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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 07:12

Message Campement Marseille 10 décembre 23H45

Après une marche ayant conduit environ 200 personnes de l’Hôtel de Ville au Cours Julien et une rapide Assemblée Populaire, le campement s’est installé sous l’oeil vigilant de nombreux CRS.

Vers 18 heures, une batucada est arrivée dans le « bassin » : ambiance festive, beaucoup de badauds attirés par la musique autour du campement…
 Vers 21 heures une vingtaine de camions de CRS est arrivé sur place. Après avoir ordonné aux indignés de quitter les lieux ils se sont apprêtés à charger. Les indignés ont formé une tortue afin de résister de manière pacifique, ils ont été évacués un par un de la fontaine.
 
Les indignés sortis du « bassin » par les forces de l’ordre sont restés à une centaine sur le cours Julien. La situation s’est alors momentanement inversée: les indignés ont encerclée la police en chantant.
 Une fois les indignés délogés du bassin, comme pour « finir leur mission », les CRS jettent les affaires du camp dans une benne à ordure et empêchent les indignés de les récupérer : adieu banderolles, pancartes, ustensiles de cuisine, nourriture, couvertures etc.
 
Vers 23h30 les CRS sont  revenus à la charge et ont  utilisé les gaz lacrymogènes repoussant les indigné(e)s hors du cours Julien et bloquant toutes les rues adjacentes.
 Un homme est resté inconscient à terre et une jeune femme a été gazée dans la bouche.
 Malgré ces actes regrettables,  nos compagnons résistent toujours pacifiquement.

 

Mensaje de la Acampada de Marsella 10D 2011 23h45

 Tras una marcha que seguida por unas doscientas personas desde el Hôtel de Ville hasta el Cours Julien y una rápida asamblea popular la acampada se ha instalado ante el ojo vigilante de numerosos antidisturbios;
Hacia las 18h00 una batucada ha llegado a la fuente: reinaba un ambiente festivo, numerosos curiosos se han acercado al campamento…
Hacia las 21h00 una veintena de furgones de antidisturbios ha llegado al lugar. Después de haber ordenado a los indignados que se marcharan se han preparado a cargar. Los indignados han formado una tortuga para resistir de manera pacifica. Han sido evacuados uno a uno de la fuente pero no han abandonado el Cours Julien. Entonces la situacion se ha invertido momentaneamente: un centenar de indignados ha « rodeado » a las fuerzas del orden entre cantos y música.
Tras haber desalojado los indignados de la fuente, y como para acabar su mision, los antidisturbios han tirado a la basura los objetos da la acampada y les han impidido a nuestros compañeros que los recuperasen. Adios a las banderolas a las pancartas, a los instrumentos de cocina, a la comida, a las mantas…
Hacia las 23h30 los antidisturbios han vuelto a la carga utilizando gases lacrimógenos y expulsando a los indignados fuera del Cours Juilian. También han bloqueado las calles adyacentes.
Un hombre se ha quedado inconsciente y una joven ha sido gaseada en la boca.
A pesar de esos actos lamentables, nuestros compañeros siguen resistiendo pacificamente.

Message from Occupy Marseilles’ 10D Camp 12/10/2011 11:45 pm

After a march from the City Hall to the Cours Julien about 200 protesters joined there for a brief assembly, then the camp started to be set up, under the watchful of the police.
Around 6 pm it was time for brasilian music played in live by a Batucada, and some people passing there reached the camp, all around the fountain where the camp was set up.
At 9 pm about 20 police vans reached near the camp. The police first ordered the outraged people to leave the place and then they began to charge. The outraged people has made a tortle as a way to resist pacifically. They have been evacuated one by one from the fountain.
The outraged people taken off the fountain by the police stayed on the square. They are still about 100.
Momentarily, the situation has been inversed : the indignants, out from the fountain, pacifically surrounded the police, singing.
Once the outraged people evacuated, as a way to end their job, the police throw all the stuff of the camp in a dustcart and prevent everyone to recover it. Goodbye banners, signs, cooking stuff, food, blankets, and so on…
Around 11:30 pm the police came back to the charge, using tear gas and taking away people occupying this place out from the Cours Julien and blocking all the streets of the neighborhood.
A man remained unconcious on the ground and a young woman received tear gas in her mouth.
Despite these unfortunate acts, our companions are still resisting.

marseille.indigne-e-s

 

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Les indignés de Boston expulsés de leur campement


Un indigné de Boston lors de son arrestationUn indigné de Boston lors de son arrestation, samedi matin   © PC/Essdras M Suarez

Le campement Occupons Boston, au Massachusetts, a été démantelé samedi, alors que des policiers ont défait des tentes et arrêté des dizaines de manifestants qui y protestaient depuis dix semaines.

Une porte-parole de la police, Elaine Driscoll, a indiqué que des agents avaient commencé à circuler dans le campement aux environs de 5 h, afin de s'assurer que les indignés « respecteraient le règlement municipal sur l'intrusion ».

La Ville avait fixé le délai à minuit jeudi pour que les manifestants quittent le Dewey Square, mais la police n'a amorcé aucune intervention avant samedi matin. Les événements de samedi font ainsi de Boston la dernière ville des États-Unis où les autorités ont forcé l'évacuation des indignés, qui manifestaient contre ce qu'ils qualifient de cupidité des entreprises et d'injustice économique.

Une vingtaine d'indignés de Boston s'étaient assis, les bras liés les uns aux autres, dans une protestation pacifique contre l'arrivée des policiers sur le site du campement. Ces derniers n'ont pas tardé à arrêter les manifestants, qui ont fait preuve d'une « grande collaboration » avec les autorités, a précisé Mme Driscoll.

Pas moins de 46 personnes ont ainsi été arrêtées en lien avec des accusations d'intrusion et de conduite désordonnée, a fait savoir la police. Aucun blessé n'a été rapporté samedi au cours de l'intervention policière, qui a duré moins d'une heure. Le maire de Boston, Thomas Menino, a affirmé qu'il avait fallu agir dans l'intérêt de la sécurité publique.

Le mouvement Occupons Boston a souligné que malgré le démantèlement de leur campement, les manifestations se poursuivraient. Le groupe avait par ailleurs prévu une rencontre samedi soir.

Par ailleurs, cette expulsion n'aura aucune incidence sur d'autres mouvements « Occupons », a affirmé Mike McCarthy, du mouvement Occupons Providence, dans l'État du Rhode Island. Selon lui, il s'agit d'un mouvement continu qui n'a plus besoin d'être lié à un lieu spécifique.

« C'était très important au début, mais maintenant, nous avons créé notre réseau. Le mouvement n'est plus, maintenant, uniquement une question liée au parc », a-t-il déclaré.

Les indignés de New York, Los Angeles, Philadelphie et San Francisco ont eux aussi été expulsés des espaces publics qu'ils occupaient.

http://www.radio-canada.

 

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Occupy Boston: "We might have been evicted, but we shall not be moved."

by OccupyWallSt

occupy boston post-raid

Occupy Boston will hold a post-eviction General Assembly tonight at 7 pm at the Band Stand on Boston Common. Supporters are currently holding a silent protest in front of the Boston Police Department while waiting for arrestees to be released. Follow on Twitter: @Occupy_Boston or please join them if you are in Boston!

Two days ago, in a reversal of prior claims to support OWS, the Mayor of Boston threatened to evict Occupy Boston. In response, supporters from across Massachusetts and the country gathered at Occupied Dewey Square:

They came by bus from New York and DC. They carpooled from Providence and flew in from Chicago. They drove from Worcester, New Hampshire, Vermont and Maine. Last night, demonstrating how clearly Occupy Boston’s message has been heard and understood, two thousand people traveled from near and far to defend Dewey Square. They painted signs and spoke in General Assembly. They chanted and sang, “Which Side Are You On?” six times, at least, as a brass brand blew steam into the frozen December night. They rallied at midnight, making circles two deep around tents, as the Veterans for Peace stood guard, white flags snapping in the wind. They dressed as bankers so that bankers might be arrested for once. And when the news came that no raid was coming, no eviction imminent, they danced in the streets to celebrate.

The police did eventually come. They waited days, hoping people would stop paying attention. Like previous raids in other cities, they made their move like cowards in the pre-dawn shadows at 5AM this morning. The city used bulldozers to destroy what had been home to hundreds. At least 45 peaceful protesters were arrested while linking arms to nonviolently protect their homes and their right to free speech. When one female police officer began to cry, her male superiors yelled and berated her. Lire la suite...


#Mockupy: OWS Occupies "Law & Order" Zuccotti Set in Foley Square!

Posted 2 jours ago on déc. 8, 2011, 11:50 après-midi EST by OccupyWallSt

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 06:48

Samir Larabi

 

A 34 ans, Samir a le discours d’un militant de gauche convaincu et rôdé par des années de lutte sociale. Depuis la Faculté, il est de toutes les manifestations, de tous les combats politiques. Après avoir été licencié en 2010 pour avoir participé à un mouvement de grève, il s’est retrouvé au chômage. Prenant conscience de l’extrême détresse des chômeurs en Algérie – « ils sont déstructurés socialement » - il fonde avec quelques amis le Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC). Il en est d’ailleurs le porte-parole.

Le CNDDC a beau être un mouvement récent, ses ambitions et ses revendications sont importantes : la création de postes d’emploi décents, la mise en place d’une allocation chômage ou encore la renationalisation des entreprises publiques cédées au secteur privé et aux étrangers.

Samir ne se gêne pas pour dénoncer l’inefficacité des politiques mises en place par le gouvernement pour éradiquer le chômage. Il ne mâche pas ses mots non plus quand il aborde la situation de l’Algérie. Pour lui, le pays est devenu « un vaste marché »,  « un bazar », où une classe minoritaire monopolise le pouvoir et l’économie.

arte.tv

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 05:54

L'Assemblée constituante a voté une constitution provisoire

 


 449621-president-assemblee-mustapha-ben-jaafar.jpg

Le président de l'Assemblée Mustapha Ben Jaafar (gauche), accompagné de ses assistants Mahrezia Laabidi (centre) et Arbi Abid (droite). PHOTO: FETHI BELAID, AFP

 La Tunisie s'est dotée dimanche d'une mini constitution provisoire permettant de désigner les futurs président et chef de gouvernement qui dirigeront le pays jusqu'à la tenue d'élections générales et l'adoption d'une constitution définitive par l'Assemblée constituante élue le 23 octobre.

