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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 20:26

Les Brigades d’intervention de retour à Thala

http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2013/01/Selection_0311.jpg

Le 12 janvier 2011, les forces de police se sont retirés de la ville meurtrie de Thala dans le gouvernorat de Kasserine, après des confrontations face à la résistance farouche de la population qui s’est soulevée contre le régime de Ben Ali.

Les forces de la répression avaient coupée Thala du reste du pays depuis le début du mois de janvier 2011. Dans la nuit du samedi 8 janvier au dimanche 9 janvier 2011 ils ont assassiné Marwane Jomli, 20 ans, Ahmed Ben Ammar Boulaabi, 30 ans, Mohamed Omri, 17 ans, Nouri Boulaabi, 30 ans. Ensuite ils ont tué Ghassen Chniti et Ahmed Rtibi. Le 12 janvier 2011 les brigades d’intervention ont tué Wajdi Saihi avant de se retirer.

Depuis, la ville a établit un modèle d’auto-gestion semblable à ce que la ville de Redayef dans le bassin minier avait connu jusqu’à nos jours, du fait de l’abscence quasi-totale des institutions de l’Etat et de la police.

Les familles des martyrs de Thala, persévères et sont déterminées à connaître la vérité et à ce que la justice soit faite. Notamment Issam Omri, le frère du martyr Mohamed Omri, qui demande lui aussi à connaître la vérité.

Issam Omri a récupèré, avec les jeunes révolutionnaires de Thala, un document dans le poste de police de la ville en flammes le 12 janvier 2011. Ce document cite les responsables des brigades d’intervention qui ont été déployés à Thala en donnant leurs noms, grades et numéros de telephone.

Issam Omri avait témpoigné de menaces recues de la part l’ex-directeur des brigades d’intervention le Colonel Moncef Laajimi. Issam avait été arrété dans une opération policière suspecte au cours du mois de septembre 2011 à Tunis. L’idée planait alors que le colonel Laajimi, qui était encore directeur général des brigades d’interventions, était à l’origine de l’arrestation.

Issam Omri s’est montré intransigant et ferme dans sa quête de la justice et de la vérité concernant l’assassinat de son frère.

Une vidéo filmée hier soir à Thala, nous a été envoyée par Jaber Omri. Les scènes montrent la maison de la famille du martyr Mohamed Omri, après que plus de 20 policiers des brigades d’intervention y aient fait irruption vers 3h du matin en lançant des bombes lacrymogènes. Ils auraient aggréssé la soeur du martyr, Hajer Omri et auraient ensuite arrêté ses 3 frères : Issam, Ahmed et Khaled Omri. Ils les auraient sortis nus de chez eux. La vidéo montre aussi les dommages causés dans une maison voisine, suite à une irruption des policiers qui y auraient lancé du gaz lacrymogène et auraient piétiné un bébé d’après les témoignages des voisins. nawaat

 

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Le régime islamiste se venge des familles des martyres de Thala, la ville qui a osé  dire NON à Ben Ali et  aux nahdhaouis

 

 
 
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Les forces de sécurité à Thala ont arrêté, ce mercredi à l’aube, les trois frères de Mohamed Amri, un des martyrs du 14 janvier 2011. Une arrestation contestée par leur avocat Charfeddine Kellil.

En réponse, le porte-parole du ministère de l’intérieur, Khaled Tarrouche a indiqué que cette arrestation a eu lieu conformément à la loi et suite à l’autorisation du procureur général.

Il a précisé que les trois frères ont été arrêtés sur fond de leur implication dans une attaque contre un poste de police à Thala le soir du réveillon. une attaque contre un poste de police à Tala le soir du réveillon.tunisienumerique

 

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Agression de la sœur du martyr Mohamed Omri et arrestation de ses frères

Les forces de sécurité de la région de Thala ont effectué une descente au domicile du martyr de la révolution Mohamed Omri, dans la nuit de mardi à mercredi et plus précisément vers 3h du matin.

 

Kasserine : Agression de la sœur du martyr Mohamed Omri et arrestation de ses frères

Les forces de sécurité ont procédé à l’arrestation des 3 frères du martyr Mohamed Omri, qui sont suspectés d’avoir agressé un agent de police.

Une vidéo diffusée par site Naawat montre que le domicile du martyr Mohamed Omri a été saccagé et que la sœur de ce dernier a été violemment agressée. tuniscope.

 

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Kasserine : la semaine de la colère !

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 Kasserine annonce une semaine “de la colère”

http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/gasserine1.jpg

Les kasserinois se préparent à vivre la ” Semaine de la colère ” du 1er au 8 janvier 2013, nous a rapporté le correspondant de “Tunisie Numerique” présent sur place.

Quelques jeunes habitants de la région ont brulé des pneus ce matin au quartier Azzouhour bloquant ainsi la circulation, a ajouté notre correspondant.

Les habitants de la région entendent à travers ces manifestations pacifiques réclamer leur droit à l’emploi et au développement et protester  contre la marginalisation et les promesses non tenues. tunisienumerique

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 02:11

En hommage à l'homme et à son fils ...

 

Une absence remarquée de la classe politique tunisienne aux funérailles du militant et politique Tarak Mekki. Cela dénote le degré de la conscience humaine (et même nationale) des politiques tunisiens. Quel déshonneur ! 

 

 Les funérailles de Tarak Mekki


 Tarek Mekki, le 13 janvier 2011 de Montréal
Dernière apparition publique de Tarek Mekki
 

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Décès de Tarek Mekki, SG du parti deuxième République

Tarek MekkiL'activiste politique et Secrétaire Général du parti deuxième République, Tarek Mekki, (54ans) est décédé ce lundi 31 décembre à l’aube à Hammamet  des suites d’une crise cardiaque, selon des  sources médiatiques concordantes. Tarek Mekki a commencé à se faire connaître bien avant le 14 janvier 2011 à travers ses vidéos sur Facebook, où il appelait à la chute de Ben Ali et prônait l’instauration d’une deuxième république. il  est revenu le 23 janvier 2011 en Tunisie, après quelques années passées au Canada.

Dans une interview qu’il a accordée à Gnet en avril 2011, il s’est dit opposé à l’élection d’une assemblée constituante qui va nous mener, selon ses dires, "droit dans le mur". 

Sur sa fibre politique, le défunt dit qu’il l’avait depuis longtemps. "Je suis issu d’une famille tunisienne normale qui considère que la politique est pour les autres, et non pour nous. Nous faisions partie de la majorité silencieuse. Personnellement, je n’étais pas d’accord. J’ai toujours appelé à la destitution de Ben Ali, un chef de mafia et un gangster avec qui, il n’y avait aucune négociation possible".

S’agissant de son souhait maintes fois exprimé de devenir président de la République, il souligne : "C’est ce que les gens ont retenu, mais je ne me réveille pas le matin en pensant à cela. Ce n’est pas une obsession chez moi. Si je ne suis pas élu Président un jour, je ne vais pas m’arrêter de respirer ou de sourire. Moi, je cherche à désacraliser cette fonction, ce n’est pas une fin en soi".  gnet.tn/revue-de-presse

 

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 06:19

Olfa Riahi appelle à l’ouverture d’une enquête à défaut elle portera plainte elle-même”

“La bloggeuse Olfa Riahi est décidée à poursuivre ses démarches concernant ce qu’elle a qualifié ‘’d'éventuelles malversations de l'actuel ministre des affaires étrangères Rafik Abdesslem’’ au cours de l’émission ‘’Labès’’, en annonçant ce dimanche 30 décembre sur sa page Facebook, qu'elle compte porter plainte auprès du procureur de la République si une enquête n'est pas ouverte d'ici le 7 janvier 2013.

"Si les autorités judiciaires ou administratives concernées n'entreprennent pas les mesures nécessaires à l'ouverture d'une instruction concernant l'authenticité des informations que j'ai révélé à l'opinion publique, et ce dans un délai ne dépassant pas le lundi 7 janvier 2013, je déposerai une plainte auprès du procureur de la République à cet effet. Tout citoyen tunisien souhaitant signer la plainte est le bienvenu" a-t'elle écrit.” tunivisions.net


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Création d'une page Facebook «Je soutiens Olfa Riahi»

 

 

Tunisie : Création d'une page Facebook «Je soutiens Olfa Riahi»Lancée dimanche, la page Facebook «Je soutiens Olfa Riahi» a compté, en quelques heures, 1200 fans. Comme son nom l'indique, cette page est ouverte à tous ceux qui soutiennent la célèbre blogueuse qui a révélé l'«affaire du Sheraton».

