Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 06:30

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,  samedi 10  décembre 2011  

 ou

 

À partir de ce lien 


_____________________

Après l’occupation du temple de la finance et de la spéculation, les Indigné-e-s se tournent à présent vers la question des Droits de l’Homme Diverses actions sont prévues ce 10 décembre.

Premier bilan : malgré des conditions climatiques difficiles, le blocus et le harcèlement permanent des forces de l’ordre, cette action dépasse les espérances. Un grand nombre de personnes nous ont apporté un fort soutien logistique et moral ; le campement a permis de considérables échanges avec des habitués du quartier d’affaire et des sympathisants de toute la région parisienne, de France et d’Europe.

Il a aussi été un espace au sein duquel beaucoup de personnes, jusqu’alors exclues, ont pu trouver de quoi manger, partager avec les autres et retrouver simplement des raisons d´avoir de l’espoir en l’avenir. Cette expérience artisanale et humaine a été possible grâce à la contribution de milliers d’anonymes solidaires que nous tenons à remercier, notamment par l’intermédiaire des médias.

Un mois après le début de ce campement,  l’Assemblée des indigné-e-s a décidé d’y maintenir symboliquement une occupation avec un nombre de personnes plus réduit sur place. Des points d’accueil et de participation sont en création dans différents endroits de la capitale.

Les Indigné-e-s en appellent désormais à une nouvelle mobilisation le samedi 10 décembre à 14 heures, place de Clichy.

Lors de cet événement mondial des indigné-e-s, à l’occasion du 63ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme nous rappellerons qu’ils n’ont jamais été appliqués à l’échelle planétaire. Et nous réfléchirons tous ensemble à une « Déclaration des Droits de l’Humain applicable à tous ».

La marche partira à 14 heures de la place de Clichy pour aller jusqu’à la place de Stalingrad où aura lieu une Assemblée Populaire. Trajet prévu : Place de Clichy, Boulevard de Clichy, Boulevard de Rochechouart, Boulevard de la Chapelle, Boulevard de la Villette, Place de la Bataille de Stalingrad.

Nous allons lentement parce que nous allons loin !   Cordialement...

Les indigné-e-s de la Défense, Mouvement Démocratie Réelle Maintenant.

 Web: http://paris.reelledemocratie.com / http://occuponsladefense.net

_______________________________________

"Journée de mobilisation contre les Grands Projets Inutiles"

 

 

La journée de samedi a été rebaptisée en "Journée de mobilisation contre les Grands Projets Inutiles". Voir info ci-dessous.
Il n'empêche que ce serait pas mal qu'on se revoit entre "indignés"... Quelqu'un propose une date et un lieu de rencontre ?

"Journée de mobilisation contre les Grands Projets Inutiles"
Rdv samedi 10 décembre à 14h devant la mairie de Limoges.

Ligne Grande Vitesse Limoges-Poitiers ; Nouvelles zones industrielles et commerciales (zone d’activités commerciales Nord, Family Village…) ; Grand stade (61 millions d’euros pour 20000 places) ; Centre aquarécréatif (55 millions d’euros et une emprise de 22 ha de terres agricoles et forestières bétonnées) ; Voies de liaison Nord et contournement Sud… nos collectivités territoriales vont consacrer beaucoup d’argent à de grandes infrastructures qui ne serviront qu’à un petit nombre de personnes.

Ces « Grands Projets Inutile s », créateurs de besoins artificiels à grands coups de marketing, ne sont pas ressentis comme indispensables par les citoyens. Ils sont soi- disant nécessaires pour « l’image » de la région… mais surtout pour les bénéfices des grosses entreprises et grands groupes privés du bâtiment et des travaux publics !
Pensons aux réalisations déjà existantes : l’autoroute A89… quasi déserte ; les gares bois de Bugeat-Viam, Meymac, Bourganeuf et Felletin à l’abandon ; Family Village … qui consacre la consommation comme concept de loisir familial, vide la ville de ses commerces et incite à prendre sa voiture ; le 3e four de l’incinérateur … « rentable » si l’on fait venir des déchets (non triés) d’ailleurs, car nous trions et recyclons de mieux en mieux ; l’aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne qui « canibalise » celui de Limoges ; etc…

Et si nous commencions enfin à réfléchir autrement ? Et si nous commencions à nous opposer aux projets démentiels, si nous combattions la domination d’une poignée sur la majorité des citoyen-ne-s, et de tous contre la nature ? Et si nous entretenions les équipements existants, si nous réutilisions toutes les friches industrielles ? Et si nous réhabilitions les logements vétustes et donnions plus de moyens à l’éducation et aux écoles, aux hôpitaux, aux transports publics,aux associations… ?

http://www.facebook.com/pages/R%C3%A9

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Indignés (les) _ Idle No More
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 05:30

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,  samedi 10  décembre 2011 

 

 ou

 

À partir de ce lien 


 

_____________________________________ 

Le Sit-in de Bardo 1 se poursuit ...

 

 

___________________________________________

Quelques revendications de Bardo1 dont 3 au moins furent réalisées :

 

- 50% et une voix suffisent pour défaire ou accorder la confiance au gouvernement (gagnée)

(Ennahdha voulait que ce taux soit de 75%)

- Le Code du Statut Personnel parmi les lois constitutionnelles et non ordinaires (acceptée)

- Diffusion en direct des travaux de l’Assemblée constituante (pour le moment, c’est ce qui se fait)

 - D’autres revendications, comme les pouvoirs du Président de la République et ceux du Chef de gouvernement ne furent pas complètement réalisées…            

 

 

 

__________________________________________

Les insolences de M. Tahar Hmila

Abid Briki invite le CPR et Marzouki à prendre leurs responsabilités

Intervenant vendredi 9 décembre 2011 en début de soirée sur Nessma TV, Abid Briki, porte-parole de l’UGTT a invité Moncef Marzouki et son parti CPR à prendre leurs responsabilités, suite aux déclarations irresponsables de Tahar Hmila, élu CPR à l’Assemblée constituante. 
Le plus âgé des élus tunisiens a fustigé l’UGTT, le 7 décembre, en prédisant à la Centrale syndicale la même extinction que celle du RCD. Il a ensuite proféré des insultes à l’encontre des manifestants du Bardo en les qualifiant de « déchets de la francophonie ».
L’UGTT a réagi et a envoyé un courrier, vendredi 9 décembre 2011, au CPR exigeant des explications quant à cet élu, s’il représente ou non le parti. Le courrier a été envoyé à Moncef Marzouki, appelé dans quelques jours à occuper les hautes fonctions de président de la République et devenir, de fait, président de tous les Tunisiens. 
L’UGTT a également envoyé un courrier à Mustapha Ben Jâafar, président de l’Assemblée constituante, demandant également des explications quant aux déclarations de cet élu. 
Abid Briki a évoqué un « dossier » que l’on est en train de préparer pour le dévoiler au public à propos de l’historique de Tahar Hmila. Il a ainsi cité son parcours caméléon qui est passé du MDS au RCD puis à Ettakatol ou encore des articles journalistiques louant le régime Ben Ali. 

source http://www.businessnew

 

______________________________

Tahar Hmila : un 7 nomvembre islamiste potentiel...

 

 

 

__________________________________________________________________

Gafsa et El Ksar: les sit-ins reprennent

 

gafsa_metlaoui370

GAFSA (TAP) - Des protestataires ont réinstallé, vendredi, leurs tentes devant le siège du gouvernorat de Gafsa et à la gare ferroviaire de la ville d’El Ksar, après avoir été dispersés, jeudi, par les forces de sécurité intérieure intervenues suite aux plaintes formulées par des citoyens et des fonctionnaires exaspérés par ces mouvements de protestations qui ont paralysé l’activité des établissements publics et des entreprises de la régions et empêché la fourniture de prestations de services.

La dispersion des sit-in à Gafsa et EL Ksar a été marquée par des affrontements entre des groupes de jeunes et les forces de sécurité, malgré le couvre-feu nocturne décrété depuis deux semaines dans toute la région.

