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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 05:10

Une marche silencieuse de Bab Saâdoun au palais du Bardo

 

Point du départ: Bab Saâdoun. Des hommes et des femmes se sont rassemblés le 17 décembre et se sont dirigés en silence jusqu’à la coupole de la Constituante où des protestataires observent un sit-in.

 

Pour fêter le déclenchement de la révolution le 17 décembre 2010 avec l’immolation du martyr Mohamed Bouaâzizi, des habitants du Grand Tunis ne se sont pas déplacés à Sidi Bouzid.

 

Ils ont préparé des dizaines de slogans et se sont donné rendez-vous à Bab Saâdoun, à la lisière de Tunis, avant de défiler en rang jusqu’au Bardo. Ils se sont arrêtés devant le palais de la Constituante et brandi leurs slogans de mille et une protestations.

 

Cette Marche silencieuse a pour but d’interpeller le nouveau gouvernement à propos des objectifs de la révolution et les lui rappeler. Et la liste est longue, mais les phrases qui sont le plus revenues portent sur l’emploi, le développement régional, l’indemnisation des familles des martyrs et des blessés...

Et le 17 décembre est une date qui reviendra tous les ans pour dire non à la dictature.

source kapitalis

 

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Le Sit in Bardo 1 perd des joueurs 
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La majorité des parties (partis politiques et société civile) ayant pris part au sit-in du Bardo a décidé d'interrompre le mouvement. Cependant les jeunes du bassin minier poursuivront leur sit-in devant le siège de l'assemblée constituante jusqu'à la satisfaction de leurs revendications.
source : mosaique    
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 03:51

Les autorités tunisiennes doivent permettre à des demandeurs d'asile d'entrer sur le territoire tunisien par la Libye et de se mettre en rapport avec des responsables des Nations unies qui se prononceront sur leur statut de réfugiés, a déclaré Amnesty International mercredi 14 décembre alors qu'un nouveau groupe de demandeurs d'asile venait d'être reconduit à la frontière libyenne.

 

Les autorités tunisiennes doivent permettre à des demandeurs d'asile d'entrer sur le territoire tunisien par la Libye et de se mettre en rapport avec des responsables des Nations unies qui se prononceront sur leur statut de réfugiés, a déclaré Amnesty International mercredi 14 décembre alors qu'un nouveau groupe de demandeurs d'asile venait d'être reconduit à la frontière libyenne.

Samedi 10 décembre, les forces de sécurité tunisiennes ont ramené un groupe de demandeurs d'asile originaires d'Afrique subsaharienne à leur point d'entrée sur le territoire tunisien, situé à la frontière libyenne. Il s'agissait du dernier en date d'une série de renvois de ce type.

Ce groupe de plus de 10 Somaliens et Érythréens comprenait une famille – incluant des nouveaux nés – et était arrivé au camp de réfugiés de Choucha en Tunisie la nuit précédente, après avoir été bloqué pendant des semaines du côté libyen du poste-frontière de Ras Ajdir. 

« Ces demandeurs d'asile avaient informé les autorités tunisiennes de leurs intentions et ont le droit de se rapprocher de l'agence des Nations unies pour les réfugiés afin qu'elle détermine leur statut », a signalé Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. 

« Les renvoyer languir en Libye – où il n'existe aucun mécanisme qui reconnaisse ou protège les réfugiés – n'est pas envisageable. »

La Libye ne propose actuellement aucune procédure relative à l'enregistrement officiel des demandeurs d'asile ni à la reconnaissance des réfugiés. Elle n'offre par ailleurs pas de garanties suffisantes de protection des réfugiés contre un renvoi dans leur pays d'origine. 



Ces derniers mois, les forces de sécurité tunisiennes ont à plusieurs reprises renvoyé des groupes entrés sur le territoire tunisien par la Libye, invoquant l'absence de visas d'entrée valides comme la raison de leur expulsion.

Or, étant donné que ces personnes ont informé les autorités tunisiennes de leur souhait de déposer une demande d'asile, leur besoin de protection internationale doit être évalué. Amnesty International estime qu'il existe un vrai risque que nombre de demandeurs d'asile soient victimes de violations graves des droits fondamentaux dans leur pays d'origine. 



Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) est chargé de la gestion du camp de réfugiés de Choucha en Tunisie ; il peut y effectuer des procédures de détermination du statut de réfugié pour les personnes en quête d'asile. 

Amnesty International sait que d'autres personnes se trouvent toujours au poste-frontière de Ras Ajdir, nourrissant l'espoir qu'on les autorise à entrer sur le territoire tunisien. 

Le droit international interdit aux États de ramener les demandeurs d'asile à la frontière si cela conduit directement ou indirectement à leur retour dans un pays où ils risquent d'être victimes de graves violations des droits fondamentaux.

Des réfugiés ayant récemment traversé la frontière tunisienne ont expliqué à Amnesty International que du côté libyen, des hommes armés obligent des personnes venues d'Afrique subsaharienne à effectuer des travaux forcés.

Au cours du récent conflit armé en Libye, les personnes originaires d'Afrique subsaharienne ont été particulièrement exposées aux arrestations arbitraires et aux attaques violentes du fait de leur couleur de peau, après qu'aient circulé des informations selon lesquelles les troupes loyales au colonel Kadhafi avaient recruté des « mercenaires africains ». Beaucoup ont été victimes de mauvais traitements - descentes à leur domicile, arrestations et coups, entre autres - aux mains des forces opposées au colonel.



« Les nouvelles autorités libyennes doivent protéger tous les migrants, réfugiés et demandeurs d'asile du harcèlement, des attaques et de l'exploitation, quel que soit leur pays d'origine », a rappelé Hassiba Hadj Sahraoui.

« La Libye doit immédiatement prendre des mesures afin de mettre en place des garanties pour les réfugiés et de permettre au HCR de déterminer le statut de réfugié des demandeurs d'asile à l'intérieur de la Libye. »

Amnesty International demande par ailleurs à la communauté internationale de proposer des lieux de réinstallation pour les réfugiés et demandeurs d'asile ayant fui le conflit en Libye, afin de répondre à leur besoin de protection.

PRE01/624/2011

source Amnesty

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 02:00

17 Décembre :  Reoccupy Schedule  

occupywallst

 

 

Occupy Wall Street, 3 mois en photos....

 

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850.000 dollars pour dénigrer les Indignés de Wall Street ?


