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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 03:39

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, vendredi 09 décembre 2011 

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Le gardien d'école du village d'Henchir Essyouda, Mohamed Ali Frikhi

 

 

 

 

Mohamed Ali, 51 ans, habite Henchir Essyouda, village rural de trois cents habitants situé au cœur de la Tunisie, à 30 kilomètres de Kasserine, l'une des villes martyres de la révolution. Depuis vingt-neuf ans, Mohamed est gardien d'école. Sa principale tâche toutes les semaines est de trouver suffisamment d'eau potable pour les enfants de l'école. Les financements publics étant très limités, Mohamed Ali achète souvent des bidons d'eau avec ses propres économies.


Il se désole devant l'état de son école, aux carreaux cassés, aux murs fissurés. "Ça me déchire le cœur quand l'hiver, il pleut dans les salles de classe et que les enfants ont froid." Tous viennent  de familles paysannes très modestes, qui ne parviennent pas à cultiver leurs terres trop sèches.


Mohamed est pourtant très fier de cette école qu'il a construit avec tous les habitants du village,  pour éviter aux enfants de faire trop de route à pied, l’État refusant de construire une école ici.


Pour son travail, Mohamed Ali est payé 400 dinars (200 euros). Un salaire insuffisant pour élever ses sept enfants. Sa femme complète les revenus en vendant des tapis faits main et des moutons élevés dans la cour de leur maison, située juste en face de l'école.


Mohamed Ali a le cœur sur la main, toujours prêt à aider un voisin, à rendre un service, à trouver des solutions pour tout le monde. Il garde un souvenir ému du jour des premières élections libres de la Tunisie. Il croit en son pays, et en un avenir meilleur, grâce à une vraie démocratie.

 

Merci Charlotte !

Monde-arabe.arte

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 02:43

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, vendredi 09 décembre 2011 

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Les rebelles de plus en plus indésirables en Libye

Les Tripolitains manifestent contre les armes

milice.jpg

Les «thowar» (rebelles) qui ont libéré le pays agacent les libyens par leur comportement digne d’un shérif.

El Gueddafi est tombé, nous ne voulons plus d’armes», scandent des centaines de Tripolitains qui manifestent sur la place des Martyrs, au cœur de Tripoli, contre la présence de milices armées dans la capitale. Quelques dizaines de policiers en uniforme empruntent l’avenue Omar Al Mokhtar menant vers la place des Martyrs, derrière de nouveaux véhicules de la police libyenne peints en rouge et blanc, pour se mêler aux manifestants.


«Nous voulons dire à tout ce monde que nous sommes là», lance Lassaad Kbaili, un policier qui avait servi sous l’ancien régime d’El Gueddafi et qui reprend ses fonctions. «Nous voulons tous la sécurité et la stabilité. Le peuple a confiance en la police. Ce qui nous facilitera la tâche», ajoute-t-il, brandissant une pancarte sur laquelle est écrit : «Non aux chaos, oui à la sécurité».

 
Moustapha Salem, un officier, dénonce quant à lui les agissements de certains conseils militaires, formés par les «thowar», les combattants ex-rebelles qui ont mené la bataille contre le régime d’El Gueddafi jusqu’à sa mort, en octobre. Selon lui, «la police est incapable de faire prévaloir la loi, avec l’intervention de ces conseils qui exercent une autorité non légitime sur la police». Il affirme que son poste de police a été attaqué par des «thowar» après avoir confisqué une voiture volée qui était en possession de l’un d’eux. «Nous voulons appliquer la loi. Citoyen, protège-nous», lance-t-il.


Les Tripolitains, exaspérés par la recrudescence de la violence et de la criminalité, réclament le désarmement de la capitale et le départ des milices venant d’autres villes ayant participé à la «libération de Tripoli» en août dernier. «Merci à vous, revenez à vos familles en paix», lisait-on sur des pancartes brandies hier par les manifestants, ou encore : «Oui aux ministères de la Défense et de l’Intérieur», «Non au port d’armes dans la capitale», «La Libye est libre, le chaos dehors», «Non à la tribu, non au régionalisme», «Oui à un Etat civil». Mardi, des habitants de la capitale ont fermé des avenues et artères majeures à la circulation pour protester contre l’augmentation des violences impliquant des factions ex-rebelles. «La sécurité, c’est quand il n’y a pas d’armes», estime Salwa Lamir, une enseignante de Tripoli. «Nous protestons contre les armes et les gens qui portent des armes. Je veux que les miliciens venus de l’extérieur de Tripoli quittent la ville. Ils doivent retourner chez eux», ajoute-t-elle.


Observant la scène à l’écart des manifestants, Abdelmonem Ben Zina, qui se présente comme un des «thowar» ayant porté les armes contre Mouammar El Gueddafi, affirme appuyer les revendications des habitants de la capitale. «Je suis totalement d’accord pour que les thowar rendent leurs armes, sauf s’ils en ont besoin dans le cadre de leur travail, mais non pas pour terroriser la population», dit-il. Il estime toutefois que la police ne serait pas capable pour le moment de contrôler la situation dans la capitale sans l’aide des «thowar».

Soure El watan

 

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Le désarmement des milices "plus complexe" qu'il n'y paraît (PM)


La question du désarmement des milices qui ont combattu les forces de Mouammar Kadhafi est "beaucoup plus complexe" qu'il n'y paraît mais les groupes armés devraient être bientôt démilitarisés, a affirmé jeudi le Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib.


M. al-Kib a ajouté que l'une des milices les plus importantes allait bientôt se retirer de la capitale, mais a refusé de la nommer


"C'est une question beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît", a-t-il déclaré à un petit groupe de journalistes à l'issue d'une rencontre avec le ministre australien des Affaires étrangères Kevin Rudd.


"Nous travaillons à démilitariser ces groupes, nous leur parlons et je pense que nous atteindrons nos objectifs d'un moment à l'autre", a-t-il ajouté, en évoquant des programmes de démilitarisation "solides et très détaillés" mais sans vouloir préciser leur contenu.
Mercredi, des dizaines de Tripolitains ont manifesté contre la prolifération des armes dans la capitale et la recrudescence de violences impliquant les milices qui ont participé à la libération de Tripoli fin août mais y sont restées.


M. al-Kib a estimé que ces violences n'étaient pas du fait des brigades armées, évoquant plutôt des "prisonniers" et des "criminels" relâchés pendant le conflit par l'ancien régime.
"Il y a un groupe (...), un acteur majeur, un groupe de combattants pour la liberté venant d'une autre ville, ils vont quitter Tripoli, pas parce qu'ils ont entendu quelqu'un leur dire +c'est deux semaines, sinon...+. Non, c'est parce que nous leur parlons", a-t-il en outre affirmé.


"Ils comprennent la situation et ils ont en fait eux-mêmes exprimé le désir de quitter la ville", a-t-il assuré.


Mardi, le Conseil local de Tripoli avait fixé un délai de deux semaines --jusqu'au 20 décembre-- aux milices pour quitter la capitale, ce que le gouvernement avait appuyé.
M. al-Kib a toutefois affirmé que le cabinet n'avait pas lui-même fixé d'ultimatum.

"Nous n'avons donné aucun ultimatum (...). Ce n'est pas que nous ne voulions pas fixer d'ultimatum parce que nous sommes à l'aise avec la situation. C'est juste que nous sentons que les choses ne se font pas comme ça", a-t-il dit. 

source : http://www.lorientlejour.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 00:34

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, vendredi 09 décembre 2011 

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Bassin minier : accrochage entre policiers et jeunes à Kasr (Gafsa)

 

 

 

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Assemblée constituante : résume de la journée....

 

L'opposition est injustement accusée de vouloir retarder les travaux http://www.fac

 

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Les articles 11-10-12 concernant respectivement les lieux de résidence de la présidence, la destitution du Président par l’Assemblée constituante et son remplacement en cas d’incapacité passagère ou définitive  sont votés sans grands changements vers 23 h passé… 

Demain, sera le tour des pouvoirs du gouvernement,  et il faut s’attendre à des débats bien chauds…  

Bonne nuit ! Noureddine

 

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Mini clash et grosses accusations à l’Assemblée constituante

 

Mini clash à l’Assemblée constituante vers 20 heures lors de la discussion de l’article 10 relatif aux prérogatives du président de la République. 
Après les discussions relatives à cet article, le président de la Commission n’a quasiment rien retenu des propositions formulées par les élus des partis dits minoritaires. Pourtant, ces propositions allaient dans le sens de donner davantage de prérogatives au président de la République, ce qui déplaisait, visiblement, aux élus d’Ennahdha, d’Ettakatol et même (paradoxalement) du CPR. 

 
Maya Jeribi, du PDP, n’a pas tu ce mépris du président de la commission qui n’a retenu que les pures propositions de forme et a déclaré qu’elle ne peut pas participer à cette mascarade électorale en boycottant le vote. Comprendre, son parti et les partis qui lui sont proches.


Noureddine Bhiri (Ennahdha) a pris la parole pour répliquer que ce refus de participation n’est pas démocratique, ce à quoi Néjib Chebbi a répondu que l’on est en train de défendre des principes. Et ces principes exigent un équilibre entre les pouvoirs, bien que son parti ne soit nullement touché par la question, puisque la troïka a déjà convenu qui sera le président de la République et quelles vont être ses prérogatives. Pratiques qui rappellent clairement les pratiques du RCD et Néjib Chebbi n’a pas manqué de bien rappeler cela. L'insinuation étant blessante, la phrase de M. Chebbi n’a pas calmé les esprits et celui qui s’est échauffé le plus est incontestablement Mohamed Abbou (CPR). 


Il a accusé certaines parties de chercher à mettre le chaos dans le pays et de mettre le feu aux poudres. Accusations indirectes, et sans preuves, visant le PDP et Béji Caïed Essebsi. Il ne les a pas nommés, mais l'insinuation était trop claire et très grave. 


C’était suffisant pour tendre davantage l’atmosphère avec des cris et une totale cacophonie. 
Khemais Ksila (Ettakatol) aura été l’un des rares membres de la troïka à chercher à calmer les esprits en proposant une pause pour réfléchir sur les propositions à rajouter à l’article 10 en question. Mais Ennahdha ne l’entendait pas vraiment de cette oreille.


Ahmed Ibrahim (PDM) a cherché, pour sa part, à calmer les esprits en rappelant que le boycott d’un vote n’est qu’un moyen d’expression. Ce à quoi Mustapha Ben Jâafar a répondu qu’il est inconvenant d’user de certains comparatifs, notamment avec l’ancien régime. Le président de l’Assemblée constituante a finalement accordé une pause (coïncidant avec le dîner) le temps que les esprits se calment.

source : http://www.busines

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 08:26
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 07:14

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, mercredi 07 décembre 2011 

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http://www.watchfomny.com/Video/Arabic/Radio-tunis/Radio-tunis.htm

 

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Le Qatar, un inquiétant électron libre en Libye

 

 

Après l'Otan, le Qatar prend en charge la suite des opérations en Libye. Ce qui confirme son rôle déterminant dans la guerre.


