l'application.

Au cours du mois de novembre, plus de 4300 personnes arrêtées dans le cadre de la répression ont été libérées par les autorités syriennes.

Les associations syriennes de défense des droits de l'homme et l'ONU chiffrent à plusieurs milliers le nombre des personnes arrêtées depuis le début du soulèvement populaire en mars.

 

Pas de preuve de la présence d'Al-Qaïda à la frontière avec la Syrie, selon le Liban

En outre, le premier ministre libanais a affirmé mercredi qu'il n'y a « pas de preuve » de la présence d'Al-Qaïda à la frontière libano-syrienne.

Des informations sur l'infiltration de militants du réseau en Syrie à partir du Liban, évoquées récemment par un ministre de son propre gouvernement, ont provoqué un tollé dans le pays.

En effet, le ministre libanais de la Défense, Fayez Ghosn, un prosyrien, a récemment indiqué que des membres d'Al-Qaïda s'étaient infiltrés, faisant passer des armes en Syrie à travers Aarsal, une localité sunnite frontalière de la province syrienne de Homs.

Dans un communiqué, le bureau du premier ministre a affirmé qu'en novembre, l'armée est entrée dans le village d'Aarsal après avoir reçu des informations sur la présence d'une personne qui serait liée à une organisation terroriste internationale. « Mais il n'y a pas eu d'information sur la présence de groupes organisés ou d'un groupe en particulier. Il n'y a pas de preuves indéniables de la présence d'Al-Qaïda à Aarsal », peut-on lire dans le communiqué.

source Radio canada

 

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L'autre scepticisme

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Les "États arabes" otages de leur "Ligue" : entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud

 

par Amar DJERRAD

 

Section I

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la « Ligue des États arabes » a pour objectif d’unifier la « nation arabe », de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.


Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. L’une "pro-occidentale" que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence - où les résolutions les plus importantes concernent la Palestine - on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël ; quoi que… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment unis les membres même lors de l’agression israélienne contre Ghaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce « lâchage » de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le « terrorisme » qui ne distingue pas ceux qui luttent pour la liberté et l’indépendance ; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d’aucune utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.


La géniale maxime anonyme, (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que « les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre » est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils « s’entendent », dans la même année, mais pour… autoriser l’agression par l’Otan de la Libye ; suspendre, sanctionner et menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le…ridicule et l’abaissement !


Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissé pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés ; que les ONG et les "journalistes" font dans l’espionnage ; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles ; que le FMI sert à ruiner et gager les pays ; que la presse dites « mainstream » se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion ; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.


La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 président du Togo à Kadhafi.


Quel autre moyen le plus sûr pour déstabiliser États arabes - qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens ! La Syrie reste le dernier « verrou » tenace pour sa résistance, dans la région.


L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe - après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali - est bien le Qatar en la personne de son Emir - ce vaguemestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, - et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie d’Erdogan, un nouveau ottoman, chargée de servir de base pour les actions armées et subversives.


Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique - car un carrefour entre le MO, l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique - puis tactique car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie ; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.


Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO - qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables - semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces « révoltes » incontrôlée - qui remettent en cause les fondements et structures politiques archaïques - dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres "contrôlées" pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement du grotesque « protection des populations civils ».


Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que « si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un… ». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le « Conseil de Coopération des États arabes du Golfe », qu’appui la Turquie d’Erdogan - qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements Occidentaux ; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger « idéologique » pour les monarchies ou « d’intérêts » pour le Grand Capital. D’où ce "Conseil" des « six pétromonarchies » - qui se voulait un « bloc commercial » - mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le « bureau politique » de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux "républiques". Et la Turquie ? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour un « sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

 

Section II

Par la Ligue, on se permet désormais d’exclure, de sanctionner et de menacer d’une intervention militaire étrangère, les États membres dont les politiques ne concordent pas avec les vues et objectifs de l’Occident sur la région, dont la prédominance d’Israël, conformément au projet du « Grand Moyen-Orient ». Ce projet, devant dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes, consiste à agiter les peuples – en mettant en conflit les arabes musulmans et les chrétiens, les musulmans sunnites et chiites, les ethnies - ensuite, recomposer dans le sens désiré. Le grand capital n’ayant pas de limite géographique ou morale considère le MO, d’un intérêt vital, région qu’il faut dominer par tous les moyens.


Il a été déployé un monstrueux dispositif d’endoctrinement et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies à savoir Aljazeera et Alarabia. Leur matraquage médiatique, a dérouté les plus éveillés. Beaucoup ont épousé leur cabale médiatique qu’a légitimé la Ligue du méprisant Amr Moussa et que semble aussi accepter l’autre nouveau égyptien Nabil Al-Arabi puisqu’il ne fait que lire ce qu’on lui présente sous l’œil du ministre Qatari des AE. Pour avoir encore plus de légitimité, on instrumentalise même la religion en obtenant la caution de Cheikhs réputés qui décrètent des "fatwas" scélérates rendant licites ou illicites les mêmes choses et comportements en fonction des objectifs attendus du pays concerné, en s’appuyant sur des interprétations orientées et calculées de certains préceptes de l’Islam, allant jusqu’à rendre licite l’agression de la Libye par l’Otan ou bien appelant carrément à un bain de sang en Syrie comme le fait l’imam sunnite syrien al-Aroor, réfugié en Arabie Séoudite. Voilà encore le sinistre Cheikh Al-Qardawi, le protégé de l’Émir du Qatar, l’auteur de la "fatwa" autorisant l’invasion de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, qui appelle maintenant les libyens à se… « réconcilier » en même temps qu’il autorise les « opposants syriens » à faire appel à l’Otan. Cet « Islam » là, modulable au gré des intérêts des puissants du moment et de leurs chimères, est bien étrange !


Dans cette offensive, on remarque bien que ce sont les régimes « républicains » réfractaire et pas les monarchies, que l’on vise pour les rendre au moins obéissants en installant des gouvernements composés souvent d’opposants, félons et renégats. Sinon des États dit « Islamiques » sous forme d’« Émirat » en soutenant les tendances rétrogrades, obscurantistes et violentes désignés par « terroristes islamistes », que l’occident dit combattre, mais qu’il instrumentalise, comme en Libye, selon ses désidératas.


Que constate-t-on en Libye ? Un CNT - installé par l’Otan « représentant légitime du peuple libyen » pour réinstaurer un État-lige - dans la panique et aux abois qui n’arrive pas à mettre en place un gouvernement représentatif et qui fait appel, à nouveau, à la « communauté internationale » pour l’aider à se débarrasser des mêmes rebelles qu’il a employés pour installer le chaos. Un CNT qui cherche à récupérer les cadres de l’ancien régime pour reconstituer un état et redémarrer car, impossible de le faire avec l’armée de miliciens ignorants que l’on a utilisé comme chair à canon pour détruire leur pays et qui sombrent dans le désœuvrement. Un CNT qui constate des Benghazi se retourner contre lui par des manifestants réclamant une “nouvelle révolution”. Des libyens, ayant vécu dans la Jamahiriya mieux que beaucoup d’européens par les facilités et les biens gratuits que permet le système, qui se retrouvent maintenant par leur perfidie et prétention en abattant l’ « nourricier », avec rien ; obligés de quémander la nourriture ou de s’adonner au pillage, au racket et au trafic d’armes. Un pays déstructuré et insécurisé aux mains de brigands et d’aventuriers qui ont tué des dizaines de milliers (entre 50 et 70 000 morts) de leurs compatriotes civils que l’Otan a aidés par les bombardements aux missiles. Un pays où le peuple, de tempérament vengeur et tribal, n’oubliera jamais le sang innocent versé et les viols commis. Un pays réduit à la mendicité et aux pénuries y compris d’argent après des dizaines d’années de vie dans l’aisance. Des milices au début "unies" mais qui maintenant, divisées, se font la guerre. Des « révolutionnaires » - composés de prisonniers libérés, de frustrés, d’ignares, de paumés - floués et livrés au pillage et à la rapine, qui deviennent une armée de chômeurs…en arme défiant la nouvelle autorité. Une autorité - composée en grande majorité d’opposants opportunistes et cupides, de tendances contradictoires sous tutelle de la NED/CIA et le MI6 ou de renégats - qui n’arrive pas à s’installer sur le territoire libyen à cause de l’insécurité et des attentats. Un pays ou les libyens, habitués au bien-être et au confort, ne sauront jamais faire le travail réservé à la main-d’œuvre immigrée qui représentait plus de 50 % de la population active ; oui comment demander à 2 millions de libyens de remplacer les 2 millions d’immigrés qui sont partis. Même les candidats à l’émigration ne s’y aventureront plus à cause de l’insécurité et des caisses vides. Un pays où l’on a cédé la place au désordre et où l’on a éveillé l’esprit de résistance avec la naissance d’un « Front de libération ». L’État libyen, avec ses institutions, est bien cassé et pour longtemps ! « Mais que croyaient ces zozos du CNT ? » disait Allain Jules. Citons aussi Félix Houphouët-Boigny « on n’apprécie le vrai bonheur que lorsqu’on l’a perdu ».