Le cabinet de lobbying Clark Lytle Geduldig & Cranford a proposé à l’Association des banques américaines de monter un plan média de 850.000 dollars afin de déconsidérer le mouvement Occupy Wall Street.

Ces indignés de Wall street protestent contre les financiers à l'origine de la crise, l'inégalité croissante et les défaillances des politiques, qu'ils accusent d'être soumis aux grands patrons de la finance ou des entreprises. Ils affirment représenter les aspirations de 99% des américains, arguant que 1% de la population possède l'essentiel des richesses et est constamment privilégié. Lucas Jackson / Reuters

Des lobbyistes réputés, liés aux banques, ont proposé un plan de 850.000 dollars pour attaquer le mouvement Occupy Wall Street(OWS) et les hommes politiques qui lui seraient favorables, a rapporté samedi la chaîne de télévision américaine MSNBC. Dans un mémo de quatre pages, la firme de Washington Clark Lytle Geduldig & Cranford (CLGC) propose à l’Association des banques américaines (ABA) de mener une « recherche » sur Occupy Wall Street pour « construire un récit négatif » sur le mouvement, « à placer dans les médias », ainsi que sur « ceux qui les soutiennent », selon ce mémo publié par MSNBC. Si les démocrates soutiennent OWS, « cela voudrait dire davantage qu’une gêne passagère pour Wall Street. Cela peut avoir un impact de très longue durée, politique et financier, pour les compagnies au coeur » de Wall Street, ajoute ce mémo.

« C’est peut-être facile de rejeter OWS comme un groupe de manifestants désordonnés mais ils ont démontré qu’ils devaient plutôt être traités comme des concurrents organisés, très habiles et capables de travailler les médias. Pour contrer cela, nous devons faire de même », écrit CLGC qui s’inquiète également d’un possible terrain d’entente entre le Tea Party et Occupy Wall Street, qui pourrait devenir « explosif ».

Deux des associés de CLGC travaillaient précédemment pour John Boehner, le républicain président de la chambre des représentants, selon MSNBC. Un porte-parole de l’ABA a confirmé avoir reçu ce mémo. « Nous ne l’avions pas demandé et nous avons décidé de ne pas y donner suite », a-t-il précisé à « Up w/Chris Hayes », l’émission de MSNBC qui en a fait état.

Le mouvement Occupy Wall Street, né il y a deux mois à New York, dénonce la cupidité du monde de la finance et les 1% les plus riches. Un an avant les élections présidentielles et législatives, il assure vouloir rester indépendant.

 source  actualutte


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La Défense après son évacuation, la nuit 17-18 décembre 2011

 


La Défense après évacuation, vendredi 16 décembre.
La Défense après évacuation, vendredi 16 décembre. Photo @Meriadeck


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Les Indignés forcés à quitter La Défense


C'est l'une des plus longues manifestations de La Défense. Cela faisait six semaines qu'ils occupaient le Parvis de La Défense. Arrivés le vendredi 4 novembre 2011 vers 17h , à plus de 400 Indignés, ils avaient posé leurs "cartons" au pied de la Grande Arche. Dès le premier soir les forces de l'ordre avaient confisqué une trentaine de tentes, ce qui avait contraint les Indignés à dormir sans réelle protection. Le camp , s'était au fil des semaines considérablement réduit passant ainsi de 200 Indignés la première nuit à moins de 30 pour la dernière.

L'interdiction de l'usage des  tentes mais aussi de la construction de cabanes et l'usage de différents matériaux comme des palettes, cartons, matelas,... avaient découragé bon nombre des Indignés mais avait aussi suscité des discordes et tensions au sein du camp. La présence de "perturbateurs", les conditions climatiques hivernales,...ont contribué à la démobilisation. 

 

C'est dès 6h du matin, le vendredi 16 décembre 2011, que les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation du camp où dormaient onze indignés sous des bâches accrochées entre des  barrières et le sol, mais également des vingt autres qui avaient élu domicile depuis quelques jours dans une sortie de secours des Quatre Temps située entre le Mc Donald's et le Pizza del Arte.

 

La décision prise par le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre-André Peyvel a été justifiée par la demande d'expulsion d'Unibail-Rodamco pour l'occupation illégale de la sortie de secours de son centre commercial des Quatre Temps, la rendant difficilement utilisable en cas d'accident, surtout en cette période de forte affluence liée aux fêtes de fin d'année. L'alerte orange émise par Météo-France pour la tempête "Joachim" -qui n'a fait aucun dégât à La Défense- a également été un élément déclencheur de cette décision.

Lors de l'évacuation du camp qui s’est faite dans le calme et sans incident, explique la préfecture, un jeune garçon de 16 ans en fugue a été pris en charge par la police, et une femme espagnole en pleine crise de nerfs à été conduite par les pompiers dans un milieu hospitalier explique la préfecture des Hauts-de-Seine. Les affaires personnelles confisquées lors de l'évacuation seront restituées à leur propriétaire au commissariat de La Défense assure-t-on à la préfecture.

Les Indignés ont été reconduits dans le RER A vers 8h par les forces de l'ordre et invités à quitter La Défense. Mais une vingtaine de personnes ont été interpellées plus tard dans la matinée, après une tentative d’occupation de la Maison de l’architecture de Nanterre qui a cette fois- ci échoué, puis ont été rapidement relâchés dans l'après-midi .

Defacto l'établissement en charge de la gestion de La Défense n'a pas tardé à effacer toutes traces de ces six semaines d'occupation en envoyant des équipes de nettoyage de sa société prestataire Gom propreté. Depuis tout est passé aux nettoyage :  les dalles au karcher, les panneaux placardés d'affiches et de cartons enlevés, les barrières disparues,... plus rien ne laisse imaginer que des centaines de personnes se sont relayées pendant plus de 42 jours et autant  de nuits. 

Les forces de l'ordre présentes 24h sur 24 depuis le début de l'occupation des Indignés resteront en place, d'une part pour assurer la sécurité de La Défense en cette période de fêtes mais aussi pour éviter la réinstallation des Indignés qui promettent déjà de revenir dans les prochaines semaines sur le site de La Défense.

source : defense


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Point de vue

L’échec des indignés de France illustré par leurs pancartes


 

On ne les voit plus et puis ils sont à nouveau là. Les Indignés disparaissent régulièrement de la scène médiatique, mais ils ne sont pas prêts à se dissoudre et on risque de les voir un moment, tant que durera la crise (financière et politique).