 

Si la situation reste confuse en Libye, une chose est sûre : le Qatar est probablement le grand vainqueur de l’intervention occidentale. Du soft power grâce à la chaîne Al-Jazeera au hard power par l’envoi des Forces spéciales, l’émirat a su s’imposer comme un acteur majeur de la transition. Au risque de déplaire aux Occidentaux et à de nombreux Libyens…

 

 

En public, l’intervention en Libye s’est déroulée dans une parfaite harmonie entre les alliés de la coalition et les katibas sur place. En coulisse cependant, l’activisme du Qatar commence à en agacer beaucoup. Au début du mois d’octobre, le président français, Nicolas Sarkozy, s’est d’ailleurs ému auprès de l'émir du Qatar, Hamad bin Khalifa Al-Thani, de la politique poursuivie par Doha en Libye. En cause : le soutien militaire et financier apporté par le Qatar aux combattants libyens les plus islamistes. Ceux-ci suscitent de plus en plus de tensions au sein du Conseil national de transition qui a déjà fort à faire pour canaliser l’influence des prestigieuses katibas de Ismaïl Sallabi et Abdelhakim Belhadj dans la nouvelle Libye.

 

 

Nicolas Sarkozy a beau s’appuyer sur le Qatar dans sa diplomatie et sa politique industrielle, les griefs étaient suffisamment importants pour que le président français demande à Hamad bin Khalifa Al-Thani de ne pas menacer l'unité du CNT et de mieux coordonner son action en Libye avec celle des pays occidentaux. En effet, de nombreux membres du CNT apprécient assez peu l’influence grandissante du Qatar en Libye. Le 11 octobre, le ministre des Finances et du Pétrole libyen, Ali Tarhouni, avait évoqué à demi-mot les tensions avec le Qatar, en demandant aux alliés du CNT de "frapper avant d'entrer dans notre maison".

 

 

Les plaintes libyennes viennent principalement du fait que, sur le terrain, les conseillers militaires qataris ont largement privilégié les groupes islamistes, comme ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le général Abdul Younes mis en place par Moustafa Abdel Jalil pour tenter d’unifier les Katibas sous sa houlette.

 

 

Dans le Djebel Nefoussa (au sud de Tripoli), les Mukhabarat, le service de renseignement extérieur directement rattaché au palais de l'émir du Qatar, ont participé à la désignation des unités qui ont reçu les missiles anti-chars livrés par la France. Au total neuf cargaisons ont été parachutées. Une partie des armes reçues par les groupes choisis par les Qataris ont ensuite disparu, mettant à mal le désarmement des milices entamé par le CNT, à ajouter aux "10 000 missiles sol-air" ayant été perdus en Libye, selon le Spiegel, citant les propos de l'amiral Giampaolo Di Paola, président du Comité militaire qui regroupe les chefs d'état-major des pays de l'Otan.


qatar, libye, révolutions arabes, katibas, conseil national de transition, CNT, Al-Jazeera

 

Le représentant de la Libye auprès de l’ONU, Mohammed Abdel Rahman Shalgam, déplore lui aussi l’ingérence qatarie dans son pays.

 

 

"Le Qatar a fait partie des pays qui nous ont fourni le plus grand soutien militaire, financier et politique [pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi]. Nous les en remercions (...) Nous ne voulons pas qu'ils gâchent cet exploit par des actes d'ingérence insensés", a-t-il expliqué Mohammed Abdel Rahman Chalgam à Reuters en marge d'une conférence à Tanger.

 

 

Dans les colonnes du journal algérien AlkhabarMohammed Abdel Rahman Chalgam s'est montré plus virulent, mettant en garde l’émirat contre "tout accès de mégalomanie, en ayant l’illusion qu’il dirige la région". "La délégation du CNT a accepté des choses qui lui ont été imposées par le Qatar, et que la majorité des Libyens refuse. La Libye ne sera pas un Emirat relevant de l’émir du Qatar", a-t-il prévenu avant de se montrer plus accusateur, affirmant que l’opération de collecte d’armes en Libye était une «supercherie», car "le groupe chargé de cette opération sous supervision qatarie, va collecter des armes et les redistribuer à d’autres". 

 

 

Dans une interview donnée à la chaîne panarabe Al Arabiya, l'ex-président du bureau exécutif du Conseil national de transition, Mahmoud Jibril, est allé dans le même sens, déclarant que les pétrodollars qataris alimentaient "les rivalités et les circuits de désaccords entre les rebelles et les divers courants qui gèrent la période post-Kadhafi, et ce, en répandant la sédition entre les frères libyens". Certains chiffres commencent à sortir, on évoque ainsi la somme totale de 400 millions de dollars qui aurait été versée par l’émirat.

 

 

Le rôle du Qatar lors de l’intervention en Libye a été bien plus important que celui que l’émirat a d’abord annoncé. Après des mois à assurer que leur soutien n’avait été que logistique et aérien, l’émirat a admis que «des centaines de soldats» avaient aidé et formé les troupes au sol, notamment dans le Jebel Nafusa dès les premières semaines. Le Qatar a mis à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent. Certains journalistes, comme Georges Malbrunot, avancent même le chiffre de 5000 forces spéciales sur le terrain, d’après les propos du chef d'état-major du Qatar, le général Hamad ben Ali al-Attiya.

 

 

Le Qatar est d’ailleurs appelé à voir son rôle devenir de plus en plus important puisque l’émirat prendra en charge «la poursuite des opérations en Libye après la fin de la mission de l’alliance atlantique», a déclaré le général Hamad ben Ali al-Attiya. Selon lui, la nouvelle alliance militaire sur le terrain devrait comprendre 13 pays, dont les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, mais sera chapeautée par le Qatar.

 

 

La présence à long terme du Qatar et des Emirats arabes unis permet de donner un "vernis" arabe à l’intervention de l’Otan et au printemps arabe en général. L’émirat a su jouer très efficacement la carte du soft power grâce à la chaîne Al-Jazeera. La couverture des révolutions arabes par la chaîne qatarie a laissé entrevoir un côté très offensif d'Al-Jazeera chargé de faire porter l’influence de Doha bien au-delà du Golfe.

 

 

Rappelons-nous qu’il n’y a pas si longtemps, les locaux de cette chaîne à Bagdad étaient bombardés par l’armée américaine pendant le conflit irakien. A présent, Al-Jazeera est plébiscitée non seulement par la rue arabe mais également par les Occidentaux, notamment dans sa version anglophone, ce qui lui confère une influence encore plus importante. Cette consécration lui donne un poids diplomatique inédit : sa couverture, ou non, d’une révolution peut attirer l’attention, ou pas, des médias occidentaux. Ainsi, la chaîne ne parle quasiment pas de la répression, organisée en grande partie par l’Arabie saoudite, au Bahreïn, très probablement afin de ménager Riyad.

 

 

Beaucoup ont interprété le départ du directeur général de la chaîne, Waddah Khanfar, le 21 septembre 2011, et son remplacement par Sheikh Ahmed bin Jassim Al Thani, un cousin de l’émir, comme le signe d’une reprise en main de la chaîne par le pouvoir qatari. Comme le relève Yves Gonzalez-Quijano, chercheur à l’Institut français du Proche-Orient, la couverture par la chaîne du conflit libyen relève quasiment de la propagande, l’exemple le plus marquant étant "l’opérette de la liberté" organisée pour le 15e anniversaire d’Al-Jazeera, ou encore l’hébergement de la chaîne privée Libya al-Ahrar (Libya for the free) dans ses locaux de Doha.

 

 

Bien sûr, comme le relève Kristian Coates Ulrichsen, spécialiste de politique de sécurité dans le Golfe à la London School of Economics, ce choix de focaliser l’attention médiatique sur les révoltes arabes lui permet également de détourner l’attention du Golfe, où les beaux principes de modernité et d’ouverture qu’il défend sont loin d’être unanimement respectés, Al-Jazeera ne critiquant quasiment jamais le conservatisme régnant au Qatar. Le Qatar se garde d’ailleurs bien de soutenir les mouvements laïcs au bénéfice de l’islam politique.

 

 

Par les armes, la diplomatie, l’argent et/ou les médias, le Qatar s’impose comme le sponsor principal de l’islam politique. On le voit en Tunisie avec ses liens très forts avec le parti Ennahda, avec la bénédiction des Etats-Unis, on le voit également en Libye. Cependant, la situation libyenne diffère un peu car, comme l’a relevé la blogueuse Sarah Ben Hamadi, Ennahda a le soutien des Américains qui pensent depuis longtemps à jouer la carte "Islam et politique" en favorisant l’émergence d’un "AKP tunisien". Sur la scène libyenne, le Qatar soutient des chefs de guerre, anciens djihadistes, comme Abdelhakim Belhaj et Ismaïl Sallabi, allant à l’encontre des intérêts américains.

 

 

Washington a flairé le piège en cooptant le général Khalifa Haftar, ancien exilé aux États-Unis, au poste de chef d'état-major de l'armée, avec pour mission principale d’unifier les dizaines de groupes armés qui refusent de se placer sous le commandement de l'armée régulière. Cette tentative de normalisation a immédiatement provoqué la rage de Belhaj qui a répliqué en réclamant des ministères pour ses combattants en lorgnant tout particulièrement sur le ministère de la Défense. La rivalité entre les Etats-Unis et le Qatar sur le terrain libyen ne fait que commencer.

 

source : http://blogs.mediapart.fr/

 


 

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Manifestation à Tripoli pour demander le départ des milices


De nombreux juges et avocats de Tripoli ont manifesté ce mercredi pour demander le départ des groupes armés d'anciens rebelles, qui ont pris le contrôle des rues de la capitale libyenne. 

Les milices, unies pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi, remplissent depuis trois mois le vide sécuritaire et le gouvernement d'intérim demande qu'elles déposent les armes d'ici la fin de l'année.  

Une milice a envahi mardi les bureaux du procureur général, poussant le milieu de la justice à manifester. Quelque 250 personnes se sont rassemblées devant le tribunal de Tripoli et ont défilé jusqu'à la place des Martyrs. "Non aux armes, oui à la justice !" pouvait-on lire sur une banderole. 

"Ce sont des gens qui ont passé du temps en prison", a dit Adel Msalati, un juge renommé de Tripoli. "Ils ont quitté les prisons, mis des uniformes de révolutionnaires et se sont mis à piller dans les rues et à attaquer les commissariats", a-t-il dénoncé.

Voeu d'un retour à la vie civile

"Nous demandons maintenant à l'armée et à la police de reprendre leur place pour offrir au pays et au peuple la justice et la sécurité", a dit le juge. 


Le président du conseil municipal de Tripoli a appelé mardi à des manifestations quotidiennes jusqu'au 20 décembre pour demander le départ des milices. Ce jour-là, a-t-il prévenu, les rues de Tripoli seront fermées au trafic pour pousser les milices à partir et les empêcher de s'approvisionner en armes. 

Le commandant d'une milice de Zentane qui contrôle l'aéroport de Tripoli a assuré mercredi qu'il remettrait la responsabilité du maintien de l'ordre au gouvernement dès que celui-ci le demanderait.

Vers une transformation en pouvoir politique

"Nous soutenons l'appel des Tripolitains pour débarrasser leurs rues des armes. Nous attendons d'être soulagés de cette tâche immense et de pouvoir retourner à notre vie civile", a dit Ali Ejda. 