Selon des témoins oculaires, des groupes de protestataires ont lancé, la nuit dernière, des pierres sur le district de la sécurité. Les forces de l’ordre ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène et en pourchassant les protestataires dans les rues.

Dans la ville d’El Ksar, des affrontements ont eu lieu entre les protestataires et les forces de sécurité intérieure.

Les accrochages se sont étendus à la localité de Lala où se trouve la caserne de la garde nationale. Les protestataires ont lancé des pierres en direction de la caserne, selon des informations recueillies par la correspondante de l’agence TAP dans la région.

D’importants dégâts matériels ont été, également, enregistrés à la gare ferroviaire d’El Ksar a indiqué un responsable à cette station dont le trafic ferroviaire est suspendu depuis près d’un mois.

Il a ajouté que les pertes essuyées par la Société nationale des chemins de fer tunisiens à cause du sit-in s’élèvent à 150 mille dinars quotidiennement.

source tap

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Kasbah 1 et 2_Manifs_ Initiative-UGTT
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 03:57

    Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,   samedi 10   décembre 2011 

 

 ou

 

À partir de ce lien 


 

___________________________________________

Vingt-quatre civils tués par les forces de sécurité

Quatre enfants figurent au nombre des victimes.


Un char stationné dans une rue de Homs (AFP)

Un char stationné dans une rue de Homs (AFP)

 

Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants vendredi 9 décembre en Syrie, faisant 24 nouvelles victimes civiles, dont quatre enfants, en particulier à Homs, où l'opposition accuse le régime du président Bachar al-Assad de préparer "un massacre". 

Malgré le déploiement massif des forces de l'ordre, de nombreuses manifestations ont eu lieu, en particulier à Deraa (sud), Idleb (nord-ouest), Homs, Hama (centre) et Deir Ezzor (est), sous le slogan "la grève de la dignité", en prévision d'une grève générale dimanche, selon des militants et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dix civils ont été tués à Homs, dont deux enfants de 10 et 12 ans, et un autre, un adolescent de 14 ans, près de cette ville, cinq près de Damas, quatre à Hama (centre), deux dans la province d'Idleb (nord-ouest) et deux, dont une fillette, à Deraa (sud), où la contestation est née il y a près de neuf mois, a précisé l'OSDH.

 

"Violents affrontements"

Cette association basée au Royaume-Uni a également fait état de "violents affrontements" entre déserteurs et forces gouvernementales à Douma et à Saqba, à 10 km de la capitale.

Le Conseil national syrien (CNS), qui réunit la majorité des courants de l'opposition, a dit craindre un "massacre" à Homs, cible d'une répression violente depuis des semaines.

"Toutes les informations, les vidéos, ainsi que les militants sur le terrain affirment que le régime se prépare à commettre un massacre collectif pour faire taire la révolution à Homs, et en faire un exemple pour les autres régions", a affirmé le CNS dans un communiqué.

"Le régime prétexte des incidents confessionnels pour justifier" ses actes, a ajouté le CNS, affirmant qu'à Homs, les forces de l'ordre incendiaient des mosquées, torturaient et tuaient des jeunes, enlevait des femmes et des enfants.

Le CNS fait état également de la présence d'"importants renforts militaires qui encerclent Homs, dont des milliers de soldats, et un nombre incalculable d'engins militaires lourds".

 

Sanctions

Sur le plan diplomatique, la Syrie a annoncé vouloir "étudier" une réponse reçue de la Ligue arabe à sa demande de levée des sanctions de l'organisation panarabe pour recevoir des observateurs de la Ligue dans le pays.

Si Bachar Al-Assad est sincère, il "acceptera des observateurs de la Ligue arabe", a déclaré vendredi le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

Les sanctions, les premières de cette ampleur à l'encontre d'un membre de la Ligue, prévoient notamment un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes.

A l'étranger, la Suisse a annoncé avoir allongé la liste des personnes en Syrie faisant l'objet de restrictions de déplacements, en ajoutant 18 noms sur sa liste qui en compte désormais 74.

La Turquie a dit qu'elle allait suspendre à son tour un accord de libre échange avec la Syrie, déjà suspendu par Damas, et prendre des dispositions pour éviter la Syrie dans ses relations commerciales avec le Proche-Orient.

 

Navi Pillay entendu mardi

En outre, Paris a annoncé que la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne avaient "obtenu" que la responsable des droits de l'Homme de l'ONU, Navi Pillay, soit entendue par le Conseil de sécurité à propos de la Syrie, a priori "mardi".

Le rapport récent d'une commission d'enquête internationale du Conseil des droits de l'Homme "montre que les exactions visent même les enfants et ne connaissent aucune limite", a relevé le ministère français des Affaires étrangères.

Les Européens, France en tête, plaident depuis des mois - mais en vain - pour que le Conseil de sécurité condamne la répression en Syrie.

La répression a fait selon les Nations unies, au moins 4.000 morts, dont plus de 300 enfants, un bilan crédible, a affirmé vendredi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en réponse à des déclarations du président Assad mettant en doute les Nations unies.

"Toutes les informations crédibles disponibles montrent que plus de 4.000 personnes ont été tuées par les forces" syriennes, a insisté Ban Ki-Moon lors d'une visite dans des camps de réfugiés de Dadaab au Kenya.

"Le haut commissaire aux droits de l'homme a été très clair à partir de différentes sources, des sources très crédibles", a-t-il dit devant des journalistes.

Dans un entretien mercredi à la chaîne américaine ABC News, Bachar Al-Assad avait déclaré n'accorder aucun crédit au bilan de 4.000 morts en Syrie avancé par les Nations unies. "Qui a dit que l'ONU était une institution crédible?", avait-il lancé.

source tempsreel.nouvelobs.

 

_____________________________________________

Bachar El Assad : le non-dit qui tue...

 


 

__________________________________________________________________

 

Kafar batna, enfants tués... Âmes sensibles s'abstenir pour les trois vidéos ci-dessous

Rif Damas... 

 

_________________________________________

Les manifestations se poursuivent en dépit de la tuerie

Hama

Alep

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 03:46
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 03:30
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
commenter cet article
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 03:07

      Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,   vendredi 09   décembre 2011 

 

 ou

 

À partir de ce lien 

_______

___________________________________      

 

Les États-Unis ont envoyé à plusieurs reprises des armes aux forces de sécurité égyptiennes


gaz-foule.jpg

      palce tahrir, novembre 2011

 

Des données recueillies par Amnesty International montrent que les États-Unis ont transféré à plusieurs reprises du matériel d’armement vers l’Égypte malgré la répression violente des manifestants par les forces de sécurité. Une cargaison pour le ministère égyptien de l’Intérieur comportant au moins sept tonnes de « munitions fumigènes » – catégorie dans laquelle figurent des produits chimiques irritants et des agents antiémeutes tels que les gaz lacrymogènes – est arrivée le 26 novembre.  


Les États-Unis continuent à fournir en armements l’Égypte malgré la répression.

 

Elle faisait partie d’au moins trois livraisons d’armement à l’Égypte par la société américaine Combined Systems, Inc. depuis la répression brutale des manifestants de la « révolution du 25 janvier ».

« Les livraisons d’armes provenant des États-Unis aux forces de sécurité égyptiennes doivent cesser tant qu’il ne sera pas établi avec certitude que les gaz lacrymogènes et les autres munitions, armes ou autres équipements ne sont pas liés au bain de sang dans les rues d’Égypte ».


 

 

 

Brian Wood, responsable des recherches sur le contrôle des armes au sein d’Amnesty International.

 

Le 8 avril, Combined Systems, Inc. a envoyé 21 tonnes de munitions du port américain de Wilmington à destination de celui de Suez, en Égypte. Le 8 août, une autre cargaison de 17,9 tonnes de munitions a été envoyée de New York à la ville égyptienne de Port-Saïd.

Selon la base de données PIERS sur les échanges commerciaux, ces deux cargaisons étaient enregistrées sous le code produit des balles et cartouches, mais la dernière a également été désignée par l’appellation « munitions fumigènes ».