 

Depuis le vendredi 4 novembre, ils campent sur le parvis de la Défense. Revenus de Bruxelles où ils ont porté des doléances comme aux temps des Etats Généraux, ils tentent de mobiliser encore une fois le peuple français. Malheureusement, la mobilisation est à la hauteur du piètre campement de la Défense : imprévisible, quand ce n'est pas invisible.

 

Sur place, peu de choses à apprendre pour celui qui aurait déjà suivi le mouvement, juste à glaner quelques slogans inscrits sur les cartons délimitant le camp. A partir de ces pancartes posées au sol, on est revenu sur ce mouvement qui ne meurt pas.

 

Qui sont les Indignés ? Que dénoncent-ils ? Quelles sont leurs faiblesses ? Et que peut-on espérer de ce mouvement de révolte ?

 

Voir le diaporama : Le mouvement indigné en 11 pancartes

 

     source societe

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:13

 


 

 

 

 

 

 

 

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 Les violences se poursuivent place Tahrir

Des manifestants égyptiens évacuent l'un des leurs, blessés dans les heurts qui les opposent aux forces de l'ordre, le 17 décembre 2011, au Caire.

Des manifestants égyptiens évacuent l'un des leurs, blessés dans les heurts qui les opposent aux forces de l'ordre, 

VIOLENCES - Pour la deuxième journée consécutive...

Les heurts entre manifestants et forces de l'ordre continuent dans la capitale égyptienne. L'armée a chargé ce samedi à la matraque des manifestants sur la place Tahrir du Caire au lendemain de graves violences qui ont fait huit morts et des centaines de blessés en plein processus électoral. 

Ces violences montrent que la tension ne retombe pas dans le pays arabe le plus peuplé, dix mois après la chute de Hosni Moubarak. 

Samedi matin, des soldats anti-émeutes ont tiré des coups de feu en l'air. L'intervention des militaires s'est déroulée après l'incendie d'édifices situées à proximité du parlement égyptien, selon la même source. 

Après la charge des militaires place Tahrir, des affrontements ont opposé des protestataires aux soldats. Certains manifestants ont lancé des pierres à côté de camions de pompier qui tentaient d'éteindre le feu.

Des coups de feu «en l'air» ont été tirés

Les militaires ont arrêté des protestataires et les ont frappés, parfois violemment, alors qu'ils étaient immobilisés, a constaté un journaliste de Reuters. Les contestataires, dont certains campaient sur la place Tahrir depuis le mois dernier, ont dû s'enfuir dans les rues environnantes. 

Selon un autre témoin, plusieurs tentes installées sur la place ont été incendiées. 

Vendredi, les affrontements avaient éclaté à proximité du Parlement en raison de la dispersion dans la nuit de jeudi à vendredi d'un sit-in organisé par des militants pro-démocratie. 

Mais samedi les médias d'Etat proposaient plusieurs versions différentes sur l'origine de cette nouvelle flambée de violences. 

Dans une déclaration lue à la télévision, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a démenti que les soldats aient ouvert le feu sur les manifestants. Il a affirmé que les incidents avaient commencé lorsque l'un des agents de sécurité postés devant le Parlement avait été attaqué.

Le Premier ministre défend l'armée

De source militaire, on précise que 32 gardes du Parlement ont été blessés après avoir tenté de refouler les manifestants qui cherchaient à pénétrer dans l'édifice. 

Le Premier ministre égyptien Kamal al Ganzouri a imputé la violence aux manifestants, qu'il a accusé d'avoir attaqué le siège du gouvernement et du Parlement. 

«Je confirme que l'armée n'a pas tiré», a déclaré le chef du gouvernement à la télévision publique. 

Le bilan des affrontements vendredi et samedi entre des soldats et des protestataires s'élève désormais à huit morts et plus de 300 blessés, a indiqué Ganzouri, précisant que 125 personnes étaient toujours hospitalisées. 

Par ailleurs, la participation lors de la deuxième phase des élections législatives semble élevée. Les Egyptiens ont voté dans les provinces de Suez et d'Ismaïlia, dans l'Est, d'Assouan et de Sohag, dans le Sud, et celles du delta du Nil, dans le Nord, ainsi que dans le quartier de Guizeh, au Caire. 

Selon la presse d'Etat, les premiers résultats montrent que le parti des Frères musulmans, Liberté et justice (FJP), est en tête, suivi par les salafistes d'Al Nour et les libéraux du Bloc égyptien. 

Le Conseil suprême des Forces armées, au pouvoir depuis le renversement d'Hosni Moubarak le 11 février et qui assurera la transition jusqu'à l'élection présidentielle de la mi-2012, pourrait voir son autorité contestée par le nouveau Parlement.

source 20minutes.

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Nouvelle flambée de violence au Caire

Des manifestants anti-armée incendient le rez-de-chaussée de l'édifice abritant le ministère des Transports et des Communications au Caire.

Photo: AFP/Mohammed Abed

Des manifestants anti-armée incendient le rez-de-chaussée de l'édifice abritant le ministère des Transports et des Communications au Caire.

 


 

Les violents heurts qui opposent militaires et manifestants au Caire se sont étendus samedi aux alentours de la place Tahrir, foyer de la mobilisation contre l'armée au pouvoir en Égypte.

En fin de matinée, les soldats affrontaient quelques centaines de contestataires qui leur lançaient des pierres et des cocktails Molotov sur un pont du Nil, à proximité de la place d'où s'élevait une épaisse fumée noire. Non loin, deux bâtiments ministériels étaient la proie des flammes.

Le premier ministre Kamal el-Ganzouri, nommé par l'armée, a fait état de 18 blessés par balle, mais selon lui, « ni l'armée ni la police n'ont ouvert le feu » sur les manifestants.

« Ceux qui sont à Tahrir ne sont pas les jeunes de la révolution », a-t-il déclaré, faisant allusion au soulèvement qui a conduit à la chute de l'exprésident d'Hosni Moubarak. « Ce n'est pas une révolution, mais une contre-révolution », a-t-il poursuivi, imputant les violences à des « éléments infiltrés » qui « ne veulent pas de bien à l'Égypte ».

Selon un témoin de Reuters, les forces de l'ordre ont chargé les manifestants qui occupaient la place Tahrir et les pourchassaient dans les rues environnantes. Elles en auraient arrêté plusieurs et les auraient matraqué.

Depuis vendredi, les hostilités ont fait huit morts et 300 blessés, selon le dernier bilan du ministère de la Santé égyptien. Il s'agit de la pire flambée de violence depuis le début des élections législatives à la fin du mois dernier.