Les révolutionnaires de Misrata et Zentane sont les plus puissants au sein de la capitale. Ils contrôlent des barrages stratégiques, traversent Tripoli dans des pick-ups et ont installé des bases dans les bâtiments gouvernementaux. 

Des analystes les soupçonnent de vouloir transformer leur force militaire en pouvoir politique dans le nouveau régime libyen, qui va prendre forme dans les prochains mois.

http://www.20minutes.fr/monde/

 

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Un fils de Kadhafi aurait tenté d'entrer au Mexique avec l'aide d'une Canadienne

Saadi Kadhafi

Photo: AFP/Mahmud Turkia

Saadi Kadhafi, l'un des fils du l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi (archives)

 

 

Les services de renseignement mexicains ont déjoué un complot destiné à faire entrer Saadi Kadhafi, l'un des fils du défunt dictateur libyen, et sa famille au Mexique sous une fausse identité, a annoncé mercredi le ministre mexicain de l'Intérieur.

Une Canadienne aurait été l'une des dirigeantes du complot.

Le ministre mexicain de l'Intérieur, Alejandro Poiré, affirme que le complot a été élaboré par un réseau criminel d'envergure internationale, mais qu'il a été contrecarré au début du mois de septembre, avant d'être mis en oeuvre.

 

Selon le ministre Poiré, le projet de faire entrer le fils de Mouammar Kadhafi et sa famille sous de faux noms et avec de faux papiers mexicains impliquait une ressortissante canadienne, présentée comme l'organisatrice du complot et arrêtée le 10 novembre.

Il s'agit de Cynthia Vanier, qui demeure détenue en compagnie de trois autres suspects, deux Mexicains et un Danois.

 

Le ministre Poiré soupçonne Mme Vanier, qui serait Ontarienne, d'avoir été le lien entre la famille Kadhafi et les auteurs du complot. Elle aurait aussi assuré le financement de leur projet.

Les auteurs du complot auraient ouvert des comptes bancaires au Mexique et acheté des propriétés dans plusieurs secteurs du pays, notamment à Bahia de las Banderas, sur la côte du Pacifique.

Mme Vanier est la directrice de Vanier Consulting, une « entreprise dédiée à la médiation non classique et risquée », selon une copie de son curriculum vitae obtenue par La Presse Canadienne.

 

Le ministère canadien des Affaires étrangères a confirmé son arrestation, avant d'ajouter que les diplomates d'Ottawa et de Mexico offrent l'aide consulaire nécessaire.

Le site Internet de Mme Vanier affirme qu'elle a travaillé pour de nombreux groupes autochtones au fil des ans, y compris la réserve crie d'Attawapiskat à l'automne de 2009.

 

Gary Peters, le directeur de la firme ontarienne Can/Aust Security & Investigations International, a affirmé lors d'une conversation téléphonique avoir été chef de la sécurité de Saadi Kadhafi en Amérique du Nord pendant plusieurs années. Il a confirmé que Kadhafi comptait se rendre au Mexique, parce qu'il était « intéressé à acheter des propriétés dans la région de Punta Mita ».

 

Kadhafi n'avait jamais visité l'endroit auparavant, a dit M. Peters, et il l'avait probablement connu dans un magazine. « C'est un endroit bien connu, bien branché », a-t-il dit.

M. Peter a indiqué à l'Associated Press connaître Mme Vanier et confirmé que son rôle était d'obtenir des documents de voyage pour le fils Kadhafi, mais qu'à sa connaissance, tous ces arrangements étaient légitimes.

« Ce n'était pas du trafic. Je ne comprends pas pourquoi ils disent que c'est du trafic », a-t-il dit.

Le projet, a dit M. Peters, « était de l'aider à s'en venir sur une base humanitaire ». Quand on lui demande si cela signifie que Kadhafi avait l'intention de demander l'asile politique, M. Peters répond : « Je ne peux vraiment rien dire pour l'instant. Cindy est en prison, donc je ne comprends pas ce qui se passe là-bas. Je ne sais pas d'où proviennent ces documents, c'était la responsabilité de Cindy. Je m'occupais seulement de la sécurité. »

« Autant que je sache, les contacts à qui elle parlait étaient légitimes, on parlait de documents légitimes », a-t-il ajouté, avant de préciser ne pas savoir si le nom de Saadi Kadhafi aurait été inscrit sur ces documents.

Saadi Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, a fui la Libye et vit au Niger.

source : http://www.radio-canada.

 

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Le nouvel Air and Field Marshall du Monde arabe.

 

Omniprésent sur terre et sur air, l’Emir de Qatar (1) est incontestablement l’homme de l’année 2011, plus fort que Mohamad Bouazizi, dont l’immolation a déclenché le soulèvement salvateur du printemps arabe, réussissant le tour de force de retourner en sa faveur le cours de la révolution arabe, de même que le slogan qui y a présidé.


إذا الشعب يوما أراد الحياة
فلابد أن يستجيب القدر

En ceci

إذا الشعب يوما أراد الحياة
فلابد أن يستجيب ال(قطر)

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«On the air» d’Al Jazira, l’autocrate intronisera l’égyptien Youssef Al Qaradawi en prédicateur électronique de la mouvance islamiste panarabe et maintiendra en couveuse, en réserve de la République, le tunisien Rached Ghannouchi, les deux flotteurs des Frères musulmans en exil, qu’il fera réhabiliter par les chancelleries occidentales, en les plaçant en orbite dans la foulée du renversement du président Hosni Moubarak (Egypte) et de Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie).

A coups de pétrodollars et d’esbroufe, amplifiée par la force cathodique d’Al Jazira, à l’époque à l’apogée de sa crédibilité, il cautionnera une intervention occidentale en Libye, réintroduisant le loup dans la bergerie, en la personne d’Abdel Hakim Belhadj, l’ancien chef des brigades islamiques de Libye et nouveau gouverneur militaire de Tripoli.

En tandem avec le roman-enquêteur français Bernard Henri Lévy, qui lui dispute la palme pour 2011 (2), les duettistes se vivront alternativement, successivement et cumulativement comme le nouveau Rommel du désert de la Cyrénaïque, le général Leclerc de l’oasis de Coufra et le Général Montgomery de la Tripolitaine, vivant quotidiennement les épopées conjuguées de la première armée d’Afrique et du corps expéditionnaire allié en Afrique du Nord.

Depuis la mise à mort publique du Colonel Kadhafi, en octobre 2011, l’Emir du Qatar
dont l’armée compte cinq mille soldats et autant de mercenaires, commande une coalition de treize pays comprenant trois puissances atomiques alignant plusieurs centaines d’ogives nucléaires, nouveau tour de force qui le propulse au titre très envié de commandant en chef d’une mythique Africa Korps atlantiste….

Avec les encouragements et les acclamations d’une cohorte de commentateurs politiques, dont le plus en vue n’est autre que l’universitaire franco-tunisien, l’Islamologue toulousain Mathieu Guidère, nouveau venu sur la scène médiatique, de son vrai nom Moaz Kouider, par ailleurs, précepteur du propre fils du souverain à l’Ecole Saint Cyr, l’académie française chargée de former les officiers de commandement.

En 1990, le Monde arabe avait offert au Monde un Field Marshall en la personne de Khaled Ben Sultan, l’interface saoudien du général Arnold Schwarzkopf, le maitre d’œuvre de la tempête du désert contre l’Irak. Bel exploit d’un pays qui bat tous les records en matière de dépenses d’armement sans jamais livrer de guerre directe.
Le propre fils du ministre saoudien se distinguera, non sur le champ de bataille, mais sur le terrain de l’intendance, prélevant une respectable commission de l’ordre de trois milliards de dollars sur les transactions visant le ravitaillement des 500.000 soldats du corps expéditionnaire occidental venus protéger le pétrole saoudien des convoitises irakiennes.

Bel exploit du plus haut gradé arabe d’une coalition internationale qui demeurera dans les annales de la taxation d’office, dont les prélèvements effrénés lui ont permis de s’emparer du journal trans arabe «Al-Hayat», le porte voix de la servitude volontaire arabe à l‘ordre israélo-américain.

Trente ans après, c’est autour d’une autre pétromonarchie d’offrir au monde un nouveau Field Marshall. Bel exploit d’une principauté, le Qatar, dont le quart du territoire abrite la plus importante base américaine hors Otan, celle du commandement central, le maillon intermédiaire qui assure la jonction entre l’Otan (Atlantique Nord) et l’OTASE (Asie du Sud Ouest).

Parricide, le 2eme Field Marshall pétro monarchique s’emparera du pouvoir à Doha, à la faveur d’un coup de force des paras commandos jordaniens, en 1995, accourus au Qatar pour restaurer les intérêts pétroliers lésés des compagnies britanniques. Brutus n’est pas le monopole de Rome, il en pousse à l’ombre des derricks.

Prédateur à l’instar de son prédécesseur, sa réconciliation avec le principal opposant à la dynastie, Nasser al Misnad, exilé au Koweït depuis 1950, sera scellée, périnéalement, par les épousailles de l’Emir avec la propre fille de son ancien ennemi, Mozza, la ci-devant princess (Banana).

Béquille financière de la France, caution arabe du plus pro israélien des dirigeants français, son plus bel exploit demeure toutefois d’avoir retourné en sa faveur le slogan révolutionnaire lancé à l’aube du printemps arabe dont la pleine saveur se retrouve dans sa formulation en arabe:


إذا الشعب يوما أراد الحياة
فلابد أن يستجيب القدر

إذا الشعب يوما أراد الحياة
فلا ، كلا، أبدا أن يستجيب القطر
Si le peuple veut la vie
Il importe au destin d’y faire droit

Si le peuple veut la vie
Il importe au Qatar d’y faire droit

Non, jamais, au grand jamais que le Qatar y fasse droit.

 

Un otage de l’Amérique

 

Le plus zélé disciple des Etats-Unis dans la mise à l’index des Républiques arabes, la Libye puis la Syrie, se tient bien car bien tenu. Le 12 novembre 2002, alors que les Etats-Unis mobilisaient l’opinion internationale pour l’invasion de l’Irak et cherchaient une base de repli à leur QG saoudien, un média saoudien laisse opportunément filtrer ce jour là, sur son site Internet «Arabic news.com», une information apparemment puisée aux meilleurs sources américaines et saoudiennes annonçant «une tentative de coup d’état» contre l’Emir de Qatar, Cheikh Hamad Ben Issa al-Khalifa, «déjouée par les Etats-Unis».


L’information laconique ne mentionnait ni les auteurs de la tentative, ni la date à laquelle elle a été déjouée. Fomentée par qui? Déjouée comment? Tentative fomentée et en même temps déjouée par le même opérateur? Coup d’état par simulation virtuelle?

Quiconque connaît le fonctionnement de la presse saoudienne, particulièrement la censure en temps de guerre, pareille information bienvenue pour la diplomatie américaine et saoudienne n’aurait jamais pu filtrer sans l’assentiment des autorités de tutelle tant saoudiennes qu’américaines. Le message sera entendu par le Qatar qui dans un geste de bonne volonté signera le lendemain un accord de coopération avec le Paraguay, une prestation de service qui serait en fait une opération de couverture pour les services américains en Amérique latine.