 Alors que des pages Facebook administrées par des proches d'Ennahdha tempêtent contre la blogueuse en la traitant de tous les noms, exhibant sa vie privée dans des vidéos et montant de toutes pièces des histoires à propos d'Olfa Riahi, l'empêcheuse de tourner en rond, des citoyens croient fermement en la sincérité de la blogueuse qui a fourré son nez dans les habitudes du ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem. Ils ont créé, à cet effet, une page de soutien à Olfa Riahi. kapitalis

 

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 Révélations sur le don chinois versé aux Affaires étrangères

Le fameux « Sheratongate » a fait la Une de toute la presse tunisienne et a fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux. Le ministre des Affaires étrangères est accusé de gaspiller l’argent public à la lumière de documents révélés par la blogueuse Olfa Riahi. Ceux-ci feraient état du versement d’un don d'un million et demi de dinars de la République Populaire de Chine sur le compte du ministère des Affaires étrangères. Riahi a par ailleurs demandé l’ouverture d’une enquête sur cette transaction qui apparaît comme irrégulière puisque tout don doit être viré à la Trésorerie générale avant de pouvoir atterrir sur le compte d'un ministère.

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hicham Bayoudh, a voulu lever les doutes sur ce don qui a atterri sur le compte du ministère, en affirmant à Radio Kalima : « Nous avons informé le ministère des Finances de l’existence de ce don et nous lui avons demandé de le déposer sur le compte de notre ministère ».

Pourtant, cette déclaration contredit un des documents publiés en ligne lorsque l’affaire a éclaté. Voici en effet le texte de ce qui a toutes les apparences d'une authentique correspondance du ministère des Finances au ministère des Affaires étrangères. Datée du 25 octobre 2012, la lettre demande le virement du don de la Chine à la Trésorerie générale :

«  Nous avons l’honneur de vous informer que le montant du don accordé par la République Populaire de Chine pour soutenir le budget de l’État doit être versé à ce numéro de compte courant du Trésor auprès de la Banque Centrale de Tunisie : 000380004050000000-40. Dans ce sens, nous vous prions de permettre à vos services concernés de prendre les mesures nécessaires pour transférer le montant du don, estimé à 1 million de dinars, au compte courant du Trésor cité plus haut, et ce dans les plus brefs délais ».

La correspondance est signée par le secrétaire général aux Finances, Selim Besbes, qui était ministre des Finances par intérim au moment des faits. Radio Kalima a donc pris contact avec lui ce 31 décembre : il a déclaré que le ministère des Finances avait été informé de ce don attribué par la Chine au ministère des Affaires étrangères dans le cadre de l’organisation de conférences et de formation. Il a ajouté que les Affaires étrangères avaient été également informées, via la correspondance en question, de la nécessité de transférer ce montant au compte de la Trésorerie générale.

L’ancien ministre par intérim a précisé que dans ce genre de situation, le ministère des Finances était informé en premier lieu pour que le don soit viré au compte de la Trésorerie générale avant que se coordonnent le ministère concerné et celui des Finances pour effectuer les dernières procédures concernant les raisons de ce don. 

Donc selon Selim Besbes, quelle que soit la nature de l’argent public, don, crédit ou prêt, il doit obligatoirement passer par la Trésorerie générale avant d'être transféré vers les comptes communs. Pourquoi donc le ministère des Affaires étrangères n’a-t-il pas jugé nécessaire de répondre, depuis le 25 octobre, à la correspondance du ministère des Finances concernant le transfert du montant au compte de la Trésorerie ? Et pourquoi, en premier lieu, la partie chinoise avait-elle reçu le numéro de compte du ministère des Affaires étrangères, et non pas celui de la Trésorerie ? kalima-tunisie

 

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Affaire du million de dollars chinois au ministère des Affaires étrangères. La BCT dément l’avocat. Que cache cette affaire ? 

 

L’affaire du ministre des Affaires étrangères tunisien, Rafik Abdessalem, fait encore des vagues dans les milieux politico-financiers et bientôt judiciaires en Tunisie.

 Après l’affaire personnelle, appelée par certains médias le «SheratonGate », du nom de l’hôtel où il séjournait, la blogeuse Olfa Riahi avait évoqué l’existence d’un compte au nom du ministère des Affaires étrangères, auprès la banque STB et qui aurait été crédité de la somme d’un millions UDS.

A entendre, cependant, l’avocat Fethi Layouni, la partie défenderesse du ministre et du ministère, invité par Zitouna TV du fils du ministre Moncef Ben Salem, il s’agirait d’un don du gouvernement chinois, remis en cachette à la Tunisie pour l’aider lors de l’organisation du sommet sino-arabe [Pékin 269 au 31 mai 2012].

Dans cette déclaration où on a surtout entendu le nombre incroyable d’articles de loi par lesquels seront jugés la blogeuse et l’hôtel tunisien, il est répondu que cette somme de 1 MUSD a été versée dans un compte ouvert à la Banque Centrale de Tunisie où l’argent existe toujours. Toujours tremblant de peur d’accompagner Olfa Riahi en prison pour une longue période, comme l’avocat Layouni en brandit la menace, nous faisons tout de même ces remarques :

 - Sans vouloir remettre en cause les déclarations de l’avocat (il serait capable de nous envoyer en prison avec Olfa Riahi), nous sommes en droit de nous poser la question de savoir comment a été dépensé ce 1 million USD (1,553 MDT) qui fait maintenant scandale ?

De plus, pourquoi la Chine, gouvernement oligarchique et qui n’a de compte à rendre à personne, chercherait-il à cacher ce don ? Pour ne pas avoir à en donner de pareil à d’autres pays amis, répond l’avocat Layouni. Cela est-il vrai pour un pays qui en donne tant pour les pays africains où il prend de plus en plus pied ?

Pourquoi ne pas publier, maintenant que le don est du domaine public, le contenu de cet accord pour respecter la sacro-sainte règle de la transparence ?

- Un compte, au nom du ministère des Affaires étrangères tunisien, est bien ouvert à la STB, nous en avons vérifié l’existence auprès de l’établissement concerné. Ce dernier a cependant refusé de nous en dire plus, secret bancaire oblige. Le ministère a-t-il le droit d’ouvrir un tel compte ? Certains trouvent l’ouverture de comptes commerciaux auprès des banques de la place, chose normale et font état de l’existence de tels comptes d’autres ministères, comme celui de l’intérieur.

Plusieurs spécialistes des finances publiques tunisiennes que nous avons pu contacter, soulignent tous, cependant, que le ministère n’a pas qualité juridique (qualité morale ou physique) à ouvrir un compte commercial, à moins qu’il passe par le Trésor et soit ouvert au nom d’un projet ou d’une manifestation bien déterminés.

Dans ce cas, soulignent les connaisseurs des mécanismes du ministère des finances, il devrait être clos, une fois le projet ou la manifestation terminés. On comprendrait, alors, la lettre émanant du ministère des Finances et rapportée par la blogeuse, demandant au ministre, qui serait l’ordonnateur de dépenses dans le cas d’un tel compte, de rendre l’argent au Trésor.

D’autres insistent pour dire qu’il faut, dans ce cas, ouvrir un «fond de concours » qui permettrait de budgétiser ce don et le verser dans le trésor public. Dans toute cette affaire, il y a manifestement quelque chose qui n’a pas été faite dans les règles de l’art. Est-ce de la mauvaise gestion ou de simples procédures de comptabilité qui n’ont pas été respectées ?

 - «Le ministre a donné instruction à la direction financière du ministère des Affaires étrangères qui a pris contact avec la BCT et ouvert un compte, sous l’appellation de compte d’organisation des manifestation internationales en Tunisie, compte dans lequel a été versée la donation de 1 MUSD au profit du ministère des Affaires étrangères ». C’est ce qu’a intégralement dit l’avocat Layouni dans la vidéo de Zitouna TV qui est affichée sur la page Facebook du ministère.

Contacté par nos soins, le vice-gouverneur de la BCT, a formellement démenti l’existence d’un tel compte et d’un tel versement. «Nous n’avons aucun lien avec cette affaire. Nous n’avons pas de compte et nous n’avons pas vu le chèque», précise, de manière catégorique, Mohamed Rekik qui ajoute qu’il n’existe même pas de compte satellite, relié au ministère des Affaires étrangère, dans le compte du trésor public ouvert auprès de la BCT, comme l’y oblige le règlement.

Où est donc passé le million de dollars et pourquoi l’avocat tient-il à affirmer le contraire ? Pourquoi occulte-t-il de parler du compte ouvert à la STB, de son contenu et de sa régularité ? Que cache, réellement, cette affaire et pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas enquêté sur le dossier et tenu conférence de presse pour s’en expliquer, avant de prendre position, solidaire de Rafik Abdessalem ?