Armes et transparences : nous avons le droit de savoir. Signez le message au président de l'Assemblée nationale. SIGNEZ


Une troisième cargaison, à bord du navire danois Marianne Danica, qui appartient à la société danoise H. Folmer & Co, est arrivée au port d’Adabiya (près de Suez) le 26 novembre.

Cette livraison a été organisée par la société Nico Shipping, spécialisée dans la logistique pour le secteur de la défense. Selon les informations relatives à la navigation suivies par Transarms pour Amnesty International, les munitions ont été chargées au Military Ocean Terminal Sunny Point, un terminal militaire situé en Caroline du Nord, et sont parties le 13 octobre.

Combined Systems, Inc., dont le siège est à Jamestown (États-Unis), fabrique du matériel d’armement pour les forces militaires et les organes chargés du maintien de l’ordre public, notamment des armes à impact telles que les matraques en caoutchouc et des substances irritantes telles que le gaz CS.

 

Le 1er décembre, un porte-parole du Département d’État américain a confirmé que « des licences d’exportation ont été accordées à deux sociétés américaines pour l’exportation de gaz lacrymogènes et d’autres agents antiémeutes non létaux au gouvernement égyptien », et que « la dernière autorisation de licence d’exportation a eu lieu en juillet ».

 

Ces licences ont été autorisées pendant une période où le gouvernement égyptien a réagi aux manifestations en ayant recours à une force excessive et souvent meurtrière. On ne peut imaginer que les autorités américaines n’étaient pas au courant des très nombreux éléments faisant état de violations des droits humains par les forces de sécurité égyptiennes. Ces licences n’auraient pas dû être accordées.

 

En novembre encore, des manifestations contre le Conseil suprême des forces armées violemment dispersées à l’aide de gaz lacrymogènes ont fait au moins une vingtaine de morts et plusieurs centaines de blessés.

Beaucoup de cartouches et de grenades ramassées par des manifestants sur la place Tahrir étaient des gaz lacrymogènes fabriqués aux États-Unis, notamment celles portant la marque Combined Systems Inc. ou Combined Tactical Systems – division de la société spécialisée dans le matériel de maintien de l’ordre.

 

Les forces de sécurité égyptiennes, y compris la police antiémeutes, doivent être remaniées et formées à respecter les normes des Nations unies relatives à l’usage de la force et des armes à feu. Tant que le comportement des forces de sécurité et son obligation de rendre des comptes ne seront pas modifiés en profondeur, il est irresponsable de la part des pays étrangers de fournir des armes et d’autres équipements à des forces qui ont tendance à les utiliser abusivement.

 

Le recours des forces de sécurité égyptiennes à des gaz lacrymogènes et d’autres munitions fabriqués à l’étranger constitue un exemple frappant montrant le besoin urgent d’élaborer et de mettre en œuvre un traité mondial efficace sur le commerce des armes (TCA).

 

Amnesty International demande que les munitions utilisées pour les opérations de maintien de l’ordre, comme les gaz lacrymogènes, soient incluses dans les armes classiques qui seront réglementées par ce traité.

Un traité efficace sur le commerce des armes, prévoyant un champ d’application exhaustif et des mesures énergiques pour contrôler les autorisations délivrées au niveau national, contribuerait à garantir que les exportations d’armes des États-Unis et d’autres grands pays fournisseurs n’alimentent pas de graves violations des droits humains.

source http://www.amnesty.fr/AI-

 

____________________________________________________________

 

Les forces de sécurité égyptiennes ont utilisé fin novembre des munitions "non létales" américaines contre les manifestants de la place Tahrir.

Les autorités américaines ont autorisé la livraison le 26 novembre d'au moins sept tonnes de munition anti-manifestation.

Les autorités américaines ont autorisé la livraison le 26 novembre d'au moins sept tonnes de munition anti-manifestation. © Goran Tomasevic / Reuters

 

 

 

Janvier 2011, en pleine révolution du Jasmin, Michelle Alliot-Marie provoque un tollé en proposant à la police tunisienne "le savoir-faire"des forces de sécurité françaises pour "régler les situations sécuritaires" dans le pays.Des propos qui lui ont coûté, le 27 février, sa place de ministre des Affaires étrangères. Douze mois plus tard, les États-Unis font encore mieux en passant à l'acte.D'après un rapport d'Amnesty International, Washington a fourni aux autorités égyptiennes les moyens de réprimer fin novembre les manifestations populaires qui ont émaillé le pays pendant une semaine. Du 19 au 26 novembre, 42 personnes ont été tuées et plus de 3 000 blessées par balle, alors qu'elles protestaient pacifiquement pour réclamer le transfert du pouvoir de l'armée aux civils.

 

Selon l'organisation des droits de l'homme, la compagnie américaine Combined Systems, basée en Pennsylvanie, aurait ainsi livré le 26 novembre dernier au port d'Adabiya (près de Suez) au moins sept tonnes de munitions antiémeute, comme des cartouches de gaz lacrymogènes, pour le compte du ministre de l'Intérieur égyptien. D'après l'organisation, la société américaine aurait assuré deux autres livraisons, cette fois de balles et de cartouches, en direction de l'Égypte : la première, de 21 tonnes de munitions, le 8 avril, à destination de Suez ; la seconde le 8 août dernier, de 17,9 tonnes, vers Port-Saïd. Tous ces transferts auraient bénéficié de l'aval de l'administration américaine.

Premier marchand d'armes au monde

Si des gaz lacrymogènes sont parfois lancés contre les manifestants en France, ils ne provoquent pas pour autant leur décès. Aymeric Elluin, chargé de campagne "armes et impunité" chez Amnesty International, explique au Point.fr que "c'est la combinaison de l'utilisation du gaz avec des armes qui a accru le caractère létal de la répression des manifestants". En d'autres termes, que le nuage opaque provoqué par les gaz a permis à la police de mieux se cacher et de tirer à vue sur les contestataires.

 

Fournisseurs officiels en armes de l'Égypte de Moubarak, avec 1,3 milliard de dollars de contrats par an, les États-Unis ont repris leurs livraisons après la chute de l'ancien raïs. Un montant qui ne dépasserait pas toutefois 2 % de ses exportations totales, qui s'élèvent de 2000 à 2009 à 64,89 milliards de dollars, ce qui fait des États-Unis le premier exportateur d'armes au monde. "La question n'est pas tant le montant financier que ce qu'il représente", explique Aymeric Elluin. "Avec un milliard de dollars, vous pouvez acheter des centaines de milliers d'armes légères, une vingtaine de chars de combat ou une dizaine d'hélicoptères." Et le chercheur de s'indigner : "On ne peut tolérer que les États-Unis continuent à équiper en armement des pays comme l'Égypte dont on sait qu'ils ont pour habitude de gérer des situations de maintien de l'ordre en tuant des manifestants."

"Aucune utilisation abusive" (Washington)

S'il reconnaît avoir livré dernièrement des équipements militaires, le département d'État américain se justifie en arguant que les livraisons ont été réalisées selon une ancienne autorisation aujourd'hui périmée. "Nous avons déjà condamné l'usage excessif de la force contre les manifestants" lors des affrontements récents au Caire,indique Mark Toner, porte-parole de la diplomatie américaine. Le 29 novembre dernier, le Département d'État américain avait pourtant affirmé ne constater "aucune preuve vraiment concrète montrant que les autorités égyptiennes utilisaient abusivement les gaz lacrymogènes".

 

Des explications qui ne semblent pas convaincre Amnesty : "Ces licences ont été autorisées pendant une période où le gouvernement égyptien a réagi aux manifestations en ayant recours à une force excessive et souvent meurtrière", répond Brian Wood, responsable des recherches sur le contrôle des armes au sein de l'ONG. "On ne peut imaginer que les autorités américaines n'étaient pas au courant des très nombreux éléments faisant état de violations des droits humains par les forces de sécurité égyptiennes", souligne le chercheur.