La pression est de nouveau mise lors de la phase finale de l’offensive américaine en Irak: le 8 avril 2003, jour de la chute de Bagdad, l’hebdomadaire américain «Newsweek» annonce à grands renforts de publicité une information sans véritable lien avec la conduite de la guerre: le lancement d’une enquête pour corruption contre le le premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad Ben Jassem Ben Jaber qui aurait été impliqué dans le courtage d’une affaire d’assurances et le blanchissement subséquent de cent cinquante millions de dollars sur un compte dans les Iles Jersey (Royaume Uni).

Curieuse information qui apparaît rétrospectivement comme un contre feux alors que le bureau d’Al-Jazira dans la capitale irakienne était de nouveau la cible de dommages collatéraux de la part de l’artillerie américaine et que des informations persistantes faisaient état de l’implication de la firme Halliburton dont Dick Cheney en était le patron avant sa nomination au poste de vice président américain, tant dans des versements de pots de vin au Nigeria et que dans la surfacturation de prestations pétrolières en Irak.

L’affaire tournera court mais le message sera entendu. Le dirigeant qatariote sera blanchi, et dans la foulée l’Emir de Qatar annonce l’éviction pour des liens présumés avec le régime de Saddam Hussein du Directeur Général d’«Al-Jazira», celui là même qui avait été félicitée par l’ambassadrice américaine lors du repas du Ramadan, alors que son correspondant à Kaboul et Bagdad, Tayssir Allouni, était traduit en justice en Espagne pour ses présumés liens avec «Al-Qaîda».

 

La mégalocéphalyte et le syndrome de la courbe de gausse

 

Le nouveau «Air and Field Marshall» devrait toutefois méditer les enseignements des fables de Jean de La Fontaine particulièrement «la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf». Gageons que ceux qui le lâcheront, ce jour là, seront ses plus intimes amis, à l’instar du Chah d’Iran par les Etats-Unis et de l’irakien Saddam Hussein par la France, l’Iran et l’Irak, les deux grands voisins du Qatar, atteints de mégalocéphalyte et projetés inexorablement dans la Courbe de Gausse, cette fameuse courbe qui démarre du point zéro vers un sommet situé au niveau d’un axe central vertical et qui redescend parallèlement vers le point zéro.

 

par René Naba

source mediabenews

 

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Références :

1- Cf à ce propos «le Qatar, la béquille financière de la France, la caution arabe du plus pro israélien des dirigeants français» in « Erhal, dégage, la France face aux rebelles arabes (René Naba Editions Golias automne 2011.

2-Bernard Henry Lévy, qui a disputé à l’Emir de Qatar, le titre nobiliaire de l’Homme de l’année 2011, fera l’objet d’un hommage à part, en mars 2012, à l’occasion du premier anniversaire de l’intervention occidentale en Libye dans un papier de reneba.com intitulé

«BHL: Homme de son temps ou homme de l’Otan».

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 06:48
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 06:10

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, jeudi 08 décembre 2011 

ou

http://www.watchfomny.com/Video/Arabic/Radio-tunis/Radio-tunis.htm   

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Ce que nous disent les jeunes « pendus » des mines de phosphate : Assez, Yezzi !

 

par Nadia Omrane

 Qui sait, ce mercredi 30 novembre, que deux jeunes chômeurs de Om Larayes et de Mdhilla ont tenté de se suicider en se passant la corde au cou en haut d'un bâtiment, face au siège de la Compagnie des Phosphates de Gafsa à Tunis ?

 

Peu de monde certainement, en dehors des passants qui assistaient, médusés, à ce suicide spectaculaire et de leurs camarades qui les ont décrochés de justesse. On dira peut-être qu'il s'agit d'une « opération de comm' » sinistre ou d'un « marketing » du suicide de la même inventivité que ce sans emploi de la Skhira, père de quatre enfants, qui les met en vente parce qu'il ne peut plus les nourrir. Voilà la nouvelle forme d'appels au secours que relaient le nombre, impossible à chiffrer désormais, de tous les désespérés qui, depuis avant le 17 décembre 2010, se sont immolés par le feu.

 

Les salafistes à la faculté de Manouba... Ennahdha à l’Assemblée constituante

 

Qui les entend surtout ces jours-ci où l'attention de l'opinion publique est monopolisée par le coup de force salafiste à la faculté de la Manouba et par la tentative d'Ennahdha, à l'Assemblée constituante, de faire main basse sur tous les pouvoirs ?

 

Aujourd'hui jeudi 1er décembre, c'est grève générale de l'université tunisienne en protestation contre les atteintes aux libertés académiques et aux libertés individuelles et, pas plus tard qu'hier matin, contre la violence subie par le doyen de la faculté de la Manouba, Habib Kazdaghli, jeté à terre alors qu'il tentait de parlementer avec les sit-inneurs !

 

Car l'occupation n'est pas finie : depuis lundi matin, une bande de salafistes en barbes et longues robes et de jeunes filles (allez savoir si ce sont bien des filles ?) en niqab a investi la faculté et les locaux de l'administration où ils élucubrent, mangent, dorment et prient, dans une atmosphère confinée de mauvaise haleine matinale, saleté et puanteur, dans une impureté peu propice aux prières et dans une mixité que leur croyance réprouve. Ils empêchent également étudiants et professeurs de se livrer au premier commandement sacré : Apprends !

 

En dépit d'un retard à l'embrayage, la résistance s'amplifie contre ce mouvement illégal et moyenâgeux : à l'appel de la fédération des syndicats de l'enseignement supérieur, sous l'égide de l'UGTT, un meeting s'est tenu à la faculté de la Manouba mardi et a décidé de la grève générale de ce jeudi et du rassemblement devant le palais du Bardo, siège de l'Assemblée constituante.

 

Des élus de cette Assemblée se sont depuis mardi associés à ce mouvement de protestation, et parlementent pour faire cesser l'occupation ou interviennent de l'intérieur de l'Assemblée, seule instance légitime, pour qu'une condamnation indiscutable et unanime de ce coup de force mette un terme à la profanation d'un sanctuaire du savoir et porte un coup d'arrêt à une régression fanatique multiforme.

 

Après les élus du Pôle démocratique et moderniste conduits par Ahmed Brahim, secrétaire général d'Ettajdid, et après l'intervention de Maya Jribi, secrétaire générale du PDP appelant l'Assemblée constituante a se prononcer, des représentants d'Ettakatol, particulièrement ceux venus de France très sensibles à l'intolérable violation de l'enceinte universitaire, ainsi que des représentants du CPR ont aussi condamné cette occupation. On aura entendu aussi des éléments d'Ennahdha dont Samir Dilou s'interposant à la faculté mais sans succès, ainsi que la déclaration du président d'Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, président de l'Assemblée constituante. Ce jeudi, sur demande de Maya Jribi d'envoyer un message fort à la nation autour de ces graves questions, le président de l'Assemblée, sans s'y opposer, a remis cette demande à la séance plénière à une date ultérieure.

 

Mais ce sont les acteurs de la société civile, la Ligue tunisienne des droits de l'homme, l'Association tunisienne des femmes démocrates, les journalistes surtout, bien d'autres associations et un très grand nombre de citoyens qui sont montés au créneau, ressentant pour nombre d'entre eux comme une injure personnelle faite à leur propre histoire et comme une entrave mise à l'avenir de leurs enfants, cet irrecevable saccage d'un des piliers de la République tunisienne indépendante éclairée et moderne.

 

Ce sont les mêmes, avec les membres du réseau Doustourna, qui se sont retrouvés dans une semblable synergie, rassemblés devant le palais du Bardo mercredi matin, pour dénoncer un autre coup de force, la tentative d'Ennahdha de s'arroger les pleins pouvoirs exécutifs et législatifs, dans un « package » constitutionnel de leur cru, « 3 en 1 » : d'abord tous les pouvoirs d'application des lois, de la marche du gouvernement, de la nomination à toutes les responsabilités majeures aux mains du Premier ministre-secrétaire général d'Ennahdha siégeant aussi à l'Assemblée constituante ; ensuite la nomination de ce Premier ministre à la majorité absolue (50% + 1 voix), mais sa censure et son limogeage à une majorité qualifiée des 2/3 ; enfin le vote des articles de la Constitution à l'emporte-pièce de la majorité absolue, et quand bien même la majorité qualifiée des 2/3 ne ratifierait pas l'ensemble de la Constitution, retour à la case départ de la majorité absolue et plus question de referendum populaire !

 

Et Moncef Marzouki réduit à un «Sid El Bey»

 

Que devient donc dans tout cela le président de la République ? Un figurant (avec un article de la Constitution prévue pour le destituer, une sorte de procédure d'impeachment), un pot de fleur décoratif, « raiys kardhouna » comme s'offusquent les militant du CPR ! Quoi, notre docteur Moncef Marzouki réduit à un « Sid El Bey » ? La prison, l'exil, les cabinets des ambassades, les plateaux d'Al Jazira, tout ça pour ça ?

 

Non, Moncef Marzouki réalise aujourd'hui le piège et refuse de se laisser enfermer dans une cage dorée présidentielle. Il doit savoir qu'il sera soutenu dans sa résistance à ce déjà-presque-coup-d'État, par toutes celles et tous ceux qui veulent s'honorer au regard du monde d'une présidence de la République tunisienne éclairée, digne, volontaire et dotée d'une autorité morale et politique réelle, équilibrée par des contres pouvoirs indépendants législatifs et judiciaires.

 

Et dans le projet d'Ennahdha différé pour une réflexion à tête reposée, il y aurait aussi, en pouvoir discrétionnaire du Premier ministre, la nomination de l'État-major de l'armée, alors qu'on sait combien la stratégie d'Ennahdha depuis des années est de bien s'inféoder la base pour dégager ensuite le sommet !

 

Il y aurait enfin la nomination tout aussi discrétionnaire du gouverneur de la Banque centrale tunisienne, c'est-à-dire du lieu même où se décident la politique monétaire, le contrôle de la monnaie et de sa valeur d'échange, de sa stabilité, où s'ajustent les prix, où se financent les crédits et se décident les taux d'intérêt, bref où se supervise le système financier dont la fiabilité autorise les emprunts internationaux.

 

L’esprit familial…

 

On imagine la tête du gouverneur actuel de la Banque centrale de Tunisie Mustapha Kamel Nabli, qui était jusque là présumé futur président de la République tunisienne, selon un scénario à la libérienne béni par les Américains ! On se demande ce qu'en pense la Banque mondiale ! Le nom de son successeur est même déjà avancé dans des indiscrétions de coulisses : il s'agirait du propre cousin par alliance du futur Premier ministre Hamadi Jebali, c'est-à-dire Béchir Trabelsi, ancien PDG de la STB.

 

Tous ces bons placements se seraient faits, selon les mêmes sources (Africa Intelligence) par l'entremise de Hamed Karoui, ex-ministre de Bourguiba, ex-directeur du PSD (parti de Bourguiba), ex-Premier ministre de Ben Ali, ex-directeur du RCD (parti de Ben Ali) et aujourd'hui consultant d'Ennahdha : quel joli CV pour ce nonagénaire auquel ses vieux amis, notables de Sousse qui prenaient avec lui gentiment l'apéro sur la terrasse de l'hôtel Tour Khalaf ou au bar de la plage de l'hôtel Marhaba, devraient recommander aujourd'hui, peut-être du fond de leurs tombes, de prendre un repos bien mérité !