Les heurts avaient éclaté devant le siège du gouvernement, dans une avenue conduisant à la place Tahrir, après que les forces de l'ordre eurent dispersé un sit-in organisé la nuit précédente par des militants pro-démocratie qui réclament que l'armée quitte la tête du pays.

Les soldats ont depuis repris le contrôle des abords du Parlement. D'importants contingents militaire et policier ont fermé les accès à cette zone, en installant notamment des barbelés.

Les manifestants contestent la nomination par les militaires du nouveau premier ministre, ancien chef du gouvernement sous le président déchu Hosni Moubarak.

source radio-canada.

 

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Lire la suite bbc.co.
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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:42

Amira Chebli

 

 

Quand Amira danse, la frénésie de la Tunisie postrévolutionnaire s’efface un temps, laissant place aux mouvements sensuels, mélange de traditions orientales et de danse contemporaine. A elle seule, sa danse dit pourtant tout d’une société complexe, en pleine recherche identitaire.


Née à Zarzis, ville pauvre du sud tunisien, d’une mère pratiquante et d’un père agnostique, Amira a su tirer parti de ses origines pour devenir une féministe tunisienne hors normes. Elle refuse de s’insurger contre les résultats des élections, qui ne l’ont pas étonnée : « Ces gens-là ont été marginalisés, écrasés pendant des décennies et aujourd’hui, leur seul repère, c’est la religion et les militants d’Ennahdha, le parti islamiste, très présent sur le terrain. C’est le choix du peuple, nous devons le respecter. »


Pour Amira, c’est l’élitisme des féministes historiques et des partis progressistes tunisiens qui a causé leur défaite. Amira souhaite être plus présente sur le terrain, tenter de comprendre, d’accepter et surtout d’écouter. « Ce n’est pas en allant fumer ma clope dans un village traditionnel et en disant "je suis une femme libre", que les choses vont changer. A l’opposition frontale, je préfère le dialogue. »


Longtemps représentante de l’UGET (Union générale des étudiants tunisiens) à l’école des beaux-arts Beb Saadoun, Amira aimerait aujourd’hui participer à l’instauration d’une vraie décentralisation de la culture en Tunisie, afin de la rendre accessible à tous.

monde-arabe.arte

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:04

80 associations disent non à une intervention militaire en Syrie et oui à une médiation de paix

 

Appel urgent pour mettre fin à l'intervention militaire étrangère en Syrie et rétablir les droits humains et le respect de la légalité

 

Nous, soussignés organisations humanitaires ( ONG) pour les droits humains, vous exhortons à mobiliser les Nations Unies et la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour faire cesser tout projet d’intervention militaire étrangère contre la Syrie, et au contraire, d'agir de bonne foi pour une honnête médiation. Il est essentiel d’agir rapidement. Nous demandons d'agir de bonne foi pour rejoindre une vraie médiation pacifique.

 

 Au cours des derniers mois, nous avons observé une augmentation constante des campagnes de presse qui présentent seulement une vision partielle et non-vérifiée de ce qui passe en Syrie. La même chose s'est produite aussi dans le cadre des préparatifs à l'intervention étrangère en Libye.

 

Nous savons qu'il ya des affrontements violents entre les troupes gouvernementales et les insurgés armés de l'auto-proclamée " Armée Libérée Syrienne " avec des bases en Turquie, près de la frontière syrienne. Et nous savons que ces conflits provoquent de nombreux morts parmi les civils, qui sont toujours les premières victimes de n’importe quel conflit. Il semble donc clair que les deux côtés armés ont des responsabilités.

 

Mais une ingérence militaire étrangère n'est pas une bonne façon de protéger les droits civils et humains. 

 

 NOUS affirmons avec force que : 

 

1. le projet d’ « intervention militaire humanitaire » en Syrie est la pire des solutions. Un tel projet ne peut revendiquer aucune légitimité. La protection des droits humains ne peut s’obtenir par une intervention armée.

 

2. En effet, l'histoire récente montre que, les résultats inévitables de l'intervention armée étrangère, sont des violations massives des droits, comme en Libye.

 

3. La contrebande d'armes dans une zone de conflit alimente seulement une guerre « civile » et doit cesser.

 

4. On ne peut pas autoriser qu’un scénario libyen se reproduise en Syrie aussi, c'est à dire une « no-fly zone" qui se transforme en une intervention militaire directe suivie par des massacres et des violations massives des droits humains.

 


Nous exhortons donc la COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE pour favoriser : 

 

1. Un cessez le feu des deux côtés et une médiation neutre entre les parties : nous rappelons que la proposition faite par certains pays d'Amérique latine à partir du groupe Alba semble être accueillie aussi par l'opposition non-armée.

 

2. Des mesures pour arrêter l'ingérence militaire et politique en Syrie visant à déstabiliser le pays (et éventuellement toute la région).

 

3. Restauration de la Syrie dans le bloc régional.

 

4. Fin des sanctions actuelles qui portent atteinte à des civils.

 

5. Une mission internationale d'enquête par les pays et les organisations neutres pour établir la vérité sur les conditions de vie en Syrie.

 

6. Une enquête menée par des observateurs internationaux neutres sur les accusations et sur les nouveaux rapports en provenance de Syrie qui n’ont pu être vérifiés jusqu’à présent.

 

