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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 03:57

 

L'Irak craint l'arrivée de "durs" au pouvoir en Syrie

 

Manifestation anti-Assad, aujourd'hui mardi, à Homs. Handout/
Manifestation anti-Assad, hier, à Homs. Handout/ Reuters

 Téhéran vote un accord de libre-échange avec Damas.

 

 

 

L'arrivée au pouvoir en Syrie d'islamistes "de ligne dure"en cas de chute du régime de Bachar el-Assad pourrait représenter une menace pour l'Irak et le reste de la région, a prévenu mardi le général Fadhil Birwari, commandant militaire de la force anti-terroriste d'Irak. "Si des durs prennent le pouvoir en Syrie, cela affectera la situation sécuritaire en Irak", a-t-il dit.

 

"Je sais que les peuples doivent obtenir leur liberté, exercer leur libre-arbitre, parvenir à la démocratie et l'égalité. Nous sommes en faveur de ces droits (...) parce que nous les avons obtenus nous-mêmes", avait affirmé lundi le Premier ministre Nouri el-Maliki lors d'une conférence de presse avec le président américain Barack Obama.
"Mais je n'ai pas le droit de demander à un président de démissionner. Nous ne pouvons pas nous arroger ce droit", avait-il ajouté.

 

Les autorités irakiennes ont par ailleurs invité l'opposition syrienne à Bagdad afin de jouer les intermédiaires, et cette dernière qui a répondu favorablement à la proposition, a affirmé lundi à l'AFP Ali al-Moussaoui, conseiller du Premier ministre Maliki.

 

Sur un autre plan, le Parlement iranien a voté mardi un accord de libre-échange avec la Syrie, ont rapporté les médias. Cet accord prévoit de créer, d'ici cinq ans, une zone libre commerciale entre les deux pays qui sont chacun soumis à des sanctions internationales, selon la télévision d'Etat.


"Cet accord est une réponse ferme aux Etats-Unis et à leurs alliés européens et régionaux qui consacrent des milliards de dollars pour changer le régime politique en Syrie", a expliqué Allaeddine Boroujerdi, président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, en défendant le projet de loi.

Le gouvernement avait demandé au Parlement de voter en urgence le texte.


Les responsables iraniens ont néanmoins critiqué la violence de la répression et ont demandé aux autorités syriennes de mener des réformes.

 

La Ligue arabe a adopté une série de sanctions contre Damas, les plus sévères jamais adoptées par l'organisation envers l'un de ses 22 pays membres, pour protester contre la répression. Mais ni le Liban, ni l'Irak n'ont approuvé ces sanctions, laissant envisager des couloirs d'approvisionnement qui permettraient au régime de Damas de se maintenir. L'organisation panarabe doit d'ailleurs tenir samedi au Caire une réunion d'urgence pour répondre à la proposition syrienne d'accepter l'envoi d'observateurs en échange de la fin des sanctions régionales, a annoncé mardi un diplomate arabe.

 

L'Iran est de son côté soumis à des sanctions internationales contre son programme nucléaire controversé, renforcées depuis 2010 par un sévère embargo commercial et financier des pays occidentaux.

Allié historique de la Syrie depuis la révolution islamique de 1979, l'Iran défend le régime du président Assad, en proie à une violente contestation populaire depuis la mi-mars.

 

 

Le ministre syrien de l'Economie, Mohammed Nidhal al-Shaar (gauche)

recevant le ministre iranien Ali Nik-Zad, aujourd'hui, à Damas. Louai BESHARA/AFP

 

 

Un autre allié de Damas, Moscou, a jugé aujourd’hui, "immoral" que l'Occident accuse la Russie de bloquer une résolution sur la répression sanglante en Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU alors que les Occidentaux refusent de faire pression sur les "extrémistes" syriens.


"Nos partenaires (...) ne veulent pas condamner les violences des groupes armés extrémistes contre les autorités légales" de Syrie, a souligné le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, dans des propos retransmis à la télévision russe. Selon le ministre russe, le but de ces opposants est "de provoquer une catastrophe humanitaire en vue de provoquer une ingérence étrangère dans le conflit". Il a aussi jugé "mauvaise" la décision des Etats-Unis et des pays européens d'imposer des sanctions contre Damas, estimant qu'elles avaient "des conséquences négatives pour la population".

 

"C'est le régime Assad qui est immoral", a répliqué, mardi, la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland, "de par la violence perpétrée contre son propre peuple." Les Etats-Unis ont par ailleurs pressé la Russie de se joindre à une action mettant fin au silence "impensable" du Conseil de sécurité de l'ONU sur la répression sanglante de la contestation en Syrie. "Nous appelons de nouveau tous nos partenaires au sein du Conseil de sécurité à prendre des mesures et à s'exprimer au nom des innocents en Syrie... et cela comprend la Russie", a déclaré Mme Nuland.

 

La Russie a réussi avec la Chine à bloquer toute tentative de résolution sur la répression en Syrie au Conseil de sécurité. Un double veto russo-chinois a torpillé le 4 octobre dernier un projet de résolution en ce sens. Une situation déplorée par la France qui juge que le Conseil de sécurité de l'ONU "est moralement responsable de ce qui se passe aujourd'hui en Syrie" et que son "silence" est un "scandale". L'Allemagne estime pour sa part qu'il est "nécessaire pour les pays au Conseil de sécurité qui hésitent encore de changer d'avis".

 

"La Turquie n'autorise jamais aucune attaque contre d'autres pays ou des voisins à partir de son sol", a, par ailleurs, déclaré aujourd’hui un diplomate turc à l’AFP sous couvert d'anonymat. Des propos qui font suite à de nouvelles informations syriennes d'infiltrations à partir de la frontière qui sépare les deux pays. Deux "membres d'un groupe terroriste" composé de 15 hommes en provenance de la frontière avec la Turquie ont été tués par des garde-frontières syriens, a indiqué mardi l'agence officielle Sana.

 

Le diplomate turc a en outre souligné que le nombre de réfugiés syriens fuyant le conflit dans leur pays et hébergés dans des camps de toile dans la province turque de Hatay (sud, à la frontière syrienne) s'élève à 8.500 avec l'arrivée ces dernières semaines de plusieurs centaines de personnes. Dans ces camps sont accueillis aussi des déserteurs de l'armée syrienne, dont le colonel Riad el-Assaad, le chef de "l'Armée libre syrienne", qui mène depuis plusieurs semaines des attaques contre les forces régulières et les milices pro-régime.

La Turquie s'est jointe à la Ligue arabe pour imposer des sanctions au régime de Damas. Ankara a ainsi gelé les échanges commerciaux avec la Syrie, son ex-allié.

 

Entre-temps, la blogueuse américano-syrienne Razan Ghazzawi (30 ans), arrêtée début décembre, a été accusée d'avoir "affaibli le sentiment national", d'avoir "créé une organisation qui vise à changer le statut social et économique de l'Etat" et "ravivé les dissensions confessionnelles", a indiqué le Centre syrien d'information et du droit d'expression (CSIDE). Interrogé par l'AFP, un avocat de défense des droits de l'Homme a affirmé que la jeune femme risquait entre trois et quinze ans de prison.

 

 

Sur le terrain, un ressortissant turco-saoudien a été tué mardi par les forces de sécurité dans le nord-ouest de la Syrie, ont affirmé des sources de l'opposition syrienne contactées par téléphone depuis Istanbul. Münir Muhamad Dolar circulait à bord de son véhicule à Kafr Yahmul, une localité de la province d'Idleb, voisine de la Turquie, quand il a été atteint vers 11h00 GMT par des tirs des forces de sécurité visant des manifestants, ont déclaré ces sources, parlant sous le couvert de l'anonymat. Le ministère turc des Affaires étrangères n'était pas immédiatement en mesure de confirmer l'information, mais l'ambassade de Turquie à Damas s'efforçait d'obtenir des réponses des autorités syriennes après la diffusion d'allégations concernant la mort d'un ressortissant turc sur la chaîne syrienne Orient-TV, a indiqué un diplomate.
Un camionneur turc a déjà essuyé des coups de feu lundi en Syrie avant de regagner la Turquie, a mentionné à l'AFP cette source, parlant sous le couvert de l'anonymat. 

 

D'un autre côté, sept membres des forces de sécurité ont été tués par des soldats dissidents en Syrie, dans la province d'Idleb, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Cette attaque est une réponse à la mort de onze civils tués ce matin par des tirs des forces de sécurité et des chabbiha", les milices loyales au régime, à Idleb, a précisé l'OSDH, basée en Syrie.

Des affrontements sanglants entre l'armée régulière et des dissidents se sont multipliés ces dernières semaines, notamment à Idleb, Homs (centre) et Deraa (sud).

 

La répression en Syrie a fait "plus de 5.000 morts" depuis le début à la mi-mars de la révolte populaire dans ce pays, a affirmé lundi la haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Navi Pillay, s'en prenant devant le Conseil de sécurité des Nations unies à l'inaction de la communauté internationale. L'ONU a des informations selon lesquelles plus de 200 personnes ont été tuées depuis le 2 décembre par les forces du président Bachar el-Assad, a précisé Mme Pillay.

 

source lorientlejour

 

 

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 Moscou veut la paix pour la Syrie


Photo: EPA



La Russie s’oppose à l’adoption des sanctions contre la Syrie parce que cela conduit à une impasse, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’issue des négociations avec son homologue algérien Mourad Medelci. Toutefois groupes extrémistes veulent une catastrophe humanitaire pour la Syrie afin de faciliter une intervention extérieure.

La Russie appelle à mettre fin aux tentatives de provocation en Syrie. Les problèmes internes sont l’affaire du peuple syrien qui n’a pas besoin de coup de main de l’extérieur. La politique de l’Occident qui prévoit de nouvelles sanctions contre la Syrie, est contre-productive, est convaincu Sergueï Lavrov.

«Depuis plus de six mois nos partenaires aux Etats-Unis, en Union européenne et ailleurs font preuve de fermeté en adoptant de nouvelles sanctions contre la Syrie y compris celles de caractère économique qui ont un impact négatif sur la population», a dit Lavrov. «A mon avis cette fermeté est condamnable. En restant en contact quotidien avec les autorités syriennes, la Russie essaye d’avoir leur accord ainsi que celui de l’opposition syrienne, de commencer les pourparlers. Nous condamnons avec une grande fermeté les violences, quel que soit leur auteur. C’est pourtant le point sur lequel nous sommes en désaccord avec nos partenaires parce que ceux-ci, même s’ils nous exhortent à faire preuve de fermeté, ne veulent pas condamner les violences perpétrées par les groupes extrémistes armés qui agissent de plus en plus activement contre les autorités légitimes en place».

 

L'opposition chercherait à provoquer un conflit armé

Selon Sergueï Lavrov, il y a des preuves irréfutables de ce que l’opposition syrienne armée cherche à faire les étrangers intervenir dans le conflit interne.

«Il y a des preuves assez sérieuses de cela», a poursuivi Lavrov. «Des groupes armés de combattants arrosent régulièrement la nuit les points de contrôle et les bureaux administratifs, les hôpitaux, les écoles et autres sites appartenant aux infrastructures sociales. Ils attaquent les patrouilles policiers et les transports en commun. Il n’y a aucun doute que ces combattants cherchent à provoquer une catastrophe humanitaire et avoir un prétexte pour demander une intervention extérieure dans ce conflit».

La Russie a manifesté son opposition à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie dès le début des contestations antigouvernementales. Et Moscou n’entend pas modifier sa position.

source : french.ruvr.

 

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 02:06

 

Lorsque l'instrumentalisation du langage fait pitié

 

 

Ci-dessous un texte qui me semble davantage une sorte de ``va-t-en-guerre`` qu'un combat pour les droits des femmes. L'usage du verbe «stigmatiser» dans le titre est tout simplement une exagération non formée et peu crédible.  

 

 

L'auteur termine son texte en se prenant pour tous les tunisiens et ce, de plus,  à travers cette phrase boiteuse que je n'arrive même pas à comprendre :  

« Pour conclure, disons : « peut mieux faire » et « les Tunisiens espéraient mieux ». Les Tunisiennes surtout ».

Noureddine... Pour votre information, je suis agnostique et j'ai peu de confiance dans le politique... 

 

 

Voici le texte en question : _____________________________________________________

Quand le Chef de l’Etat stigmatise les non-voilées
Dans son premier discours, le nouveau Chef de l’Etat de la Tunisie démocratique, pays de l’émancipation de la femme, a prononcé une phrase qui va susciter énormément de commentaires : "Nous protègerons les femmes qui portent le niqab, celles qui portent le hijab et les safirat".
Ce dernier terme signifie littéralement "celles dont le visage est découvert" mais dans la pratique, est devenu synonyme de femmes impudiques, mal élevées, ou encore celles qui ne se conforment pas aux principes religieux. Le Chef de l'Etat, qui a une excellente maîtrise de la langue arabe, a donc utilisé un terme considéré unanimement comme péjoratif à l'égard des non-voilées, qu’il a indirectement stigmatisées.

M. Marzouki maîtrise trop bien la langue arabe pour avoir commis un lapsus.

A part cette phrase malheureuse, ce discours ne marquera pas les esprits. M. Marzouki n’a pas trouvé la bonne posture. Il s’est voulu ferme en étant consensuel.

Ce fut un catalogue de bonnes intentions qui toutes coulent de source (l’emploi, la santé, les droits de la femme, la dignité, le développement régional…). Il a promis une rupture avec le passé mais n’a pas su indiquer une direction comme on l’aurait voulu d’un Chef de l’Etat censé fédérer et incarner la nation.

A la fin de son discours, il a convoqué le registre émotionnel. Et ses larmes qu’il a difficilement retenues quand il a rendu hommage aux martyrs, n’étaient pas feintes.

Pour conclure, disons : « peut mieux faire » et « les Tunisiens espéraient mieux ». Les Tunisiennes surtout.

Naceureddine Elafrite

source http://lecourrierdelatl

 

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Voici une autre façon de voir les choses. Samia Lamine a préféré nous fournir l'étymologie du mot «safirat» sans prendre l'intelligence du lecteur en otage... Merci Semia !