 Les 217 députés ont voté le texte de 26 articles qui régira les pouvoirs publics et permettra un démarrage des institutions de l'État, onze mois après la fuite en Arabie saoudite du président Zine El Abidine Ben Ali, chassé par un soulèvement populaire le 14 janvier.

La constitution provisoire a été approuvée peu après minuit par 141 voix pour, 37 contre à l'issue de débats marathon, souvent fastidieux et houleux entamés mardi.

Cet épisode du processus de transition est «instant historique» et «un départ de la Tunisie nouvelle», a lancé le président de l'assemblée Mustapha Ben Jaafar, alors que les élus entonnaient l'hymne national et que des députés de la majorité se congratulaient.


M. Ben Jaafar a dit sa «fierté de diriger une Assemblée qui réunit les meilleurs enfants de la Tunisie grâce à la révolution de son vaillant peuple».

Le texte définit les conditions et procédures d'excercice des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire jusqu'à la tenue d'élections générales et la promulgation d'une constitution définitive pour la Tunisie de l'après Ben Ali.

Cette période transitoire devait durer un an en principe, mais aucun délai n'a pas été formellement énoncé dans le texte comme le souhaitait l'opposition.

M. Ben Jaafar a annoncé que l'élection du président aura lieu lundi.

La présidence devrait revenir à Moncef Marzouki, chef du Congrès pour la République (CPR, 29 élus) qui désignera au poste de chef de gouvernement Hamadi Jebali, numéro deux du parti Islamiste Ennahda (98 élus). Il devra soumettra son équipe à l'approbation de l'assemblée dans les prochains jours.

Ce scénario a fait l'objet d'un accord entre la coalition majoritaire entre Ennhada et deux partis de gauche, le CPR et Ettakatol (20 élus) de Mustapha Ben Jaafar.

Aux termes de la constitution provisoire, le président sera «exclusivement Tunisien, de religion musulmane, descendant de parents tunisiens et âgé de 35 ans minimum». Il est choisi au vote secret à la majorité absolue parmi des candidats qui doivent être parrainés chacun par quinze élus au moins.

Lors des débats souvent vifs et contradictoires, des élus avaient proposé en vain d'autoriser la candidature de binationaux et d'énoncer expressément le droit de chaque Tunisien «ou Tunisienne» d'être candidat à la présidence.

La discussion des prérogatives du président a enflammé l'hémicycle.

L'opposition a boycotté le vote, arguant que le futur président est dessaisi au profit du premier ministre qui concentre trop de pouvoirs entre ses mains.

Le président fixe avec le chef du gouvernement la politique étrangère du pays. Il est le chef suprême des forces armées, mais ne nomme ou ne révoque les hauts officiers qu'«en concertation» avec le chef du gouvernement.

Une autre disposition controversée délègue «en cas de force majeure» les pouvoirs exécutif et législatif aux trois présidents (président de l'Assemblée, chefs de l'État et du gouvernement) et non plus au seul Premier ministre.

Objet d'âpres négociations de l'opposition, la nomination du gouverneur de la Banque centrale a finalement été laissée au choix concerté des chefs de l'État, du gouvernement et de l'Assemblée. Le titulaire de ce poste allait être nommé par le chef du gouvernement, comme tous les autres hauts fonctionnaires.

«La pleine indépendance» du pouvoir judiciaire a fait l'unanimité.

Malgré la longueur des débats, les séances, retransmises en direct à la télévision, ont suscité un engouement sans précédent des Tunisiens, des médias et réseaux sociaux, les uns s'émerveillant d'un «exercice de la démocratie», d'autres criant à la «tyrannie de la majorité».

Source cyberpr

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111

خاص ـ اليوم أو غدا.. الاتفاق النهائي حول تشكيل الحكومة

7 شخصيات مستقلة ضمن حكومة الجبالي.. بينها كمال الجندوبي وقاضية...


 

تغيّب عن أشغال الجلسة الصباحية من مداولات المجلس الوطني التأسيسي ليوم أمس، الرئيسان المنتظران للجمهورية والحكومة، الدكتور منصف المرزوقي والمهندس حمادي الجبالي..

 

 

وعند سؤالنا عن أسباب هذا الغياب، علمنا من مصادر رسمية من المجلس التأسيسي أن المرزوقي والجبالي بصدد التشاور فيما بينهما، وبحضور بعض الأطراف الفاعلة، لوضع اللمسات الأخيرة لتشكيل الحكومة الشرعية المرتقبة، التي سيرأسها حمادي الجبالي..

 

وأكدت مصادرنا أن الحكومة المرتقبة جاهزة الآن، وقد يتم الاتفاق النهائي حول تركيبتها، اليوم أو غدا، وبالتالي فقد يتم الاعلان عن هذه التركيبة في بداية الأسبوع المقبل، اثر انتخاب رئيس الجمهورية من قبل أعضاء المجلس التأسيسي، ثم تعيين رئيس الحكومة..

كما أوضحت مصادرنا أنه تم الاتفاق بين الأطراف المعنية، على أن تكون ضمن التشكيلة المرتقبة للحكومة ست شخصيات مستقلة مرشحة لست حقائب وزارية، بينها وزارتا التعليم والمرأة..

وعلمت «الصباح» في هذا الصدد، أن هناك حديثا يدور الآن حول أسماء الشخصيات الوطنية المستقلة المزمع ادراجها ضمن تشكيلة الحكومة المرتقبة، وهذه الشخصيات هي: كمال الجندوبي رئيس الهيئة العليا المستقلة للانتخابات، وعبد السلام المسدي، ومهدي المبروك، ومية الجريبي، وعبد المجيد المسلمي، وعبد الجليل البدوي، وقاضية ناشطة في صلب جمعية القضاة التونسيين، على حد تعبير مصادرنا..

ويبقى السؤال المطروح هو: ما هي الحقائب الوزارية التي ستسند الى هذه الشخصيات الوطنية المستقلة، اضافة الى وزارتي التربية والمرأة

 

assabahl

 

 

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Les gays tunisiens ont la gueule de bois

 

Le 14 janvier dernier, après un mois de protestations sanglantes et 23 ans de pouvoir, Ben Ali quittait la Tunisie, espoir d’ouverture sans précédent. Un an après, la communauté gay du pays s’inquiète d’un retour des conservatismes et de la fin d’une exception tunisienne.

Tunisie

C’était l’un des lieux phares de la communauté gay de Tunis. Cet été, le hammam La Guérison a fermé ses portes. «Des flics se seraient faits aborder là-bas, nous explique Houssem*, journaliste au sein d’un grand média tunisien. Pourtant, tout le monde sait que cet endroit était fréquenté par la population gay». Un événement presque anodin, mais qui reflète le changement d’atmosphère en Tunisie, notamment sur la question de l’homosexualité.

Sur l’avenue Bourguiba, la principale artère de Tunis, on trouve de nombreux établissements plus ou moins gay-friendly. Le pays fait preuve d’une certaine ambivalence. Les relations sexuelles entre hommes sont assez fréquentes. Y compris chez des hommes mariés selon Houssem: «Il y a une bisexualité latente et très présente chez les Tunisiens. Le personnage de l’homme efféminé a toujours existé dans la culture tunisienne. Ce n’est pas un problème de voir un garçon en embrasser un autre dans cette société très masculine. Mais il ne faut pas nommer les choses! Ne surtout pas parler d’homosexualité!» En arabe, «niboun» désigne l’homo mais aussi le lâche (lire notre article)…

 

«C'était le bon moment pour sortir»
Au printemps dernier, les gays sont partie prenante de la révolution de Jasmin. Ils revendiquent pour la première fois cette identité sur la place publique. Des groupes se créent sur internet. Une première dans un pays où le ministère de l’Intérieur sait tout. Le 16 octobre, lors de la marche «Fous-moi la paix!», des milliers de Tunisiens manifestent contre le retour en force des Islamistes. Des dizaines de drapeaux arc-en-ciel flottent parmi la foule. Mais le mouvement est immédiatement instrumentalisé.

«Les islamistes et d’autres ont assimilé les défenseurs des droits de l’homme et la gauche aux défenseurs du mariage homosexuel. Les gays ont cru que c’était le bon moment pour sortir. Il y a eu des appels à l’intégration des droits des gays dans la constitution. Cela a énormément choqué. D’une certaine manière, il ont fait beaucoup de mal à la gauche», regrette Houssem, qui revit pourtant avec émotion et fierté cette journée du 16 octobre.

Deux Tunisie
Les attaques verbales ne proviennent jusqu’ici que d’individus isolés. Ennahda, le parti islamiste qui a gagné les élections du 23 octobre, a pris soin de ne jamais évoquer le sujet. Impossible d’ailleurs de discuter de l’homosexualité avec ses représentants en France. Mais les porte-paroles des partis de gauche à Paris ne sont pas plus disponibles.

«Il y a deux Tunisie. L’une conservatrice et l’autre moderniste, qui se fait taxer de pro-occidentale», analyse Nadia El Fani, une réalisatrice tunisienne qui vit à Paris. Chacun prend soin pour l’instant de ne pas se couper d’une partie de la population. «Le tabou est tellement fort que l’on n’arrive pas à en parler. Le mot d’ordre c’est: ‘‘Il n’y a pas d’homos chez nous’’. Pourtant, tout le monde le voit!» Un durcissement qui ne date pas de la révolution, selon elle. Il était déjà en cours sous le régime Ben Ali.

 

«Certains arrêtent les mecs comme ils ont arrêté la bière»
«Les choses ne vont pas dans le bon sens!», s’inquiète Houssem. «Aujourd’hui, l’atmosphère est différente. Certains Tunisiens arrêtent les mecs comme ils ont arrêté la bière. 20% de mon carnet d’adresses ne me répond plus.» Il redoute la possible fin de cette tradition de tolérance et d’un certain hédonisme tunisien. Depuis quelques semaines, les rumeurs courent sur certaines arrestations et des vidéos anti gays sont postées sur la toile.

«Ce n’est certainement pas le moment de la visibilité, poursuit Houssem. On perdrait énormément à le faire. Cela ne sert à rien puisque la société l’accepte déjà. Il y a d’autres priorités.» Nadia El Fani revendique pourtant davantage d’activisme et une note d’espoir. «En dehors des islamistes, les Tunisiens sont conservateurs, mais on ne sait jamais. La tradition des libertés individuelles existe en Tunisie! Je ne veux pas être présomptueuse, mais je pense que si l’on s’en prenait à l’intégrité physique de certains, des voix s’élèveraient. C’est à nous, les artistes, de nous battre! On n’avait pas imaginé la révolution. On ne peut pas imaginer ce que peut produire la société tunisienne.»

*Le prénom a été changé.

source http://www.tetu.

 

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 Ceux et celles qui veulent savoir davantage sur ce sujet

homosexuels-musulmans.org/homosexualite

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 04:42

 nobelpeaceprize.jpg

 

 


 

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De la Syrie au Yémen, les jours des "dictateurs" sont comptés, assure le président du comité Nobel

 

Le choix des lauréates du Nobel de la paix 2011 doit servir d'avertissement aux régimes autoritaires de pays tels que la Syrie et le Yémen pour leur faire comprendre que leurs jours sont comptés, a estimé samedi le président du comité Nobel norvégien lors de la cérémonie de remise du prix.
"Les dirigeants au Yémen et en Syrie qui assassinent leurs peuples afin de garder le pouvoir devraient relever la chose suivante: la lutte de l'humanité pour la liberté et les droits de l'Homme ne s'arrête jamais", a déclaré M. Jagland, avant de remettre la prestigieuse récompense.

 

"Aucun dictateur ne peut durablement trouver un abri face au vent de l'Histoire. C'était ce vent qui a conduit les gens à escalader le mur de Berlin et à le démolir. C'est aussi ce vent qui souffle maintenant dans le monde arabe", a dit M. Jagland avant de remettre le prix aux trois lauréates.
"Cette lutte pour les libertés a déjà poussé le président du Yémen Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, à accepter de quitter son poste en février prochain et le président syrien Bachar el-Assad suivra", a estimé M. Jagland.
"Le président Saleh n'a pas réussi à résister aux demandes de son peuple en matière de liberté et de droits humains et le président Assad en Syrie n'y réussira pas non plus", a-t-il affirmé.
Sous la pression de la rue, M. Saleh a accepté le mois dernier de quitter son poste, en principe en février 2012, en échange d'une immunité pour lui et ses proches.

 

 

 

Le Nobel de la paix a été attribué cette année à la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, à sa compatriote, la "guerrière pour la paix" Leymah Gbowee, et à la Yéménite Tawakkol Karman, une figure de proue du "printemps arabe" pour leur lutte non-violente en faveur de la paix et de la réconciliation.

 

source lorientlejour.

 

 

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Message de Tawakkol Karman

 

In the name of God the Compassionate the Merciful

Your Majesties, Highnesses, Excellencies, Distinguished Committee of the Nobel Peace Prize, Arab spring and revolution youth in the arena of freedom and change, and all free people of the world,

 

Peace upon you from the Nobel Peace rostrum

 

With joy and pleasure I would like to express my gratitude for the honour I was given together with my peace fighter colleagues, Her Excellency the President Ellen Johnson-Sirleaf and Mrs. Leymah Gbowee, for this international award, which carries great moral and human meaning. Thank you for the award, which I consider as an honour to me personally, to my country Yemen, to the Arab women, to all women of the world, and to all people aspiring to freedom and dignity. I accept the award on my behalf and on behalf of the Yemeni and Arab revolutionary youth, who are leading today's peaceful struggle against tyranny and corruption with moral courage and political wisdom.

 

Alfred Nobel’s dream of a world, where peace prevails and wars disappear, has not been achieved yet, but the hope to make it come true has grown large, and the effort to achieve it has doubled. The Nobel Peace Prize still offers this hope spiritual and conscientious momentum. For more than a hundred years, this award has stood as proof of the values of peaceful struggle for rights, justice and freedom, and also as proof of how wrong violence and wars are with all their backfiring and devastating results.

 

I have always believed that resistance against repression and violence is possible without relying on similar repression and violence. I have always believed that human civilization is the fruit of the effort of both women and men. So, when women are treated unjustly and are deprived of their natural right in this process, all social deficiencies and cultural illnesses will be unfolded, and in the end the whole community, men and women, will suffer. The solution to women’s issues can only be achieved in a free and democratic society in which human energy is liberated, the energy of both women and men together. Our civilization is called human civilization and is not attributed only to men or women.

 

Ladies and Gentlemen,

Since the first Nobel Peace Prize in 1901, millions of people have died in wars which could have been avoided with a little wisdom and courage. The Arab countries had their share in these tragic wars, though their land is the land of prophecies and divine messages calling for peace. From this land came the Torah carrying the message: "Thou shalt not kill" and the Bible promising: "Blessed are the peacemakers," and the final message of the Koran urging "O ye who believe, enter ye into the peace, one and all." And the warning that "whosoever killeth a human being for other than manslaughter or corruption in the earth, it shall be as if he had killed all mankind."

 

However, in spite of its great scientific achievements, the history of humanity is stained with blood. Millions have fallen victims in the rise and fall of kingdoms. That is what ancient history tells us and what recent history confirms! Today’s recent evidence tells us that the essence of messages calling for peace has repeatedly been trampled, and the human conscience has often been overrun by the voice of warplanes, rocket and missile launchers, bombs and all means of killing!

 

Ladies and Gentlemen,

Mankind’s feeling of responsibility to create a decent life and make it worth living with dignity, has always been  stronger than the will to kill life. Despite great battles, the survival of the human race is the clearest expression of mankind’s yearning for reconstruction, not for destruction, for progress, not for regression and death. This tendency is strengthened day after day with all available means of communications, thanks to the rapid and astonishing development of information technology and the communications revolution. Walls between human societies have fallen down and the lives and destinies of societies have converged, marking the emergence of a new phase, a phase where peoples and nations of the world are not only residents of a small village, as they say, but members of one family, despite differences in nationality and race or in culture and language. All the members of this one family interact in all corners of our planet and share the same aspirations and fears. Despite all its missteps, humanity will go on in its march towards what is “beneficial to the people” and will make different cultures, identities and specific characteristics of civilizations come closer to each other on the road towards positive convergence and interaction, both in taking and in giving. Thus, understanding will gradually replace dispute, cooperation will replace conflict, peace will replace war, and integration will replace division.

 

One can say that our contemporary world, which has been refined and developed by expertise and long experience, good and bad, is marching with confident steps towards the creation of a new world and shining globalization. It will be a new and positive world with human prospects and globalization which will guarantee the values of freedom, truth, justice and cooperation to all human beings. It will be a world where all relationships, dealings and laws will be based on the prohibition of all forms and practices of exclusion and enslavement of man by man. This will mean a globalization with no policies of injustice, oppression, discrimination or tyranny, and a world full of partnership and cooperation, dialogue and coexistence, and acceptance of others. This will mean a globalization where resorting to the law of power and its might, against groups, peoples and nations, in order to deprive them of their liberty and human dignity, will disappear, once and forever. Am I dreaming too much ..?

 

I see on the horizon a glimpse of a new world, of a shining and flourishing globalization. I certainly see the end of a vicious and black history in which so many peoples and nations had experienced horror, tragedies, destruction and disaster. I certainly see the beginning of a humane, prosperous and generous history full of love and fraternity.

 

Ladies and Gentlemen,

Peace within one country is no less important than peace between countries. War is not just a conflict between states. There is another type of war, which is far more bitter, that is the war of despotic leaders who oppress their own people. It is a war of those to whom people have entrusted their lives and destinies, but who have betrayed that trust. It is a war of those to whom people have entrusted their security, but who directed their weapons against their own people. It is the war which today people face in the Arab States.

 

At this moment, as I speak to you here, young Arab people, both women and men, march in peaceful demonstrations demanding freedom and dignity from their rulers. They go forward on this noble path armed not with weapons, but with faith in their right to freedom and dignity. They march in a dramatic scene which embodies the most beautiful of the human spirit of sacrifice and the aspiration to freedom and life, against the ugliest forms of selfishness, injustice and the desire to hold on to power and wealth.

 

Ladies and Gentlemen,

Peace does not mean just to stop wars, but also to stop oppression and injustice. In our Arab region, there are brutal wars between governments and peoples. Human conscience cannot be at peace while it sees these young Arab people, who are in the age of blossoming, being harvested by the machine of death which is unleashed against them by the tyrants. The spirit of the Nobel Peace Prize is the spirit of peace, in which today we look forward in support of the aspiration of the Arab peoples for democracy, justice and freedom. If we support this spirit, the spirit of the Nobel Peace Prize, then we will prove to the despots that the ethics of peaceful struggle are stronger than their powerful weapons of repression and war.

 

Ladies and Gentlemen,

The revolutions of the Arab spring in Tunisia, Egypt, Libya, Yemen and Syria, and the movement towards revolutions in other Arab countries such as Algeria, Morocco, Bahrain, Sudan and others, in terms of motivation, driving power and objectives, didn’t take place on isolated islands cut off from all the rapid and astonishing developments and changes which our world is witnessing. The Arab people have woken up just to see how poor a share of freedom, democracy and dignity they have. And they revolted. This experience is somewhat similar to the spring that swept throughout Eastern Europe after the downfall of the Soviet Union. The birth of democracies in Eastern Europe has been difficult and victory emerged only after bitter struggle against the then existing systems. Similarly, the Arab world is today witnessing the birth of a new world which tyrants and unjust rulers strive to oppose, but in the end, this new world will inevitably emerge.

 

The Arab people who are revolting in a peaceful and civilized manner have, for so many decades, been oppressed and suppressed by the regimes of authoritarian tyrants who have indulged themselves deeply in corruption and in looting the wealth of their people. They have gone too far in depriving their people of freedom and of the natural right to a dignified life. They have gone too far in depriving them of the right to participate in the management of their personal affairs and the affairs of their communities. These regimes have totally disregarded the Arab people as a people with a legitimate human existence, and have let poverty and unemployment flourish among them in order to secure that the rulers and their family members after them will have full control over the people. Allow me to say that our oppressed people have revolted declaring the emergence of a new dawn, in which the sovereignty of the people, and their invincible will, will prevail. The people have decided to break free and walk in the footsteps of civilized free people of the world.

 

All ideologies, beliefs, laws and charters produced by the march of humanity through all stages of its development and growth, as well as all divine messages and religions, without exception, oblige us to support oppressed people, be they groups or individuals. Supporting an oppressed person is not only required because of his need for support, but also because injustice against one person is injustice against all mankind.

 

Ladies and Gentlemen,

What Martin Luther King called "the art of living in harmony" is the most important art we need to master today. In order to contribute to that human art, the Arab states should make reconciliation with their own people an essential requirement. This is not merely an internal interest, but also an international one required for the whole human community. The dictator who kills his own people doesn’t only represent a case of violation of his people’s values and their national security, but is also a case of violation of human values, its conventions and its international commitments. Such a case represents a real threat to world peace.

 

Many nations, including the Arab peoples, have suffered, although they were not at war, but were not at peace either. The peace in which they lived is a false "peace of graves", the peace of submission to tyranny and corruption that impoverishes people and kills their hope for a better future. Today, all of the human community should stand with our people in their peaceful struggle for freedom, dignity and democracy, now that our people have decided to break out of silence and strive to live and realize the meaning of the immortal phrase of Caliph Omar ibn al-Khattab, "Since when have you enslaved people, when their mothers had given birth to them as free ones."

 

Ladies and Gentlemen,

When I heard the news that I had got the Nobel Peace Prize, I was in my tent in the Taghyeer square in Sana'a. I was one of millions of revolutionary youth. There, we were not even able to secure our safety from the repression and oppression of the regime of Ali Abdullah Saleh. At that moment, I contemplated the distinction between the meanings of peace celebrated by the Nobel Prize, and the tragedy of the aggression waged by Ali Abdullah Saleh against the forces of peaceful change. However, our joy of being on the right side of history made it easier for us to bear the devastating irony.

 

Millions of Yemeni women and men, children, young and old took to the streets in eighteen provinces demanding their right to freedom, justice and dignity, using non-violent but effective means to achieve their demands. We were able to efficiently and effectively maintain a peaceful revolution in spite of the fact that this great nation has more than seventy million firearms of various types. Here lies the philosophy of the revolution, which persuaded millions of people to leave their weapons at home and join the peaceful march against the state’s machine of murder and violence, just with flowers and bare breasts, and filled with dreams, love and peace. We were very happy because we realized, at that time, that the Nobel Prize did not come only as a personal prize for Tawakkol Abdel-Salam Karman, but as a declaration and recognition of the whole world for the triumph of the peaceful revolution of Yemen and as an appreciation of the sacrifices of its great peaceful people.

 

And here I am now, standing before you in this solemn international ceremony. Here I am, in this unique moment, one of the most important moments of human history, coming from the land of the Arab Orient, coming from the land of Yemen, the Yemen of wisdom and ancient civilizations, the Yemen of more than five thousand years of long history, the great Kingdom of Sheba, the Yemen of the two queens Bilqis and Arwa, the Yemen which is currently experiencing the greatest and the most powerful and the largest eruption of Arab spring revolution, the revolution of millions throughout the homeland, which is still raging and escalating today. This revolution will soon complete its first year since the moment it was launched as a peaceful and popular revolution of the youth, with one demand: peaceful change and the pursuit of free and dignified life in a democratic and civil state governed by the rule of law. This state will be built on the ruins of the rule of a repressive, militarized, corrupt and backward family police rule, which has consistently brought Yemen to the edge of failure and collapse during the last thirty-three years.

 

Our peaceful and popular youth revolution is not isolated or cut off from the revolutions of the Arab spring. However, with all regret and sadness, I should note that it did not get the international understanding, support or attention of the other revolutions in the region. This should haunt the world's conscience because it challenges the very idea of fairness and justice.

 

Dear Ladies and Gentlemen,

Through you and your great universal forum, we send to the world a clear and expressive message in which we emphasize that:

-    Our youth revolution is peaceful and popular and is rallied around by the people. It dreams of a free and democratic homeland with no room for tyranny, dictatorship, corruption or failure. I, on behalf of the revolutionary youth, pledge to all people in the world that we are committed to peaceful struggle as a strategic option, without deviation or retreat, regardless of the sacrifices and regardless of the extent of state repression, killing and violence.

-    Our youth revolution is peaceful and popular and is motivated by a just cause, and has just demands and legitimate objectives, which fully meet all divine laws, secular conventions and charters of international human rights. Our revolution is determined to fully change the corrupt conditions and ensure free and dignified life, regardless of sacrifices and bitter sufferings, until the establishment of a democratic civil state, a state where the rule of law, equality and a peaceful transfer of power prevails.

-    Our peaceful popular youth revolution has succeeded in attracting to its ranks and marches hundreds of thousands of women who have fulfilled, and still fulfil, a major, noticeable and effective role in its activities, and in leading its demonstrations even to the smallest details. Not tens, but hundreds of these women have fallen as martyrs or been wounded for the sake of the victory of the revolution.

-    Because of the peaceful popular youth revolution, the voice and thundering march of young people have dominated and the voice of terror and explosive belts, which were employed by Ali Saleh as a justification for his rule, has faded away. The culture of peace is expanding and spreading, and it is finding a place in every neighbourhood and street where these young people walk demanding peaceful change and democracy.

-    Our peaceful popular youth revolution has demonstrated that the values and objectives of freedom, democracy, human rights, freedom of expression and press, peace, human coexistence, fight against corruption and organized crime, war on terrorism,  and resistance to violence, extremism and dictatorship, are values, ideals, demands and objectives of common human interest, and are cherished by the whole international community. These are not subject to division, selectivity or cancellation under the pretext of differences in human characteristics or the requirements of sovereignty in any way.

 

Distinguished Ladies and Gentlemen:

I would like to emphasize that the Arab spring revolutions have emerged with the purpose of meeting the needs of the people of the region for a state of citizenship and the rule of law. They have emerged as an expression of people’s dissatisfaction with the state of corruption, nepotism and bribery. These revolutions were ignited by young men and women who are yearning for freedom and dignity. They know that their revolutions pass through four stages which can’t be bypassed:

-    Toppling the dictator and his family

-    Toppling his security and military services and his nepotism networks

-    Establishing the institutions of the transitional state.

-    Moving towards constitutional legitimacy and establishing the modern civil and democratic state.

 

Thus, the revolutions of the Arab spring will continue through the effort of youth, who are ready and prepared to launch each stage and to fully achieve its objectives. Today, the world should be ready and prepared to support the young Arab spring in all stages of its struggle for freedom and dignity. The civilized world should, immediately after the outbreak of the revolutions of youth, commence the detention and freezing of the assets of the figures of the regime and its security and military officials. In fact this is not enough, since these people should be brought to justice before the International Criminal Court. There should be no immunity for killers who rob the food of the people.

 

The democratic world, which has told us a lot about the virtues of democracy and good governance, should not be indifferent to what is happening in Yemen and Syria, and happened before that in Tunisia, Egypt and Libya, and happens in every Arab and non-Arab country aspiring for freedom. All of that is just hard labour during the birth of democracy which requires support and assistance, not fear and caution.

 

Allow me, ladies and gentlemen, to share my belief that peace will remain the hope of mankind forever, and that the best hope for a better future for mankind will always drive us to speak noble words and do noble deeds. Together, we will push the horizons, one after another, towards a world of true human perfection.

 

Finally, I ponder myself standing here before you, in this moment, which every man and woman aspires to reach because of the recognition and appreciation is contains. As I do so, I see the great number of Arab women, without whose hard struggles and quest to win their rights in a society dominated by the supremacy of men I wouldn’t be here. This supremacy has caused a lot of injustice to both men and women. To all those women, whom history and the severity of ruling systems have made unseen, to all women who made sacrifices for the sake of a healthy society with just relationships between women and men, to all those women who are still stumbling on the path of freedom in countries with no social justice or equal opportunities, to all of them I say: thank you ... this day wouldn’t have come true without you.

Peace be upon you

source nobelprize

 

 

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Karman déplore ne pas pouvoir être candidate à la présidentielle

 

La Yéménite Tawakkol Karman, figure de proue du «printemps arabe» et colauréate du prix Nobel de la paix 2011, a déploré samedi ne pas pouvoir être candidate, comme elle le souhaiterait, à l'élection présidentielle prévue dans son pays en février 2012.

«Je veux être candidate, les gens veulent que je sois candidate et ils veulent aussi que d'autres soient candidats», a déclaré, dans un anglais hésitant Mme Karman, à CNN après la remise du Nobel à Oslo.

«Si j'étais candidate, je gagnerais. Mais m'autorisera-t-on à être candidate?», a-t-elle dit. Une élection présidentielle anticipée est prévue le 21 février 2012 au Yémen pour remplacer le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans mais qui a accepté le mois dernier de quitter son poste conformément à un accord négocié par les monarchies du Golfe.

Le plan prévoit toutefois que le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi soit le seul candidat à cette présidentielle pour un mandat intérimaire de deux ans, après quoi des élections législatives et présidentielle seront organisées.

«Est-ce juste?» a lancé Mme Karman. «Les gens luttent, ils versent leur sang, plus de 28.000 personnes ont été blessées ou tuées dans la rue pour leur dignité, la démocratie, la liberté, les droits de l'Homme, la lutte

anticorruption, la bonne gouvernance. Et ils nous donnent cela?», a-t-elle ajouté.

Première femme arabe à recevoir le Nobel de la paix, Mme Karman est un des moteurs du mouvement qui réclamait depuis le début de l'année le départ du président Saleh.

Elle partage la récompense avec la présidente libérienne Ellen Sirleaf Johnson et une autre Libérienne, la «guerrière pour la paix» Leymah Gbowee.

Toutes trois ont été récompensées pour souligner le rôle des femmes dans le règlement des conflits.

source lexpressiondz.

 
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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 03:47

Heurts près de l'aéroport de Tripoli, deux blessés

 

Des heurts ont opposé samedi des hommes armés près de l'aéroport de Tripoli, faisant deux blessés, ont indiqué des responsables libyens à l'AFP, mais des informations contradictoires circulaient sur les circonstances de l'incident et l'identité des groupes impliqués.


 

"Il y a eu des affrontements entre les thowars (révolutionnaires) de Tripoli et ceux de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) pour prendre le contrôle de l'aéroport. Les heurts se sont déroulés près de l'aéroport", qui est contrôlé depuis la chute de la capitale en août par les thowars de Zenten, a déclaré Sami Kamouka, un responsable de l'armée.

 

"Selon les informations dont nous disposons, il y a eu jusqu'ici deux blessés et les affrontements se sont déroulés à l'arme légère et au canon anti-aérien", a-t-il précisé.


Mais un membre des brigades de Zenten, qui se trouvait à un barrage sur la route de l'aéroport, a assuré que des membres de l'armée étaient impliqués dans l'incident.



"Trois voitures de l'armée nationale sont arrivées aujourd'hui à un checkpoint tenu d'habitude par deux thowars de Zenten. Elles ont confisqué deux pick-up équipés de canons anti-aériens et ont essayé de prendre le contrôle du checkpoint, blessant deux de nos combattants et en arrêtant deux autres", a dit Aboubakr al-Ahrach.

Selon un journaliste de l'AFP sur place, les brigades de Zenten avaient mis en place en soirée deux checkpoints sur la route de l'aéroport, rassemblant des dizaines de combattants lourdement armés, de pick-up et de blindés.

"Un commandant de Zenten est actuellement en train de négocier avec le ministre de la Défense Oussama al-Joueili (lui-même originaire de Zenten, ndlr) pour obtenir la libération des deux combattants arrêtés", a indiqué M. al-Ahrach.

 

source lorientlejour

 

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À Tripoli, la population manifeste contre la présence des milices armées


Les manifestants demandent la fin du règne des armes pour qu'un « Etat de droit » puisse voir le jour.
Les manifestants demandent la fin du règne des armes pour qu'un « Etat de droit » puisse voir le jour.
RFI / Aabla Jounaïdi

par Aabla Jounaïdi

 La présence de groupes armés à Tripoli constitue un problème qui traîne depuis des mois et met à l'épreuve la légitimité du gouvernement fraîchement nommé. Cette semaine, le chef du gouvernement d'intérim Abdel Rahim al-Kib a donné aux ex-rebelles jusqu'au 20 décembre 2011 pour quitter la capitale. En cause, l'obstacle qu'ils constituent à la mise en place d'une police et d'une armée nationales mais aussi le mécontentement croissant de la population qui manifeste depuis le début de la semaine sur la place des Martyrs. De plus, ces dernières semaines, les incidents se sont multipliés entre ces groupes parfois lourdement armés.

A Tripoli, ils font partie du paysage depuis des mois. Arrivés de toute la Libye, les ex-rebelles de Misrata, de Zintan ou d'ailleurs, ont installé leurs quartiers et barrages dans la ville, jusque dans l'aéroport international, pour ces derniers.
 
A plusieurs reprises, des affrontements ont dégénéré à cause de l'utilisation d'armes lourdes ou légères par ces groupes rivaux. Cette semaine, plusieurs rues ont été fermées à la circulation la nuit à la suite d’incidents entre milices concurrentes. Ces fermetures ont été demandées par la population elle-même à la police et à l'embryon d'armée nationale.
 
Même si le prestige des ex-rebelles est intact dans l'opinion, la population de Tripoli, qui manifeste cette semaine sur la place des Martyrs, est excédée par la circulation des armes dans les rues de leur capitale.

DIAPORAMA DE LA MANIFESTATION ANTI-MILICES À TRIPOLI SAMEDI 10 DÉCEMBRE 2011
A Tripoli, ce samedi 10 décembre 2011, les manifestants demandent la fin du règne des armes pour qu' un « Etat de droit » puisse voir le jour.
RFI / Aabla Jounaïdi

Najwa est la mère de sept enfants dont un fils mort au front. Pour elle, les jeunes Libyens armés qui tiennent des barrages de fortune dans les rues de Tripoli restent les héros qui ont libéré la capitale. Cependant, depuis quelques semaines, l'inquiétude domine pour sa grande fratrie : «Nous sommes heureux de les avoir mais nous avons juste peur pour les enfants dans les écoles», explique-t-elle. Et puis, avec toutes ces armes, de simples disputes familiales pourraient dégénérer », poursuit-elle.

Après des mois de conflit, l'un des défis du jeune gouvernement intérimaire, et non des moindres, est de désarmer l'ensemble des ex-rebelles avant d'intégrer les volontaires dans la future armée nationale.
 
Issam, cinquante ans, a fini sa carrière de militaire il y a quelques années. Lorsqu'il a fallu libérer Tripoli, il n'a pas hésité à prendre sa Kalachnikov. Cette arme, il l'a remise il y a plus d'un mois au conseil militaire de son quartier pour reprendre les habits civils, comme il en témoigne : « Il faut abandonner les armes. On ne peut pas sortir avec dans les rues pour se donner de l'importance. Quand je n'ai plus eu de raison de me battre, j'ai donné mon arme au conseil militaire pour reprendre ma vie civile ».

Face au mécontentement populaire, le conseil militaire de Misrata a décidé jeudi 8 décembre 2011 du retrait de ses hommes présents à Tripoli. Reste à savoir si les Zintan, l'autre grande présence militaire, prendront la même décision et surtout si tous ces hommes céderont bien leurs armes comme le gouvernement et la population le demandent désormais.

source rfi

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اندلاع اشتباكات بين فصائل الثوار بالقرب من مطار طرابلس الدولي

 

الدمار في ليبيا

 

تسعى الحكومة الليبية الجديدة إلى تحقيق المصالحة، وجمع سلاح المقاتلين، وإعمار ما دمَّره القتال ضد نظام العقيد القذافي

 

أًصيب شخصان واعتُقل آخران في اشتباكات اندلعت السبت بين الجيش الوطني الليبي وثوَّار طرابلس من جهةوبين ثوَّار الزنتان، من جهة أخرى، بالقرب من مطار العاصمة.

ونقلت وكالة الأنباء الفرنسية عن سامي كاموكا، وهو مسؤول في الجيش الوطني الليبي، قوله إن القتال بدأ عندما اشتبكت مجموعة من ثوَّار الزنتان مع عدد من ثوَّار طرابلس بالقرب من مطار طرابلس الدولي.

 

 

وقال كاموكا: "لقد اندلعت اشتباكات بين ثوَّار الزنتان وثوََّار طرابلس للسيطرة على المطار، ووقع القتال بالقرب من المطار وليس في داخله".

إصابة شخصين

وأضاف: "حسب معلوماتنا، أُصيب شخصان في الحادث".

يُشار إلى ان مطار طرابلس الدولي يخضع حاليا لسيطرة ثوَّار الزنتان الذين يحتجزون سيف الإسلام، نجل الزعيم الليبي الراحل معمَّر القذافي الذي لقي مصرعه على أيدي الثوار في العشرين من شهر أكتوبر/تشرين الأول الماضي بعد أكثر من 42 عاما من حكمه لليبيا.

لكن أبو بكر الأهرش، أحد ثوَّار الزنتان، قال إن عناصر من الجيش الوطني هم من بادروا بمهاجمة وحدته التي كانت متمركزة بالقرب من المطار المذكور.

وقال الأهرش: "وصلت اليوم (السبت) ثلاث سيَّارات من الجيش الوطني إلى نقطة تفتيش على طريق المطار ويشرف عليها ثوَّار الزنتان. وقد صادروا سيارتي بيك أب محمَّلة بمدافع مضادة للطائرات".

 

 

 

وأضاف: "لقد حاولوا السيطرة على نقطة التفتيش، وأصابوا اثنين من مقاتلينا، واعتقلوا اثنين آخرين".

وأردف بقوله: "يجري الآن أحد قادة ثوَّار الزنتان اتصالات مع وزير الدفاع بغرض الحصول على معلومات بشأن الإفراج عن المقاتلين المحتجزين".

وزير من الزنتان

يُذكر أن وزير الدفاع الليبي الجديد، أسامة الجويلي، كان قبل تسلُّمه لمنصبه الجديد قائدا لثوَّار الزنتان.

إلاَّ أن العقيد أحمد باني، المتحدث باسم الجيش الوطني الليبي، قال إن وسائل الإعلام بالغت في الحديث عن الاشتباكات التي وقعت بين الجيش والقوى الثورية بالقرب من مطار العاصمة طرابلس في وقت سابق من يوم الجمعة.

ونقل تلفزيون "ليبيا الأحرار"، ومقرُّه قطر، عن العقيد باني قوله في حديث عبر الهاتف السبت: "لقد بالغت بعض المصادر الإعلامية بوصف ما حدث. لقد كان الأمر مجرَّد حادث منعزل لا خلفية سياسية أو جنائية له".

 

وقال باني: "لقد فتح شخصان النار على موكب كان يمرُّ على طريق المطار، وكان يقلُّ اللواء خليفة حفتر، قائد القوات البرية. بعدها ردَّ حرَّاسه بإطلاق النار، ومن ثمَّ اعتقلوا أحد الثوار، أو الشباب الذي قد أطلق النار، والتحقيق جارٍ معه الآن".

وأضاف أنه لم يسقط أي ضحايا في الحادث. ورفض إعطاء المزيد من التفاصيل حول القضية، قائلا إنه يمكن نقاشها فقط حالما ينتهي التحقيق.

مؤتمر مصالحة

وقد تزامنت اشتباكات السبت مع انعقاد المؤتمر الأول للحوار الوطني في البلاد "تحت شعار العدالة والمصالحة".

وكان المستشار مصطفى عبد الجليل، رئيس المجلس الوطني الانتقالي الليبي، قد أعلن خلال الجلسة الافتتاحية للمؤتمر أن ليبيا "أصبحت مستعدَّة للعفو عن قوات القذافي التي قاتلت الثوَّار الليبين خلال الانتفاضة ضد النظام السابق".

وقال عبد الجليل في كلمته أمام المؤتمر: "نحن في ليبيا نستوعب الجميع، فليبيا لجميع الليبيين".

وأضاف أن المجلس سيصدر قريبا قانونين كان المجلس قد وافق عليها قبل فترة قصيرة يتعلقان بالمصالحة الوطنية.

وقال إن القانون الأول متعلق بتبني إجراءات خاصَّة تتعلق بالعدالة الانتقالية، والثاني حول العفو العام عن الجرائم.

 

 

وأوضح عبد الجليل أن هنالك مجموعة من الشروط المهمَّة المتعلِّقة بالعفو عن جرائم القتل والشرف، أو ذات الصلة بتبديد المال العام، بالإضافة إلى تحقيق المصالحة مع أسر من قُتلوا من الثوار، وإعادة المال العام إلى الحكومة.

الكيب والغرياني

من جانبه، أعلن عبد الرحيم الكيب، رئيس الوزراء الليبي، في تصريحات نقلتها وكالة الأنباء الليبية السبت عن "برنامج موحَّد وقويٍّ لجمع السلاح في ليبيا".

وقال الكيب: "ستنجح الحكومة بتطبيق البرنامج، خصوصا بعد أن لاحظت تعاونا قويا من قبل المقاتلين حول ضرورة جمع وحصر الأسلحة الثقيلة والمتوسطة من المدن الليبية، وعلى الأخص طرابلس".

من جانه دعا مفتي ليبيا، الشيخ الصديق الغرياني، في نفس المؤتمر، إلى المصالحة "انطلاقا من المصارحة مع الذات، والتي تعني مساءلة النفس والتخلُّص من الشرور والآثام، والتأكيد على الإخلاص مع النفس في السر والعلن".

واكد الشيخ الغرياني على ان المصالحة الوطنية يجب أن تُبنى على أساسين اثنين: أمن ليبيا، واستقرارها".

ودعا الغرياني إلى "احتواء المقاتلين والعمل على اختفاء مظاهر التسلُّح من كافة المدن الليبية".

 

source bbc.co.

 

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             Saadi Kadhafi nie avoir voulu se cacher au Mexique


 

Saadi Kadhafi

Saadi Kadhafi en 2005 … Photo: AFP/Olivier Chouchana


L'un des fils de Mouammar Kadhafi dément « vigoureusement » avoir tenté d'entrer illégalement au Mexique après la chute du régime de son père en Libye, a déclaré son avocat vendredi.


Saadi Kadhafi s'est enfui au Niger en septembre, où il a obtenu le statut de réfugié. Mercredi, les autorités mexicaines ont affirmé que trois de ses proches et lui avaient élaboré un plan pour entrer au Mexique sous de faux noms et se réfugier clandestinement dans une station balnéaire de la côte du Pacifique.


L'avocat Nick Kaufman, qui a été impliqué dans plusieurs causes criminelles internationales, a déclaré dans un courriel transmis à l'Associated Press que Saadi Kadhafi avait fui la Libye parce qu'il craignait pour sa vie, et qu'il était reconnaissant envers le gouvernement du Niger pour lui avoir accordé l'asile.


L'avocat a nié que le fils de l'ancien dictateur libyen ait été impliqué dans des actes criminels. « Il est difficile de lui reprocher d'avoir fui un pays où sa vie était en grave danger et où il aurait sans aucun doute subi le même sort brutal que son père et son frère », a écrit Me Kaufman.


Mouammar Kadhafi et sa famille ont fui Tripoli lors de la prise de la capitale par les forces révolutionnaires, à la fin du mois d'août. Le dictateur et l'un de ses fils, Mouatassim, ont été tués après avoir été arrêtés par les révolutionnaires le 20 octobre. Les circonstances de leur mort ont été critiquées par les organisations de défense des droits de la personne.

 

Le ministre mexicain de l'Intérieur, Alejandro Poiré, a déclaré que le plan visant à faire entrer Saadi Kadhafi au Mexique impliquait deux Mexicains, une Canadienne et un Danois, qui ont tous été arrêtés. Il n'a pas dit quels membres de la famille devaient accompagner Saadi au Mexique.

Le complot a été découvert par les services de renseignement mexicains au début du mois de septembre, a indiqué M. Poiré.

Les autorités mexicaines ont affirmé que la dirigeante du complot était la Canadienne Cynthia Vanier, arrêtée le 10 novembre au Mexique. Les trois autres suspects et elle sont soupçonnés d'usage de faux documents, de trafic de personnes et de crime organisé.

Me Kaufman a nié ces allégations, affirmant qu'il s'agissait d'une tentative pour discréditer son client, qui « nie vigoureusement avoir élaboré ou commandité un quelconque complot criminel pour entrer illégalement au Mexique ».

 

Saadi Kadhafi et d'autres membres de sa famille sont visés par un gel des avoirs et une interdiction de déplacement imposés par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le frère aîné de Saadi, Seif al-Islam, est accusé de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale. Deux autres de ses frères, Seif al-Arab et Khamis, ont été tués pendant la guerre civile en Libye, tandis que sa mère, sa soeur Aïcha et un autre de ses frères ont trouvé refuge en Algérie.

Source radio-canada

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:38

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debatunisie

 

 

Débat houleux, mais pas nécessairement inquiétant dans la mesure où tous les députés sont d'accord sur l'indépendance de la JUSTICE. La question posée concerne  l’élection ou la nomination des comités [provisoirement] des magistrats tunisiens… Le débat se poursuit dans quelques minutes… 

Noureddine


Suivre ces débats de l’Assemblée constituante

 

 ou

 

à partir de ce lien 

 

 

 

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Adoption de l'art. 21 du projet de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics


Les membres de l'Assemblé Nationale Constituante (ANC) ont adopté, samedi soir, la version finale de l'art. 21 du projet de la loi constitutive portant organisation provisoire des pouvoirs publics  à la majorité de 163 voix.

L'article 21 tel qu'il a été adopté par la Constituante prévoit:

" L'autorité judiciaire est pleinement indépendante.  Après concertation des magistrats, l'Assemblée Nationale Constituante adopte une loi constitutive portant création d'une instance provisoire représentative, fixant la composition, les attributions, les mécanismes de formation pour superviser l'ordre judiciaire et qui vient remplacer le conseil supérieur de magistrature.

"L'Assemblée Nationale Constituante adopte des lois organiques relatives à la réorganisation de la justice et à la restructuration des conseils supérieurs de l'ordre judiciaire, administratif et financier et fixe les fondements de la réforme du système judiciaire conformément aux normes internationales en vigueur en matière de l'indépendance de la magistrature". (Traduction non officielle)

Après avoir passé en revue les vices ayant entaché le fonctionnement de l'autorité judiciaire sous le règne de Ben Ali, les Constituants ont mis l'accent sur la nécessité impérieuse de réformer ce secteur, compte tenu de son rôle axial dans la garantie des droits des citoyens et dans le soutien des efforts du développement en Tunisie.

Dans ce contexte, les constituants Maya Jeribi, Rabeh Khraifi et Mahmoud Baroud (PDP) ont appelé à la dissolution des trois conseils supérieurs de l'ordre judiciaire, administratif et financier et à la création d'une instance provisoire pour superviser l'ordre judiciaire au lieu et place du conseil supérieur de la Magistrature.

D'autres constituants ont mis l'accent sur l'impératif de détacher l'autorité judiciaire du ministère de la justice, appelant à offrir les assises législatives nécessaires pour l'exercice d'une justice indépendante.

Dans ce contexte, M. Samir Ben Amor (CPR) a appelé à fixer une feuille de route pour la réforme du corps de la magistrature, passant en revue les suggestions avancées par l'association des magistrats tunisiens afin de concrétiser cette demande, dont notamment, la réalisation de réformes fondamentales au niveau des responsabilités dévolues aux magistrats et la dissolution des trois conseils supérieurs de la magistrature, l'objectif étant de préparer la tenue des élections transparentes pour former de nouveaux conseils.

De son côté, Le constituant Mohamed Néji Gharsalli (PDP) s'est dit étonné de la mise à l'écart des magistrats des débats au sujet de cet article, précisant que le nombre des magistrats corrompus et impliqués avec l'ancien régime est un phénomène marginal loin de porter atteinte au prestige et à la probité des magistrats.

Le constituant Fethi Letaief (liste Badil Al thawri) s'est dit favorable à l'adoption de l'Assemblée Constituante d'une loi instituant une instance provisoire pour superviser le corps de la magistrature jusqu'à l'organisation d'élections permettant de restructurer ces conseils, alors que le constituant Fayçal Jedlaoui (Liste indépendante "Al-Adala") a appelé à considérer la magistrature comme étant une autorité à part entière et non une profession ou un simple corps de fonctionnaires.

Plusieurs constituants ont établi le lien entre l'examen de l'art. 21 et la célébration par la Tunisie de la journée mondiale des droits de l'homme.

source Tap

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:44
Voici le menu du rassemblement de demain 10 décembre 2011. Au plaisir de vous y voir !

Programme

13:00 à 14:45

         Vox populi par une représentation du Mouvement des indignés

         Rendez-vous: Agora de la Bibliothèque Gabrielle Roy

 

15:00 à 17:00

         Assemblée générale (Ordre du jour en pièce jointe )

         Rendez-vous: Maison de la coopération (Édifice CSN)

         155 Boulevard Charest, salle 3

 

PS La salle est disponible jusqu’à 18 :00 pour des échanges informels

Voir : occuponsquebec

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 08:44

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,   samedi 10   décembre 2011 

 

 ou

 

À partir de ce lien 

 

 

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L'ex-président tunisien Ben Ali nous écrit


 

Suite au courrier électronique adressé à Mediapart ainsi qu'à son directeur de la publication, nous reproduisons l'intégralité du droit de réponse de l'ex-président Ben Ali : 

«Messieurs,

En ma qualité d'avocat conseil du Président Zine El Abidine Ben Ali, je vous prie de publier la reponse suivante :

La société éditrice de Mediapart (SAS) propriétaire, éditeur et prestataire des services proposés sur le site wwww.mediapart.fr a publié le 10 novembre 2011 sur le site Mediapart.fr un article intitulé « 14 janvier 2011 à Tunis : le jour ou Ben Ali est tombé », relatif aux événements qui ont précédé et suivi le départ du Président Ben Ali de Tunis.

Certains des faits reportés dans l'article sont inexacts, d'autres incomplets:

1-    Contrairement à ce qu'a reporté l'article à la page 9, le Président Ben Ali n'a jamais demandé au ministre de la défense d'abattre les agents de la brigade antiterroriste. Ceci est documenté et prouvé par l'ensemble des communications téléphoniques - toutes enregistrées - entre le Président Ben Ali et le ministre de la défense, le ministre de l'intérieur et les généraux Ali Seriati et Rachid Ammar. L'exploitation de ces communications téléphoniques révélera la réalité des événements - faussement reportés dans l'article - qui ont eu lieu et clarifiera en tout état de cause ce qui est « non dit » dans cet article.