PROMOTEURS

Associations Italiennes : 1) Associazione PeaceLink ; 2) Albassociazione ; 3) US citizens for Peace and Justice-Rome ; 4) Fiom ; 5) Ialana Italia - International Association Of Lawyers Against Nuclear Arms ; 6) Rete No War Roma ; 7) Comunità Internazionale di Capodarco - CICa ; 8) Contropiano ; 9) Associazione per la Pace ; 10) associazione Liberigoj ; 11) associazione Un Ponte per ; 12) Associazione Yakaar Italia Senegal ; 13) Centro Sereno Regis ; 14) WILPF - Women's International League for Peace and Freedom - Italy ; 15) Associazione nazionale di amicizia Italia Cuba - Circolo di Roma ; 16) Rete romana di solidarietà con la Palestina ; 17) Ecoistituto del Veneto Alex Langer ; 18) Rete Disarmiamoli ; 19) Comitato con la Palestina nel cuore ; 20) Associazione Culturale Chico Mendes ; 21) Associazione U.V.A ; 22) Associazione Gattapelata ; 23) Federazione Italiana Lavoratori Emigranti e famiglie ; 24) Ufficio Missionario diocesano Pinerolo ; 25) Arci Arezzo ; 26) Forum ambientalista ; 27) Pgs-Agis ; 28) Fucina per la nonviolenza ; 29) Comunità di Sestu ; 30) Pdci ; 31) Rete dei Comunisti ; 32) Coordinamento donne Trieste ; 33) Afs Intercultura Ci Salerno ; 34) Circolo Legambiente Alta valle del Tevere ; 35) Ashram Santa Caterina Napoli ; 36) Solidarité Nord-Sud-Onlus ; 37) Comitato per la pace ; 38) Associazione Germogli ; 39) Auci-Rm ; 40) Senza paura onlus ; 41) Associazione Stelle cadenti ; 42) Comitato Legamjonici ; 43) Il Dialogo ; 44) Casa della pace e della nonviolenza ; 45) Comitato pace convivenza solidarietà Danilo Dolci ; 46) Unacremona onlus ; 47) Amici di Cuba gruppo "Italo Calvino" Piombino ; 48) Amici della Mezza Luna Rossa Palestinese ; 49) Coordinamento Donne Trieste ; 50) AFS Intercultura C.L.Salerno ; 51) Comitato per la pace Faenza ; 52) Associazione Radda per l'Ecuador ; 53) Circolo della Decrescita "Invertire la Rotta" e Cantieri Sociali del Chianti ; 54) Associazione Terra Santa Libera ; 55) Associazione La Strada ; 56) Associazione Pellerossa Cesena ; 57) Egerthe ; 58) Centro Documentazione Manifesto Internazionalista ; 59) Circolo culturale Popilia ; 60) H.E.W.O.-Bagnoregio onlus ; 61) Gap Parma ; 62) Trentino Solidale ; 63) associazione Giolli ; 64) associazione di promozione sociale "Gli Amici della Filangieri" ; 65) associazione Italia-Nicaragua circolo di Livorno ; 66) Associazione Lo Sguardo di Andala ;67) Liberacittadinanza ; 68) Covenpri.

 Associations non italiennes : 69) International-Lawyers (Switzerland) ; 70) Centre de Recerca Humanisme Emergent (Spain) ; 71) Canadians for Action on Climate Change (Canada) ; 72) Peace of the Action (USA) ; 73) Avalon International (USA) ; 74) Humanist Association (Hong Kong) ; 75) Filef Buenos Aires (Argentina) ; 76) Asociacion civil “LPG 2007” (Venezuela) ; 77) Circulo Bolivariano Antonio Gramsci Caracas (Venezuela) ; 78) Palestine Civil Rights Campaign (Lebanon/Usa) ; 79) Plataforma "No a la Guerra Imperialista" de Madrid (Spain) ; 80) Frevemun - Frente Venezolanos del Mundo.

 

Les responsables des associations sont à la disposition.

Plus de mille personnes ont aussi signé la petition :

http://www.peacelink.it/campagne/in...;;id_topic=4zx

source michelcollon

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:20

 Caire-manifestants-police-militaire_pics_809.jpg

.lejdd.fr

Au moins 3 morts dans des heurts

Scène d'affrontements au Caire entre manifestants et forces de l'ordre, dont un membre pointe son arme.

Photo: AP

Scène d'affrontements au Caire entre manifestants et forces de l'ordre, dont l'un des membres pointe son arme.

 

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont éclaté jeudi soir près de la place Tahrir, au Caire, se poursuivaient vendredi et ont fait au moins trois morts, selon de nombreux médias et témoins.

Les policiers semblent avoir donné l'assaut pour mettre fin au mouvement d'occupation qui, depuis trois semaines, réclame la fin du pouvoir militaire.

Au moins trois personnes ont été tuées par balles, dont le leader religieux Sheik Emad Effat, un membre d'Al-Azhar, l'institution religieuse égyptienne la plus en vue. M. Effat aurait été atteint d'une balle en plein coeur après s'être joint aux manifestants.

Les affrontements risquent de donner naissance à un nouveau cycle de violence. En novembre, des affrontements entre jeunes militants et forces de l'ordre avaient duré plusieurs jours et s'étaient soldés par la mort d'une quarantaine de personnes.

Les violences ont éclaté après que des soldats eurent apparemment gravement battu un jeune homme qui participait à un rassemblement devant les bâtiments du gouvernement.

Vendredi, des centaines de manifestants lançaient des pierres et des bombes incendiaires sur la police militaire. Un activiste, Hussein Hammouda, a raconté que les forces de sécurité - certaines en uniforme, d'autres en civil - ont répliqué en lançant des pierres et en utilisant des canons à eau depuis l'enceinte du parlement.

Des policiers ont utilisé des matraques pour battre plusieurs manifestantes recroquevillées sur le sol. Une d'entre elles a été emmenée par des soldats qui la tiraient par les cheveux.

Des manifestants ont aussi lancé des pierres et des bombes incendiaires aux policiers, incendiant une partie du parlement et réclamant le départ du régime militaire.

Plusieurs heures après le coucher du soleil, des centaines de personnes étaient toujours sur place. Des jeunes barricadés notamment derrière une voiture renversée continuaient à lancer des pierres aux policiers.

Le ministère de la Santé évoque une centaine de blessés.

Source radio-canada


 

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http://www.lemonde.fr

 

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L’opposition dénonce «la sauvagerie» des forces de l’ordre

Le Caire (re)plonge dans un autre cycle de répression

 

 

 

Tandis que la classe politique a le regard braqué sur les résultats des élections, la police militaire réprime, avec brutalité, les jeunes de la révolution devant le siège du Conseil des ministres au Caire.

Les affrontements, qui ont éclaté hier à l’aube, se sont poursuivis jusqu’en début de soirée aux alentours du palais du gouvernement puis à la place Tahrir avec la même intensité, causant ainsi de nombreux blessés parmi les manifestants. La police militaire, qui gère le dossier sécuritaire, a fait usage de bombes lacrymogènes, de cocktails Molotov et jets de pierre contre les manifestants. Le feu a pris dans une partie du siège du Conseil des ministres. Le député nouvellement élu, Amr Hamzaoui, parle «de blessés par balle réelle». Tout a commencé dans la nuit de jeudi à vendredi lorsque la police militaire a tenté de déloger par la force les protestataires. Alors que les manifestants, qui avaient pris possession des lieux depuis une dizaine de jours pour protester contre le Conseil militaire, dormaient sous leurs tentes, les éléments de la police militaire lançaient des pierres à partir du toit de l’immeuble du Premier ministère contre les «occupants» des lieux.