 

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 لقد غضب الكثير من استعمال السيد المرزوقي لكلمة "سافرات" لنعت النساء الغير محجبات والغير منقبات نظرا للمعنى الانتقاصي اللذي يمكن أن تحمله الكلمة و بالبحث السريع عن معنى الكلمة وجدت ما يلي و ها أني
أسوقه بكل تجر د   

 

1/ تعريف السفور :-
أ- التعريف اللغوي:
سَفَرَ البيت وغيره يَسْفِرُهُ سَفْرَاً ، كنسه . والْمِسْفَرَةُ : الْمِكْنَسَةُ ، وأصله الكشف. والسُّفَارِةُ ، بالضم : الْكُنَاسَةُ ، وقد سَفَرَهُ: كَشَطَهُ .
وسَفَرَتِ الريح الغيم عن وجه السماء سَفْرَاً فَانْسَفَرَ : فرقته فتفرق ، وكشطته عن وجه السماء "1 
" وسَفَرَتِ المرأةُ وجهها إذا كشفت النقاب عن وجهها تَسْفِرُ سُفُورَاً ، ومنه سَفَرْتُ بين القوم أَسْفِر سُفُورَاً ، ومنه سَفَرْتُ بين القوم أَسْفِرُ سِفَارَةً ، أي كشفت ما في قلب هذا وقلب هذا لأصلح بينهم . وسَفَرَتِ المرأةُ نقابها تَسْفِرَهُ سُفُورَاً فهي سَافِرَةٌ: جَلَتْهُ "

( سَفَرَ ) سُفُورَاً : وضح وانكشف . يقال : سفر الصبح : أضاء وأشرق . وسفرت الشمس : طلعت . وسفر وجهه حسناً : أشرق وعلاه جمالٌ . وسفرت المرأة : كشفت عن وجهها . ويقال : سفر العمامةعن رأسه : كشفها .
ويقال : امرأة سافر : للكاشفة عن وجهها . وفرس سافر اللحم : قليله "3
" سفرت المرأة : كشفت عن وجهها فهي ( سافرة ) . وسفر البيتَ : كنسه . و( أَسْفَرَ ) وجهه حسناً : أشرق "4 


1- لسان العرب ج3ص2024
2- لسان العرب ج3ص2025
3- انظر المعجم الوسيط ص432- 433 

4- مختار الصحاح ص301  

 

Source : samia lamin


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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 15:33

Discours d’équilibriste, ni prétention de faire des miracles, ni désespoir de faire le possible...

Liberté est le mot le plus dit, le plus répété, le plus fréquent parmi tous ces mots qui se baladent dans les marchés du non-lieu …

Liberté de manifester… Liberté de porter le Nikab… Liberté de porter le Hijab… Liberté de défendre les institutions… Liberté d’assurer la sécurité sans gommer les Libertés… Liberté de se défendre contre la légitimité de la force brute… Liberté d’être amis de l’Orient comme de l’Occident…

Liberté… Liberté… Liberté…

Ce mot, nous l’espérons porteur de Karama, de dignité et de JUSTICE  devant la maladie, devant le droit, devant l’éducation, devant la culture… Devant le bien être…

Et non une simple notion de circonstance… 


Les larmes versées par Moncef sur nos jeunes et moins jeunes tués par les mains sales de ceux qui ont cru que le mensonge est un Droit et que Ben Ali est une éternité…

Ces larmes m’ont réduit à ma solitude d’exilé… Et j’ai pleuré…

 

Bonne chance monsieur le Président !

 

Noureddine Bourougaa Mnasri

 

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Tchao Pantin !


Ça y est... il y est
Je vais vous lire
Ce qui vient de tomber sous ma plume :
"Lorsqu'un jour le peuple veut vivre
Force est pour le destin, de répondre
Force est pour les ténèbres de se dissiper
Force est pour les chaînes de se briser"


Merci lejournaldepersonne.com/2011/08/tchao-pantin/


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Lorsqu'un jour le peuple veut vivre,
Force est pour le Destin, de répondre,
Force est pour les ténèbres de se dissiper,
Force est pour les chaînes de se briser.
Avec fracas, le vent souffle dans les ravins,
au sommet des montagnes et sous les arbres

disant :

"Lorsque je tends vers un but,
je me fais porter par l’espoir
et oublie toute prudence ;
Je n’évite pas les chemins escarpés
et n’appréhende pas la chute
dans un feu brûlant.
Qui n’aime pas gravir la montagne,
vivra éternellement au fond des vallées
".


Le poète Abou El Kacem Chebbi

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Le président de la République a parlé de la Révolution, des martyrs, de l’émigration clandestine, de la précarité et de la pauvreté, du chômage et de l’échec de la Tunisie à offrir à ses enfants une terre d’accueil prospère. 
« Notre mission, dit-il, est de mettre en place une base solide pour construire une société pluraliste pacifique et d’éviter une autre révolution et une troisième Constituante. Nous nous devons de protéger les femmes en niqab, en hijab ou les femmes non voilées. 
Nos défis sont multiples et nous devons accélérer les réformes urgentes, encourager l’investissement, protéger les travailleurs, développer notre identité nationale et l’ouverture sur les cultures étrangères. 
Notre responsabilité est de gagner la confiance des citoyens et de prendre les décisions courageuses. 
La responsabilité de l’opposition est de surveiller et critiquer, mais elle doit avoir un esprit sportif, honnête et devenir une composante de la solution et non du problème. 
Lire la suite http://www.businessnews.

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Marzouki, de l'intransigeance à la réconciliation


Moncef Marzouki (Thierry Brésillon)

Le moment est historique et constitue, après les élections du 23 octobre, une rupture supplémentaire avec le régime de Ben Ali  : l'homme qui, à 66 ans, vient d'être élu, lundi, à la présidence de la République tunisienne par l'Assemblée constituante tunisienne avec 153 voix sur 217, a été l'un des opposants les plus constants au régime déchu le 14 janvier.

L'élection de Moncef Marzouki consacre une trajectoire personnelle qui détermine les trois traits distinctifs de son positionnement politique  :

  • le refus de toute compromission avec régime de Ben Ali ;
  • un militantisme déterminé en faveur des droits de l'homme ;
  • le refus d'ostraciser les islamistes.

Né d'un père opposant yousséfiste (traditionnaliste) à Bourguiba, mort en exil au Maroc, il a vécu son enfance dans une ville du sud, Douz. Il n'est issu d'aucun establishment, ni des villes de la côte d'où vient une partie de l'élite économique et politique tunisienne, comme ses deux prédécesseurs, ni de l'appareil sécuritaire.

Médecin neurologue, formé en France dans les années 1970, il s'est engagé dès 1980 au sein de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) dont il a été le président en 1989 jusqu'à sa dissolution en 1992, alors que le pouvoir veut réformer le statut des associations afin d'y placer ses partisans. C'est l'époque où la répression des islamistes est à son paroxysme, avec l'accord implicite d'une partie de la gauche.

Opposé à toute forme de coopération avec le pouvoir, il rompt avec la LTDH reformée en 1994 et contribue à la formation, en 1998, du Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT). Il a été membre de la section tunisienne d'Amnesty International et de l'Organisation arabe des droits de l'homme.

Une plateforme démocratique avec Ennahda

En 1994, il avait tenté de participer à l'élection présidentielle, avant d'être brièvement emprisonné. Puis en 2001, il forme le Congrès pour la République (le CPR), sur une plateforme démocratique, auquel se rallient quelques militants islamistes, à un moment où le mouvement Ennahda bénéficie d'un très relatif allègement de la répression. Exilé en France à partir de 2001, il est le maître d'œuvre, en juin 2003, d »une déclaration commune de l'opposition au régime, en collaboration avec Ennahda.

Deux ans plus tard, les deux partis se retrouveront de nouveau côte à côte dansle mouvement du 18 octobre 2005, avec le PDP et Ettakatol.

Discours antisystème

Son retour d'exil, dès le 18 janvier, ne soulève pas les foules, et s'il envisage dès ce moment la perspective d'une candidature à l'élection présidentielle, il ne sait pas encore que le chemin devra passer par l'élection d'une Assemblée constituante pour laquelle son parti ne semble pas en très bonne posture. Pendant des mois, son service média n'a qu'une maigre revue de presse à se mettre sous la dent.

C'est pourtant le CPR, en dehors d'Ennahda (qui rassemble autour du référent religieux), qui aura le mieux capitalisé sur les aspirations révolutionnaires, notamment auprès des jeunes, séduits par son discours antisystème, sa clarté dans la volonté de rupture avec la dictature et la corruption, sa réaffirmation d'une identité arabo-musulmane militante face à la domination occidentale et sa capacité à utiliser les nouveaux médias sociaux.

Classé deuxième en sièges à l'Assemblée constituante avec trente élus, le CPR a été en position de force pour obtenir la présidence de la République en échange de sa participation au gouvernement d'union nationale aux côtés d'Ennahda, alors que Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol), aux manières plus souples que le leader du CPR, était pressenti pour le poste.

Climat pesant

L'événement, tout historique qu'il soit, est pourtant accueilli sans enthousiasme, dans un climat assez pesant. D'abord parce que lla situation sociale, bientôt un an après le suicide de Mohamed Bouazizi, n'offre guère davantage de perspectives aux jeunes chômeurs et que la croissance économique nulle plombe la reprise économique et le moral des ménages.

Le bassin minier de Gafsa est paralysé par des manifestations de chômeurs, des infrastructures comme le port de Gabès sont bloquées par des sit-in et l'UGTT, la puissante centrale syndicale, à quelques jours de son congrès, semble vouloir marquer son opposition à l'accession au pouvoir d'Ennahda, et montrer sa capacité de nuisance, alors que les dossiers de corruption de ses dirigeants pourraient arriver bientôt entre les mains de la Justice.

Marchandages politiques


L'Assemblée nationale constituante au Palais du Bardo (Thierry Brésillon)

C'est dans ce contexte que l'élection de Moncef Marzouki est intervenue, au terme d'un très long processus de tractations politiques entre les trois partis de ce qu'il est désormais convenu d'appeler la troïka  :

  • Ennahdha,
  • le CPR,
  • Ettakatol (social-démocrate).

Après deux semaines de négociations informelles entre les partis à partir du 8 novembre, puis deux semaines de travail en commission à l'Assemblée, il aura encore fallu encore une semaine de débat pour voter, samedi soir, l'organisation provisoire des pouvoirs qui tiendra lieu de constitution jusqu'à l'élaboration de la Constitution définitive, et procéder finalement à l'élection du président de la République.

Probablement inévitable, ce long accouchement est aussi le résultat de la volonté de ne négliger aucune étape de la refondation politique de la Tunisie. Mais il a offert le spectacle de marchandages politiques où les attributions respectives des différentes autorités se négociaient contre des places au gouvernement.

Une présidence faible

La première version du texte qui a fuité dans la presse le 26 novembre a déclenché un véritable tollé tant il concentrait les pouvoirs entre les mains du Premier ministre, poste qui devrait échoir à Hamadi Jbali, secrétaire général d'Ennahda.

Les jeunes militants du CPR ont pris leurs élus à partie. Non seulement les ministères de la Justice et l'Intérieur vont probablement échapper au CPR, mais la présidence promise à Moncef Marzouki était dépourvue de pouvoir réel, en particulier de l'autorité directe sur le ministère de l'Intérieur qu'il exigeait.

En dehors des attributions classiques d'un chef d'Etat (chef suprême des armées, promulgation des lois…) et de la nommination du Mufti de la République, il n'a aucun contrôle sur l'action du gouvernement.Seules modifications obtenues lors des débats, le président de la République «  fixera en concertation et en compromis avec le chef du gouvernement les contours de la politique étrangère du pays  », il décidera de la même manière des nominations militaires et diplomatiques de hauts rangs.

Le CPR a également obtenu qu'Ennahda et Ettakatol reviennent sur l'engagement de limiter le durée de la Constituante à un an et le mandat de la Constituante, et donc celui du chef de l'Etat, est désormais indéterminé et prendra fin une fois la nouvelle Constitution adoptée.

« Fakham » Ghannouchi

L'activisme international de Rached Ghannouchi, auquel certains présentateurs télévisés donnent du «  Fakham  » (Excellence) depuis le 23 octobre, alors qu'il n'est que le président du parti Ennahda et ne dispose d'aucune fonction officielle, laisse sceptique sur la consistance du rôle du nouveau chef de l'Etat en matière diplomatique.

Le leader islamistes'est notamment rendu aux Etats-Unisdébut décembre à l'invitation du magazine Foreign Policy. Au cours de ce voyage, il a en particulier donné des assurances à des représentants d'organisations pro-israéliennes que la Tunisie n'inscrirait pas dans sa Constitution l'interdiction de la normalisation des relations avec Israël, alors que son parti avait milité pour que cette disposition soit inscrite dansle pacte républicain adopté par la Haute instance début juillet.

La division de la gauche


Une manifestante devant le Bardo, le 1er décembre 2011 (Thierry Brésillon)

Autre motif de morosité, la participation du CPR (et d'Ettakatol) à un gouvernement avec les islamistes consacre la division de la gauche.

Le clivage semble désormais profond entre la ligne défendue par le CPR d'une coopération politique avec les islamistes, et la gauche «  moderniste  » qui n'a de cesse de dénoncer la trahison de partis qui ont «  vendu leur âme pour des portefeuilles ministériels  », au risque de cautionner l'instauration d'une «  nouvelle dictature islamiste  ».

Moncef Marzouki cristallise sur sa personne toute la révulsion qu'inspire à la gauche laïque l'idée de coopérer avec Ennahda.

Lors de la conférence de presse qu'il avait donnée le 26 octobre, le leader du CPR a pourtant assuré qu'il serait « le garant des libertés et des valeurs universelles ».

L'homme de la troisième voie ?

Dans un l'entretien qu'il avait accordé à Rue89 le 15 février dernier, Moncef Marzouki défendait :

«  J'ai toujours considéré qu'on […] qu'on instrumentalisait cette peur de l'islamisme. Le régime justifiait la dictature par la peur de l'islamisme, et l'Occident justifiait son soutien à la dictature par la même peur. C'était un fantasme. En Tunisie, nous avons la chance d'avoir un islamisme modéré […]. »

Et s'il se situait alors dans la gauche «  démocratique et laïque  », il avait, dans un ouvrage publié en 2005 (« Le Mal arabe – Entre dictatures et intégrismes : la démocratie interdite », 2005, L'Harmattan)marqué sa distance avec la notion de laïcitéen ces termes  :

«  A la question “Comment peut-on être laïque en terre d'islam ? ”, la réponse est qu'on ne peut pas l'être ou à la façon d'un corps étranger dans un organisme.

La bonne question est plutôt : “Comment défendre en terre d'islam, non la forme, mais l'essence des valeurs défendues en France sous la bannière de la laïcité à savoir l'égalité, la liberté et la fraternité ? ” Or ces valeurs peuvent et doivent être défendues face à la montée des intégrismes sous la bannière de la démocratie, qui a le double mérite d'être plus universelle et moins chargée de connotations anti-religieuses.

Toute tentative de mélanger les genres et d'assimiler la démocratie à la laïcité ne servira qu'à affaiblir le projet démocratique arabe au seul profit de l'intégrisme.  »

Désormais au sommet de l'Etat arabe le mieux engagé dans la transition démocratique, Moncef Marzouki pourra-t-il être l'agent de cette troisième voie démocratique entre dictature islamiste et régime autoritaire ? Lui qui fut l'homme de l'opposition intransigeante à Ben Ali, devra être à la fois l'homme de la rupture et de la réconciliation des Tunisiens avec leur double héritage, islamique et moderne.

Source : rue89.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 04:58

 

12 décembre : violence policière contre des chômeurs

 

11 décembre : de nombreuses manifestations réclamant davantage de liberté et moins de Makhzen

 

 

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Le mouvement 20 février veut dialoguer avec Abdelilah Benkirane

 

Le mouvement 20 février veut dialoguer avec Abdelilah Benkirane

Le Mouvement du 20 février a finalement répondu favorablement ce mardi aux multiples appels du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, pour ouvrir un dialogue, mais sans lignes rouges, affirme Najib Chaouki, un militant du mouvement 20 février.

 

Si ce dialogue s’effectue conformément aux conditions qui seront imposées par le mouvement 20 février, il redonnera confiance au peuple marocain, indique Najib Chaouki, précisant que c’est une position officielle du mouvement 20 février.

Parmi les conditions du mouvement 20 février, Najib Chaouki cite la libération des prisonniers politiques, l’ouverture des dossiers en rapport avec la corruption, la garantie de la liberté de la presse et le renforcement des libertés individuelles et collectives.

Le mouvement 20 février n’a pas confiance dans le régime politique marocain, précise Najib Chaouki, mais serait prêt à engager un dialogue constructif avec le nouveau chef du gouvernement, si celui-ci ne leur impose pas des lignes rouges.

Dès l’annonce de la victoire du Parti Justice et Développement aux élections législatives du 25 novembre, Abdelilah Benkirane avait invité les mouvements 20 février et Al Adl Wal Ihssane à dialoguer et à militer dans le cadre d’institutions officielles.

Membre de l’antenne de Rabat du mouvement 20 février, Najib Chaouki est aussi l’un membres fondateurs du Mouvement Alternatif pour les Libertés individuelles (MALI), qui revendique depuis 2009 le droit de manger en plein publique pendant Ramadan.

source bladi.net

 

 

L’islam doit rester dans les cœurs et dans les mosquées

 

 

par Tahar Ben Jelloun

Il est une expression vide de sens et surtout qui trompe son monde : « islamistes modérés ». Un religieux qui investit le champ politique n’a que faire de la modération. Montesquieu explique dans « l’Esprit des Lois » comment « le bien politique, comme le bien moral, se trouve toujours entre deux limites ». Or les islamistes de par le monde ne connaissent que leversant extrême même s’ils tiennent un discours rassurant et « light ».


Nous savons que le religieux et le politique, conjugués avec les techniques modernes de la communication, aboutissent à un régime autocrate. La machine de la régression et de l’annulation des libertés individuelles se met en marche parfois déguisée sous le vocable de « la normalisation » et de « l’authenticité ». On marie l’irrationnel avec le droit objectif. Cela ne va pas ensemble, pire, cela aggrave les problèmes notamment dans le domaine économique. Le recours aux principes religieux pour lutter contre la pauvreté et la corruption est un leurre, une inadéquation totale avec les principes de modernité. On fait la morale aux gens au lieu de s’attaquer aux racines du mal qui sont d’ordre économique et politique.

 

L’islam bien compris est une belle religion ; elle devrait rester dans les cœurs et dans les mosquées. D’ailleurs Dieu insiste sur la responsabilité de la personne dans ses actes. Elle n’a pas besoin d’un gouvernement religieux pour lui dicter ce qu’elle a à faire. Or l’islamisme politique se caractérise en général par une action directe sur le mode de vie des gens. Cela commence par quelques prêches moralisants et finit par des décrets et des lois (« fatwas ») qui gouvernent la vie quotidienne des citoyens. Il empêche de penser ou mieux pense à la place des citoyens. A quoi bon penser, douter, débattre puisque tout est écrit d’avance.


Le Maroc a de tout temps été musulman et n’a jamais éprouvé le besoin de mélanger la religion et la politique. Des confréries ont toujours existé, se comportant souvent de manière décalée par rapport au rite malékite et animant des débats critiques entre elles. Pourquoi ce pays tombe-t-il aujourd’hui entre les mains de politiciens ambitieux, assez bien implantés dans les milieux populaires et au programme assez flou ? Que s’est-il passé ? Je ne crois pas à l’effet « domino », car la situation de la Tunisie n’a rien à voir avec ce que vit le Maroc depuis l’arrivée de Mohamed VI.


Un constat : la démocratie en tant que système électoral a profité à un parti motivé et très actif sur le terrain. Ajoutons à cela le fait que les autres partis, les traditionnels et les nouveaux, qui sont tous musulmans mais ont plutôt un comportement laïc, n’ont pas su s’adresser au peuple et surtout à sa jeunesse désemparée. Le discours religieux est plus facile. On a même entendu un candidat de PJD (Parti de la Justice et du Développement) promettre un « coin de paradis » à ceux qui auront voté pour lui. Le pire est que ça marche ! Allez concurrencer cette démagogie imbécile mais efficace !


L’islamisme marocain a été fabriqué depuis longtemps. On peut dater son émergence avec la politique irresponsable d’arabisation de l’enseignement dans le sens d’un monolinguisme où tout a été confié à la pensée islamique. Je me souviens en 1971 avoir quitté mon poste de professeur de philosophie le jour où le ministère de l’intérieur décida d’arabiser cet enseignement dans le but non avoué de limiter l’accès des élèves marocains aux textes jugés subversifs de la philosophie qui s’enseignait à l’époque en français. On a remplacé les textes de Nietzche, de Freud, de Marx, de Weber et bien d’autres par l’histoire de la pensée islamique, laquelle était enseignée parmi d’autres courants.


L’arabisation ratée de l‘éducation nationale a été doublée par le recours à l’enseignement privé bilingue et ouvert sur d’autres cultures. Tous les responsables de cette politique n’ont pas ménagé leurs efforts pour inscrire leurs enfants dans les lycées de la Mission française !


Les diplômés francophones (en fait bilingues) trouvaient plus facilement du travail que ceux qui ne maîtrisaient que l’arabe. Un fossé sociologique s’est creusé entre ces deux clans. Les islamistes vont recruter dans le milieu arabophone, frustré et marginalisé par le pouvoir.


Il n’y a pas que cet aspect qui a fait émerger l’islam politique au Maroc. La révolution iranienne, le travail de propagande des Frères musulmans, l’importance des chaines satellitaires des pays du Golfe qui sont de véritables postes de prosélytisme, vont travailler l’imaginaire des Marocains enclins à entendre un discours qui les rassure d’autant plus que les autres partis ont montré leur incompétence ou leur naïveté.


L’autre élément important est que ces élections ne sont pas le résultat de la démocratie. Certes, les votes ont eu lieu sans interventions, sans truquages. Mais le fait que seulement 45% des inscrits se soient déplacés pour voter, veut dire que la pédagogie du travail démocratique n’a pas avancé. Car la démocratie n’est pas une technique mais une culture. Le Maroc n’a pas eu le temps de cultiver la démocratie dans les esprits. Il faut du temps, car il ne suffit pas d’aller voter, encore faut-il voter dans un esprit qui met en avant les valeurs de la modernité (Etat de droit ; respect de l’individu etc). Or tant que le champ religieux se mêle du politique, cette pédagogie est en échec.


Le Maroc n’est pas en mesure de faire l’économie d’une expérience islamiste. Espérons que ces politiciens ne feront pas trop de dégâts et ne feront pas fuir les touristes ni décourager les investisseurs. On verra ce qu’ils feront une fois aux commandes.


Même noyés dans un gouvernement de coalition, les islamistes marocains risquent de bloquer l’évolution de ce pays où le fléau de la corruption, où la précarité et les inégalités sont de plus en plus intolérables. Ces gros problèmes ne se résoudront pas par des prières, mais par une mobilisation rationnelle et une volonté politique qui fera de la lutte contre la pauvreté et la misère une priorité absolue.

 

.taharbenjelloun

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 03:51

La lutte des classes et l'interventionnisme en Libye

 

Il n’est pas douteux que la révolution libyenne soit une vraie révolution, même si celle-ci n’a pu se développer sans le soutien des occidentaux (sans oublié les qataris). Le nier reviendrait à nier que la révolution mexicaine de la décennie 1910-1920 ait été une vraie révolution, sous prétexte que Venustiano Carranza, Emiliano Zapata et Francisco (Poncho) Villa reçurent des armes et le soutien diplomatique des USA contre le dictateur Victoriano Huerta. Comparaison n’est pas raison, sans doute, mais il bon de se rappeler que l’impérialisme ne se manifeste pas nécessairement sous une forme contre-révolutionnaire et qu’il peut soutenir la révolution pour mieux la contenir. Ainsi le soutien extérieur potentialise-t-il l’élan révolutionnaire, pour mieux l’orienter vers des fins qui lui convienne. Tel fut le cas, d’ailleurs, de la révolution mexicaine, où les USA armèrent ensuite Carranza, le représentant de la fraction urbaine et petite bourgeoise, contre les révolutionnaires socialisant et agrairien Zapata et Villa (1). 

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Les Marines US lèvent le drapeau sur Vera Cruz, Mexique, 1914

     
Point n’est besoin de s’étendre, ici, sur la propagande mise en œuvre par les occidentaux et Al Jazeera (télévision qatare) pour légitimer la révolution libyenne, même si avec le recul, il apparaît que la conquête « à main nu » de la caserne de Benghazi ou l’existence de la fameuse colonne de char censée menacer la ville furent douteuse et que le bombardement de manifestants par l’aviation de Kadhafi n’est étayé par aucun fait objectif. Mais, après tout, le mensonge et la ruse sont consubstantiels à la guerre. Point n’est besoin non plus de s’étendre sur l’ampleur des moyens mis à disposition des révolutionnaires (armes, argents, soutien aérien, informations, forces spéciales…) en totale violation de la résolution de l’ONU qui prévoyait la seule protection des populations (2). 

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Avions US pendant l'expédition de 1916 au Mexique

 

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Harley Davidson équipées de mitrailleuses pendant l'expédition de 1916 au Mexique

   
Si la révolution libyenne est une véritable révolution, c’est parce qu’elle a su mobiliser simultanément des classes sociales autour d’un objectif convergent de renversement d’une oligarchie qui accaparait la rente pétrolière, qui encadrait la population avec des « comités révolutionnaires » et des méthodes policières de type totalitaire et qui achetait la paix sociale en faisant retomber quelques miettes de la rente pétrolière, en recrutant une administration pléthorique et en faisant effectué les travaux les plus difficiles à une armée de travailleurs migrants. 
   
La révolution libyenne a fait converger une petite bourgeoisie citadine, une jeunesse prolétarisée et des minorités opprimées. La petite bourgeoisie – incarnée par Benghazi – se voyait limitée dans son développement par une administration corrompue et par la médiocrité de l’enseignement dispensé en Libye. La jeunesse se trouvait de plus en plus en difficulté pour accéder à l’insertion. Les minorités, en premier lieu les berbères, subissaient une oppression culturelle, sociale et politique (3). 

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Francisco (Poncho) Villa et Emiliano Zapata assis côte à côte

    
Ces différentes classes sociales unies par le projet de se débarrasser de l’oligarchie kadhafiste ont combattu côte à côte, et durement. La forme de guerre imposée par les occidentaux fut en effet très violente, car elle consiste à débusquer un ennemi qui se terre pour se protéger des bombardements et à le contraindre à une visibilité qui fera une cible pour les avions de l’Otan. La guerre civile fut sanglante, même si nous ne disposons pas de chiffre fiable pour évaluer le nombre de morts (on a parlé de 30.000 à 50.000 morts, mais ces chiffres sont invérifiables et certainement douteux) (4). La violence en s’exacerbant a ravivé les vieilles oppositions régionales et tribales, les groupes vaincus étant aujourd’hui animé d’un ressentiment durable.
    
A l’exemple de la révolution mexicaine, les occidentaux et les qataris semblent à présent faire leur choix en faveur de l’une des factions révolutionnaires. Au lieu d’employer l’énergie collective, notamment en remobilisant les instances de médiations tribales et religieuses, pour élaborer un projet de société qui fasse consensus entre les factions, la petite bourgeoisie libyenne et ses alliés occidentaux semblent se lancer dans une entreprise d’élimination des groupes rivaux. 

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Venustiano Carranza (au centre)

    
Cette option s’est concrètement traduite par la dissolution du CNT (Conseil national de transition), qui réunissait toute les factions, pour former un gouvernement composé de technocrates (la plupart inconnus des libyens, l’un des rares connu étant Abdelrahmane ben Yazza, ancien responsable de la compagnie pétrolière italienne ENI, qui s'est vu confier le portefeuille du Pétrole et du Gaz). Manifestement, les missions prioritaires de ce gouvernement sont : 
1. de relancer, avec le concours des majors, la production pétrolière (à un rythme très soutenu, puisque le Libye devrait retrouver sa production d’avant-guerre d’ici la mi-2012)(5),   
2. de maintenir une administration en assurant le paiement des fonctionnaires dans un contexte de totale dépendance vis-à-vis de l’Occident, celui-ci ayant gelé 150 milliards d’avoir libyens, qui ne sont restitués aux autorités libyennes qu’au compte-goutte. A ce jour le Conseil de sécurité n’a autorisé qu’un déblocage de 18 milliards et dans les fait, seuls 3 milliards ont été versé (6).
3. de reconstituer une armée à partir des brigades de l’armée kadhafiste qui se sont ralliées au CNT à l’occasion de la rébellion.  
    
En refusant les concessions politiques à la jeunesse et aux minorités, en refusant toute politique qui permettrait de cantonner dans des garnisons les « thowars » (combattants révolutionnaires) en échange d’une solde, tout en offrant des aides pour leur réinsertion dans la vie civile (l’Etat libyen est assez riche pour financer ce type de projet), le gouvernement libyen et les occidentaux laisse se développer un climat d’anarchie. Les combattants ne peuvent rendre leurs armes s’ils n’obtiennent aucune concession politique - ne serais-ce pour que le sacrifice de leurs camarades n’aient pas été inutile. Le gouvernement laisse pourrir la situation en escomptant le retournement d’une population qui, aspirant légitimement à un retour à la vie « normale », pourrait se lasser et dénoncer dans leurs « libérateurs » d’hier des fauteurs de troubles. 

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Affiche US promettant une récompense pour la capture de Villa

    
Le samedi 10 décembre, les forces gouvernementales semblent avoir tenté un premier coup de force, mais sans succès contre les « thowars ». Des soldats de la deuxième brigade d'infanterie de l'armée nationale libyenne, commandés par Khalifa Belqasim Haftar, nommés « chef d’Etat major » par les officiers de l’armée libyenne le 17 novembre 2011, ont tenté de prendre le contrôle de l’aéroport de Tripoli, occupé par des thowars de la ville de Zenten. Khalifa Belqasim Haftar est l’homme des américains, ancien chef de la « Force Haftar », entraînée au Tchad par la CIA dans les années 90, pour renverser Kadhafi. D’après certaines rumeurs, Khalifa Haftar aurait fait enlevé le Général Abdelfattah Younès, chef militaire du CNT (et ex-n°2 du gouvernement libyen, rallié à l'insurrection) et l’aurait ensuite livré aux islamistes de "la Brigade des Martyrs du 17 février", qui se serait chargée de le torturer et de l’assassiner le 28 juillet 2011. Khalifa Haftar était le chef de cabinet d'Abdelfattah Younès et il l'a immédiatement remplacé à la tête des troupes du CNT. 

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Combattants zapatistes, 1911

    
L’action militaire contre l’aéroport a été préparée idéologiquement par des manifestations de tripolitains contre les thowars, par l’arrivée du Qatar - où il réside -, de Youssef Karadhaoui (ou Al-Qaradawi ou al-Qaradâwî), consultant religieux sur Al Jazeera, président de Union Internationale des Savants Musulmans (oulémas), pour demander aux miliciens de désarmer et par un accord politique avec les thowars de Misrata pour qu’ils quittent Tripoli. 
   
Samedi 10 décembre, donc, l’armée a tenté une reprise en main de l’aéroport, mais a échouée devant la résistance des thowars de Zenten. Il y aurait eu au moins cinq blessés. Les thowars ont dénoncé un coup de force pour s'emparer de l'aéroport et fait appel au ministre de la défense, Oussama Jouili, ancien chef des combattants de Zentan, qui a minimisé l’incident. Par contre, Al Jazeera (chaîne Qatar) a relaté les faits de manière très originale et dénoncée une tentative d'assassinat de Khalifa Haftar (7). 

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Francisco (Poncho) Villa assassiné

    
Ce premier coup d’essais est raté et il ne me manqué d’accroître la défiance de thowars vis-à-vis du gouvernement. On perçoit qu’à partir de Zenten, ville de l’ouest, un pôle de résistance se structure. Assez puissant pour imposer la nomination de leur ancien chef au poste « ministre de la défense » (même s’il n’a pas l’air d’avoir beaucoup d’autorité sur les unités militaire) et en jouant de quelques atouts : les thowars de Zenten détienne Seif al-Islam Kadhafi (homme gênant), ils ont des liens avec les berbères du Djebel Nafoussa (qui ne voient venir aucune reconnaissance de la langue amazigh, ni de projet d’autonomie régionale) et ils ont des alliances traditionnelles avec les habitants de Bani Walid, fief des Ouarfalla (ou Werfallah), tribu traditionnellement alliée à Kadhafi et qui ne manquerait pas de s’allier aux thowars Zenten, si c’était là le moyen de se venger de la mise à sac de leur ville par les thowars de Misrata (8). 
     
A laissé les choses pourrir, d’autres pôles de résistances pourraient se structurer, regroupant des fractions de la jeunesse révolutionnaire, des membres des tribus défaites et humiliées et d’autres minorités, en particulier noire, comme celle de Tawargha (ou Taouergha), à l’ouest du pays, celle du district de Sabha, dans le centre ou encore les touaregs des zones sahéliennes. 
    
Gageons que pour aider le nouveau gouvernement libyen à mater dans le sang les classes populaires et la jeunesse en arme, nos médias nous apprendrons bientôt que les insurgés sont des « sauvages », incapables d’apprécier à sa juste valeur la liberté que nous leur avons « offert », et qu’ils méritent, en définitive, un gouvernement islamique autoritaire. 

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Douglas Fairbanks dans The Lamb, 1915

 

 

Notes 

(1) Rappel historique concernant la guerre civile mexicaine : le 9 février 1913 un coup d’État est organisé par Victoriano Huerta qui établit une dictature. Venustiano Carranza, gouverneur du Coahuila, lance une insurection qui va être rejointe par des groupes de guerilla déjà organisés autours de personnalités comme Emiliano Zapata, Francisco (Poncho) Villa ou Pascual Orozco.  En mars 1913, Th. Woodrow Wilson est élu à la Maison Blanche. Il autorise les livraisons d'armes en faveur des révolutionnaires. Le 21 avril 1914, Woodrow Wilson ordonne à la marine d'envahir le port de Vera Cruz, Mexique. Le prétexte est l’arrestation de quelques marins américains en goguette par les autorités mexicaines. En juin, Huerta est obligé de fuir le Mexique. Les USA quitte Vera Cruz en novembre 1914. Après une phase confuse où les chefs révolutionnaires se dispute le pouvoir, Washington reconnaît en octobre 1915 le gouvernement de Venustiano Carranza et établit un embargo sur les munitions que Villa se procurait jusque-là aux États-Unis. Wilson fournira des projecteurs électriques géants alimenté par du courant américain afin d'aider Alvaro Obregon à repousser l'attaque de nuit des troupes de Villa à la ville frontalière d'Agua Prieta et il autorisera les armées de Carranza à passé par les Etat-Unis pour prendre à revers les Villistes.  Le 16 janvier 1916, Villa pour mettre la main sur un marchand d'armes US, Samuel Ravel, qui lui a vendu des munitions défectueuses entre aux USA et attaque la petite ville de Columbus dans le Nouveau-Mexique et y fait une quinzaine de victimes. Wilson ordonne alors au général Pershing d’engager les opérations contre Villa pour s’en emparer mort ou vif. Les troupes américaines interviennent équipées d’avions et de motos, dans le Chihuahua et les opérations durent jusqu’en février 1917 sans aboutir à des résultats décisifs. Le 1er mai 1917, Carranza est nommé président à titre définitif et il accélère la guerre à outrance contre les dissidents, Zapata et Villa. Le 10 avril 1919, Zapata est attiré dans un guet-apens et tué. A la chute de Carranza en 1920, le nouveau président Adolfo de la Huerta offre à Villa l’amnistie et un ranch à Chihuahua, en échange de l’arrêt de ses activités guerrières et de son retrait de la vie politique. Villa accepte, mais meurt trois ans plus tard, assassiné dans son ranch pour des raisons politiques, pendant la présidence de Obregon. Le Mexique payera cher ce « soutien » US, puisque Carranza cèdera aux USA l'État de Basse-Californie. 
   
(2) Les doutes émergent du fait qu'Al Jhazira a été reprise en main et que la plupart des "informations" concernant les massacres imputés aux kadhafistes sont peu étayées. "Aucun témoignage direct n’a été produit, aucune image de ce massacre n’a été montrée – ce qui, à l’époque des téléphones portables avec caméra, omniprésents, paraît surprenant", observe Hugh Roberts dans un article paru dans la London Review of Books. Rony Brauman fait observer que "la militarisation du soulèvement a été presque immédiate, dans les jours qui ont suivi les premières manifestations. A Misrata, la résistance a été particulièrement vigoureuse, et il est faux de prétendre que des civils se soient battus à mains nues contre des troupes suréquipées."
Voir : 
Monde du 24.11.11, L'opération libyenne était-elle une "guerre juste" ou juste une guerre ?
Blog de l'historien Tzvetan Todorov. La guerre de Libye : les faits et leur représentation 
26.11.11. Médiapart/blog. Libye : après la stratégie du choc, la stratégie du chaos artificiel ?
07.12.11. Mediapart/blog. Le Qatar, un inquiétant électron libre en Libye 
    
(3) Voir : 16.04.11. Libération. La vie au pays de Kadhafi
   
(4) Rony Brauman, dans l’interview au Monde cité plus haut fait observer : « Je me trouvais à Misrata en juillet: je m’attendais à voir une ville détruite, j’ai commencé par constater que le port, cible de bombardements répétés, disait-on, était absolument intact. Les affrontements ont en fait été circonscrits à deux quartiers, dans lesquels les dégâts sont énormes, tandis que le reste de la ville est normal. Aucun des habitants avec lesquels j’ai parlé ne se présentait d’ailleurs comme un survivant. En mai et juin, les équipes de Médecins sans frontières qui étaient sur place recevaient très peu de blessés et envisageaient même de plier bagage. Qu’il y ait eu des combats acharnés, que le siège ait été violent, c’est indéniable. Mais Misrata n’est pas cette ville réduite à l’état de décombres que vous [BHL]décrivez. »
   
(5) 07.12.11. Zonebourse. Pétrole : Retour à la production de pétrole plus rapide que prévu en Libye
   
(6) 10.12.11. Reuters. Les dirigeants de Tripoli demandent à l'Onu les fonds libyens

(7) Voir :
07.12.11. Le Figaro (AFP). Libye : manifestation contre les armes
08.12.11. L'Orient le jour. Libye: Misrata demande à ses combattants de quitter Tripoli
08.12.11. Maghreb Confidentiel. Al-Qaradawi en mission commandée
11.12.11. CRIonline. Cinq blessés dans des affrontements samedi à Tripoli
11.12.11. Canoe.ca. Les combattants pas prêts à quitter Tripoli
11.12.11.Magharebia. Affrontements à l'aéroport de Tripoli, attentat contre le chef de l'armée
11.12.11. Blog Ahfir. On creva les yeux du Général Abdel Fattah Younès avant de le brûler vif
  
(8) Seif al-Islam Kadhafi dans une (entrevue) se dit bien traité et qu'il y a même matière à dialoguer avec ses geôliers. Dans le monde diplomatique (Qui a gagne la guerre en Libye ?12/11) il est mentionné que les thowars de Zitan ont refusé d'attaquer Bani Walid, fief des Ouarfalla (ou Werfallah), tribu alliée à Kadhafi.

source : blogs.mediapart

 

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Première manifestation contre le CNT qui tente de rassurer Benghazi

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M. Abdeljalil n'a pas tardé à réagir, promettant plus de transparence sur les activités et la composition du Conseil et appelant les Libyens à la patience. ( © AFP Mahmud Turkia)

Des centaines de Libyens observaient lundi soir un sit-in à Benghazi (est) pour dénoncer pour la première fois le fonctionnement du Conseil national de transition (CNT), qui a tenté de les rassurer en promettant de faire de cette ville la "capitale économique".

Les manifestants se sont installés sur la place Al-Chajara, dont les accès ont été bloqués par deux tentes, selon un correspondant de l'AFP. Cette place avait vu les premiers rassemblements contre le régime de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, le 15 février.

Le "peuple veut une nouvelle révolution", "le peuple veut faire tomber le Conseil de transition", avaient scandé pendant la journée les manifestants, qui ont dit vouloir "corriger la marche de la révolution".

Les protestataires ont réclamé dans un communiqué en 14 points que la liberté d'expression soit garantie, que les responsables de l'ancien régime et les "opportunistes" soient écartés, que les autorités agissent dans la transparence et que les jeunes soient plus impliqués dans la vie politique.

M. Abdeljalil n'a pas tardé à réagir, promettant plus de transparence sur les activités et la composition du Conseil et appelant les Libyens à la patience.

"Le CNT va activer son site internet, donner la liste de ses membres et publier leurs CV et va rendre publiques toutes ses activités", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.

"Je veux rassurer les Libyens : avec de la patience, beaucoup de choses vont être réalisées", a-t-il ajouté.

Peu après, des membres du CNT ont relayé ses propos, annonçant que Benghazi aurait à l'avenir un rôle majeur sur le plan économique.

"Benghazi sera la capitale économique de la Libye", a déclaré Abdelrazak al-Aradi, un membre du CNT, ajoutant que des ministères liés à l'activité économique seraient délocalisés dans cette ville, située à 1.000 km à l'est de Tripoli.

M. al-Aradi a indiqué à l'AFP que cette décision avait été prise après les protestations contre le CNT qui ont eu lieu lundi, pour "satisfaire" la population de Benghazi qui se sent "marginalisée et oubliée alors qu'elle a joué le plus grand rôle dans la révolution libyenne".

"Benghazi ne veut pas seulement être la capitale économique. Nous voulons la transparence, une représentation des femmes et des jeunes, la décentralisation et (la publication de) la liste complète des membres du CNT", a réagi Bassem Fakhri, un universitaire de la ville.

Le "processus de la révolution est sur la bonne voie", a assuré le CNT dans un communiqué, promettant transparence, décentralisation, réconciliation et accélération de l'intégration des combattants ex-rebelles aux institutions de l'Etat.

Selon M. Abdeljalil, le gouvernement de transition, formé il y a moins d'un mois, s'est investi dans des dossiers jugés prioritaires, comme la réintégration des combattants (ex-rebelles) dans la société et la sécurité.

"Si ces objectifs sont réalisés dans les 100 prochains jours, ce sera un grand acquis pour les Libyens et le gouvernement", a-t-il estimé.

Soulignant que le travail du gouvernement et du CNT était perturbé dans certaines villes, il a indiqué qu'un budget serait alloué aux Conseils locaux dans plusieurs régions du pays, affectées par un conflit qui a duré sept mois.

Dimanche, l'organisation Human Rights Watch (HRW) avait fait part de sa préoccupation devant le "manque de transparence" des nouvelles autorités, en particulier au sujet des lois adoptées pendant la période de transition, l'attribuant essentiellement à un manque d'organisation.

"Abdeljalil doit apporter des réponses à de nombreuses de questions. Le régime n'a pas changé. Ce sont toujours les mêmes qui oppriment et marginalisent les villes", a dénoncé une avocate de Benghazi, Tahani al-Charif.

Selon Mme Charif, la colère monte depuis que le président du CNT a affirmé que les nouvelles autorités étaient prêtes à pardonner aux forces de Mouammar Kadhafi qui ont combattu les rebelles pendant la guerre.

source .liberation

 

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Affrontements entre une tribu et d'ex-rebelles au sud-ouest de Tripoli


Zenten (Libye) - Des combats qui auraient fait quatre morts ont opposé ces derniers jours au sud-ouest de Tripoli d'anciens rebelles à une tribu rivale, ont indiqué lundi à l'AFP des responsables militaires et un membre de la tribu.

Les violences se déroulent depuis samedi près de la ville de Chgueigua, entre des membres de la tribu des Machachia et des jeunes ex-rebelles de Zenten (170 km de Tripoli) dont les relations se sont encore davantage envenimées pendant le soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Les brigades de Zenten, qui étaient en tête des unités rebelles ayant libéré Tripoli en août, sont lourdement armées et ont surtout puisé dans l'arsenal abandonné par les forces de Mouammar Kadhafi. Les Machachia sont eux accusés d'être des partisans de l'ancien régime.

Hier (dimanche), des Machachia nous ont tiré dessus avec des roquettes. Aujourd'hui (lundi), nous avons répliqué par des Grad, a indiqué à l'AFP Al-Jilani Salem, membre du Conseil militaire de Zenten.

Selon Fraj al-Machay, un membre de la tribu, les violences ont commencé après des provocations de combattants de Zenten, qui auraient installé un barrage près de Chgueigua pour contrôler l'identité des Machachia.

Ca a dégénéré quand ils ont tué un homme devant sa maison. Les gens ici sont très en colère et, depuis, il y a des heurts. Hier ils ont tiré des roquettes Grad. Au moins quatre personnes ont en tout été tuées et une dizaine blessées, a-t-il affirmé.

Ce bilan n'a pas pu être confirmé de source indépendante.

C'est déséquilibré, nous n'avons que des armes légères, a insisté M. Machay.

Le chef du Conseil militaire de Zenten, Mohammed al-Khabbacha, a affirmé de son côté que les Machachia avaient arrêté samedi une vingtaine de personnes après avoir installé un faux barrage.

Des négociations sont en cours. Nous avons une échéance, aujourd'hui est le dernier jour, a-t-il dit à l'AFP, en n'écartant pas une action militaire d'envergure.

D'après lui, les Machachia exigent la libération des membres de leur tribu arrêtés pendant la guerre alors qu'ils combattaient du côté de l'ancien régime.

Les combattants de Zenten demandent de leur côté que la tribu soit désarmée, que les personnes recherchées soient remises aux autorités et que la vingtaine d'otages soit relâchée.

Des incidents impliquant des groupes armés ont régulièrement lieu en Libye, dont le gouvernement s'est fixé pour objectif de désarmer les milices et d'intégrer les factions armées ayant combattu l'ancien régime dans une future armée nationale.

Les nouvelles autorités libyennes entendent aussi faire de la réconciliation nationale une priorité.

Mais la question du désarmement des milices est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît, a affirmé la semaine dernière le Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib.

Plusieurs milices gardent en effet des installations vitales en Libye. Les combattants de Zenten contrôlent ainsi l'aéroport de Tripoli.

Dimanche, le chef du Conseil militaire de l'ouest libyen, Mokhtar Fernana, a affirmé que les ex-rebelles n'allaient pas quitter la capitale avant la formation d'une armée nationale, comme le réclament des Tripolitains excédés par la prolifération des armes.

source : http://www.romandie

 

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Sommes-nous au début d’un chaos libyen ?

 

 

Le nouveau gouvernement libyen fait face à plusieurs défis, le plus pressant restant celui du partage du pouvoir. Qui va parvenir à se tailler la part du lion ? Sont-ce les hommes de Misrata, les hommes du Djebel el Gharbi, ou bien les islamistes qui ont eu un rôle décisif sur le terrain et qui ont été les principaux opposants au régime bien avant la révolution de février ? Que deviendra le rôle des tribus qui ont soutenu Kadhafi ? Que faire d’une population qui sort de quatre décennies d’oppression, mais aussi d’assistanat… militarisée et armée jusqu’aux dents ?


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Pas d’armée libyenne en déroute, mais des stocks d’armements en libre service

Une grande quantité d’armes reste en circulation sur le territoire libyen et les initiatives de collectes initiées par le Conseil National de Transition (CNT) ont toutes échoué. Le nouveau gouvernement a donné aux différentes milices un ultimatum de deux semaines (jusqu’au 20 décembre 2011) pour évacuer la capitale. Le ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelaali, a annoncé un plan d’intégration de cinquante mille combattants dans les forces armées et dans celles du ministère de l’Intérieur. Cela dans le cadre d’un plan complet qui vise la réhabilitation d’un total de deux cent mille combattants. 
Selon différentes sources, AQMI a mis la main sur un arsenal non négligeable d’armes modernes dont des missiles sol-air Sam-7, missiles qui seraient aussi parvenus au Hamas palestinien via les tunnels qui relient la bande de Gaza au Sinaï. Il y a donc beaucoup de spéculation, mais toujours sur fond de vérité, différentes ONG assurant que les casernes et dépôts de l’armée libyenne sont ouverts à tous, donnant accès à des armes allant de la simple Kalachnikov, aux roquettes antichars Crotale (de fabrication française), jusqu’aux missiles sol-air Sam-7. 
Abdel Rahman Chalgham - ancien ministre des Affaires étrangères sous Kadhafi, actuellement ambassadeur libyen aux Nations unies - accuse par ailleurs le Qatar d’ingérence. Le petit émirat soutiendrait financièrement et militairement certaines mouvances islamiques libyennes, outrepassant de fait les nouvelles autorités libyennes. Il est à noter que Mahmoud Djibril, avant dernier Premier ministre, a rejoint Chalgham dans ces accusations. 
Le nouveau gouvernement libyen doit faire face aux attentes d’une population habituée à l’assistanat. A cet égard, l’Etat providence kadhafiste a un système similaire à ceux des pétromonarchies du Golfe, la redistribution de la richesse étant un des piliers du régime. Bien sûr la redistribution - qui se limitait à l’électricité gratuite, un appartement, une voiture, etc. - était inéquitable, les infrastructures manquantes, la corruption endémique, tout comme la prédation du clan Kadhafi. Mais une partie de la population - surtout parmi les soutiens du Guide « bâtisseur » - craint un avenir « humiliant » et n’hésiterait pas à user des armes pour faire valoir ses droits. 

A la frontière tunisienne

Depuis la fin officielle des combats en Libye, le passage de Ras Jdir et sa zone économique (à 170km à l’ouest de Tripoli) ont été le théâtre de plusieurs incidents armés. Le passage de Dehiba dans l’extrême sud tunisien a connu l’attaque d’une patrouille de garde-frontières tunisienne. 
Après la fermeture de la frontière et la demande pressante des autorités tunisiennes, le gouvernement libyen a réagi. Suivant les déclarations du ministre de l’Intérieur libyen Faouzi Abdelaal à son homologue tunisien, des « arrangements » seraient en cours avec les chefs locaux pour « éloigner » les combattants de la frontière en vue d’une prise en charge « professionnelle » des points de passages. 
Mais il est connu que des hommes en armes n’abandonnent pas facilement un passage frontalier. Car grâce à la « taxation », qu’ils imposent souvent au nom de la « cause » et du combat mené (ou à mener), ces passages deviennent source d’autofinancement. 

Rivalités tribales et tractations politiques

Les escarmouches entre combattants perdurent et ne se limitent pas à la capitale ou aux villes traditionnellement pro-Kadhafi, mais sont également journaliers en Cyrénaïque. La tribu d’Abdel Fatah Younès - chef militaire des rebelles mort assassiné - aurait chassé les représentants du CNT de Tobrouk (une des premières villes à rejoindre la rébellion) à la frontière égyptienne. 
Depuis la mi-novembre, des combats opposent différents groupes rebelles dans les faubourgs ou au sein même de Tripoli. Les autorités libyennes assurent que ces affrontements sont provoqués par des hommes toujours loyaux à Kadhafi ou par des éléments « qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Si des factions rebelles étaient directement impliquées, cela représenterait un aveu de faiblesse, qui jetterait un sérieux doute sur la mécanique en cours et remettrait en question la crédibilité du nouveau pouvoir, non seulement aux yeux des Libyens mais aussi aux yeux de la communauté internationale.

 
D’un autre côté, l’attitude des rebelles de Zintan, suite à leur capture de Seïf el Islam Kadhafi, reflète la complexité accrue de la scène libyenne. Cette capture survenue en pleine tractation pour la formation du nouveau gouvernement, a permis à Oussama el Djouali - chef militaires des rebelles de Zintan - d’obtenir le portefeuille de la Défense. Les Zinatas, qui entretiennent des « bonnes » relations avec les partisans du Guide, justifient le maintien du fils Kadhafi chez eux par un pacte vieux de 200 ans - conclu avec les Kadhafas - qui les obligent à veiller sur sa sécurité ; défiant de fait le nouveau pouvoir et même la Cour pénale internationale (CPI). 
Ce sont aussi des combattants Zinatas qui tiennent l’aéroport international de Tripoli. Le dimanche 11 décembre, des combats ont opposé des militaires de la nouvelle armée libyenne à ces rebelles qui ont refusé d’évacuer l’aéroport. Leur chef Moukhtar el Akhddar assure que la force qui a essayé d’investir l’aéroport « était certes dans des véhicules de l’armée nationale », mais qu’elle n’agissait pas suivant des ordres de l’état-major, qui selon lui « a nié toute implication ». Les violences ont pris fin après l’intervention du chef du CNT Moustafa Abdeldjalil, du Premier ministre par intérim Abdel Rahim al Kib et du ministre de la Défense Oussama el Djouali. 
Le très médiatique Abdel Hakim Belhajj – ancien djihadiste autoproclamé gouverneur militaire de Tripoli, propulsé par Al-Jazeera au devant de la scène le jour de l’investiture de Bab el Azzizia – s’impose dans la capitale avec une petite force de 300 combattants, bien équipés et qui bénéficient surtout du soutien politique et matériel du Qatar. Cela dit, les frictions se multiplient entre les hommes de Belhajj et les Zinatas, beaucoup plus nombreux et moins disciplinés. 

Les différentes tribus libyennes

Pour comprendre la Libye de demain, il faut revenir sur sa mosaïque tribale, sur leur rôle et emprise sur le terrain : 
- Kadhafas : tribu du Guide forte de deux cents milles individus. Les Kadhafas habitent principalement à Syrte (dernière ville à être tombée entre les mains des rebelles) et à Sebha dans le Centre-Sud du pays. Certains ont soutenu la rébellion (à titre personnel), à l’instar du responsable sécuritaire de Bab el Azzizia qui, en appelant ses hommes à déposer les armes, a accéléré la chute du complexe. 
- Warfallas : la plus grande tribu libyenne avec plus d’un million d’individus. Principalement à Bani Walid et très présente au sein des forces armées. Néanmoins, plusieurs de ses officiers ont été exécutés suite au coup d’Etat raté de 1993. Néanmoins, Bani Walid demeurera loyale au Guide jusqu’au dernier moment, avant qu’elle ne soit investie par des rebelles eux aussi Warfallas. 
- Megarhas  : parmi les plus influentes au temps de Kadhafi, malgré le petit nombre d’individus qui la composent. Abdallah Sanoussi, chef des renseignements et n°2 officieux du régime, appartient à cette tribu. 
- Tarhounis : les trois quarts des habitants de Tripoli sont des Tarhounis. Ils se trouvent essentiellement au Sud-Ouest de la capitale. Un grand nombre est resté fidèle à Kadhafi. 
- Oubeïdates : habitent l’Est libyen. C’est la tribu de l’ancien ministre de l’Intérieur (sous Kadhafi), ultérieurement chef militaire des rebelles, Abdel Fatah Younès. Accusé de trahison, Il fut assassiné dans les faubourgs de Benghazi lors de son transfert devant un juge militaire du CNT. Les combattants du « mouvement du 17 février » sont soupçonnés d’être les exécuteurs, au vu du rôle qu’ils ont joué dans la répression des islamistes. Youssef el Aseifer, procureur militaire de Tripoli, a désigné sept suspects dans ce meurtre, parmi lesquels Ali Issawï, ancien vice-président (n°2) du CNT en charge des Affaires étrangères. 
- Misratis : la plus virulente dans son opposition, ayant toujours subi la répression du régime. Les Misratis n’ont reconnu l’autorité du CNT que suite à d’importantes pressions politiques occidentales ; « Le cas échéant, l’approvisionnement de Misrata par la mer aurait été coupé ». C’est aussi par la mer (opération Sirène) que les Misratis ont participé à la conquête de Tripoli, avant qu’ils ne capturent et exécutent Kadhafi le 20 octobre dernier. Contrôlant la majorité des états-majors à l’Est du pays, ils ont à leur tour exercé une grande pression sur le CNT pour avoir des ministères « importants ». 
- Zinatas : ils étaient parmi les plus virulents dans la contestation du régime dès les premières heures de la révolution, tout en maintenant des « bonnes et respectueuses » relations avec les tribus loyales à Kadhafi. 
- Les Berbères (Amazighs) : représentent 3% de la population libyenne, ils habitent Djebel Neffoussa et Djebel el Gharbi (Montagne Ouest). Ils ont activement participé à l’investiture de la capitale libyenne par le sud ; néanmoins ils n’ont aucun représentant dans le nouveau gouvernement. Ce qui a valu le retrait de leurs représentants du CNT. 
- Tebous (Touaregs) : Ils habitent en petit nombre dans le sud du pays. A la différence des autres Touaregs, les Tebous sont libyens de naissance et ont soutenu la rébellion. Certains Touaregs ont soutenu Kadhafi, surtout ceux qui ont fui la sécheresse des années 1980 et à qui le Guide a donné la nationalité libyenne tout en les enrôlant dans l’armée. Ils étaient majoritairement originaires de pays frontaliers comme le Mali et le Niger ; un certain nombre est retourné au Mali - avec armes, véhicules, munitions - en coordination avec les autorités maliennes. 
- Braassa, Massamirs, Awakirs : petites tribus de l’Est habitant aux alentours de Benghazi et du Djebel el Akhdar (la Montagne Verte). Elles ont joué un grand rôle dans la révolution mais n’ont finalement obtenu que sept ministères dans le nouveau gouvernement. 

 

La structure tribale et traditionnelle est la seule structure « opérationnelle » qui ait eu cours en Libye. Même les mouvances islamiques, historiquement opposées au régime, n’ont aucune réelle structure politique ou organisationnelle digne de ce nom. La « vie » politique inexistante, l’absence totale des institutions, des administrations et d’une société civile active, épaississent le brouillard de l’après guerre. La Libye est dans une phase très critique, qui peut mener à des confrontations violentes entre les différentes tribus. L’émergence des seigneurs de guerre qui organisent des semblants des partis politiques, complique un peu plus encore la donne, dans la mesure où ils auront du mal à se soumettre aux généraux. Les régions « vaincues » doivent être classées « prioritaires dans la reconstruction », comme l’a stipulé Abdel Hafid Gogha porte-parole du gouvernement car le cas échéant, une contre-révolution risque bel et bien de voir le jour. 
Le processus démocratique risque d’être très long, mais la richesse du pays exclut toute forme de division entre Tripolitaine et Cyrénaïque. Les tensions tribales, à défaut d’être apaisées par le « devoir » de réussite qui s’impose aux puissances occidentales, s’apaiseront par nécessité grâce au facteur géographique ou plus précisément géologique : les champs d’hydrocarbures se trouvant au Centre et à l’Ouest du pays, vainqueurs et vaincus sont obligés de trouver un terrain d’entente pour pacifier ces zones au profit de tous.