 

L'organisation milite actuellement pour l'adoption d'un traité international global visant à empêcher tout transfert d'armes à un pays, dès lors qu'il risque de s'en servir pour violer les droits de l'homme. Un tel accord pourrait être négocié lors d'une conférence à l'ONU, en juillet 2012. Mais il risque de se heurter au refus de Washington, Moscou, Pékin, Londres et... Paris

source http://www.lepoint.fr/monde/egypte


__________________________________________

Prérogatives de l’assemblée en Égypte

Premier clash entre l’armée et les islamistes

 

La lune de miel entre le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir et la confrérie des Frères musulmans n’aura pas duré longtemps. La victoire écrasante des islamistes au premier tour des élections législatives semble pousser l’armée à revoir sa feuille de route.



En effet, le général Mokhtar El Moulla, membre influent du CSFA, a affirmé que «le futur Parlement ne serait pas représentatif de tous les Egyptiens et, de ce fait, il n’aura pas l’exclusivité de rédiger la future Constitution du pays. Quelle que soit la majorité au Parlement, elle n’aura pas d’intérêt parce qu’elle n’aura pas le pouvoir d’élaborer la future Constitution et l’armée aura le dernier mot». Le général qui recevait, mercredi passé, sept journalistes américains et un anglais, a ajouté : «Le CSFA met en place un conseil consultatif est désigné pour qu’il puisse faire des propositions pour élaborer la Constitution.» Le conseil consultatif est composé de trente personnes représentant les différentes sensibilités politiques et d’autres figures, dont Amr Moussa.


L’ancien directeur général de l’AIEA, Mohamed El Baradei, a refusé d’en faire partie. Les Frères musulmans, dont le bras politique, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) est arrivé en tête des élections, voient en cette sortie «une tentative d’isoler le Parlement et de le vider de son pouvoir qui pourtant est l’institution la plus légitime car démocratiquement élue au suffrage universel», a réagi le secrétaire général du PLJ, Mohamed Saad El Ketatni. Ainsi, comme il fallait s’y attendre, le conflit est désormais ouvert entre l’armée au pouvoir et les islamistes.


Les Frères piégés, les salafistes se taisent


Première décision des Frères musulmans en signe de protestation : le président du Parti, Mohamed Moursy et son adjoint, Oussama Yassine, se sont retirés du Conseil consultatif. Le SG de leur parti a décidé de boycotter la réunion du gouvernement qui devrait débattre des modalités de la mise en place d’une commission de rédaction de la future Constitution du pays.
Les salafistes représentés par le parti Al Nour, par contre, ont affiché profil bas. Ils n’ont pas suivi leurs «Frères». «Nous restons au sein du conseil consultatif», a affirmé hier un des responsables de ce parti fondamentaliste.


S’achemine-t-on vers une confrontation sérieuse entre les deux parties ? Ce n’est pas exclu, estiment certains, cependant d’autres disent que «les Frères ne vont pas jusqu’à rentrer en dissidence. Ils vont faire dans la surenchère pour se refaire une virginité pour avoir trahi la révolution, mais au final ils vont accepter un partage de pouvoir avec l’armée». Cependant, les comités révolutionnaires qui font le siège du gouvernement se disent «contents que les Frères se sont fait avoir par les militaires. Ils ont pactisé avec eux contre la révolution, il n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes».


Le pacte rompu…


Par ailleurs, le chef militaire a assuré que si la commission chargée d’élaborer la Constitution échouait dans sa mission dans un délai fixé, «l’armée se verra dans l’obligation de constituer une autre commission alternative». Si le CSFA tente d’apparaître comme un rempart contre la montée «inquiétante» des islamistes à la faveur des élections législatives, qui font peur aux libéraux et donnent des gages aux Occidentaux, il cherche en réalité «à se prémunir en imposant une Constitution qui placerait l’armée au-dessous de tout contrôle», analyse le politologue Hassan Nafaa. «Le Conseil militaire se saisit de la crainte qui s’est emparée de la société égyptienne après les menaces des fondamentalistes comme prétexte pour peser dans les grandes décisions politiques à venir. Le général El Moulla a même déclaré que ‘nous ne sommes qu’aux débuts de l’apprentissage démocratique et que même si nous respectons la majorité au parlement, elle ne saurait imposer aux peuple ce qu’il ne veut pas’», ajoute le politologue.


Effectivement, le général Mokhtar El Moulla a rappelé encore une fois que «le budget de l’armée ne sera pas soumis au contrôle du Parlement». Autre objectif que recherche l’armée, selon des observateurs cairotes : convaincre l’Administration Obama de cesser d’appeler à la passation immédiate du pouvoir aux civils alors que le pouvoir «risque de tomber entre les mains des islamistes».
Ce nouveau cycle de conflits intervient alors que le pays entame, les 15 et 16 décembre, la seconde phase des élections législatives dans neuf autres gouvernorats.

par Hacen Ouali

source elwatan.

 

_______________________________________________


 


Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Place TAHRIR jan25
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:26

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,  vendredi 09  décembre 2011 

 

 ou

 

À partir de ce lien 


 

______________________________________

 

S Y R I E 

Luttes au quotidien

 

      Kamechli 

 


 

 

____________________________________

 

L’opposition syrienne veut refonder l’unité nationale

 

par  Zénobie  

Dans la Syrie de demain, « la Constitution protégera les minorités et leurs droits », déclarait M. Burhan Ghalioun, le président du Comité national syrien — qui rassemble les forces d’opposition au régime — dans un message vidéo adressé au peuple syrien, le 5 novembre 2011, à l’occasion de la fête musulmane de l’Aid Al-Kabir (1). Alors que les observateurs se focalisent sur la guerre civile, ce discours du principal opposant au régime de M. Bachar Al-Assad témoigne d’un autre processus en cours : ce qui se joue en Syrie n’est pas seulement un changement de régime, mais aussi et surtout une véritable refondation de l’unité nationale. C’est pourquoi le régime crie au risque de guerre civile, et provoque en sous-main des tensions confessionnelles. En effet, la redéfinition de l’unité nationale sur la base de l’égale intégration de toutes les composantes de la nation démasquera l’imposture d’un pouvoir qui se prétend nationaliste arabe, séculier, et garant de l’unité nationale — c’est-à-dire de la protection des minorités contre le « danger islamiste ».


Pour comprendre les enjeux de cette refondation, il faut remonter dans le temps. Dans les années 1930, le nationalisme arabe en Syrie, qui s’est d’abord construit comme un outil politique de combat contre la présence coloniale française, a pensé l’unité nationale en des termes négateurs de la réalité sociale et anthropologique : tout ce qui était perçu comme facteur de division (la communauté ethnique, confessionnelle, la tribu, les solidarités régionales, sur lesquelles avait abondamment joué la tutelle française) a été ramené à de l’obscurantisme, au profit d’une unité arabe syrienne — l’apposition des deux adjectifs étant en soi très ambiguë.


Les liens anthropologiques premiers, ainsi sommés de disparaître, s’adaptèrent alors en se dissimulant derrière le discours nationaliste, en se repliant dans les coulisses de la scène politique. Mais ils restèrent bien vivaces. Et, lorsque le parti Baas, formation nationaliste arabe par excellence, accéda au pouvoir en 1963, et surtout en 1966 et en 1970 (avec le coup d’Etat de Hafez Al-Assad), c’est une minorité qui accédait de fait au sommet de l’Etat. C’est évidemment au nom du nationalisme arabe que cette minorité alaouite instaura son contrôle communautaire sur l’Etat et la société, et que le clan Assad dénia (et dénie toujours) à quiconque le droit de réclamer une part dans le pouvoir. Ainsi, la mention même des communautés, devenue crime contre l’Etat, interdit de dénoncer la mainmise alaouite ; de dénoncer les faveurs accordées par le pouvoir alaouite à certaines communautés minoritaires aux dépens de la majorité sunnite de la population. Toute contestation politique porterait ainsi, selon le régime, la marque de la sédition confessionnelle orchestrée de l’étranger.


