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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 20:26
 
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 18:48

Lettre ouverte de Belhassen Trabelsi à Noureddine Bhiri


Tunisie : Lettre ouverte de Belhassen Trabelsi à Noureddine BhiriLe beau-frère de l'ex-président Ben Ali, Belhassen Trabelsi, en fuite au Canada, nous a fait parvenir cette «Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la Justice», authentifiée par son avocat Mohamed Hedi Lakhoua, joint par téléphone.

 

Monsieur le Ministre,

Depuis votre accession au poste de ministre de la Justice et à chaque fois que vous avez eu à faire des déclarations de presse, qu'elles soient écrites ou audiovisuelles, vous n'avez pas manqué une occasion pour évoquer les affaires intentées contre moi et en portant atteinte à ma personne en utilisant des surnoms dégradants comme chef de bande, bande des Trabelsi, tête de vipère, etc., affirmant même que j'ai spolié les richesses du pays et l'argent du peuple tunisien.

 

Monsieur le Ministre,

Premièrement: je ne suis pas l'unique parent de l'ancien président, alors pourquoi cette fixation sur ma personne sans citer les autres membres de la famille sachant qu'ils ont tous des affaires en cours.

Pourquoi cet acharnement sur ma personne allant même jusqu'à me citer une quinzaine de fois lors de l'interview à la chaîne El Moutawasset donné dernièrement.

 

Deuxièmement:

Homme de Loi que vous êtes, avocat et militant des droits de l'homme, vous savez parfaitement que tout citoyen est innocent jusqu'à preuve de sa culpabilité par un jugement définitif rendu en dernier ressort et que, jusqu'à présent, la justice tunisienne n'a pas encore prononcé de jugement définitif me condamnant dans ce qu'on appelle les affaires de corruption.

L'utilisation de ces surnoms, même à l'encontre de ma personne, est considérée comme étant de la diffamation. La révolution tunisienne est une révolution de la dignité; dignité de la personne humaine, cette dignité s'applique à tous les citoyens quelle que soit leur catégorie, et l'Etat à travers le gouvernement doit le préserver pour tout citoyen.

Certes l'erreur est punissable mais par une justice équitable et transparente non par la diffamation, les insultes et autres surnoms dégradants visant l'accusé.

 

Troisièmement: les déclarations d'un homme politique peuvent avoir une finalité électorale et populiste et ne sont limitées que par l'obligation de réserve supposée dans toute personne à chaque fois qu'il s'agit d'affaires pendantes devant la justice.

Il est en effet défendu d'évoquer le contenu de ces affaires devant l'opinion publique pour garantir l'indépendance et l'impartialité de la Justice, encore moins par le ministre concerné lui-même et de cette manière.

C'est l'ingérence même dans la Justice.

Le ministre de la Justice ne doit-il pas, comme dans toute démocratie, avoir une obligation de réserve totale et s'abstenir de tout commentaire à propos des présumés innocents et des affaires en cours?

N'est-ce pas là le devoir d'un ministre de la Justice dans n'importe qu'elle démocratie qui respecte les principes universels des droits de l'Homme?


Comment puis-je croire en une justice équitable et indépendante alors que je suis l'objet d'insultes et de diffamations par le ministre de la Justice représentant de la justice et de tous les magistrats.

Dieu a dit dans le Coran: «Et quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait!»
 

Allah est en vérité celui qui entend et qui voit tout.

Dans l'attente d'une justice équitable, veuillez croire Monsieur le Ministre, en l'expression de mes salutations les plus distinguées.

Signé Belhassen Trabelsi

 

 

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“Sheraton Gate” : Rafik Abdessalem dans l’œil du cyclone !

 

Abdessalem, le pauvre, il est beaucoup plus à plaindre qu’à condamner. A chaque pas, il trébuche, à chaque parole il commet un impair. Il n’arrive pas à assurer ses sorties ni médiatiques ni nocturnes. Pas de veine ! La dernière affaire, la “Sheraton Gate” pour certains, toute aussi sulfureuse, montre que le bonhomme utilise mal son arme, il se tire une balle dans le pied croyant tirer un coup. Qu’il serait tenté de goûter à une autre chair ou de nourrir une relation extraconjugale, cela n’intéresse personne, c’est sa vie privée, quoique pour un ministre, homme public, qui plus est représentant d’un  gouvernement d’obédience islamique, l’opinion publique est en droit d’avoir voix au chapitre.

 Pour se justifier, Rafik Abdessalem se surpasse en invectives et ressort de sa manche des farces en guise d’arguments. Dire que l’Etat ne lui a pas accordé un logement de fonction est un non sens dans la mesure il n’en a pas tout simplement  le droit puisque ce privilège a été banni par Ben Ali lui-même il y a quelques années. En effet, s’il était en droit d’obtenir un logement de fonction, comment se fait-il qu’il ne l’ait pas eu depuis toute une année ?! Il serait impensable qu’il soit contraint d’arpenter les hôtels alors qu’il ait à sa disposition ce type de logement. Sinon quel ministre tunisien dispose d’un logement de fonction ? A priori personne, sous réserve de vérification bien sûr !

 Autre point : Il a précisé que son séjour à l’hôtel Sheraton était de routine s’inscrivant dans le cadre de ses activités en tant que Ministre des Affaires étrangères, là l’argument est plutôt cocasse, et ce pour deux principales raisons : D’abord, un ministre, n’importe quel ministre, passerait la nuit dans un hôtel s’il assurait quelques activités à l’intérieur de la république, c’est dans l’ordre naturel des choses, mais dès lors qu’il est à son bureau à Tunis, il est tenu de rentrer à son domicile fixe. Et Rafik Abdessalem en a bien un sinon il aurait élu domicile dans un hôtel d’une manière permanente, durant toute l’année et non sporadiquement. Ensuite, selon des informations recueillies à ce sujet, le Sheraton n’était pas le seul hôtel à avoir reçu notre chef de diplomatie, d’autres établissements hôteliers, à Gammarth et à Hammamet, ont gouté au même honneur, et ces séjours n’étaient aucunement pour des contraintes professionnelles.

 Dans le même ordre d’idées, est-ce qu’un ministre tunisien, n’importe quel ministre, est en droit de puiser dans les deniers publics pour payer ses notes d’hôtel suite à un séjour privé et non professionnel ? Le doute est permis dans la mesure où le salaire rétribué comprend une indemnité de logement. Donc, et à moins d’une rectification tranchante, Rafik Abdessalem ne serait pas habilité à s’acquitter de ce genre de facture (hôtel et blanchisserie) sur le budget de son ministère, même en usant de son propre fonds spécial (genre de caisse noire à la disposition de chaque ministre dont l’utilisation n’est pas soumise aux procédures administratives ordinaires préalables mais tout juste à un bref justificatif à postériori. C’est une sorte de facilité de dépense).

 Par ailleurs, il n’est pas exclu que le timing des révélations ne soit ni fortuit ni innocent, les considérations politiques étant vraisemblablement la toile de fond mais ce qui est vraiment habile et bien conçu dans l’affaire, une première tout compte fait pour Rafik Abdessalem, c’est qu’il s’agit de la première fois que ses liens de parenté avec Rached Ghannouci étaient visés, et bien visés, preuve à l’appui et non avec de simples supputations . Il a été attaqué là où est le plus vulnérable, l’objectif consiste à le décharger du ministère. Ses détracteurs obtiendraient-ils finalement gain de cause ? Rached Ghannouchi franchirait-il le Rubicon ? L’avenir en dira plus.

 Sinon, il est surprenant, voire incompréhensible, que Rafik Abdessalem ait choisi le support médiatique de son parti pour publier un communiqué explicatif. Aurait-il voulu se cuirasser derrière l’armure de son appareil partisan pour mieux encaisser le coup ? N’aurait-il pas commis là une bourde dans sa fuite en avant ? Il a été attaqué en tant que ministre,  un homme d’Etat, il devait réagir en tant que tel et non derrière le perchoir de son parti. Il a certes rectifié le tir en écumant les ondes Radio mais les faits sont là, tangibles et têtus.

 Cette attitude d’amalgame ne manquerait pas de se retourner contre lui et contre sa quête de sauver sa peau. Le scénario à double jeu préconisé est bien perceptible si l’on juge par la précipitation du ministre à mettre tout le gouvernement dans l’affaire comme cible des révélations en question en soulignant que celles-ci visent à salir le gouvernement et qu’il s’agit d’une campagne de diffamation politique et médiatique, méthodique et organisée.

 En résumé, Rafik Abdessalem, témoignant encore une fois de son incapacité à faire face et à soutenir la confrontation, s’est barricadé derrière à la fois son parti et son gouvernement pour mieux faire passer l’orage et limiter la casse. Y arriverait-il ? A en croire certaines indiscrétions, dans la sphère médiatique, d’autres affaires, et non des moindres, impliquant directement Rafik Abdessalem, seront déterrées, à la grande liesse de ses ennemis jurés, notamment au CPR dont le porte parole, et Secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères, Hedi Ben Abbes, lorgne sur le poste et il ne s’en cache pas, loin s’en faut. .

 Un dernier mot à l’adresse de la bloggeuse, auteur de l’enquête d’investigation relevant le pot aux roses : Ce n’était aucunement nécessaire de multiplier les indications (son cadre professionnel, son quartier de résidence, la nature de travail de son époux) sur la femme dont   Rafik Abdessalem a payé de sa poche la facture d’hôtel, on dirait que tout est fait pour qu’elle soit reconnaissable, un peu prémédité quelque part. D’un point de vue éthique, ça reste en travers de la gorge pour ne pas dire plus. Les initiales de ses prénom et nom auraient amplement suffit.

 En conclusion, dans n’importe quelle démocratie qui se respecte et respecte son peuple, un tel ministre, objet de telles casseroles, prendrait immédiatement, de sa propre initiative, la décision de démissionner. Mais le gendre de Rached Ghannouchi semble s’agripper au poste, s’accrocher aux basques de son beau-père, mêlant parti et gouvernement à sa volonté de survie. Si Rafik Abdessalem possédait le sens de l’Etat et la notion de responsabilité publique, il aurait foutu le camp pour moins que ça, mais le bonhomme ne semble pas éprouver le moindre respect ni à l’Etat ni à l’opinion publique, encore moins à sa fonction.

 Si jamais il sera évincé du gouvernement, ce ne serait aucunement sa décision mais celle de Rached Ghannouchi si ce dernier consent à franchir le fatidique pas ! tunisienumerique

 

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Les islamistes plus que jamais en sursis

http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2012/12/ennahdha-elections-goverment.jpg

Fort de ses 37 % des voix obtenues aux élections du 23 octobre 2011 et du soutien de ses supplétifs d’une supposée gauche laïque, le mouvement islamiste a cru pouvoir s’approprier la Tunisie, en instillant dans la vie politique, économique et sociale – à doses régulières et bien calculées – son venin idéologique en vue de concrétiser son projet obscurantiste. Projet qu’il a pris garde de dissimuler tout au long de la campagne électorale, pendant laquelle il a tout simplement dupé les électeurs avec son programme en 365 points, qui s’est volatilisé, même de la toile, dans les premières semaines suivant l’accession au pouvoir du parti islamiste et de sa « troïka ».

L’instabilité comme outil de pouvoir

Le pouvoir islamiste joue depuis à dénoncer publiquement – et à provoquer en douce ? – une instabilité qui sert bien ses intérêts puisqu’elle lui permet de camoufler ses malversations et de consolider ses tentatives de faire main basse sur les institutions de l’État et sur la vie sociale et politique.

Les responsables de ce parti sectaire, à la fois incompétents, sans aucun projet viable et crédible ni culture politique, ont en effet tout essayé pour concrétiser leur projet rétrograde une fois au pouvoir, en jouant sur l’instabilité du pays comme paramètre de renforcement de leur complot, décuplant du même coup cette instabilité devenue désormais endémique dans le pays et qui offre un écran habile à leur prévarication et autres manquements économiques et sociaux.

Après avoir tenté de faire passer, heureusement sans succès, le projet suspect d’une théocratie en Tunisie, ils ont voulu affaiblir le statut des femmes tunisiennes, provoquant une crise profonde dans les convictions sociales et morales des Tunisiens. Dans le même temps, ils continuent leurs malversations à tous les niveaux.

Alors que la population attend avec une impatience chaque jour croissante une feuille de route claire pour la transition démocratique, les responsables du parti islamiste et leurs sbires continuent les provocations qui tournent de facto aux incitations à la haine et la violence, générant ainsi une dangereuse instabilité et une aggravation des difficultés économiques, politiques et sociales dans le pays.

Mais cette situation de crise endémique leur permet d’asseoir leur hégémonie sur l’appareil de l’état et de prolonger sine die – du moins, le croient-ils – leur mandat déjà périmé, tout en taxant d’antirévolutionnaires qui veulent déstabiliser le pays ceux-là même qui désirent instaurer une véritable démocratie conforme aux temps modernes et aux aspirations populaires.

L’impatience irritée du peuple tunisien

À bout de patience, la population manifeste son insatisfaction et son rejet des responsables politiques pour l’absence de réalisations positives concrètes. Elle subit en retour une violence systématique, toujours sous le couvert de lutter contre l’instabilité dans les régions et ailleurs. Une réplique que personne ne croit plus. La mouvance, avec toutes ses composantes, se trouve désormais discréditée. Il ne lui reste que l’acte désespéré de recours aux milices pour terroriser quand et où bon lui semble.

Dans cette situation verrouillée, le peuple se trouve perdant sur toute la ligne. Sur le plan économique, par exemple, l’état actuel du pays n’offre ni la stabilité figée d’un régime dictatorial, ni la stabilité légitime que procure la démocratie. Dans un tel contexte, seuls sont servis les intérêts de la « troïka » dominée par les islamistes.

L’exaspération d’une population lassée de vivre dans l’incertitude et l’inquiétude s’amplifie. L’opposition au mouvement islamiste est plus forte que jamais, ce qui provoque la rage des islamistes et de leurs partenaires, dont l’échec se transforme en une frustration hostile et belliqueuse.

La violence sectaire comme gouvernance

Comme toute idéologie totalitaire, l’islamisme n’accepte ni la défaite ni la concurrence. Il n’accepte pas non plus la critique ni les alternances et, une fois acculé au mur, il opte automatiquement pour la violence. C’est ce qui est en train de se passer en Tunisie. Alors qu’il réalise que se révèle un échec total son projet d’engloutir dans un océan obscurantiste, et sous la houlette d’une internationale islamiste totalitaire, un pays riche de 3000 ans d’histoire et de culture métissées, et que ses tactiques de manipulation des masses n’arrivent plus à convaincre, la mouvance islamiste semble se métamorphoser en une bête blessée et traquée : elle passe à l’attaque en recourant à une violence organisée et bien ciblée à l’instar de tout mouvement sectaire et totalitaire qui croit détenir une vérité absolue lui permettant d’imposer ses choix aux populations.

Ce qui est arrivé samedi 22 décembre 2012 à Djerba, sans constituer une première en son genre, traduit la panique qui s’empare des rangs islamistes et fait la démonstration de leurs véritables méthodes pour intimider, voire anéantir toute alternative menaçant leur survie. Non seulement le mouvement islamiste a perdu sa légitimité électorale, son mandat étant échu sans qu’il ait accompli la moindre réalisation positive, mais aussi perd-il aussi tout sens moral.

Les soubresauts de l’agonie

En effet, le fait de voir converger, de plusieurs régions du pays, des partisans survoltés, tels des hordes barbares assoiffées de sang, sous les ordres des milices du mouvement islamiste, afin d’agresser et de prendre en otages les militants et les responsables en meeting d’une formation politique reconnue mais concurrente – en l’occurrence Nidaa Tounes, qui semble gagner en popularité – sans même que l’État, dominé par les islamistes, ne réagisse à ces attaques graves, traduit une détermination à vouloir s’imposer par la violence et la terreur. Les otages doivent leur salut à l’intervention de l’armée nationale.

Cet épisode illustre l’affolement des islamistes et surtout les soubresauts de l’agonie d’un courant à la dérive car anachronique, illégitime, immoral et qui a démontré qu’il ne croit qu’en la violence comme mode de gouvernance politique et sociale. Le mouvement islamiste prouve une fois encore, dans les faits, qu’il est incompatible avec la démocratie. Ce dernier fait d’armes devrait suffire à réveiller de leur torpeur complice les autres membres de la troïka, à moins que l’exercice du pouvoir entraîne une cécité opportune. nawaat

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:01
 
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 06:09

L’homme d’affaires Fethi Dammak interrogé pour implication dans le trafic d’armes et le financement des LPR

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN8766fathi-dammak1212.jpg


L’homme d’affaires, Fethi Dammak, connu pour ses activités commerciales dans les zones frontalières avec la Libye, est actuellement interrogé par les services judiciaires compétents pour trafic d’armes de divers genres, dont des quantités ont été saisies dans des locaux lui appartenant, ainsi que de devises.

Cet homme d’affaires serait impliqué dans des plans visant l’assassinat d’autres hommes d’affaires et de financement de certains responsables des Ligues dites de protection de la révolution (LPR).

 
L’instruction de l’affaire est encore à ses débuts et l’on s’attend à des révélations fracassantes quant à ses objectifs et ses ramifications tentaculaires. businessnews.


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Planification d'assassinats de plusieurs hommes d'affaires 

 

Malek Khadhraoui: Revient sur les nouvelles vidéos chocs

Achat d'armes et planification d'assassinat par le même Fathi

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La brigade criminelle d’El Gorjani vient d’arrêter l’homme d’affaires et promoteur immobilier, Fethi Dammak, ainsi que cinq autres personnes. Selon certaines sources, les accusations portées contre l’homme d’affaires Fethi Dammak et ses présumés complices sont très graves.

 

Ces derniers ont semble-t-il constitué un gang armé qui projetait de liquider certains hommes d’affaires très connus et de kidnapper d’autres pour monnayer ensuite très cher leur libération, en demandant des rançons à leurs proches.

 

Le site Nawaat a publié certains enregistrements vidéo qui ont été à l’origine du déclenchement de cette grave affaire.

 

On y voit les accusés conclure une transaction d’achat d’armes à feu dont des kalachnikovs, des fusils mitrailleurs et des pistolets. Leurs discussions avaient pour thème l’achat de ces armes, ainsi que les objectifs de la bande.

 

On y entend très clairement le scénario imaginé pour l’assassinat de l’homme d’affaires controversé Chafik Jerraya. Selon certaines sources, le gang a été infiltré. Ce qui a permis aux enquêteurs d’avoir des enregistrements vidéo d’une durée de trente heures qui prouvent ses intentions et  ses plans d’actions. 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 02:48

 

La seconde mouture de la nouvelle Constitution tunisienne

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Interrogations autour de la seconde mouture de la Constitution et de l'Assemblée nationale constituante


 

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Craquelures chez les Nahdhaouis : quand R. Ghannouchi use de l’autre islamiste extrémiste, Habib Khedher pour donner une leçon au PM Hamadi Jebali

Habib Khedher à Hamadi Jebali : J’accuse votre gouvernement, avec le sourire

Au cours du débat sur la loi de Finances 2013 à l’ANC hier 26 décembre 2012, Habib Khedher, rapporteur de la Constitution a pris la parole afin de donner au gouvernement des conseils qui sont, selon lui, «acerbes». M. Khedher a donc décidé d’utiliser une sorte de métaphore dans le but de mieux faire passer son message :
« Nous remercions le gouvernement pour l’intérêt qu’il porte aux régions démunies en opérant le plan de développement nécessaire et ce, en augmentant le budget de la présidence. 

Nous saluons fort bien votre juste application de la loi qui contient des jugements exceptionnels concernant la fonction publique et ce, à travers le recrutement d’instituteurs d’une manière telle que les régions ont considérée comme juste et convaincantes quant à sa transparence.

Nous ne pouvons que nous étonner agréablement de la rapidité avec laquelle les dossiers de recrutement des handicapés ont été traités et nous supposons, qu’étant, à présent, en fonction, ils vous sont tous gré de cette réactivité. 

Nous sommes fort heureux de constater, Monsieur le chef de gouvernement, votre magnifique assiduité à suivre l’avancement de la rédaction de la Constitution, sans pour autant faire une pression quelconque sur les députés de l’Assemblée nationale constituante. 

Le gouvernorat de Gabès vous est très reconnaissant de votre visite, M. le chef de gouvernement, une visite que vous avez effectuée inopinément. 

Nous remercions le président de l’ANC d’avoir accéléré la procédure de constitution de la haute instance indépendante des élections. » 

A la fin de son intervention, Meherzia Laâbidi a répondu, en se référant à une citation française : « avez-vous mangé du lion ?» La référence fait allusion au courage de Habib Khedher à avoir osé porter des critiques à l’encontre du gouvernement et ce, en la présence de son chef ainsi que de quelques ministres dont notamment Samir Dilou, Elyès Fakhfakh et Noureddine Bhiri qui a, d’ailleurs, quitté l’hémicycle dès que M. Khedher a pris la parole. businessnews

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 21:58

Débat : la nouvelle Constitution, une ouverture sur l'inconnu...

 

 

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Le projet de Constitution validé, Morsi s'adresse au peuple

 

 

Le président doit intervenir en fin de journée à la télévision. La nouvelle loi fondamentale controversée a été adoptée par 63,8% des votants. 

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/4978271.jpg

 

Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi va s'adresser à la population mercredi 25 décembre en fin de journée, après l'adoption d'une Constitution controversée qui a divisé le pays, ont annoncé les médias officiels.

L'allocution télévisée du premier président civil d'Egypte est prévue pour 18h locales (17 heures en France) et doit évoquer "la feuille de route pour la transition démocratique", selon l'agence Mena.

La nouvelle loi fondamentale, rédigée par une commission dominée par les islamistes, a été adoptée par 63,8% des votants, une majorité confortable toutefois assortie d'une faible mobilisation des 52 millions d'électeurs inscrits, qui ne sont que 32,9% à avoir voté.

L'opposition, qui reproche à cette Constitution d'ouvrir la voie à une islamisation accrue de la législation et d'offrir peu de garanties pour certaines libertés, a répété qu'elle allait continuer à réclamer l'invalidation du vote, entaché selon elle de fraudes et d'irrégularités.

63,8% des votants se sont prononcés en faveur du projet de loi fondamentale mais le taux de participation a été très faible, à 32,9% des quelque 52 millions d'électeurs inscrits, a annoncé à la presse le président de la commission Samir Aboul Maati, confirmant des chiffres officieux.

L'opposition rejette les résultats

"Il n'y a pas de vaincu dans le résultat de ce référendum. Cette Constitution sera celle de tous" les Egyptiens, a réagi le Premier ministre Hicham Qandil, appelant "toutes les forces politiques à coopérer avec le gouvernement (...) pour donner une chance à la nation de reprendre son souffle et pour que l'économie se rétablisse".

L'opposition, de son côté, a répété qu'elle rejetait ces résultats. "Les procédures légales suivent leur cours après les plaintes que nous avons déposées auprès du Parquet pour les violations et fraudes constatées", a déclaré Khaled Dawoud, porte-parole du Front du salut national (FSN), la principale coalition de l'opposition rassemblant des mouvements de gauche et des libéraux.

Sans mentionner les fraudes présumées, le président de la commission électorale a indiqué avoir examiné toutes les plaintes, assurant que le processus s'était déroulé sous la supervision des juges comme c'est la règle en Egypte. Plusieurs ONG ainsi que l'opposition avaient assuré que des personnes s'étaient fait passer pour des magistrats dans certains bureaux de vote.

Des résultats invalidés 

Samir Aboul Maati a toutefois indiqué que les résultats de certains bureaux avaient été invalidés, notamment parce qu'ils avaient fermé avant l'heure fixée par la commission. "Nous nous préparons pour les législatives. Nous avons grand espoir de l'emporter et si nous gagnons, notre priorité sera une nouvelle Constitution", a ajouté Khaled Dawoud.

Des législatives sont en effet prévues pour dans les deux mois suivant l'adoption de la Constitution.

Le Sénat, dominé par les islamistes, va récupérer le pouvoir législatif jusqu'ici détenu par le président Mohamed Morsi, jusqu'à l'élection d'une nouvelle chambre des députés. Il se réunit mercredi sur ordre du chef de l'Etat.

Le référendum s'est déroulé sous haute tension les 15 et 22 décembre, après des semaines d'une grave crise politique et de manifestations rivales qui ont parfois dégénéré en violences meurtrières.

La communauté internationale demande la fin des divisions

Les Etats-Unis ont affirmé que le président Morsi avait "la responsabilité d'agir d'une façon qui reconnaisse le besoin urgent de mettre fin aux divisions, de bâtir la confiance et d'élargir le soutien au processus politique". Quant à la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, elle a appelé Mohamed Morsi à "rétablir la confiance" dans la démocratie.

"Je note que la participation a été de 33%", "J'appelle toutes les parties au dialogue afin de progresser vers la démocratie et je presse en particulier le président d'agir en ce sens", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Pour le camp présidentiel, la nouvelle Constitution permettra de doter l'Egypte d'un cadre institutionnel stable après la période de transition tumultueuse qui a suivi la chute d'Hosni Moubarak le 11 février 2011.

L'opposition affirme que le texte, rédigé par une commission dominée par les islamistes, porte atteinte à certaines libertés et ouvre la voie à une islamisation plus poussée de la législation. Elle accuse aussi les islamistes d'avoir assimilé le scrutin à un vote sur la charia (loi islamique).

Le président Morsi a donc réussi son pari de faire adopter le texte, mais au prix d'une crise qui a divisé l'Egypte. Et avant le référendum, un haut responsable du parti islamiste de Mohamed Morsi, Amr Darrag, avait estimé qu'"il ne serait pas bon" que le texte soit approuvé avec moins de 70% des voix.

Démission du ministre des communications

Mardi soir, l'agence officielle Mena a par ailleurs annoncé la démission du ministre des Communications Hany Mahmoud, qui n'a pas donné de précisions sur les raisons de sa décision prise il y a un mois. La date de cette démission semble coïncider avec l'annonce, le 22 novembre, du décret controversé par lequel le président Morsi s'était accordé des pouvoirs exceptionnels.

La crise qui a secoué le pays est la plus grave depuis l'élection en juin de Mohamed Morsi. Huit personnes ont été tuées début décembre dans des affrontements d'une rare violence devant le palais présidentiel au Caire.

L'Egypte fait aussi face à de graves difficultés économiques, avec un déficit budgétaire en hausse et des réserves de devises en berne. tempsreel.nouvelobs


 

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Allocution télévisée du président Morsi 

 

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M. Morsi s'est réjoui de l'adoption de la nouvelle Constitution.

Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi s'est félicité mercredi de l'adoption de la nouvelle Constitution défendue par ses partisans, en annonçant un remaniement du gouvernement pour répondre aux défis économiques de l'Egypte, en proie à de graves difficultés.

"Je vais déployer tous mes efforts pour soutenir l'économie égyptienne, qui fait face à d'énormes défis mais a aussi de grandes chances de croissance, et je ferai tous les changements nécessaires dont a besoin cette mission, celle de la croissance et de la production", a-t-il dit dans une allocution télévisée.

"J'ai chargé Hicham Qandil, le Premier ministre, et je suis en consultations avec lui pour procéder aux remaniements ministériels nécessaires", a-t-il ajouté.

M. Morsi s'est réjoui de l'adoption de la nouvelle Constitution, qui reflète selon lui "la libre volonté des Egyptiens" et "l'esprit de la révolution du 25-Janvier", qui a renversé l'autocrate Hosni Moubarak début 2011.

La nouvelle Constitution a été adoptée par 63,8% des votants, une majorité confortable toutefois assortie d'une faible mobilisation des 52 millions d'électeurs inscrits, qui ne sont que 32,9% à avoir voté lors du référendum des 15 et 22 décembre.

Le texte est basé sur "le droit à la citoyenneté (...) sans discrimination" et consacre "la liberté d'opinion, de création et les valeurs de la modération", a-t-il soutenu.

Le chef de l'Etat a reconnu avoir dû prendre "des décisions difficiles" pour faire passer la nouvelle Constitution, censée mener à "une nouvelle ère, avec plus de stabilité et de sécurité".

"Oui, il y a eu pendant cette période temporaire des erreurs de part et d'autre (...) J'en porte la responsabilité avec vous", a-t-il ajouté.

Le président a aussi défendu le référendum, qui s'est déroulé sous haute tension et a été entaché, selon l'opposition et plusieurs ONG, par des irrégularités et des fraudes.

"Le référendum s'est tenu dans une transparence totale et sous supervision judiciaire complète", a-t-il assuré, en ajoutant que le vif débat politique qui a eu lieu était "un phénomène sain".

Toutefois, "certains n'ont pas réalisé la différence entre le droit d'exprimer son opinion et le recours à la violence", a-t-il dit.

M. Morsi a renouvelé son appel à l'opposition à participer à un dialogue national, en estimant que "le dialogue est devenu une nécessité".

Le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition rassemblant des forces politiques libérales et de gauche présidée par le Prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, avait refusé ce dialogue en affirmant qu'il était de façade. lalibre.be


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À peine approuvée, la nouvelle Constitution déjà suspectée

 

La commission électorale a confirmé mardi que la Constitution controversée défendue par les islamistes au pouvoir en Egypte avait été approuvée par près de 64% des votants. L'opposition dénonce un référendum entaché d'irrégularités. 

http://www.lexpress.fr/medias/2363/1210284_depouillement-des-suffrages-dans-un-bureau-de-vote-de-gizeh-apres-le-referendum-sur-la-nouvelle-constitution-egyptienne-le-22-decembre-2012.jpg

 

La Constitution controversée défendue par les islamistes au pouvoir en Egypte a été approuvée par près de 64% des votants, a confirmé mardi la commission électorale, au terme d'un référendum entaché, selon l'opposition, d'irrégularités. 