 

par Wassim Nasr


Source http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5952

Sources : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pa... ; http://www.lemonde.fr/afrique/artic... ;http://magharebia.com/cocoon/awi/xh... ; 

http://www.elkhabar.com/ar/autres/h... ; http://www.google.com/hostednews/af... ;http://tempsreel.nouvelobs.com/mond... ; 

http://www.liberation.fr/monde/0101... ; http://www.jeuneafrique.com/Article... ;http://www.jeuneafrique.com/Article... ; http://www.irinnews.org/fr/ReportFr... ; 

http://ara.reuters.com/article/topN... ;http://www.taghribnews.com/vdcay0n0... ; http://www.leparisien.fr/internatio...

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:36

 

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منصف المرزوقي بعد انتخابه رئيسا للجمهورية: //كلي وعي بحجم الثقة والمسؤولية اللتين حباني بهما الشعب التونسي//

 

moncef_marzoukiباردو /وات/ ­ عقب اعلان رئيس لجنة احصاء الاصوات ومراقبة عمليات التصويت بالمجلس الوطني التأسيسي محمود الماي عن نتائج عملية انتخاب أعضاء المجلس لرئيس الجمهورية التي أفرزت حصول محمد المنصف المرزوقي على 153 صوتا، عبر رئيس الجمهورية المنتخب عن حجم الثقة الغالية التي منحها إياه أعضاء المجلس والشعب التونسي معتبرا هذه المسؤولية //أقصى ما يتمناه ويحلم به انسان//. 

 

واضاف مخاطبا أعضاء المجلس التأسيسي: //سأسعى في كل لحظة من حياتي القادمة أن أكون على وعي بما كلفتموني به وبحجم المسؤولية الملقاة على عاتقي وإني على عي بحجم الثقة والمسؤولية اللتين حباني بهما الشعب التونسي//.

وتوجه المرزوقي برسالة إلى الاعضاء الذين لم يصوتوا له مفادها انه فهم معنى إحجامهم عن التصويت لترشيحه لهذا المنصب. وأضاف في هذا الصدد //أقول لكم الديمقراطية لا تكون إلا بأغلبية وبأقلية وبأغلبية وبمعارضة.. رسالتكم واضحة، الوقت سيثبت لكم إن كنا على صواب أوعلى خطأ .. وسنكون تحت المراقبة//.

وختم بالقول ان لحظة فوزه بالانتخابات بغالبية أصوات أعضاء المجلس الوطني التأسيسي //تبقى لحظة تاريخية لتونس وله شخصيا// هاتفا //تحيا تونس//.

وكان رئيس المجلس التأسيسي مصطفى بن جعفر قد اعتبر في كلمة قبل ذلك ان فوز منصف المرزوقي بالانتخابات //يعكس إرادة واضحة من المجلس التأسيسي بتكليفه بمسؤولية من الحجم الثقيل// مضيفا أنه بانتخاب المرزوقي رئيسا للجمهورية تكون تونس قد وضعت ثاني حجر أساس على درب انجاح  مسارها الديمقراطي  بعد انتخاب اعضاء المجلس التأسيسي.

واوضح بن جعفر أنه طبقا للفصل التاسع من قانون التنظيم المؤقت للسلط العمومية الذي صادق عليه المجلس التأسيسي يوم 10 ديسمبر الجاري سيؤدي رئيس الجمهورية الجديد يوم غد الثلاثاء على الساعة التاسعة صباحا اليمين الدستورية بمقر المجلس الوطني التاسيسي حيث سيتوجه بكلمة إلى الشعب التونسي قبل ان ينتظم موكب لتسلم مهامه بقصر قرطاج.

 

source: Tap

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Moncef Marzouki élu président

Moncef Marzouki, le nouveau président tunisien

Photo: AFP/FETHI BELAID

Moncef Marzouki, le nouveau président tunisien

L'Assemblée constituante tunisienne a, comme on s'y attendait, élu lundi après-midi le militant des droits de la personne et chef du Congrès pour la République (CPR), Moncef Marzouki, au poste de président de la République pour une nouvelle période transitoire non délimitée.

Seul candidat après l'invalidation de neuf autres candidatures et soutenu par une alliance tripartite majoritaire à l'assemblée, M. Marzouki était sûr d'être élu. Il a obtenu 153 voix favorables, 3 contre, 2 abstentions et 44 bulletins blancs, sur les 217 que compte la Constituante. Aussitôt après l'annonce des résultats, les élus ont entonné, debout, l'hymne national.

Selon un responsable de la commission ad hoc chargée de l'examen des candidatures, Ali Houiji, huit dossiers ont été rejetés parce qu'ils ne remplissait pas la condition de parrainage par 15 élus exigée par une disposition réglementaire, et un neuvième, parce qu'il ne répondait pas à l'âge minimum exigé (35 ans).

La troïka qui domine l'assemblée regroupe autour du mouvement islamiste Ennahdha, grand vainqueur des élections d'octobre dernier (89 sièges), le CPR (29 sièges) et Ettakatol ou Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL/21 sièges).

M. Marzouki succède à Fouad Mébazzaâ qui a occupé cette haute fonction au lendemain de la chute en janvier dernier du régime Ben Ali. L'ancien président a fui en Arabie saoudite, chassé par un soulèvement populaire après avoir dirigé le pays d'une main de fer pendant 23 ans.

C'est le quatrième président que connaît la Tunisie depuis l'indépendance, en 1956, de cet ancien protectorat français. Le « père de la nation », Habib Bourguiba, a gouverné le pays pendant 30 ans avant d'être démis par un coup d'État « médical » par son premier ministre, Zine el-Abidine Ben Ali. Après avoir supprimé la présidence à vie instaurée par son prédécesseur et limité le nombre de mandats présidentiels à trois, le général Ben Ali a amendé la Constitution pour pouvoir briguer de nouveaux mandats et écarter ses adversaires politiques.

« C'est un moment historique », s'est réjoui peu avant la séance de vote Mondher Fehri, analyste politique auprès de l'Union européenne, en saluant le « climat démocratique » dans lequel se déroulait cette élection.

Plusieurs membres de la Constituante n'ont pas caché leur « bonheur » de voir « pour la première fois un président élu démocratiquement ».

Un président aux prérogatives réduites

En revanche, une coalition regroupant des partis importants de l'opposition - notamment le Parti démocratique progressiste (PDP), le Pôle démocratique moderniste (PDM) et Afek Tounès (Perspectives de Tunisie) - a renoncé de présenter un candidat comme prévu initialement et décidé de boycotter le vote en remettant des bulletins blancs.

Les membres de la coalition protestaient ainsi contre l'absence de délimitation de la durée du mandat présidentiel et le déséquilibre entre les prérogatives du chef de l'État et celles du chef du gouvernement, au profit de ce dernier, selon eux.

« On demandait une répartition équilibrée des pouvoirs pas leur concentration aux mains d'une seule personne, mais la loi (mini-Constitution adoptée le week-end dernier) a vidé les fonctions de président de la République de véritables prérogatives », a déploré Iyad Dahmani, du PDP.

Le chef du gouvernement pressenti est le numéro 2 d'Ennahdha, Hamadi Jebali.

Chokri Yaïche, du parti Afek Tounès, a, lui, regretté que « cette fête de la démocratie soit tronquée par le déséquilibre entre les pouvoirs du président et du chef du gouvernement et par la durée indéterminée du mandat de la Constituante ».

« De quelle démocratie peut-on parler en l'absence d'équilibre entre les pouvoirs et de compétition entre plusieurs candidats? », s'est interrogé Slaheddine Zahaf (indépendant).

radio-canada.

 

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L'ancien opposant Moncef Marzouki élu président de la République

Moncef Marzouki a été élu par l'Assemblée constituante président de la République tunisienne, lundi 12 décembre.

 

Moncef Marzouki, opposant historique de Ben Ali, a été élu président de la République tunisienne, lundi 12 décembre, par l'Assemblée constituante. A 66 ans, le dirigeant du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a été élu par 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants, parmi les 217 membres de la constituante. Alors qu'il sera investi mardi après une prestation de serment au Palais présidentiel de Carthage, sa première mission sera de désigner le chef du gouvernement, qui devrait être l'islamisteHamadi Jebali.

>> Lire notre éclairage  : Un trio au pouvoir à Tunis, ou la revanche de trois opposants obstinés

A l'issue du vote, Moncef Marzouki a fait part de son "formidable honneur" dedevenir le président "de la première république arabe libre""La présidence pour moi est un nouveau départ, un nouveau métier, des compétences à acquérir, un grand défi", a-t-il ajouté. Il a dédié sa première pensée aux martyrs de la révolution et a remercié tous les députés: "Votre présence est primordiale. Le message par lequel vous me dîtes ‘nous t'aurons à l'oeil’ est bien reçu", a-t-il lancé en direction de l'opposition qui a voté blanc.

Fervent défenseur des droits de l'homme, Moncef Marzouki, est réputé pour son intransigeance et ses talents de tribun, mais reste critiqué pour son alliance avec les islamistes. Son élection par l'Assemblée constituante à la magistrature suprême parachève des décennies d'engagement militant pour cet homme de gauche qui se présente comme "enfant du peuple au service du peuple".

UNE ALLIANCE AVEC LES ISLAMISTES CRITIQUÉE

Moncef Marzouki est le fondateur du Congrès pour la République (CPR), un parti de gauche nationaliste créé en 2001, dont il va devoir abandonner la présidence. Salué par les uns comme "une personnalité intègre" au "parcours irréprochable", il est critiqué par d'autres qui le considèrent comme "le pion d'Ennahda" ou qui ne lui pardonnent pas de s'être déclaré candidat à la présidence de la République trois jours seulement après la fuite de Ben Ali, le 14 janvier. Si son positionnement de gauche n'a jamais varié, il s'est en effet rapproché d'Ennahda, notamment sur la question de l'identité arabo-musulmane, qu'il a brandie haut et fort pendant la campagne pour les élections.

Quelques mois avant le scrutin, il fustigeait "la vieille gauche laïcarde et francophone, totalement déconnectée des vrais problèmes de la société tunisienne". Et, au lendemain des élections, il réfutait les critiques de ceux qui l'accusent d'avoir "pactisé avec le diable" pour obtenir un fauteuil présidentiel : "Il ne faut pas prendre Ennahda pour les talibans de la Tunisie, c'est quand même une fraction modérée de l'islamisme", déclarait-il. Tout en soulignant qu'il y avait "des lignes rouges" sur lesquelles il ne transigerait pas : "Les libertés publiques, les droits de l'homme, les droits de la femme, de l'enfant."

Docteur en médecine de l'université de Strasbourg en 1973, il a été professeur de médecine à l'université de Sousse (Sud-Est) de 1981 à 2000. Très engagé en faveur des droits de l'homme, il entre en 1980 à la Ligue tunisienne des droits de l'homme, dont il deviendra président neuf ans plus tard, avant d'en être exclu en 1994, lorsque les partisans de Ben Ali reprennent le contrôle de l'organisation.

source lemonde.fr

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:04

Nessera Dutour

 

Tous les mercredis, c’est le même rituel. Un petit groupe de personnes bravent l’interdiction de manifester pour crier leur colère dans les rues d’Alger. Dans la main, le portrait d’un fils, d’un mari ou d’un frère… Dans les années 1990, plusieurs milliers de personnes ont disparu mystérieusement, enlevées parfois sous les yeux de leurs proches. La version officielle ? Ils auraient été pris pour cibles par des intégristes ou, au contraire, auraient rejoint les groupes terroristes dans le maquis. Une version que conteste haut et fort Nassera Dutour.

Cette femme a perdu un fils en 1997. « Il était sorti faire une course, et je ne l’ai plus jamais revu, se souvient-elle. Il avait 20 ans… » Pour le retrouver, elle sillonne le pays, frappe à toutes les portes et finit par découvrir une terrible vérité. Ils seraient des milliers comme son fils à avoir été victimes des dérives de la lutte anti-terroriste. « Ce sont des policiers ou des militaires qui se chargeaient des enlèvements, poursuit-elle. Dans plusieurs cas, ils ont été identifiés. On connaît même leurs noms ! »

Nassera a fondé le Collectif des familles de disparus. Pour combattre la loi du silence, et tenter, un jour, de connaître la vérité sur ces enlèvements.

 

monde-arabe.arte.tv

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 04:56

France

Huit indignés ont été interpellés dimanche  à Marseille

 

 

Communiqué suite aux 8 arrestations à Marseille – dimanche 11/12/11 21:30

 

Aujourd’hui, dimanche 11 décembre 2011 vers 15h30, 8 indigné-e-s marseillais-es ont été arrêtés par les forces de l’ordre.


Suite aux violences policières perpétrées hier soir sur le campement du Cours Julien – qui ont conduit à son évacuation – les indigné-e-s ont décidé de se retrouver aujourd’hui encore sur ce lieu symbolique des Assemblées populaires marseillaises.


En fin de matinée, les accès au Cours Julien étaient bloqués par les forces de l’ordre qui tantôt interdisait à toute personne d’y accéder, tantôt filtraient au faciès…

Dans un premier temps, l’Assemblée Populaire s’est installée près de la station de Métro Notre-Dame du Mont puis a décidé au consensus de devenir nomade, et s’est déplacée en haut de la Canebière, aux Mobiles.

Les CRS n’ont pas tardé à nous y rejoindre, nous ont chargé sans sommation et ont procédé à l’arrestation de huit d’entre nous devant un public marseillais stupéfait et sous le choc.


Pendant les quelques heures de gardes à vue des 8 indigné-e-s interpelés – divisés dans 3 commissariats différents -, un rassemblement a eu lieu devant le commissariat de Noailles. Nous nous sommes retrouvés jusqu’à une centaine pour réclamer ler libération. Les Indigné-e-s marseillais(es) ont eu également le soutien actif d’associations comme la LDH et le MRAP et de radios locales engagées ainsi que de médias venus filmer.

Aux dernières informations, des instances supérieures sont intervenues et un ordre a été donné pour leur libération. A l’heure actuelle tous les indigné-e-s ont été relachés.

Important :

Vous avez assisté aux arrestations de ce dimanche après-midi sur la Canebière ou bien aux violences policières de la nuit dernière au Cours Julien (samedi #10D décembre).

Votre témoignage est important pour la suite de notre action, il permettra également l’ouverture d’une enquête officielle sur ces événements.

Pour ce faire il suffit d’adresser votre témoignage par courrier au Procureur de la République, en détaillant les faits du mieux possible et en joignant une copie de votre pièce d’identité (une lettre pour samedi et une autre pour dimanche si vous étiez présents les deux jours).

Merci de nous tenir informés en adressant une copie de ce courier à marseille@indigne-e-s.net.

Nous vous remercions par avance de votre soutien.

PS : RDV demain lundi 12 décembre 2011 Assemblée Populaire des indigné-e-s à 10h00 au Vieux-Port devant la mairie de Marseille.

Source : marseille.indigne-e-s.

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USA

Occupy Wall Street : \ paralysons  les ports de la côte ouest \ 

Shut down the ports

Tomorrow, December 12th, in response to the coordinated effort to crush Occupy Wall Street, Occupiers in every major West Coast port city – San Diego, Los Angeles, Portland, Seattle, and Vancouver – are joining Occupy Oakland in a coordinated effort of our own: West Coast Port Shutdown. Solidarity actions are being organized around the world, including in Japan, Houston, Albuquerque, Denver, Greensboro, Austin, Honolulu, Salt Lake City, and New York.

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OCCUPY WALL STREET

Le mouvement veut bloquer les ports de la côte ouest

OAKLAND - Les indignés de Wall Street, qui ont vu la majorité de leurs campements en Californie démantelés par la police, envisagent d'occuper les ports de la côte ouest des États-Unis afin de donner un second souffle à leur action.

Les manifestants prévoient de défiler dans les ports installés le long de la côte, de la Californie à l'Alaska, afin d'attirer l'attention publique sur les inégalités économiques dans le pays et le comportement du système financier qu'ils dénoncent comme injuste.

Ce nouveau coup d'éclat du mouvement Occupy Wall Street entamé en septembre pourrait se révéler difficile à organiser.

L'accès aux zones portuaires étant très nombreuses dans les grandes agglomérations de la côte ouest rend un blocage complet presque impossible, même en comptant sur une large mobilisation des indignés.

Le 2 novembre, les manifestants avaient réussi à bloquer brièvement le port d'Oakland, le cinquième des États-Unis en terme d'activité, avant d'être délogés par la police.

Bien implantés dans cette ville de Californie, les indignés devraient à nouveau la prendre pour cible. Pourraient s'ajouter des mouvements coordonnés à Los Angeles, Long Beach, Portland, Seattle, Anchorage mais également Tacoma en Floride et Houston au Texas.

«Le but de cette journée est de fermer le port par une action de masse», a expliqué Mike King, étudiant qui sert d'officier de liaison avec la presse à Oakland.

Pour l'instant, la police garde le silence sur les mesures qu'elle entend prendre pour contenir les manifestants, ni si elle a reçu des consignes d'interventions qui pourraient se traduire par des affrontements.

Le port d'Oakland mène une campagne de relation publique pour tenter de dissuader les manifestants tandis que deux des plus importants syndicats se sont divisés sur le sujet.

L'International Longshore and Warehouse Union est opposé au blocus tandis le syndicat Teamsters y est favorable.

Source

 

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Tunisie

Doustourna appelle les forces démocratiques à l'union sacrée

 

Doustourna appelle les forces démocratiques à l'union sacrée

 

Ce dimanche 11 décembre, le réseau Doustourna a organisé au Palais des Congrès à Tunis une conférence intitulée "Le sit-in Bardo 1, une correction apportée au processus démocratique", à laquelle ont participé un grand nombre de citoyens de la société civile ainsi que plusieurs représentants de partis politiques.

 

Le porte-parole de Doustourna, Jaouhar Ben Mbarek, a appelé à la formation d'un front qui rassemble les courants démocratiques. "Nous ne devons pas laisser notre pays dériver une nouvelle fois vers la tyrannie" a notamment déclaré J.Ben Mbarek.

 

De son côté, Iyed Dahmani, élu du Parti Démocrate Progressiste à l'Assemblée Nationale Constituante, a dénoncé le fait que des parties accusent les sit-inneurs de perturber la bonne marche du pays, voire de comploter contre la Nation. "Les martyrs de la Tunisie sont-ils tombés pour que le pouvoir judiciaire tombe dans l'escarcelle du pouvoir éxécutif ?" s'est interrogé Dahmani, alors que Belgacem Ben Abdallah, membre de l'Union des diplômés sans emploi, a insisté sur le fait que le front doit renforcer sa base populaire, au risque de "former un mouvement bourgeois détaché de la réalité et du peuple"

 

Notre reporter Wissal Kasraoui

shemsfm.

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 03:22

Version non offcielle issue de compilation d'amendements et de mise à jour à partir du projet initial 

نحن أعضاء المجلس الوطني التأسيسي المنتخبون يوم 23 أكتوبر 2011

سعيا منا إلى تجسيد مبادئ الثورة المجيدة ووفاء لأرواح الشهداء وحرصا على إنجاح المسار التأسيسي الديمقراطي،

وبعد الاطلاع على قرار المجلس القومي التأسيسي المؤرخ في 25 جويلية 1957 والقاضي بإعلان الجمهورية،

وبعد الاطلاع على المرسوم عدد 14 لسنة 2011 المؤرخ في 23 مارس 2011 المتعلق بالتنظيم المؤقت للسلط العمومية،

وباعتبار المجلس الوطني التأسيسي السلطة الشرعية الأصلية والمكلفة من الشعب التونسي بإعداد دستور يحقق أهداف الثورة التونسية وبالإشراف على إدارة شؤون البلاد لحين إقرار الدستور وإرساء مؤسسات دائمة،

نصدر باسم الشعب التونسي القانون التالي المنظم للسلط العمومية:

الفصل الأول

تُـنظم السلط العمومية بالجمهورية التونسية تنظيما مؤقتا وفقا لأحكام هذا القانون إلى حين وضع دستور جديد ودخوله حيز التنفيذ ومباشرة المؤسسات المنبثقة عنه لمهامها.

الباب الأول : مهام المجلس الوطني التأسيسي

الفصل 2 

يتولى المجلس الوطني التأسيسي بالخصوص المهام التالية:

1) وضع دستور جديد للجمهورية التونسية.

2) ممارسة السلطة التشريعية.

3) انتخاب رئيس الجمهورية وإعفاؤه من مهامه عند الاقتضاء.

4) الرقابة على عمل الحكومة.

الباب الثاني : السلطة التأسيسية

الفصل 3:

يصادق المجلس الوطني التأسيسي على مشروع الدستور فصلا فصلا بالأغلبية المطلقة من أعضائه، ثم تتمّ بعد ذلك المصادقة عليه برمّته بأغلبيّة الثلثين من أعضاء المجلس، وإن تعذّر ذلك فبذات الأغلبيّة في قراءة ثانية في أجل لا يزيد عن شهر من حصول القراءة الأولى، وإن تعذّر ذلك مجدّدا يتمّ عرض مشروع الدستور برمّته على الاستفتاء الشعبي العام للمصادقة الإجماليّة عليه أو رفضه وذلك بأغلبية المقترعين.

الباب الثالث : السلطة التشريعية

الباب الثالث : السلطة التشريعية

الفصل 4 :

يمارس المجلس الوطني التأسيسي السلطة التشريعية طبقا لهذا القانون.

للحكومة أو خمسة عشر عضوا على الأقل من المجلس الوطني التأسيسي حق اقتراح مشاريع القوانين .

يصادق المجلس الوطني الـتأسيسي على القوانين الأساسية بالأغلبية المطلقة من أعضائه.

ويصادق على القوانين العادية بأغلبية الأعضاء الحاضرين على أن لا تقل نسبة الموافقين عن ثلث أعضاء المجلس الوطني التأسيسي

الفصل 5 :

يمكن للمجلس الوطني التأسيسي إعفاء رئيسه من مهامه بموافقة أغلبية الثلثين من أعضائه على الأقل بناء على طلب يقدّم لمكتب المجلس من ثلث الأعضاء على الأقل. وعلى المجلس برئاسة النائب الأوّل للرئيس المعفى في أجل خمسة عشر يوما من الإعفاء أن ينتخب رئيسا وفقا لصيغة الانتخاب الواردة بالفصل التاسع من هذا القانون. ويتولى النائب الأول لرئيس المجلس الوطني التأسيسي مهام رئاسة المجلس مؤقتا إلى حين انتخاب رئيس جديد.

الفصل 6 :

تتخذ شكل قوانين أساسية النصوص المتعلقة بـ:

ـ المصادقة على المعاهدات.

ـ تنظيم القضاء.

ـ تنظيم الإعلام والصحافة والنشر.

ـ تنظيم الأحزاب السياسية وتمويلها والجمعيات والمنظمات غير الحكومية.

ـ تنظيم قوات الجيش الوطني.

ـ تنظيم قوات الأمن الداخلي.

ـ النظام الانتخابي.

ـ حقوق الإنسان والحريات العامّة.

تتخذ شكل قوانين عادية النصوص المتعلقة بـ:

ـ الأساليب العامة لتطبيق الدستور ما عدا ما يتعلق منها بالقوانين الأساسية،

ـ الجنسية والحالة الشخصية والالتزامات،

ـ الإجراءات أمام مختلف أصناف المحاكم،

ـ ضبط الجنايات والجنح والعقوبات المنطبقة عليها وكذلك المخالفات الجزائية إذا كانت مستوجبة لعقوبة سالبة للحرية،

ـ العفو التشريعي،

ـ ضبط قاعدة الأداء ونسبه وإجراءات استخلاصه ما لم يعط تفويض في ذلك إلى رئيس الحكومة بمقتضى قوانين المالية أو القوانين ذات الصبغة الجبائية،

ـ نظام إصدار العملة،

ـ القروض والتعهدات المالية للدولة،

ـ الضمانات الأساسية الممنوحة للموظفين المدنيين،

ويضبط القانون المبادئ الأساسية لـ :

ـ نظام الملكية والحقوق العينية،

ـ التعليم،

ـ الصحة العمومية،

ـ قانون الشغل والضمان الاجتماعي.

والنصوص المتعلقة ببقية المجالات تدخل ضمن السلطة الترتيبية العامة لرئيس الحكومة وتكون في شكل أوامر ترتيبية.

الفصل 7:

للمجلس الوطني التأسيسي في الظروف الاستثنائية إذا طرأ ما يعطل السير العادي لدواليب السلط العمومية، بموافقة أغلبيّة أعضائه أن يفوّض اختصاصه التشريعي أو جزءا منه لرئيس المجلس الوطني التأسيسي ورئيس الجمهورية ورئيس الحكومة .

ويمارس الرؤساء الثلاثة الاختصاص المفوّض إليهم عبر إصدار مراسيم بالتشاور والتوافق بينهم.

ولا تعدّ هذه المراسيم نافذة إلاّ إذا حازت على إمضاءات الرؤساء الثلاثة.

الباب الرابع : السلطة التنفيذية

القسم الأول : رئيس الجمهورية

الفصل 8 :

يشترط في رئيس الجمهورية أن يكون تونسيا مسلما غير حامل لجنسية أخرى مولودا لأب و لأم تونسيين بالغا من العمر على الأقل خمسا وثلاثين سنة.

يتخلى رئيس الجمهورية وجوبا عن أي مسؤولية حزبية كما يتخلى عن عضويته بالمجلس الوطني التأسيسي إن كان عضوا به وذلك بمجرد انتخابه للمنصب ويؤدي القسم الآتي نصه أمام المجلس التأسيسي:

«أقسم بالله العظيم أن أحافظ على استقلال الوطن وسلامة ترابه ونظامه الجمهوري وأن أحترم قانون التنظيم المؤقت للسلط العمومية وأن أسعى لحماية مصالح الوطن وضمان قيام دولة الحق والمؤسسات وفاء لأرواح الشهداء وتجسيدا لأهداف الثورة».

الفصل 9 :

يختار المجلس الوطني التأسيسي رئيس الجمهورية بالانتخاب السري بالأغلبية المطلقة من أعضائه من بين مرشّحين يقوم بترشيح كل منهم خمسة عشر عضوا على الأقل من المجلس الوطني التأسيسي، وذلك مباشرة بعد المصادقة على هذا القانون.

ولا يجوز لأي عضو من أعضاء المجلس الوطني التأسيسي أن يرشح أكثر من شخص واحد .

وفي حالة عدم حصول أي من المرشحين على الأغلبية المطلقة من أعضاء المجلس في الدورة الأولى تنظم مباشرة دورة ثانية بين المرشّحيْن الحاصلين على الرتبة الأولى والثانية على قاعدة الأغلبية، وفي حالة تساوي عدد الأصوات بين المرشحين يقدم الأكبر سنا.

الفصل 10 :

يختص رئيس الجمهورية بالمهام التالية :

1) تمثيل الدولة التونسية ويتولّى كل من رئيس الجمهورية ورئيس الحكومة رسم السياسة الخارجية للدولة بالتشاور والتوافق بينهما

2) ختم و نشر القوانين التي يصدرها المجلس الوطني التأسيسي في أجل أقصاه خمسة عشر يوما من تاريخ الإيداع لدى مصالحه وإذا لم يحصل الختم والنشر في الأجل المذكور يعاد المشروع إلى المجلس الذي يصادق عليه من جديد وفقا لصيغة المصادقة الأولى وفي هذه الحالة يتم نشره ويدخل بذلك حيز التنفيذ.

3) تعيين رئيس الحكومة وفقا للفصل الرابع عشر من هذا القانون، و تؤدي الحكومة اليمين أمامه.

4) القيادة العليا للقوات المسلحة

5) إشهار الحرب وإعلان السلم بعد موافقة ثلثي أعضاء المجلس الوطني التأسيسي.

6) إعلان الأحكام والتدابير الاستثنائية إذا طرأت ظروف تعطل السير العادي لدواليب السلط العمومية وذلك بعد استشارة رئيس الحكومة ورئيس المجلس الوطني التأسيسي وعدم معارضتهما في ذلك.

7) ختم المعاهدات المصادق عليها من المجلس الوطني التأسيسي في أجل أقصاه خمسة عشر يوما من تاريخ الإيداع لدى مصالحه وإذا لم يحصل الختم تعاد المعاهدة إلى المجلس الذي يصادق عليها من جديد وفقا للفقرة الثالثة من الفصل الرابع من هذا القانون وتدخل بذلك حيز التنفيذ.

8) ممارسة العفو الخاص.

9) التعيينات والإعفاءات في الوظائف العسكرية العليا باقتراح من رئيس الحكومة.

10) قبول اعتماد ممثلي الدول الأجنبية والمنظمات الإقليمية والدولية لديه.

11) التعيينات في الوظائف السامية في وزارة الخارجية وفي البعثات الديبلوماسية والقنصلية الوطنية لدى الدول والمنظمات الإقليمية والدولية باقتراح من رئيس الحكومة.