 

Dans le même esprit familial, il se dit aussi que Rached Ghannouchi confierait à son gendre un portefeuille de souveraineté, celui des Affaires étrangères réservé jusqu'ici à Samir Dilou et convoité par d'autres élus.

 

Ce ne sont peut-être que des cancans, mais les protestataires qui se retrouvent jour après jour devant l'Assemblée constituante ne veulent pas d'un Benalisme bis ; ils vomissent le favoritisme, le népotisme, le régionalisme, le clientélisme. Ils refusent tout détournement de la révolution et savent que, sous couvert d'organisation des pouvoirs, se profile une tyrannie. Ils ont compris que, de la Manouba au Bardo, le projet à plusieurs mains qui se trame, c'est de sabrer la liberté et de tordre le cou à la démocratie.

 

Dans le bassin minier, c'est la dévastation

 

Dans le bassin minier d'où est sorti il y a 3 ans le premier souffle de la révolution - nos veilleurs de guet américains ne s'y sont pas trompés - du ventre de la terre d'où jaillissent à nouveau des glaires sanglantes, les enfants des mineurs de fond aux poumons encrassés de poussière de phosphate réclament un travail en réparation des pneumopathies de leurs pères.

 

Des centaines de jeunes chômeurs se présentent au concours de la Compagnie des phosphates de Gafsa et malgré la prise en compte de critères sociaux en bonus à leurs CVs indigents, désespoir et colère éclatent aux résultats, suivis de menaces, de dénonciations et de calomnies envers les candidats retenus.

 

L'emploi n'est pas un héritage : dans un mode de production moderne fondé sur le contrat, il obéit à des normes de professionnalisme et à une rationalité économique. Expliquer cela à de jeunes chômeurs si longtemps en attente et convaincus de leur bon droit n'est pas du ressort d'un chef de personnel ni d'un directeur de ressources humaines bouc émissaire de toutes les injustices.

 

C'est une affaire politique, mais tous les ministres actuels et les futurs ministres sont aux abonnés absents. Cette vacance de l'autorité, pour ne pas dire cette incurie, lève aux marges de la Tunisie qui a faim, de la Tunisie qui a mal, de celle qui a donné les martyrs et qui vote aujourd'hui pour Al Aridha, une tempête de rage, un incendie : dans le bassin minier, c'est la dévastation d'institutions, de véhicules, de wagons livrés aux flammes. Le bâtiment colonial de la Compagnie des phosphates de Gafsa, vieux de 125 ans, est parti en poussière, entièrement brûlé.

 

Dans « Le jardinier de Metlaoui », l'écrivain français François-Georges Bussac fait le récit romancé, à partir des mémoires de son grand-père Henri Wiesser, directeur de la Compagnie des phosphates de Gafsa au début du 20ème siècle, d'une saga familiale métissée autour d'un jardin fleuri entre les mines.

 

Découvert en 1887 par le géologue français Philippe Toma, le minerai de phosphates dans l'anticlinal de Metlaoui a porté la Tunisie au 5ème rang mondial pour la production du phosphate et au 2ème rang pour son exportation. Les mines sont aujourd'hui fermées et c'est cette richesse là que nous avons laissé saccager.

 

Par trop de misère et trop d'ignorance, par trop d'appétit du pouvoir qui refuse d'entendre, par trop d'incapacité à partager, nous laissons notre pays aller à la ruine. C'est ce que nous disent en substance, les jeunes pendus de Mdhilla : Yezzi !

Faut-il encore que ce soit un étranger qui nous le rappelle : quand on aime vraiment sa terre, on peut faire pousser des fleurs en plein désert.

alternatives-citoyennes.

 

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Bardo I revendique le statut de «garde-fou» de la Révolution

 

Ils sont des centaines à camper depuis l'inauguration de la première séance de l'Assemblée Constituante au Bardo. Ils sont venus du fin fond de la Tunisie profonde, des entrailles de ce petit pays qui a chamboulé l'ordre du monde et réalisé l'accouchement de la première démocratie arabe. Ils sont venus en grand nombre bradant froid, précarité et insécurité. 

Fiers, vaillants et dignes mais surtout mécontents des projets de lois et des résultats actuels, ils ont affiché hier des banderoles, des affiches et des pancartes criant les mêmes slogans populaires d'antan, de la Kasbah I et II à la Place du Gouvernement. Cette fois-ci, ils ont choisi le siège de l'Assemblée au Bardo.
Drapés par le drapeau de la patrie, ils sont là depuis 15 jours. Eux c'est lui, c'est elle, c'est toi, c'est moi, c'est nous tous, toutes les classe confondues, toutes les tranches d'âge et les deux sexes.
 

Un nouvel épisode s'ouvre, persévérons, car l'épopée tunisienne n'est pas encore finie...
Résistance malgré des conditions très rudimentaires
 

Hier, et durant la séance plénière, après quoi les résultats de vote quant aux pouvoirs publics et la question du règlement intérieur seront annoncés, des milliers de citoyens tunisiens, composante de la Société civile, des partis politiques, des listes indépendantes et surtout des sit-inneurs étaient face au siège de la Constituante où le sort de la patrie se jouait.

 
Une kyrielle de tentes assiégeaient la muraille de l’Assemblée, toutes auréolées par les revendications populaires les plus élémentaires et affichant tout haut le drapeau tunisien.
Les conditions, quoique très précaires et délicates, n’ont pas empêché nos jeunes et moins jeunes sit-inneurs à camper et résister au froid, à la pluie et la faim. Ces militants ont bravé le danger de la rue et ont arpenté tout le territoire pour être de nouveau là et crier NON à la nouvelle dictature que certains tentent de bâtir.
 

Attaqués et violentés à plusieurs reprises par des malfrats et des énergumènes venus les agresser et les provoquer à plusieurs reprises surtout tard dans la nuit, ils demeurent là et défient quiconque qui tenteraient de les dissuader.
 

 

Bardo I, portrait fidèle aux Kasbah I et II
 

 

Ils les ont taxés de "fils à papa", de "gâtés pourris", d’ "athées" et de "non croyants". Sans cesse comparés au deux premiers sit-in qui ont bousculé le cours de l’Histoire de la Tunisie après la Révolution, la Kasbah I et II, passée pour mythe, celui de Bardo a été tout de suite critiqué par une certaine tranche sociale qui s’est amusée à railler ce premier sit-in postélectoral sur les sites sociaux à savoir Facebook et Twitter. Que d’anecdotes et de faux clichés ont circulé essayant de ternir l’image de Bardo I ! Et pourtant, depuis la première séance au sein de l’Assemblée, les revendications étaient assez claires et nettes.
 

Dans la rue, comme au sein de l’Assemblée d’ailleurs, les débats allaient bon train et le ton est à la discorde. Démocratie dites-vous ! Certes, mais quand ça débouche sur des insultes, des agressions et des intimidations, là ! il faudra dire STOP ! Deux camps se sont formés, deux rives adverses, l’une se dit Conservatrice et campe dans son entêtement fière d’être majoritaire et l’autre se dit Modernistes et tentant bien que mal de faire comprendre à l’adversaire que la Révolution n’a pas éclaté pour le problème de l’identité mais pour la dignité. Peine perdue !
 

Sur place, quel fut notre étonnement de voir que tous les présents hier étaient un grand groupe homogène séparés par les policiers pour faciliter la circulation rien d’autres.
Que fut notre étonnement aussi de voir cette foule humaine, cette solidarité et ce partage des mêmes causes : faire tomber les masques, répondre aux demandes populaires, encenser la dignité et la pensée libre, une nouvelle Constitution respectueuse des droits humains.
 

Autre particularité a attiré notre attention ; le sens de l’organisation qui nous rappelle les sit-in historiques de la Kasbah. Le groupe des sit-inneurs était bel et bien ordonné, quoique manquant de moyens et de logistiques. Il y avait quatre commissions : celle du sit-in, celle de la communication, une autre pour l’ordre et une dernière pour la logistique.
 

Les responsables des commissions portaient des badges et s’adressaient aux citoyens et aux médias venant causer et débattre avec eux.

 

D’ailleurs voici quelques témoignages révélateurs. A ceux qui se méprennent de la raison d’être du Bardo I, lisez et jugez par vous-même.
 

 

Les garde-fous de la Révolution sur le pied de guerre

 

Seiffeddine El Gharbi, 22 ans (étudiant à l’Ecole des Beaux-arts de Tunis et membre de l’association Défi artistique, Citoyenneté et Démocratie)
Il était penché sur une banderole et en train de rédiger un message à côté duquel était dessiné le portrait du martyr Farhat Hached, nous l’avons abordé :
 

"Nous sommes là depuis une semaine. Nous avons installé nos tentes pour défendre la cause des habitants de tous les quartiers populaires, leur donner l’occasion d’être sur la scène publique après qu’ils aient été marginalisés durant l’ancienne dictature, celle "en marche" et que nous combattrons ! On en profite par le biais de ce sit-in pour dire que les arts exhortent les peuples vers le progrès et la vie digne. Nous avons été agressés à plusieurs reprises par des ados, "spectateurs de foot" et très très jeunes… Pourvu que l’on ne leur pourrisse pas les têtes…"

 
• Mohamed Ali El Mlayhi, 35 ans, chômeur, ville de Béjà, Nefza.
Nous nous sommes approchés de lui alors qu’il brandissait le slogan : "Employabilité, liberté et dignité citoyenne":
 

"On est un groupe de 80 personnes venus il y a deux jours pour revendiquer notre droit au travail. Nous faisions partie des sit-inneurs de la Kasbah I et II. Nos revendications sont les mêmes parce que presqu’un an après, rien n’a changé. Pis encore, le niveau de vie est précarisé alors que l’employabilité est inexistante !".

 
• Mohamed Saïdi, 28 ans, ville de Gafsa et appartenant aux militants du bassin minier.
 

"Nous sommes là depuis 13 jours pour dénoncer les fraudes qui ont eu lieu durant les concours lancés dernièrement pour intégrer le bassin minier de Gafsa. Il faudrait que ce nouveau gouvernement prenne en compte les cas sociaux et mettent en priorité les familles les plus démunies à Gafsa. J’ai fait partie des deux premiers sit-in de la Kasbah. Mais je vois que les choses ont beaucoup évolué. Les gens sont plus conscients qu’auparavant et les revendications sont les mêmes pour tous. Aujourd’hui, Bardo I montre l’exemple malgré tout ce qu’on dit sur nous. Nous crions toujours pour le droit au travail et à la vie digne. Je m’adresse à ceux qui prétendent que Bardo I est un sit-in politisé, je réponds : Détrompez-vous ! On vous manipule ! Nous sommes là et nous ne présentons aucun parti ni idéologie ni courant politique ou religieux !"