Mystère et boule de gomme, comme tout ce que fait le Gouvernement d’Ennahdha depuis qu’il s’est emparé de tous les pouvoirsafricanmanager.com

 

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Manar Skandrani, conseiller politique du ministre des Affaires étrangères

 

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 ABDELWAHEB EL HÉNI : ''L'HISTOIRE DU SHERATON EST UNE HONTE'' 

Abdelwaheb El Héni président du parti Al Majd était l'invité de Boubaker dans le dernier numéro de A la Page de l'année 2012 et est revenu sur plusieurs affaires qui ont fait l'actualité en 2012. Parmi ces affaires, celle du Sheraton et qui implique le ministre des affaires étrangères Rafik Abdesslam.

Pour Abdelwaheb El Héni, cette affaire est une honte pour la diplomatie tunisienne et remet en doute toutes les institutions de l'état. cliquer pour écouter

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 05:59

Rassemblement de Solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli et pour la Défense des Libertés Publiques et Académiques

 

Jeudi 3 janvier 2013 à 9 heures du matin  devant le Tribunal de Première Instance de la Manouba

 

 

 

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Nouvelle mobilisation de solidarité avec le Doyen Kazdaghli

 

Le procès du Doyen Habib Kazdaghli reprendra le jeudi 3 janvier 2013 et avec lui le travail de Sisyphe des syndicalistes tunisiens, des militants de la société civile et des instances académiques plus que jamais solidaires de cet universitaire, devenu depuis une année un emblème de la défense des libertés académiques, et plus que jamais déterminés à faire partager à l’opinion publique  et au  monde entier leur conviction qu’il est innocent, que sa mise en examen est inique et qu’elle vise à éliminer de la scène universitaire, surtout après la requalification des charges retenues contre lui, un farouche défenseur des valeurs académiques et de toutes les libertés. De fait, les responsables universitaires syndicaux et les militants associatifs n’ont pas chômé pendant ces vacances scolaires pour reprendre la mobilisation et préparer de nouvelles actions de solidarité avec le doyen de la FLAHM.

La solidarité des doyens des institutions des lettres et des sciences humaines

 La première réaction est venue de la conférence périodique des doyens des facultés de lettres et sciences humaines du pays. Ces derniers, réunis à Sousse le 19 décembre 2012, expriment, dans une déclaration publiée par l’Agence TAP le 28 décembre 2012, « leur confiance dans l’indépendance de la justice » mais aussi leur inquiétude devant les tentatives « d’instrumentalisation politique » de l’affaire de leur collègue Habib Kazdaghli et considèrent que la longueur du procès, qui traîne et se poursuit même après l’achèvement du premier semestre de l’année universitaire, constitue « une menace flagrante pour l’exercice des libertés  académiques et une atteinte délibérée à l’autorité décanale qui représente l’éminent prestige de l’université et des universitaires ».  Ils déplorent l’ambiance délétère dans laquelle ils travaillent et qui est caractérisée, en général, par la violence et le désordre provoqués par certaines parties estudiantines rebelles au respect du règlement intérieur et des directives émanant des conseils scientifiques. Ils mettent l’accent en particulier, sur « les pressions et les violences perpétrées par des groupes d'extrémistes religieux tout au long de l'année dernière à l'encontre des enseignants, du doyen et des étudiants de la faculté des lettres de la Manouba ». Ils rappellent «  l’impossibilité dans laquelle ils se trouvent de poursuivre leur travail dans des conditions pareilles qui dilapident leur énergie et qui s’accompagnent de menaces quotidiennes pour leurs vies et leur sécurité personnelle » d’autant que leurs doléances ne trouvent pas d’écho auprès du ministère qui refuse «d'engager un dialogue véritable et une réflexion concernant les difficultés rencontrées ».

La mobilisation du milieu associatif

Le bureau élargi de l’Association tunisienne des valeurs universitaires (ATDVU) qui comprend, outre les membres du bureau de l’association, les représentants des associations et organisations concernées par la défense de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques et particulièrement le Forum universitaire tunisien (FUT), l’Observatoire des libertés académiques, l’association de défense des libertés académiques et de la création, réuni le 20 décembre 2012 pour préparer la mobilisation en prévision de l’audience du 3 janvier 2013, a publié un manifeste rapidement relayé par le tissu associatif et adopté par la coalition des ONG, parrainée par la LTDH. Les associations signataires de la déclaration ( une ciquantaine) réaffirment «que l’obstination à traduire le Doyen devant le tribunal constitue une tentative désespérée d’instrumentalisation de la justice par des parties à l’intérieur et à l’extérieur du pouvoir pour porter atteinte à l’inviolabilité de l’université et outrepasser les organes de direction élus et porter atteinte aux libertés académiques et aux libertés publiques » et ajoutent que « cet entêtement fait partie d’un plan orchestré pour mettre au pas les intellectuels, les journalistes, les artistes, et constitue un prélude pour ouvrir la voie au contrôle de la société tunisienne et imposer un projet de société totalitaire ».

Le pouvoir exécutif dominé par Ennadha est en effet devenu depuis quelque temps, du point de vue du milieu associatif et des acteurs politiques démocrates, l’ogre prêt à tout pour dévorer la magistrature en vue de réprimer toute volonté d’autonomie et d’indépendance et d’étouffer toutes les libertés pour imposer un projet de société rétrograde et installer à court ou à moyen terme un régime dictatorial.

Habib Kazdaghli, Sami Fehri, les artistes d’El Abdellia ou le combat pour les libertés et l’indépendance de la justice

On peut citer, à l’appui de cette thèse, tous les procès et les poursuites qui ont ciblé  les défenseurs des libertés dans notre pays et qui ont défrayé la chronique et fait couler beaucoup d’encre : l’affaire Persépolis en novembre 2011, le procès Kazdaghli et les assignations en justice des artistes d’El Abdellia et, cerise sur le gâteau et tragique cadeau de fin d’année offert aux Tunisiens, l’affaire Sami Fehri, directeur de  la chaîne de télévision privée Attounsia, en détention illégale malgré la décision de la plus haute juridiction de Tunisie de casser sa mise en examen et le mandat de dépôt prononcé contre lui, entré dans une grève de la faim sauvage en raison de la décision arbitraire prise par les autorités de ne pas le libérer et admis depuis deux jours dans une unité de soins intensifs à cause de la dégradation de son état de santé.

Suspecté de contribution aux pertes financières de l’Établissement de la télévision tunisienne, en tant qu’associé, dans la société de production télévisuelle Cactus de Belhassen Trabelsi, gendre de Ben Ali, il  n’a été inculpé et arrêté qu’après  la diffusion sur sa chaîne d’une émission  de guignols fort réussie et ayant crevé l’audimat nommée « La Logique politique », tournant en dérision les dirigeants politiques du pays. C’est pourquoi plusieurs observateurs estiment que la raison véritable de son arrestation puis du maintien de la décision arbitraire de le garder en prison  est l’exercice de son droit à la liberté d’expression qu’il est en train de défendre au prix de sa vie.

Conscients dès lors que c’est l’avenir du processus démocratique qui se joue aujourd’hui en Tunisie , les associations, dont l’Observatoire des libertés académiques dépendant de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  ne lâchent pas prise et  appellent « les universitaires et toutes les forces de la société civile et démocratique à un nouveau rassemblement le jeudi 3 janvier 2013 à 9 heures du matin devant le Tribunal de première instance de la Manouba pour exprimer leur solidarité avec le Doyen, les intellectuels, les journalistes et les créateurs qui ont fait l’objet dans la dernière période d’actes de violence, d’intimidation et de traduction devant la justice, à l’image de ce qui s’est passé pour l’universitaire et artiste plasticienne Nadia Jelassi et pour réitérer leur attachement aux libertés académiques, aux valeurs universitaires et à la liberté d’expression et  de création ». 

La solidarité syndicale

Le bureau syndical de la FLAHM  a appelé lui aussi, dans un communiqué diffusé le 28 décembre 2012, à un rassemblement, le même jour à la même heure et pour les mêmes raisons. 

La FGESRS, dont quelques sections ont observé un mouvement de débrayage de deux heures largement suivi à l’occasion de l’audience du 22 novembre 2012, qui a constamment apporté son soutien au doyen de la FLAHM et qui a mobilisé les universitaires depuis le début de la crise du niqab autour de la défense des valeurs universitaires s’est, de nouveau, engagée  dans la bataille. Elle a annoncé la tenue d’une conférence de presse, qu’elle organisera conjointement avec le bureau exécutif de l’UGTT, le mercredi 2 janvier 2013 à partir de 14 heures au siège de la centrale syndicale.

Dans un communiqué de presse publié le 25 décembre 2012, son secrétaire général, Houcine Boujarra, convie les universitaires et les acteurs de la société civile à participer à cette rencontre avec les médias pour « dénoncer le procès inique intenté au doyen de la FLAHM et tous les procès en vertu desquels des universitaires syndicalistes ont été traduits devant la justice et pour défendre la libre parole, les libertés académiques et l’autonomie de l’université tunisienne ». La FGESRS et ses sections de base n’ont pas recouru à la grève générale, pourtant envisagée par certains militants de base comme une action possible lors de l’assemblée générale du 22 novembre 2012, pour ne pas perturber le déroulement des examens semestriels qui commencent le 3 janvier 2013 dans plusieurs établissements.

Outre le soutien à Habib Kazdaghli et aux défenseurs des libertés, le dénominateur commun de toutes ces initiatives et prises de positions est de dénoncer la tendance hégémonique du pouvoir exécutif et de saluer les aspirations et le combat des magistrats tunisiens, à travers leur association et leur syndicat, pour l’indépendance de la justice et l’élection d’un Conseil de l’Ordre des magistrats autonome et représentatif. C’est dans ce sens que les associations signataires de l’appel à un rassemblement de solidarité « réitèrent leur appui aux magistrats qui militent pour résister aux différentes formes de pression exercées à leur encontre par plusieurs parties pendant cette période transitoire pour les détourner de l’administration d’une justice équitable et de la préservation de l’institution judiciaire contre toute ingérence et sont certaines de la capacité des magistrats tunisiens à résister à toutes les tentatives d’instrumentalisation » et que le syndicat de la FLAHM précise que l’un des objectifs du rassemblement « est la revendication d’un pouvoir judiciaire indépendant » selon les termes du communiqué susmentionné.

Du coup le rassemblement du  3 janvier, comme ceux qui l’ont précédé, ne doit pas être pris, comme veulent le faire accroire des commentaires tendancieux, pour une remise en cause de l’honnêteté des juges mais pour une riposte de la société civile et des syndicats à la volonté de mainmise  du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire.

Soutien de l’Université du Mirail Toulouse, du groupe CRC de la ville de Toulouse  et de l’Université libre de Bruxelles

La conférence de presse de la FGESRS, qui sera suivi d’un séminaire sur les libertés académiques, verra la participation d’une forte délégation toulousaine. Ce groupe est d’abord composé de responsables à la fois académiques et syndicaux. Ils représentent en même temps l’Université du Mirail Toulouse – qui s’est distingué en envoyant, chaque fois, à l’occasion des précédentes audiences, des messages de solidarité et dont les professeurs ont organisé, à la fin du mois de novembre 2012, une manifestation de soutien au doyen de la FLAHM devant le Consulat général de Tunisie à Toulouse – et le SNESUP.

Les autres membres de la délégation sont des élus municipaux toulousains appartenant au groupe des élus communistes, républicains et citoyens. Xavier Lambert, membre du bureau national du SNESUP et Alet Valero, membre de son bureau toulousain ainsi que Jean Marc Barés, adjoint au maire de la ville de Toulouse et Chloé Rigal, conseillère déléguée à l’action en faveur des jeunes publics « viendront exprimer leur soutien lors de son procès» au doyen de la FLAHM .

Dans un communiqué daté du 28 décembre 2012, intitulé, à juste titre, Soutien aux démocrates tunisiens, Pierre Lacaze , président du groupe des élus communistes, républicains et citoyens de la ville de Toulouse  ne manque pas de souligner le lien entre le combat mené par le doyen de la FLAHM et « les multiples atteintes aux droits politiques et les multiples atteintes aux droits sociaux et démocratiques du fait de ligues qui partout dans le pays suscitent de nombreux incidents violents, notamment l’attaque des locaux syndicaux sans que le pouvoir islamiste en place n’exerce de véritables pressions sur eux ». Il fait également part de l’ engagement des élus du groupe CRC de la ville de Toulouse à continuer à exprimer leur soutien « jusqu’à ce que justice soit rendu au doyen de l’université » et « à poursuivre leurs actions contre les atteintes à la démocratie en Tunisie », confirmant par là même que le les universitaires,  les journalistes, les artistes, les syndicalistes, les acteurs de la société civile et les démocrates tunisiens se battent, chacun dans sa sphère,  pour faire avorter le projet liberticide des ennemis de la démocratie. 

Mais si la venue de la délégation toulousaine était programmée  depuis le mois de novembre 2012, celle de la délégation de l’Université libre de Bruxelles constitue une belle surprise fort appréciée par les universitaires et les militants associatifs qui ont connu ses membres lors de leur dernier séjour en Tunisie, au moment de l’audience du 25 octobre 2012 et qui ont été séduits par leur générosité.

La vice-rectrice, Annémie Schaus, le Professeur Jean Philippe Schreiber et l’avocate pénaliste Michèle Hirsh seront présents au procès. Son compatriote et confrère, Laurent Philippe, en habitué des rassemblements de solidarité avec le doyen de la FLAHM, sera lui aussi, mais comme franc-tireur, un observateur du procès. La Fédération internationale des droits de l’homme, toujours présente, déléguera cette fois-ci l'historienne Sophie Bessis ainsi que l’avocate Marie Guiraud.

L’Association des Tunisiens en France et La Fédération tunisienne pour une citoyenneté des deux rives, elles aussi fidèles au rendez-vous, enverront en mission d’observation judiciaire, respectivement Maître Naceur Khémiri et Maître Bardi. Des représentants des ambassades de l’Union européenne, de la  Suisse et de l’Autriche sont attendus. Des initiatives similaires ont été prises lors des audiences précédentes par des membres du corps diplomatique d’autres ambassades européennes, à l’instar de celle de la France. Ces derniers ont toujours pris soin de préciser que leur présence au procès ne devait pas être perçue comme une ingérence dans les affaires tunisiennes mais comme un soutien au processus démocratique encore balbutiant en Tunisie.

La quatrième, et en principe, dernière audience, sera consacrée au réquisitoire du ministère public et aux plaidoiries des avocats avant la proclamation du verdict. Les militants syndicaux et associatifs sont persuadés que ce sont les faits contrôlés, les choses examinées qui formeront la conviction des juges et non la conviction tenace et irréfutable, parce que partisane qui déforme les faits et les choses. La tournure factuelle prise par le procès, la conduite des dernières audiences avec un respect scrupuleux de la procédure – excepté à l’occasion de l’épisode controversé de la comparution des étudiantes en niqab -, une louable impartialité et un grand professionnalisme plaident en faveur de l’exercice par la Cour d’une justice équitable qui disculpera le doyen de la FLAHM des accusations calomnieuses portées contre lui. Habib Mellakh leaders.com.

 

 

__________________________________________Historique

Consulter  : 

agoravox.fr 



ET _______________________________________

Affaire du doyen Habib Kazdaghli

 

Accusé d’actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba encourt jusqu’à cinq ans de prison. Deux heures de grève seront observées au moment de son procès aujourd’hui dans plusieurs universités tunisiennes.

 

«Cette pétition de soutien au doyen Habib Kazdaghli a été adoptée par une cinquantaine de constituants. Nous avons engagé, il est vrai, cette action tout récemment, le document sera signé dans les prochaines heures par plusieurs autres noms provenant de différents groupes parlementaires, qui ont promis de rallier le mouvement. Nous nous engageons également à inscrire dans la nouvelle Constitution le droit à la liberté de l’information et de la création ainsi que les libertés académiques», annonçait avant-hier la députée de l’ANC, Salma Baccar dans la salle Hassan Hosni Abdelwahab. Les applaudissements fusent.

La salle de conférence de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba est archicomble. Des représentants des syndicats de base de l’enseignement supérieur, de plusieurs associations de femmes et de droits de l’Homme prennent tour à tour la parole pour assurer leur appui au doyen, dont le procès s’ouvre de nouveau aujourd’hui à partir de 9h du matin au Tribunal de première instance de La Manouba. 

 
 A la fin de la réunion, la chef du département d’anglais s’est entretenue d’urgence avec Habib Kazdaghli : «Ce matin, une étudiante portant le nikab a refusé de dévoiler son visage pendant un cours d’anglais. L’enseignante a été menacée par des groupes de barbus venant à la rescousse de la jeune fille». «Vous devez porter vous aussi la tenue islamique», lui a-t-on répété. Le professeur a dû quitter la salle. Voici son rapport, alerte-t-elle. 
Le doyen pâlit. Le calvaire de l’année universitaire passée va-t-il reprendre de nouveau? Ce calvaire, qui a provoqué sa comparution devant la justice depuis le début de l’été dernier. 

Hystérie

En novembre 2011, le Conseil scientifique de la Faculté de La Manouba adopte, pour des raisons pédagogiques et de sécurité, un règlement intérieur interdisant le port du voile intégral dans les salles de cours et pendant les examens. Les étudiants sont tenus de signer le document au moment de leur inscription à l’université. Mais les troubles violents et les sit-in non-stop, qui ont agité les murs de la Faculté de La Manouba, ont poussé le Conseil scientifique à exclure quelques éléments, parmi ceux qui ont sérieusement perturbé les cours.  

Il est 14h40 ce 6 mars 2012 lorsque deux étudiantes, Imen Berrouha et Fattouma Hajji, s’introduisent dans le bureau du doyen. La première inscrite en première année arabe vient d’être renvoyée de la Faculté pour une période de six mois, son amie devait comparaître devant le conseil de discipline le 17 mars. Elles mettent son bureau sens dessus-dessous, il tente de les arrêter, puis sort porter plainte. «Elles étaient dans un état d’hystérie avancé. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis le début de l’année universitaire, on m’a harcelé quotidiennement, insulté et diffamé au cours de prêches clamés juste au-dessous des fenêtres de mon bureau, mais c’était la première fois qu’on forçait ma porte de cette façon», témoigne Habib Kazdaghli.
 

Le lendemain, à la suite de cet incident, un salafiste étranger à la Faculté des lettres profane le drapeau tunisien. Emotion vive dans tout le pays...
 

Accusé d’avoir giflé violemment  Imen Berrouha au point que le médecin de l’hopital de la Cité Ettadhamen lui a prescrit (vers 16h30) dix jours de repos, «pour une gifle qui s’estompe au bout d’une heure notamment lorsqu’on est couvert d’un nikab», protestent les avocats du doyen, le Professeur Kazdaghli a vu au gré des mois les charges retenues contre lui, «violences n’entraînant pour la santé d’autrui aucune conséquence sérieuse», sanctionnées par une amende de quatre dinars et quinze jours de  prison s’aggraver. En juillet, le choc du Professeur Kazdaghli est grand lorsqu’il découvre que le parquet a requalifié le chef d’inculpation. Il est poursuivi aujourd’hui pour «actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions». Il encourt cinq années d’emprisonnement !


«Le soutien ne vient que d’Allah !»

«C’est le monde à l’envers. De victime, je deviens accusé», déclare le doyen, qui a vu la chaîne de solidarité de la société civile tunisienne et de la communauté académique internationale s’agrandir autour de son affaire. Par contre, le ministère de l’Enseignement supérieur refusera dès le début de désavouer les jeunes salafistes et accuse le doyen d’instrumentaliser l’affaire du nikab à des fins politiques.

 
Après avoir certifié la nouvelle de son mariage cet été avec Mohamed Bakhti, l’un des deux salafistes  décédé la semaine passée en prison à la suite d’une grève de la faim sauvage et ex-leader du mouvement salafiste de La Manouba, Imen s’est refusée de répondre à nos questions : «Je ne veux pas parler à la presse», a-t-elle objecté.

 
«Le soutien ne vient que d’Allah tout puissant ! Se plaindre à un autre que Lui est une humiliation», a ajouté Imen avant de raccrocher rapidement le téléphone.
Aujourd’hui par solidarité avec leur confrère, deux heures de grève seront observées par les enseignants de plusieurs universités à travers toute la République.
«Notre objectif n’est pas d’influencer la justice, mais plutôt de l’appuyer dans sa quête d’équité et de transparence», assure Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste. lapresse.tn

 

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Le procès du doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, a été reporté au 3 janvier 2013, suite à la demande du comité de défense, selon la TAP.

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 06:35

Consulter : NELSON MANDELA CENTRE OF MEMORY


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Nelson Mandela "va très bien", dit sa fille

L'ex-président sud-africain Nelson Mandela, rentré chez lui mercredi après 19 jours d'hospitalisation, "va très bien et profite de sa famille", a affirmé vendredi à l'AFP l'une de ses filles, Zenani Mandela-Dlamini, dans un message par SMS.

Le héros de la lutte anti-apartheid, âgé de 94 ans, a été traité pour une infection pulmonaire, puis pour des calculs biliaires. Il avait été transféré à l'hôpital par avion le 8 décembre depuis sa résidence de campagne de Qunu, dans la région du Cap oriental.

Zenani Mandela-Dlamini, l'une des toutes premières personnes à donner directement des nouvelles du prix Nobel de la paix, est la fille aînée de Nelson Mandela et de sa seconde épouse Winnie Madikizela-Mandela.

Alors que les autorités et la famille ont été très avares de nouvelles pendant son hospitalisation, des rumeurs ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, affirmant que le premier président noir d'Afrique du Sud était rentré chez lui pour mourir.

"Ce n'est absolument pas vrai, mon grand-père va bien", a affirmé à CNN la petite-fille du grand homme, Zaziwe Manaway. "Ce peut être très douloureux pour nous d'entendre tous ces messages sur les médias sociaux, qui disent que notre grand-père est rentré chez lui pour mourir. C'est indélicat."

"Mon grand-père continue à se lever le matin et à lire les journaux. Il est aussi très conscient de ce qu'on dit autour de lui", a-t-elle ajouté.

Sorti mercredi de l'hôpital, Mandela s'est installé dans sa résidence de Johannesburg, à une soixantaine de kilomètres de Pretoria, de façon à rester à proximité des installations médicales de pointe, à la demande de ses médecins.

"Les médecins sont arrivés à la conclusion qu'il avait fait des progrès suffisants pour quitter l'hôpital. Il va maintenant recevoir des soins à domicile", avait laconiquement déclaré jeudi le porte-parole de la présidence Mac Maharaj à la chaîne d'information eNCA, confirmant la sortie d'hôpital de l'icône de la réconciliation raciale. la-croix


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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 05:10

Lakhdar Brahimi prépare l’ère post-Al Assad

http://www.elwatan.com/images/2012/12/28/inter_1344248.jpg

L’émissaire international, Lakhdar Brahimi, doit mener, dès aujourd’hui, en Russie, de nouvelles discussions sur une solution au conflit syrien qui a fait, selon des organisations de défense des droits de l’homme, plus de 45 000 morts et 2 millions de déplacés.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a indiqué hier que cette rencontre servira notamment à «(…) avoir une vue d’ensemble du conflit, avec les points de vue des deux parties». Malgré les divergences profondes qui opposent les différents acteurs impliqués dans le dossier syrien, tout le monde semble s’accorder aujourd’hui sur le fait que le conflit évolue dangereusement et qu’il est maintenant urgent de l’arrêter. La raison ? Alors que les Nations unies ont récemment dénoncé un conflit devenu «ouvertement communautaire», M. Brahimi a estimé lui aussi que les divisions, «au début politiques, prennent désormais une forme affreuse, celle d’affrontements confessionnels».

Dans cette perspective, l’ancien chef de la diplomatie algérienne a de nouveau évoqué, jeudi face à la presse, l’accord sur les principes d’une transition en Syrie adopté le 30 juin à Genève par le Groupe d’action sur la Syrie. Pour lui, il y a dans ce texte «suffisamment d’éléments pour négocier une sortie de crise au cours des prochains mois».

Les membres de ce groupe divergent toutefois sur l’interprétation de cet accord qui ne contient aucun appel au départ de M. Al Assad. Washington estime qu’il ouvre la voie à l’ère «post-Assad», tandis que Moscou et Pékin affirment qu’il revient aux Syriens de déterminer leur avenir. A l’occasion de sa sortie médiatique, M. Brahimi a démenti, en outre, la mise au point d’un plan de règlement russo-américain, dont la Russie a également nié l’existence. Dans l’attente de savoir sur quoi déboucheront ces nouvelles discussions, l’émissaire international a tout de même appelé à la formation d’un gouvernement de transition doté de pleins pouvoirs avant la tenue d’élections, soulignant que le changement dans le pays, en proie à un conflit meurtrier depuis 21 mois, devait être «réel».

 

Les Russes mettent la pression sur le régime de Damas  

M. Brahimi, qui n’a encore pas obtenu l’assentiment de Damas ou de l’opposition à une sortie de crise, a assuré qu’il n’avait aucun «projet complet» pour le moment, menaçant toutefois de recourir au Conseil de sécurité de l’ONU, jusqu’à présent paralysé par les veto russe et chinois à toute résolution condamnant Damas. Les Syriens réclament «un changement réel et tout le monde comprend ce que cela veut dire», a affirmé M. Brahimi, sans évoquer le sort de M. Al Assad. Et justement par rapport à cette question, l’opposition syrienne s’est dite ouverte à la proposition de l’émissaire onusien si en sont exclus «la famille Assad et ceux qui ont fait du mal au peuple syrien». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle que Moscou estime «les chances d’aboutir à une transition négociée s’amenuisent».

