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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 23:04

Information démentie aujourd’hui (le 13 octobre) par le CNT... Ce ne fut donc qu'une répétition des mêmes mensonges de guerre… 

 

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Al-Moatassem Kadhafi aurait été capturé à Syrte

 

Citant l’agence Reuter, la télévision « Al Arabiya » souligne à l’instant que le fils du colonel Moammar Kadhafi, Al-Moatassem Kadhafi (ou Al-Moatassem-Billah Kadhafi) a été capturé par les forces du CNT à Syrte. Il aurait été transféré à Benghazi. Pourtant, les sites d’informations proches du clan Kadhafi, relayés par la presse arabe, particulièrement algérienne, affirmaient ce mercredi que Motassem avait donné son feu vert aux cellules fidèles à Kadhafi d’abattre les responsables du CNT, tant à Tripoli qu’à Benghazi. Les mêmes sites avaient annoncé, mardi, que les forces de Kadhafi avaient capturé 16 membres des forces spéciales britanniques, qui avaient été héliportés à Syrte. Selon les pro-Kadhafi, plus de 500 combattants du CNT ont été tués dans l’attaque de la ville natale de Kadhafi.

source : http://mediarabe.info/spip.php?breve3326

 

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Vers 22h07 (H. Tunis) : le BBC semble confirmer cette information... Le fils aurait été conduit à  Benghazi... Bonne chance ! 


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Un des fils de Kadhafi arrêté à Syrte

 

Un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, Mouatassim, a été arrêté à Syrte, à 360 km à l'est de Tripoli, a indiqué un haut responsable du Conseil national de transition (CNT). « Mouatassim Kadhafi a été capturé à Syrte et il a été transféré à Benghazi », a précisé Abdelkarim Bizama.

D'autres membres du CNT ont précisé que Moutassim Kadhafi subissait un interrogatoire au camp militaire Boatneh. Il aurait été arrêté alors qu'il tentait de quitter la ville avec sa famille. Il est « épuisé », mais il n'a pas été blessé, ont ajouté les sources du Conseil national de transition.

Lire la suite ici : http://fr-ca.actualites.yahoo.com/libye-un-des-fils-kadhafi-arrêté-à-syrte-213706510.html


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Al-Moatassem harangue ses soldats… 

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:07

À vous d'en juger le 23...

 

 Le soir du 14 janvier ... Pour ne pas oublier !

Le 14 janvier quelques heures avant la chute ... 
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 06:02

 

Le vice-premier ministre égyptien démissionne

Hazem Beblawi

Photo: AFP/GERARD JULIEN

Hazem Beblawi à Marseille avec le ministre français des Finances, François Baroin, avant la réunion du G7, le 10 septembre 2011

Le vice premier ministre égyptien, Hazem Beblawi, qui a également la charge du portefeuille des Finances, a démissionné mardi pour protester contre la répression sanglante d'une manifestation de chrétiens coptes dimanche.

Hazem Beblawi a expliqué que les affrontements, qui ont fait 25 morts, dont au moins 17 manifestants coptes, avaient « ébranlé la sécurité de la société ».

Selon le ministre démissionnaire, la situation « extrêmement difficile » du pays nécessite « une vision et un travail nouveaux et différents ».

Les affrontements sont survenus lors d'une manifestation de protestation contre l'incendie d'une église en Haute-Égypte.

Les Coptes, qui représentent de 6 à 10 % de la population du pays, dénoncent régulièrement des discriminations.

Ces événements, les plus meurtriers depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février, ont relancé les craintes pour la sécurité de cette minorité et pour l'avenir de la transition menée sous la houlette de l'armée, qui a pris le pouvoir et nommé un gouvernement chargé des affaires courantes.

L'armée et le gouvernement critiqués

Le pouvoir militaire, qui avait jusque-là les faveurs des Égyptiens pour sa retenue lors des manifestations, essuie de vives critiques.

Des organes de presse et des partis politiques montrent également la porte au premier ministre Essam Charaf. Ils lui reprochent notamment son manque d'autorité.