 
• Malek Magrni (Responsable de la commission communication du sit-in Bardo I), 28 ans, maîtrisard en Communication et chômeur, ville de Monastir)
 

"Le sit-in Bardo I est bien organisé malgré le manque de moyens, de ressources et de logistiques. Nous œuvrons depuis sept jours avec les moyens du bord et on attend le soutien de certains organismes. J’aimerais lancer un message à tous ceux qui veulent ternir l’image du sit-in : c’est honteux de dire ça de nous. On n’était un seul corps. Aujourd’hui, des forces occultes sèment la discorde et nous ont séparés en deux camps adverses qui se haïssent et se lancent des menaces. Nous sommes les mêmes personnes, vous pouvez vérifiez par vous-même la nature des gens qui sont là. Les mêmes têtes des Kasbah I et II. Ces gens qui sont là luttent depuis des générations, depuis la colonisation pour l’amour de cette patrie. Qu’on vienne aujourd’hui les taxer des " fils à papa " et de "koffars" c’est honteux !!".
Demain est un autre jour…
 

par Melek Lakdar  

 source africatime.com  (Le Temps Tn)

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 05:00

 

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, mercredi 07 décembre 2011 

ou

http://www.watchfomny.com/Video/Arabic/Radio-tunis/Radio-tunis.htm

 

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Interdiction définitive du FIS

PROJET DE LOI VISANT A DURCIR LES CONDITIONS DE CREATION DE PARTIS


L'APN est appelée à voter dès mardi une loi sur la création des partis que nombre de députés jugent taillée sur mesure pour permettre à l'administration de renforcer sa mainmise sur la vie politique.



Interdiction définitive du FIS
Le projet de loi, très attendu par une dizaine de formations en attente d'autorisation, entre dans le cadre des réformes décidées par la présidence de la République dans la foulée des révolutions arabes et des protestations qui ont émaillé l'Algérie durant l'année 2O11.Elle empêche aussi un retour sur la scène politique de l'ancien Front islamiste du Salut (FIS).Les nouveaux partis seront autorisés à tenir leurs congrès constitutifs après aval du ministère de l'Intérieur qui dispose d'un délai de 60 jours pour se prononcer sur la conformité de leurs déclarations constitutives, selon ce projet.
Lors des premiers débats sur ce texte, des députés ont réclamé la levée des contraintes administratives entravant l’agrément des partis: ils estiment suffisant une "simple déclaration" de création d'une formation politique. "La mission d’un parti consiste en la mise en œuvre de son programme et non de courir derrière l’administration pour obtenir son agrément", a lancé le député Mohamed Mahmoudi du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamique, membre de l'Alliance présidentielle).Plus d'une demi-douzaine de partis réclament leur agrément depuis que le pouvoir a décidé en 1989 du multipartisme. Mais la guerre civile et ses 200.000 morts provoqués par l'arrêt du processus électoral face à la menace d'un raz-de-marée du FIS aux législatives de 1992 a tout ralenti. 

Le projet comprend d'ailleurs un amendement interdisant aux ex-militants du FIS, dissous en 1992, de reconstituer un parti. Il écarte aussi les participants à des "actes terroristes" où à "toutes actions de violences visant les institutions de l'Etat". Il assure la "libre création d'un parti politique dans le cadre de la loi", sous réserve que cette liberté "ne soit pas détournée en vue de reconstituer un parti dissous", selon le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia. Pour nombre de députés islamistes, dont M. Mahmoudi, la loi "n'apporte rien de nouveau. Elle a été préparée juste pour empêcher le retour de l'ex-FIS". Mais son allié au sein de l'Alliance présidentielle et ancien parti unique, le Front de Libération nationale (FLN) juge l'avant-projet "conforme" aux réformes voulues par le président Abdelaziz Bouteflika."C'est un plus. Désormais l'administration est tenue de délivrer un accusé de réception aux partis après le dépôt du dossier d'agrément", a noté le porte-parole du FLN, Kassa Aïssi. Ce n'était pas le cas auparavant, ce qui retardait d'autant l'avancement des dossiers. 

Mohamed Meziani, du Parti des Travailleurs (PT, opposition) dénonce des "mesures non démocratiques" dans le projet telles "la dissolution d’un parti qui refuse de participer aux élections". 

Le Front national algérien (FNA, issu des Moudjahedine) veut une commission juridique indépendante pour "traiter des dossiers des partis politiques et non le ministère de l’Intérieur". La loi interdit les partis en contradiction avec "les valeurs de la révolution du 1er novembre 1954 (guerre d'indépendance contre la France: ndlr) et la morale islamique". Elle prohibe aussi les "langues étrangères" dans les activités des partis. Ce projet et les autres lois que le parlement doit adopter d'ici fin janvier pour sa dernière session suscitent de vives discussions. Certains les dénoncent comme un maquillage destiné à maintenir au pouvoir les acteurs en place depuis l'indépendance en 1962, ou leur clan. Parmi ces derniers, il y en a tout de même qui considèrent ces textes comme une menace pour leur position. Enfin d'autres jugent ces réformes au minimum "timides". 

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 Les députés algériens ont adopté mardi en début de soirée le nouveau projet de loi sur les partis politiques, empêchant le retour sur la scène politique du Front islamique du salut (FIS).

Le texte, adopté en application des réformes politiques promises en avril dernier par le président Abdelaziz Bouteflika, introduit plus de flexibilité dans la procédure de création de partis politiques. Il permettra à une dizaine de formations en attente d'un agrément d'être prochainement homologuées et donc de pouvoir participer aux prochaines législatives de mai 2012.

Mais la disposition politique phare de ce projet concerne l'interdiction à toutes les personnes impliquées dans les actes de terrorisme durant les années 90 de créer un parti politique ou même d'en être un simple membre.

"Il est interdit à toute personne responsable de l'exploitation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale" des années 90 de "fonder un parti politique ou de participer à sa création", stipule le texte. Il concerne en particulier les anciens cadres du FIS, parti islamiste radical dissous par la justice militaire en 1992 ainsi que ses militants encartés.

Abdelaziz Bouteflika leur avait donné l'espoir de pouvoir fonder une nouvelle formation politique qui récupérerait à la fois l'héritage idéologique ainsi que la base populaire de l'ex-FIS. Il ne se reconnaît pas dans les formations islamistes légales comme le MSP, NAHDA, El Islah qui sont actuellement représentées au Parlement.

Abassi Madani, numéro un de l'ex-FIS, qui vit en exil au Qatar, a dénoncé dans un communiqué la lois sur les partis politiques, estimant qu'elle viole les "les conventions internationales sur les droits politiques".

Le Front des forces socialistes du vieux militant nationaliste Hocine Ait Ahmed, qui vit en exil en Suisse, a également remis en cause mardi cette nouvelle loi, considérant qu'elle "impose l'hégémonie du ministère de l'intérieur sur la vie politique et empêche d'amorcer une dynamique de changement démocratique en Algérie". 

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L’Algérie se barricade contre les partis islamistes

Le gouvernement algérien a adopté mardi une nouvelle loi sur les partis visant à interdire le retour du Front islamique du salut sur la scène politique. Alors que le pouvoir annonce une réforme-clé, d’autres parlent d’une restriction du champ d’action de l’opposition.

Ils étaient 287 députés sur les 389 que compte l’Assemblée nationale algérienne à voter favorablement contre le retour de toute personne « responsable de l’exploitation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale de fonder un parti politique ou de participer à sa création ». En ligne de mire : le Front islamique du salut (FIS). Aujourd’hui dissous, le FIS est accusé d’avoir mené des actes de violences dans les années 1990. On parle alors de la "décennie noire" qui a fait 60 000 à 150 000 morts. Force est de constater que la majorité gouvernementale ne souhaite pas le retour du FIS. Un projet de loi voté dans la foulée après les victoires succinctes du parti Ennahda en Tunisie et du Parti Justice et Développement au Maroc. Alors qu’en Egypte, les Frères musulmans et les Salafistes ont remporté 42 sièges lors du premier tour des élections législatives, selon les résultats préliminaires annoncés mercredi par la presse locale.

Le projet de loi a principalement été soutenu par les partis nationalistes du Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), appuyé par le parti islamiste modéré du Mouvement de la société pour la paix (MSP). Les trois partis forment l’alliance présidentielle qui soutient le président Abdelaziz Bouteflika.

 

Une « réconciliation nationale » limitée

« La charte pour la paix et la réconciliation nationale », approuvée par référendum en 2005, est une aubaine pour les militants du FIS qui voient en cette mesure une opportunité de revenir doucement mais sûrement dans la politique. L’ordonnance d’application a permis la libération d’activistes islamistes et même d’anciens émirs des Groupes islamistes armés (GIA) et des membres du Groupe salafiste de prédication et de combat (GSPC). Les réformes politiques exprimées par le président Bouteflika lors de son discours du 15 avril 2011 ont par ailleurs été un grand espoir de retour en politique pour les anciens cadres du FIS. Raté. Le projet de loi sur les partis politiques, acté le 12 septembre par le Conseil des ministres, interdit formellement le retour du parti islamiste.

Cette décision a été critiqué par le chef historique du FIS dissous, Abassi Madani, réfugié à Doha, capitale du Qatar. D’après lui, cette loi va à l’encontre des « conventions internationales sur les droits politiques et civiques ». Dans un communiqué, il a appelé les partis algériens à la rejeter. La nouvelle loi laisse au ministère de l’Intérieur la décision de valider ou non toute nouvelle formation politique. Celui-ci a 60 jours pour se prononcer.

Le régime à pris la décision de choisir lui-même ses concurrents. En 1991, le FIS remportait les élections législatives en Algérie. Une onde de choc pour le gouvernement et l’Occident. Désormais, un barrage d’envergure empêche le FIS dissous de réitérer sa prouesse.

http://www.afrik.com/article24303.html

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 04:25

 

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, jeudi 08 décembre 2011 

 

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Les autorités devraient libérer le chroniqueur populaire du quotidien Al Massae  Version arabe


La peine purgée par Rachid Nini est en contradiction avec le respect des droits humains garanti en principe par la nouvelle constitution

2011 Morroco rachidniny

Rachid Nini

 

Les autorités marocaines devraient annuler la condamnation d’un journaliste qui purge une peine de prison d’un an pour avoir « outragé » des fonctionnaires publics et jeté le discrédit sur les tribunaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. L’emprisonnement de Rachid Nini contredit l’engagement des autorités marocaines à respecter la liberté d’expression, telle que proclamée dans la nouvelle constitution du pays, a déclaré Human Rights Watch.

Pour mettre à niveau ses lois avec la nouvelle constitution, le Maroc devrait également abolir celles qui criminalisent l’« outrage » à l’encontre de fonctionnaires ainsi que celles qui criminalisent la diffamation, notamment d’agents de l’État, a déclaré Human Rights Watch.

« Un des journalistes les plus connus du Maroc est derrière les barreaux à cause de ce qu’il a écrit sur des fonctionnaires et des institutions publiques », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « C’est tout simplement injuste – quoi qu’on pense de ses chroniques. »

Le 24 octobre 2011, la Cour d’appel de Casablanca a maintenu la peine de prison prononcée à l'encontre de Nini, dont la chronique dans le journal privé qu’il dirige, Al Massae (« Le soir »), est une des plus lues au Maroc.

La Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) a convoqué Nini pour l’interroger le 26 avril, le relâchant plus tard dans la journée. Le 28 avril, la police l’a convoqué à nouveau et a obtenu un mandat pour le placer en garde à vue pendant 96 heures. L’interrogatoire s’est concentré sur le contenu de ses chroniques dans Al Massae, selon le procès-verbal qu’il a signé et les déclarations de ses avocats.

Le 1er mai, les autorités ont déféré Nini devant le procureur de Casablanca, qui l’a informé qu’il était inculpé pour avoir « outragé » de fonctionnaires publics (article 263 du code pénal), accusé sans preuves des fonctionnaires de violer la loi (article 264), et insulté la justice, ou porté le discrédit sur ses jugements, ou tenté d’influencer les tribunaux (article 266).

Dès les premières étapes de l’affaire, le tribunal a rejeté les nombreuses demandes, déposées par les avocats de Nini, de mise en liberté provisoire en attendant un verdict définitif.

Le 9 juin, la Cour de première instance de Casablanca a déclaré Nini coupable des trois chefs d’accusation et l’a condamné à un an de prison assorti d’une amende de 1 000 dirhams (120 dollars US). Le verdict et la peine ont tous deux été confirmés en appel.

Le texte du jugement motivé du procès en première instance (affaire délictuelle 11/10/3245, jugement 4675) établit une liste de neuf chroniques de Nini, toutes publiées en mars ou avril 2011. Le verdict énonce que Nini a confirmé les avoir écrites. Pour sa défense, le chroniqueur a déclaré au tribunal que certaines des informations contenues dans les articles provenaient de sources crédibles dont il ne pouvait divulguer l’identité. D’autres passages, a-t-il déclaré, ne reflétaient que ses propres analyses et opinions sur des événements d’actualité. Nini a démenti devant le tribunal que ses écrits aient montré de la malveillance envers quiconque, du mépris pour les décisions des tribunaux ou encore une volonté de les influencer.

Parmi les chroniques de Nini mentionnées dans le verdict, l’une d’elles attaque Abdellatif Hammouchi pour avoir soi-disant abusé de son autorité en tant que chef de la Direction générale de surveillance du territoire (DGST), un service de renseignements bien connu sous son ancien nom, DST. La chronique, dont une traduction en français est disponible en ligne, est parue dans l’édition du 18 avril d'Al Massae, huit jours avant que la police ne convoque Nini. Le tribunal, dans son jugement, cite aussi un article dans lequel, déclare-t-il, Nini a accusé Hassan Aourid, sans avancer les preuves nécessaires, de s’être enrichi quand il était gouvernement de la région Meknès-Tafilalet.

La chronique quotidienne de Nini, « Chouf Tchouf » (« Regarde et vois » en dialecte), prend souvent pour cible ce qu’il voit comme des actes d’injustice, de la répression et de la corruption, et dont il tient responsables soit les autorités en général, soit des fonctionnaires ou des institutions en particulier. Les chroniques citées dans le jugement, par exemple, contenaient de nombreuses références à la torture, qu’il dit être pratiquée à Témara, dans des installations fréquemment pointées du doigt par les organisations de défense des droits humains comme le lieu d’interrogatoires abusifs, mais dont les autorités ont, de façon répétée, nié l’existence.

Nini, 41 ans, est détenu à la prison de Oukacha à Casablanca. Il n’a pas droit à du papier et du matériel pour écrire, a déclaré à Human Rights Watch un avocat de Casablanca, Reda Oulamine, qui lui a rendu visite le 30 novembre.

Tout pays a intérêt à prévoir des recours pour les personnes qui estiment qu’un organe de presse a porté atteinte à leur réputation, voire, dans certains cas, les a outragés. Toutefois, pour respecter à la fois cet intérêt et le bienfait public d’une liberté de presse, les allégations de diffamation, d’outrage ou d’insulte ne devraient pas être traitées comme des affaires criminelles. La diffamation devrait être jugée au civil, où les tribunaux peuvent imposer le paiement de dommages et intérêts ou bien proposer des excuses ou errata, plutôt que de prononcer des peines de prison et des amendes. Il faut particulièrement garantir la liberté d’exprimer des commentaires sur les fonctionnaires publics.

Pour mettre son code pénal à niveau avec les garanties en termes de liberté d’expression fournies par la nouvelle constitution et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que le Maroc a ratifié en 1979, le Maroc devrait éliminer les peines de prison comme punition des délits pour lesquels Nini est emprisonné, et cesser de criminaliser la diffamation, notamment de fonctionnaires, a déclaré Human Rights Watch.

« L’emprisonnement de Rachid Nini met en lumière la nécessité de combler le fossé qui existe entre la nouvelle constitution réformiste du Maroc et ses lois qui criminalisent le fait de s’exprimer », a déclaré Sarah Leah Whitson. « Le fait qu’il soit toujours en prison remet en question l’engagement du gouvernement à garantir la libre expression. »

Condamnations précédentes

Par le passé, Nini a déjà été reconnu coupable, pour ses écrits, de chefs d’accusation criminels. En mars 2008, la Cour de première instance de Rabat l’avait condamné pour une chronique où il décrivait « une fête de mariage gay » dans la ville de Ksar-el-Kebir, dans laquelle il écrivait que les homosexuels de la ville comptaient un procureur. Même si Nini ne nommait pas le magistrat, les quatre procureurs rattachés à Ksar-el-Kebir avaient déposé plainte pour diffamation, et le tribunal de Rabat lui avait infligé une amende de 6 millions de dirhams (720 000 dollars US). Il n’avait toujours pas payé l’amende au moment de son arrestation, trois ans plus tard.

Le 16 novembre 2009, la Cour de première instance de Casablanca avait condamné Nini et un de ses confrères du Masae à des peines de prison et des amendes pour voir publié un article, en août 2009, qui soi-disant contenait une « fausse information » sur l’implication d’un fonctionnaire de justice dans un réseau de trafic de drogue. Un jugement de cour d’appel en janvier 2010 a éliminé les peines de prison, mais maintenu les amendes de 20 000 dirhams contre les deux hommes (2 400 dollars US).


La nouvelle constitution

La constitution marocaine, adoptée par référendum le 1er juillet, contient une proclamation de la liberté de la presse, contrairement à la constitution précédente. L’article 28 énonce : « La liberté de la presse est garantie et ne peut être limitée par aucune forme de censure préalable. Tous ont le droit d'exprimer et de diffuser librement et dans les seules limites expressément prévues par la loi, les informations, les idées et les opinions ».

Le préambule de la nouvelle constitution établit que le Maroc s’engage à « accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes de sa législation nationale ».

 

Le code pénal marocain

L’article 263 pénalise « quiconque, dans l'intention de porter atteinte à leur honneur, leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l'exercice de leurs fonctions ou à l'occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire public, un commandant ou agent de la force publique… » L’article 264 établit que, « est considéré comme outrage et puni comme tel, le fait par une personne de dénoncer aux autorités publiques une infraction qu'elle sait ne pas avoir existé… » L’article 266 prévoit des peines pour les textes écrits avec l’intention de « faire pression sur les décisions des magistrats » ou « qui tendent à discréditer les décisions des tribunaux et à saper l’autorité ou l’indépendance judiciaire ».

 

Droit international

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, instance définie par traité qui fait autorité pour interpréter les devoirs des États selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, écrivait en 2011, au sujet de l’article 19 qui garantit le droit à la liberté et à une libre expression :

Les lois sur la diffamation doivent être conçues avec soin de façon à garantir (…) qu’elles ne servent pas, dans la pratique, à étouffer la liberté d’expression. (…). À tout le moins dans le cas des commentaires au sujet de figures publiques, il faudrait veiller à éviter de considérer comme une infraction pénale ou de rendre d’une autre manière contraires à la loi les déclarations fausses qui ont été publiées à tort, mais sans malveillance. Dans tous les cas, un intérêt public dans la question objet de la critique devrait être reconnu comme un argument en défense. (…). Les États parties devraient envisager de dépénaliser la diffamation et, dans tous les cas, l’application de la loi pénale devrait être circonscrite aux cas les plus graves et l’emprisonnement ne constitue jamais une peine appropriée. 

Human Rights Watch

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 03:19

 

Tunisie : suivre les débats de l’Assemblée Constituante à partir de 10H, jeudi 08 décembre 2011 

 

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Bachar al-Assad : "Il n'y a pas eu d'ordre demandant de tuer"

"Seul un fou" donnerait l'ordre de tuer les manifestants, 
tente de se dédouaner le président syrien dans une interview à ABCNews.

Bachar al-Assad face à la journaliste de ABCNews. (DR - ABCNews)Bachar al-Assad face à la journaliste de ABCNews. (DR - ABCNews)

 

 

Dans une interview à ABCNews qui doit être diffusée, mercredi 7 décembre, le président syrien Bachar al-Assad ose. 4.000 morts depuis le début du soulèvement en Syrie selon les Nations unis, une condamnation unanime de la communauté occidentale, de la Ligue arabe, des milliers de témoignages d'actes de tortures, d'arrestations d'enfants, mais il n'y est pour rien. Il dément avoir donné l'ordre de tuer des manifestants. "Nous ne tuons pas notre peuple... Aucun gouvernement ne tue son peuple à moins qu'il ne soit dirigé par un fou", a-t-il dit.

D'ailleurs, dit-il, la majorité des personnes tuées dans les affrontements sanglants sont des partisans de son régime dont plus 1.000 personnes appartenant aux forces de l'ordre.

 

"Je ne vous crois pas"

Face aux accusations de la journaliste qui l'interroge, il déclare : "Pour être franc avec vous, je ne vous crois pas". "Des terroristes liés à Al-Qaïda", "des extrémistes religieux", "des criminels" ont été coupables de violence mais pas ses troupes. Si quelques brebis égarées ont mal agi, elles ont été immédiatement sanctionnées, assure-t-il. "Il y a une différence entre une répression politique délibérée et quelques erreurs commises par certains responsables. Il y a une grande différence", a-t-il ajouté.

La mort dans des conditions violentes du petit Hamza de 13 ans ? Il répond que son régime est victime d'une propagande acharnée remettant en cause la véracité de cette information. "J'ai rencontré son père, le père de cet enfant et il m'a dit qu'il n'avait jamais subi les tortures que l'on a vu dans les médias".

 

"Je ne peux pas me sentir coupable"

Bachar al-Assad remet en cause aussi la légitimité de l'ONU, balayant d'un revers de main les sanctions prises à l'encontre de son pays. "Cela fait plus de 30 ans que nous sommes sous le coup de sanctions. Il n'y a rien de nouveau."

Seul aveu tout relatif : "Nous n'avons jamais dit que nous étions un pays démocratique. Mais nous nous sommes engagés dans la voie des réformes, surtout depuis neuf mois. Cela prend du temps".

"Je fais le maximum pour protéger mon peuple. Je ne peux pas me sentir coupable. On peut regretter les pertes humaines. Mais on ne peut pas se sentir coupable quand on ne tue pas les individus."

Défiance ? Provocation ? Les réactions dans le monde arabe à ces déclarations risquent de susciter un peu plus de colère.

 

"Pas dignes de foi"

La Maison Blanche a réagi en déclarant que les dénégations du président Bachar al-Assad sur sa responsabilité dans la répression en Syrie n'étaient "pas dignes de foi" et contredites par les observations de la communauté internationale. "Ce n'est tout simplement pas digne de foi", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, interrogé lors d'un point de presse sur des propos de Bachar Assad niant toute responsabilité dans la mort de milliers de manifestants dans son pays.