Les deux parties continuent en effet de camper sur leurs positions et refusent de faire les concessions nécessaires à l’amorce d’un dialogue. Malgré cela, la Russie a pressé hier le président Bachar Al Assad de dialoguer avec l’opposition et multiplie les contacts avec tous les acteurs de ce dossier. «Nous avons activement incité, comme nous le faisons depuis des mois, le régime syrien à faire le maximum pour concrétiser ses intentions de dialoguer avec l’opposition», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec son homologue égyptien, Mohamed Amr. M. Lavrov répondait à une question sur sa rencontre la veille à Moscou avec une délégation syrienne dirigée par le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mokdad.

Le chef de la diplomatie russe a également déclaré que Moscou refusait toujours de soutenir les appels de certains pays à la démission de M. Assad, réaffirmant que cette question revenait au peuple syrien. Plus tôt dans la journée, un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a indiqué à l’agence Ria Novosti que Moscou avait envoyé une invitation au chef de la Coalition de l’opposition syrienne, Moaz El Khatib, afin de participer à des négociations en vue d’un règlement du conflit.

Au regard de tous ces efforts, la balle semble maintenant être dans le camp des Occidentaux et des monarchies du Golfe qui ont le pouvoir d’infléchir la position de l’opposition et de convaincre celle-ci d’aller dans le sens de l’accord conclu l’été dernier à Genève par le Groupe d’action sur la Syrie. Le tout est de savoir si tout ce beau monde veut vraiment un règlement rapide de la crise.elwatan

 

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 Brahimi sur la piste du modèle yougoslave ?

La chaîne qatarie Al-Jazeera, son intello favori Azmi Bishara, et leur cortège d’intervenants affabulateurs voudraient continuer à nous subjuguer par la magnificence et le caractère exceptionnel du soi-disant « Printemps arabe ». Il n’empêche que nombreux sont ceux qui y voient un scénario déjà vécu dans les années quatre-vingt-dix du siècle dernier [1][2].

En effet, quiconque accepterait de revenir sur l’expérience du « Printemps européen » qui a démarré par la révolution ouvrière du bassin de Gdansk en Pologne, sous la direction de Lech Walesa, pour la comparer à celle du prétendu « Printemps arabe » qui a débuté par l’immolation de Bouazizi en Tunisie, ne pourrait ignorer certaines similitudes. Notamment, entre le rôle joué par les États de l’Europe occidentale, leurs églises catholiques et l’ensemble de leurs médias dans la bénédiction de ces révolutions qui ont secoué les pays d’Europe orientale, d’une part ; et le rôle joué par les Pays arabes du Golfe, l’Islam politique principalement représenté par les Frères Musulmans, et les organisations d’al-Qaïda avec leurs composantes salafistes wahhabites dans les révolutions arabes, d’autre part. Ceci, non sans concéder que dans ce deuxième cas c’est Al-Jazeera qui a tenu, avec brio, le rôle joué par la BBC dans les révolutions en Europe !

Or, c’est en Yougoslavie que le « Printemps européen » a  rencontré son premier obstacle. Cette Yougoslavie de la Chrétienté Orthodoxe où s’était arrêté le Catholicisme et où l’Islam politique, soutenu par l’Arabie saoudite et la Turquie avec un début de collaboration de l’astre ascendant qatari, a été mis à contribution pour inverser l’équation et, tirant profit de l’effondrement de l’URSS, créer un jeu différent alliant guerre civile, intervention militaire étrangère, et machinerie onusienne.

Plus de vingt ans après cette « Crise yougoslave » et suite à plus d’une centaine de décisions du Conseil de sécurité, de centaines de milliers de victimes, et de destructions dévastatrices nécessitant des centaines de milliards de dollars pour compensation, la Yougoslavie qui sous la direction du Maréchal Tito fut un partenaire de l’Egypte et avec  Gamal Abdel Nasser  l’un des catalyseurs du « Mouvement des Pays non alignés », s’est transformée en petits pays rivaux occupés par des troupes étrangères et a perdu  son rôle, son économie et sa souveraineté.

Et voilà qu’aujourd’hui l’émissaire onusien Lakhdar Brahimi revient sur la scène syrienne, porteur des mêmes propositions que Peter Fitzgerald avait avancé à la Yougoslavie. En somme, l’État syrien devrait accepter de se laisser démanteler, à plus ou moins courte échéance, au nom d’un gouvernement de transition [3] sur la base d’une prétendue réconciliation avec un regroupement d’individus refusant ouvertement toute proposition sous prétexte qu’elle serait insuffisante !

 

Parmi ces propositions, deux  sont particulièrement évocatrices :

1. la réduction des pouvoirs de l’Etat central représenté par le Chef de l’Etat syrien sous prétexte d’une phase de transition ; ce qui dans le cas de la Yougoslavie s’est soldé par les « Accords de Dayton » [4] venus confirmer la logique de son démembrement en quatre états : Serbie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, et Monténégro.

2. Le démantèlement des institutions militaires et des services de sécurité syriens sous prétexte de leur restructuration ; pour s’empresser ensuite de soumettre leurs commandants à un tribunal spécial calqué sur le « Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie » ou TPIY.

Ceci, sans oublier que diverses prescriptions ou « recettes » se sont succédées en ex-Yougoslavie. Il y a eu celle de la Pologne, puis celle de la Roumanie où l’exécution de Ceausescu rappelle étrangement celle ce Kadhafi en Libye, puis celles des Républiques Tchèque et Bulgare. Ayant échouées les unes après les autres, il ne restait plus que la recette finale d’une guerre féroce et dévastatrice ! Et aujourd’hui, de l’aveu même des instigateurs de cette guerre, nous savons que l’Occident a utilisé les éléments tchétchènes et afghans de l’organisation d’al-Qaida : 100 000 bénévoles financés par les Pays du Golfe, armés et entrainés par la Turquie, et soutenus par des états laïcs de l’Europe occidentale !

Poursuivant la comparaison, force est de constater que les recettes tunisienne, égyptienne, libyenne et yéménite ont échoué en Syrie, d’où la nécessité d’une « nouvelle recette » inspirée du modèle yougoslave. Et nous revoilà avec 100 000 volontaires terroristes couvés en Turquie, financés par l’Arabie saoudite et le Qatar, glorifiés médiatiquement par Al-Jazeera et ses consœurs. Mais la tâche la plus complexe, pour la mise en œuvre d’une stratégie onusienne débouchant sur une intervention militaire et politique étrangères en Syrie, revient à M. Lakhdar Brahimi, Président du « Panel Brahimi », lequel s’est chargé, en 2000, de rédiger un rapport du même nom, le « Rapport Brahimi » [5], censé améliorer la pratique de l’ONU dans le domaine du maintien de la Paix !

Mais M.Brahimi et ceux qui se cachent derrière lui auront à se confronter à quatre obstacles, avant de prétendre installer en Syrie un  « gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs » ! Quatre obstacles qui ne leur permettront pas de réussir leur dernière manœuvre pour torpiller le rôle duPrésident syrien et, du même coup, réussir à démolir l’État syrien et ses institutions politiques et militaires.

En effet :

1. La Russie d’aujourd’hui n’est plus la Russie d’hier. Après les expériences vécues en Yougoslavie, en Irak et en Libye, elle ne couvrira pas des résolutions, tirées du chapitre VII, pour « camoufler la manœuvre » et autoriser une intervention militaire qui mettrait la Syrie sous tutelle onusienne au nom d’un prétendu maintien de la paix.

2. Une intervention militaire des USA et de l’OTAN dépasse les capacités des mêmes va-t-en-guerre après leur défaite en Afghanistan et en Irak, et aussi à cause de la situation géostratégique de la Syrie où une telle initiative s’accompagnerait de conséquences dévastatrices sur Israël et la Turquie ; ce qu’ils voudraient absolument éviter.

3. La Syrie n’est pas la Yougoslavie. Malgré toutes leurs tentatives pour briser l’unité nationale et territoriale, installer des émirats et des roitelets sectaires, et étendre le conflit vers l’Irak, le Liban et, éventuellement, la Jordanie, les Syriens sont restés majoritairement solidaires de leurs autorités légitimes ; majorité garante de la survie de l’État et de ses institutions sous la direction du Président Bachar al-Assad.

4. Le « Printemps européen » a connu son apogée quand l’État Yougoslave est tombé, alors que le « Printemps arabe » est en passe de tomber sans que l’État syrien ne cède en rien de sa souveraineté. Si bien que les Egyptiens et les Tunisiens désireux d’échapper à la dictature humiliante des Frères musulmans se dirigent désormais dans la direction indiquée par la « boussole syrienne ». Il en est de même pour tous les Arabes qui soutiennent la Résistance du peuple palestinien, maintenant qu’ils ont constaté la complicité éhontée des Frères Musulmans et de leurs alliés avec l’occupant sioniste. Une complicité qui a dépassé de loin celle de Sadate et de Moubarak avant eux.

Par conséquent, en Syrie, M. Brahimi découvrira que « le travail de guerre », pour lequel il a été missionné, est loin d’être une tâche facile contrairement à ce qu’on aurait pu lui assurer.

La seule solution en Syrie n’a besoin ni d’un gouvernement provisoire, ni de ceux qui se laissent gouverner. Elle passe par un cessez-le-feu qui devra être garanti par M. Brahimi et Cie, et par Jamaat al-Nousra et équivalents, ainsi que par des observateurs, intègres et neutres, issus du Haut commissariat des Nations Unies pour s’assurer de la transparence d’élections mises sur pied dans les trois mois. Dès lors, celui qui obtiendra 50% des voix plus une formera le gouvernement, celui qui détiendra les 2/3 des voix rédigera la constitution, et celui qui en sortira avec le 1/3 des voix aura le droit de veto ; l’ensemble du processus aboutissant, dans un délai maximum d’une année, à une nouvelle constitution soumise à référendum et à des élections législatives. Le temps sera venu de passer aux élections présidentielles et la vérité sortira des urnes. Celui qui se lancerait à la recherche d’une autre solution aura à poursuivre sa guerre ! 

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Notes :

[1] Serbie, 1999 : calomnies, trahisons, et ingérence humanitaire…

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/serbie-1999-calomnies-trahisons-et-123236

[2] Serbie, 1999 : de la dislocation de la Yougoslavie au projet de « Grand Moyen-Orient »…

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/serbie-1999-de-la-dislocation-de-123729

[3] Syrie : M. Brahimi plaide pour un “gouvernement de transition”

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/12/28/syrie-m-brahimi-plaide-pour-un-gouvernement-de-transition_1811128_3208.html

[4] L’accord de Dayton

http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/kosovo/dayton

[5] Rapport Brahimi

http://www.operationspaix.net/137-resources/details-lexique/rapport-brahimi.html

Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de TopNews-nasser-kandil  mondialisation

 

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Pour Moscou, "impossible" de dissuader Bachar al-Assad de rester au pouvoir

http://s1.lemde.fr/image/2012/12/29/534x267/1811453_3_ea44_lakhdar-brahimi-et-sergei-lavrov-le-29_6cddcf8b41ee58b80cbb8894527c686e.jpg

La Russie a indiqué samedi 29 décembre qu'une solution politique pour régler le conflit en Syrie était encore envisageable, mais qu'il était impossible de dissuader le président Bachar al-Assad de quitter le pouvoir.

"Nous sommes unanimes pour dire que les chances d'atteindre une solution politique existent toujours", a déclaré samedi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à l'issue d'entretiens à Moscou avec l'émissaire internationalLakhdar Brahimi. M. Lavrov a cependant rappelé que l'avenir de la Syrie de ne se ferait pas sans Bachar al-Assad, comme le réclament avec insistance des pays occidentaux et arabes, alors que le conflit a fait plus de 45 000 morts en 21 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

M. Assad"a dit à maintes reprises qu'il n'avait l'intention d'aller nulle part, qu'il resterait à son poste jusqu'au bout (...). Il n'est pas possible de changer cette position", a déclaré M. Lavrov, dont le pays est la seule grande puissance àentretenirdes relations étroites avec le régime syrien.

De son côté, M. Brahimi a insisté sur la nécessité de trouver une solution politique en Syrie afin éviter "l'enfer""S'il faut choisir entre l'enfer et une solution politique, nous devons tous travailler sans relâche en vue d'une solution politique", a déclaré M. Brahimi. L'émissaire international a toutefois estimé que même un changement de régime en Syrie n'aboutirait pas forcément à une régularisation du conflit.

"De mon point de vue, le problème est qu'un changement de régime (en Syrie) n'aboutira pas obligatoirement à une régularisation de la situation", a estimé M. Brahimi, observant que la Syrie risquait dedevenirune deuxièmeSomalie. Le chef de la diplomatie russe s'est déclaré par ailleurs"surpris"par la réaction de la Coalition de l'opposition syrienne de décliner l'invitation de Moscou pour des négociations en vue d'un règlement du conflit. Le chef de cette coalition, Moaz El-Khatib, a fermement rejeté vendredi soir cette initiative, en réclamant des excuses de la Russie pour sa position sur le conflit. lemonde

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 01:45

 

 

 

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Olfa Riahi lance une 2ème bombe contre Rafik Abdessalem

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN7062Rafik-Abdessalem0712.jpg

Lors de l’émission « Labess » sur Ettounsiya, diffusée samedi soir, 29 décembre 2012, la journaliste et blogueuse, Olfa Riahi, a lancé une deuxième bombe contre le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, en révélant l’existence d’un compte à la Société Tunisienne de Banque (STB – Agence Habib Thameur), au nom du ministère des Affaires étrangères qui a été alimenté, selon ses propres dires, par un versement d’un million de dollars, effectué directement par le ministère chinois du Commerce.

Olfa Riahi, qui mentionne le numéro de compte et la référence du versement en question, assure avoir mené un long et profond exercice d’investigation et réclame une enquête sur ce dossier dans la mesure où il est « illégal qu’un ministère reçoive de l’argent de gré à gré d’une partie étrangère, même officielle, et qu’il en dispose sans passer par le ministère des Finances par le biais de la Trésorerie générale ».
La journaliste blogueuse affirme s’être déjà bien documentée et renseignée auprès des différentes parties concernées, notamment le ministère des Finances, la Banque centrale de Tunisie et même de la partie chinoise.

Affaire à suivre, en attendant les réactions des uns et des autres et les explications officielles du ministre des Affaires étrangères ainsi que des deux parties principales concernées… businessnews

 

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R. ABDESSALEM : LES OPÉRATIONS FINANCIÈRES DU MAE SONT CONFORMES À LA LOI

© MOSAIQUE FM

Contacté par Mosaïque FM suite aux déclarations controversées de la blogeuse Olfa Riahi lors de l’émission « Labès » diffusée sur la chaine Attounisia TV, le chef de la diplomatie tunisienne, Rafik Abdessallem nous a confiés que le Ministère des affaires étrangères fera un communiqué pour répondre aux propos d’Olfa Riahi en indiquant que les opérations financières du ministère sont transparentes et conformes à la loi.  mosaiquefm


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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 19:03
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http://www.tunisienumerique.com/wp-content/uploads/siliana19.jpg
“Il semble un peu trop étonnant que deux des blessés des évènements de Siliana partis se soigner en France, sont retournés, ce samedi en Tunisie, comme ils étaient partis.   En effet, les deux blessés aux yeux à l’aide de la chevrotine tirée lors des évènements de Siliana, les dénommés Tarak Dahmani et Marouane Akkari, sont frustrés après avoir fait le voyage en France pour revenir sans être opérés a signalé Charfeddine Kellil, président de la Commission indépendante d'investigation sur les évènements de Siliana.   On ne sait pas s’il s’agit d’un manque de coordination entre les services des deux pays ou est-ce pour d’autres raisons ?”  tunivisions.net

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Le rapport sur les incidents de Siliana sera publié d'ici le 12 janvier

La commission indépendante chargée d'enquêter sur les incidents de Siliana a relevé plusieurs cas de blessures au niveau des yeux, du visage, du dos et de l'abdomen ainsi que des cas de fausses couches parmi les manifestants, a affirmé samedi à l'agence TAP le journaliste Néji Bghouri, membre de la commission. La commission, créée à l'initiative du forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), a collecté des données préliminaires "qui devront être précisées par les autorités régionales et sécuritaires à Siliana", a avancé M. Bghouri.

Les informations ont été collectées après des entretiens, sur place, mercredi dernier, avec les représentants de partis politiques dans la région, notamment Ennahdha, le CPR, Le Front Populaire, Nidaa Tounès, l'UPL ainsi que des militants de la société civile et des cadres médicaux de l'hôpital régional où avaient été admis les blessés dans les incidents du 27 et 28 novembre dernier. Néji Bghouri a, en outre, révélé que "des parties sécuritaires ont fait part de leur volonté de témoigner sur ces événements mais attendent l'autorisation du ministère de tutelle".

 Il a dans ce sens indiqué que la commission a adressé une correspondance au ministère de l'intérieur lui demandant d'autoriser ses représentants dans la région à collaborer et à témoigner pour permettre d'établir la vérité sur les violences survenues fin novembre. La commission se rendra de nouveau à Siliana, mercredi prochain, pour clore l'enquête et élaborer son rapport général sur les événements de novembre dernier, "rapport qu'elle remettra d'ici le 12 janvier aux présidences de la République, de l'Assemblée Constituante et du gouvernement", a souligné M. Bghouri. La commission d'enquête est composée de cinq membres indépendants: Messaoud Romdhani (vice-président de la LTDH), Me Iman Bejaoui (Avocat), Néji Bghouri (ancien président du Syndicat des journalistes), Me Charfeddine Kellil (avocat) et Romdhane Ben Amor (FTDES). maghrebemergent

 

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Montassar Jarray, nouveau gouverneur de Siliana

Le chef du gouvernement tunisien, l’islamiste Hamadi Jebali, a nommé hier un nouveau gouverneur à Siliana (sud-ouest), répondant à la principale revendication des habitants de cette région secouée fin novembre par cinq jours de violences.