Pour l'influent quotidien indépendant Al-Masri al-Youm, l'État a perdu sa stature, le régime est au bord de l'effondrement, et le gouvernement Charaf a perdu son crédit. Tout ce qui reste à faire pour le premier ministre, c'est de partir.

Le journal Al-Wafd, organe du parti libéral du même nom, demande également le départ du premier ministre.

Les reproches n'émanent pas uniquement d'Égypte. Le président américain, Barack Obama, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et de nombreux autres dirigeants étrangers critiquent le pouvoir égyptien depuis lundi.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a appelé mardi les autorités à s'assurer que l'enquête qu'elles ont promise soit menée de manière impartiale et indépendante.

24 personnes, soupçonnées d'avoir agressé des soldats et incendié des véhicules militaires lors d'échauffourées entre l'armée et des manifestants, ont été arrêtées en Égypte, ont rapporté mardi les médias publics.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/10/11/008-egypte-demission-ministre.shtml

 

 

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"Le processus de transition est favorable à l’explosion des tensions communautaires"

Alors que les affrontements entre forces de l’ordre et la minorité copte ont fait 25 morts dimanche, la crainte d’une déstabilisation politique et d’une aggravation des tensions est renforcée en Égypte. Et l’annonce de la démission du vice Premier-ministre ne va pas rassurer les esprits.

 

Première conséquence politique des violences qui ont ensanglanté l’Égypte dimanche : le ministre égyptien des finances et vice Premier ministre, Hazem Beblawi, a démissionné. « Il n'y a peut-être pas de responsabilité directe du gouvernement dans cela, mais la responsabilité est la sienne au final », s’est expliqué le ministre, dont les propos ont été relayés par l’agence Mena.

 

Alors que les élections législatives débuteront le 28 novembre, la crainte d’une déstabilisation politique, suite  aux affrontements entre les forces de l’ordre et des coptes (minorité chrétienne) dimanche, gagne nombre d’Égyptiens. A l'issue d'une réunion de crise, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a d’ailleurs dénoncé « les efforts de certains pour détruire les piliers de l'État et semer le chaos ».

 

Mais qui sont ces supposés responsables, pour ne pas dire coupables ? Les versions quant aux évènements diffèrent. Pour une partie des Égyptiens, les coptes seraient à l’origine de ce drame. D’autres encore parlent d’éléments extérieurs, de « voyous » infiltrés dans cette manifestation qui visait à protester contre l’incendie d’une église copte dans le gouvernorat d’Assouan.

 

Cette dernière version serait « celle du gouvernement et de l’armée, qui cherche à justifier la vingtaine de morts », selon Jean-Noël Ferrié, chercheur au CNRS spécialiste de l’Égypte.

 

 

"Il ne s’agit pas d’un complot militaire"

« Une autre explication est avancée, et paraît plus proche des faits : il y a eu une provocation de l’armée vis-à-vis des coptes sur un lieu de culte, destinée à créer un problème confessionnel », analyse le chercheur.

Selon lui, les vainqueurs de la révolution de janvier étant les islamistes, l’armée et les Frères musulmans, la situation est désormais défavorable à la minorité copte.

 

Pour autant, « il ne s’agit pas d’un complot militaire. L’armée ne cherche pas à retarder les élections en vue de conserver le pouvoir, elle préfère s’allier avec les frères musulmans et ainsi obtenir une position stratégique », poursuit Jean-Noël Ferrié.

 

Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des Égyptiens, s'estiment discriminés dans une société en grande majorité musulmane. « Ils apparaissent comme étant en trop dans le paysage, et si ce sentiment ne date pas d’hier, son expression est sans doute renforcée suite à l’ouverture politique et à la victoire des islamistes contre Hosni Moubarak ». « Si les violences ne sont pas la conséquence de la révolution égyptienne, le processus de transition est favorable à l’explosion des tensions communautaires », conclu Jean-Noël Ferrié.

source :http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20111011164108/gouverneme

 

 

 

 

 

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مصر: استقالة نائب رئيس الوزراء بعد أحداث ماسبيرو

قدم نائب رئيس الوزراء المصري ووزير المالية حازم الببلاوي استقالته الى رئيس الحكومة عصام شرف الثلاثاء بعد يومين من مقتل 25 شخصا في القاهرة في الاشتباكات التي حدثت بين قوات الجيش ومتظاهرين اقباط امام مبنى التلفزيون المصري "ماسبيرو".