D’autres éléments de la police militaire ont brûlé les tentes des manifestants. Le nouveau ministre de l’Intérieur avait pourtant assuré qu’on n’allait pas déloger de force les manifestants. La tension est très vive. Les scènes de répression rappellent celles de janvier. La police militaire a procédé à des interpellations arbitraires, et ce, avec une rare violence.

 

De violentes interpellations

Des images de militantes brutalisées, matraquées et traînées à même le sol font le tour des chaînes satellitaires et des réseaux sociaux et ont suscité émoi et indignation. L’ancien directeur général de l’AIEA, Mohamed El Baradei, a dénoncé ce qu’il a qualifié de «répression sauvage et barbare. Si le sit-in des manifestants est illégal, est-il normal que l’on charge les gens avec une telle sauvagerie et barbarie ? C’est contraire aux règles de base de l’humanité. Ce n’est pas comme cela que l’on gère les nations», a-t-il déclaré. M. El Baradei s’est demandé si vraiment le Premier ministre jouit des prérogatives présidentielles, comment la police militaire se permet-elle un tel dérapage ? Où est le sens de la responsabilité ? Où est la crédibilité ? Il a interpellé également les membres du Conseil consultatif nommé récemment par l’armée.

 

Deux membres dudit conseil, Moetez Abdelfetah, et le représentant du parti des Egyptiens libres, Ahmed Kheiri, ont annoncé leur démission du Conseil consultatif suite à la répression. De son côté, le Mouvement de 6 avril a adressé un ultimatum au gouvernement et au Conseil militaire de faire cesser la répression et menace de descendre «par millions dans toutes les rues du pays». Le mouvement a dénoncé une «attaque inacceptable contre des blessés de la révolution et des parents de martyrs». «Nous n’allons pas nous laisser faire et s’ils pensent qu’ils vont nous faire taire par la violence, ils se trompent.» Alors que la situation risque de prendre une tournure dangereuse, le gouvernement de Kamel El Ganzouri se mure dans un silence assourdissant.

 

Le chef suprême des forces armées, le maréchal Hussein Tantaoui, lui, s’est contenté d’ordonner de prendre en charge les blessés dans des hôpitaux militaires. De nombreuses figures politiques telles que le célèbre journaliste Hamdi Kandil et le fondateur de Kifaya, George Isshak, ont déposé plainte contre le Conseil militaire. A l’heure où nous mettons sous presse, les affrontements se poursuivent à la place Tahrir. Le Caire court le risque de sombrer dans un nouveau cycle de violences semblable à celui de novembre dernier.

par Hacen Ouali

source elwatan


 

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Démission de huit membres du conseil consultatif suite aux violences du Caire



Huit membres du conseil consultatif, mis récemment par l'armée égyptienne pour préparer la rédaction d'une nouvelle constitution, ont présenté, vendredi soir, une démission collective suite aux incidents du Caire qui ont fait deux morts et 222 blessés. 


Dans une déclaration à la presse, le vice-président du conseil, Abou-Ela Madi, a précisé que les autres membres de cette instance au nombre de 22 ont présenté, lors d'une réunion urgente, plusieurs revendications au Conseil suprême des forces armées égyptiennes (CSFA), au pouvoir, pour trouver une solution à la crise des sit-in devant le siège du conseil du gouvernement. 

Il a précisé que ces membres ont menacé de présenter leur démission en cas de non satisfaction de ces revendications. 

Le responsable a insisté sur la nécessité de l'arrêt immédiat des violences et des accrochages entre les manifestants et la police militaire, la poursuite en justice des responsables de ces incidents et la présentation par le CSFA des excuses officielles aux protestataires. 

Composé d'une trentaine de membres représentant les intellectuels et des personnalités politiques, ce conseil a pour objectif l'élaboration d'un projet portant création de l'organisme en charge de la constitution, ainsi que sur les modalités d'élection du président de la République, prévue fin juin prochain. 

Les violences du Caire ont éclaté après que des soldats aient battu un jeune homme qui participait à un sit-in devant le siège du gouvernement. 

Les manifestants sont en sit-in depuis le 25 novembre devant le siège du gouvernement pour protester contre la nomination par le conseil suprême des forces armées au pouvoir d'un nouveau Premier ministre. Ils réclament aussi le transfert dans les plus brefs délais du pouvoir du Conseil suprême des forces armées aux civils. 
source atlasinfo

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مصر: ارتفاع حصيلة ضحايا اشتباكات القاهرة الى 3 قتلى و257 جريحا


اشتباكات القاهرة 16/12/2011يطالب المعتصمون بإنهاء سيطرة المجلس الأعلى للقوات المسلحة على الحكم في البلاد 

 

 

قتل ثلاثة اشخاص واصيب 257 بجروح الجمعة في القاهرة في صدامات بين متظاهرين وقوات الامن في اسوا موجة عنف منذ

اسابيع فيما يجري فرز اصوات المرحلة الثانية من الانتخابات التشريعية.

 

واكدت وزراة الصحة المصرية ارتفاع حصيلة الضحايا الى 3 قتلى و257 جريحا، بعد أن كانت افادت في بيان سابق عن مقتل شخصين واصابة 220 شخصا على الاقل في الاشتباكات.

ونقلت وكالة رويترز عن احد العاملين في مستشفى ميداني افادته بوفاة الشخص الثالث متأثرا بالجراح التي اصيب بها باطلاقات نارية.

واشارت تقارير الى جرح 32 من قوات الامن، بينهم ضابط اصيب بطلقة من بندقية صيد.

ووقعت الصدامات بعد محاولة متكررة من قوات الامن لفض اعتصام خارج مقر الحكومة للمطالبة بنقل السلطة فورا الى المدنيين.

بيان المجلس 

وقال المجلس الأعلى للقوات المسلحة المصرية في بيان أذاعه التلفزيون المصري انه أحال أحداث العنف إلى النيابة العامة للتحقيق فيها ومعرفة مرتكبيها.

واوضح المجلس في بيانه إن "الأحداث بدأت حينما تم الإعتداء على ضابط كان متوجهاً إلى مجلس الشعب لتفقد العناصر المكلفة بحراسة المجلس، ما أدى إلى تدخل عناصر الحراسة لتخليص الضابط من المعتدين فوقعت الإشتباكات".