Aux antipodes de la pensée nationaliste arabe et séculière par lui instrumentalisée et dévoyée, le régime des Assad a réussi au cours des décennies à renforcer la conscience minoritaire dans le pays en faisant croire aux communautés alaouite, chrétienne et druze, notamment, qu’il était le seul garant de leur sécurité. Et lorsque éclata l’intifada syrienne, en mars 2011, il lui a suffi de crier au danger islamiste pour que les vieux réflexes de peur remontent à la surface des consciences minoritaires. C’est ainsi que les manifestants pacifiques, impitoyablement abattus dans la rue, ont été diabolisés parce qu’ils sortaient des mosquées — l’espace public par excellence des villes orientales et musulmanes, le seul que le régime ne peut se permettre de fermer et d’où musulmans et chrétiens, laïcs et pratiquants lancent des mouvements de contestation. Quel que soit le contenu politique de leur révolte, les villes et villages mobilisés sont essentialisés comme musulmans et renvoyés à l’identité sunnite de la majorité de leur population (2).


On se souvient que, dans l’entre-deux-guerres, lorsque les nationalistes arabes manifestaient pour demander l’indépendance et l’unité (d’une Syrie alors divisée par les Français sur des bases communautaires et régionales), les Français et ceux des minoritaires qui leur étaient alliés, renvoyaient déjà ces manifestations anticoloniales à l’identité musulmane de la majorité des manifestants.


Aujourd’hui encore, des chrétiens, des Druzes et des Alaouites éclairés, dont le niveau d’éducation est pourtant élevé, se trouvent soudainement incapables d’analyser un événement politique, une réalité sociologique en pleine mutation. Ils se réfugient devant la télévision Al-Dounia, porte-parole du régime et propriété de M. Maher al-Assad. Du jour au lendemain, les grandes chaînes arabes (Al-Jazira, Al-Arabiya), qui ont renouvelé l’information sur la scène arabe, sont devenues des télévisions honnies. La conscience minoritaire est bien l’une des clés du soutien intérieur (et régional) au régime des Assad. C’est pourquoi la guerre confessionnelle incarne à ses yeux le salut politique.

Rupture générationnelle


Ce qui se passe en Syrie, sous l’action des manifestants, constitue une véritable rupture générationnelle, intellectuelle, politique et idéologique ; une rupture dont l’importance est similaire à celle qu’a connue la société entre 1918 et 1928, entre la fin de l’Empire ottoman et la mise en place de l’Etat moderne. Comme tous les observateurs l’ont constaté, l’opposition a témoigné depuis neuf mois de son extraordinaire lucidité politique dans des circonstances à tout le moins défavorables. Au fil des mois de résistance, les manifestants ont construit une conscience politique, élaboré une organisation clandestine (avec les comités de coordination) et mobilisé leur énergie pour maintenir la voie pacifique choisie depuis le début (en dépit de provocations, de dérapages et d’incidents).


La refondation de l’unité nationale se trouve donc facilitée par le fait que les révolutions arabes dans leur ensemble ont signé la fin des idéologies du XXe siècle, nationalisme arabe comme islamisme, tous deux construits sur le schéma commun de l’oumma (arabe ou islamique), utopique projection d’une nation transfrontalière. Tous les courants politiques, islamistes inclus, savent désormais qu’ils se meuvent dans des frontières et que certaines valeurs comme la liberté, la dignité et la démocratie sont devenues incontournables pour leurs opinions publiques. Les projets de société qui remporteront demain les élections en Syrie porteront la marque identitaire de la société syrienne, confessionnellement diverse, arabe et musulmane dans une culture sociale qui englobe aussi toutes les communautés minoritaires.
 

Comme beaucoup de pays de la région, la Syrie n’a pas su se construire une unité nationale, qui donnerait aux minorités le sentiment de participer à l’Etat au-delà de leurs frontières communautaires. L’esprit et une solidarité de corps (la asabiyya) hérités des Empires musulmans s’opposaient au modèle d’un Etat-nation bâti sur une société de citoyens. La révolte syrienne a compris que, sur ce point, une rupture idéologique était indispensable.


Cette rupture porte aussi une inversion du rapport au temps historique dans la mesure où les deux anciennes utopies dominantes (oumma islamiyya, oumma arabiyya) supposaient, dans une vision circulaire, que l’avenir résidait dans des formes de retour à une unité mythique des origines. De même que la oumma islamiyya, en reprenant les termes d’une nation musulmane originelle (et toujours mythique), devait apporter le bonheur sur cette terre, il suffisait au nationalisme arabe d’arriver au pouvoir pour que le progrès s’épanouisse par lui-même. L’impensé social et économique qui a plombé les régimes nationalistes arabes réside en partie dans cette vision de l’histoire. Aujourd’hui, l’opposition syrienne autant que la nouvelle génération ont compris qu’il faut prendre le risque de construire le destin national en affrontant la réalité sociale et en regardant l’avenir ; en sachant que la révolution dans les mentalités est toujours plus longue à construire que la révolution politique…


L’opposition syrienne cherche son salut en évitant deux pièges : le piège confessionnel et le piège de la lutte armée. Elle a retenu les leçons de la guerre civile du Liban (1975-1990) et des violences confessionnelles en Irak à partir de 2003. Elle redoute d’autant plus le piège confessionnel dans lequel le pouvoir cherche à la faire tomber que la terreur et la barbarie du régime, ouvertement orchestrées par des acteurs alaouites, provoquent des réactions de rejet communautaire chez nombre de civils.


D’autre part, l’opposition syrienne a aussi tiré les leçons de la révolution libyenne, tant pour ce qui est de la lutte armée que pour ce qui est du soutien de l’étranger. Un certain nombre de voix, notamment, mais pas uniquement, chez les manifestants venus des secteurs traditionnels et des tribus, en appellent aux armes, à la fois pour venger les morts et pour mettre fin au bain de sang qui dure depuis neuf mois. Sans parler des milliers de militaires patriotes et déserteurs qui se sont donné pour mission de défendre le peuple contre l’armée du régime, et qui accomplissent cette mission avec les seuls moyens qu’ils maîtrisent : la force armée. C’est pourquoi le Conseil national syrien a conclu le 1er décembre un accord avec l’Armée syrienne libre, encadrant les interventions des militaires. Il a également rejeté toute intervention étrangère, et se limite à demander un espace d’exclusion aérienne afin de protéger les civils.


Le double piège, celui de la lutte armée et de la guerre confessionnelle, n’est donc pas seulement un effet de la propagande du régime : c’est un effet des évolutions du terrain, d’une barbarie chaque jour renouvelée et de l’absence de soutien effectif à la révolution en cours.


Le véritable défi pour la révolution syrienne réside dans sa capacité à déjouer ce double piège, qui accréditera sa capacité à refonder l’unité nationale. Avec la patience de celui qui a tout l’avenir devant lui.

 

1) Dr. Burhan Ghaloun, Président du CNS

 

 

2) La Syrie compte quelque 70 % à 80 % d’habitants sunnites.

 source monde-diplomatique.

 

___________________________________

 

Les militants lancent une campagne de désobéissance civile


Les forces du régime ont encore tué jeudi au moins dix civils à Homs (centre), haut lieu de la contestation. ( © AFP Ricardo Garcia Vilanova)

 

 Les militants pro-démocratie en Syrie ont annoncé jeudi le lancement d'une campagne de désobéissance civile pour accroître la pression sur le régime de Bachar al-Assad, qui a suscité la consternation en niant toute responsabilité dans la mort de milliers de manifestants.

Les forces du régime ont encore tué jeudi au moins dix civils à Homs (centre), haut lieu de la contestation.

Sur leur page Facebook "Syrian révolution 2011", les militants ont demandé aux Syriens de manifester vendredi contre le régime et d'observer dimanche "une grève générale" dans le cadre d'une "campagne de désobéissance civile".

"Nous appelons les employés et les ouvriers dans tous les organismes de l'Etat à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie à faire grève", ont-ils expliqué.

"La grève (...) est un pas vers la désobéissance civile (...) pour couper les moyens financiers du régime avec lesquels il tue nos enfants", ont-ils poursuivi.