وقال رئيس الوزراء المصري عصام شرف إن الحكومة تضع استقالتها في مثل هذه الظروف تحت امرة المجلس العسكري.

وكان الببلاوي قد قال انه "تقدم بإستقالته فى ضوء أحداث ماسبيرو وما ترتب عليها من إخلال شديد بأمن وأمان المجتمع الذى هو من المسؤولية الأساسية للحكومة" .

وأضاف "على الرغم من إنه قد لا تكون هناك مسؤولية مباشرة على الحكومة في ذلك إلا أ ن المسؤولية فى النهاية تقع على عاتقها".

وجاءت استقالة الببلاوي، احد نائبي رئيس الوزراء، بعد المواجهات الدامية التي جرت بين الاقباط وقوات الامن الاحد والتي اوقعت 25 قتيلا وعشرات الجرحى في القاهرة.

ونفى أحدُ أعضاء المجلس العسكري الحاكم في مصر أن يكون جنودُ الجيش أطلقوا النار يوم الاحد على المتظاهرين الاقباط.

وقال اسماعيل عتمان لـ(بي بي سي) إن الجنود الذين تعاملوا مع المتظاهرين لم يكونوا مسلحين بذخيرة حية.

 

وكان المجلس العسكري قد كلف الحكومة المصرية في وقت سابق بإجراء تحقيق سريع في ملابسات المواجهات التي وقعت أول أمس الأول، وذلك فيما أنحت الكنيسة القبطية باللائمة على من قالت إنهم مندسون في إشعال الاضطرابات، التي اندلعت خلال احتجاج آلاف الأقباط على ما قالوا إنه هدمٌ لكنيسة في صعيد مصر.

وقال بيان صدر عن مجلس الوزراء المصري ان المجلس اجتمع برئاسة رئيس الوزراء عصام شرف لبحث تداعيات أحداث ماسبيرو وقرر تشكيل لجنة تقصي حقائق تبدأ عملها فورا لبحث أسباب وتداعيات الاحداث واعلان نتائج أعمالها في أسرع وقت.

واوضح البيان ان الحكومة "اكدت على مسؤوليتها عن دعم قدرة قوات الأمن لتمكينها من القيام بواجباتها والتصدي بحزم لكل الأعمال غير المشروعة والتطبيق الصارم للقوانين القائمة".

حازم الببلاوي

شغل الدكتور حازم اللبلاوي منصب نائب رئيس الوزراء ووزير المالية في حكومة شرف

واضاف البيان انه عرض خلال الاجتماع مشروع قانون لتقنين أوضاع دور العبادة القائمة غير المرخصة على اللجنة التشريعية بمجلس الوزراء.

كما كلف مجلس الوزراء لجنة العدالة الوطنية "سرعة الانتهاء من الحوار المجتمعي بشأن قانون دور العبادة الموحد تمهيدا لإقراره في صورته النهائية خلال أسبوعين".

وقرر المجلس خلال الاجتماع اضافة مادة جديدة لقانون العقوبات المصري لمنع التمييز على اسس طائفية أو دينية.

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/middleeast/2011/10

 



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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 05:05

 

Pour les Indignés, l'heure est à la mobilisation mondiale

 

Les Indignés appellent à manifester dans toutes les villes du monde ce samedi 15 octobre, pour un changement global.

  • Les Indignés de Bayonne appellent à manifester ce samedi.

Bayonne, Bruxelles, New York,… les ''indignés'' appellent à manifester dans toutes les villes du monde samedi 15 octobre dans le cadre d'une journée mondiale pour un changement global.