 

2-   Les faits que reporte l'article relativement aux circonstances du départ du Président Ben Ali de Tunis le 14 janvier sont en partie incomplets et en partie inexacts: Le Président Ben Ali ne s'est jamais enfui de Tunis mais a été la victime d'un coup d'état monté de toutes pièces dont nous résumons les circonstances :

Dans la matinée du 14 janvier 2011, Ali Sariati, directeur général chargé de la Sécurité Présidentielle s'est présenté au bureau du Président Ben Ali pour lui dire que la situation dans la capitale tunisienne est très grave et incontrôlable et qu'il faut faire évacuer la famille tout de suite, que le palais de Carthage et la résidence de Sidi Bousaid sont encerclés par des éléments hostiles des forces de sécurité et lui a même montré du doigt deux vedettes qui sillonnaient la mer entre le palais et la résidence ainsi qu'un hélicoptère qui survolait la région. Il a ajouté que, l'information selon laquelle un agent de sécurité de la garde rapprochée aurait été chargé de l'abattre, est confirmée par les services de sécurité d'un pays ami sans préciser le nom de cet agent ni celui du pays en question. Il a insisté et supplié le président afin d'autoriser sa femme et ses enfants de quitter le pays sans délai. Il a même précisé que l'escorte et l'avion présidentiel sont prêts, y compris le plan de vol pour Tripoli et Jeddah.

Devant la gravité des événements et l'insistance de Ali Sariati, le Président a fini par accepter que sa famille parte pour Jeddah. le convoi quitte alors le palais de Carthage le 14 janvier vers 17h en direction de l'Aouina où l'avion présidentiel était déjà prêt à décoller. Là, Ali Seriati revient à la charge et insiste pour que le Président lui-même accompagne sa famille et revienne après les avoir déposés à Jeddah; soit une absence de quelques heures seulement. Il a même suggéré de l'accompagner et revenir juste après, proposition refusée par le président. Finalement le Président a accepté de partir avec sa famille à destination de Jeddah, quitte à ce que l'avion l'attende à l'aéroport pour retourner tout seul le soir même. Mais l'avion est revenu le 15 janvier sans le Président. La suite des événements est connue: Coup d'état et application de l'article 57 de la Constitution Tunisienne.

L'interrogatoire des membres de l'équipage de l'avion présidentiel et le procès du Général Ali Seriati révèleront la réalité des faits.

Je vous prie de publier ma réponse dans votre prochaine édition à la même place et dans le même format.

Akram Azoury»

 

Ce droit de réponse fait suite à notre article: 14 janvier 2011 à Tunis : le jour où Ben Ali est tombé, paru le 10 novembre, et mérite quelques précisions. 

Ce droit confirme la précédente version du 14 janvier selon l'ex-président Ben-Ali, présentée le 20 juin 2011 dans un communiqué du cabinet de l'avocat Akram Azoury (en voici la version en arabe), qui faisait également état d'un «coup d'Etat planifié».

Basé sur les auditions des personnages clés par la justice tunisienne, dont Mediapart a publié en exclusivité une partie des comptes-rendus (le lecteur pourra les retrouver en intégralité sous l'onglet «Prolonger» de l'article), ainsi que sur notre enquête auprès de la brigade anti-terroriste, de l'armée et du ministère de l'intérieur tunisien, notre article 14 janvier 2011 à Tunis : le jour où Ben Ali est tombé retrace les circonstances du départ de l'ex-président tunisien pour l'Arabie saoudite, où il réside actuellement.

Le premier point du droit de réponse est sans fondement, puisque, à aucun moment, il n'est fait mention dans notre article d'un ordre de l'ancien président Ben Ali «d'abattre les agents de la brigade antiterroriste». Nous citons en revanche l'audition du général Rachid Ammar, qui affirme qu'à deux reprises, l'ex-ministre de la défense Ridha Grira lui a demandé d'éliminer le colonel Samir Tarhouni et ses hommes pour mettre fin à la prise d'otages de la famille Trabelsi.

Le second point du droit de réponse apporte plusieurs précisions sur la matinée du 14 janvier et confirme les révélations de Mediapart. La « menace » contre le palais, dont le chef de la garde présidentielle, Ali Seriati, se serait fait l'écho auprès de l'ex-président Ben Ali, est en effet confirmée par un extrait de l'audition du colonel Sik Salelm, reproduit dans notre précédent article comme suit :

  •  Peu après 16 heures, le colonel Sik Sallem, responsable de la sécurité du palais présidentiel, entend par radio qu'une prise d'assaut du palais par les manifestants est imminente

La radio HF annonce qu'une foule de 5000 personnes menace de prendre d'assaut le palais de Carthage. Un climat de peur s'installe, plusieurs hommes commencent à abandonner leurs postes plutôt que de faire face à cette foule (audition de Sik Sallem).

 

Sur les circonstances du départ de l'ex-président, notre enquête et ce droit de réponse concordent également, comme on peut s'en rendre compte à la relecture de plusieurs passages de notre article : 

  • 16 h 30, Ben Ali accompagne les membres de sa famille pour qu'ils prennent seuls l'avion

Le président Ben Ali quitte le palais pour accompagner sa famille à l'aéroport militaire de l'Aouina: sa femme Leila, Mehdi Ben Gaid (fiancé de Halima), ainsi que Halima (fille de Ben Ali) et Mohamed (fils de Ben Ali). Le vol est bel et bien prévu pour aller directement en Arabie saoudite (pas d'escale en France). Ben Ali a l'intention de regagner le palais par la suite. Le plan du vol 16 indique (voir document ci-dessous) que le décollage est prévu à 17h30 de Tunis-Carthage vers l'Arabie saoudite, mais ne mentionne pas la présence prévue de Ben Ali (dont le nom de code est : TUN 01).

 

  • Peu après 17h , le président Ben Ali est informé par Ali Seriati que sa sécurité n'est plus assurée, et monte dans l'avion

Selon le compte-rendu de son audition, Ali Seriati est informé de la situation et des nombreuses défections au profit de la BAT par le général Ammar. Au pied de l'avion présidentiel, Ali Seriati annonce à Ben Ali que l'USGN et la BNIR ont rallié la BAT: «Monsieur le président, je suis désormais dans l'incapacité d'assurer votre sécurité en Tunisie.» Le président Ben Ali mesure l'ampleur du danger. Sa fille Halima le suppliant de monter à bord, il décide alors d'accompagner sa famille, et demande à Ali Seriati d'attendre Ghazoua (fille de Ben Ali, issue de son premier mariage), ainsi que son époux, Slim Zarrouk, et leurs enfants, afin de leur permettre de fuir vers l'île de Djerba.

 

Le droit de réponse de l'avocat de Ben Ali fait en outre référence à certaines parties des écoutes téléphoniques qui ne figurent pas dans les procès-verbaux des auditions menées par la justice, et dont l'opinion publique tunisienne n'a, pour l'heure, pas eu connaissance. Si elles existent, nous serions les premiers intéressés à publier leur compte-rendu.

source mediapart.

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 08:03

Des intégristes perturbent les campus universitaires

Il faut protéger les universités des menaces de violences

(Tunis, le 9 décembre 2011) – Les autorités tunisiennes devraient protéger les libertés individuelles et académiques des  actes de violence et autres menaces commis par des groupes à motivation religieuse agissant sur les campus universitaires, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. L’administration des universités et les forces de sécurité de l’État devront coopérer pour protéger les droits à la sécurité et à l’éducation des étudiants et du corps enseignant.
Une université a suspendu ses cours le 6 décembre 2011 à cause de problèmes de sécurité. Les manifestants ont causé des perturbations sur les campus d’au moins quatre universités depuis octobre, exigeant qu’on impose leur propre interprétation de l’islam au programme d’enseignement ainsi qu’au quotidien et à l’habillement des étudiants. Ils ont interrompu des cours, empêché des étudiants de passer leurs examens, confiné des doyens dans leurs bureaux et menacé des enseignantes.

« Les autorités tunisiennes, tout en protégeant bien sûr le droit à manifester pacifiquement, devraient faire preuve d’une tolérance zéro lorsque des groupes de manifestants perturbent les études par leurs menaces de violence », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le timing et l’endroit choisis pour certaines de ces protestations suggèrent qu’elles ont été planifiées pour provoquer une gêne maximale en entravant les examens, donc en privant des milliers d’étudiants de leurs droits. »

Le ministère de l’Enseignement supérieur, autorité de tutelle des universités en Tunisie, n’a toujours pas pris de mesures décisives pour dissuader les perturbations de la vie universitaire et les actes d’agression et d’intimidation commis par des groupes intégristes sur les campus.

Les forces de sécurité n’ont effectué aucune arrestation dans le cadre de ces incidents, alors qu’il apparaît clairement que ceux qui ont attaqué ou menacé le personnel de ces universités publiques ont violé la loi. En vertu de l’article 116 du code pénal, c’est un délit que commet « quiconque exerce ou menace d'exercer des violences sur un fonctionnaire public pour le contraindre à faire ou à ne pas faire un acte relevant de ses fonctions ».

Les manifestations les plus soutenues se sont déroulées à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, une ville près de Tunis, la capitale. D’autres incidents ont eu lieu à l’École supérieure de commerce de la Manouba, à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Sousse, à l’Institut supérieur de Sciences appliquées et de Technologie de Kairouan, et à l’Institut supérieur de Théologie de Tunis.

Les principes de l’autonomie des universités et de la non-intervention sur les campus ne devraient pas être utilisés par le gouvernement comme excuses pour renoncer à ses devoirs : assurer la sécurité des étudiants et des professeurs, dissuader les intrus de déranger les activités académiques, et faire en sorte que les manifestations n’entravent pas outre mesure les droits des autres, a déclaré Human Rights Watch.

Le gouvernement tunisien devrait garantir une intervention rapide des forces de sécurité, à chaque fois que la faculté la demanderait, pour empêcher des tiers de gravement perturber la vie universitaire, a déclaré Human Rights Watch. Les autorités devraient aussi mettre en place des mécanismes de surveillance de façon à ce que soient pistées les agressions physiques et les menaces contre les établissements, les enseignants et les étudiants, afin d’identifier les responsables et de leur faire rendre des comptes conformément au code pénal tunisien.

« Sous le président Zine El Abidine Ben Ali, les campus tunisiens étaient étouffés par une uniformité politique imposée de force », a rappelé Sarah Leah Whitson. « Si les étudiants et les professeurs tunisiens ont aidé à évincer Ben Ali, ce n’est pas pour voir une forme de répression sur le campus remplacée par une autre. »

À la Faculté de la Manouba, le 28 novembre, un groupe qui a pu atteindre 100 personnes d’après des témoins, a interrompu les cours et empêché les étudiants de passer leurs examens, scandant des slogans qui exigeaient que les femmes portant un voile couvrant entièrement leur visage (niqab) ne soient plus bannies des salles de cours, et qui réclamaient un espace de prière sur le campus. Le conseil d’administration de la faculté avait voté le 2 novembre la décision de bannir le niqab du campus. En pratique, pourtant, des personnes portant le niqab avaient, depuis, été admises sur le campus et dans la bibliothèque, mais exclues des salles de classe et des examens.

Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, a déclaré à Human Rights Watch que les quelque 100 manifestants du 28 novembre comprenaient des étudiants, mais aussi des personnes étrangères. Kazdaghli a déclaré que lui et d’autres membres du corps enseignant s’étaient sentis menacés par cette masse humaine à l’extérieur de son bureau, et qu’ils avaient eu peur de quitter le bâtiment.

Le 29 novembre, Kazdaghli a décidé d’interdire l’accès aux personnes étrangères au campus. Pourtant, le 30 novembre, un groupe qui n’incluait pas que des étudiants a forcé le passage et a confronté Kazdaghli en le bousculant. Ces événements ont immédiatement provoqué une grève des enseignants pour protester contre ces attaques, ce qui a suspendu les cours pendant trois jours.

Le 6 décembre, des manifestants ont empêché Kazdaghli d’entrer dans son bureau. Il a déclaré par la suite à Human Rights Watch:


À 8h35, j’ai garé ma voiture sur le parking du campus et me suis dirigé vers mon bureau. J’ai alors entendu des versets coraniques qu’on récitait dans un mégaphone. Quand je me suis approché de mon bâtiment, la récitation du Coran s’est interrompue, et le groupe qui se tenait en face du bureau de l’administration a fermé les portes d’entrée du bâtiment. Wissem Othman, qui est un de leurs leaders mais n’est pas un étudiant de l’université, a pris le micro et a crié : « il ne doit pas entrer dans le bâtiment ! ».

J’ai été surpris car je m’étais habitué à entrer et sortir de mon bureau malgré la présence des manifestants. Ce jour-là, pourtant, ils ont formé une chaîne humaine. J’ai tenté de me frayer un passage en les poussant et d’ouvrir la porte. Des employés de la faculté et un professeur se sont joints à moi. Mais des manifestants de l’autre côté de la porte ont poussé fort à leur tour, renversant le professeur, qui s’est alors évanoui. Après cet incident, les professeurs et le personnel administratif ont fermé leurs bureaux et nous avons convenu d’une réunion à l’extérieur de la faculté, lors de laquelle nous avons décidé de fermer la Faculté des Lettres, des Artset des Humanités jusqu’à nouvel ordre, et de demander l’intervention de la police. Jusqu’à présent la police n’est pas venue sur le campus et la situation est bloquée.

 

La faculté n’a pas rouvert ses portes depuis le 6 décembre. Le 8 décembre, un chercheur de Human Rights Watch a visité le campus et n’a aperçu aucune force de sécurité en uniforme, ni à l’extérieur ni à l’intérieur du campus. Environ 20 manifestants campaient dans le bâtiment administratif.

Le 8 octobre, à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Sousse, une ville à 140 km au sud-est de Tunis, une foule a confronté le secrétaire général de la faculté, Mohamed Naji Mtir, après que l’administration avait empêché une étudiante portant le niqabde s’inscrire à des cours.

« Ils m’ont assailli alors que je roulais sur le campus, en donnant des coups sur ma voiture », a déclaré Mtir à Human Rights Watch. « Quand je me suis garé, certains d’entre eux ont commencé à me donner des coups de pied et à me frapper, puis ont déchiré mes vêtements, avant que des employés n’interviennent pour m’escorter vers un endroit sûr. La plupart des agresseurs n’étaient pas nos étudiants ». 

Le 23 novembre, Asma Saidan Pacha, professeure assistante de l’Institut supérieur de Sciences appliquées et de Technologie de Kairouan, était en train de faire passer un examen dont le sujet contenait une reproduction de la fresque de Michel-Ange à la Chapelle Sixtine, qui représente la création d’Adam. Un groupe de ses étudiants, rejoints par d’autres, a fait irruption dans la salle de classe, hurlant que de telles peintures, qui personnifient Dieu, étaient contraires à l’islam. Ils l’ont suivie jusqu’à la salle des professeurs, l’ont insultée et lui ont ordonné de réciter la chahada, la profession de foi des musulmans qui énonce que Dieu est unique et que Mohammed est son prophète.

« Ils m’ont demandé de proclamer publiquement mon repentir d’avoir insulté l’islam », a déclaré Saidan Pacha à Human Rights Watch. « C’était comme si je me tenais face à un tribunal de l’Inquisition. Après deux heures, ils m’ont laissée partir, quand un de mes étudiants a promis de soumettre tous mes cours à leur contrôle ».

Une professeure d’études islamiques à l’Institut supérieur de Théologie de Tunis, qui a demandé à rester anonyme, a également été la cible d’intimidations. Un jour de mi-octobre, quand elle est arrivée pour donner un cours, elle a trouvé la salle de classe vide. Elle a alors vu des étudiants, dont certains suivaient ses cours, rassemblés dans la cour. Ils criaient qu’ils ne voulaient pas d’une professeure « laïque » pour leur enseigner la doctrine islamique (akida).

Plusieurs jours plus tard, des étudiants sont entrés dans sa classe et ont ordonné à ses étudiants de quitter la salle, disant : « elle est libre de décider si elle veut porter le hijab ou non, mais si elle va enseigner, elle doit le porter ». Des affiches sont apparues sur les murs du campus, l’insultant et la qualifiant de « mécréante », a déclaré la professeure à Human Rights Watch. Après plusieurs semaines d’intimidations, elle a demandé à être mutée dans une autre université.

« J’ai enseigné dans mon université pendant plusieurs années, mais l’atmosphère de pressions et de harcèlements était devenue insupportable », a-t-elle déclaré.

Le 31 octobre, un groupe d’étudiants a interrompu un cours donné par Rafika Ben Guirat, une professeure de l’École supérieure de commerce de la Manouba, parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec son style vestimentaire.

« Après mon premier cours, j’ai traversé la cour, où j’ai entendu des étudiants siffler et crier », a-t-elle déclaré à Human Rights Watch. « Je ne me suis pas rendu compte que j’étais l’objet de leur colère, jusqu’à ce que je parvienne à mon cours suivant et que je lise la consternation sur les visages de mes étudiants. Ils m’ont conseillé d’annuler le cours car ce serait dangereux pour moi de rester. Malgré tout, j’ai continué pendant 45 minutes jusqu’à ce que les cris à l’extérieur soient trop forts. Alors mes étudiants se sont rassemblés et m’ont escortée hors de la salle de classe par une porte de derrière. Un groupe de manifestants nous a suivis mais nous avons pu atteindre les bureaux de l’administration et fermer les portes derrière nous ». 

« Mes étudiants m’ont raconté qu’ils avaient entendu des commentaires de la part de ceux qui criaient, disant que je devrais porter des vêtements plus ‘respectueux’ », a-t-elle déclaré. « Je me suis toujours sentie en sécurité et respectée à l’université. Maintenant je sens que ma dignité et ma sécurité sont en péril à cause de ma façon de m’habiller ».

Le principe des libertés académiques dérive du droit internationalement reconnu à l’éducation, tel que garanti par l’article 13 du Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels.

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CDESC) des Nations Unies a insisté sur le fait que « les libertés académiques englobent la liberté pour l'individu d'exprimer librement ses opinions sur l'institution ou le système dans lequel il travaille, d'exercer ses fonctions sans être soumis à des mesures discriminatoires et sans crainte de répression de la part de l'État ou de tout autre acteur (…) »

L’autonomie institutionnelle est également une condition sine qua non pour que s’exercent les droits individuels des professeurs et des étudiants. Le CDESC définit l’autonomie comme « le degré d'indépendance dont [un établissement] a besoin pour prendre des décisions efficaces, qu'il s'agisse de ses travaux, de ses normes, de sa gestion ou de ses activités connexes ».

Les institutions d’enseignement devraient pouvoir décider de leur propre règlement et s’administrer elles-mêmes. En outre, la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l'enseignement supérieur, adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en 1997, prévoit que les États ont l’obligation de protéger les institutions d’enseignement supérieur des menaces envers leur autonomie, quelle que soit leur origine.

Tandis que l’État a l’obligation de garantir le droit de se rassembler pacifiquement, y compris celui des professeurs et des étudiants, et leur liberté à organiser pacifiquement et à participer à des manifestations sur le campus, ou à d’autres rassemblements, il est aussi responsable de la sécurité des étudiants et des professeurs, et de s’assurer que les manifestations n’interfèrent pas outre mesure avec leur droit à l’éducation et leurs autres droits.

Après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, le gouvernement tunisien a retiré les policiers des campus universitaires. Actuellement, la police n’est censée intervenir que si le doyen leur en fait la requête explicite.

Par ailleurs, les doyens des facultés détiennent principalement la responsabilité de rapporter les atteintes aux libertés académiques aux autorités compétentes et de solliciter leur intervention lorsque des menaces ou des violences sont perpétrées, ou lorsque des manifestations paralysent la vie universitaire. 

source hrw

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 07:37

Égypte : Lillian Wagdy

 

Lillian Wagdy a grandi au Caire. Comme ces milliers de jeunes égyptiens diplômés, elle a fait la révolution du 25 janvier. Activiste de la première heure, elle twitte à longueur de journée pour faire vivre son combat sur la Toile. Téléphone dans une main, ordinateur dans l'autre, Lillian ne s'arrête jamais.

 

Avec ses amis, elle a décidé de vivre place Tahrir, sous une tente, pour maintenir la pression sur le Conseil militaire toujours au pouvoir. Elle rêve d'une Egypte moderne et démocratique. Un pays qui va de l'avant, débarrassé d'une classe dirigeante corrompue et violente qui a terrorisé et étouffé son peuple durant plus de 30 ans. Lillian est une idéaliste qui lutte !

 

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