"Le monde entier est témoin de ce qui s'est passé en Syrie. Les Etats-Unis et de nombreux autres pays du monde qui se sont accordés pour condamner les violences atroces perpétrées en Syrie par le régime Assad savent exactement ce qui se produit (dans le pays) et qui en porte la responsabilité", a ajouté Jay Carney.

source tempsreel.nouvelobs

 

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الخارجية الامريكية تقول ان الاسد اما منفصل عن الواقع او مجنون


 

 

 

وصف الناطق باسم الخارجية الامريكية مارك تونر الرئيس السوري بشار الاسد بانه اما منفصل عن الواقع او مجنون.

وجاء موقف الخارجية الامريكية ردا على مقابلة اجرتها محطة اي بي سي الامريكية مع الاسد قال فيها بانه غير مسؤول عن قتل المئات من السوريين منذ اندلاع الاحتجاجات والمظاهرات المطالبة بتنحيه عن الحكم.

 

واضاف تونر ان الولايات المتحدة ترى ان الاسد فقد شرعيته وعليه التنحي.

كما فند البيت الابيض قول الرئيس الاسد بانه غير مسؤول عن اعمال القتل حيث قال الناطق باسم البيت الابيض جاي كارني ان انكار الرئيس السوري بشار الاسد بانه لم يصدر اوامر بقتل الاف المتظاهرين "يفتقر الى المصداقية".

واضاف ان "الولايات المتحدة وعددا من الدول الاخرى في العالم التي اجمعت على ادانة العنف الفظيع في سورية الذي ارتكبه نظام الاسد، تعرف بالضبط ما الذي يحدث ومن المسؤول عنه".

وكان الاسد قد قال في مقابلة نادرة له مع محطة تلفزيون امريكية منذ اندلاع الاحتجاجات في سورية إنه لم يصدر أوامر باستخدام العنف الدموي ضد المتظاهرين ضد نظام حكمه ولا يشعر بالذنب من جراء ما حصل.

وأضاف إن الجيش وقوى الأمن تتبع الحكومة وانه وأنه عمل ما بوسعه لحماية شعبه.

وقال لباربارا والترز مراسلة القناة إن "أي عمل وحشي ارتكب كان فعلا فرديا لا مؤسساتيا، هناك فرق بين وجود سياسة قمع وبين ارتكاب بعض المسؤولين اخطاء، والفرق شاسع بين الحالتين".

وقال ان معظم الذين قتلوا في الأحداث هم من المؤيدين له ومن قوات الجيش، وشكك في التقارير التي تتحدث عن القمع الوحشي للتظاهرات وأن قوات الأمن تجري عمليات اعتقال من منزل الى منزل تشمل حتى الأطفال.

وأصر الأسد على أن "عناصر إرهابية ومتطرفة دينيا" اندست بين المتظاهرين.

بشار الأسد خلال اللقاء

الاسد قال انه لا يشعر بالذنب


واعترف الأسد أن عناصر من الجيش "ذهبوا بعيدا" في سلوكهم، ولكنه قال انهم عوقبوا بسبب ذلك.

ونقلت ايه بي سي عن الاسد قوله "نحن لا نقتل شعبنا، ليس من حكومة في العالم تقتل شعبها، الا اذا كانت تحت قيادة شخص مجنون".

وشكك الرئيس السوري بمصداقية تقارير الأمم المتحدة التي تقول ان الحكومة السورية "ارتكبت جرائم ضد الإنسانية"، ووصف عضوية سورية في المنظمة الدولية بأنها "لعبة نلعبها".

وكانت الأمم المتحدة قد قدرت عدد القتلى الذين سقطوا جراء أحداث العنف في سورية بأنه تجاوز الأربعة آلاف.

وشكك الأسد أيضا في هذه التقديرات تحدث عن مقتل 1100 جندي وشرطي سوري.

وقال الرئيس السوري إن حكومته تمضى قدما في اصلاحات ولكنه قال صراحة "لم نقل ابدا اننا بلد ديمقراطي".

 

source .bbc.

 

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L'Autre Point de Vue

Une logique de la guerre froide

 

Syrie : une logique de la guerre froide

IRIB-Damas renoue avec la politique des alliances et tente de tirer les dividendes d’une crise qui menace d’embraser militairement la région, d’Israël à l’Afghanistan, en passant par le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Iran et les pétromonarchies du Golfe persique. Le risque de conflagration a jusqu’à présent dissuadé l’Otan, la Turquie et Israël d’intervenir militairement contre l’axe Damas-Téhéran allié au Hezbollah et au Hamas.

 

La Russie et la Chine ont pour leur part, réussi à neutraliser les démarches occidentales visant la Syrie et l’Iran au Conseil de sécurité. Le régime syrien semble loin d’être isolé.

Bien au contraire, le retrait états-unien d’Irak, perçu comme une défaite à Washington, risque de renforcer le front anti-US, dans la région. Face à cette perspective alarmante, les pays occidentaux et leurs alliés arabes espèrent renverser le régime syrien, perçu comme le « maillon faible » de cette coalition hostile. C’est ce qu’affirme le néoconservateur américain Elliott Abrams. « La fin du régime d’Assad représentera un grand gain pour les États-Unis », affirme-t-il dans la publication du Council on Foreign Relations d’octobre.

C’est dans cette optique que les pays arabes dirigés par le Qatar se lancent dans une course contre la montre en imposant des délais, des exigences et des sanctions, qu’aucune partie ne semble vouloir respecter, à commencer par la Ligue elle-même et l’opposition syrienne radicale, liée à l’Occident.

L’initiative arabe, qui prévoyait l’arrêt des violences et l’ouverture d’un dialogue entre le régime et l’opposition, est restée sans lendemain. L’armée syrienne multiplie les succès contre les enclaves rebelles, alimentées par un flot d’armes et d’argent en provenance des pays voisins. Le Conseil national syrien (CNS), par la voie de Borhane Ghalioun et ses alliés islamistes, ont rejeté le dialogue proposé par la Ligue, contrairement au pouvoir syrien. Plusieurs membres du Comité national pour le changement démocratique (CNCD, opposition de l’intérieur) ont, en revanche, accepté de dialoguer. En visite au siège de la Ligue arabe au Caire, une délégation syrienne regroupant des membres du CNCD et des opposants respectés dont Michel Kilo, Haitham Manaa et Fayez Sara a été violemment agressée par des partisans du CNS, qui appellent l’armée turque à envahir le nord de la Syrie afin de « démocratiser » le pays. C’est dans cet esprit que les partisans des Frères musulmans syriens ont agressé, le 20 novembre, une délégation d’acteurs et comédiens arabes en visite au Caire pour protester contre la suspension de la Syrie à la Ligue arabe.

Le secrétaire général des Frères musulmans syrien Riad Chakfi a appelé le 18 novembre l’armée turque à envahir le nord de la Syrie pour y établir une zone tampon, se basant sur l’identité sunnite de la Turquie, à laquelle s’identifie la confrérie.

Exorciser les illusions

L’Iran apparait comme le grand vainqueur en Irak et se prépare à combler le vide laissé par les GI’s. L’axe Damas-Téhéran, lié par des intérêts convergents avec la Russie et la Chine, fait front commun pour briser le monopole militaire et pétrolier états-unien dans le Golfe et dans la mer Caspienne, autour duquel Washington a établi des bases militaires. S’ajoute également aux yeux de la Russie, la menace turque, qui, depuis l’effondrement du bloc de l’Est en 1991, étend son influence politico-économique dans le Caucase russe, dans les États turcophones et islamiques de l’ex-Union Soviétique, en Asie centrale, ainsi qu’au Moyen-Orient et en Afrique du nord, sur les traces de l’empire ottomans, comme le rappelle Erdogan.

Cette perspective inquiète également la Chine, qui fait face à un mouvement islamiste sécessionniste. Depuis le début de la crise en Syrie, Damas et Moscou sont ouvertement opposés au gouvernement islamiste de Recep Tayyep Erdogan, qui espère reproduire son modèle de gouvernement islamique pro-occidental à Damas.

Dans son édition du 18 novembre, le journal gouvernemental turc Sabah révèle des plans militaires turcs pour l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne au nord de la Syrie, puis d’une zone tampon d’une profondeur de 5 km, allant jusqu’à la ville d’Alep à l’ouest, pour favoriser le déclenchement d’une guerre civile contre le pouvoir damascène.

La Syrie a immédiatement répliqué et lancé une opération militaire pour « exorciser les illusions », en établissant une zone militaire d’une profondeur de 20 km le long de la frontière turque. Damas joue également la carte kurde, susceptible de remettre en cause l’intégrité territoriale de la Turquie en cas de guerre.

À cela, s’ajoutent les déclarations des dirigeants iraniens, qui menacent d’allumer tous les fronts en cas d’attaque contre ses installations nucléaires et contre la Syrie. Téhéran et Moscou ont haussé le ton en expédiant des navires de guerre russes et iraniens aux larges des côtes syriennes, au moment où le président Assad se déclarait prêt à combattre.

Face à ce tableau tendu, les pays occidentaux et leurs alliés musulmans ne disposent d’aucun moyen pour renverser le pouvoir, à l’exception des sanctions politiques et économiques qui semblent loin de menacer la pérennité du régime.

Et même si la Ligue arabe maintien ses pressions sur le régime et transmettre le dossier syrien au Conseil de sécurité, on retournera dans la case de départ avec un double veto russo-chinois.

La situation en Syrie est devenue la ligne de fracture entre les deux camps rivaux au Liban, et quoi qu’ils en disent, tous deux attendent avec impatience l’issue du bras de fer qui se joue dans ce pays pour définir leur nouveau plan de campagne.

Selon des sources de la majorité parlementaire libanaise, la nouvelle échéance pour la Syrie est le début de l’année 2012. Le régime aura passé le cap le plus dur et les pressions internationales devraient alors baisser en intensité pour de multiples raisons. La plus importante consiste dans l’achèvement du retrait états-unien d’Irak, un départ qui ressemble de plus en plus à une défaite stratégique et qui permettra à l’Iran de se retrouver à la frontière de la Syrie via l’Irak, où la République islamique ne cesse d’augmenter son influence.

D’autres raisons sont liées à l’entrée des États-Unis dans une période préélectorale qui les empêche de prendre des décisions importantes à l’étranger. À partir du premier trimestre 2012, le monde devrait avoir d’autres priorités que la Syrie, notamment avec la crise économique grandissante dans la zone euro et dans le reste du monde.

Au cours des prochaines semaines, le régime syrien va donc subir le maximum de pressions. Mais de l’avis de nombreux observateurs, il y a très peu de risques que ce régime saute pour les raisons suivantes : le double veto russe et chinois le protège d’une résolution au Conseil de sécurité adoptant de nouvelles sanctions contre lui ou autorisant une action militaire, et l’équation établie par le secrétaire général du Hezbollah dans son dernier discours, qui annonce une guerre régionale en cas d’attaque contre la Syrie, le protège d’une action militaire de la Turquie.

source http://french.irib.i

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  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
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