À Bayonne, un rassemblement aura lieu le samedi matin, à 10h30, Place de la liberté, devant la mairie. En prélude à ce rassemblement, un débat sur le mouvement des indignés est organisé ce mardi soir 11 octobre, de 19h00 à 21h00, à la taverne de l'Atalante.

Cette journée d'action internationale se produit une semaine après l'arrivée à Bruxelles des Indignés partis de Madrid et au moment où le mouvement des indignés prend de l'ampleur aux Etats-Unis et débarque même en Suisse.

Des centaines d'indignés partis d'Espagne, de France et d'autres pays européens se sont installés à Bruxelles depuis le week-end dernier. Tout au long de cette semaine, ils y ont prévu des rassemblées participatives, des ateliers et des actions.

Les Indignés réclament une démocratie directe et participative en Europe. Ils dénoncent les oligarchies politiques qui détiennent tous les pouvoirs, les puissances d'argent qui ont acquis une influence démesurée, les grands médias contrôlés par des intérêts capitalistes, les lobbies qui décident des lois en coulisses.

Pour les Indignés, nous vivons dans un régime oligarchique, où une petite classe de puissants discutent entre eux et imposent ensuite leurs décisions à l'ensemble des citoyens, dans une société où les puissants exigent aux plus pauvres de porter une crise économique qu'ils n'ont ni voulue, ni générée.

"Va-t-on encore donner des milliards aux banques, qu'elles dilapideront à la bourse sans état d'âme? Laisserons-nous les gouvernements continuer de dépenser notre argent dans des projets faramineux et inutiles?" se demande le collectif Attac Pays Basque, qui soutient le mouvement des Indignés, avant de conclure: "les gros lobbies continuent d'enregistrer des bénéfices records. Nos écoles déjà bondées subissent de nouvelles suppressions de postes, le gouvernement nous impose un plan d'austérité qui ne touchera pas les riches, l'accès au travail et au logement devient chaque année plus difficile, les acquis sociaux, seuls biens des plus pauvres, sont sans cesse remis en question…"

En réponse à cette situation injuste, les indignés appellent à manifester le samedi 15 octobre, à dénoncer les dérives sociales, économiques et financières et à se mobiliser pour que notre société évolue vers un monde plus juste et plus humaniste.

Depuis sa "naissance" à Madrid le 15 mai 2011, le mouvement des Indignés s'est étendu à toute la planète.

Depuis plusieurs semaines, des indignés - rassemblés dans le mouvement Occupy Wall Street- occupent le quartier financier de Wall Street. Leur mobilisation s'est même étendue à des dizaines d'autres villes dont Washington, Chicago et Los Angeles.

Le mouvement des indignés a même gagné la Suisse, un pays qui n'est pourtant pas touché par un taux de chômage élevé, ni par un déficit insoutenable, ni par un plan d'austérité.

"Il n'empêche: les jeunes Suisses ont aujourd'hui les meilleures raisons de manifester dans un système qui les a méchamment oubliés," estime Blaise Willa, rédacteur en chef adjoint du quotidien suisse Le Matin. "Les perspectives pour un premier emploi sont complètement bouchées, les logements sont le plus souvent introuvables, le surendettement sévit et les assurances les matraquent," indique-t-il.

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#OWS Stands In Solidarity With 100 Arrested At Occupy Boston

Posted Oct. 11, 2011, 11:52 a.m. EST by 

Occupy Wall Street would like to express our support and solidarity with both the people of Boston and the 100+ arrested at Occupy Boston last night. We commend them for their bravery in standing their ground at great personal cost to assert the right of the people to peaceful assembly in public spaces.

http://occupyboston.com/2011/10/11/boston-police-brutally-assault-occupy-boston/

We condemn the Boston Police Department for their brutality in ordering their officers to descend upon the Occupy Boston tent city in full riot gear to assault, mass arrest, and destroy the possessions of these peaceful women and men. We condemn them for ordering this attack in the middle of the night. These people were not simply protesters holding a rally, it was their home, it was their community and it was violated in the worst possible way by the brutal actions of the BPD. Furthermore:

The Boston Police Department made no distinction between protesters, medics, or legal observers, arresting legal observer Urszula Masny-Latos, who serves as the Executive Director for the National Lawyers Guild, as well as four medics attempting to care for the injured. [emphasis mine]

These actions go beyond unconscionable, they're unthinkable. If this was war, the BPD could be found guilty of war crimes:

Chapter IV, Article 25 of the Geneva Convention states that "Members of the armed forces specially trained for employment, should the need arise, as hospital orderlies, nurses or auxiliary stretcher-bearers, in the search for or the collection, transport or treatment of the wounded and sick shall likewise be respected and protected if they are carrying out these duties at the time when they come into contact with the enemy or fall into his hands.

Every day the actions of the BPD, NYPD, etc. continue to remind us that the police no longer fight to "protect and serve" the American people, but rather the wealth and power of the 1%. With each passing day, as the violence of the state continues to escalate, the myth of American "democracy" becomes further shattered.

THIS IS WHAT A POLICE STATE LOOKS LIKE

And we are what democracy looks like. We do not fear your power and we will continue to fight for a better world. We will never stop growing and each day we'll continue to expand, block by block and city by city. We call upon others to join us, to take a stand against these ever encroaching threats to our liberty. We commend the brave actions of our sisters and brothers in Boston and condemn the BPD leadership. We call upon the rank-and-file police officers of this country to disobey such orders and remember that they protect and serve the people. You are one of us, the 99% and we're too big to fail.

 

Sign Language

Posted Oct. 9, 2011, 10:38 p.m. EST by 

 


 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 03:28

D’ici le 23 octobre, nous tenterons de donner une voix aux partis politiques dont les ressources financières sont limitées mais dont les idées et les programmes politiques mérites l’attention de toutes les Tunisiennes et de tous les Tunisiens… Ces partis pauvres en «argent» me semblent riches en perspectives sociopolitiques et culturelles. Particulièrement, la plate forme idéologique de ces partis me paraît garantir les droits fondamentaux des citoyens et en rupture totale avec les idéologies identitaires, comme l’islamisme ou le nationalisme… De plus, ces partis ont une conception de la politique et de la société basée sur les institutions et non sur les personnes ou sur leur culte.

 

Nous présentons aujourd'hui le projet électoral du Parti du Travail Tunisien (PTT). En plus des liens pour les programmes constitutionnel et socioéconomique, nous  présentons quelques interventions publiques de son représentant Abdejelil Bedoui.   Nous lui souhaitons une agréable campagne...

Noureddine Bourougaa Mnasri 

 

 

Parti du Travail Tunisien - Royaume Uni

 

Facebook :  http://fr-fr.facebook.com/parti.du.travail.tunisien.ptt

Site _ Progrsamme et activités  : http://www.partidutravailtunisien.org/projet

 

 