Dans une rare interview accordée à la chaîne américaine ABC News diffusée mercredi, le président Assad, confronté depuis la mi-mars à une révolte sans précédent, a nié toute responsabilité dans la mort de milliers de manifestants, assurant que seul "un fou" pourrait donner l'ordre de tirer sur son peuple.

Le pouvoir ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation populaire et attribue les troubles à des "bandes terroristes armées".

Interpellé sur les propos de M. Assad, le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner a jugé "ridicule" qu'il "ose affirmer qu'il n'exerce pas d'autorité dans son pays". "Il y a là soit une coupure (avec la réalité) soit du mépris ou alors, comme il l'a dit, de la folie".

Dans ce contexte, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont demandé l'audition, par le Conseil de sécurité, de la responsable des droits de l'homme de l'ONU Navi Pillay sur la répression sanglante des manifestations, ont indiqué jeudi des diplomates à New York.

Mme Navi Pillay avait insisté vendredi dernier sur le "besoin urgent" pour la Syrie de "rendre des comptes" pour crimes contre l'humanité.

M. Assad a affirmé jeudi que la Syrie, "forte de son peuple et du soutien des peuples amis", "ne modifiera ni ses positions ni ses principes quelles que soient les pressions" exercées sur elle, selon l'agence officielle Sana.

Alors que la diplomatie syrienne a demandé l'annulation pure et simple des sanctions prises le 27 novembre par l'organisation panarabe contre Damas en échange de la signature du protocole arabe destiné à protéger les civils, la délégation ministérielle arabe en charge du dossier se réunira samedi à Doha afin de donner sa réponse.

L'envoi d'observateurs vise à rendre compte des violences sur le terrain et à tenter de mettre fin à la répression qui a fait, selon l'ONU, plus de 4.000 morts depuis le début de la révolte.

L'Irak a indiqué de son côté qu'il allait discuter avec son voisin syrien des moyens de "lever tous les obstacles" empêchant la mise en application du plan arabe pour l'arrêt des violences.

Ces dernières ne faiblissent pas: jeudi, au moins dix civils ont encore péri à Homs sous les tirs des forces du régime, de francs-tireurs ou dans des attaques à l'artillerie, a indiqué l'OSDH, basé au Royaume-Uni.

Huit autres civils ont été blessés par les agents de sécurité qui "ont tiré aveuglément sur les habitants à Houla", dans la province de Homs, selon la même source.

Dans le gouvernorat d'Idleb (nord-ouest), un enfant de dix ans a été blessé lorsque les forces de sécurité ont tiré devant une boulangerie à Maaret al-Noman, où a eu lieu une manifestation d'étudiants appelant au départ du président Assad.

Des affrontements se sont également déroulés à l'aube à Douma près de Damas entre déserteurs et forces de sécurité, a précisé l'OSDH.

Par ailleurs, une explosion a eu lieu jeudi sur un oléoduc à l'ouest de Homs. Sana a accusé "un groupe terroriste armé" d'avoir mené "une opération de sabotage", alors que les LCC ont accusé les forces militaires syriennes d'avoir "bombardé l'oléoduc avec un char".

C'est le troisième incident visant des infrastructures d'acheminement d'hydrocarbures depuis mars.

A Paris, le caricaturiste syrien Ali Ferzat a été désigné un des lauréats 2011 du Prix de la liberté de la presse, attribué conjointement mercredi soir par le quotidien français Le Monde et Reporters sans frontières (RSF), qui a souligné que "ses dessins point(aient) du doigt les dérives d'un pouvoir aux abois et encourag(eaient) les Syriens à revendiquer leur droit à s'exprimer librement".

Pour sa part, l'opposant historique syrien Riad Turk a appelé le Hezbollah et l'Iran, derniers appuis de Damas dans la région, à cesser de soutenir le régime Assad dont il a estimé la chute inéluctable.

Source liberation

 

_____________________________


Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 05:39

 Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,  vendredi 09  décembre 2011  

ou

  

à partir de ce lien 


 


___________________________________________________________



Égypte : résultats officiels du 1er tour  

 

 

 

Source liberation

 

 

 

 

_________________________________________________

 

 

    Le nouveau gouvernement prête serment

 

 

Le nouveau gouvernement du Premier ministre égyptien, Kamal Al-Ganzouri, a officiellement prêté serment devant le chef du Conseil suprême des forces armées (SCAF), le maréchal Mohaed Hussein Tantawy, ce mercredi au Caire. Le général Mohamed Ibrahim, ancien patron de la sécurité à Giza, a été nommé au poste clé de ministre de l'Intérieur, succédant à Mansour Al-Issawy, considéré comme le principal élément à l'origine du retard dans la formation du gouvernement de salut national.

Le général Ahmad Anis, un ancien directeur de la télévision nationale, a été désigné ministre de l'Information, en remplacement de Ossama Heykal.


Le conseiller Adel Abdel-Hamid, a été nommé ministre de la Justice, en remplacement de Abdel-Aziz Al-Guendy, tandis que le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Amr, conserve son poste.

En tout, presque la moitié des ministres du gouvernement sortant de l'ancien Premier ministre Essam Sharaf, ont perdu leurs postes.

Précédemment dans la journée, le SCAF avait publié un décret accordant au Dr Al-Ganzouri tous les pouvoirs présidentiels, à l'exception des questions liées aux forces armées et à la justice.

Après sa nomination par le SCAF il y a deux semaines, M. Ganzouri avait déclaré avoir été gratifié de pouvoirs jamais accordés à un Premier ministre égyptien depuis des décennies.

M. Al-Ganzouri, 79 ans, est un économiste de renom, respecté pour sa position ferme contre la corruption. Il a fait savoir que le retour de la sécurité dans les rues et le redressement de l'économie nationale étaient ses priorités absolues.

Il a été limogé en 1999 par l'ancien président Hosni Mubarak après avoir assuré les fonctions de Premier ministre durant trois ans.


source afriquejet.


 

 

_____________________________________

 

 

 

Les islamistes en conflit avec l'armée sur la Constitution


Les Frères musulmans font valoir que c'est au Parlement en cours d'élection qu'il reviendra de nommer la commission qui rédigera la Constitution de l'Egypte post-Moubarak. ( © AFP Khaled Desouki)

 

 

L'armée égyptienne a annoncé jeudi qu'un "conseil consultatif" allait commencer à préparer la rédaction de la Constitution, malgré la farouche opposition des Frères musulmans pour qui cette prérogative revient au Parlement, en passe d'être dominé par les islamistes.

Ce conseil de 30 membres, composé d'intellectuels et de personnalités politiques, va discuter de la mise en place de l'instance qui sera chargée de rédiger la future loi fondamentale, a déclaré l'armée dans un communiqué.

Sans attendre cette annonce, les Frères musulmans ont vivement dénoncé la volonté de l'armée d'utiliser le gouvernement, dont elle a la tutelle, et ce conseil consultatif non élu pour "marginaliser" le Parlement.

La confrérie a annoncé qu'en conséquence elle refusait de participer à ce conseil consultatif.

Les Frères musulmans font valoir que c'est au Parlement en cours d'élection qu'il reviendra de nommer la commission qui rédigera la Constitution de l'Egypte post-Moubarak.

Ils dénoncent également les propos rapportés par la presse d'un membre du conseil militaire, le général Mokhtar el-Moulla, affirmant que le futur Parlement ne "serait pas représentatif de tous les Egyptiens".

Le général, dans ces déclarations à des journaux anglo-saxons très commentées en Egypte, estime en conséquence qu'il ne faut pas laisser aux seuls parlementaires le soin de composer la commission qui rédigera la Constitution.

Une telle perspective réduirait considérablement la capacité des islamistes d'influer sur l'élaboration de la future Constitution, une étape cruciale dans la définition de l'équilibre des pouvoirs après la chute de Hosni Moubarak en février.

Elle pourrait répondre aux craintes des milieux libéraux et laïques, des chrétiens d'Egypte et des militaires face à la possibilité de voir les islamistes définir la future loi fondamentale suivant leurs principes politico-religieux.