63,8% des votants se sont prononcés en faveur du projet de loi fondamentale et le taux de participation a été de 32,9% sur près de 52 millions d'électeurs inscrits, a annoncé à la presse le président de la commission Samir Aboul Maati, confirmant des chiffres officieux. 

"Il n'y a pas de vaincu dans le résultat de ce référendum. Cette Constitution sera celle de tous" les Egyptiens, a réagi le Premier ministre Hicham Qandil, appelant "toutes les forces politiques à coopérer avec le gouvernement (...) pour donner une chance à la nation de reprendre son souffle et pour que l'économie se rétablisse". 

L'opposition dénonce des irrégularités

L'opposition, de son côté, a répété qu'elle rejetait ces résultats. "Les procédures légales suivent leur cours après les plaintes que nous avons déposées auprès du Parquet pour les violations et fraudes constatées", a dit à l'AFP Khaled Dawoud, porte-parole du Front du salut national (FSN), la principale coalition de l'opposition rassemblant des mouvements de gauche et des libéraux. 

Sans mentionner les fraudes présumées, le président de la commission électorale a indiqué avoir examiné toutes les plaintes, assurant que le processus s'était déroulé sous la supervision des juges comme c'est la règle en Egypte. 

Plusieurs ONG ainsi que l'opposition avaient assuré que des personnes s'étaient fait passer pour des magistrats dans certains bureaux de vote. 

M. Aboul Maati a toutefois indiqué que les résultats de certains bureaux avaient été invalidés, notamment parce qu'ils avaient fermé avant l'heure fixée par la commission. "Nous nous préparons pour les législatives. Nous avons grand espoir de l'emporter et si nous gagnons, notre priorité sera une nouvelle Constitution", a ajouté M. Dawoud

Notre diaporama: Egypte: trois semaines de tensions

Notre diaporama: Egypte: trois semaines de tensions REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Législatives dans deux mois

Des législatives sont en effet prévues pour dans les deux mois suivant l'adoption de la Constitution. 

Le Sénat, dominé par les islamistes, va récupérer le pouvoir législatif jusqu'ici détenu par le président Mohamed Morsi, jusqu'à l'élection d'une nouvelle chambre des députés. Il se réunit mercredi sur ordre du chef de l'Etat. 

Le référendum s'est déroulé sous haute tension les 15 et 22 décembre, après des semaines d'une grave crise politique et de manifestations rivales qui ont parfois dégénéré en violences meurtrières. 

Les Etats-Unis ont affirmé que le président Morsi avait "la responsabilité d'agir d'une façon qui reconnaisse le besoin urgent de mettre fin aux divisions, de bâtir la confiance et d'élargir le soutien au processus politique". 

33% de participation

Quant à la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, elle a appelé Mohamed Morsi à "rétablir la confiance" dans la démocratie. "Je note que la participation a été de 33%", "J'appelle toutes les parties au dialogue afin de progresser vers la démocratie et je presse en particulier le président d'agir en ce sens", a-t-elle souligné dans un communiqué. 

Pour le camp présidentiel, la nouvelle Constitution permettra de doter l'Egypte d'un cadre institutionnel stable après la période de transition tumultueuse qui a suivi la chute d'Hosni Moubarak le 11 février 2011. 

Un texte contesté

L'opposition affirme que le texte, rédigé par une commission dominée par les islamistes, porte atteinte à certaines libertés et ouvre la voie à une islamisation plus poussée de la législation. Elle accuse aussi les islamistes d'avoir assimilé le scrutin à un vote sur la charia (loi islamique). 

Le président Morsi a donc réussi son pari de faire adopter le texte, mais au prix d'une crise qui a divisé l'Egypte. Et avant le référendum, un haut responsable du parti islamiste de M. Morsi,Amr Darrag, avait estimé qu'"il ne serait pas bon" que le texte soit approuvé avec moins de 70% des voix. 

Démission du ministre des communications

Mardi soir, l'agence officielle Mena a par ailleurs annoncé la démission du ministre des Communications Hany Mahmoud, qui n'a pas donné de précisions sur les raisons de sa décision prise il y a un mois. 

La date de cette démission semble coïncider avec l'annonce, le 22 novembre, du décret controversé par lequel le président Morsi s'était accordé des pouvoirs exceptionnels. 

La crise qui a secoué le pays est la plus grave depuis l'élection en juin de M. Morsi. Huit personnes ont été tuées début décembre dans des affrontements d'une rare violence devant le palais présidentiel au Caire. 

L'Egypte fait aussi face à de graves difficultés économiques, avec un déficit budgétaire en hausse et des réserves de devises en berne. lexpress.frl

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 19:46
Retour sur les événements  de Djerba en images 
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:25

L’irrésistible ascension du Front Populaire

Tunisie. Sondage 3C : l’irrésistible ascension du Front Populaire

 

La publication de la dernière édition en date du sondage politique 3C hier lundi apporte son lot de surprises et d’enseignements. Portant sur la période 18 au 21 décembre, elle confirme de manière substantielle de nouvelles tendances observées lors du sondage de novembre, notamment une impressionnante percée de l’extrême gauche.

La principale surprise de l’avant dernier sondage était une « entrée directe » du Front Populaire, coalition de partis de la gauche radicale, qui détrônait les centristes d’al Joumhouri de leur 3ème place en termes d’intention de vote.

De 5,6% en octobre, ils passaient à 6,9% en novembre. Cette fois le Front enfonce le clou en se hissant à un étonnant 9,6%. Un pourcentage en constante progression qui traduit selon Hichem Guerfali une lassitude d’une partie des Tunisiens par rapport aux sentiers battus des luttes politiciennes acharnées opposant Ennahdha à Nidaa Tounes.

Ce dernier recule de façon plus nette ce mois-ci, à seulement 28,4% contre 29,6% le mois précédent. Mais ces intentions de vote ne prennent pas en compte cela dit les récents évènements de Djerba qui profiteront sans doute au parti de Béji Caïd Essebsi.

L’avance significative d’Ennahdha, en tête des partis hors coalitions futures, est une autre tendance notable : le parti islamiste augmente sa cote de popularité de pas moins de 3 points entiers, soit autant que le Front Populaire, en passant de 30,9, à 33,9% des intentions de vote.

Une progression des extrêmes donc, qui confirme un climat politique qui se tend à l’approche des prochaines échéances électorales risquant d’être émaillées de violences, au vu de la chronicité du sabotage des meetings.

 

Deux présidentiables au coude-à-coude

S’agissant des « présidentiables », si Béji Caïd Essebsi est toujours le chouchou des Tunisiens au 1er tour, avec un 10,9% stable par rapport au mois dernier, il serait en revanche détrôné par un Marzouki en embuscade au second tour, qui passerait selon le sondage 3C de 7,2% au premier tour à 51%, contre 48% pour « BCE ».

A 3,6% Hamadi Jebali subit un désaveu de plus en plus prononcé, 40% des sondés étant mécontents du rendement de son gouvernement provisoire. lecourrierdelatlas


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Al-Joumhouri et le Front populaire main dans la main contre la violence politique

hamma-Nejib

 

Pour une première, Al-Joumhouri et le Front populaire ont publié, aujourd’hui 25 décembre, un communiqué commun. Il fait suite à la première réunion de consultation entre les deux partis.

Le communiqué fait état de l’inquiétude des deux partis quant à la situation générale dans le pays et le flou qui accompagne cette période transitionnelle. Il a été aussi l’occasion d’appeler à réactiver l’initiative de l’UGTT et à tracer une feuille de route pour la période à venir dans le but d’asseoir les meilleures conditions pour la rédaction de la Constitution et de préparer les prochaines élections.

Les deux partis ont, par ailleurs, condamné les événements de Djerba qui, selon le communiqué, font  partie d’une série d’agressions planifiées et dont la centrale syndicale a été victime. Ils ont, à ce propos, appelé à la tenue d’un congrès national pour la lutte contre la violence.

Ils ont aussi exprimé leur inquiétude à propos de la situation économique et sociale qui prévaut dans le pays et le chômage qui y sévit. Mais au-delà des points retenus par ces deux partis, ce communiqué scelle un rapprochement entre Al-Joumhouri et le Front populaire. La rencontre entre Hamma Hammami et Néjib Chebbi, que nous avons annoncée à l’Economiste maghrébin récemment, en est peut-être le prélude. leconomistemaghrebin

 

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Premières consultations du Front Populaire et d'Al Joumhouri, et coordination des revendications

 

Actualités : Premières consultations du Front Populaire et d'Al Joumhouri, et coordination des revendications
 

Au cours de la première réunion de consultation entre le Front Populaire et Al Joumhouri ce mardi 25 décembre, les deux parties ont de nouveau revendiqué la neutralisation des ministères de souveraineté et la dissolution des Ligues de protection de la révolution.

Le Front Populaire et Al Joumhouri ont tous deux appelé à l'organisation d'une manifestation nationale unifiée pour la commémoration du deuxième anniversaire de la révolution le 14 janvier prochain.

L'objectif est de condamner la violence et d'appeler à la mise en place d'un climat pacifique de libertés, souligne Ahmed Nejib Chebbi, président de l'Instance politique d'Al Joumhouri.  Écouter  Ahmed Néjib Ecchebbi

 

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Le communiqué commun 

http://tuniscope.com/uploads/images/content/communiqu%C3%A9-251212-2.jpg

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 04:18

Brahimi à Damas, l'opposition syrienne dénonce les "massacres"

 

L'émissaire international sur la Syrie, Lakhdar Brahimi, s'est entretenu lundi à Damas avec le président Bachar al Assad des moyens de sortir du conflit pendant que l'opposition dénonçait les "massacres" commis par les forces gouvernementales.

L'émissaire spécial de l'Onu a rencontré le chef de l'Etat syrien pour la troisième fois depuis sa nomination en août, mais la situation sur le terrain s'est fortement dégradée et le diplomate algérien a dû rejoindre Damas par la route en provenance du Liban, aucun avion ne pouvant atterrir à l'aéroport de la capitale pour des raisons de sécurité.

Au lendemain d'une frappe aérienne sur une boulangerie d'Halfaya, dans la province de Hama, qui aurait fait au moins soixante morts, Lakhdar Brahimi a reconnu que "la situation en Syrie reste un motif d'inquiétude".

"Je lui ai parlé de ce que je voyais à l'étranger et des réunions que j'avais tenues avec des dirigeants de la région et d'ailleurs", a-t-il déclaré à la presse.

Le chef de la Coalition nationale syrienne (CNS), qui regroupe une grande partie des opposants à Assad, n'a pas commenté directement la venue de Brahimi à Damas mais il s'est indigné du "silence sur les massacres commis contre le peuple syrien".

"Le massacre d'Halfaya n'est pas seulement un massacre mais un message envoyé à la fois par ceux qui font partie du régime et ceux qui le soutiennent, et qui peut se résumer ainsi : ou vous mourez ou vous acceptez l'asservissement que nous vous imposerons", a écrit Mouaz Alkhatib sur sa page Facebook.

"Cet acte odieux est une nouvelle preuve de la sauvagerie du régime de Bachar al Assad, qui ne recule devant aucun moyen pour se maintenir au pouvoir", a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Dans la même province de Hama, dans le centre du pays, les rebelles ont dit avoir abattu lundi un chasseur de l'armée de l'air qui volait à basse altitude.

Compte tenu des restrictions imposées par le régime syrien au travail des médias, il n'a pas été possible de vérifier de source indépendante la destruction de cet avion.

 

GAZ TOXIQUE À HOMS ?

Les rebelles ont conquis ces dernières semaines plusieurs bases militaires à travers le pays. Les combats se déroulent désormais aux périphéries sud et est de Damas.

Le conflit, qui a débuté en mars 2011 par des manifestations pacifiques réprimées dans le sang avant de se transformer peu à peu en guerre civile, a fait plus de 44.000 morts selon les opposants.

Face à la progression des rebelles, les forces syriennes s'appuient sur leur aviation et leur puissance de feu supérieure. L'Otan et des responsables américains les accusent d'avoir tiré des missiles de type Scud contre l'insurrection.

Les puissances occidentales ont également mis en garde Damas contre l'utilisation d'armes chimiques, qui constitueraient le franchissement d'une ligne rouge susceptible de déclencher une intervention internationale, toujours repoussée jusqu'ici en raison du veto russe et chinois.

La Syrie a réaffirmé dimanche qu'elle n'utiliserait jamais son arsenal chimique. Des militants de l'opposition ont cependant affirmé quelques heures plus tard qu'une attaque au gaz toxique avait eu lieu à Homs (centre).

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG proche de l'opposition, a rassemblé des témoignages sur cet incident, selon lesquels six combattants rebelles auraient péri après avoir inhalé de la fumée sur la ligne de front, situé à l'intérieur même de la ville.

"De la fumée blanche sans odeur s'est répandue dans le secteur après des jets de grenades par les forces du régime", a déclaré l'OSDH. "Ceux qui ont inhalé ce gaz ont dit ressentir des vertiges et des maux de tête et certains ont eu des attaques."

L'OSDH a souhaité que le Comité international de la Croix-Rouge dépêche des experts dans la région. Un cas similaire d'attaque au gaz toxique annoncé par l'opposition avait été jugé faux par des experts militaires, mais aucun n'a fait de commentaire sur l'incident de Homs. Erika Solomon tempsreel.nouvelobs


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Syrie, est-il déjà trop tard ?

 

La crise syrienne a divisé, depuis des mois, nombre de lecteurs de ce blog. Et, au-delà, beaucoup de mouvements de gauche, notamment dans le monde arabe (lire Nicolas Dot-Pouillard, « La crise syrienne déchire les gauches arabes »).

Deux points de vue se sont affrontés : 

 
— le premier voyait dans l’insurrection syrienne un prolongement des révoltes dans le monde arabe, provoqué par les mêmes causes (autoritarisme du régime, corruption, aspirations de la jeunesse à la liberté, etc.) ; 
— le second, tout en admettant parfois les défaillances du régime, y voyait pour l’essentiel un complot visant un régime qui s’était opposé aux Etats-Unis et à Israël.

Pour ma part, j’ai expliqué que cette insurrection ne se différenciait pas fondamentalement de celles qui avaient balayé les régimes tunisien et égyptien. Que la violence du régime n’avait aucune excuse, et qu’elle avait accéléré la militarisation de l’insurrection. Dans le même temps, je constatais que la Syrie reste un enjeu géopolitique important et que l’intervention massive du Qatar et de l’Arabie saoudite n’est pas dictée par l’amour de ces pays pour la démocratie.

En août 2012, j’avais mis l’accent sur l’impasse en Syrie et sur les conséquences dramatiques de la prolongation du conflit (« Que faire en Syrie ? »). Le récent rapport de la commission des droits de l’homme des Nations unies (« Independent International Commission of Inquiry on the Syrian Arab Republic established pursuant to United Nations Human Rights Council Resolutions S-17/1, 19/22 and 21/2 » (PDF), 20 décembre) apporte un éclairage inquiétant et devrait nous amener tous à privilégier une sortie de crise politique, ce qui signifie cessez-le-feu et négociations.

La question n’est plus de savoir si le régime tiendra ou non, mais si la Syrie restera une entité unie ou deviendra un champ de bataille confessionnel et ethnique. L’envoyé spécial des Nations unies a mis en garde le 20 décembre contre des génocides qui frapperaient les minorités, notamment alaouite (« U.N. anti-genocide envoy : Syria minorities face reprisal risk »). (Lire, dans le numéro de janvier 2013 du Monde diplomatique, l’article de Sabrina Mervin, « L’étrange destin des alaouites syriens ».)

Ce que dit le rapport de la commission des droits de l’homme des Nations unies confirme ce pessimisme :

« La montée des tensions a conduit à des affrontements armés entre les différents groupes armés le long d’une ligne confessionnelle. De tels incidents ont eu lieu dans des communautés mixtes ou lorsque des groupes armés ont tenté de s’emparer de zones habitées majoritairement par les communautés minoritaires pro-gouvernementales. Certaines communautés minoritaires, notamment les alaouites et les chrétiens, ont formé des groupes d’autodéfense pour protéger leurs quartiers des forces anti-gouvernementales en établissant des points de contrôle autour de ces zones. Certains de ces groupes locaux, connus sous le nom de comités populaires, auraient participé aux côtés des forces gouvernementales à des opérations militaires dans les environs de Damas, dans les quartiers de Tadamon et Sayeda Zeinab. Les personnes interrogées affirment que le gouvernement a fourni des armes et des uniformes à ces groupes. » (...)

« Ces derniers mois, il y a eu une nette évolution dans la façon dont les personnes interrogées présentent le conflit. En décrivant le bombardement d’un village dans le gouvernorat de Lattaquié par les forces gouvernementales, une personne interviewée a souligné que les bombardements provenaient des “villages alaouites”. Une autre personne interrogée, décrivant les attaques au sol à Bosra, dans le gouvernorat du Sud Deraa, a déclaré que les tensions entre les communautés chiite et sunnite dans la ville montaient en puissance, avec une violence de plus en plus inévitable. »

« Des groupes minoritaires du pays, tels que les Arméniens, les chrétiens, les druzes, les Palestiniens, les Kurdes et les Turkmènes ont été entraînés dans le conflit. Cependant, les lignes confessionnelles sont plus marquées entre la communauté alaouite, d’où sont issus la plupart des cadres supérieurs du gouvernement et de l’armée, et la majorité sunnite, qui appuie dans l’ensemble (mais pas uniformément) les groupes anti-gouvernementaux armés. »

« Les attaques, les représailles et les craintes de celles-ci ont conduit à l’armement des communautés et à leur entrée dans le conflit. Une personne interrogée, un Turkmène de Lattaquié, résumait ainsi la situation : “Il est trop dangereux de vivre à côté de voisins qui sont armés et [qui vous considèrent comme un rebelle], alors que vous, vous restez sans armes”. »

« Les forces gouvernementales et les milices alignées avec le gouvernement ont attaqué des civils sunnites. Une personne interrogée, présente dans Bosra à la fin octobre, a rapporté que “des membres d’une milice chiite”, des gens de son voisinage, conduisaient des perquisitions. Elle a déclaré que la milice lui avait dit qu’“ils tueraient tous les sunnites dans la région et que la région leur appartenait”. Une autre personne interrogée a déclaré qu’elle avait régulièrement vu des sunnites tirés hors de leurs voitures et battus aux points de contrôle de l’armée le long de la route principale reliant Deraa et Damas. »

« La Commission a reçu des informations crédibles selon lesquelles des groupes armés anti-gouvernementaux attaquent les alaouites et les autres communautés minoritaires pro-gouvernementales. Une des personnes interrogées, un combattant de l’Armée syrienne libre à Lattaquié, a expliqué en détail comment ils avaient capturé des membres des forces gouvernementales : les sunnites ont été emprisonnés tandis que les alaouites ont été immédiatement exécutés. » (...)

« La plupart des combattants étrangers s’infiltrant en Syrie pour rejoindre les groupes anti-gouvernementaux armés (ou pour lutter de façon indépendante à côté d’eux) sont sunnites, originaires de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. La nature de plus en plus confessionnelle du conflit pousse d’autres acteurs à y entrer. Le Hezbollah chiite a confirmé que ses membres participent à la lutte en Syrie aux côtés du gouvernement. Il y a eu également des rapports, encore non confirmés, indiquant que des chiites irakiens viennent se battre en Syrie. L’Iran a confirmé le 14 septembre que les membres des Gardiens de la révolution apportaient “un soutien intellectuel et consultatif” en Syrie. » (...)

Sur le rôle et la place des salafistes dans l’insurrection, loin des rumeurs et des affabulations de part et d’autre, on lira avec intérêt, comme toujours, le rapport de l’International Crisis Group, « Tentative Jihad : Syria’s Fundamentalist Opposition », 12 octobre 2012.

Revenons au rapport des Nations unies :

« Les communautés chrétiennes sont réparties à travers la Syrie, avec les plus grandes communautés, avant le conflit, vivant dans les gouvernorats d’Alep, de Damas et de Homs. Dans la ville de Homs résidaient environ 80 000 chrétiens, dont la plupart ont maintenant fui à Damas, et pour certains vers Beyrouth. Seuls restent à Homs quelques centaines d’entre eux. Une personne interrogée, en parlant des événements récents dans le gouvernorat d’Al-Suweida, a confirmé que les communautés sunnite et druze s’étaient affrontées, faisant plusieurs morts. Le 29 octobre, une voiture piégée a explosé devant une boulangerie à Jaramana, un quartier majoritairement chrétien et druze à Damas. »

(...)

« Les témoignages recueillis indiquent que les groupes anti-gouvernementaux armés omettent systématiquement de se distinguer de la population civile. L’obligation de chaque partie au conflit, en vertu du droit international coutumier, de séparer les personnes et les biens civils des objectifs militaires est particulièrement pertinente lorsque les objectifs militaires se trouvent dans des zones densément peuplées. L’échec manifeste à faire ces distinctions a donné lieu au départ de civils de leurs foyers et a contribué à l’augmentation alarmante des personnes déplacées et des réfugiés. »

(...)

« La guerre d’usure qui est menée en Syrie a apporté des destructions et une souffrance humaine incommensurables à la population civile. Alors que le conflit s’éternise, les parties sont devenues de plus en plus violentes et imprévisibles, ce qui les a conduites à des comportements en infraction avec le droit international. Le seul moyen de parvenir à une cessation immédiate de la violence est un règlement politique négocié qui réponde aux aspirations légitimes du peuple syrien. La Commission soutient fermement la mission de M. Lakhdar Brahimi, le Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue des Etats arabes dans ses efforts pour amener les parties à un tel règlement. »

Il me semble que l’heure n’est plus à savoir qui il faut blâmer en premier pour cette situation (je pense que le régime est le premier responsable). Mais de savoir comment sortir de cette spirale pour préserver la Syrie et le peuple syrien.

Il est désolant de constater que le porte-parole du Quai d’Orsay omet l’appel du rapport à une solution négociée pour affirmer (21 décembre) seulement que :

« Le rapport de la commission d’enquête confirme l’ampleur des souffrances que doit endurer tout un peuple en raison de l’obstination criminelle d’un régime dont le seul but est sa propre survie. Un tel régime n’a plus aucune légitimité. Bachar Al-Assad doit partir et laisser la place sans délai à un gouvernement de transition répondant aux aspirations légitimes de liberté du peuple syrien. La France appelle la Coalition nationale syrienne à s’engager à ce que les groupes armés qui lui sont affiliés respectent les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Tous les coupables sans exception des crimes dénoncés par la commission d’enquête devront répondre de leurs actes devant la justice. »  Alain Gresh blog.mondediplo

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 02:13

Partie I


Partie II
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Face à Nidaa, la com’ d’Ennahdha ne fait pas le poids



Tout le monde sait que les représentants officiels du parti islamiste d’Ennahdha, et non ceux de ce même parti qui sont au gouvernement de la Troïka, ont décidé de boycotter tous les plateaux télévisés et toutes les rencontres publiques impliquant des membres du parti Nidaa Tounes.
Or, pour la première fois depuis cette annonce, des dirigeants, ou du moins l’un d’eux, en l’occurrence, Walid Bennani, a assisté, lundi soir, 24 décembre 2012, à l’émission « Neuf heures du soir » de Moez Ben Gharbia sur Ettounsiya, consacrée aux derniers incidents survenus à Djerba lors de la tenue du meeting de Nidaa sur l’Île douce, face à Mohsen Marzouk et, surtout, Béji Caïd Essebsi, number one de son parti.

Et pour une première, c’en fut vraiment une, mais pas très heureuse, malheureusement, vu le clash, d’abord entre BCE et l’élu Bennani et, ensuite, entre Houcine Jaziri et le producteur de l’émission Moez Ben Gharbia.

Face au langage raffiné et plein d’humour et de satire de M. Caïd Essebsi, M. Bennani a opposé un « langage de rue », comme on dit, portant sciemment atteinte à l’honneur de la personne en face et frisant l’humiliation. En effet, répondant à la phrase de BCE, « vous ne pouvez pas vous rendre à Kasserine», Walid Bennani n’a pas trouvé mieux que de traiter son vis-à-vis de « vieux sénile qui doit être placé dans une maison de retraite » !
 
Face à un tel niveau, l’ancien Premier ministre a gardé son sang froid et eu la présence d’esprit de ne pas répliquer. D’ailleurs, les observateurs sont unanimes à se montrer surpris par l’obstination d’Ennahdha à faire déléguer M. Bennani lors des débats radiophoniques et télévisés, alors qu’il s’est souvent montré violent, énervé, tendu et brouillon dans ses interventions. 

Les règles élémentaire de la communication veulent, effectivement, que tout intervenant dans une manifestation publique, encore plus lorsqu’il s’agit d’émissions radiophoniques ou télévisées écoutées et vues par des millions de personnes, est appelé à faire preuve de retenue, de tolérance et de respect envers ses interlocuteurs.
 
Mais, ceci n’a pas été, généralement, le cas, pour les représentants nahdhaouis et, à un degré moindre, pour ceux du Congrès pour la République (CPR). Ces participants viennent à chaque émission, remontés tels des robots, pour débiter leurs discours préparés à l’avance sans tenir compte du thème ou du fil conducteur du débat.

Les représentants d’Ennahdha sont, la plupart du temps, là pour « réciter » leur leçon en adoptant un air sérieux, voir menaçant envers et le journaliste animateur et les autres participants. Et gare à celui qui les rappelle à l’ordre ou leur fait remarquer qu’ils accaparent la parole ou que leurs propos sont hors sujet. 
 
Ainsi, tendu, énervé et à fleur de peau, Walid Bennani a offert une image très négative d’Ennahdha, une image d’un parti qui panique, qui n’accepte pas l’avis contraire tout en se donnant des airs arrogants et supérieurs, montrant une volonté d’imposer leur loi.
 
Quand il clame en tapant du poing que la loi dite « d’immunisation de la révolution » va passer devant l’Assemblée nationale constituante (ANC) et va être votée et promulguée et quand il crie que les Ligues de protections de la révolution ne seront jamais dissoutes, M. Bennani adresse un message contreproductif comme quoi Ennahdha veut et peut tout faire en dépit de tout bon sens et même contre la volonté populaire. 
D’ailleurs Mohsen Marzouk n’a pas laissé passer cette occasion pour dire, qu’avec cette logique et qu’à ce rythme, les trois partis au pouvoir peuvent faire adopter toutes les « aberrations » au nom de la dictature de la majorité.

Ainsi, autant Samir Ettaïeb d’Al Massar et Mohsen Marzouk de Nidaa se montraient calmes, rationnels en présentant des faits étayés par des noms, des vidéos et des photos, autant les Bennani et Jaziri s’illustraient par des paroles, des affirmations, des accusations voire carrément des procès d’intention.
 
Dans cet ordre d’idées, les Bennani et Jaziri s’obstinaient, à propos des incidents de Djerba, à avancer la thèse des Yousséfistes qui voulaient protester contre la présence de BCE dans leur fief, et ce malgré tous les démentis et les dénégations des proches familiaux de feu Salah Ben Youssef et de toutes les organisations yousséfistes.
 
Houcine Jaziri, pourtant membre du gouvernement, donc censé être homme d’Etat, s’est illustré, à son tour en accusant Moez Ben Gharbia d’avoir invité le « doyen des militants», Ali Ben Salem, en vue de faire blanchir Béji Caïd Essebsi. 

Le producteur-animateur de l’émission avait beau lui démontrer le contraire, faits, arguments et témoignage de M. Ben Salem à l’appui… Rien à faire. Pis encore, le secrétaire d’Etat s’entêtait dans ses affirmations tout en allant jusqu’à reprocher voire dicter à Moez Ben Gharbia ce qu’il devait faire et comment il devait conduire son plateau !

Mais l’autre moment tristement fort de cette soirée revient à Houcine Jaziri lorsqu’il a commencé à reprocher à Nidaa Tounes d’avoir organisé son meeting dans un « hôtel, propriété d’un Juif tunisien ». 

Mais devant la grimace faite par les présents, il s’est ressaisi tout en voulant se racheter. Les téléspectateurs ont eu droit, alors, à une tirade dans laquelle le secrétaire d’Etat nous a raconté sa vie à Zarzis du temps où il y avait de nombreux amis juifs de la région après avoir tenu à souhaiter « Joyeux Noël » à tous les Juifs (sic !).

M. Jaziri est allé jusqu’à mettre en garde et avertir M. Marzouk, sur un ton menaçant, contre le fait de surenchérir sur le thème des Juifs alors que c’est lui-même qui a mis le pied dans le plat en reprochant à Nidaa Tounes cet « écart ». 

Autre fait significatif de cette manière de déformer les propos et d’intenter des procès d’intention. Lorsque M. Ettaïeb s’est plaint du climat de violences marquant les différentes réunions politiques, notamment celle de Nidaa Tounes et d’autres partis démocratiques, M. Bennani a vite sauté sur l’occasion pour accuser son vis-à-vis, tout en prenant les téléspectateurs à témoins, d’être contre la tenue même des élections !

Après ce débat, dont on ignore les éventuelles retombées sur l’avenir d’Ettounsiya, les citoyens ayant suivi l’émission, et ils sont très nombreux, sont sortis avec les impressions et les convictions suivantes : les représentant du parti d’Ennahdha n’ont aucun sens de la com’ dans ses dimensions modernes.

Par contre, ils paraissent imbus de leurs personnes, arrogants, triomphalistes, hautains, dédaigneux… l’air de dire : « Nous formons la majorité, donc nous sommes les plus forts, donc nous imposons notre loi et nous rejetons les avis des autres». Autrement dit, la Tunisie s’achemine, à moins d’un sursaut solidaire de toutes les forces démocratiques et progressistes du pays, droit vers le mur de la dictature… businessnews.
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