واتهم البيان من سماهم "مجموعات من الأفراد والمتظاهرين على مداراليوم قامت بالتعدي على المنشأت الحيوية والتراشق بالحجارة وأعيرة الخرطوش وزجاجات المولوتوف مما أسفر عن هدم أحد اسوار مجلس الشعب في محاولة لأقتحامه، بالإضافة إلى تعرض بعض أجزاء مجلس الشورى إلى التدمير وإصابة العديد من الافراد".

Lire la suite bbc.

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:16

 


 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:29

 

 

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Moncef Marzouki va vendre les palais présidentiels pour promouvoir l'emploi


Aussitôt après avoir pris ses fonctions, le nouveau président tunisien Moncef Marzouki a annoncé vendredi qu'il mettra en vente les palais présidentiels construits par son prédécesseur Zine El Abidine Ben Ali pour consacrer les recettes à la promotion de l'emploi, a rapporté l'agence officielle TAP.

Selon l'agence, il ne gardera que celui de Carthage où il a établi ses quartiers.

Le problème du chômage, qui affecte plus de 700.000 personnes dont quelque 200.000 diplômés de l'enseignement supérieur, est le plus grand défi auquel le pays est confronté.

Le défenseur des droits de l'Homme, venu au pouvoir à l'issue des premières élections libres organisées en Tunisie en octobre dernier, a par ailleurs décidé la restitution des pièces archéologiques se trouvant au palais de Carthage aux musées nationaux.

L'ancien président Ben Ali, qui a été déchu à la suite d'un soulèvement populaire qui l'a fait fuir en Arabie Saoudite en janvier dernier, a fait construire plusieurs palais luxueux, notamment dans la banlieue de Sidi Bousaïd où a été découvert "un trésor" de bijoux précieux, d'importantes sommes d'argent, des milliards en billets de banque libellés notamment en euros et en dollars soigneusement dissimulés. 

tempsreel.nouvelobs 

 

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Nouvelles révélations sur la fuite de Ben Ali

 

 

14 janvier, le jour où Ben Ali est tombé... Dans notre précédent article, nous racontions dans le détail, documents de la justice tunisienne à l'appui, cette journée clé de l'histoire contemporaine: les conditions du départ de l'ancien président Ben Ali, le rôle d'acteurs majeurs comme le général Rachid Ammar, aujourd'hui à la tête de l'armée tunisienne, ou Ridha Grira, l'ancien ministre de la défense, actuellement en détention.

  • Le récit complet de cette journée, c'est ici.

En réponse à notre enquête, le président Ben Ali nous a écrit d'Arabie saoudite, confirmant nos révélations, et relevant l'importance des écoutes des conversations téléphoniques qu'il a passées une fois à bord de l'avion, dont le contenu demeurait inconnu du grand public.

© Mediapart

Mediapart publie ci-contre le document – extrait du dossier de la justice tunisienne relative à «l'affaire de l'aéroport» – qui révèle le sort réservé à ces écoutes. Si elles ne figurent dans aucun procès-verbal, c'est que, selon le ministère de l'intérieur, «le système de contrôle des communications sans fil était en panne ce jour-là»... 

 

Voici la traduction de l'essentiel du document, rédigé par l'enquêteur de la justice tunisienne : «Nous avons écrit au ministre de l'intérieur, correspondance n°99, datée du 28/01/2011, afin de demander à la direction générale de la sûreté présidentielle et de hautes personnalités de nous remettre des copies de tous les enregistrements téléphoniques fixes et portables, du palais présidentiel de Carthage et du salon d'honneur de l'aéroport de Tunis-Carthage, pendant la période du 09/01/2011 au 20/01/2011. Nous avons reçu le 03/02/2011 par l'intermédiaire du capitaine Aymen El Karoui, chef de service des groupes principaux, un appareil d'enregistrement qui contenait les enregistrements des appels téléphoniques fixes de la période demandée. Nous n'avons pas pu récupérer les enregistrements sans fil car, selon le ministère, l'appareil d'enregistrement des appels téléphoniques sans fil est tombé en panne, anomalie que nous avons nous-mêmes constatée en lisant les fichiers LOG (relatifs aux erreurs matérielles).» 

Malgré l'absence de ces écoutes, Mediapart a pu retracer, grâce à de nouveaux documents que nous publions en exclusivité, le détail de la passation de pouvoir au sommet de l'Etat tunisien. (Retrouvez, sous l'onglet «Prolonger», la liste et les fonctions des personnages cités dans l'article.) 


  • Le 14 janvier, peu après 19h, Ben Ali annonce à Mohamed Ghannouchi son retour pour le lendemain matin

 

Après la diffusion à la télévision nationale de l'allocution au cours de laquelle Mohamed Ghannouchi constate la vacance du pouvoir, l'ex-président Ben Ali appelle Hsen El Ouertani, son secrétaire demeuré à Tunis, et lui demande de lui passer Mohamed Ghannouchi. Selon l'extrait de l'audition du premier ministre Ghannouchi, Ben Ali lui demande alors de démentir son communiqué, et annonce son retour pour le lendemain matin.

Mohamed Ghannouchi transmet l'appareil à Fouad Mebazaa, alors président du parlement. C'est finalement le président de la chambre des conseillers (l'équivalent du Sénat en France), Abdallah Kallel, qui répond au président que les trois hommes l'attendront à l'aéroport le lendemain matin. À ce moment, d'après l'extrait de l'audition de Hsen El Ouertani, le colonel Sik Salem, chargé de la sécurité du Palais présidentiel, ordonne au secrétaire de ne plus passer aucun appel téléphonique. 

 

Extrait de l'audition de Mohammed Ghannouchi, page 176Extrait de l'audition de Mohammed Ghannouchi, page 176© Mediapart

 

Extrait de l'audition du colonel Sik Salem, page 23Extrait de l'audition du colonel Sik Salem, page 23© Mediapart

 

Extrait de l'audition de Hsen El OuertaniExtrait de l'audition de Hsen El Ouertani© Mediapart
Lire la suite mediapart.
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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 03:04
Les récentes poursuites à motif politique démontrent l’urgence des réformes.

 

Il est urgent que l’Assemblée constituante tunisienne révise les lois afin de garantir la liberté d’expression et l’indépendance de la justice, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport rendu public aujourd’hui. Réformer la législation dans ces deux domaines est crucial pour protéger les droits humains de tous les Tunisiens, a déclaré Human Rights Watch.