Dans le cas de la Libye, le sinistre Bernard-Henri Lévy « philosophe » du mal a été l’entremetteur chargé de faire sous-traiter par la France de Sarkozy cette « opération Libye » et la Ligue arabe servir de caution. Avant même que la Libye ne tombe, ce manipulateur sioniste franco-israélien avait déclaré, à l’Université de Tel Aviv, en compagnie de Tzipi Livni, « si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad ». Par affront, il a déclaré aussi lors d’une réunion du CRIF « c’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique, que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». Malgré les déclarations de Rasmussen, qui avait affirmé le mois d’octobre que l’alliance n’avait « … aucunement l’intention d’intervenir en Syrie… la seule façon d’avancer en Syrie … est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien… nous avons pris la responsabilité de l’opération en Libye parce qu’il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région…aucune de ces conditions n’est remplie en Syrie », les choses ont évolué autrement.


Nous revoilà en Syrie avec les mêmes tactiques, mensonges et diversions avec l’usage des mêmes méthodes et procédés ! C’est-à-dire : 1/ Faire infiltrer les manifestations pacifiques et légitimes par des groupes chargés de détourner les revendications en révoltes contre le régime tout en chargeant d’autres embusqués de tirer sur les manifestants ; en même temps on active les cellules dormantes de passer à l’action armée 2/ Imputer les exactions et crimes au « régime » en l’accusant de « tuer des civils qui manifestent pacifiquement ». 3/ Tromper les opinions en leur faisant croire à un régime « dictatorial, répressif » pour le faire condamner par la « communauté internationale ». 4/ Introduite auprès du CS des résolutions pour des sanctions économiques afin d’exacerber les choses et pousser le peuple à se révolter contre ses dirigeants. 5/ Faire admettre des « enquêteurs » et autres « journalistes » qui sont en fait des espions de guerre. 6/ Intervenir militairement sous des prétextes « humanitaire » en particulier « protéger les civils ». 7/ Instaurer le chaos. 8/ Créer une entité, en lieu et place du gouvernement composée d’éléments à leur solde 9/ Traduire les responsables comme des criminels de guerre devant un Tribunal Spécial.

 

Section III

Cependant, le monde a bien changé dans les relations politiques et économiques, dans les rapports de force avec la fin de la "guerre froide", dans les alliances stratégiques à cause surtout des crises et des contradictions que génère le capitalisme actuel fait de spéculations et d’injustices suscitant des conflits d’intérêts voire d’existence. C’est donc sans compter, cette fois, sur le double véto russe et chinois qui ne veulent pas s’y faire prendre comme en Libye où l’Otan a bafoué toutes les règles. Le même scénario en Syrie a d’autres portées autrement plus stratégiques car, il vise à resserrer le "noeud coulant" autour du puissant Iran en mettant en place, en Syrie, un « pont littoral » qui puisse servir à attaquer ce pays et par conséquent affaiblir irréversiblement la Russie et la Chine.


Il ne restait que « Ligue arabe » pour réaliser ce qu’ils n’ont pas pu faire passer par le C.S et faire, par cette pression, abdiquer ces deux puissances. L’objectif étant, par la Ligue, de mettre « au pas » tous les régimes présentant des obstacles à la politique hégémonique des lobbies financiers et industriels que soutiennent, par vassalité, les monarchies arabes et par nature, Israël. La Syrie étant l’obstacle primordial, il s’agit, pour l’Otan, de prêter main forte, par la Turquie, à l’insurrection armée - intégrée préalablement par des islamistes "djihadistes" et des mercenaires – en l’entrainant, l’armant puis en répandant de grandes quantités d’armes variées dans les régions en trouble, comme du temps de la guerre soviéto-afghane, plutôt que de réitérer la méthode désastreuse des frappes comme en Libye.


Le coup d’envoi a été donné à Deraa pour s’étendre à Homs puis à d’autres villes. On tend des embuscades aux éléments de l’armée et des services de sécurité tuant plus de 1100 ; leur armement est acheminé depuis la Turquie et la frontière libanaise. On assassine des centaines citoyens, des responsables civils, des intellectuels, des médecins, des commerçants (on parle de 5000). On viole les domiciles et kidnappe des citoyens pour des rançons. On détruit, incendie et sabote les infrastructures économiques comme les gazoducs, les usines et les voies ferrées. On réserve des camps sur le territoire Turc pour accueillir des mercenaires, essentiellement des « rats » libyens, dont-on a plus quoi faire, puis ériger avec quelques apostats et révoltés une « armée syrienne libre ». On "décrète", avec menace, une grève générale qui a échoué. On lance un appel au boycottage des élections locales, issues des nouvelles réformes, qui a aussi échoué au regard de la participation. On s’acharne à en faire une « guerre civile » pour neutraliser ce pays et laisser faire les prédateurs. Le Qatar s’engage une nouvelle fois à tout financer. On requiert, via la Ligue, des sanctions économiques.


Des sanctions qui semblent n’avoir aucune chance de faire plier le gouvernement syrien. D’abord, parce que 95 % des avoirs ont été rapatriés et en plus, ce sont les États arabes de la région qui pâtiront d’un éventuel boycott des produits syriens dont-ils dépendent en grande partie, mais qui ne représentent qu’une modeste proportion des exportations de la Syrie. La grande part est absorbée par l’Irak, qui refuse les sanctions et la Turquie qui se retrouve en situation de « l’arroseur arrosé » puisque les Turcs grognent déjà contre leur gouvernement pour les effets néfastes qu’ils commencent à sentir mais, le verdict vient de l’Iran qui annonce un important accord de libre-échange et d’investissements avec la Syrie ! Quant à l’embargo sur son pétrole, il a déjà trouvé preneur.


Ils continueront jusqu’à à la dernière carte à accuser trompeusement le gouvernement syrien des pires atrocités que commettent en réalité des terroristes à leur solde - selon les témoignages de journalistes indépendants, des délégations ayant visité la Syrie ou le reportage récent d’une agence américaine - contrairement aux soldats qui ripostent pour se protéger ou empêcher le chaos. Ils continueront avec leur "merdias" à travestir la réalité, à fabriquer des faits made Aljazeera, Alarabia, BBC arabic et France 24. Cependant, au regard de l’évolution des choses et devant le haut niveau de conscience des syriens, la puissance et l’expérience de leur armée qui n’a pas encore utilisé ses moyens et capacités, la modestie et la persévérance de leur président, les manifestations de masses contre l’ingérence et les décisions de la Ligue, le complot semble en phase d’échec.