 Le nouveau gouverneur, Montassar Jarray, remplace Ahmed Ezzine Mahjoubi «qui sera appelé à d’autres fonctions», a annoncé le ministère de l’Intérieur sur son site officiel sans donner d’autres précisions. Une grève générale avait été entamée fin novembre à Siliana, dégénérant en cinq jours d’affrontements violents entre la police et des milliers de manifestants qui réclamaient notamment le départ de M. Mahjoubi pour «incompétence». Les autorités avaient dans un premier temps affirmé qu’elles ne cèderaient pas au chantage de la violence ayant fait plus de 300 blessés. Mais elles ont fini par accepter la mise à l’écart du gouverneur, la population ayant maintenu la pression avec le soutien de la puissante centrale syndicale, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Outre le départ de M. Mahjoubi, les habitants réclamaient un plan d’aide économique et la libération de 14 personnes arrêtées lors de violences sociales en avril 2011. La région de Siliana est affectée par de grandes difficultés économiques. Selon des statistiques officielles, les investissements y ont baissé de 44,5% et les créations d’emplois de 66% sur la période janvier-octobre 2012 par rapport à la même époque de l’année précédente. Excédés par le chômage et la misère, facteurs-clés de la révolution qui a renversé le président Ben Ali en janvier 2011, les habitants de Siliana comme d’autres régions de l’intérieur déshéritées de la Tunisie jugent que le gouvernement a trahi leurs attentes. La Tunisie est minée par les conflits politiques et religieux ainsi que des difficultés économiques à l’approche du deuxième anniversaire de sa révolution qui était à l’origine du Printemps arabe. elwatan

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 01:03

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 00:26
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L’affaire du Sheraton déstabilise le gouvernement

Le cadre de l’affaire n’est pas sans rappeler le scandale DSK, les affaires de mœurs impliquant des républicains US, ou encore le Watergate, même si Olfa Riahi n’a pas le verbe d’un Bob Woodward. En usant des ressorts de l’espionnage politique, la sulfureuse blogueuse met en difficulté l’impopulaire ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, contraint de se justifier sur d’étranges dépenses, à la veille d’un remaniement ministériel censé ne pas toucher les ministères régaliens.


 

Les faits :

Faisant la part belle aux insinuations, mais factures à l’appui, la blogueuse présente les scans de 7 factures aux montants variant entre 332dt et 516dt, pour un total de près de 3000dt.

Toutes sont au nom de Rafik Abdessalem, et présentent chacune le règlement par un compte du ministère, au profit du ministre, de séjours d’une nuit au prestigieux hôtel se trouvant en face du siège de son ministère.

Toutes, sauf une, réglée en espèces par le ministre, au profit d’une mystérieuse « S.N », dont Olfa Riahi choisira de taire l’identité, mais dont on sait qu’il s’agit d’une femme de 38 ans, mariée. Le ministre dira qu’il s’agit d’une parente. L’intéressée a annoncé l’intention de son époux de porter plainte pour diffamation.

Une dernière facturation, douteuse, est signalée parce que contenant une adresse inexistante, en Ethiopie.

Les réseaux sociaux s’enflamment. C’est que le gendre de Rached Ghannouchi est particulièrement honni, hors Ennahdha, par tous ceux qui voient en lui l’incarnation d’un arrivisme népotique, par alliance, sorte de réincarnation post révolution d’un autre enfant gâté, Sakher Materi, mais avec une épouse beaucoup plus bavarde : la virulente et partisane Soumaya Ghannouchi.    

 

Plusieurs problématiques éthiques

Evacuons d’emblée la question du voyeurisme : si le ministre a éventuellement une maîtresse, cela relève de sa vie privée. C’est ce que la blogueuse reconnaît elle-même dans une interview parue aujourd’hui dans le quotidien Achourouk. Elle se défend de toute bigoterie à ce sujet.

Cependant, il ne faut pas oublier que ce qu’elle qualifie de « forte présomption d’affaires de mœurs » porte sur un ministre conservateur, appartenant à un parti islamiste. Les affaires d’adultère présumées ont naturellement une incidence plus grande dans le cas précis où des partis faisant leur campagne notamment autour des thèmes de l’exemplarité morale et les valeurs de la famille, voient leurs dirigeants épinglés dans ce type d’affaires.

Mais au-delà de cet aspect, ce qui choque les Tunisiens, et ce qui n’est du reste pas nié par Rafik Abdessalem, c’est le montant des nuitées passées au Sheraton. Des séjours de surcroît superflus. « 500dt, c’est le salaire mensuel moyen en Tunisie ! », s’indigne un auditeur d’une radio nationale aujourd’hui.

Dans une réponse accordée (ci-dessus) à un média réputé proche des milieux islamistes, le ministre tente de justifier, sans convaincre, la nécessité pour lui de séjourner dans le 5 étoiles, prétextant de longues journées de travail se terminant à des heures tardives du soir, alors même qu’il dispose d’une armada de voitures avec chauffeurs et que sa résidence personnelle, à Menzah 9, se trouve à 15 minutes de route de son lieu de travail. 

On est loin de l’époque où pendant le congrès d’Ennahdha, les proches du ministre faisaient valoir son humilité, lui qui était pris en photo dormant à même le sol.

 

Soupçons de règlements de compte politiques

Si Olfa Riahi dit plancher sur son enquête depuis plus de deux mois et qu’elle se défend d’avoir sa carte au CPR, le parti présidentiel, elle ne cache pas ses activités de militante au sein de ce parti.

Nous revenions hier sur le rejet de l’ANC du budget de la présidence de la République. Le timing opportun des révélations de l’intéressée fait dire à certains analystes qu’il alimente une guerre fratricide entre Ennahdha et le CPR, s’agissant plus précisément du convoité contrôle de la politique étrangère du pays.

C’est une thèse aujourd’hui renforcée par une initiative de Hédi Ben Abbas, porte-parole du CPR et principal candidat officieux au poste de remplaçant de Rafik Abdessalem : il demande une enquête indépendante immédiate pour l’affaire du Sheraton.

Moins conspirationnistes, d’autres avancent une thèse moins politique : contactée au téléphone, la journaliste Emna Ben Jemâa, ex confrère d’Olfa Riahi à Express FM, a attiré notre attention sur le fait que les factures ne pouvaient provenir que du ministère lui-même, accréditant la thèse de la fuite interne. Probablement le fait de cadres du ministère qui ont manifesté leur hostilité plus d’une fois par rapport à un ministre contesté depuis sa nomination.  

Reste la facture réglée personnellement par le ministre, dont la provenance ne peut être en revanche qu’une source dans l’hôtel, pouvant aller de la direction à un simple réceptionniste.

Sur la page officielle de Rached Ghannouchi, un résumé vient d'être fait de son prêche d'aujourd'hui vendredi 28 décembre : il y fait indirectement mention de l'affaire éclaboussant son gendre, et rappelle « le châtiment que dieu réserve aux diffamateurs », « ici-bas et dans l'au-delà », tout en les comparant à ceux qui ont porté atteinte à Aïcha, l'épouse du Prophète…

 

Olfa Riahi, un personnage haut en couleurs

Même si cela n’enlève rien à l’authenticité des documents présentés et au bien-fondé de sa démarche, l’identité de l’auteur de la fuite est à prendre en compte et est indissociable de cette affaire.

Olfa Riahi, qui se prévaut d’une audience de 250 000 abonnés, est connue pour son activisme alter mondialiste. Elle ne cache pas son admiration pour des figures controversées, dont Hugo Chavez.

Le 4 décembre, elle déclarait « son soutien inconditionnel à Moncef Marzouki, Mohamed Abbou, Abderraouf Ayadi mais aussi à Abou Yadh (ndlr : leader salafiste djihadiste) et à toutes les forces anti-impérialistes nationalistes de ce pays ».

En raison de cet exotisme idéologique rouge-brun, le mini séisme politique pourrait donc se muer en coup d’épée dans l’eau, son instigatrice souffrant d’un déficit de crédibilité lié à des prises de position publiques pour le moins extrêmes.

Seif Soudani http://www.lecourrierdelatlas.com/383828122012Tunisie-L-affaire-du-Sheraton-destabilise-le-gouvernement.html

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