 

Selon ce rapport de 49 pages, intitulé Tunisia’s Repressive Laws: The Reform Agenda (« Les lois répressives en Tunisie : Agenda de réformes »), la liberté d’expression et l’indépendance des tribunaux sont deux axes prioritaires de réforme juridique, parmi les dix identifiés. Les autres sont la liberté de déplacement, d’association et de rassemblement, la liberté de fonder des partis politiques, le droit des citoyens à se présenter à des fonctions officielles et à choisir des candidats, la protection des droits dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la liberté sur Internet, et l’immunité du président de la République – autant de domaines où des législations sévères, héritées de la présidence de Zine El Abidine Ben Ali, sont toujours en vigueur.

 

« Le dictateur a beau être parti, l’expérience montre que tant que ces lois répressives subsistent dans les textes, la tentation est là, pour ses successeurs, de les appliquer quand cela les arrange sur le plan politique », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

 

La priorité, pour l’Assemblée nationale constituante (ANC) élue le 23 octobre 2011, est d’ébaucher une nouvelle constitution et de préparer des élections législatives. Mais elle doit aussi réformer certaines des lois les plus extrêmes pour protéger les droits des Tunisiens, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

 

Le gouvernement provisoire post-Ben Ali a utilisé ces lois pour emprisonner Samir Feriani, un officier de police haut gradé, et Nabil Hajlaoui, un agronome, pour leurs écrits critiques. Le directeur de la chaîne télévisée Nessma, Nabil Karoui, est poursuivi pour « diffamation d’une religion ». Feriani a passé quatre mois en détention provisoire et est toujours sous le coup de poursuites judiciaires pour diffusion d’informations « de nature à nuire à l'ordre public », suite à la lettre qu’il avait adressée au ministre de l’Intérieur, accusant des officiers de haut rang du ministère d’être responsable de meurtres de manifestants pendant la révolution tunisienne. Hajlaoui a passé un mois en prison après que le tribunal militaire de Sfax l’a prononcé coupable de «dénigrement public » de l’armée, en vertu du code de justice militaire, à cause d’un article qu’il avait publié sur Internet, critiquant la façon dont les forces armées tunisiennes avaient fait face aux troubles post-électoraux à Sidi Bouzid.

 

Human Rights Watch a recommandé des mesures spécifiques pour rendre les lois tunisiennes conformes aux normes internationales sur les droits humains. Pour améliorer l’indépendance de la justice, l’assemblée constituante devrait amender la loi actuelle régissant la profession de juge afin d’éliminer la majorité structurelle de l’exécutif sur le vote des décisions de promotion, de transfert ou de punition disciplinaire concernant les juges. L’assemblée a fait un pas positif dans cette direction le 10 décembre, en incluant dans le projet de loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics, un article soutenant la nécessité de réformer la justice selon les critères internationaux.

 

Pour protéger la liberté de presse et la liberté d’expression en général, l’assemblée devrait éliminer toutes les dispositions du code pénal et du code de la presse qui prévoient des peines de prison pour les actes d’expression non violents, tels que la distribution de tracts « pouvant nuire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs », a déclaré Human Rights Watch.

 

Pendant la période de transition, le gouvernement provisoire a promulgué une nouvelle loi sur la presse, publiée au Journal officiel le 24 octobre, qui est bien plus libérale que le texte antérieur. Il n’en reste pas moins que les nombreuses dispositions répressives du code pénal sur les délits d’expression doivent être révisées.

 

En réformant le code de la presse, le gouvernement provisoire a éliminé nombre de textes de loi sur la diffamation, dont ceux prévoyant des peines de prison pour diffamation des institutions publiques et pour « insulte au président ». Cependant, le nouveau code de la presse maintient la diffamation en tant que délit, et bien qu’il élimine les peines de prison, il conserve des amendes punissant ce délit et allant jusqu’à 10 000 dinars (7 000 dollars US). L’assemblée devrait transférer tous les textes de loi du code pénal au code civil, et éliminer du droit tunisien le concept de diffamation d’une religion, a déclaré Human Rights Watch.

 

Pendant les 10 mois séparant la chute de Ben Ali et l’inauguration de l’assemblée en novembre, les autorités provisoires de Tunisie ont promulgué un certain nombre de lois favorables aux droits humains, y compris des textes favorisant la liberté d’association et le droit à former des partis politiques.

 

La loi sur les associations que le gouvernement provisoire a promulguée par décret le 24 septembre allège les conditions requises pour fonder une association et élimine toutes les punitions pénales pour des activités liées à la mise en place et à la gestion des associations. Le gouvernement de Ben Ali se servait des articles de l’ancienne loi pour refuser l’autorisation à beaucoup d’associations indépendantes et pour mettre en prison des milliers de militants de partis d’opposition, pour « appartenance » ou « services rendus » à des associations « non reconnues ».

 

La loi sur les partis politiques, également promulguée par décret le 24 septembre, élimine un article qui établissait qu’un parti politique ne pouvait baser ses principes, activités ou programmes sur une religion, une « race », un genre ou une région. Cette disposition a été utilisée pour restreindre la base sur laquelle les Tunisiens pouvaient fonder des partis.

 

Pourtant, les autorités provisoires ont conservé intactes beaucoup de textes troublants, comme ceux qui donnent toute latitude aux autorités pour interdire les rassemblements publics et restreindre le droits des individus à voyager, a déclaré Human Rights Watch. De même, elles n’ont fait aucune révision de la loi antiterroriste de 2003, utilisée sous Ben Ali pour persécuter plus de 1000 Tunisiens, grâce à la définition beaucoup trop large du « terrorisme » dans ce texte et à des procédures judiciaires compromettant le droit des accusés à présenter une défense suffisante.

 

En outre, pendant ses 10 mois au pouvoir, le gouvernement provisoire a adopté des lois défavorables aux droits humains, que l’assemblée devrait rejeter. Le 22 octobre, à la veille des élections, le gouvernement provisoire a promulgué un amendement des dispositions pénales sur la torture, qui contient à la fois des avancées et des reculs. Il renforce les peines pour le crime de torture et élargit l’étendue de la responsabilité personnelle pour que le crime inclue ceux qui ont ordonné les actes de torture, y ont incité ou ont fermé les yeux sur eux. Mais la loi introduit aussi un délai de prescription de 15 ans pour le crime de torture, contrairement à l’usage du droit international, qui veut que les plus graves violations des droits humains ne soient soumises à aucun délai de prescription.

 

« L’assemblée constituante tunisienne, démocratiquement élue, devrait s’atteler à la tâche de démanteler les lois répressives utilisées pour étouffer la dissidence et saper le pouvoir judiciaire », a conclu Sarah Leah Whitson.

source HRW

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