Malgré cela, le gouvernement Syriens, a pris plusieurs mesures pour reformer les institutions et le régime dans le sens d’une démocratisation effective avec projet d’une nouvelle. Il s’emploie à s’ouvrir aux tendances par le dialogue, y compris avec « l’opposition à l’étranger », en leur proposant de régler pacifiquement la crise entre syriens « en Syrie » avec toutes les garanties, en acceptant même des médiateurs. Malheureusement, c’est sans compter sur les « décideurs/brigands », ceux qui jouent les grandes marionnettes, qui bloquent tout ce qui permet l’apaisement en incitant l’opposition à renoncer au dialogue et en avisant les groupes armés de ne pas déposer les armes.


Voilà que la Russie sonne le tocsin en mettant en garde contre toute velléité de déstabilisation ou de guerre contre la Syrie en même temps qu’elle annonce s’opposer à toute ingérence étrangère dans les affaires de ce pays. Elle y met les moyens en dépêchant son armada dissuasif dans la région afin « d’empêcher une guerre aux conséquences graves ». Lavrov met aussi en garde contre le langage par « les avertissements et les menaces » à l’endroit de la Syrie après avoir dénoncé, devant le conseil de l’OSCE, l’utilisation des résolutions des Nations Unies visant à « mettre fin illégalement » à des conflits et cette pratique du « deux poids, deux mesures ». La Chine prend le relais en annonçant s’opposer aux ingérences tout en déclarant soutenir toutes les initiatives qui permettent d’instaurer le calme et la stabilité. L’Inde fait de même à Moscou lors de la visite du PM Manmohan Singh. Mieux, selon Farsnews qui se réfère au bulletin du département d’État US (Europian Union Times), le président chinois aurait averti, devant son homologue russe et son premier ministre, que la seule voie permettant de stopper une intervention militaire américaine contre l’Iran est une action armée. « On fera la guerre même si cela déclenche la troisième guerre mondiale » aurait prévenu Jin Tao. Cet aboutissement est déjà signalé, en novembre, par le chef d’État-major général russe Nikolaï Makarov, lors de son intervention devant la Chambre civile (Kremlin). L’agence "Novosti" avait rapporté que ce général, en se référant à l’expansion de l’Otan en Europe de l’Est avec le bouclier antimissiles et le contexte post-Libye de pression sur la Syrie et l’Iran, avait lancé un message sans équivoque en affirmant qu’« il devient évident que le risque d’implication de la Russie dans des conflits locaux a augmenté… sous certaines conditions, les conflits régionaux risquent de dégénérer en conflits d’envergure avec un possible emploi d’armes nucléaires ». La messe donc est dite !


Tant que les Russes et les Chinois soutiendront la Syrie, les va-t-en-guerre n’auront aucune chance de réussir.

 

Au même moment les iraniens font atterrir, par une prouesse technologique hors-pair le drone-espion américain furtif de type RQ170 le plus sophistiqué ; sa destruction comme prévu en cas d’interception n’a pas réussi. Les USA, sonnés par ce revers, perdent ainsi un atout technologique majeur en le mettant "gratuitement" à disposition de l’Iran. Ils échouent aussi dans cet essai débile de création d’une « ambassade virtuelle » au « service » des iraniens pour mieux, en fait, espionner et manipuler.

 

Fin

Mais l’impérialisme n’est pas encore épuisé ses forces. Il essayera encore de réintroduire le dossier syrien auprès du CS via encore…la Ligue "arabe" avec d’autres ruses comme nous le constatons avec la sortie "émouvante" de l’ambassadeur de France à l’Onu, Gérard Araud - qui ressemble au "chant du cygne" - qui ose qualifier la situation syrienne d’ « épouvantable et d’effroyable » pour les 5000 morts en majorité tués par les groupes armés que la France soutient ; oubliant que son pays a participé aux massacres par l’OTAN des libyens et l’assassinat programmé de Kadhafi. Cette France suiviste sarkozienne divisée, stigmatisée qui redonne une image colonialiste par ses ingérences et actions de déstabilisation des États africain. Cette France qui sombre dans la récession ; qui paie des rançons aux terroristes. On s’essaye, par revanche, à déstabiliser, cette fois, la… Russie, en sautant sur l’occasion des élections, pour exacerber les mécontentements dus à quelques cas de fraudes. C’est la Clinton qui donne le coup d’envoi avec son « aspirations du peuple russe à espérer un avenir meilleur » à propos des manifestations. Mais le ministre russe de l’Intérieur Nourgaliev averti qu’il mettrait fin à « toute tentative d’organiser un événement non autorisé ». Vladimir Poutine lance - à propos des ONG russes, en particulier "Golos" que finance la NED et l’UE pour le recrutement de ses membres à travers les services Suédois – devant ses partisans « premièrement, Judas n’est pas le personnage biblique le plus respecté chez les Russes [en référence à la trahison], deuxièmement, ils feraient mieux d’utiliser cet argent pour payer leur déficit public et d’arrêter de dépenser de l’argent pour des politiques étrangères coûteuses et inefficaces ». La « Ligue arabes » osera-t-elle ce genre de réplique ? Qu’avaient répondu les arabes lorsque Martin Van Crevel, historien militaire israélien avait souhaité la « déportation collective » des palestiniens dans une interview ? Qu’elle est la répondre leur « Ligue », à la récente ineptie de l’idiot « utile » Newt Gingrich ex “speaker” de la Chambre des représentants, qui brigue l’investiture républicaine, à la déclaration, sur la chaine “The Jewish Channel”, par une inversion accusatoire, que le peuple palestinien est une « invention » et que les palestiniens « … faisaient partie de l’empire ottoman avant la création d’Israël » ? (Ce sot est diplômé en… histoire). Aux dernières nouvelles, il y aurait divergence entre les membres de la Ligue sur les mécanismes appropriés pour régler cette crise syrienne. Le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirat, le Bahreïn, le Koweït, la Tunisie et le CNT Libyen sont pour l’introduction du dossier auprès du CS alors que l’ Égypte, l’Algérie, le Liban, l’Irak, Oman et le Soudan sont pour le dialogue entre syriens.


Enfin, l’Occident est bien au bord d’une crise majeure, conséquence de son capitalisme sauvage sans limites, qui martyrise les populations de la planète, où l’homme est une marchandise. On observe une tendance vers un effondrement spectaculaire de son économie sous les poids de ses défaites militaires et de ses crises économiques internes, mais aussi de son immoralité. Le monde de la finance se retrouvant agonisant, il se débat, telle une bête blessée, en voulant s’en sortie au détriment des autres États en piétinent toutes les règles internationales et morales. Il veut faire payer, comme toujours, aux peuples les crises qu’il engendre.


Ce qui se déroule dans le monde arabe a été planifié par les américano-sionistes, comme 1ère étape, pour trouver une sortie de crise. Pour eux, il n’y a de morale qui n’intervienne que pour l’exiger aux autres. Ce sont des criminels qui s’habillent d’oripeaux élogieux – droits de l’homme, liberté et démocratie - pour faire croire en une quelconque vertu afin de mieux tromper les consciences et spolier. Leurs prétentions les aveugles au point où ils perdent la raison. « On passe sa vie à vouloir atteindre un objectif, à courir après des rêves, à croire qu’obtenir ce que l’on veut nous ouvrira les portes du bonheur. Mais ça ne se passe pas ainsi. C’est le chemin qui fait l’existence, pas l’aboutissement… dit Jorge Molist (Le Rubis des Templiers).


Pourtant, la déstabilisation d’une région entière, carrefour de trois continents, aurait des retombées catastrophiques sur tous les pays. Ce n’est rentable à personne ; ni aux pays de la région, ni aux EU, ni à l’Europe, ni à la Russie, ni à la Chine encore moins à Israël que l’on croit protéger. Un embrasement sera fatal aussi aux monarchies. Les islamistes salafistes ou les terroristes d’Al Qaida ou autres mercenaires que l’on croit dompter et instrumentaliser par l’argent, qu’appui des Cheikhs opportunistes, ne seront d’aucun secours dans le cas d’une guerre totale.


Faudra-t-il une autre guerre mondiale à cause de quelques trusts et cartels puissants qui s’évertuant à vouloir dominer le monde par la force ? L’humanité ne donne pas d’exemple de réussite de cette nature.


Quand on sait que les monarchies du golfe, qui dirigent cette Ligue, sont déjà sous la protection des EU, de quelle autre mission est chargée alors cette Ligue si ce n’est de contrôler les faits et gestes des pays membres récalcitrants pour dominer cette région. Surprise de dernière minute, la Russie introduit un projet de résolution, qui s’apparente à un contre-pied aux occidentaux, condamnant les violences des « deux côtés » ainsi que les ingérences, exigeant l’apaisement et le dialogue entre et les syriens. Ce projet, qui ne demande pas l’éviction de Bachar, a mis dans l’embarra les occidentaux qui veulent apporter des "modifications" mais aussi la Ligue « arabe » qui a …reporté ses « décisions » certainement, par subordination, pour voir vers où penche le rapport de force.

À notre sens, certains pays arabes doivent en urgence se retirer de cette funeste « Ligue », qui devient plus un attrape-nigaud qu’un bouclier de protection. Il leur sera plus avantageux, à l’avenir, de se regrouper en pôles régionaux d’intérêts communs, sur des bases réelles c’est-à-dire économiques, culturelles et de défense que sur une base « identitaire » chimérique, contre-productive comme on le constate.


Il est certain qu’avec l’axe Russie-Chine-Iran-Syrie-Liban, qu’appuieront les autres États du « BRICS », les complots en cours ou en gestation seront un coup d’épée dans l’eau et qu’en lieu et place du « Grand Moyen Orient » planifié par les EU, c’est un « Nouveau Moyen Orient », à l’opposé de celui espéré, qui surgira pour un autre ordre mondial basé sur d’autres règles, d’autres principes !

par Amar DJERRAD

source legrandsoir

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 02:23
Petites rivalités, grandes manœuvres


 

 

Consensus toujours introuvable et possibilité de constitution de deux listes soutenues par la direction sortante

 

«L’UGTT doit jouer un rôle d’acteur, de vigie et d’accompagnateur du processus démocratique», affirment les congressistes

 

 

Les travaux du 22ème congrès ordinaire de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) se sont poursuivis hier à Tabarka par la discussion des rapports moral et financier présentés lundi. Les intervenants dans le cadre du débat général ont unanimement appelé à repenser le rôle de la première centrale syndicale en Tunisie qui a été un acteur dans tous les événements majeurs de l’histoire contemporaine du pays.

 

Rappelant que plusieurs unions régionales et syndicats généraux ont soutenu activement les manifestants contre le régime de Ben Ali au plus fort de la révolution contre l’avis de la direction de l’organisation, plusieurs intervenants ont affirmé que l’UGTT doit retrouver son rôle de contre-pouvoir. « Il y a une année, des syndicats militants comme ceux de l’enseignement secondaire, de la santé et de la poste avaient apporté un précieux soutien aux manifestants de Sidi Bouzid et Kasserine et accentué la pression sur le régime de Ben Ali qui a fini par s’effondrer comme un château de cartes.

 

C’est d’une organisation syndicale forte et indépendante vis-à-vis du pouvoir que la Tunisie a aujourd’hui besoin », a martelé Mongi Ben M’barek, secrétaire général de la fédération de la poste et des télécommunications. Et d’ajouter : « Notre organisation doit désormais jouer le rôle d’acteur et accompagnateur de du processus démocratique en cours. Bref, elle doit constituer un véritable contre-pouvoir».


De son côté, Slaheddine Mezni (fédération de la poste) a noté que «les organisations de la société civile comptent sur l’UGTT pour qu’elle joue le rôle de vigie contre toute dérive autoritaire du nouveau pouvoir», tout en reprochant à la direction sortante de l’organisation de s’être désolidarisée des manifestants de Sidi Bouzid.

 

Solidarité renforcée

 

Réagissant à ces critiques, le secrétaire général sortant de l’organisation, Abdessalem Jerad, a rappelé que nul n’est infaillible. « Critiquez la direction. Tout le monde peut se tromper. Mais ne portez pas atteinte à l’unité de l’organisation», a-t-il déclaré.

Malgré ces petites rivalités entre les syndicalistes qui étaient proches de l’ancien régime, notamment les membres de la direction sortante, et les partisans de l’indépendance de l’organisation, les attaques répétées contre l’UGTT semblent avoir renforcé la solidarité entre les diverses tendances qui traversent l’organisation. .

 

Plusieurs intervenants ont, en effet, appelé à défendre l’organisation contre les attaques dont elle fait l’objet. «Les syndicalistes doivent placer leurs divergences entre parenthèses pour pouvoir contrer les campagnes de dénigrement visant à affaiblir leur organisation », a indiqué Naceur Zeribi (syndicat de l’enseignement secondaire). Même son de cloche chez Mohamed Chaâbane ( union régionale de Sfax) a noté que l’UGTT qui a été de tous les combats pour les libertés et la justice sociale malgré quelques dérives restera une citadelle imprenable.

 

Boubaker Metir (union régionale de Zaghouan) a, quant à lui, appelé à privilégier le consensus et l’intérêt général de l’organisation qui a un devoir moral vis-à-vis du processus de démocratisation et des travailleurs.

 

Consensus introuvable

 

Sur le plan électoral, le flou règne toujours sur la composition des listes qui entreront en lice pour les sièges du Bureau exécutif d’autant plus que près de 64 candidats restent dans la course électorale. La liste consensuelle soutenue par la direction sortante ne s’est pas encore précisée Elle compte encore une vingtaine de noms pour treize postes à pourvoir seulement. Selon les indiscrétions, le secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique sortant Moncef Ezzahi a été exclu de cette liste. Par contre, les trois autres secrétaires généraux sortants (Mouldi Jendoubi, Hassine Abbassi et Belgacem Ayari) bénéficient du soutien d’une partie importante des congressistes.

 

Outre ces trois membres sortants du Bureau exécutif, d’autres candidats ont de fortes chances de figurer dans la liste consensuelle Il s’agit, notamment, de Noureddine Tabboubi ( secrétaire général de l’union régionale de Tunis) Mohamed Msalemi (secrétaire général de l’union régionale de Ben Arous, Sami Tahri (secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire) Anouar Ben Gueddour (membre de la fédération de l’enseignement supérieur) et des deux membres de l’Union régionale de Sfax, Hédi Jemaâ et Abdelkrim Jrad.


Les difficultés que connaît la constitution de cette liste consensuelle pourraient conduire à la constitution d’une deuxième liste soutenue par la direction sortante.

Une autre liste devrait être constituée par « l’opposition syndicale», dont une partie s’est regroupée au sein d’un courant baptisé «L’entente syndicale démocrate et militante». Aux dernières nouvelles, cette liste se composerait, entre autres, de Radhi Ben Hassine (ancien membre du Bureau exécutif de l’union régionale de Tunis) Jilani Hammami (ancien secrétaire de la fédération des télécommunications), Fraj Chebbah et Taïeb Bouaïcha (anciens dirigeants du syndicat de l’enseignement secondaire).