12) تعيين مفتي الجمهورية باقتراح من رئيس الحكومة.

وما يصدر عن رئيس الجمهورية يأخذ شكل قرار جمهوري.

الفصل 11 :

المقر الرسمي لرئاسة الجمهورية تونس العاصمة وضواحيها إلا أنه يمكن في الظروف الاستثنائية نقله مؤقتا إلى أي مكان آخر من تراب الجمهورية.

الفصل 12 :

يمكن للمجلس الوطني التأسيسي أن يعفي رئيس الجمهورية من مهامه بموافقة أغلبية الثلثين من أعضاء المجلس على الأقل بناء على طلب يقدّم لرئيس المجلس من ثلث الأعضاء على الأقل. وعلى المجلس في أجل خمسة عشر يوما من تاريخ الإعفاء أن ينتخب رئيسا وفقا للصيغ الواردة بالفصل التاسع من هذا القانون. ويتولى رئيس المجلس الوطني التأسيسي مهام رئاسة الجمهورية طيلة الفترة الممتدة من الإعفاء إلى انتخاب رئيس جديد.

الفصل 13:

لرئيس الجمهورية إذا تعذر عليه القيام بمهامه بصفة وقتية أن يفوض سلطاته إلى رئيس الحكومة لمدة لا تتجاوز ثلاثة أشهر.

ويعلم رئيس الجمهورية رئيس المجلس الوطني التأسيسي بتفويضه المؤقت لسلطاته.

وأثناء مدة هذا التعذر الوقتي الحاصل لرئيس الجمهورية تبقى الحكومة قائمة إلى أن يزول هذا التعذر ولو تعرضت الحكومة إلى لائحة لوم.

وعند تجاوز مدة التعذر ثلاثة أشهر أو عند حصول شغور في منصب رئيس الجمهورية لعجز تام أو لوفاة أو لاستقالة يتولى رئيس المجلس الوطني التأسيسي مهام رئيس الجمهورية مؤقتا إلى حين انتخاب رئيس جمهورية جديد في أجل أقصاه خمسة عشر يوما وفقا للصيغ الواردة بالفصل التاسع من هذا القانون.

القسم الثاني : الحكومة

الفصل 14 :

يكلف رئيس الجمهورية مرشح الحزب الحاصل على أكبر عدد من المقاعد في المجلس الوطني التأسيسي بتشكيل الحكومة .

يقوم مرشح الحزب المكلف طبق الفقرة الأولى بتشكيل الحكومة وينهي نتيجة أعماله إلى رئيس الجمهورية في أجل لا يتجاوز واحدا وعشرين يوما من تاريخ تكليفه.

على رئيس الجمهورية إحالة ملف تشكيل الحكومة على رئيس المجلس الوطني التأسيسي فور بلوغه إليه.

يتولى رئيس المجلس الوطني التأسيسي الدعوة إلى جلسة عامة في أجل أقصاه ثلاثة أيام من تاريخ توصله بملف تشكيل الحكومة لمنحها الثقة بالأغلبية المطلقة من الأعضاء.

عند تجاوز أجل واحد وعشرين يوما دون تشكيل الحكومة أو في حالة عدم الحصول على ثقة المجلس الوطني التأسيسي يقوم رئيس الجمهورية بإجراء مشاورات مع الأحزاب والإئتلافات والكتل النيابية لتكليف الشخصية الأقدر على تشكيل حكومة بنفس الشروط و في نفس الآجال السابقة.

الفصل 15:

على رئيس الحكومة بعد نيل ثقة المجلس الوطني التأسيسي أن يستقيل من عضوية المجلس إن كان عضوا به.

وباستثناء رئيس الحكومة يمكن الجمع بين عضوية الحكومة وعضوية المجلس الوطني التأسيسي غير أنه لا يجوز في هذه الحالة لعضو الحكومة أن يكون عضوا بمكتب المجلس أو بأحد اللجان القارة كما لا يجوز له المشاركة في التصويت عندما يتعلق الأمر بلائحة لوم.

الفصل 16:

تختص الحكومة بممارسة السلطة التنفيذية باستثناء ما تم إسناده لرئيس الجمهورية.

وتسهر الحكومة على تنفيذ القوانين التي يصدرها المجلس الوطني التأسيسي ولرئيسها إصدار الأوامر ذات الصبغة الترتيبية والفردية التي يمضيها بعد مداولة الحكومة وإعلام رئيس الجمهورية.

ويختص رئيس الحكومة علاوة على ما سبق بـ:

1) رئاسة مجلس الوزراء.

2) إحداث وتعديل وحذف الوزارات وكتابات الدولة وضبط اختصاصاتها وصلاحياتها بعد مداولة الحكومة وإعلام رئيس الجمهورية.

3) إحداث وتعديل المؤسسات والمنشآت العمومية والمصالح الإدارية وضبط اختصاصاتها وصلاحياتها بعد مداولة الحكومة وإعلام رئيس الجمهورية.

4) تأشير القرارات الوزارية.

5) إسناد الوظائف المدنية العليا بالتشاور مع الوزير المعني ومع الحكومة.

6) تعيين محافظ البنك المركزي بعد التشاور مع الحكومة وإعلام رئيس الجمهورية.

الفصل 17:

تسهر الحكومة على إدارة أعمال الدولة وعلى ضمان السير العادي للمرافق العمومية وتسيير دواليب الإدارة والقوة العامة.

يسهر الوزراء كل حسب القطاع الراجع إليه بالنظر على تسيير الإدارة المركزية والإشراف على المؤسسات والمنشآت العمومية والإدارات والمصالح الجهوية والمحلية تحت إشراف رئيس الحكومة وطبقا للقوانين والتراتيب الجاري بها العمل.

الفصل 18:

يمكن التصويت على لائحة لوم للحكومة أو لأحد الوزراء بعد طلب يقدم لرئيس المجلس الوطني التأسيسي من ثلث الأعضاء على الأقل.

ويشترط لسحب الثقة موافقة أغلبية الثلثين من أعضاء المجلس على الأقل.

وفي صورة سحب الثقة من الحكومة فإنها تعتبر مستقيلة انطلاقا من ذلك التاريخ ويكلف رئيس الجمهورية في الحال من يراه لتشكيل حكومة جديدة تتقدم للحصول على ثقة المجلس الوطني التأسيسي في نفس الآجال وبنفس الشروط المنصوص عليها بالفصل الرابع عشر من هذا القانون.

وفي صورة سحب الثقة من أحد الوزراء فإنّه يعتبر مستقيلا انطلاقا من ذلك التاريخ ويكلف رئيس الحكومة شخصية أخرى مكانه تتقدم للحصول على ثقة المجلس في نفس الآجال وبنفس الشروط المنصوص عليها بالفصل الرابع عشر من هذا القانون، ويسري ذلك على صورة الشغور.

ولا تكون الإقالة أو الاستقالة نافذة إلا بعد إيجاد البديل طبق أحكام هذا القانون.

وعند حصول شغور في منصب رئيس الحكومة لعجز تام أو لوفاة يتولى رئيس الجمهورية تكليف مرشح الحزب الحاصل على أكبر عدد من المقاعد في المجلس الوطني التأسيسي للقيام بمهام رئيس الحكومة.

القسم الثالث: في تنازع السلطات

الفصل 19:

ترفع النزاعات المتعلقة باختصاص رئيس الجمهورية ورئيس الحكومة إلى المجلس الوطني التأسيسي الذي يبت في المنازعة بقرار من أغلبية أعضائه بعد أخذ رأي الجلسة العامة للمحكمة الإدارية بناء على طلب يرفع إلى المجلس الوطني التأسيسي ممن له مصلحة.

القسم الرابع : الجماعات المحلية

الفصل 20 :

تمارس المجالس البلدية والنيابات الخصوصية والمجالس الجهوية والهياكل التي يمنحها القانون صفة الجماعة المحلية، مهامها حسبما يضبطه القانون والمراسيم ذات العلاقة إلى حين مراجعتها من المجلس الوطني التأسيسي.

ولرئيس الحكومة بعد أخذ رأي رئيس الجمهورية حل المجالس أو النيابات القائمة أو تعيين نيابات جديدة كلما دعت الحاجة لذلك.

الباب الخامس : السلطة القضائية

الفصل 21:

تمارس السلطة القضائية وظائفها باستقلالية تامة.

يصدر المجلس الوطني التأسيسي قانونا أساسيا ينشئ بموجبه هيئة وقتية للإشراف على القضاء العدلي تحل محل المجلس الأعلى للقضاء ويضبط تركيبتها و صلاحيتها.

يتولى المجلس الوطني التأسيسي إعادة تنظيم القضاء وإعادة هيكلة المجالس القضائية العليا العدلية والإدارية والمالية وضبط أسس إصلاح المنظومة القضائية .

الفصل 22 :

تمارس المحكمة الإدارية ودائرة المحاسبات صلاحياتهما طبقا للقوانين والتراتيب الجاري بها العمل والمتعلقة بضبط تنظيمهما ومشمولات أنظارهما والإجراءات المتبعة لديهما.

الباب السادس: العدالة الانتقالية

الفصل 23 :

يسن المجلس الوطني التأسيسي قانونا أساسيا يرسي بموجبه أسس العدالة الانتقالية.

الباب السابع: هيئة الانتخابات

الفصل 24 :

يسن المجلس الوطني التأسيسي قانونا ينشئ بموجبه هيئة مستقلة دائمة للانتخابات للإشراف على الانتخابات والاستفتاءات.

إلى حين تشكل الهيئة المذكورة في الفقرة الأولى من هذا الفصل تنهى مهام جميع أعضاء الهيئة العليا المستقلة للانتخابات القائمة في مستوى هيئتها المركزية وهيآتها الفرعية والمحلية ويستثنى من ذلك رئيس الهيئة المركزية للهيئة العليا المستقلة للانتخابات الذي يكلف بتصريف أعمالها.

الباب الثامن: أحكام ختامية

الفصل 25 :

تبقى النصوص القانونية التي لا تتعارض مع هذا القانون سارية المفعول وينتهي العمل بأحكام الدستور الصادر في الأول من جوان سنة 1959 وبكل القوانين التي تتعارض مع هذا القانون وخاصة أحكام المرسوم عدد 14 لسنة 2011 المؤرخ في 23 مارس 2011 باستثناء الفقرة الثانية من فصله الثاني.

الفصل 26 :

يدخل هذا القانون حيز النفاذ فور المصادقة عليه من المجلس الوطني التأسيسي

source tnanc.

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Statu quo dans le cas des conseils municipaux, des délégations spéciales et des conseils régionaux en attentant ...

Pour l’heure, la fourmilière reste en l’état

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Après l’adoption des prérogatives, au niveau central et leur répartition entre président de la République et chef du Gouvernement, il fallait descendre sur terre, pour traiter la question du pouvoir local, dans cette nouvelle période transitoire.

 

Les conseils municipaux, les délégations spéciales et les conseils régionaux doivent-ils continuer à exercer leurs compétences, en attendant la prochaine Constitution et un nouveau Code électoral ? Les instances régionales en place, qui pourra les démettre ? Qui prendra l’initiative de prolonger l’existence de celles qui ont donné satisfaction après la fin de leur mandat en mars prochain ?

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 02:09
Manifestation antirégime dans le village de Kansafra, dans la province d'Idleb (9 décembre 2011)

Photo: AFP/Ricardo Garcia Vilanova

Manifestation antirégime dans le village de Kansafra, dans la province d'Idleb (9 décembre 2011

 

 

 

Les Syriens en grève pour faire plier le régime


Un calme inhabituel régnait dans plusieurs parties de la Syrie. Les habitants participaient dimanche à une grève générale pour accentuer la pression sur le régime de Bachar Al-Assad qui continue de faire taire la contestation par la force.

Dans de nombreuses régions, les commerces étaient fermés et les rues désertées en réponse à l'appel lancé par l'opposition au président. Les Comités locaux de coordination (LCC), un des groupes qui organisent les manifestations sur le terrain, veulent amorcer avec cette grève un mouvement de désobéissance civile qui doit prendre plusieurs formes : fermeture de routes, sit-in, coupures volontaires des téléphones portables.

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de la personne (OSDH), la grève a été « très largement » observée dans la province de Deraa et dans la plupart des localités de Jabal al-Zaouia à Idleb.

Les forces de sécurité auraient tenté de rouvrir des magasins de force à Harasta, près de Damas. Elles ont arrêté des civils dans cette ville ainsi qu'à Douba, où la grève était suivie à 90 %, selon l'OSDH.

Dans le bastion de la contestation de Homs, au centre du pays, tous les habitants et les commerçants des quartiers opposés au régime ont répondu au mot d'ordre, d'après la même source. Des vidéos diffusées par des militants montrent des rues complètement désertes.

Une journaliste de l'AFP a indiqué que la vie suivait son cours normal dans le centre de Damas, mais selon des militants, la grève était observée dans plusieurs quartiers de la capitale et par la plupart des facultés de l'Université.

source .radio-canada


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Cinq morts dans de nouvelles violences en Syrie

 

Cinq personnes ont été tuées dimanche en Syrie, dont deux dans des affrontements entre des soldats et des déserteurs de l'armée dans le nord-ouest du pays, a affirmé l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme.

Deux autres personnes, qui étaient portées disparues depuis plusieurs jours, sont mortes sous la torture dans la province de Homs (centre), et une cinquième a été abattue à un poste de contrôle dans la province de Daraa, a-t-on précisé de même source.

Pour la première fois, des violences contre le régime de Bachar el-Assad ont été commises hors des frontières syriennes, en Jordanie, où une dizaine de Syriens ont attaqué leur ambassade à Amman, blessant au moins deux diplomates et quatre autres employés consulaires.

Ces nouvelles violences interviennent alors que l'opposition a appelé à une grève générale à partir de ce dimanche pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il arrête sa répression.

D'après l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme, deux véhicules blindés de l'armée ont été brûlés dans les combats qui ont fait deux morts, à l'aube, dans la ville de Kfar Takharim (nord-ouest).

L'Observatoire et les Comités locaux de coordination, un autre groupe de militants, ont aussi fait état d'affrontements sur plusieurs sites dans le sud du pays.

Les Syriens manifestent dans la rue depuis neuf mois contre le régime autoritaire du président Bachar el-Assad, dont la répression a fait plus de 4.000 morts depuis le début de la révolte en mars, selon un bilan de l'ONU. 

source tempsreel.nouvelobs.

 

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La grève générale selon des activistes syriens

 

La ville de Hama

 

 

Iziz 

Deraa_ Maribaa

Hamouria_ Rif Damas

Zabadani_Rif Damas avec des pneus brulés

Homs

Talbissa

 
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