En revanche, les Frères musulmans et leur formation politique, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), y voient, outre une "marginalisation du Parlement", une tentative de pérenniser le pouvoir des militaires, à la tête du pays depuis la chute de Hosni Moubarak, en leur permettant d'influer sur les clauses de la future constitution.

Le PLJ est arrivé en tête de la première phase, terminée mardi, des élections législatives qui doivent se poursuivre jusqu'en janvier.

Les formations islamistes dans leur ensemble, comprenant également les fondamentalistes salafistes, ont remporté 65% des voix lors de ce scrutin, face aux formations libérales et laïques.

Les diverses formations islamistes ont remporté au total 113 sièges sur 168 en lice pour les deux tours de la première phase de l'élection, selon les résultats rapportés par la presse jeudi, les Frères musulmans se taillant la part du lion avec 80 sièges.

Ces résultats concernent un tiers des gouvernorats d'Egypte, dont les grandes villes du Caire et d'Alexandrie, où était organisé le vote. Les autres régions doivent élire leurs députés à partir du 14 décembre et jusqu'au 11 janvier.

Les partis islamistes comptent sur leur forte implantation dans les nombreuses régions rurales qui vont voter dans les prochaines semaines pour consolider leurs gains.

L'élection des députés du plus peuplé des pays arabes, avec plus de 80 millions d'habitants, sera suivie de la fin janvier à la mi-mars par celle des sénateurs.

Il s'agit de la première élection en Egypte depuis la chute du président Moubarak, balayé par le "Printemps arabe".

La participation, de 52% au premier tour, a marqué le pas au second tour, avec officiellement 39% d'électeurs qui se sont rendus aux urnes lundi et mardi.

source .liberation.

 

 

________________________________________________

 

 

Débat portant sur les dernières élections, l'armée, le gouvernement  Kamal Al-Ganzouri...

 

 
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Élections _ Constitution
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 04:49

 

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H,  vendredi 09  décembre 2011 

 

ou

 

à  partir de ce lien 

 

 

____________________________________

 

Néjib Chaouki, militant du mouvement 20 février et cofondateur du site lakome


Démarche nonchalante, barbe sombre, regard lointain... au premier abord, Najib ressemble à un doux rêveur, un poète. Pourtant, quand il prend la parole, il se révèle en leader politique, aux phrases percutantes, idées aiguisées et exemples précis. A l'origine de plusieurs mouvements de protestations au Maroc comme le Mali (Mouvement alternatif pour les libertés individuelles), le mouvement des « dé-jeûneurs » du Ramadan ou encore le mouvement du 20 février - qui appelle à manifester tous les dimanches pour un changement radical au Maroc -, Najib a cofondé récemment Lakome.com. Ce site d'information alternatif parle de ce que les autres médias marocains préfèrent cacher : violences policières, révoltes sociales, thèmes tabous comme la religion ou la sexualité. Lakome est aussi une plateforme citoyenne sur laquelle Najib publie des vidéos amateurs après les avoir triées et vérifiées consciencieusement.

Né de parents paysans à Ataouira, dans la région de Marrakech, il est le seul des sept enfants de la famille à s'opposer ouvertement au régime, à « dépasser la peur ». Pour ses frères et sœurs, Najib et ses amis du 20 février cherchent surtout les ennuis et la prison : ils feraient mieux de travailler sérieusement, en reconnaissant les qualités de leur roi. Beaucoup de Marocains sont du même avis. C'est le défi que Najib et les militants du 20 février devront relever : convaincre ceux qui n'ont pas eu la chance d'accéder à l'apprentissage de l'esprit critique qu'il est temps que le changement arrive et que le Maroc devienne une vraie démocratie, respectueuse de la liberté d'expression et soucieuse de l'égalité de chances.

 

monde-arabe.arte

 

___________________________________________________________

Le PJD à l’épreuve des faits

 

Assurer une meilleure gouvernance, lutter contre la pauvreté galopante, encourager les initiatives privées… Le PJD, vainqueur des législatives marocaines du 25 novembre dernier, croule déjà sous les dossiers. Les Marocains attendent au tournant les islamistes qui, pour leur première expérience au pouvoir, devront aussi trouver un équilibre entre compromis avec le roi et décisions radicales.


«L’enjeu de ces élections n’est pas de savoir qui va gouverner (parce qu’on le sait déjà, c’est le roi), mais qui sera plus ou moins associé à l’exercice du pouvoir.» Dans son éditorial au lendemain de l’annonce des résultats du scrutin du 25 novembre dernier au Maroc, Karim Boukhari, directeur du magazine Tel Quel, centrait ainsi le débat. En d’autres termes, la marge de manœuvre du PJD sera réduite, car le makhzen ne s’éclipsera pas si vite de la scène politique. Même si les prérogatives du Premier ministre ont été renforcées dans la nouvelle Constitution votée lors du référendum en juillet dernier, le roi reste au cœur de toutes les décisions.

 

Le royaume alaouite est loin de devenir une monarchie constitutionnelle telle que réclamée par les Marocains, du moins les jeunes du Mouvement 20 février. Dans sa feuille de route présentée aux électeurs marocains, le PJD s’est donné comme priorité «la mise à niveau constitutionnelle, législative et institutionnelle», une manière de redéfinir le rôle de chacun dans l’exercice du pouvoir. «A croire que le PJD est le seul maître à bord», rétorquent les militants du Mouvement 20 février. La vraie question étant : le parti islamiste exercera-t-il pleinement ses prérogatives constitutionnelles ? Rien n’est moins sûr. Il lui faudra trouver de bons alliés politiques indépendants du makhzen, et ce n’est certainement pas avec le parti Istiklal de Mezouar, proche du palais, que les choses vont se faire. Il faudra aussi accepter quelques compromis avec le palais.


Enigmes


Pour ce faire, le PJD défend l’idée d’«une régionalisation renforcée», proposée aux Marocains par le roi Mohammed VI. Une sorte d’autonomie accordée aux régions pour la gestion des affaires locales, incluant les territoires occupés du Sahara occidental. Cette décision est perçue par beaucoup comme concession politique stratégique accordée au makhzen, étant donné que les futurs gouverneurs seront choisis par le roi. Une manière aussi pour le PJD de se débarrasser de l’épineux dossier du Sahara occidental qui reste dans les prérogatives royales. Le deuxième exercice auquel le PJD se livrera sera  la récupération de deux portefeuilles ministériels de souveraineté : l’Intérieur et la Justice.

 

La presse marocaine hostile au makhzen observe que le palais n’«acceptera jamais un islamiste à la tête de ces deux départements», car «l’immunité du roi en dépend», relève un membre du Mouvement 20 février rencontré lors d’une manifestation à Casablanca. Le magazine Tel Quel a d’ailleurs consacré un dossier aux affaires du palais intitulé «Les énigmes de l’ère Mohammed VI», des affaires non élucidées impliquant le roi directement et mettant ainsi le PJD au défi. Le Parti de la «justice» osera-t-il rouvrir des dossiers tels que l’assassinat du garde du corps du roi Abdellah Salim Saïdi le 8 juillet dernier, celui de Hichem Mandari assassiné en Espagne, de Moul Essabat, ou rendre public le rapport sur l’incendie qui a ravagé le compartiment archives du bâtiment de la DST pour asseoir un Etat de droit ?


Pétrodollars


Mettre fin à l’économie de la rente, lever les monopoles, encourager et protéger les initiatives privées, réduire les impôts pour les plus démunis et imposer les gros revenus, atteindre 7 % de croissance annuelle, réduire de deux points le taux de chômage estimé à 10% de la population active, accroître les revenus individuels de 40% à l’horizon 2014… le cahier des charges du PJD est déjà bien rempli. Trop pour certains qui invoquent le contexte mondial actuel. Comment le Maroc pourra-t-il compter sur son principal partenaire, l’Europe, préoccupé par sauver ses économies en faillite ? Les Etats-Unis, l’autre «mécène» du royaume, connaissent, eux aussi, une crise financière aiguë. Seule alternative : les pays des pétrodollars. Là encore, il faudra faire des concessions politiques. «Allégeance totale» à Mohammed VI, le protégé des monarchies du Golfe «garantes du processus de démocratisation du Monde arabe». Le contexte économique local n’est pas non plus en faveur du PJD : le rapport 2010 de la Banque mondiale souligne la faible part de la production agricole dans le PIB marocain et une productivité qui ne répond plus aux besoins locaux.