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1. إرساء نظام سياسي :
•     يضمن المواطنة الحقيقية و احترام الحريات العامة و الفردية دون تمييز باعتبار الجنس أو المعتقد أو الإنتماء الفكري أو السياسي أو الجهوي.
• يكرس سيادة الشعب و يدعم الإستقلال الوطني و النظام الجمهوري.
• يدعم مكاسب المرأة ويعمل على تحقيق المساواة الحقيقية بين المرأة والرجل.
•     يحيد الدين على المجال السياسي ويحافظ على قدسيته.
• يعمل على إرساء أخلاقيات جديدة في التعامل السياسي ويحصنه من سطوة المال.
• يرد الإعتبار للمؤسسات حتى تلعب دورها في الحفاظ على حقوق المواطن وتوفر مناخ أعمال يخدم التنمية الشاملة والمستديمة و العادلة.
• يوفر الآليات الضرورية لضمان استقلال القضاء وحرية الدفاع.
2. بناء إقتصاد وطني مندمج :
• يرتكز على نمط جديد يقطع مع العولمة المتوحشة ذات الاختيارات النيوليبرالية ويحرص على إعادة النظر في الاتفاقات المبرمة مع الخارج قصد إرساء علاقات أكثر توازن.
• يحرر قدرات وطاقات المواطن في خلق الثروة .
• يضمن تنمية شاملة ومستديمة وعادلة جهويا وقطاعيا في إطار النهوض بالبنية التحتية التي تربط الجهات وتيسر إندماج القطاعات
• يطور فلاحة حديثة تضمن ديمومة القطاع وتوفر الأمن الغذائي للبلاد من خلال اللإستعمال الأمثل للموارد الطبيعية الوطنية والجهوية والمحلية وتوفر العيش الكريم لكل العاملين في القطاع من منتجين فلاحين وبحارة وعمال.
• يعيد الإعتبار للدور الدافع والتعديلي للدولة على صعيدين أساسيين :
        ء  السياسيات القطاعية
    ء  سياسة إعادة توزيع الثروة بين الجهات والفئات
• يعيد تنظيم المجال الجغرافي للبلاد ويدعم اللامركزية ويرسي الحكم الرشيد محليا وجهويا ووطنييا في إطار بناء ديمقراطية محلية تجعل من هذه المناطق الجغرافية أقطابا فاعلة اقتصاديا في المشروع التنموي المعتمد.
• يرسي مناخا وإطارا مؤسساتيا وقانونيا وأخلاقيا يحتضن ويدفع المؤسسة الاقتصادية إلى الأمام ويضمن لها مقومات التطور مع التركيز على المؤسسات الصغرى والمتوسطة قصد تمتين النسيج الاقتصادي والرفع من إنتياجته و من قدراته التشغيلية.
• السياحة : تنويع السياحة وتحسين جودتها مع التركيز على البعد الثقافي والحضاري خدمة لإشعاع تونس والتعريف بتاريخها وبأثارها.
3. بلورة سياسة اجتماعية :
تدعم جميع الخدمات الاجتماعية العمومية وتوفرها لكل الفئات مع التركيز على:
•     ضرورة إصلاح المنظومة التربوية والتعليمية في اتجاه إعادة النظر في البرامج والمناهج لتأصيل الناشئة في تربتها الحضارية العربية الإسلامية مع الانفتاح على سائر الحضارات الإنسانية قصد خلق المواطن المعتز بكيانه والواعي وصاحب الفكر النقدي والخلاق مع الحرص على الجودة والمردودية وتحسين ظروف عمل الإطار التربوي والطالبي وانفتاح المنظومة على محيطها المؤسساتي والمهني.
•     ضرورة إصلاح المنظومة الصحية في اتجاه المساواة أمام المرض لكل الفئات والجهات في إطار مراجعة الحماية والحيطة الاجتماعية وتوفيرها لعموم الشعب.
•     إيلاء عناية خاصة للفئات المعوزة والفئات ذات الاحتياجات الخصوصية مع الحرص علي إدماجها في الحياة النشيطة.
4. الثقافة :
•     بلورة سياسة ثقافية تضمن المناخ الملائم للإبداع في جميع الفنون واستقلالية المبدعين وتضمن أيضا حقوقهم.
•     المحافظة على التراث وصيانة الآثار الوطنية وحمايتها من أخطارا النهب و التهريب.
5. الرياضة والشباب :
بلورة سياسة رياضية جماهيرية :
•     تعيد الإعتبار للرياضة المدرسية والجامعية والرياضة الشغلية والجمعياتية والرياضات الفردية.
•     تحقق الوضوح والشفافية في الاحتراف الرياضي وفصل الرياضة عن السياسة والامتناع عن توظيفها لأهداف غير رياضية.
•     تراجع القوانين الرياضية الحالية في اتجاه حث الجماعات المحلية والمؤسسات العمومية على الاستثمار في المجال الرياضي.
•     تطور رياض الأطفال والمحاضن وتوفرها في جميع الجهات وضمانها لجميع الفئات.
•     تؤطر الشباب و ترفع وعيه السياسي وتدمجه في العمل الجمعياتي وتحسسه بأهمية القضايا المطروحة ليتمكن من تحقيق أهداف الثورة.
6. بلورة سياسة خارجية
تعـزز دور تونس إقلميا ودوليا :
     إقليميــا :
•     تدعم انتماء تونس الجغراسياسي المغاربي والعربي والإسلامي والإفريقي والمتوسطي وذلك بالعمل على بناء التكتلات الملائمة لكل هذه الفضاأت.
     دوليــــا :
•     إتباع سياسة خارجية تعتمد على المساواة في التعامل والدفاع عن المصالح الوطنية  والذود عن سيادة البلاد.
•     دعم كفاح الشعوب العربية ومساندة سائر الشعوب والأمم المضطهدة من أجل التحرر الوطني والاجتماعي وتحقيق السلم العالمية

 

PAR le PTT : http://www.partidutravailtunisien.org/projet

 

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Formation du PTT et fondements idéologiques

 

La formation travailliste qui veut faire contrepoids aux islamistes

 

Le Parti du Travail Tunisien se pose comme le gardien du temple de la modernité sociale et politique tunisienne. Il est partisan de la constitution d’un pôle de forces progressistes capable de faire contrepoids aux islamistes.

 

A l’heure où les islamistes d’Ennahdha apparaissent comme la force politique la mieux structurée de la nouvelle Tunisie, les inquiétudes vont crescendo dans les rangs des militants progressistes quant au danger que constituerait une éventuelle remise en question du projet moderniste tunisien et du statut libéral des femmes instauré il y a cinquante ans dans le pays. Cet anti-islamisme primaire  et viscéral peut paraître caduc au moment où le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) gouverne en Turquie et où les Frères musulmans s’apprêtent à prendre le pouvoir en Egypte. Il ne constitue pas moins, au pays de Bourguiba, un courant de pensée encore vivace dans la population et au sein de l’élite. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la création du Parti du Travail Tunisien (PTT) qui souhaite faire contrepoids aux courants qui menacent les acquis modernistes de la Tunisie sur le double plan social et politique. La création d’un parti travailliste qui ne peut naturellement que  puiser dans l’énorme réservoir de la large base syndicale dans le but de contrecarrer la domination d’un seul parti sur la vie politique ne date pas d’hier.

 

«L’idée du lancement d’un parti travailliste remonte au milieu des années 50. Bien que l’UGTT ait, alors, élaboré un projet économique et social, le parti travailliste n’a pas vu le jour. Craignant que l’UGTT ne devienne un concurrent de poids, le parti Destourien a proposé à la centrale syndicale dont il a adopté le projet sociétal la constitution d’un front commun, ce qui a permis aux syndicalistes d’occuper des postes au sein des gouvernements de l’après-indépendance», rappelle Abdeljelil Bédoui, coordinateur et porte-parole du PTT. Et d’enchaîner: «Le projet de la fondation du parti ouvrier a refait surface en 1983 quand l’UGTT était dirigée par feu Habib Achour. J’ai été, alors, chargé de préparer un nouveau programme économique et social pour ce  parti. Encore une fois, le projet n’a pas abouti pour deux raisons. D’une part, l’UGTT s’était transformée en une citadelle de l’opposition  où se réfugiaient les militants des partis de l’opposition persécutés par le régime. De l’autre, le pouvoir a tout fait pour faire avorter le projet en pleine lutte pour la succession de Bourguiba».

 

Porte-flambeau du modernisme

Le vieux projet a été de nouveau «déterré» au lendemain de la révolte populaire qui a mis à genoux le régime de Ben Ali pour tenter d’empêcher la domination du paysage politique national par un seul courant. «Des défis réels pèsent sur la Tunisie de l’après-Ben Ali. Il s’agit de la possibilité du retour au-devant de la scène du parti dissous de Ben Ali dans de nouveaux habits et surtout du déséquilibre dont souffre le paysage politique où seule Ennahdha apparaît pour le moment en mesure de rafler la mise. C’est pourquoi nous avons choisi de lancer un parti travailliste capable de faire contrepoids aux islamistes», précise M. Bédoui.