Les travaux du congrès se poursuivront aujourd’hui par la discussion des motions avant de s’achever par les élections qui concerneront le Bureau exécutif, la commission nationale du règlement intérieur et la commission du contrôle financier.  

 

par Walid Khefifi


   

           

Dans les coulisses

 

 

Appel à la révision de l’accord d’association avec l’UE

Le porte-parole du congrès Abid Briki a déclaré, lundi soir, que «les syndicalistes appellent à la révision de l’accord d’association conclu entre la Tunisieet l’Union européenne (UE) et des conventions signées par le précédent gouvernement entre la Tunisie et les Etats-Unis. «Les accords singés avec l’Europe et les Etats-Unis ont été préjudiciables pour la Tunisie, et pour les travailleurs en particulier », a –t-il précisé.


 

23 candidats à la commission du règlement intérieur

Vingt-trois syndicalistes ont présenté leurs candidatures pour la commission nationale du règlement intérieur. Le nombre de candidats à la commission du contrôle financier a, quant à lui, atteint dix-sept.

 

 

Abdelmajid Sahraoui, candidat de la région du Sahel

Les congressistes de la région du Sahel ont tenu lundi soir une réunion dans l’hôtel abritant les travaux du congrès. Ils se sont mis d’accord sur le soutien de la candidature de Abdelmajid Sahraoui, actuel secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs du Maghreb Arabe (USTMA)

 

 

5 candidats du syndicat de l’enseignement secondaire

Le syndicat général de l’enseignement secondaire qui compte plus de 60.000 adhérents et 66 délégués au congrès est la structure intermédiaire qui a présenté le plus grand nombre de candidats au Bureau exécutif. Cinq candidats, dont Sami Tahri et Taïeb Bouaïcha, sont en effet des dirigeants de ce syndicat connu pour sa combativité.

 

 

Le coût du congrès s’élève à 300 mille dinars

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des finances, Mohamed Saâd, a précisé que le coût global du 22ème congrès s’élève à environ 300.000 dinars. Ces dépenses couvrent notamment, selon lui, les frais d’hébergement et du transport des congressistes.

M. Saâd a également noté que l’UGTT a compté sur ses propres moyens financiers pour l’organisation de ce congrès.

 

 

Le PCOT n’a pas encore choisi son candidat

Le Parti Ouvrier Communiste Tunisien (POCT) n’a pas encore choisi définitivement son candidat au Bureau exécutif de l’UGTT. Alors que la direction du parti soutient la candidature de Jilani Hammami, ex-secrétaire général de la fédération de la poste et des télécommunications, les syndicats généraux soutiennent plutôt la candidature de Hefaïedh Hefaïedh, ancien dirigeant du syndicat de l’enseignement de base.

 

 

Hamadi Jebali envoie un télégramme de félicitations

Le nouveau Premier ministre, Hamadi Jebali a adressé aux congressistes un message de félicitations dans lequel il a souhaité la réussite des travaux du congrès et rappelé le rôle de premier plan qu’a joué l’organisation dans la révolte contre le régime de Ben Ali. Le chef du gouvernement a fait savoir par ailleurs que « l’UGTT ne ménagera aucun effort pour contribuer à relever les défis qui se posent à l’échelle nationale, à réaliser les aspirations légitimes du peuple Tunisie », tout en invitant l’organisation syndicale à « placer l’intérêt du pays au dessus de toutes les considérations».

 

 

70 millions de dinars de revenus

Les revenus de l’UGTT ont atteint 70 millions de dinars durant la période 207-2011. Ces ressources proviennent essentiellement des adhésions (60%) et de la location des locaux de l’organisation et des bénéfices dégagés par la société d’assurances AMI, propriété de l’organisation. Les dépenses ont atteint, quant à elles, 69 millions de dinars. Ce montant a été dépensé notamment dans la construction d’un nouveau siège central pour un coût de 20 millions de dinars, les salaires de quelque 538 employés permanents, le renouvellement du parc automobile et les aides accordées aux travailleurs licenciés pour des raisons économiques ou techniques.

 

 

Les femmes syndicalistes protestent

Les femmes syndicalistes qui participent au congrès ont protesté hier contre la misogynie qui a marqué, selon elles, les travaux des trois premières journées. Ces protestations ont eu lieu quand un grand nombre de congressistes ont quitté la salle où se déroulait le débat général quand une déléguée femme a pris la parole.

 

source letemps.


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Démarrage des opérations de vote pour l'élection du nouveau bureau

exécutif de l'UGTT et des deux commissions nationales


 

TABARKA (TAP) - Les opérations de vote pour l'élection du nouveau bureau exécutif de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et des deux commissions relatives respectivement au règlement intérieur et au contrôle financier ont démarré, mercredi soir, dans une ambiance marquée par l'attachement des congressistes à l'indépendance de l'organisation ouvrière et de son action militante.

 

Cinquante candidats syndicalistes, dont sept femmes sont en lice pour les 13 mandats électifs au bureau exécutif de l'UGTT, alors que seize membres se sont présentés pour les cinq postes à pourvoir à la commission nationale de contrôle financier.

Pour la commission nationale du règlement intérieur, qui se compose de cinq membres, vingt deux candidats sont en lice.

Les candidats se sont présentés dans le cadre de trois listes, respectivement la liste dite "consensuelle" qui intervient suite à un consensus entre les régions et les secteurs. La deuxième dénommée "liste pour la défense de l'indépendance de l'UGTT" intègre certains noms cités dans la liste "consensuelle" en l'occurrence, MM. Houcine Abbassi, Noureddine Tabboubi, Kamel Saad, Anouar Ben Gaddour.

Cette liste plaide en faveur de la rupture avec les mauvaises pratiques de l'ancien régime, en recourant à des candidats indépendants et à des membres syndicalistes qui étaient auparavant écartés du bureau exécutif, à l'instar de Abdelmajid Sahraoui.

S'agissant de la troisième liste, elle englobe des figures réputées pour leur tendance de Gauche (Jilani Hammami) et nationaliste (Hassen Ouederni).

D'autres candidats se sont présentés à titre individuel et indépendant.

source : Tap

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Trois listes concurrentes au congrès de l’UGTT

 

Le 22ème congrès de l’UGTT se termine aujourd’hui par l’adoption des pétitions et l’élection du nouveau bureau exécutif. 38 noms restent en compétition pour les 13 sièges du bureau exécutif. Plus de vingt-cinq candidats ayant retiré leurs candidatures.

Les candidats encore en lice se répartissent entre trois listes. Il s’agit, d’abord, de la liste dite consensuelle, qui a été élaborée par 17 régions et près de 15 secteurs. Sa composition inclut trois membres de l’exécutif sortant (Hassine Abbassi, Mouldi Jendoubi et Belgacem Ayari), Noureddine Taboubi, Secrétaire général de l’Union régionale de Tunis, Mohamed Msalemi et Bouali Mbarki, de l’union régionale de Ben Arous, Sami Tahri, Secrétaire général de l’enseignement secondaire, Anouar Ben Gaddour, membre du Syndicat national de l’enseignement supérieur, les deux membres de l’Union régionale de Sfax, Abdelkrim Jrad et Samir Cheffi, Kacem Afaya, Secrétaire général de la fédération de la Santé, Kamel Saâd, Secrétaire général du Tourisme et Hfayedh Hfayedh, Secrétaire général de l’enseignement primaire.

Cette liste a les faveurs des pronostics dans la mesure où elle émane des grands secteurs et autres régions influentes au sein de l’UGTT à l’image des secteurs de l’enseignement primaire et secondaire, de la santé, du tourisme, ainsi que des régions de Tunis, Sfax et Ben Arous.
Cette liste ne comprend toutefois pas le nom d’une femme dans la mesure où les débats consensuels étaient très serrés et n’avaient pas débouché sur l’accord autour d’un nom féminin parmi les 13. L’absence d’unité dans le camp féminin n’a pas aidé à forcer la main des régions et des secteurs lors des négociations.

Une deuxième liste circule, en se présentant également comme ‘la liste consensuelle’. Elle est prêtée au clan d’Ali Ben Romdhane. Elle comporte huit noms de la liste consensuelle (Abbassi, Jendoubi, Msalemi, Taheri, Ben Gaddour, Taboubi, Saâd et Cheffi). Elle écarte cinq noms (Ayari, Mbarki, Jrad,Afaya et Hfayedh). Elle les remplace par cinq autres (Monaâm Amira, Moncef Ezzahi, Hédi Ben Jemaâ, Tahar Karbari et Hédi Ghodhbani).

Une troisième liste est aussi en course mais se démarque toutefois de la liste ‘officielle’, tout en gardant quelques noms. Elle se réclame plutôt comme un front de tous les contestataires au sein de l’UGTT (l’entente syndicale démocratique, commission de la femme ouvrière, etc.). Cette liste réunit Mouldi Jendoubi, Hassine Abbassi, Mohamed Msalemi, Anouar Ben Gaddour, Sami Taheri, Hfayedh Hfayedh, Kacem Afaya, Abdelmagid Sahraoui, Fraj Chabbah, Naima Hammami, Najoua Makhlouf, Samir Cheffi et Taieb Bouaycha.

Au rythme où vont les choses dans ce congrès, les élections du nouveau bureau exécutif ne seront entamées qu’en fin d’après-midi, voire en début de soirée. Les résultats ne seraient déclarés qu’à l’aube. 

Les observateurs constatent que sept ou huit noms sont présents pratiquement sur toutes les listes. Ils formeront l’ossature du nouveau bureau exécutif. Il y aurait aussi un consensus autour du nom de Hassine Abbassi pour le poste de Secrétaire général. Mais tout sera tributaire du résultat sortant des urnes.

source businessnews

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 19:02

Une entrevue bien affable... Questions et réponses s'enchaînent dans un rythme pur pour ne pas dire immaculé ...  Aucune contradiction… Pas la moindre hésitation…. Absence de tout événement, de toute nouvelle…. Une scène triste occupée par deux acteurs aimables, mais noyés dans une double langue de bois…

Préparé ou non, ce genre de rapport entre médias et gouvernements m'inquiète... NBM

 

 

Entrevue du nouveau PM islamiste par l'ex Tv7

 

 

 

 

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De quel pouvoir disposent les islamistes ?

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L'Assemblée nationale constituante au Palais du Bardo (Thierry Brésillon)

Lundi 26 décembre, Hamadi Jbali, le nouveau Premier ministre tunisien, a officiellement succédé à Beji Caid Essebsi. Désigné le 14 janvier par le nouveau président de la République, Moncef Marzouki, il a dévoilé son gouvernement le 20 décembre, obtenu la confiance de l'Assemblée constituante vendredi 22 avec une majorité de 154 voix sur 217 (38 voix contre), prêté serment samedi. Il siège désormais à la Kasbah.

Le gouvernement de coalition que les islamistes d'Ennahdha forment avec la gauche nationaliste du Congrès pour la république (CPR) et les sociaux-démocrates d'Ettakatol est donc désormais au pied du mur et pourra, à partir de maintenant, être jugé sur ses actes.

Quelle répartition des pouvoirs ?

La définition de l'Organisation des provisoires des pouvoirs publics (l'OPP), c'est à dire une quasi-constitution temporaire pour définir les prérogatives des différentes institutions, dont celle de l'Assemblée constituante pour l'adoption de la constitution, a été le premier chantier de l'Assemblée constituante, et avant cela l'objet d'intenses tractations entre les trois partis de ce qu'il est convenu d'appeler la troïka (Ennahdha, CPR, Ettakatol).

Une première version déséquilibrée

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Une manifestante devant le Bardo, 1er décembre. (Thierry Brésillon)

Dans une première version, le président de la République n'avait aucun autre pouvoir réel, le gouvernement était investi à la majorité absolue mais ne pouvait être renversé qu'avec une majorité des deux tiers des membres, le Premier ministre pouvait se voir confier des pouvoirs législatifs en cas de circonstances exceptionnelles non précisées, il pouvait nommer le directeur de la Banque centrale et présidait (sans vote) le conseil supérieur de la magistrature.

Par ailleurs, la constitution pouvait être adoptée, en deuxième lecture à la majorité absolue.

Tous les leviers du pouvoir, y compris celui d'adopter la constitution, étaient donc entre les mains de la majorité et le gouvernement était quasiment indétrônable.

Cette proposition a suscité dès sa publication, le 26 novembre, un tollé au sein des partis de la coalition comme dans l'opposition qui a agité la menace d'une « nouvelle dictature ». Les désaccords se sont manifestés au sein même d'Ennahdha. La version adoptée a été infléchie sous la pression.

En revanche, la durée du mandat de la Constituante, et donc de cette période provisoire, n'a pas été limitée.

Au président de le République, le pouvoir du verbe

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Moncef Marzouki, lors d'une conférence le 26 octobre. (Thierry Brésillon)

Le président de la République a les fonctions classiques d'un chef d'Etat, plus un rôle dans l'élaboration de la politique étrangère et dans les nominations aux hautes fonctions diplomatiques et militaires, en concertation avec le Premier ministre.

Dans la pratique, Moncef Marzouki semble vouloir exercer le pouvoir du verbe et du symbole pour définir les priorités, pour donner du sens aux événements et restaurer une certaine image de l'Etat auprès des Tunisiens.

Le Premier ministre : pivot de l'exécutif

Le Premier ministre dispose, seul, du pouvoir réglementaire (les ministres ne peuvent signer seul de réglement) et peut donc prendre des décisions indépendamment d'une loi et avec une simple information du président de la République.

Il détient tous les pouvoirs de nomination (en dehors de ceux qu'ils partagent avec le Chef de l'Etat).

Il est responsable devant l'Assemblée Constituante puisque le gouvernement peut être censuré à la majorité absolue des membres (une hypothèse envisageable si le CPR et Ettakatol renversent leur alliance). Toutefois, le Premier ministre peut modifier seul la composition et la configuration de son gouvernement sans repasser devant l'Assemblée constituante.

Des rééquilibrages obtenus sous la pression

Le directeur de la Banque centrale est choisi en concertation avec le Président de l'Assemblée Constituante et le Président de la République.

Les conditions exceptionnelles auxquels le pouvoir législatif peut-être délégué ont été définies et encadrées et la délégation est attribuée conjointement au Président de la Constituante, au Président de la République et aux Chef du gouvernement.

La constitution sera adoptée article à la majorité absolue, et intégralement à la majorité des deux tiers, et soumise référendum en cas d'absence de majorité. Ce dispositif devrait éviter les blocages tout en incitant à la recherche d'un consensus.

Les ministres issus de l'Assemblée pourront continuer à y siéger, mais n'auront pas le droit de vote pour la loi de Finance et les motions de censure.

A noter qu'il a fallu une forte mobilisation pour que le code de statut personnel, qui garantit les droits des femmes dans le domaine familial, soit inscrit dans la liste des lois organiques qui ne peuvent être modifiées qu'à la majorité absolue (et non des deux tiers, comme envisagé au départ) des membres de l'Assemblée (et non des présents, comme pour les lois ordinaires, ce qui aurait permis en pratique une modification par un tiers des députés).

Quel gouvernement ?

La composition du gouvernement fait, sans surprise, une place assez large à Ennahdha qui détient 30 des 42 portefeuilles. Il s'est attribué les Ministères névralgiques pour le contrôle de l'Etat et les grandes orientations économiques. Notamment :

  • l'Intérieur : Ali Layaredh, qui a subi les pires sévices de la part de l'administration qu'il va diriger ;
  • la Justice : Noureddine Bhiri
  • les Affaires étrangères : Rafik Ben Abdessalem, dont la compétence en matière de relations internationales n'est pas contestée, mais dont les liens familiaux avec le Président d'Ennahdha, Rached Ghannouchi (c'est son gendre) font tiquer.
  • les Droits de l'homme et Justice transitionnelle : Samir Dilou,
  • l'Enseignement supérieur : Moncef Ben Salem, déjà critiqué par le monde universitaire pour la faiblesse de son cursus universitaire et des prises de positions contre Habib Bourguiba (qu'il accusait d'être juif, dans une vidéo dont il s'est démarqué depuis) ou contre un des auteurs phares de la littérature tunisienne, Ali Douagi.
  • l'Industrie et le Commerce.
  • le Développement régional.
  • l'Agriculture.

Le CPR, qui espérait se voir attribuer l'Intérieur et la Justice, hérite finalement de :

  • la Réforme administrative : Mohamed Abbou
  • les Domaines l'Etat (ces deux positions clés pour lutter contre la corruption),
  • le ministère de la Femme : Sihem Badi (élue en France)
  • la Formation professionnelle (cruciale dans la lutte contre le chômage).

Ettakatol détient des portefeuilles dont l'importance n'est pas négligeable :

  • les Affaires sociales, Khalil Ezzaouia (n° 2 d'Ettakatol)
  • l'Education (très disputé),
  • le Tourisme,
  • les Affaires de malversations
  • les Affaires européennes (secrétaire d'Etat)
  • la Réforme du ministère de l'Intérieur (secrétaire d'Etat).

D'autres portefeuilles, détenus par des indépendants, sont également observés de près.

  • Le ministère de la Défense reste entre les mains d'Abdelkrim Zbidi, titulaire du poste depuis le 27 janvier 2011.
  • Le ministre des Affaires religieuses revient à Noureddine Khadmi. Formé à l'Université tunisienne de la Zitouna, il a fait sensation en appelant dans l'un de ses au Jihad pour libérer la Cisjordanie, il a également rappelé que « le voile est une obligation en islam, il n'y a aucun doute sur ce point », il passe pour un radical et ses liens avec l'Arabie saoudite laisse présager d'une plus forte influence orientale et wahhabite sur l'islam tunisien.

     

  • Le ministre des Finances est confié à Hocine Dimassi, issu de l'UGTT (choisi à la dernière minute pour remplacer Kahaym Turki, d'Ettakatol, impliqué dans un contentieux avec la société émiratie qui l'employait récemment).
  • Le ministère de la Jeunesse et des sports à été confié à un ancien joueur de football et consultant sportif pour la chaine Al jazira, Tarek Dhiab, qui doit plus sa nomination à sa popularité qu'à son expérience. Il s'est déjà fait remarqué en expliquant qu'il ne fallait pas nommer une femme à son poste qui exige force et ténacité.

Au total, le gouvernement ne compte que trois femmes (ministères de la Femme, de l'environnement, secrétariat d'Etat à l'équipement et à l'habitat).

Beaucoup de ministres n'ont qu'un CV assez mince à présenter et les recherches sur leur nom ne font remonter que peu d'informations. Une donne politique difficile à avaler pour des militants de la société civile engagés depuis des années sur les différents enjeux, mais que la victoire des islamistes a privé du passage à l'action politique.

Le premier défi pour ses ministres novices, sera surtout de s'imposer face à une haute fonction publique rôdée et en partie renouvelée par le gouvernement de transition, et qu'il sera difficile d'évincer, au moins dans les premiers temps, sous peine de se priver de leur connaissance des dossiers.

Quel programme ?

La déclaration de politique générale prononcée lundi par Hamadi Jebali n'a pas fait ressortir de mesures phares ou une approche innovante des problèmes.

Peu de marges de manœuvres financières

Il a, sans surprise, insisté sur la nécessité de lutter contre le chômage, notamment celui des diplômés, annoncé la création de 20 à 25 000 emplois dans l'administration, misé sur les débouchés sur les marchés du travail en Libye, dans les pays du Golfe et en Europe, insisté sur la nécessité d'attirer les investisseurs. Il a également mentionné la création de davatange de zones industrielles et d'infrastructures (notamment une ligne de chemin de fer Tunis-Kasserine). Des mesures à effet très différé.

Pour lutter contre la pauvreté, il promis d'étendre à 50 000 familles supplémentaires le bénéfice des aides sociales réservées aux plus démunis.

Le problème sera le financement de ses mesures pour lequel Ennahdha entend limiter le recours à l'endettement international. Lebudget envisagé pour 2012 prévoit déjà un déficit du 6% du PIB, alors qu'il mise une croissance de 4,5%, le prélèvement de quatre jours de salaires et une augmentation du prix des hydrocarbures. Trois hypohèses dont la confirmation n'est pas acquise. Autant dire que ses marges de manœuvres financières seront très faibles.

Une attention aux zones rurales et aux quartiers défavorisés

Pour l'agriculture, il compte sur l'apport de promoteurs et le désendettement des petits paysans, il promet de faciliter la circulation des produits agricoles, de renforcer les capacités de stockages et de mieux alimenter les zones rurales en l'électricité, en gaz et en eau. Ce qui est effectivement la première contrainte rencontrée par les producteurs.

Un effort est annoncé pour améliorer l'habitat et réhabiliter les banlieues des grandes villes.

On cherchera en vain une allusion aux défis écologiques, pourtant cruciaux (gestions des déchets, destruction du golfe de Gabès par les industries chimiques, surexploitation des ressources en eau...). Un des trois portefeuilles confié à une femme (Mamia el Banna, Ennahdha), qui ne semble disposer que de peu d'expérience dans ce domaine.

Des défis prioritaires

La lutte contre la corruption et les malversations est placée au rang des urgences, de même que la nécessite de rendre justice aux victimes de la répression en recherchant la réconciliation.

Pour le tourisme, il est surtout question de désendetter un secteur qui fonctionne à perte, d'améliorer le sort des travailleurs saisonniers, de diversifier les nationalités (allusion probablement au tourisme en provenance ds pays arabes), sans évoquer de nouvelles orientations pour le type de tourisme lui-même, alternatives au balnéaire).

Il a annoncé une large concertation pour moderniser l'éducation.

Vers un redressement moral de la société ?

La seule note nouvelle dans ce catalogue de mesures est l'allusion à la nécessité de remédier à la dégradation des moeurs et de penser « un nouveau système de valeurs pour la société ». On ne sait pas à quelle type de dégradation morale il fait allusion, ni surtout de quelle manière l'Etat peut procéder pour y remédier.

Concernant la culture, il a invité les artistes à produire « dans l'esprit de la révolution et de ses principes », sans préciser sont les principes de la révolution et qui les définira.

Si, dans sa déclaration Hamadi Jebali a rappelé son engagement à respecter les libertés publiques et le pluralisme des médias, depuis plusieurs semaines, les médias publicss sont la cible des critiques d'Ennahdha, qui y voit des fiefs « rcdistes et gauchistes », hostiles aux islamistes.

Une domination sous contrainte

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Les bancs d'Ennahdha à l'Assemblée constituante (Thierry Brésillon)

Le décryptage de la vie politique tunisienne tient ce paradoxe : Ennahdha, considère sa victoire électorale et son lien organique avec la « Tunisie profonde », comme le sésame qui lui ouvre les portes du contrôle de l'apparail d'Etat et le place en position de définir les orientations politiques du pays.

Or, il n'est que le parti majoritaire d'une assemblée où, avec 89 députés sur 217, il ne dispose d'aucune majorité et seulement d'une minorité de blocage en cas de vote à la majorité des deux tiers.

La tension entre cette ambition politique et cette réalité arithmétique sera l'un des ressorts de l'évolution des prochains mois. Les rapports de force avec ses alliés, le CPR et Ettakatol, mériteront d'être observés à la loupe. D'autant qu'ils sont eux-mêmes soumis à de fortes pressions internes.

Le CPR a traversé une zone de forte turbulence après le départ de Moncef Marzouki, élu Président de la République.

Une partie des militants veulent en effet réaffirmer l'identité de leur parti pour la démarquer d'Ennahdha, vers laquelle penchent une partie de leurs cadres issus de la mouvance islamiste.

Ce clivage interne, situé sur la zone de fracture du paysage politique tunisien que Moncef Marzouki entend précisément dépasser, sera l'un des paramètres décisifs pour l'évolution de cette période de transition.

Ettakatol est agité par de sérieuses divergences entre la direction et une partie de la base qui désapprouve la stratégie de participation, et estime que la place du parti est dans l'opposition au projet islamiste d'Ennahdha.

Les débats sur l'organisation provisoires des pouvoirs ont permis à quelques figures de l'opposition d'émerger et de démontrer une capacité à alimenter le débat (et parfois à peser sur les divisions internes des partis alliés à Ennhadha) : Maya Jribi (PDP), Ahmed Néjib Chebbi (PDP), Yied Dahmani (PDP), Fadhel Moussa (Pôle démocratique, spécialiste de Droit constitutionnel) et Samir Taïeb (Pôle démocratique).

La société civile a démontré aussi une capacité de réaction (à défaut d'une véritable stratégie) et un sit in s'est tenu au Bardo tout le mois de décembre (devant la Constituante) pour attirer l'attention de l'opinion sur le risque de concentration du pouvoir entre les mains d'Ennhadha.

source : rue89

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 06:45

 حكومة بنكيران في مأزق وحزبه قد يخرج للمعارضة

 

أخبار اليوم: بنكيران يدعو الأمانة العامة لحزبه إلى اجتماع عاجل

قالت جريدة "المساء" في عددها الصادر يوم الأربعاء 28 ديسمبر، إن عبد الإله بنكيران، رئيس الحكومة المعين، يواجه مأزقا يهدد بخروج احزبه إلى المعارضة. وحسب ما كشفت عنه نفس اليومية، فإن بنكيران يتعرض لضغوط وصفتها مصادر من حزبه بأنه وصلت إلى "حدود غير مقبولة"، وذلك عقب التصريحات الصحفية لعباس الفاسي، الأمين العام لحزب "الاستقلال"، الحليف الرئيسي في الائتلاف الحكومي لبنكيران.

وقالت اليومية إن الفاسي صرح بأن مشاوراته مع بنكيران ما زالت لم تكتمل بعد، مؤكدا أنه لم يسلم بنكيران أي لائحة بالأسماء المرشحة للاستوزار، فيما يقول بنكيران إن اللائحة النهائية للمرشحين للاستوزار توجد حاليا بيد القصر في انتظار الموافقة عليها. وهو ما اعتبرته الجريدة تناقضا المقصود منه التشويش على تشكيل حكومة "العدالة والتنمية". وأشارت الجريدة إلى أن توضيح حزب الاستقلال، الذي نشر في جريدة "العلم"، يوم الإثنين، أثار الكثير من التساؤلات، خاصة أنه اعتبر أن المشاورات بشأن الأسماء المرشحة للاستوزار لم تنطلق بعد، في الوقت الذي أكدت فيه عدد من المصادر أن لائحة أسماء الوزراء قد سلمت إلى الملك محمد السادس، يوم السبت الماضي.

ونسبت الجريدة إلى مصدر مطلع، اعتقاده أن عباس الفاسي ربما يكونة قد تلقى "إشارات" للتراجع عن التزاماته مع بنكيران، فيما ألمحت مصادر، لم تفصح عنها الجريدة، إلى احتمال وجود جهات تتحكم عن بعد في مسار "المشاورات".

لكن جريدة "أخبار اليوم"، أشارت في عددها الصادر يوم الأربعاء إلى أن حكومة بنكيران باتت جاهزة وهي تنتظر فقد تنصيبها من قبل الملك. مشيرة إلى أن بنكيران ينتظر اتصالا هاتفيا من الديوان الملكي ليحدد له موعد استقباله من طرف الملك لتعيين حكومته. لكن نفس الجريدة قالت إن الأمين العام لحزب "العدالة والتنمية" دعا أعضاء الأمانة العامة لحزبه إلى الاجتماع، مساء  الثلاثاء، بشكل عاجل.

source lakome.com

 

 

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Liste probable des membres du gouvernement Benkirane

Le chef de gouvernement M.Benkirane a soumis la liste de ses futurs ministres à Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Selon certaines sources non encore officielles, cette liste serait composée comme suit:

1- Ministre d'Etat : Abdellah Baha
2- Ministre de la justice : Mustapha Ramid
3- Ministre de l'équipement et des transports : Abdelghani Lakhdar
4- Ministre des affaires étrangères : Saad Eddine El Othmani
5- Ministre des affaires générales : Abdelaziz Rebbah
6- Ministre en charge des relations avec le parlement : Lahbib Choubani
7- Ministre de la culture et de la communication : Mustapha El Khalfi
8- Ministre de l'enseignement supérieur : Lahcen Daoudi
9- Ministre des affaires sociales et de la famille : Bassima El Hakkaoui
10- Ministre des finances : Najib Boulif
11- Ministre de l'agriculture et de la pêche maritime : Fouad Douiri ou le directeur actuel des routes au sein du ministère de l'équipement
12- Ministre du commerce, de l'industrie et des nouvelles technologies : Nizar Baraka
13- Ministre de la jeunesse et des sports : Abdelkader El Kihel
14- Ministre de l'éducation : El Ghali Kenza
15- Ministre de l'artisanat : Abdessamad Kiouh
16- Secretaire d'Etat aux affaires étrangères : Hamdi Ould Rachid
17- Ministre de l'intérieur : Mohand Laenser
18- Ministre de l'énergie et des mines : Mohamed Ouzzine
19- Ministre du tourisme : Lahcen Haddad
20- Ministre de la fonction publique : Driss Merroun
21- Ministre de l'habitat et de l'urbanisation : Nabil Benabdellah
22- Ministre de l'emploi : Abdelouahed Souhail
23- Ministre de la santé : Dr Houcine El Ouardi
24- Ministre délégué en charge de la communauté marocaine à l'étranger : Gajmoula Bent Abi ou Fatema Farhat

Les noms des futurs Ministres de La Défense, des Habous ne sont pas encore dévoilés.

source ahfir.blog.lemonde.fr

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 06:25

Hazze Abdelali Azedma

 

 

 

 

Hazze Abdelali Azedma et sa famille sont des réfugiés dans leur propre pays : des "déplacés en interne"... de passage à Tripoli, la révolution du 17 février les a empêchés de rentrer chez eux à Benghazi. Des mois d'errance pour finalement trouver refuge fin septembre dans les préfabriqués d'un chantier...


Selon les estimations de l'UNHCR (Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU), partisans ou non de Kadhafi, plus de 120 000 civils auraient fui leur ville, leur maison, trouvant refuge pour la plupart dans des foyers amis ou cas plus rare, dans des camps improvisés comme celui de Saida Saha, à 40 km de Tripoli. C'est là que nous avons rencontré Hazze Abdelali Azedma et sa famille...

 

 

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