 

L’encouragement à la création d’entreprises privées se heurtera à une autre réalité : la mainmise des étrangers, notamment les Français, sur la production et les services. Au chapitre de l’emploi, le PJD s’est donné comme objectif l’insertion des diplômés, du marché informel dans le circuit régulier, mais la capacité d’absorption de l’économie marocaine est limitée et l’Etat ne dispose pas des moyens financiers capables d’insérer les chômeurs, notamment dans la Fonction publique. Le PJD et ses futurs alliés politiques devront, pour lever les monopoles, déclarer la guerre à M6 himself, ce dernier étant le roi de la bière (propriétaire de la brasserie nationale), du sucre, de l’électroménager, le principal actionnaire des grandes entreprises et banques du pays.


10 Dirhams par jour


Mais l’avenir des islamistes en politique – au Maroc comme dans les autres pays arabes – se jouera sur le terrain social, sur lequel il vient de gagner les élections. En résumé : le niveau de vie (relèvement du salaire minimum à plus de 300 euros contre 200 euros actuellement, seuil minimum de pension 150 euros), l’éducation (réduction du taux d’alphabétisme à moins de 10% contre 30% actuellement, en plus de l’accompagnement scolaire pour les ménages des bidonvilles), la santé (gratuité des soins et des prises en charge médicales, construction d’hôpitaux et de dispensaires), l’habitat (construction immédiate de 300 000 logements avec objectif de doubler le parc de l’habitat social) et l’emploi (réduction du chômage à 7%, formation professionnelle, 100 000 bourses immédiates). Des secteurs budgétivores pour lesquels les recettes actuelles du Trésor public ne suffiront pas. Où le gouvernement Benkirane va-t-il trouver l’argent ? Les indicateurs sont au rouge : 5 millions de Marocains vivent avec 10 dirhams par jour (100 DA algériens), plus de 15% de la population sont pauvres.

 

Pourtant, le roi avait, en mai 2005, lancé l’initiative nationale de développement humain avec l’appui de l’Union européenne pour réduire la pauvreté. En 2011, aucun objectif assigné n’a été atteint. Le taux de chômage est en réalité bien plus élevé que le taux officiel de 10%. De nombreuses familles marocaines vivent grâce au commerce informel. Un fléau auquel le PJD compte s’attaquer sérieusement, du moins sur le papier. Mais il serait difficile pour le nouveau «semi-pouvoir» marocain de s’attaquer à des pratiques ancrées dans des pans entiers de la société marocaine jusqu’au makhzen lui-même. Si les aides reçues par les familles démunies à travers les associations liées au PJD ces dernières années ont été populaires, les Marocains ne se suffiront plus de couffins. Les islamistes devront prendre des mesures capables de dissiper le malaise. «On veut plus ou vous dégagerez», avertissent déjà des habitants des bidonvilles de Casablanca...

par Zouheir Ait Mouhoub

source .elwatan.

 

____________________________________________________

 

الملك يشكل 'حكومة الظل' داخل القصر الملكي

 

فيما تسلط الأنظار حول المشاورات التي يجريها رئيس الحكومة المعين، عبد الإله بنكيران، لتشكيل حكومته، تتوالى الأنباء الرسمية عن تعيين الملك محمد السادس لمستشارين بالديوان الملكي من شخصيات كانت فاعلة في الحق السياسي.

فخلال أقل من أسبوعين، تم تعيين ثلاث شخصيات كمستشارين بالديوان الملكي، هم عمر عزيمان، سفير المغرب السابق بمدريد، ورئيس لجنة الجهوية، وقبيل يومين تم تعيين ياسر الزناكي وزير السياحة في الحكومة المنتهية ولايتها، وعضو حزب "التجمع الوطني للأحرار"، ويوم الأربعاء 7 ديسمبر أعلن عن تعيين فؤاد عالي الهمة، الشخصية السياسية الأكثر إثارة للجدل في الساحة السياسية المغربية، مستشارا بالديوان الملكي.

وقبل أسابع عين كل من عبد اللطيف المانوني، رئيس اللجنة المكلية التي تم تعيينها لتعديل الدستور الجديد، مستشارا بالديوان الملكي، هو ومصطفى الساهل، سفير المغرب السابق بباريس والذي سبق له أن شغل منصب وزير الداخلية في حكومات سابقة.

ويرى مراقبون في هذه التعيينات التي تستبق إعلان تشكيل حكومة بنكيران، التي ما زالت تتعثر في طريق بحثها عن أغلبية منسجمة، بمثابة تشكل لنواة ما يمكن أن يتحول مستقبلا إلى حكومة للظل تشتغل إلى جانب الملك. ففي التجارب الحكومية السابقة كان لمستشاري الملك دور كبير في إدارة الشأن العام من وراء الحجب، من خلال التأثير الكبير الذي يستمدونه من نفوذهم الذي يمنحه لهم قربهم من الملك، الذي ما زال يعتبر المركز الحقيقي لأهم السلط في المغرب.

وإذا كان تعيين شخصيات مثل المانوني والساهل وعزيمان والزناكي، قد اعتبر بمثابة مكافئة لكل منهم على ما أسداه للملكية من خدمات، فإن تعيين الهمة سيقرأ كمحاولة جديدة لإعادة ترتيب البيت الداخلي مع وصول الإسلاميين إلى الحكومة. فالهمة الذي لم يكن يخفي معارضته للإسلاميين ومشروعهم المجتمعي، سيجد نفسه في موقف قوة للتأثير في قرارات الدولة وتوجهاتها، وذلك بعد أن فشلت تجربته في احتواء المد الإسلامي من خلال مواجهته على أرض الواقع، عندما أسس حزبه "الأصالة والمعاصرة"، الذي كان يضع من بين أهدافه قطع الطريق على الإسلاميين من الوصول إلى الحكم.

Source lakome

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Maroc
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 03:39

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, vendredi 09 décembre 2011 

ou

À partir de ce lien 

 

______________________________________________________________


Le gardien d'école du village d'Henchir Essyouda, Mohamed Ali Frikhi

 

 

 

 

Mohamed Ali, 51 ans, habite Henchir Essyouda, village rural de trois cents habitants situé au cœur de la Tunisie, à 30 kilomètres de Kasserine, l'une des villes martyres de la révolution. Depuis vingt-neuf ans, Mohamed est gardien d'école. Sa principale tâche toutes les semaines est de trouver suffisamment d'eau potable pour les enfants de l'école. Les financements publics étant très limités, Mohamed Ali achète souvent des bidons d'eau avec ses propres économies.


Il se désole devant l'état de son école, aux carreaux cassés, aux murs fissurés. "Ça me déchire le cœur quand l'hiver, il pleut dans les salles de classe et que les enfants ont froid." Tous viennent  de familles paysannes très modestes, qui ne parviennent pas à cultiver leurs terres trop sèches.


Mohamed est pourtant très fier de cette école qu'il a construit avec tous les habitants du village,  pour éviter aux enfants de faire trop de route à pied, l’État refusant de construire une école ici.


Pour son travail, Mohamed Ali est payé 400 dinars (200 euros). Un salaire insuffisant pour élever ses sept enfants. Sa femme complète les revenus en vendant des tapis faits main et des moutons élevés dans la cour de leur maison, située juste en face de l'école.


Mohamed Ali a le cœur sur la main, toujours prêt à aider un voisin, à rendre un service, à trouver des solutions pour tout le monde. Il garde un souvenir ému du jour des premières élections libres de la Tunisie. Il croit en son pays, et en un avenir meilleur, grâce à une vraie démocratie.

 

Merci Charlotte !

Monde-arabe.arte

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Thala [RÉGIONS] _Kasserine_Gafsa_S. Bouzid_ Silian
commenter cet article

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories