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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 06:37

Pourquoi la Grèce fait si peur?

 

Si je vous dis le mot «subprimes», cela vous rappelle les hypothèques à risque aux États-Unis qui ont déclenché la crise financière de 2008.


Sujets :
JP Morgan Chase& , Citigroup , Bank of America , Territoire des États-Unis , Portugal

 

Évaluées avant la crise à quelques trillions de dollars, les hypothèques à risque apparaissaient aussi sous forme de produits dérivés avec effet de levier dont les banques raffolent. Confinées en grande partie aux États-Unis, les hypothèques non conventionnelles ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de dette au niveau mondial. Les dettes des États apparaissent en dangerosité en un multiplicateur d’au moins vingt fois.

 

Un marché incommensurablement grand

Le marché des produits dérivés n’est pas tellement connu du grand public. Personne ne vous parle de cela à votre caisse ou votre banque. Par contre, les produits dérivés représentent à eux seuls la valeur titanesque de 600 trillions. Oui, vous avez bien lu, 600 trillions de dollars. Soit plus de neuf fois le PIB mondial produit dans une année. Les produits dérivés sont échangés pour la plupart entre les banques, les fonds de pension, les fonds communs, les compagnies d’assurances et les nombreux autres acteurs mondiaux de la haute finance.

Le marché des produits dérivés reliés directement à la dette d’État représente seulement 5% des produits dérivés sur le marché, pour un total d’environ 30 000 milliards ou 30 trillions. Soit la moitié du PIB mondial en une année. D’autres produits dérivés indirectement reliés à la dette d’État, monnaies et taux d’intérêt, sont pour leur part à la hauteur de 83% du total des produits dérivés, soit une valeur de 500 trillions de dollars ou 8 fois le PIB mondial dans une année.

Directement ou indirectement 88% des produits dérivés sont reliés à la capacité des États de rencontrer les engagements financiers, soit le paiement de leurs dettes.

Par comparaison, les actions à la bourse représentent moins de 1% des produits dérivés en circulation, pour environ 5 trillions de dollars.

 

Le grand danger

Advenant le cas que les finances de la Grèce déraillent dans un avenir proche, les conséquences pourraient précipiter d’autres pays fragiles dans le chaos. Le Portugal est l’un d’eux. La zone euro pourrait se retrouver déstabilisée même si le fonds de sauvetage de 1 trillion ou 1 000 milliards voté dernièrement pouvait faire une partie du travail. Les spéculateurs entreraient en jeu, et le réseau bancaire européen deviendrait vite sous une pression sans précédent.

La contagion toucherait non seulement les pays, mais aussi les dettes reliées aux produits dérivés et détenus par les banques et les institutions qui seraient réévaluées avec une forte baisse. Cette contagion irait sans aucun doute rejoindre les Américains, puisque les plus grands détenteurs mondiaux de produits dérivés sont quatre grandes banques sur le territoire des États-Unis (JP Morgan Chase & Co, Citigroup, Bank of America, et Goldman Sachs Group, Inc.). La Banque des règlements internationaux évalue les pertes entre 2 et 8 trillions advenant ce scénario. Ce qui représente environ 4 à 16 fois l’ampleur de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Ces chiffres sont exagérés? Pas du tout. Il ne suffirait que de 3 % de perte sur les produits dérivés reliés de près ou de loin avec les dettes d’État.

Croisons les doigts pour que les dirigeants placent les bonnes cartes au bon moment pour ainsi éviter le scénario.

lien : http://www.lanouvelle.net/Chroniques/Votre-argent/2011-10-31/article-2792015/Pourquoi-la-Grece-fait-si-peur%3F/1

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Grèce : Sarkozy défend le plan européen, «la seule voie possible»

 

Deux jours avant d'accueillir le sommet du G20 à Cannes, Nicolas Sarkozy se retrouve dans une situation politique très délicate après l'annonce surprise d'un référendum grec qui remet en cause le plan de sauvetage de la zone euro arraché de haute lutte à Bruxelles.

Deux jours avant d'accueillir le sommet du G20 à Cannes, Nicolas Sarkozy se retrouve dans une situation politique très délicate après l'annonce surprise d'un référendum grec qui remet en cause le plan de sauvetage de la zone euro arraché de haute lutte à Bruxelles. | Joel Saget

 

L'initiative a largement surpris. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a fait le pari risqué d'un référendum sur l'accord européen d'effacement d'une partie de la dette du pays, critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique.

 

Une décision annoncée lundi soir, qui a mis en colère ses partenaires et sème la panique ce mardi sur les marchés. En France, ce référendum divise la classe politique française.

Sarkozy et Merkel «déterminés»

L'annonce venue d'Athènes ne pouvait pas plus mal tomber. Nicolas Sarkozy comptait débarquer jeudi sur la Croisette en position de force, avec en poche la réponse «globale, ambitieuse et crédible» à la crise de la zone euro promise à ses partenaires. Cinq jours après l'accord arraché de haute lutte à Bruxelles, tout est à refaire. Le chef de l'Etat français a répété ce mardi que le plan de sauvetage de la zone euro adopté la semaine dernière à Bruxelles était «la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque», à l'issue d'une réunion interministérielle. «Hier, le Premier ministre grec a pris l'initiative d'annoncer un référendum. Cette initiative a surpris toute l'Europe, a confirmé le chef de l'État. Donner la parole au peuple est toujours légitime, mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires.»





A la suite d'un entretien téléphonique cet après-midi entre le président de la République et la chancelière allemande, , l'Élysée avait déjà indiqué que Paris et Berlin étaient «déterminés» à faire appliquer le plan de sauvetage de la Grèce.

 
Aubry et Hollande préfèrent cibler le «défaut de gouvernance de la zone euro»

 et , le candidat du PS à la présidentielle et la première secrétaire du parti, ont eux aussi pris la plume et signé un communiqué commun. «Au-delà de la décision qui sera prise par le parlement grec, cette situation traduit un défaut de gouvernance de la zone euro, écrivent-ils. Bien des difficultés actuelles auraient pu être évitées si l'Europe avait fait preuve de solidarité dès le début des attaques spéculatives contre la Grèce.»


«Si cette décision de M. Papandréou entraîne de nouveaux désordres sur les marchés financiers, elle devrait surtout décider les dirigeants européens à prendre enfin les décisions d'engager les réformes structurelles, notamment pour réguler le système financier - comme nous n'avons cessé de le proposer depuis des mois -, et pour trouver un juste chemin entre la réduction des déficits et le maintien de la croissance et de l'emploi», concluent-ils. 

«Un minimum de démocratie», selon Mélenchon

Si pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, l'organisation d'un tel référendum est «un minimum de démocratie», l'UMP dénonce avec virulence la décision de Papandréou. Il s'agit pour le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi d'une décision «totalement irresponsable». Il faut dire que le premier voit dans le dernier plan décidé pour aider la Grèce «dix années supplémentaires d'austérité» tandis que le second juge qu'il s'agit d'un «plan courageux».


«Incompréhensible», pour Estrosi

«Cette décision me paraît incompréhensible, a insisté Christian Estrosi. Lorsque l'on est en situation de crise et que d'autres veulent vous aider, il est insultant de tenter à sauver sa peau plutôt que prendre ses responsabilités.» Ce proche de Nicolas Sarkozy souhaite donc pour sa part que le «Premier ministre grec revienne sur sa décision». «Aucun peuple au monde ne peut accepter de se voir annoncer un futur pareil, a pour sa part tonné Jean-Luc Mélenchon. Il y a grand risque que tout ce château de cartes s'effondre. Les dirigeants européens doivent faire face à la crise, non pas par des artifices financiers, des constructions d'usines à gaz (...) mais y faire face politiquement.»


 
Un eurodéputé UMP parle de «petits coups de politicien minables»

Comme Christian Estrosi, Valérie Rosso-Debord, députée UMP de Meurthe-et-Moselle, ne mâche pas ses mots. «En prenant unilatéralement cette décision, pour des considérations de politiques intérieures, M. Papandréou non seulement n'assume pas la mission qui est la sienne mais en plus compromet la finalisation d'un accord dont il a été l'un des premiers défenseurs», indique-t-elle dans un communiqué.

Sébastien Huyghe, député UMP du Nord, «déplore» également cette décision dans un communiqué. Selon lui, «un référendum tardif (au mois de janvier), à l'issue plus qu'incertaine (il est extrêmement difficile d'obtenir un accord populaire sur un avenir fait de sueur, de sang et de larmes) comporte tous les risques pour la Grèce et L'Europe». «Georges Papandréou, veut sauver sa peau à tout prix. Son référendum est un coup de politique intérieure mais il risque de ruiner les efforts de la France et de l’Allemagne grâce auxquels un accord avait été trouvé», assène de son côté Philippe Juvin, député européen UMP. Il conclut durement : «Georges Papandréou avec ses petits coups de politicien minables, ne peut pas aller très loin, mais il peut nous emmener très bas.»

 
«Les Grecs ont le droit de choisir leur destin !» insiste Moscovici

«Les Grecs ont le droit de choisir leur destin !», a au contraire martelé Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs, sur RTL qui souligne que «cela fait tout de même dix-huit mois qu'on pressure ce pays, ses dirigeants». Pour lui, «il est presque étonnant que cette dimension-là n'est pas été évoquée au sommet européen». Autre proche de François Hollande à avoir commenté l'annonce du Premier ministre grec, Stéphane Le Foll, eurodéputé PS, a assuré sur BFM TV que «tout doit être travaillé, discuté, négocié». «Il ne faut pas imposer à tous les autres des décisions prises à deux ou par un seul, l'Allemagne», a-t-il insisté.

Les félicitations d'Arnaud Montebourg

«Nous ne pouvons pas interdire aux Grecs de choisir leur destin. L' UE est une fédération d'États Nation. Un référendum est donc légitime», a renchéri Manuel Valls, député-maire socialiste d'Évry et candidat malheureux à la primaire, sur Twitter. Également ex-candidat à la primaire PS, Arnaud Montebourg a salué, sur France Info, «une décision intelligente et justifiée par le fait qu'on n'a pas le droit d'infliger à des populations entières des souffrances, des appauvrissements (...) décidés par des gouvernements sans leur demander leur avis». «Je félicite M. Papandréou pour son courage, (pour) avoir pris une décision de retour vers le souverain, le corps électoral», a lancé le député socialiste de Saône-et-Loire. Jean-Michel Baylet a aussi dit son mot sur Twitter :«L'accord européen de Bruxelles est mort-né. C'est un échec cuisant pour la diplomatie franco-allemande.»

 
Marine Le Pen défend aussi le référendum...

«Déjà le début de la fin pour le nouvel accord !» a également lancé Florian Philippot, directeur de la campagne présidentielle de la présidente du FN, Marine Le Pen, qui en profite pour entonner le refrain de sa candidate : «Seule la fin organisée et concertée de l’expérience malheureuse et ratée de l’euro que préconise Marine Le Pen pourra sortir notre pays et la zone euro de l’ornière et de la crise.» Marine Le Pen, elle-même, a assuré sur iTélé : «C'est la moindre des choses, je défends le référendum (...) c'est au peuple de décider son avenir et non pas à quelques technocrates».

Une position que Corinne Lepage renvoie dos à dos avec celle de Jean-Luc Mélenchon, sur Twitter. Selon la candidate à la présidentielle, «Mélenchon et le Pen se réjouissent de la décision grecque. Ce n'est pas étonnant. Mais ils cachent que leur remède est pire que le mal.»

... et le MoDem comprend Papandréou

Du côté du MoDem, on dit «comprendre» la position du premier ministre grec. «Il n'est pas complètement honnête de tomber à bras raccourcis sur Papandréou: il est épuisé par la situation, fragilisé par une courte majorité et la seule issue politique pour lui de toutes façons est l'union nationale», a estimé l'eurodéputé et vice-président du MoDem Robert Rochefort.

Éva Joly, assure, elle, dans un communiqué, que si «certains prétendent que cette consultation du peuple est irresponsable. Ce qui est irresponsable, c'est la saignée réalisée sur les Grecs». Selon la candidate EELV à la présidentielle, «les politiques menées ne peuvent se faire contre les peuples». «Le risque du "non" du peuple Grec aurait le mérite de remettre les contreparties du plan de sauvetage en question et d'ouvrir la porte à une nouvelle discussion et à d'autres options qui n'ont pas été prises en compte par la commission européenne, la BCE et le FMI. Comme par exemple la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux»,a-t-elle souligné.

Quant à Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à la présidentielle, elle remarque, dans un communiqué que «personne n'avait pensé à demander l'avis de la population grecque». «Et le simple fait d'y penser suffit à stupéfier ces soi-disant démocrates» qui nous gouvernent, conclut-elle.

 
La Grèce «pas loyale» pour Laurence Parisot

La décision de la Grèce d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage du pays relève d'un «comportement anormal, qui n'est pas loyal» envers ses partenaires européens, a jugé mardi la présidente du Medef, Laurence Parisot sur LCI, évoquant une sortie du pays de la zone euro. «Depuis déjà un certain temps, la Grèce ne jouait pas le jeu. Il faut en tirer les conséquences», a ajouté la présidente de la principale organisation patronale française.
«S'il faut un jour envisager la sortie de la Grèce, définissons les conditions juridiques pour que cette sortie, finalement, ne concerne que la Grèce», a-t-elle déclaré. Elle s'est dit «bien persuadée qu'il n'y aura pas d'éclatement de la zone euro».



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La Grèce organise un référendum sur les accords européens sur  la dette..


 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 06:36

Dans le cortège, quelques manifestants étaient au courant de la proposition du Premier ministre grec Georges Papandréou d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage proposé par l'UE à ce pays. ( © AFP Anne-Christine Poujoulat)

 Plusieurs milliers de manifestants ont défilé mardi à Nice pour réclamer plus de justice sociale sous la bannière "Les peuples d'abord, pas la finance!", décidés à se faire entendre des membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes, en pleine tourmente après l'annonce du référendum grec.

"C'est un franc succès, nous avons atteint la frange haute que nous avions prévue", se félicitaient mardi soir les porte-parole du collectif de quelque 40 organisations à l'origine de la mobilisation: 10.000 participants selon eux, 5.400 selon la police.

Le cortège festif a parcouru une quasi boucle dans le nord-est de la ville, loin du centre, pour arriver tranquillement vers 18H00 aux anciens Abattoirs, où se déroulaient des concerts en soirée.

Le tout sous la surveillance des forces de l'ordre mobilisés en masse, gendarmes mobiles, CRS, polices nationale et municipale postés à chaque angle de rue: au total 2.000 hommes chargés d'encadrer la marche.

En tête du cortège, l'organisation Action contre la Faim arborait un slogan de circonstance: "G20, j'ai faim". "Un homme, un toit," lisait-on sur des camions d'Emmaüs.

Dans la masse colorée, une centaine de militants de l'organisation Oxfam, venus d'Espagne, de Belgique, du Mexique, de Grande-Bretagne. Coiffés de chapeaux de Robin des Bois et portant un sac de toile symbolisant la Bourse, ils réclament une taxation des transactions financières, pour un meilleur partage des richesses.

"On est content que nos idées de taxation des transactions financières soient reprises par une grande partie des responsables politiques européens, mais ça reste à l'état de discours", a déclaré à l'AFP Aurélie Trouvé, co-présidente d'Attac France.

"La proposition de la Commission européenne de faire cette taxe est un point très positif, mais il y a un problème: (...) on taxe la finance pour redonner à la finance."

Dans le cortège, quelques manifestants étaient au courant de la proposition du Premier ministre grec Georges Papandréou d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage proposé par l'UE à ce pays.

Pour Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, c'est une "grande surprise, peut-être un calcul stratégique" du chef de gouvernement grec "pour sauver sa peau". "Il fait comme s'il était à l'écoute du peuple. La révolte du peuple grec met tous les gouvernements en Europe sous pression" et "ce n'est que le début d'un processus", a-t-il espéré.

François Bernacchi, vice-président d'Attac Pays d'Avignon, estimait que M. Papandréou montre "l'exemple qu'il est possible d'avoir une consultation démocratique".

Cette manifestation marquait le début d'un "sommet des peuples", fait de conférences-débats et organisé jusqu'à jeudi à Nice, en réponse au sommet du G20 prévu en fin de semaine à Cannes, dont le centre-ville est bouclé par un strict dispositif de sécurité, à 30 kilomètres de là.

Dans la matinée, trois Espagnols se revendiquant d'un mouvement "anarcho-punk" et en possession de piolets, ainsi que deux Belges munis de billes d'acier, ont été interpellés à Nice. Les trois premiers comparaîtront mercredi devant la justice, les deux Belges ont été relâchés.

Pour cette semaine à risques, 12.000 membres des forces de l'ordre sont déployés dans les Alpes-Maritimes. Les carabinieri italiens sont également mobilisés, contrôlant l'entrée de l'autoroute vers la France, et en force à Vintimille.

En juin 2010, des affrontements avaient éclaté à Toronto à l'occasion de protestations anti-G20 et en 2009, un passant était mort à Londres après avoir été frappé par un policier pendant des manifestations anti-G20. A Nice, une manifestation en marge d'un sommet consacré à l'élargissement de l'Union européenne en décembre 2000 avait dégénéré, faisant 24 blessés.


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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 05:45

DIX RÉFORMES POUR INSTAURER ET GARANTIR LA JUSTICE DANS LE PAYS

 

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Espoir de liberté et de justice pour la nouvelle Egypte. | © Maggie Osama

 

Les partis politiques égyptiens doivent mettre en œuvre 10 réformes essentielles en matière de droits humains, afin que la nouvelle Égypte promise par la «Révolution du 25 janvier» puisse voir le jour. Ce manifeste est synonyme d'espoir pour les personnes qui ont manifesté pour leurs droits.

À un mois du scrutin parlementaire, l’organisation invite tous les candidats aux élections en Égypte à signer un «manifeste» afin de montrer qu’ils sont déterminés à mettre en place une véritable réforme sur le terrain des droits humains. 
«Les partis politiques qui se présentent aux élections de novembre ont une lourde responsabilité: le peuple égyptien a le droit d’espérer qu’il verra enfin les changements qui, presque un an après le 25 janvier 2011, semblent encore bien loin de se concrétiser, a indiqué Amnesty International.

Malgré les promesses, la répression continue

«L’avènement de la justice et la fin de la répression comptaient parmi les premières revendications des manifestants égyptiens. Les partis politiques doivent désormais élaborer leurs programmes afin de se pencher sur les conséquences des nombreuses violations perpétrées depuis des années et de prendre des engagements concrets en matière de droits fondamentaux.

«Avec l’arrivée au pouvoir du Conseil suprême des forces armées, les Égyptiens craignent qu’un régime répressif ne vienne remplacer un autre régime autoritaire. Ils se tournent vers les leaders politiques dans l’espoir qu’ils prendront des mesures décisives afin de mettre un terme à l’injustice et d’en finir avec les atteintes aux droits humains qui ont marqué la vie en Égypte ces 30 dernières années.»

Depuis que le Conseil suprême des forces armées a pris la tête du pays en février, il a promis d’abroger la législation d'urgence, mais a en fait élargi son application. Et malgré la suppression patente du Service de renseignement de la sûreté de l'État, les détentions arbitraires n’ont pas diminué et des milliers de civils ont été jugés par des tribunaux militaires au cours de procédures inéquitables.

Les femmes sont tenues à l'écart de la politique

Par ailleurs, dans une synthèse consacrée aux obstacles qui empêchent les femmes de participer à la vie publique dans le pays, Amnesty International a demandé qu’elles ne soient plus marginalisées dans la vie politique égyptienne.

Au Parlement, sur 454 sièges, seuls neuf sont occupés par des femmes depuis les élections de 2005, dont cinq ont été nommées par le président Hosni Moubarak. Ce nombre a augmenté lors des élections de 2010, après la mise en place d’un système de quotas, même si tous les sièges ont finalement été remportés par des femmes appartenant au parti au pouvoir, le Parti national démocrate (PND), aujourd’hui dissous.

Dans son document intitulé Women Demand Equality in Shaping New Egypt, Amnesty International demande aux autorités égyptiennes de prendre des mesures concrètes afin de garantir que les femmes soient pleinement associées à la construction du futur de l'Égypte.

«L’optimisme du début d’année, lorsque les femmes ont joué un rôle crucial lors des manifestations contre l'ancien président Hosni Moubarak, a été refroidi par la réalité, à savoir que les femmes sont largement tenues à l’écart de la participation politique, a déploré Amnesty International.

Un manifeste pour les politiciens qui gouvernerneront le pays

«Aujourd’hui, le moment est venu pour le gouvernement et les partis politiques de tenir leurs engagements envers les droits des femmes en prenant des mesures concrètes afin de soutenir leurs aspirations.»

Voici les 10 engagements que propose le Manifeste d’Amnesty International pour les droits humains en Égypte:

1. Mettre un terme à l’état d’urgence et réformer les forces de sécurité

Abroger la Loi relative à l’état d’urgence. Procéder à une refonte complète des forces de sécurité conformément au droit et aux normes internationaux. Leur organisation et leur structure hiérarchique doivent être rendues publiques et un organe de surveillance doit être créé pour enquêter de manière indépendante et impartiale sur les allégations de violations.

2. Mettre un terme à la détention au secret et combattre la torture

Les détenus doivent pouvoir, en droit et en pratique, entrer en contact avec le monde extérieur régulièrement et sans délai, notamment avec leur famille, les avocats de leur choix et des médecins indépendants. La torture et les autres formes de mauvais traitements ne doivent pas être tolérées et doivent être érigées en infraction pénale conformément au droit international. Les allégations de torture et d’autres mauvais traitements doivent faire l’objet d’enquêtes. Des inspections indépendantes régulières mais inopinées et sans restrictions doivent être menées dans les lieux de détention, dont la liste doit être rendue publique.

3. Garantir l’équité des procès

Toute personne inculpée d’une infraction doit avoir droit à un procès équitable devant un tribunal compétent, indépendant et impartial légalement établi. Les civils ne doivent plus être jugés par des tribunaux militaires ou des instances instaurées par la législation d’exception. Les personnes condamnées par ces juridictions doivent être rejugées par des tribunaux civils ou, à défaut, être remises en liberté.

4. Faire appliquer les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion

Les lois qui érigent en infraction l’exercice pacifique de ces droits doivent être abrogées ou mises en conformité avec le droit et les normes internationaux. Il s’agit de plusieurs articles du Code pénal, dont la Loi sur les associations et la Loi n° 34 de 2011 qui érige en infraction pénale les manifestations et les grèves.

5. Enquêter sur les atteintes aux droits humains commises par le passé

Une enquête indépendante, exhaustive et impartiale doit être ouverte sur les atteintes aux droits humains commises sous le régime du président Hosni Moubarak. Elle doit aboutir à des recommandations visant à empêcher que ces violations ne se reproduisent et à apporter aux victimes la vérité, la justice et des réparations.

6. Mettre en œuvre les droits économiques, sociaux et culturels pour tous

L’accès aux services publics essentiels tels que l’approvisionnement en eau, l’assainissement et les soins doit être garanti à toutes les personnes, quels que soient leur lieu de résidence ou leurs revenus. Les droits des travailleurs, y compris le droit de grève et le droit à un salaire minimum juste, doivent être respectés.

7. Faire appliquer les droits des habitants des bidonvilles

Les habitants des quartiers informels doivent être consultés sérieusement et avoir la possibilité de participer activement aux décisions affectant leur avenir. La sécurité d’occupation doit leur être garantie. Il faut mettre un terme aux expulsions forcées, car elles sont dangereuses, humiliantes et illégales au regard du droit international. Un plan global doit être élaboré pour améliorer les conditions de logement mettant en danger la vie et la santé des personnes.

8. Mettre fin à la discrimination

Toutes les dispositions juridiques donnant lieu à des discriminations fondées sur la race, la couleur, la religion, l’origine ethnique, la naissance, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, les opinions politiques ou autres, l’origine géographique ou sociale, les biens ou toute autre situation doivent être mises en conformité avec le droit et les normes internationaux ou abrogées. C’est notamment le cas du décret présidentiel 291/2005 relatif aux lieux de culte chrétiens. Il faut empêcher les attaques motivées par l’intolérance religieuse, et celles qui ont lieu doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies débouchant sur la comparution en justice des responsables présumés.

9. Protéger les droits des femmes

Les femmes doivent être partenaires à part entière du processus de réforme politique et relative aux droits humains. La loi doit reconnaître l’égalité des droits des hommes et des femmes en matière de mariage, de divorce, de garde d’enfants et d’héritage. Les femmes doivent bénéficier d’une protection juridique contre la violence domestique, y compris le viol conjugal et le harcèlement sexuel. Les articles 260 à 263 du Code pénal doivent être modifiés de manière à autoriser l’avortement pour les femmes et les filles victimes de viol et d’inceste ou dans le cas où la grossesse met en danger la santé de la mère. La Loi n° 126 de 2008 doit être modifiée afin que les mutilations génitales féminines soient prohibées en toutes circonstances.

10. Abolir la peine de mort

Un moratoire sur les exécutions doit être proclamé dans l’attente de l’abolition de la peine de mort.

source : http://www.amnesty.ch/fr/pays/moyen-orient-afrique-du-nord/egypte/docs/2011/dix-reformes-pour-

 

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En Égypte, les militaires arrêtent un blogueur du printemps arabe
 Alaa Abdel Fattah, un blogueur et militant égyptien du printemps arabe, a été placé dimanche 30 octobre en détention provisoire pour 15 jours par le parquet militaire. Il est accusé de vandalisme et d’avoir incité à la violence le 9 octobre, lorsqu’une manifestation de Coptes (chrétiens d’Égypte), protestant contre l’incendie d’une église, a dégénéré en confrontation avec l’armée et les forces de l’ordre.
 Déjà emprisonné en 2006 sous le régime du président Hosni Moubarak, Alaa Abdel Fattah est l’une des principales figures de la révolution égyptienne. Lors de son audition, il a refusé de répondre à l’interrogatoire du tribunal militaire, arguant qu’en tant que membre de la société civile, il devait être jugé devant une cour civile.
 Bahaa Saber, autre militant anti-Moubarak de premier plan, est accusé des mêmes faits, comme 28 autres civils. Plus de 12 000 Égyptiens ont été jugés par des tribunaux militaires depuis la chute de Moubarak, malgré les nombreuses manifestations du groupe «pas de procès militaires pour les civils».  

 

 

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Manifestations de solidarité place Tahrir

Quelque 3.000 Egyptiens ont manifesté lundi place Tahrir, au Caire, en solidarité avec le blogueur Alaa Abd el Fattah, arrêté la veille par le parquet militaire pour «incitation à violence et sabotage». 

Ce blogueur, militant des droits de l'homme, avait déjà eu maille à partir sous le règne d'Hosni Moubarak, quand son arrestation en 2006 avait provoqué une grande campagne pour obtenir sa libération. 

Lundi, il a refusé de répondre aux questions des procureurs militaires portant sur les affrontements meurtriers (25 morts) du 9 octobre entre militaires et manifestants. Le blogueur a fait savoir que l'armée n'avait aucune légitimité à l'interroger et affirmé qu'il ne parlerait qu'à un procureur civil, ce qui a entraîné son arrestation. 

«Maréchal, la révolution est en marche», a hurlé dans un haut-parleur un manifestant de la place Tahrir en faisant allusion au président du Conseil suprême des forces armées (CFSA, au pouvoir), le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui. 

Les manifestants, rassemblés sur le lieu emblématique de la "révolution du Nil" qui a abouti au départ de Hosni Moubarak le 11 février dernier, ont réclamé la démission du maréchal Tantaoui, qui fait office de chef de l'Etat par intérim. 

source : http://www.20minutes.fr/ledirect/815626/egypte-manifestations-solidarite-place-tahrir


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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 03:31

Les «indignés» de Québec devront-ils déménager ?


Les «indignés» de Québec devront-ils déménager ?

La présence du campement des «indignés» de Québec au Jardin de Saint-Roch commence à causer des maux de tête à la Ville de Québec.

Après dix jours, le mouvement a pris de l'ampleur et ce sont maintenant une quarantaine de tentes qui sont installées dans le parc. Mais ce qui indispose la Ville, c'est l'apparition d'abris à charpente de bois, qui pourraient présenter des problèmes de sécurité.

À cela, s'ajoute une mise en demeure de la société immobilière Kevlar, propriétaire d'une stationnement souterrain situé sous le parc, qui tient la Ville responsable de tout ce qui pourrait arriver à son stationnement, consécutivement à l'implantation du campement.

abri à structure de bois

Après avoir publiquement appuyé les occupants, le maire Régis Labeaume devait avouer, mardi, qu'il était déchiré.

«Mon coeur de citoyen est avec eux-autres. Mon problème, c'est avec mon cerveau de maire. Mon coeur de citoyen les appuie mais, là, mon cerveau de maire est obligé de faire respecter les règlements.»

Réuni en fin d'après-midi, le comité exécutif de la Ville de Québec a conclu de faire inspecter minutieusement le campement par les pompiers, pour s'assurer de sa sécurité, ce qui va se faire mercredi. Une idée, à priori, qui n'inquiète pas les occupants.

«Je ne pense pas que ça va peser énormément dans la balance parce qu'on est prêts à recevoir les pompiers pour qu'ils viennent vérifier», de dire Michaël Blanchette. «En fait, même, on serait heureux. Ça nous permettrait de savoir ce qui est sécuritaire ou pas, parce qu'on tient à la sécurité des gens qui sont ici, aussi. Je pense que c'est tout-à-fait normal.»

source : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2011/11/20111101-185815.html

 

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Londres suspend son action légale contre les "indignés" de la City

 

 

 

Dans le cœur de la City de Londres, des protestataires rassemblés à Finsbury Square dénoncent les dérives de la finance mondiale.

La municipalité de Londres a annoncé mardi qu'elle suspendait son action légale pour contraindre les militants anticapitalistes à lever leur camp du parvis de la cathédrale Saint-Paul, en plein cœur de la City à Londres. La municipalité a expliqué qu'après la décision des responsables de la cathédrale de se retirer de la procédure, elle avait décidé "d'appuyer sur le bouton pause" en vue de "travailler à une solution mesurée". Il s'agit d'une "question de jours", a précisé la municipalité, promettant une nouvelle annonce mercredi midi.

Dans un premier temps, la municipalité, qui gère le district de la City de Londres, avait annoncé une démarche devant la justice pourobtenirle démontage des tentes sous quarante-huit heures. Mais la municipalité a indiqué dans la soirée que la lettre d'injonction"n'avait pas été remise"aux manifestants et que la situation serait"revue"le lendemain.

Les responsables de la cathédrale St-Paul, profondément marqués par la démission de trois de leurs membres, dont leur doyen, ont choisi de ne pas sejoindreà la procédure de la municipalité, préféranttrouver"une solution pacifique".

L'ÉGLISE ANGLICANE DIVISÉE

D'abord bien accueilli par la hiérarchie de la cathédrale, le campement, initié le 15 octobre sur le modèle du mouvementOccupy WallStreet de NewYork, s'est étendu au fil des jours, passant de 70 à 200 tentes. Ce qui a contraint Saint-Paul àfermerses portes aux visiteurs le 21 octobre pour quelques jours, pour"des raisons de sécurité et d'hygiène", une première depuis la Seconde Guerre Mondiale. Le manque àgagnera été estimé à 16 000 livres (18 300 euros) par jour de fermeture, l'entrée pour les touristes étant payante.

L'Eglise anglicane s'est divisée sur l'attitude à adopter à l'égard des campeurs qui gênent l'accès à la cathédrale. Trois responsables de la cathédrale ont démissionné, dont Graeme Knowles, le doyen, critiqué pour sa gestion de la crise et pour avoir demandé le départ des manifestants. La ministre de l'intérieur, Theresa May, a demandé aux responsables de la cathédrale, la municipalité et la police de "travailler ensemble pour s'assurer que les manifestants partent le plus vite possible".

source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/01/londres-suspend-son-act

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Paris

Les Indignés en procès... pour une vitre décollée

 

Audience surréaliste lundi matin devant la 29e chambre du tribunal correctionnel de Paris, où onze "Indignés" comparaissaient pour avoir "décollé" la vitre d'unfourgon de police. "La justice n'a-t-elle rien d'autre à faire que de renvoyer 11 personnes pour une vitre décollée ?" s'est interloqué l'avocat des prévenus, Me Joseph Breham. "La police elle-même, a-t-il poursuivi, n'ose pas dire que cette vitre aurait été brisée !" Aucun avocat ne s'est présenté lundi pour défendre la thèse policière. Neuf "Indignés" ont répondu à la convocation du tribunal : trois femmes et six hommes, tous Français à l'exception d'une Vénézuélienne vivant en Espagne. Deux des prévenus, dont une certaine Séverine, étaient absents.

 

 

Les faits remontent au 19 septembre. Ce mercredi-là, après une manifestation, des "Indignés" font l'objet d'un contrôle d'identité et sont embarqués dans des cars de police. Selon les "Indignés" jugés lundi, la vitre du fourgon, qui tenait mal, ne s'est pas brisée, mais s'est tout simplement décollée quand certains d'entre eux se sont appuyés dessus, sans aucune violence.

Une situation qui aurait "dégénéré"

La procureure Laurence Dané a décrit un tout autre scénario. La situation aurait "dégénéré" et les prévenus qui pénétraient dans le fourgon auraient "poussé cette vitre de leurs mains dans une action collective et concertée". Elle a requis trois mois de prison ferme contre Séverine, qui a reconnu avoir posé ses mains sur la fameuse vitre, et qui a déjà quatre condamnations à son casier pour conduite en état d'ivresse et/ou violences. Une peine de 100 jours-amende à cinq euros (soit 500 euros d'amende) a été requise contre les autres.

Me Breham a fait remarquer au tribunal que la procureure n'avait "pas été capable de nous dire qui était dans cette chaîne" qui aurait abouti au "décollement" de la vitre. "On ne sait pas qui a poussé, si tant est que quelqu'un ait poussé !" Or "le doute profite aux mis en cause". D'autant, a-t-il rappelé, qu'il est établi que deux prévenus n'étaient pas dans le fourgon. Et pour cause, l'un d'eux était à quelques kilomètres de là, chez son médecin! Quant à Séverine qui "a eu l'honnêteté de dire qu'elle a appuyé sur la vitre, on la condamnerait à trois mois pour un joint défectueux ?" s'est étranglé l'avocat, avant de pointer "le ridicule de la situation".

Délibéré "dans quinze jours

source : http://lci.tf1.fr/france/justice/les-indignes-en-proces-pour-une-vitre-decollee-6798808.html

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 02:25

La Ligue arabe négocie encore

Un accord sur la résolution du conflit syrien a été trouvé entre Damas et la Ligue arabe.

Un accord sur la résolution du conflit syrien a été trouvé entre Damas et la Ligue arabe. © REUTERS

Le régime de Bachar al-Assad affirme avoir trouvé un plan de sortie de crise, la Ligue arabe temporise.

La Syrie se dirige-t-elle vers une sortie de crise après des mois de répression contre sa propre population ? La télévision d’état syrienne a, en tout cas, annoncé mardi soir qu'un accord avait été trouvé avec la Ligue arabe, qui fait office de médiateur.

"La Syrie et la Ligue arabe sont tombées d'accord sur un document final concernant la situation en Syrie", a affirmé la télévision d’état syrienne. Une annonce nuancée quelques heures plus tard par la Ligue arabe, qui a tenu à préciser qu'elle "n'a pas encore reçu la réponse officielle" du régime. "La délégation syrienne rendra sa réponse officielle demain lors de la réunion" extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au Caire, a précisé la Ligue arabe.

"Adresser un message rassurant à la rue syrienne"

Dimanche, des émissaires de la Ligue arabe avaient rencontré des responsables syriens au Qatar pour arrêter le bain de sang et leur avaient proposé un plan d’action. Ils avaient pressé Damas à donner sa réponse avant mardi soir. Ce plan, auquel le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem avait demandé des modifications, prévoit notamment un "arrêt immédiat" de la violence et le "retrait des chars" afin "d'adresser un message rassurant à la rue syrienne" avant l'amorce d'un "dialogue national".

Si Walid Mouallem avait demandé des modifications, le représentant syrien de la Ligue arabe, Youssef Ahmed, avait, de son côté assuré que son pays considérait "positivement la dernière proposition, élaborée au Qatar". Pour l’instant, les termes de cet accord n’ont pas été révélés. Ils le seront probablement mercredi lors de la rencontre mercredi entre la Syrie et la Ligue arabe.

"Une manœuvre pour gagner du temps"

Pourtant, plusieurs diplomates ont affirmé mardi que "Bachar al-Assad espère encore s'en sortir avec la solution sécuritaire en mettant en avant que la situation en Syrie est différente de la Libye, et en insistant sur le fait que des secteurs importants de la société syrienne soutiennent toujours le système". Selon eux, "la réponse de la Syrie est une des manœuvres (de Damas) pour gagner du temps".

Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique The Sunday Telegraph, Bachar al-Assad avait prévenu que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un "tremblement de terre" au Proche-Orient.

3.000 morts depuis mars

Selon les estimations des Nations unies, la répression gouvernementale menée en Syrie depuis mars a causé plus de 3.000 morts parmi les opposants qui réclament des réformes politiques. Le gouvernement fait état de 1.100 membres des forces de sécurité tués par des groupes armés.

source : http://www.europe1.fr/International/Syrie-la


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Préoccupation majeure de la ligue arabe

Réunion extraordinaire aujourd’hui sur la Syrie


Les ministres arabes des Affaires étrangères tiendront aujourd’hui une réunion extraordinaire dans la capitale égyptienne, Le Caire, pour examiner la situation en Syrie.

 

Dimanche, à Doha, la Ligue arabe a soumis un plan de sortie de crise au ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Al Mouallem. Il prévoit un «arrêt immédiat» de la violence et le «retrait des chars» afin «d’adresser un message rassurant à la rue syrienne», a déclaré lundi le chef de la Ligue arabe, Nabil Al Arabi.
Selon ce dernier, la proposition évoque aussi «l’amorce, au Caire, d’un dialogue national entre toutes les composantes de l’opposition et le régime».

 

Dans une déclaration publiée par le quotidien The Daily Telegraph, le président Al Assad a remis en question la représentativité du Conseil national syrien (CNS), qui rassemble une bonne partie de l’opposition. «Je ne vais pas perdre mon temps à parler d’eux. Je ne les connais pas, il vaut mieux enquêter pour savoir s’ils représentent réellement les Syriens», a-t-il dit. Entre-temps, un comité national a entamé ses travaux pour élaborer un projet de nouvelle Constitution. Une des principales revendications des contestataires. Cependant, ces derniers ont radicalisé leur mouvement en appelant à la chute du régime.
«Il y a eu accord sur des changements mineurs mais la délégation arabe a demandé une réponse définitive» pour hier «concernant sa proposition», a déclaré ce même jour, à l’AFP, un responsable de la Ligue arabe. De retour à Damas, W. Al Mouallem a tenu des discussions avec les autorités syriennes autour de la feuille de route proposée par la Ligue arabe.

 

Moscou s’oppose à toute intervention militaire


De son côté, la Russie est opposée à toute intervention militaire en Syrie, à l’instar de l’opération de l’Alliance atlantique en Libye, a répété hier son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. «Nous avons beaucoup de questions (...) après la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye (…) et le drame» qui a suivi, a dit S. Lavrov lors d’une conférence de presse conjointe à Abou Dhabi avec son homologue émirati, cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane. Il a assuré que son pays «ne permettra pas à une chose pareille de se produire en Syrie». Il y a près d’un mois le président russe, Dmitri Medvedev, a appelé, pour la première fois, le président syrien à accepter des réformes ou bien à démissionner. Pour sa part, le ministre émirati a assuré que les Arabes ne voulaient pas d’internationalisation de la crise syrienne. «Nous ne pensons pas qu’il y ait une partie quelconque qui veuille internationaliser cette affaire, tous les Arabes ne veulent pas d’une internationalisation», a dit cheikh Abdallah. «Nous voulons aider nos frères syriens à régler cette question dans le cadre arabe», a-t-il ajouté.

 

Par ailleurs, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis, a exprimé hier des craintes concernant le sort de plusieurs journalistes et blogueurs syriens ayant disparu. «Nous sommes inquiets pour la vie de Lina Ibrahim, Waël Abaza et Hussein Ghrer ainsi que pour d’autres journalistes que nous croyons détenus par les autorités syriennes», a affirmé Mohamed Abdel Dayem, coordinateur du programme Moyen-Orient du CPJ. «Le gouvernement (syrien) doit immédiatement indiquer s’il détient ou non ces journalistes, et si c’est le cas pour quelles raisons», a-t-il ajouté. Lina Ibrahim, 31 ans, journaliste au quotidien gouvernemental Techrine, a été vue pour la dernière fois le 25 octobre quittant son domicile à Harasta dans la banlieue de Damas, selon un de ses amis. Waël Abaza, qui collabore à plusieurs journaux et blogs, a disparu le même jour à Damas, selon le Centre syrien des médias et de la liberté d’expression. Les familles des deux journalistes ont informé les autorités de leurs disparitions, mais n’ont pas reçu de réponses à leurs questions. Hussein Ghrer, un blogueur connu, a de son côté disparu après avoir quitté son domicile le 24 octobre. «Le silence ne nous sert plus. Nous ne voulons pas d’un pays où nous sommes emprisonnés pour un seul mot», avait-il écrit sur son blog peu auparavant.

source : http://www.elwatan.com/international/reunion-extraordinaire-aujourd-hui-sur-la-syrie-0

 

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La Ligue arabe dit ne pas avoir reçu de réponse de la part de la Syrie

 

Nabil El-Araby (à droite), le secrétaire général de la Ligue arabe, espère mettre fin aux violences en Syrie, en négociant avec Bachar Al-Assad.

Nabil El-Araby (à droite), le secrétaire général de la Ligue arabe, espère mettre fin aux violences en Syrie, en négociant avec Bachar Al-Assad.REUTERS/MOHAMED ABD EL GHANY

 

Selon Al-Arabiya, un accord avait été trouvé entre le régime de Bachar Al-Assad et les représentants de la Ligue arabe.  Un accord également relayé, mardi, par la télévison d'Etat syrienne et l'agence de presse officielle, qui précisent que le contenu en sera révélé mercredi 2 novembre, au Caire.

Mais, dans la soirée de mardi, le vice-secrétaire général de la Ligue, Ahmed BenHelli, affirmait le contraire. "Le secrétariat général de la Ligue arabe n'a pas encore reçu la réponse officielle des frères en Syrie au document soumis par le Comité ministériel" a-t-il déclaré depuis Le Caire, siège de la Ligue. "D'après ce que je sais, la partie syrienne la fera connaître mercredi", a-t-il ajouté.

D'après un responsable libanais proche du gouvernement syrien, la Syrie aurait fait part de ses exigences : "Les autorités syriennes veulent que l'opposition dépose les armes, que les pays arabes cessent de financer les armes et que l'opposition arrête sa campagne dans les médias contre la Syrie", a-t-il dit à Reuters, sanspréciser si celles-ci figurent ou non dans l'accord final.

Damas était censé donner, lundi, au Qatar, sa réponse à ce plan prévoyant un"arrêt immédiat" de la violence et le "retrait des chars" afin "d'adresser un message rassurant à la rue syrienne". Ce message pourrait ainsi permettre l'amorce d'un"dialogue national" avec l'opposition. "M. Mouallem [le ministre des affaires étrangères syriens] a fourni à la partie qatarie des idées adéquates pour régler la crise en Syrie, […] et a demandé un temps supplémentaire pour des consultations avec sa direction", précise le journal.

TIRS ET ARRESTATIONS CONTINUENT

 

A Homs, dans l'attente de la réponse du gouvernement syrien, les manifestations contre le régime continuent.

A Homs, dans l'attente de la réponse du gouvernement syrien, les manifestations contre le régime continuent.REUTERS/HANDOUT


 

Sur le terrain, l'arrêt des violences semble bien loin. Au cours de manifestations, menées par des étudiants, deux civils ont été tués par des forces loyalistes. Aux tirs à balle réelle, s'ajoutent des dizaines d'arrestations, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Autre source d'inquiétude, cette fois exprimée par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis. Plusieurs blogueurs et journalistes seraient détenus par les autorités. Ils n'ont plus été aperçus depuis les 24 et 25 octobre 2001.

"DIEU, LA SYRIE, BACHAR ET C'EST TOUT"

Au même moment, la télévision publique a diffusé des images de milliers de Syriens rassemblés à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, pour exprimer leur soutien au régime. On les voit agiter des drapeaux et des photos du président Assad, en scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".

 

 

 

"GANGS TERRORISTES"

Dans une déclaration publiée dimanche par The Daily Telegraph, le président Assad avait déclaré à propos du Conseil national syrien, qui rassemble une bonne partie de l'opposition, qu'il n'allait "pas perdre son temps à parler d'eux. Je ne les connais pas, il vaut mieux enquêter pour savoir s'ils représentent réellement les Syriens".

Le régime syrien, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des "gangs terroristes", ne cesse de réprimer les protestataires, qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3 000 personnes ont péri depuis cette date, selon l'ONU.

source : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/01/consultations-a-damas-sur-un-plan-de

 

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Sur le terrain les citoyens exigent toujours la chute du RÉGIME et demandent l’exclusion de la Syrie de la Ligue arabe..

 

Rif Damas

Homs Echamess, toujours des tués !

Idlib

Damas El Hajer : «on exige l'exlusion de la Syrie de la Laigue Arabe»

 


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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 07:09

Scènes de vie chez «les Occupy Wall Street»

 

 

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Niono (Mali)

G20 : Ils se payent nos têtes, on ne payera pas leur dette !
Forum des peuples 2011



A l'occasion de la 10ème édition du Forum des peuples, contre point africain au sommet du G20, près de 900 militant-e-s africain-e-s sontattendu-e-s à Niono au Mali [1]. Alors que les ministres des 20 pays les plus riches, les chefs des banques centrales et les chefs d'États vont se réunir du 3 au 4 novembre à Cannes pour « restaurer la confiance, soutenir la croissance et la création d'emplois, et maintenir la stabilité financière » des citoyen-ne-s africain-e-s  se rencontrent et s'organisent pour dénoncer l'illégitimité de ce groupe.

La question de la dette publique européenne sera au cœur des discussions. Dans une lettre aux autres dirigeants de l'UE, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et celui du Conseil européen Herman Van Rompuy ont indiqué que "nos partenaires du G20 ont l'impression que, si l'Europe ne résout pas la crise de la dette souveraine qui l'affecte actuellement, l'économie mondiale subira de graves répercussions".

Pour les peuples africains, la dette publique n'est pas une question nouvelle. Depuis des décennies  ils sont confrontés à l'avidité des créanciers (FMI et Banque mondiale en tête) et à de violents plans d'austérité « plans d'ajustements structurels » qui ont détruit leur souveraineté, les plongeant dans une pauvreté toujours grandissante. Il y a 23 ans, le 29 juillet 1987, Thomas Sankara (alors président du Burkina Faso) plaidait déjà pour la mise en place d'un front uni contre la dette: « La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. (...) Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. (...) Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. (...) Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang.»

Depuis plus d'un an, les peuples gagnent du terrain sur le chemin de la démocratie et de la liberté.  Des révoltes parties du continent africain, notamment en Tunisie et en Égypte ont ouvert la voie du changement grâce à de larges mobilisations. Depuis, les citoyen-ne-s du Nord comme du Sud ont retrouvé la force collective de la résistance. En Afrique, depuis les révolutions arabes, des mobilisations ont eu lieu dans de nombreux pays. Le 15 octobre dernier à l'appel du mouvement des indigné-e-s de grandes manifestations se sont déroulées dans le monde entier pour refuser de payer la crise, pour refuser de payer les dettes qui n'ont de publique que le nom.

Ce 10ème Forum des Peuples est une nouvelle occasion pour les africain-e-s de s'organiser pour refuser ensemble de payer les créanciers. La dette extérieure publique de l'ensemble des pays en voie de développement s'élevait en 2009 à 1460 milliards de dollars, c'est-à-dire moins que les 1 531 milliards de dollars alloués chaque année dans le monde aux dépenses en armement. Pire, les financements mis à la disposition des marchés par les banques centrales et les États entre avril et octobre 2008 atteignaient 7 800 milliards de dollars ...

Non seulement, la dette publique des pays en voie de développement ne représentent qu'une goutte d'eau dans l'océan des dettes mais les prêts en question sont largement odieux et illégitimes et constituent, à ce titre, une violation des droits fondamentaux des peuples.

Du Sud au Nord, c'est un réel changement de paradigme qui est en jeu. Alors qu'en 2008, le revenu des 500 individus les plus riches de la planète dépassaient les revenus cumulés des 416 millions de personnes les plus pauvres, il faut avancer ensemble vers une juste répartition des richesses, car « nous sommes 99% ».

L'annulation des dettes publiques semblent être un premier pas à réaliser dans ce sens. Il est temps d'entendre la voix de Thomas Sankara : Du Nord au Sud refusons de payer les créanciers à travers  un front uni contre la dette !

[1] Dixième édition du forum des peuples « De Siby à Niono, les peuples exigent l’autodétermination ! » qui sera un contre-sommet africain au G20, à Niono au Mali, du 31 octobre au 3 novembre 2011.

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27374

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Site du Forum 

http://www.cadtm.org/Forum-des-peuples,6882 

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Programme du Forum     

Mardi 1er novembre 2011

HEURE

ACTIVITES
LIEU
CONFERENCIERS
06h30- 07h30 Petit Déjeuner
08h00- 11h30 Symposium  : Le Droit à la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles et richesses : conditions préalables aux droits à la vie pour tous et du vivre ensemble.

Modérateur :Mamadou Diakité, Professeur Université Cheick Anta Diop, Sénégal

- Primature (Ministre délégué office du Niger) - Commission parlementaire développement rural et environnement - Conseil de Cercle de Niono - Partis politiques : PARENA, SADI, PCR
- CNOP/SEXAGON, Syndicat SPAMTD, LJDH
- Mehdi Bougamra, Maghreb
- Bankie Forester BANKIE, Afrique Australe
- Bouba Diop, Professeur Université Cheick Anta Diop, Sénégal
- Luc Mukendi, Afrique centrale
- Mamadou Goïta, IRPAD, Mali
- Solange Koné, RCI
11h50-13h50 Conférence Populaire Paysanne :Accaparement des terres agricolesModérateur :Massa Koné, UACADDD/No-Vox, Mali Paysans de l’Office du Niger, des zones minières, cotonnières
13h50- 14h50 Déjeuner
15h00-17h00 Conférence - Plénière I :partenariat public – privé : foncier rural, eau, semences, crédits agricoles en Afrique, un frein à la promotion des agricultures paysannes et à la souveraineté alimentaire.Modérateur :Bouba Diop, Professeur Université Cheick - Mohamed Tabouré, SANFIN
- Ibrahim, Coulibaly, CNOP, Mali
- Bankie Forester BANKIE, Namibie
- Maitre Amadou Tiéoulé Diarra, LJDH, Mali
- Amadou Coulibaly, Professeur, IPR/IFRA, Mali
17h15 - Conférence – Plénière II : Problématique des exploitations des ressources minières et énergétiques au Mali et en Afrique : impacts, droits des communautés, responsabilités de l’Etat et des sociétés minières.Modérateur :Professeur Youssouf Tata Cissé, Ethnologue, France - Souleymane Tiémoko Sangaré, FDS, Mali
- Ada Assoumane, RNDD, Niger
- Luc Mukendi, CADTM Lubumbashi, RDC
- Ibrahima Doumbia, Direction conservation de la nature, Mali
- Fassery Traoré, Gréviste de Morila, Mali
Conférence - Plénière III : crises actuelles de la dette en Occident, quelles implications sur les économies africaines ? Quelles stratégies de mobilisation et d’alternatives ? (annulation de la dette, audits citoyens, banque du Sud, monnaie…)Modérateur : Emilie Atchaka, CADD, Bénin - Pauline Imbach, CADTM, Belgique
- Samir Abi, CADTM Afrique, Togo
- Sékou Diarra, CAD-Mali
Conférence – Plénière IV : Crises des systèmes éducatifs au Mali et en Afrique : origines, conséquences et quelles alternatives ?Modérateur : Mamadou Diakité, Professeur Université Cheick Anta Diop, Sénégal - Amadou Seydou Traoré, Enseignant à la retraite, Mali
- Dramane Sawadogo, ATTAC, Burkina Faso
- Nouroudine Sebou, ATTAC Togo
- Youssouf Diarra, COSES, Mali
- Ministère de l’éducation
Atelier – Débats 1 : agriculture organique, une alternative à la souveraineté alimentaire et à l’accroissement du revenu des paysans ? - Professeur Amadou Coulibaly, IPR/IFRA - Sidi N’Guiro, Directeur du MOBIOM - Aminata Traoré, Conseillère Profil – Bio
- Madou Dembélé, GIP- BIO
Atelier – Débats 2 : OGM, cultures vivrières et coton : question de la dépendance du monde paysan ? - Assetou Kanouté, ADAF Gallé ;
- Mamadou Goita, IRPAD
- COPÂGEN
Atelier – Débats3  : les ressources naturelles en Afrique : quel rôle stratégique dans les relations de coopération, partenariat Sud-Nord ? - Luc Mukendi, CADTM Lubumbashi, RDC
- Sekou Sylla, CERIDA, Guinée Conakry
- Issiaka Gouro Sanogo, CAD-Mali
- Asseye Touré, CAD-Mali
Atelier – Débats 4 : les alternatives à la marchandisation de l’eau et de l’assainissement // En route vers le FAME 2012 à Marseille - Sekou Diarra, CAD-Mali
- Samir Abi, CADTM Afrique
- Serigne Sarr, Sénégal
- Dr Mamadou Koné, Soumaila Tangara, Niono
Atelier – Débats 5 : la renationalisation de la régie du chemin de fer après l’échec de Transrail ? - COCIDIRAIL
Atelier – Débats 6 : l’accès à l’école pour tous : la problématique de la gratuité et du financement public - Youssouf Diarra, COSES, Mali
- Amadou Traoré, Enseignant à la retraite, Mali
- Badiallo Soucko, CSTM, Mali
Atelier – Débats 7 : Education à la citoyenneté et à la solidarité : le jeu du dialogue citoyen - Gilbert Sani, Visions Solidaires, Togo
- Germain Tengue, Visions Solidaires, Togo
Atelier – Débats 8 : politiques de gratuité des soins de santé au Mali, quelles contraintes et alternatives ? - Youssouf Ali Dembélé, Médecin du Monde France - Demba Keïta, CAD-Mali
Atelier – Débats 9 : audit public sous le couvert citoyen : outil efficace pour la caractérisation des dettes et de l’annulation ? - Pauline Imbach, CADTM Belgique
- Ibrahim Hamani Souley, CAD-Mali
- Mehdi Bougamra, ATTAC Tunisie
19h45 Atelier – débats 10 : problématique de l’exploitation de l’uranium à Faléa au Mali et d’autres pays d’Afrique - Nouhoum Keita, Association des ressortissants de Faléa
- Ada Assoumane, RNDD, Niger
- Dr Ruku Oyaku Bhileni , IPPNW, RDC
20h00 – 21h00 Dîner
21h30- 00h00 Espaces Thé politique : Projection des films, documentaires et débats : F CFA, la colonisation continue ; prix de l’or ; FrançAfrique, l’argent roi ; Noir Coton ; Caravane Bamako-Dakar Interact ; Le Développeur etc. (nuit) - Moussa M Coulibaly, CAD-Mali
- Samir Abi, ATTAC Burkina
- Fassery Traoré, MSV, Mali
- Allaye Guindo, ACTE 7

 

Mercredi 02 novembre 2011

HEURE

ACTIVITES
LIEU
CONFERENCIERS
06h30-07h30 Petit Déjeuner
08h00-10h30 Conférence – Plénière I : Reformes constitutionnelles, élections au Mali et en Afrique : enjeux, défis et quelles alternatives pour notre souveraineté, notre développement et pour la paix sociale.

Modérateur : Amadou Seydou Traoré, Enseignant à la retraite, Mali

- Mamadou Ismail Konaté
- Maître Amadou Tiéoulé Diarra, LJDH
- Solange Koné, RCI
- Nouroudine Sebou, ATTAC Togo
- Luc Mukendi, CADTM -Lubumbashi, RDC
Rencontre de convergences et articulations des luttes : journées mondiales des habitants à Bamako (2 octobre 2011), Forum des Peuples à Niono (31 octobre – 03 novembre 2011) et la conférence internationale sur la terre à Sélingué (17 au 21 novembre 2011), le forum minier de Sitakily du 22 au 24 novembre 2011, COP17 à Durban en Afrique du Sud (29 novembre au 09 décembre 2011), Journée Carton rouge, 2 décembre 2011.

Modérateur : Moctar Coulibaly, CAD-Mali

- Samir Abi, CADTM Afrique
- Daba Coulibaly, Génération Libre
- Tahirou Bah, MSV (Afrique Europe Interact)
- Massa Koné, UACADDDD, Mali
- Ibrahim Coulibaly, CNOP, Mali
- Sekou Diarra, CAD-Mali
Conférence – Plénière II : Culture démocratique, Sacralité de la terre, diversité culturelle, droits humains, vivre-ensemble et transformation sociale : Analyse et actualité de la Charte du Manden

Modérateur : Mohamed Tabouré, SANFIN

- Mamadou Diakité, Professeur Université Cheick Anta Diop, Sénégal
- Professeur Youssouf Tata Cissé, Ethnologue, France
- Allaye Guindo, ACTE 7, Mali
- Bankie Forester BANKIE, Namibie
Conférence – Plénière III  : Révolutions africaines (Cas de Burkina Faso), occupation néocoloniale (Cas de la Libye) et printemps arabe.

Modérateur :Samba Tembely, CAD-Mali

- Mehdi Bougamra, ATTAC Tunisie
- Professeur Lansina Sidibé, ISFRA, Mali
- AME
- Bankie Forester BANKIE, Namibie
- Mamadou Diakité, Professeur Université Cheick Anta Diop, Sénégal
11h00 – 13h30 Espace Thé politique : Espace de remunicipalisation des politiques publiques

Modérateur : Ibrahim Hamani Souley, CAD-Mali

Elus minucipaux des 12 communes de Niono, Conseil de Cercle de Niono et Assemblée Régionale de Ségou
13h30-14h30 Déjeuner
15h00 - Atelier – Débats 1 : Economie sociale solidaire et le commerce équitable : stratégies de mettre l’homme au centre la question économique ? - Madani Koumaré, RENAPESS - Sidi N’Guiro, Directeur du MOBIOM
- Abdramane Tamboura, GIP-Bio
Atelier - débat 2 : Budget citoyen et analyses budgétaires : une alternative à la transparence et à la redevabilité sociale dans la gestion des fonds publics ? - Massa Coulibaly, GREAT, Mali
- CDI
- Demba Keita, CAD-Mali
Atelier - débat 3 : Action de campagne sur la Taxe sur les Transactions financières - Aoifa Black, Oxfam GB
- ATTAC Afrique
Atelier – Débats 4 : Droit à l’habitat, à la terre et à un environnement sain : résistances et alternatives. Maitre Amadou Tiéoulé Diarra, LJDH Massa Koné, UACADDDD, Mali
Atelier – Débats 5 : Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires Dr Ruku Oyaku Bhileni , IPPNW, RDC Samir Abi, ICAN, Togo
Atelier – Débats 6 :le 10ème FED, pour quels impacts de développement social, économique et environnemental pour nos populations ? - Moctar Coulibaly, CAD-Mali Sekou Diarra, CAD-Mali
- Elly Prosper Arama, CONFED
Atelier – Débats 7 : Le Consensus de Barcelone : engagements alternatifs pour un monde durable Germain Tengue, Latif Salami, Mankanane Souane et Samir Abi, Africa Barcelona Consensus Network
Atelier – Débats 8  : Migration et politiques d’expulsion / répression, droits humains et développement, devoir des gouvernements de Sud. Quelles synergies d’actions de la société civile ?Témoignages des migrants :Révolutions et crises dans les pays arabes et leurs implications sur les migrants de l’Afrique subsaharienne : cas de la Libye Ousmane Diarra, AME Pauline Imbach, CADTM Belgique Réseau panafricain sur le droit des travailleurs migrants Mehdi Bougamra, ATTAC Tunisie
Atelier – Débats 9 : Problématique de l’énergie domestique au Mali et ses retombées écologiques et socio économiques Ibrahima Doumbia, Forestier, Mali
Atelier – Débats 10 :Social transformation in Southern Africa Transformation sociale en Afrique australe -De la confiscation des terres sous les régimes d’apartheid à la réforme foncière au Zimbabwe - Bankie Forester BANKIE, Afrique Australe
Atelier – Débats 11 : Linux, une alternative à Microsoft - Mamadou Coulibaly, IMC, Mali
- Moussa M Coulibaly, CAD-Mali
17h30 Atelier – Débats 12 :Les systèmes financiers décentralisés état des lieux : alternative de développement local ou d’appauvrissement des masses laborieuses ? Quel lien avec les systèmes financiers internationaux ? - Djeneba Sow, Réseau Wassa
- Dédé Coulibaly, Consultant
- Sofara, CAMEC, Mali
17h45-19h00 Fenêtre sur les luttes des femmes :Femmes, dette et luttes en Afrique - Solange Koné, RCI
- Emilie Atchaka, Bénin
- Reine Nabroulaba, Togo
- Mali
19h30-20h30 Dîner
21h00- 00h00 Concert populaire des peuples : Jah Youssouf (Bamako), Troupe Molibaly Traoré (Niono)…

 

Jeudi 03 novembre 2011

Horaire Activités
06h45- 07h45 Petit Déjeuner
08h00- 10h00 Cérémonies de clôture - Manifestations culturelles et installation 
- Les Résolutions 
- Allocution du Chef de village de Niono 
- Allocution du Maire de Niono 
- Allocution du Préfet de Niono 
- Allocution du Coordinateur local d’organisation 
- Allocution du Président de la CAD-Mali
10h00- 11h30 Marche populaire
12h00 Retour des participants et Déjeuner dans les bus
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 05:51

 

Les derniers instants de Kadhafi racontés par l'homme qui veillait sur lui

 

 

Mansour Daou, l'ancien chef des services de sécurité intérieure libyensMansour Daou, l'ancien chef des services de sécurité intérieure libyens   © AFP/PHILIPPE DESMAZES

Kadhafi aurait préféré mourir en Libye plutôt qu'être jugé à La Haye, selon Mansour Daou, l'ancien chef des services de sécurité intérieure, emprisonné à Misrata.

M. Daou a raconté à l'Agence France-Presse que le dictateur, mort le 20 octobre dernier, était déprimé et inquiet dans les derniers jours de sa vie. Le mandat émis par la Cour pénale internationale contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et l'ancien chef des services secrets Abdallah Al-Senoussi aurait aggravé les choses, « Le mandat d'arrêt de la CPI les a décidés, lui et ses fils, à rester en Libye », explique M. Daou. « Kadhafi disait "je préfère mourir en Libye plutôt qu'être jugé par [le procureur de la CPI Luis] Moreno-Ocampo" ».

« Ses amis l'avaient abandonné : Berlusconi [le chef d'État italien], Sarkozy [le président français], Erdogan [le premier ministre turc], Tony Blair [l'ex-premier ministre britannique]. Ça l'a miné. Il les considérait comme des amis proches. » — Mansour Daou

Réfugié à Syrte à partir du 19 août, Kadhafi lisait des livres, prenait beaucoup de notes, faisait des siestes, relate Mansour Daou, qui était chargé de veiller à sa sécurité. C'est le fils de Kadhafi, Mouatassim, qui commandait les combattants. « Kadhafi ne s'est jamais battu. Il était vieux ».

Le 19 octobre, « une erreur monumentale »

Le 19 octobre, Mouatassim se rend à la conclusion que la situation à Syrte est désespérée, alors que le dernier quartier de la ville, le quartier #2, est encerclé. Il décide alors de partir vers le sud, à Wadi Djaref. « Le départ devait se faire vers 3 h 30 du matin, mais on a traîné trois ou quatre heures avant de partir [...] parce que les volontaires de Mouatassim étaient mal organisés », se souvient M. Daou.

Le convoi qui comprend 45 véhicules et de 160 à 180 hommes quitte le quartier # 2 vers l'aube. Il est presque aussitôt repéré par l'OTAN, qui lance une frappe aérienne contre le convoi. Les combattants du CNT lancent ensuite l'offensive au sol contre les survivants. Mouatassim est arraêté vivant puis tué, Kadhafi est également pris vivant après s'être réfugié dans tuyau d'écoulement des eaux. Deux heures plus tard, il meurt, tué d'une balle dans la tête et d'une autre dans la poitrine.

L'OTAN clôt sa missionLe secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a fait une visite surprise à Tripoli, lundi. M. Rasmussen a déclaré que l'OTAN n'avait plus de « rôle majeur » à tenir dans ce pays. La mission de l'Alliance atlantique prend officiellement fin aujourd'hui. Le secrétaire général de l'alliance doit discuter avec les dirigeants du CNT de la transition démocratique et d'un éventuel soutien de l'OTAN.

Un agent de sécurité privé canadien a escorté des enfants de Kadhafi

Gary Peters, un entrepreneur canadien propriétaire d'une agence de sécurité, a raconté samedi au National Post comment il a aidé des membres de la famille de Kadhafi à quitter la Libye.

Celui qui est le garde de sécurité de Saadi Kadhafi, le troisième fils du défunt dictateur libyen, admet qu'il a fait parti du convoi qui a conduit Saadi hors de la Libye, jusqu'au Niger, avant d'être blessé dans une embuscade et de rentrer au Canada. Il avait auparavant conduit un autre fils de Kadhafi, Hannibal, et sa fille Ayasha jusqu'en Algérie.

Gary Peters travaillait pour les Kadhafi depuis 2004.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/10/31/006-libye-derniers-jours-kadhafi.shtml

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Kadhafi exécuté dans son ambulance ?

 

© REUTERS

 

 

 

 

Le dictateur libyen était vivant lorsqu'il a été chargé dans le véhicule, selon un reporter de Paris-Match.

Objet de tous les soupçons, la mort du dictateur libyen commence à se préciser. L’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi "était encore vivant lorsqu'il a été hissé dans l’ambulance. Et c’est dans ce véhicule qu’il a été tué de deux balles", affirme en exclusivité le magazine Paris-Match, dont le reporter Alfred de Montesquiou s'est rendu à Syrte pour enquêter sur les dernières heures du dirigeant.

L’ex-guide libyen a été capturé vivant, puis tué à Syrte jeudi dernier, dans des circonstances controversées. Des témoignages et des vidéosévoquent l’hypothèse d’une exécution sommaire. Pour le moment, le médecin qui a pratiqué l’autopsie de la dépouille du dictateur déchu a seulement indiqué que ce dernier avait été "tué par balles".

"Livré en vie à la première ambulance"

Après que son convoi a été bombardé par l'Otan, Mouammar Kadhafi est "blessé à la tête lors de l’explosion, il saigne abondamment. Il tient debout mais ne peut plus courir", raconte le reporter. "Mohamed Lahwek, qu’on voit sur nombre de vidéos essayant de protéger Kadhafi contre la foule enragée, déclare qu’il était encore semi-conscient quand il l’a pris dans son pick-up (...) et affirme pourtant l’avoir livré en vie à la première ambulance", poursuit Paris-Match.

"Ni lui ni ses hommes ne veulent expliquer les deux balles qu’il a ­reçues dans le poumon droit. Le regard un peu fuyant, ils affirment ne pas se souvenir des coups de poing et de pied qu’on voit pleuvoir sur Kadhafi dans une des vidéos qui circulent sous le manteau dans Misrata", ajoute Alfred de Montesquiou. Et ce dernier de souligner qu'il est très peu probable que deux balles tirées de loin dans une bousculade puisse faire des impacts aussi proches sur le ventre du dictateur, soulignant l'hypothèse d'une exécution.

Une commission pour tenter de faire la lumière

Pressé par la communauté internationale, le Conseil national de transition a annoncé le 24 octobre la mise en place d’une commission d’enquête sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi. "Pour répondre aux requêtes internationales, nous avons commencé à mettre en place une commission chargée d'enquêter sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi dans l'accrochage avec son entourage au moment de sa capture", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Benghazi.

"La mort du colonel Kadhafi est un événement mitigé pour les nouveaux dirigeants libyens", analyse Daniel Korski, chercheur au Conseil européen des relations extérieures. "Ils s'évitent un feuilleton judiciaire sans fin à la Slobodan Milosevic, qui aurait pu servir de point de ralliement pour les soutiens de l'ex-dictateur, mais sa mort prive aussi le nouveau gouvernement libyen de la possibilité de prouver qu'il vaut mieux que lui", ajoute-t-il.

source : http://www.europe1.fr/International/Kadhafi-execute-dans-son-ambulance-794519/

 

 

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Les rebelles qui ont arrêté Kadhafi racontent les dernières heures du "Guide"

 

 

Des combattants du CNT célèbrent leur victoire.

Des combattants du CNT célèbrent leur victoire.REUTERS/ESAM OMRAN AL-FETORI

 

Ils n'ont pas 30 ans mais font partie de ces héros qui ont libéré la Libye. OmramYuma Shaban et Ahmed Ghaza, tous deux âgés de 21 ans, ainsi que Nabil Darwish, 25 ans, Salem Bakir, 28 ans, accompagnés de trois autres rebelles, se trouvaient dans la zone où le convoi de Kadhafi a été touché par des frappes aériennes de l'OTAN, à Syrte, le 20 octobre. Ils n'oublieront jamais cette date. Ce jour où ils ont combattu la garde rapprochée du "Guide" avant de le capturer.

Le quotidien espagnol El Pais a rencontré ces quatre membres du CNT. Dès le début de l'entretien, ils ont posé en évidence sur la table deux pistolets, dont un en or, une casquette militaire et une botte en cuir, comme pour prouver la sincérité de leur témoignage.

 

Des combattants du CNT exhibent un pistolet qui aurait appartenu à Mouammar Kadhafi.

Des combattants du CNT exhibent un pistolet qui aurait appartenu à Mouammar Kadhafi.REUTERS/THAIER AL-SUDANI

 

"NOTRE CHEF EST ICI !"

Les dernières moments de Mouammar Kadhafi se sont joués dès 8 heures du matin, raconte Omram Yuma Shaban, ingénieur de formation : "Nous avons reçu des informations nous signalant qu'un convoi de 50 véhicules était en train de semettre en route dans la zone 2 de Syrte. Nous savions que Mouatassim, le fils de Kadhafi était dans la ville car plusieurs personnes nous avaient dit qu'elles l'avaient vu. Dans le même temps, nous supposions que l'OTAN était en train d'attaquerl'escorte."

Arrivés rapidement sur place, les sept hommes se sont retrouvés face à la garde rapprochée de Kadhafi, des hommes paniqués et surpris en train de "se cacherdans la station électrique située à proximité et derrière les arbres". Néanmoins, les combats furent intenses.

A 200 mètres de la zone de combat où fumaient les carcasses des voitures pilonnées par l'OTAN, deux tuyaux de ciment. C'est dans un de ceux-là que l'ex-dirigeant libyen avait trouvé refuge avec une dizaine d'hommes. De la cachette, l'un d'eux a "agité le drapeau blanc"'"Notre chef est ici', a crié le soldat disposé à serendre. Mais nous n'avions pas imaginé une seconde que ce chef en question pouvait être Kadhafi", poursuit Omram Yuma Shaban.


"CETTE IMAGE M'ACCOMPAGNERA TOUTES MES NUITS"

 

Un homme à Tripoli montre une image du cadavre du "Guide", jeudi 20 octobre.

Un homme à Tripoli montre une image du cadavre du "Guide", jeudi 20 octobre.AP/ABDEL MAGID AL-FERGANY

 

Son camarade Salem Bakir s'est approché du tuyau. Il raconte : "C'est moi qui l'aie vu le premier lorsqu'il était sorti de la cache, à deux mètres de moi. Je suis resté paralysé puis j'ai touché le Coran que j'avais dans mon sac et cela m'a donné la force de crier : 'Kadhafi est ici ! Kadhafi est ici !' Je lui ai dit de jeter son arme à trois reprises, ce qu'il n'a pas fait. Il m'a dit : 'Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ?'" Omram Yuma Shaban parvient à le désarmer : "Je ne sais pas d'où j'ai tiré la force", dit-il.

Ahmed Ghaza, un employé d'hôtel, se souvient, lui aussi : "En le voyant, je me suis demandé comment le roi des rois pouvait être là, comme un rat ? Cette image m'accompagnera toute mes nuits. J'ai pris sa botte et sa casquette." L'instant suivant, des dizaines de combattants s'amassaient autour du tyran déchu, le frappant et l'insultant, le tout filmé sur des téléphones portables.

Selon Mansour Daou, ex-chef des services de sécurité intérieure, emprisonné à Misrata, Kadhafi savait sa fin proche. De sa prison, il précise le climat dans lequel était plongé l'ex-dictateur, "déprimé" et "inquiet", quelques heures avant sa mort."Le mandat d'arrêt de la CPI les a décidés, lui et ses fils, à rester en Libye (…)Kadhafi disait 'je préfère mourir en Libye plutôt qu'être jugé par Moreno-Ocampo'[le procureur de la CPI]".

Si les rebelles rencontrés par El Pais sont parvenus à capturer le dictateur déchu si soudainement, c'est aussi, toujours selon l'ancien chef de sécurité du régime, que la décision de partir vers le Sud, près du village natal de Kadhafi, a été "une erreur monumentale""C'était une idée de Mouatassim. Il y avait environ 45 véhicules, 160 à 180 hommes, certains blessés. Le départ devait se faire vers 3 h 30 du matin [le 20 octobre], mais on a traîné trois ou quatre heures avant de partir (…),parce que les volontaires de Mouatassim étaient mal organisés", raconte-t-il. Trop tard, le convoi est repéré…

Les circonstances de la mort du "Guide", retrouvé une balle logée dans la tête et une autre dans la poitrine, deux heures après sa capture, n'ont toujours pas été démêlées. Le lendemain, il était exposé dans une chambre froide au cœur de la vieille ville de Misrata.

source : http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/10/31/les-rebelle


 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 04:49
Le Premier ministre, Abdel-Rahim AlKrib  http://en.wikipedia.org/wiki/Abdel_Rahim_al-Kib

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En Libye, Abdel Rahim el-Kib, un universitaire, élu Premier ministre 


 Visite surprise du secrétaire général de l’OTAN à Tripoli, au dernier jour de la mission de l’Alliance.

L’universitaire Abdel Rahim el-Kib a été élu hier soir Premier ministre du gouvernement de transition en Libye, où le chef de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a effectué une visite surprise au dernier jour de la mission aérienne de l’OTAN. M. el-Kib, originaire de Tripoli, a été élu au premier tour parmi cinq candidats après avoir recueilli 26 voix sur 51 votants du Conseil national de transition (CNT), selon des sources concordantes sur place. Le chef de l’exécutif précédent, Mahmoud Jibril, n’avait pas souhaité se présenter.
Le vote a débuté aux alentours de 19h40 heure locale, le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, étant le premier à déposer son bulletin dans l’urne. « Ce vote prouve que les Libyens sont capables de construire leur avenir », a-t-il lancé. Selon la feuille de route annoncée par le CNT, un gouvernement intérimaire doit être formé au plus tard un mois après l’annonce de la libération du pays, dont la proclamation officielle a eu lieu le 23 octobre. Des élections constituantes doivent avoir lieu parallèlement dans un délai de huit mois maximum, suivies d’élections générales un an après au plus tard.
De son côté, M. Rasmussen a effectué une visite de quelques heures à Tripoli, la première visite en Libye d’un secrétaire général de l’OTAN. Cette visite est intervenue trois jours après la confirmation par l’OTAN de la fin de l’opération « Protecteur unifié » à laquelle avaient participé 28 pays et sept mois après les premiers bombardements de l’Alliance contre des positions des forces du colonel Kadhafi. « À minuit ce soir, un chapitre de l’histoire de l’OTAN, couronné de succès, va s’achever. Mais vous devez commencer à écrire un nouveau chapitre de l’histoire de la Libye », a lancé M. Rasmussen lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Abdeljalil.
 
M. Rasmussen a précisé de ne pas prévoir désormais « un rôle majeur pour l’OTAN ». « Il revient désormais aux Nations unies d’être en première ligne dans l’assistance internationale aux nouvelles autorités libyennes », a-t-il déclaré.
Un embargo sur les armes et quelque 26 000 sorties aériennes de l’OTAN, dont plus de 9 650 dans un but « offensif », ont largement contribué au changement de régime en Libye après plus de quarante ans de dictature, même si l’Alliance n’en avait pas officiellement fait un objectif. « Kadhafi n’était pas une cible de nos opérations », a répété M. Rasmussen, interrogé sur le raid aérien mené par la coalition sur un convoi du dirigeant déchu, le 20 octobre à Syrte, qui a conduit à sa capture, avant d’être tué. « Non, nous ne savions pas » que Kadhafi était dans le convoi, a-t-il indiqué. L’Alliance, qui n’a subi aucune perte humaine, ne communique pas sur le nombre de morts provoquées par ses frappes, mais estime avoir réussi à limiter au maximum les dégâts collatéraux grâce à des règles d’engagement très strictes.
 
Le CNT avait demandé le maintien de l’OTAN au moins « jusqu’à la fin de l’année », assurant que même après la mort de Mouammar Kadhafi ses derniers fidèles représentaient une menace. Mais l’OTAN a jugé que les civils étaient à l’abri des attaques après le décès de Mouammar Kadhafi et la chute de Syrte, sa région natale, le 20 octobre. Malgré cette fin de non-recevoir, M. Abdeljalil a loué la mission de l’Alliance atlantique : « L’opération de l’OTAN a été un succès (...). Elle a été très précise, les civils n’ont pas été touchés. Je pense que le peuple de Tripoli peut en témoigner », a-t-il dit, en exprimant la « reconnaissance » du peuple libyen.
 
C’est sur la base des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avaient imposé des sanctions contre le régime du colonel Kadhafi et autorisé des mesures pour protéger les civils, que l’OTAN avait lancé son opération. La zone d’exclusion aérienne et un blocus naval, appliqués par l’OTAN depuis le 31 mars, ont pris fin à 23h59, conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ayant mis fin au mandat autorisant le recours à la force en Libye.
 
De son côté, l’ancien Premier ministre libyen, El-Baghdadi el-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie et dont les autorités libyennes réclament l’extradition, a dit par la voix de son avocat « craindre pour sa vie » car il est le seul à « détenir les secrets de l’État libyen » après la mort de Mouammar Kadhafi. Premier ministre jusqu’aux derniers jours du régime déchu, M. Mahmoudi, 70 ans, avait été arrêté en Tunisie le 21 septembre près de la frontière algérienne. Condamné pour « entrée illégale » sur le territoire, puis acquitté, il est toujours maintenu en détention.
 
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier à l’unanimité une résolution concernant la prolifération dans la région des armes amassées par Mouammar Kadhafi, en particulier les missiles sol-air à courte portée. Présentée par la Russie, cette résolution impose aux autorités libyennes d’entreprendre les actions nécessaires pour empêcher la propagation des armes et demande au pays de respecter les engagements internationaux pris sous le colonel Kadhafi de détruire tout le stock d’armes chimiques. Par cette résolution, le Conseil de sécurité demande également aux États de la région de collaborer avec la Libye pour empêcher la dispersion de ces armes.
 
En effet, le nouveau régime libyen a découvert récemment deux sites de stockage de gaz moutarde, dissimulés par Kadhafi aux inspecteurs de l’ONU, a déclaré hier un expert libyen. Également, des responsables des Nations unies ont récemment exprimé leur crainte que certaines armes ne soient déjà parvenues aux rebelles du Darfour, limitrophe de la Libye, ou aux insurgés d’el-Qaëda au Maghreb islamique.
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L'universitaire Abdel Rahim Al-Kib, nouvel homme fort de Libye


Le nouveau premier ministre libyen Abdel Rahim Al-Kib était présenté comme le candidat du consensus.

Le nouveau premier ministre libyenAbdel Rahim Al-Kib était présenté comme le candidat du consensus.REUTERS/ISMAIL ZITOUNI

 

Le titulaire du poste, Mahmoud Djibril, avait, comme promis, démissionné après la"libération totale" de la Libye proclamée le 23 octobre, au lendemain de la chute de Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, et de la mort du Guide.

"Ce vote prouve que les Libyens sont capables de construire leur avenir", a lancé le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, après avoir voté. Dix candidat étaient en lice dimanche, cinq se sont retirés lundi, dont Abdel Hafez Ghoga, le vice-président du CNT. Les quatre autres candidats étaient Ali Tarhouni, chargé du pétrole et des finances au sein de l'exécutif provisoire, Idriss Abou Fayed, ancien opposant emprisonné sous le régime de Kadhafi, Ali Zidane, représentant du CNT en Europe, et Moustapha Al-Rojbani, un universitaire installé à l'étranger.

UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE D'ICI À HUIT MOIS

Adbel Rahim Al-Kib a dit vouloir "bâtir une nation respectueuse des droits humains"."Nous nous engageons à bâtir une nation qui n'accepte pas les violations des droits de l'homme. Mais nous avons besoin de temps", a-t-il déclaré en conférence de presse. Le nouveau premier ministre a également rendu hommage aux combattants "révolutionnaires", ajoutant que le démantèlement des milices armées serait traité "avec respect""Nous sommes conscients que nos frères, les combattants révolutionnaires, partagent notre opinion. Ils pensent aussi que la stabilité du pays est extrêmement importante."

Selon la feuille de route annoncée par le CNT, un gouvernement intérimaire doitêtre formé au plus tard un mois après l'annonce de la libération du pays, soit d'ici au 23 novembre. Des élections constituantes doivent avoir lieu parallèlement dans un délai de huit mois maximum, suivies d'élections générales un an après au plus tard. Abdel Rahim Al-Kib a été désigné le jour marquant la fin officielle de la mission de l'OTAN en Libye, qui a contribué à faire chuter Mouammar Kadhafi.


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Libye : Seif al-Islam Kadhafi dément la CPI

 

 

(AfriSCOOP) — Le deuxième fils de feu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a démenti lundi les informations sur son intention de se rendre à la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye. Dans le même temps, le Conseil national de transition (Cnt) a élu un nouveau Premier ministre, Abdel-Rahim al-Keeb.

 

 

 

 

Seif al-Islam Kadhafi - © DRSeif al-Islam Kadhafi - © DR

« Nous ne nous rendrons jamais. Nous gagnerons ou mourrons », a déclaré le fils de Kadhafi cité par le site Al-Bawaba se référant à un message diffusé en ligne par Seif al-Islam qui promet de ne jamais trahir son père.

Le procureur de la Cpi Luis Moreno Ocampo a évoqué vendredi des contacts informels avec Seif al-Islam, via des intermédiaires. Des discussions indirectes qui explorent la possibilité pour lui d’apparaître devant la Cour, installée à La Haye.

Toutefois, Seif al-Islam, autrefois présenté comme le successeur potentiel de son père, appelle ses partisans, d’après le portail Al-Bawaba, à ne pas croire les informations selon lesquelles l’ex-chef du renseignement libyen Abdallah al-Senoussi et lui-même étaient en train de négocier leur reddition à la Cpi.

Le 27 juin, la Cpi a émis des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seïf al-Islam et le chef des services secrets militaires Abdallah Al-Senoussi soupçonnés d’avoir commis une série de crimes, notamment des crimes contre l’humanité.

Le guide libyen a été capturé le 20 octobre près de Syrte, sa ville natale, puis assassiné dans des circonstances non encore élucidées. Son fils Seif al-Islam et l’ex-chef du renseignement libyen se trouveraient en Libye au Niger ou au Mali, d’après différentes sources.

 

Le Cnt a un nouveau Premier ministre‎

Abdel Rahman al-Keb, professeur à l’Université de Tripoli, a été élu lundi nouveau Premier ministre provisoire de la Libye, par Le Cnt dont il est membre. Elu à 26 voix sur 51 votants, Abdel Rahman al-Keb va former un nouveau gouvernement qui va diriger la Libye dans les mois qui viennent et préparer l’organisation d’élections générales.

M. al-Keb va remplacer Mahmoud Jibril. Ce dernier avait déclaré à plusieurs reprises qu’il allait démissionner de ses fonctions du chef du gouvernement provisoire, officiellement connu comme le chef du comité exécutif du Cnt.

Début septembre, le Cnt avait publié une feuille de route vers une nouvelle « Libye libre », qui prévoit la mise en place, un mois après la libération, d’un gouvernement de transition chargé d’organiser en huit mois des élections générales et de remettre ses pouvoirs à une Assemblée élue.

Par ailleurs, l’Otan - dont le chef Anders Fogh Rasmussen a effectué une visite-éclair ce lundi à Tripoli - met un point final ce soir à minuit (heure locale) à l’opération « Protecteur unifié » lancée le 31 mars en Libye, qui a largement contribué au renversement et à la mort de Mouammar Kadhafi.

Le décès du colonel et le retrait des forces de l’Otan soulèvent des craintes que les conflits entre différents groupes ethniques visant le pouvoir ne puissent éclater.

source : http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article4572

 

 

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Risque d'instabilité au Niger avec l'arrivée du fils de Kadhafi

Risque d'instabilité au Niger avec l'arrivée du fils de Kadhafi

Le Niger risque de ranimer la rébellion des touaregs dans la partie désertique du nord du pays s'il négocie mal l'entrée sur son sol de Saïf al Islam, fils de Mouammar Kadhafi, estime un responsable des opérations humanitaires, dimanche.

Saïf al Islam se trouverait actuellement dans une zone montagneuse au sud de la Libye, à la frontière avec l'Algérie et le Niger, occupée par les touaregs qui vouent une fidélité à son père défunt pour le soutien qu'il leur avait témoigné dans leur insurrection.

Le Niger, qui dépend de l'aide internationale, n'a pas confirmé la présence d'Al Islam sur son territoire mais il a fait savoir qu'il respecterait ses engagements auprès de la Cour pénale internationale qui a lancé un mandat d'arrêt contre le fils de Kadhafi.

"Si le gouvernement décide de le livrer (à la CPI), l'opinion nationale doit être consultée pour s'assurer que cela ne va pas créer de nouvelles tensions", estime Moustapha Kadi, coordinateur de l'action des ONG au Niger.

"Nous venons juste d'en terminer avec une rébellion. Nous ne souhaitons pas un nouveau conflit dans le Nord. Nous ne souhaitons pas de nouveaux enlèvements d'Occidentaux, ni d'attaques contre les bâtiments gouvernementaux", dit-il.

"Si la question du fils de Kadhafi n'est pas réglée correctement, cela pourrait déclencher des situations ingérables", poursuit-il.

Grâce à des négociations menées en partie sous la houlette de Kadhafi, le Niger et son voisin le Mali ont réussi en 2009 à conclure un accord de paix précaire avec les rebelles touaregs après deux années d'insurrection.

Mais depuis, les autorités de Niamey ont dû faire face à une multiplication des actions de groupes liés à Al Qaïda contre des ressortissants occidentaux dans la partie nord du pays qui abrite des mines d'uranium.

En 2010, un coup d'Etat a été mené par les soldats qui ont ensuite restitué le pouvoir aux civils au mois de mars.

Les sympathies pour Kadhafi se sont exprimées d'une manière plus évidente récemment, en particulier dans la ville d'Agadès où des centaines de personnes se sont rassemblées cette semaine dans la principale mosquée de la ville pour rendre hommage à la mémoire du dirigeant libyen défunt.

Des habitants interrogés par Reuters ont affirmé qu'ils étaient prêts à donner l'abri à Saïf al Islam et qu'ils manifesteraient s'il était extradé vers La Haye.

Le Niger a déjà accueilli plusieurs fidèles de Mouammar Kadhafi dont son fils Saadi qui n'est pas visé par la CPI. Niamey n'exclut pas de remettre Saadi aux nouveaux dirigeants libyens mais seulement après avoir obtenu l'assurance qu'il bénéficiera d'un procès équitable.

"La manière dont Kadhafi a été exécuté suggère qu'il n'y a pas de preuve qu'il bénéficiera d'un jugement équitable", ajoute Kadi.

Selon lui, si Saïf al Islam sollicite l'asile au Niger, la décision devra prendre en compte les aspects humanitaires et les conséquences pour la sécurité du pays.

"Le gouvernement est libre d'étudier cela sans exclure la requête de la CPI. Nous devons privilégier les intérêts du Niger", a-t-il dit.

Mark John; Pierre Sérisier pour le service français

source http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/risque-d-in

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 03:01

Lettre ouverte aux élus d’Ennahdha à la Constituante

 

par Mohamed Ridha BOUGUERRA

 

 

Vous êtes quatre-vingt-dix, sur deux cent dix-sept élus, à représenter votre parti dans la future Constituante, d’où le risque de vous voir, probablement, verser dans un triomphalisme qui vous fera perdre de vue quelques vérités. Je me sens, modestement, d’autant plus obligé de vous rappeler celles-ci que certaines de vos premières déclarations après les élections ont jeté le trouble parmi le public. Je voudrais évoquer ici les propos de votre dirigeant sur le franco-arabe ainsi que ceux de Mme Souad Abderrahim, qui figure sur votre liste de Tunis 2, sur la nécessité d’instaurer les «bonnes mœurs».


Afin de vous rafraîchir la mémoire, Mesdames et Messieurs les futurs membres de l’Assemblée nationale constituante, M. Ghannouchi a déclaré, selon l’AFP, «Nous sommes arabes et notre langue c’est la langue arabe». Et il ajoute : «On est devenu franco-arabes, c’est de la pollution linguistique. Nous encourageons l’apprentissage de toutes les langues, surtout les plus vivantes, sans perdre notre identité». Puis, il conclut ainsi : «Celui qui n’est pas fier de sa langue ne peut pas être fier de sa patrie». Mme Abderrahim, elle, a cherché à nous rassurer  en nous annonçant une bonne nouvelle (!), à savoir que le parti «Ennahdha ne compte pas fermer les boîtes de nuit, mais qu’il est fermement décidé à ancrer les bonnes mœurs».


Sont-ce là, réellement, les priorités que votre parti s’est fixées, deux ou trois jours seulement après un scrutin historique qui va décider du sort du pays pour des générations ? Est-ce vraiment là la mission qui vous a été confiée par le vote populaire du 23 octobre ? Pensez-vous sérieusement que vous avez été portés au pouvoir pour faire le ménage sur le plan de la langue, assainir notre parler populaire et nous débarrasser de la pollution linguistique ? Pouvez-vous imaginer un instant que les sept cent mille chômeurs qui attendent que vous leur procuriez une activité décente ne pensent aujourd’hui qu’au sort qui sera réservé dans un proche avenir aux boîtes de nuit ? Vous ont-ils désignés comme les preux chevaliers de la morale ou, plutôt, chargés de trouver des solutions aux graves problèmes socioéconomiques dans lesquels notre pays se débat ? Avons-nous réalisé la révolution afin d’instituer une direction politico-religieuse qui nous dicte ce qui est moral et ce qui est immoral ?

 

Et, d’abord, voulez-vous nous expliquer, Mesdames et Messieurs les élus de la Nation, en quoi consiste précisément «la pollution linguistique» ? De la pureté de la langue à la pureté de la race, il n’y a qu’un pas ! Or, nous savons où mène la recherche de telles chimères ! Chaque langue n’est-elle pas, au contraire, le résultat d’incessants et continuels emprunts et mariages étendus sur des siècles ? Imaginez un dictionnaire du français d’où on aurait banni des termes comme abricot ou zénith, alambic ou zéro, azur ou sucre ! Tous là, mots d’origine arabe, bien entendu. Même les Le Pen n’ont jamais formulé une si absurde réclamation ! Et vous, vous prétendez un retour à la pureté de la langue du Hijjaz ? Qui, parmi nous, conteste que l’arabe soit notre langue officielle, celle de notre administration et de notre enseignement?

 

Mais, dans notre parler quotidien et vernaculaire ne sommes-nous pas ouverts sur le vaste monde et adaptés aux nouvelles technologies dont est faite notre vie de tous les jours ? Je sais que votre dirigeant parle d’encourager «l’apprentissage de toutes les langues, ..., sans perdre notre identité». Comme si l’un était une menace pour l’autre !

 

Ecoutez, svp, ce qu’a écrit feu Jameleddine Bencheikh, ancien éminent professeur d’arabe à la Sorbonne qui déclarait dans Le Monde du 8 février 1990, alors qu’avait lieu en France un vif débat sur l’immigration :

 

«N’en déplaise aux enragés de l’expulsion ou aux défenseurs d’une authenticité recroquevillée sur ses cactus, je n’ai jamais été déchiré par mes deux cultures, et aucune ne cherche à s’emparer des droits de l’autre. De chacune, je jette vers l’autre un regard amical mais vigilant ; les deux peuplent mon imaginaire et mon âme, un Stabat Mater chanté par Berganza ne me fait pas oublier la sourate ar-Rahman psalmodiée par Menchaoui ; les vers de Darwish ne m’empêchent pas d’être ému par ceux de Jean Grosjean ; un chant d’anarchie de Ferré ne me prive pas de la merveilleuse tendresse d’une chanson andalouse sur les lèvres de Sami Al-Maghribi, chanteur juif marocain».

 

Et il conclut ainsi : «Je revendique pour chacune de mes deux cultures le droit de s’éblouir aux reflets indicibles qu’elle sait prendre dans l’autre». Je ne suis pas ici pour défendre la langue française, mais force nous est de reconnaître que le bilinguisme est une richesse qui ne devrait sous aucun prétexte être dédaignée par les temps de mondialisation qui sont les nôtres. Et toute frilosité ou réticence dans ce domaine serait un crime contre les générations futures. Alors, de grâce, Mesdames et Messieurs les élus du peuple, ne ratez pas ce R.-V. avec l’Histoire ! Ne perdez pas votre temps et le nôtre dans des discussions oiseuses qui creuseraient encore davantage notre retard par rapport au monde évolué. Epousez votre siècle et saisissez cette chance historique qui s’offre à vous et à nous tous pour réaliser la renaissance d’un monde arabo-musulman tombé en panne depuis la chute de Grenade en 1492 !

 

Montrez au monde entier qui a les yeux braqués sur vous que la religion de Mahomet n’est pas incompatible avec le progrès et la démocratie ! Votre échec, qu’à Dieu ne plaise, signera non seulement la mort du Printemps arabe, mais, davantage encore, la régression de tous les peuples de l’aire arabo-islamique. Nous ne voulons pas d’une Tunisie lâchant la proie pour l’ombre, repliée sur elle-même, préoccupée par la question identitaire dans une permanente confrontation avec les cultures autres. Vous pouvez, au contraire, contribuer avec la partie la plus vivante de notre peuple à construire une Tunisie, moderne, ouverte, tolérante, égalitaire et démocratique. Tout autre choix ne fera que diviser tragiquement notre peuple entre conservateurs rétrogrades et tenants de la modernité qui finiront toujours par gagner, car comme l’écrivait l’Algérien Mouloud Mammeri en pleine Guerre d’Algérie : «Il n’est que la mort dont on ne s’éveille pas».  

 

http://www.lapresse.tn/31102011/39616/lettre-ouverte-aux-elus-dennahdha-a-la-constituante.html

 

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La Tunisie lance un mandat d'arrêt international contre Souha Arafat

 

 

La justice tunisienne a émis un mandat d'arrêt international contre Souha Arafat, la veuve du dirigeant palestinien Yasser Arafat, a-t-on appris lundi auprès du ministère de la Justice.

La justice tunisienne a émis un mandat d'arrêt international contre Souha...


La Tunisie a lancé un mandat d'arrêt international contre Souha Arafat, la veuve du dirigeant palestinien Yasser Arafat, pour son implication présumée dans une affaire de corruption à l'époque du régime de Ben Ali.
Le tribunal de première instance de Tunis a émis un mandat d'arrêt contre Mme Arafat, a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole du ministère de la Justice Kadhem Zine El Abidine, sans donner les motivations de cette décision.
Une source judiciaire a toutefois précisé que Mme Arafat était poursuivie dans le cadre d'une affaire liée à l'Ecole internationale de Carthage, qu'elle avait fondée au printemps 2007 avec Leïla Trabelsi, l'ex-première dame de Tunisie, dans la banlieue nord de Tunis.

 
"Cette école a été créée de façon illégale: les procédures administratives légales ont été violées pour des intérêts personnels", selon cette source.
Mme Arafat a rejeté les accusations portées contre elle et s'est dite prête dans une conversation téléphonique avec l'AFP à Ramallah (Territoires palestiniens) "à faire face à cette affaire et à présenter des documents" par le biais d'un avocat tunisien.
"J'ai tous les documents officiels prouvant que j'ai cédé toutes mes parts et mes actions dans l'école à Asmaa Mahjoub, nièce de Leïla, épouse de l'ancien président (tunisien) Zine El-Abidine Ben Ali", a déclaré Souha Arafat.
Elle a précisé que "les sommes qu'elle a versées pour contribuer au capital de l'école internationale étaient un prêt de 300.000 dinars tunisiens obtenu auprès de la Banque de l'Habitat tunisien". "J'ai remboursé une partie du prêt et quand j'ai renoncé à mes parts, on m'a rendu seulement 30.000 dinars tunisiens", a ajouté Mme Arafat qui a en outre affirmé ne pas être au courant d'un mandat d'arrêt émis à son encontre.

 
La création de l'école internationale de Carthage, établissement privé qui fournissait un enseignement de la maternelle au lycée conformément au système éducatif français, avait, à l'époque, créé des remous car elle avait entraîné la fermeture d'un établissement également privé et réputé, l'école Louis Pasteur-Bouebdeli.
Selon la presse tunisienne, des désaccords étaient rapidement apparus entre Leïla Ben Ali et Souha Arafat et, le 14 août 2007, l'ex-président Ben Ali avait déchu Mme Arafat de sa nationalité tunisienne, acquise en septembre 2006. Elle avait alors quitté la Tunisie pour s'installer à Malte.
 

Dans une déclaration faite par téléphone samedi au quotidien arabophone Al Qods basé à Londres, Mme Arafat a assuré n'avoir "plus aucun lien avec l'Ecole internationale de Carthage".
Après la révolution, l'Ecole internationale de Carthage a été réquisitionnée par l'Etat et placée sous tutelle comme les autres biens de la famille Ben Ali.

 
Mme Arafat, Palestinienne de naissance, a été l'assistante du chef de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) Yasser Arafat pendant son exil en Tunisie, de 1982 à 1994. Elle l'avait épousé en secret en 1990 mais leur mariage n'avait été révélé que deux ans plus tard.
Après la mort du dirigeant palestinien en 2004, elle était revenue s'installer à Tunis et avait obtenu la nationalité tunisienne.

 
Issue de la bourgeoisie chrétienne palestinienne, Souha Arafat, 48 ans, était loin de faire l'unanimité dans la société palestinienne en raison de ses goûts de luxe affichés, qui contrastaient avec le mode de vie austère de son époux. Elle a eu une fille avec Yasser Arafat, Zahwa.

 
En 2003, la France, où elle a longtemps vécu et dont elle a la nationalité, a ouvert une enquête préliminaire sur des transfert de fonds suspects sur son compte bancaire parisien.
En Tunisie, Mme Arafat vivait dans la discrétion. Elle était cependant sortie de son silence en août 2006 pour démentir des rumeurs publiées dans la presse arabe selon lesquelles elle s'était remariée avec Belhassen Trabelsi, homme d'affaires et gendre de l'ex-président Ben Ali.

source http://www.elwatan.com/une/la-tunisie-lance-un-mandat-d-arret-international-c

 

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Serial retourneur de veste

Serial retourneur de veste

 

 

La Presse —  Enquêter sur ce personnage trouble, attendu comme un messie par les milliers de personnes, notamment à Sidi Bouzid, qui ont voté pour ses listes, plus que controversé et traité de tous les noms par des collectifs de partis et d’avocats, n’a pas été chose aisée. Comment se concentrer sur le passé de Hachemi Hamdi, émaillé de coups de théâtre et de nombreuses zones d’ombre, lorsque son actualité évolue à la vitesse de la lumière ? Comment trouver le fil rouge qui raconterait la vie et la «vérité» de cet homme dont les résultats exceptionnels sortis des urnes du 23 octobre ont déstabilisé plus d’une force politique «historique», alors que chacune de ses déclarations retransmises à partir de sa chaîne de télé «Al Mustakilla», basée à Londres, ou recueillies à travers les stations de TV et de radios nationales provoquent polémiques et créent le buzz sur les réseaux sociaux ?

Enquêter sur ce personnage trouble, attendu comme un messie par les milliers de personnes, notamment à Sidi Bouzid, qui ont voté pour ses listes, plus que controversé et traité de tous les noms par des collectifs de partis et d’avocats, n’a pas été chose aisée. Comment se concentrer sur le passé de Hachemi Hamdi, émaillé de coups de théâtre et de nombreuses zones d’ombre, lorsque son actualité évolue à la vitesse de la lumière ? Comment trouver le fil rouge qui raconterait la vie et la «vérité» de cet homme, dont les résultats exceptionnels sortis des urnes du 23 octobre ont déstabilisé plus d’une force politique «historique», alors que chacune de ses déclarations retransmises à partir de sa chaîne de télé «Al Mustakilla», basée à Londres, ou recueillies à travers les stations de TV et de radios nationales provoquent polémiques et créent le buzz sur les réseaux sociaux ?

 

Le long d’un parcours déroutant, incohérent, Hachemi Hamdi* apparaît comme un sérial retourneur de vestes. Qu’est-ce qui le fait courir ? Probablement la fascination du pouvoir et ce besoin acharné d’être toujours sous les lumières y compris lorsqu’il a comme aujourd’hui, à force de coaliser avec des formations politiques de tous bords, de droite comme de gauche, épuisé toutes ses cartes...

 

 

Une jeunesse islamiste

Mohamed Hachemi Hamdi est né en 1962 à El Hawamed, village situé à 12 km de Sidi Bouzid et portant comme emblème le nom d’une importante tribu du Centre-Ouest du pays, celle de Hachemi. Dans l’un de ses talk-shows sur «Al Mustakella», l’homme a affirmé s’apparenter à «la lignée du Prophète Mohamed». Sa famille fait partie de la modeste notabilité du village. «Ce sont de petites gens à la moralité irréprochable, religieux mais sans extrémisme», assure

 

Lazhar Hamdi, fervent supporter du fondateur de la chaîne britannique. Il poursuit ses études secondaires à Sidi Bouzid et se voit grâce à ses talents de récitateur du Coran propulsé par le directeur imam de son lycée. Le Mouvement de la tendance islamique (MTI) repère ce garçon, orateur doué, plein d’assurance, qui présente tous les signes extérieurs d’un bon dirigeant. Il s’en mordra les doigts quelques années plus tard...

Hachemi Hamdi  deviendra une fois monté à Tunis pour poursuivre des études en langues et lettres arabes à La Manouba l’un des leaders les plus influents du mouvement islamique à l’université au début des années 80. Années où il fera deux courts séjours en prison, en 1983 et en 1984, tout en poursuivant des collaborations régulières avec le journal Essabah et les revues Le Maghreb et Errai. 

 

«De quelle souffrance parlez-vous ? C’est une prison quatre étoiles de luxe, celle qu’a connue Hachemi Hamdi. Notre repère à nous c’est combien de «rôtis», de noyades ou d’électrocutions nos hommes ont subis. Il n’a rien enduré de tout cela», insiste Zoubeïr Chehoudi, membre de l’Instance constitutive d’Ennahdha. 

 

 

Un agent double ?

Hachemi fuit le pays en 1987 au moment où Bourguiba poursuit et condamne des milliers d’islamistes à de lourdes peines. A Londres, il se spécialise dans l’histoire et les études islamiques et décroche en 1996 le titre qu’il aime tellement arborer «docteur ès lettres». A Londres, il continue à militer avec les islamistes et se rapproche beaucoup d’un autre exilé tunisien dans la capitale britannique... Rached Ghannouchi, dont il devient le bras droit. 

 

A quand remontent ses liaisons dangereuses avec le président Ben Ali ? Aurait-il été un agent double, lui dont le journal Al Mustakella se vendait d’après notre confrère Najeh M’barek du quotidien le Maghreb (l’édition du 26 octobre) en Tunisie depuis 1993? En tout cas, le début du lourd contentieux qui oppose Hachemi Hamdi au Mouvement islamique tunisien, baptisé depuis 1989 Hezb Ennahdha (parti de la Renaissance), commence selon Slah Eddine Jourchi, journaliste, ex militant MTI et activiste des droits de l’Homme, avec la publication en 1996 et en anglais du futur Docteur de sa thèse dans laquelle «il divulgue des documents secrets du mouvement que les services secrets du pays hôte exploitera à souhait».

 

Trahison suprême. Exclusion d’Ennahdha. Hachemi entre dans la dissidence. En 1999, il lance sa télévision et commence à jouer les intermédiaires entre le pouvoir tunisien et les islamistes en difficulté, les prisonniers, ceux interdits de passeports, de droits sociaux. Chose qui affole les dirigeants d’Ennahdha. L’ombre de la fitna (discorde) rôde : «Ils ont considéré la mobilisation de Hamdi en faveur des leurs comme une volonté préméditée pour créer une scission au sein du mouvement», ajoute Slah Eddine Jourchi. Voilà ce qui explique d’une part le veto opposé par Rached Ghannouchi et Hamadi Jebali au moindre dialogue, à la moindre coalition avec les listes indépendantes de la Pétition populaire que dirige Hechmi Hamdi et qui ont raflé 25 sièges aux élections de l’Assemblée constituante avant que l’Isie ne décide le 27 octobre dernier d’invalider six listes. Et d’autre part, le refus catégorique et visiblement terrorisé perceptible à travers l’écran du fondateur d’Al Mustakella de réintégrer le pays tant que Jebali serait l’élu favori au poste de prochain chef du gouvernement (voir La Presse d’hier).

 

 

Le Docteur contre le Président

Mais pourquoi la lune de miel entre le Docteur et le Président s’arrête-t-elle net ? 
A la fin de l’année 2000, Hachemi Hamdi ouvre sa télé aux opposants les plus acharnés au régime de Ben Ali. Dans un article intitulé «Internalisation du champ télévisuel en Tunisie», le sociologue des médias Riadh Ferjani écrit* : «L’émission intitulée Al Maghrib Al Kabir (le Grand Maghreb), mais exclusivement consacrée à la Tunisie, fera, dès le départ, l’objet d’un débat au sein de la société tunisienne puisqu’elle donne la parole aux personnalités de l’opposition démocratique non reconnue par les autorités. De Mohamed Charfi, ancien ministre de l’Education nationale, à Moncef Marzouki, ex-président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, en passant par Omar S’habou, figure du journalisme indépendant, exilé en France, les bêtes noires du gouvernement ont pu s’exprimer librement sur les antennes d’Al Mustakilla, devant une chaise vide réservée au représentant du pouvoir. Ce dernier, tout comme le mouvement islamiste Ennahdha, n’a jamais daigné répondre aux sollicitations répétées de Hachemi Hamdi». 


L’émission Al Maghrib Al kabir, diffusée dimanche après-midi, provoque en Tunisie la fureur des autorités et une campagne médiatique se déchaîné dès le mois de juin 2001 contre son initiateur jugé sur les pages du journal La Presse d’«intégriste intégral», de «traître», d’«espion». Sa télévision est taxée d’«écran de la honte».  En juin 2001, Sihem Ben Sedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie interviewée par Al Mustakilla révélera des noms de personnalités mêlées à des affaires de corruption.  A son retour de Londres, elle sera interceptée dès son arrivée à l’aéroport de Tunis Carthage et emprisonnée pendant plus d’un mois...


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(*) Contacté à Londres au téléphone pour une demande d’interview, Hachemi Hamdi après avoir accepté avec un  enthousiasme apparent notre proposition, n’a pas répondu à nos questions envoyées par email. Nous attendons toujours...
(*) Article publié dans l’ouvrage collectif : «La Mondialisation des médias contre la censure», sous la direction de Tristan Mattelart, Paris, Ina-Deboeck, 2003.

 

 source  http://www.lapresse.tn/30102011/39498/serial-retourneur-de-veste.html

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 03:28

la GRÈCE... 


 


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À NICE FACE AU G20 !  

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Une fois de plus, les pays riches du G20 se réunissent en grande pompe pour parler des crises financière, économique, agricole, alimentaire. Une fois de plus leurs solutions seront nos problèmes !

 

À Cannes, c’est un festival d’horreur qui commence. Au menu, comme plat principal, la crise de la dette publique en Europe. Les pays émergents du G20 veulent éviter à tout prix l’extension de la crise, tandis que les autres veulent limiter ses effets… sur les banques.

 

La résolution de la crise européenne et précisément de la crise grecque est donc vitale pour les saigneurs du monde. La Grèce est ainsi devenue le laboratoire mondial de la casse généralisée des acquis sociaux.


À Nice, le contre-sommet du G20 est le rendez-vous des peuples qui refusent de payer la crise. C’est le rendez-vous contre la dette illégitime au Sud comme au Nord et contre les politiques d’austérité. C’est le rendez-vous de ceux et celles qui comme en Espagne, en Grèce, en Italie et ailleurs… ne se résignent pas et lèvent la tête !

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SUSPENDRE LE PAIEMENT DE LA DETTE

 

Éric Toussaint, président du Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM) Belgique, analyse les enjeux du G20 et de la crise, et appelle à une mobilisation globale pour arrêter le paiement de la dette.

 

Quels sont, dans ce contexte de crise globale, les enjeux du G20 de Cannes sous la présidence française ?

 
Il y a un approfondissement de la crise, en particulier pour les pays les plus industrialisés. Les gouvernements des pays dits « émergents » comme le Brésil, l’Inde, la Chine, la Russie voudraient en profiter pour obtenir plus de place dans les institutions internationales, comme le FMI et la Banque mondiale. Le G20 est une institution illégitime. En 2008, elle a été mise en place par les pays du G7 (club tout aussi illégitime composé des États-Unis, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie, du Japon et du Canada) qui voulaient convaincre les pays émergents de les aider à trouver une solution à la crise, sans y parvenir. Cette réunion du G20 est la première réunion internationale après l’énorme succès de la mobilisation des IndignéEs du 15 octobre 2011. Bien qu’il ait eu relativement peu d’échos en France, ce mouvement a mobilisé 1 million de manifestantEs sur toute la planète, principalement en Espagne, en Italie et au Portugal sans oublier Wall Street [lire Tout est à nous ! n° 120].
C’est donc un rendez-vous important pour les activistes qui militent contre la globalisation libérale. Il est important de se mobilier à la fois dans la rue et lors du forum des peuples au Mali1, pour exprimer notre opposition aux orientations prises par ceux qui prétendent diriger la planète.



En quoi la crise européenne est-elle devenue une question globale ? Quels rôles vont jouer les États-Unis et les pays émergents sur cette question ?

 
Le très important ralentissement économique qui affecte l’Europe, la faillite d’institutions bancaires comme Dexia peuvent avoir un effet boomerang sur le reste de l’économie mondiale : un effet domino pour les institutions bancaires ou financières aux États-Unis, d’une part, et une contraction des exportations de la Chine et d’autres pays exportateurs vers l’Europe, d’autre part.
Les pays de l’Union européenne et en particulier de la zone euro, effectivement, sont au centre de la crise mondiale actuelle, les développements qui auront lieu dans les mois qui viennent auront un impact sur l’ensemble de l’économie mondiale.
Les États-Unis sont très préoccupés par l’effet boomerang des faillites bancaires européennes sur les institutions financières américaines, tellement ces institutions sont interconnectées des deux côtés de l’Atlantique. Leurs préoccupations ne sont pas strictement politiques, elles sont d’abord économiques.



Quelles campagnes de convergence s'organisent en Europe à propos des dettes publiques ? Quel rôle joue la campagne menée en Grèce ?

 
Partout en Europe, le remboursement de la dette est le prétexte pour renforcer des politiques d’austérité. Les coups contre les travailleurs et la majorité de la population pleuvent. Progresser dans la constitution d’une campagne européenne pour la suspension du paiement de la dette, pour la réalisation d’un audit citoyen, c’est le pas à accomplir dans les semaines et les mois qui viennent. La Grèce a entamé le processus au mois de mai 2011, avec la constitution d’une commission citoyenne d’audit de la dette grecque. Elle a essaimé en Irlande, en Espagne, en France (où un comité citoyen pour l’audit de la dette vient de naître). Prochainement, la même initiative se développera au Portugal, en Belgique et en Italie.


On a donc une réelle possibilité concrète de rassembler les forces sociales qui remettent en cause l’ordre néolibéral et, au-delà, le système capitaliste. Les rassembler sur un thème unificateur. Si on arrive, par la mobilisation de la rue, à obtenir la suspension du paiement de la dette pour plusieurs pays, on changera radicalement les rapports de forces en faveur de la majorité sociale. Cela vaut la peine de s’engager dans cette lutte.

 

Propos recueillis par Flavia Verri et Gilles Pagaille

1. Dixième édition du forum des peuples « De Siby à Niono, les peuples exigent l’autodétermination ! » qui sera un contre-sommet africain au G20, à Niono au Mali, du 31 octobre au 3 novembre 2011.

 


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LE « NON À LA DETTE » DEVIENT UN MOUVEMENT

 

Le 1er octobre dernier une assemblée s’est tenue à Rome avec environ 800 personnes – convoquée par un appel intitulé « On doit les arrêter ! » et signé par près de 1 500 déléguéEs syndicaux, travailleurs et travailleuses, précaires et étudiantEs1.

 

Le mot d’ordre central de l’assemblée était : « Ce n’est pas nous qui payerons la dette ». Cela a créé une prise de conscience qui a tendu à transformer cette première rencontre dans un « espace politique public » et qui a déjà abouti à un cortège commun dans la grande manif du 15 octobre derrière la banderole unitaire reprenant ce mot d’ordre.

L’assemblée a exprimé la volonté d’aller au-delà de la participation conjointe au cortège, pour s’engager dans la construction de comités locaux capables d’une intervention sociale de masse, avec un rôle central des jeunes et surtout le refus d’être un assemblage de forces politiques et syndicales résiduelles d’une phase précédente.

 

L’assemblée a concentré son attention sur la lettre de la Banque centrale européenne (BCE), qui exige une politique très dure du gouvernement italien, et sur la nécessité qui en découle de construire « un mouvement politique et social » autonome par rapport aux forces politiques, distinct du gouvernement et de l’opposition, en mesure de comprendre le caractère périlleux de Berlusconi mais aussi des diktat de la BCE, des provocations patronales des Marchionne et de l’appel à la cohésion nationale du président de la République, Giorgio Napolitano.

 

La plateforme avec laquelle cet « espace public » se présentera sur la scène politique est importante : non à la dette, réduction drastique des dépenses militaires, refus des accords de concertation entre patronat, syndicats et gouvernement, non à la précarisation du travail, défense des biens communs (à partir du non au TGV), démocratie, avec l’égalité des droits des immigréEs et la liberté d’information.

Voila les ingrédients d’une motion de conclusion votée à une très grande majorité par l’assemblée, dans laquelle on retrouve aussi la demande d’un référendum sur l’Europe.

Il s’agit d’un projet politique, certainement pas d’un cartel électoral ou de la préfiguration de « recompositions », improbables pour le moment.

 

En même temps, « Non à la dette » fait un autre pas en avant avec la naissance de la campagne appelée « Rivolta il debito »2 lancée par différents acteurs sociaux et politiques – explicitement inspirée par l’expérience de CADTM – avec une orientation plus militante et l’objectif de fournir un point de vue anticapitaliste en dégageant de nouvelles ressources et potentialités, surtout parmi les nouvelles générations.

Pour Sinistra Critica ce sera le principal engagement de l’automne – y compris avec une présence à Nice contre le G20.

 

Piero Maestri, porte-parole de Sinistra Critica

1. http://sites.google.com/site/appellodobbiamofermarli/
2. jeu de mot entre retourne et révolte la dette, 
www.rivoltaildebito.org

 

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L’AUTOMNE CHAUD DES INDIGNÉS

Après un reflux pendant l’été, en partie dû à sa décentralisation vers les quartiers et les lieux de travail mobilisés, beaucoup d’observateurs prédisaient un déclin du mouvement des Indignés. La journée du 15 octobre a été l’occasion d’un démenti.

 

Avec le slogan « De l’indignation à l’action » et une volonté d’internationaliser la lutte, les rues de plus de 700 villes dans le monde ont été investies.

Rien qu’à Barcelone et à Madrid, près d’un demi-million de citoyens ont répondu à l’appel d’un mouvement diversifié qui, malgré des cultures politiques différentes (ou parfois même en l’absence de culture politique), malgré son caractère intergénérationnel de plus en plus marqué, s’impose comme un acteur politique de masse qui cherche à durer.

 

Pour ne prendre que l’exemple catalan, 30 assemblées de quartier – dont 23 à Barcelone – ont à la fois organisé des actions concernant leur territoire et participé à une coordination qui se réunit périodiquement afin de décider des initiatives de l’ensemble du mouvement.

 

À cette implantation territoriale du mouvement, s’ajoute celle dans les secteurs en difficulté tels que la santé, l’éducation ou le logement qui souffrent de la façon la plus directe et la plus douloureuse des coupes budgétaires. Ces secteurs ont établi leur propre programme de mobilisation faisant du 15 M une expression politique difficile à manier pour les forces de « l’establishment ». Aucune organisation politique du spectre parlementaire/institutionnel, aucune grande centrale syndicale, aucun grand média ne comprend (ou ne veux comprendre) les codes d’un mouvement qui se renforce et le montre à chaque fois qu’il en a l’occasion. 


Cette indépendance du mouvement, avec de grandes doses de spontanéité et non sans désordres, commencent à rayonner dans d’autres parties du monde.

Si le symbole en a été Tahrir comme acte tangible d’organisation sociale et de lutte posant la possibilité du changement social, avec Occupy Wall Street, le mouvement s’est internationalisé jusqu’à arriver au cœur du capitalisme global.

 

La crise du système a reçu une réponse tardive mais elle était attendue par beaucoup. Elle s’est exprimée à travers un mouvement neuf, qui neutralise la répression par des méthodes de résistance passive et qui a sonné à la fois le réveil politique d’une nouvelle génération et le rappel de vieux militantEs résignéEs. Ensemble, on commence ou on recommence à agir et à penser politiquement depuis les places.

 

C’est un mélange de grande indignation et de détermination et les espaces de construction comme la manière de construire une alternative, sont ceux de toujours même si de nombreuses nuances existent. Participation horizontale et engagement réel, pour se mettre d’accord autour de propositions politiques et la rue comme un lieu de socialisation et de combats.

 

Ce processus de repolitisation peut être comparé au mouvement altermondialiste qui a atteint son zénith au moment des mobilisations contre la guerre en Irak en 2003. Par la suite, les reculs aux niveaux politique et de la contestation sociale ont été l’antichambre des reculs sociaux opérés dans la phase de crise systémique.

 

Si chacun de ces mouvements a ses propres caractéristiques, leur point commun peut se résumer au mot d’ordre « Penser globalement et agir localement ». Peut-être que dans le 15 M, qui a réuni un demi-million de personnes le 15 octobre dernier, il est possible de passer « de l’indignation a l’action ». C’est le moment !

 

Jorge Sánchez, Izquierda Anticapitalista


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CETTE GRÈCE QUI SAIGNE ET QUI LUTTE...

 

Tandis que la Grèce s’enfonce dans une crise généralisée et cataclysmique, le gouvernement social­-libéral est plus isolé que jamais, dans un pays balayé par des vagues successives de grèves, de manifestations et d’occupations de tout genre. Dans un tel contexte, la grève générale des 19 et 20 octobre a répondu aux attentes : des centaines de milliers de manifestants (au moins 300 000) à Athènes, et autant dans le reste du pays où par endroits ont été battus des records historiques d’affluence !

 

Cependant, les plans d’une austérité de plus en plus barbare et inhumaine se succèdent jour après jour pour le bonheur de la Troïka (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne) qui les impose, et le malheur de la grande majorité de la population grecque désormais saignée à blanc. Le message adressé aux citoyens grecs par tout ce beau monde capitaliste faisant bloc derrière la Troïka et le gouvernement Papandreou est très clair : on va vous écraser sans pitié, car la Grèce d’aujourd’hui est le laboratoire mondial où les maîtres de ce monde testent et mesurent les capacités de résistance des peuples face au néolibéralisme le plus extrême. Oui, c’est la guerre car la Grèce d’aujourd’hui constitue un cas-test, avec les pauvres Grecs dans le rôle du cobaye planétaire !

 

Voilà donc comment s’explique l’arrogance, la férocité et la longévité de ce gouvernement dépourvu de tout soutien populaire dans son pays : il tire sa force de l’appui de ces patrons internationaux dont il n’est que l’instrument docile dans cette Grèce dépouillée de sa souveraineté nationale. Mais voilà aussi, pourquoi les citoyens grecs se battent pour nous tous, pourquoi leur combat est aussi le nôtre, pourquoi leur victoire ou leur défaite sera aussi la nôtre !

 

Alors, ce qu’il nous faut c’est tirer au plus vite les leçons de ce qui se passe en Grèce. D’abord, il ne s’agit plus de la « bonne » vieille austérité d’autres époques, d’habitude synonyme de gel de salaires. En Grèce maintenant, il s’agit de coupes (permanentes) de salaires et de pensions atteignant et même dépassant les 50 %. Il s’agit de licenciements de masse et d’un chômage qui, en 2012, atteindra 26 %. Il s’agit des dizaines de taxes et autres impôts « extraordinaires » qui frappent – comme d’habitude – les salariéEs et même les… chômeurEs ! Il s’agit surtout du démantèlement ou de la privatisation de tous les services publics, ce qui se traduit par la liquidation de 40 % des hôpitaux, la fermeture de milliers d’écoles et surtout, la condamnation à une mort programmée et à brève échéance de milliers de Grecs handicapés, en voie de désintoxication ou souffrant de maladies incurables auxquels l’État vient de couper tout subside et aide médicale ! Il s’agit en somme d’un véritable cauchemar qui se résume à l’apparition de la faim et de la dénutrition des enfants dans les grandes villes grecques…

 

Mais il n’y a pas que ça. Cette société grecque qui saigne et désespère est aussi une société qui lutte, résiste toujours plus fort car elle n’a plus rien à perdre. Car elle n’a plus peur ! Confrontée à une répression plus que féroce, elle fait preuve d’une obstination et d’un courage qui, à d’autres époques, suffiraient largement pour faire tomber un gouvernement. Et pourtant, le gouvernement moribond reste en place parce qu’il est manifeste qu’aujourd’hui tout ça ne suffit plus. Oui, la leçon principale tirée du « laboratoire grec » doit être nette et claire : aujourd’hui, il faut bien plus car la défense victorieuse du moindre droit élémentaire des salariéEs suppose une vraie révolte de masse. En somme, une véritable révolution anticapitaliste !

 

Yorgos Mitralias

 

source : http://www.npa2009.org/content/%C3%A0-nice-face-au-g20

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