 

Selon lui, plusieurs centaines de syndicalistes dont des membres du Bureau exécutif national de l’UGTT comme Ali Romdhane et Mohamed Séhimi et des membres des syndiacts sectoriels et des unions régionales de la centrale syndicale ont rejoint les rangs du parti qui vient tout juste de déposer une demande de visa légal.

Bien qu’il soit d’obédience travailliste, le PTT compte également parmi ses adhérents de nombreux hommes d’affaires et des avocats. «C’est tout à fait normal. Les hommes d’affaires ont peur d’un raz de marée islamiste. Et puis, notre parti reste ouvert à toutes les forces vives du pays».

 

D’après son programme, le parti se pose comme le gardien du temple de la modernité sociale et politique tunisienne. «Le PTT a pour objectifs de consolider les fondements de la République (…) , de protéger les acquis modernistes de la Tunisie et de séparer la sphère religieuse de celle politique», peut-on notamment lire dans la manifeste fondateur de la nouvelle formation travailliste, qui précise aspirer à «constituer un noyau dur d’un pôle regroupant  toutes les forces progressistes en Tunisie».

 

Le parti défend également la liberte de la presse, l’encouragement de la recherche scientifique et l’alternance au pouvoir.

 

Sur le plan économique, le PTT prône l’adoption d’un modèle de développement global,  durable et juste  qui rompe avec le néo-libéralisme sauvage et la logique marchande et accorde une priorité absolue aux investissements créateurs d’emplois.

 

Walid KHEFIFI

 

 

Qui est Abdejelil Bedoui ?

Né le 21 janvier 1947 à Téboulba,  Abdejelil Bedoui a effectué ses études primaires et secondaires à Monastir avant de s’expatrier à Grenoble, où il a obtenu le diplôme d’études spécialisées en Economie en 1974, puis le diplôme d’Etudes spécialisées en Sciences Politiques en 1975. Après avoir enseigné en 1976 à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Grenoble, il a rejoint la faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Tunis, où il a soutenu une thèse de Doctorat en Economie du développement, en 2003, avant d’obtenir le grade de maître de conférences en 2004. Il a été également conseiller auprès de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT). Il a, à ce titre,  chapeauté plusieurs études sur  le développement des régions intérieures au sein du département des études  relevant de l’organisation ouvrière.

Membre fondateur de plusieurs associations, dont l’Association des économistes tunisiens, le comité national de défense des familles des victimes du bassin minier  et, plus récemment, le forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, il est également connu pour être membre actif de plusieurs associations de défense des libertés et des droits humains, dont le Conseil national pour les Libertés (CNLT)  et la Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l’homme.  Il a été, par ailleurs,  membre du conseil d’Administration du Centre des recherches sociales et économiques de Dakar et a été accrédité, en qualité d’expert, auprès de plusieurs organisations onusiennes.

Marié et père de deux enfants, M. Bédoui a été nommé ministre auprès du Premier ministre, au sein du premier  Gouvernement d’union nationale de Mohamed Ghannouchi, poste qu’il n’a jamais réellement occupé en raison du retrait de l’UGTT de ce gouvernement.

 

Le comité constitutif

- Abdeljelil Bédoui : coordinateur et porte-parole (universitaire)

- Mohamed Lamine Neciri: secrétaire général (directeur central au sein d’une société)

- Jamel Bida : trésorier (avocat)

- Maher M’dhaffer : membre chargé de l’information (directeur d’une société d’édition)

- Hédi Ben Miled Djilani: membre chargé de l’émigration et de la communauté tunisienne à l’étranger (homme d’affaires établi en France)

- Nawel Achour : membre chargé de la jeunesse (étudiante)

- Chatila Hamdouni : membre chargé de la femme (étudiante en Master)

- Mohamed Amine Zgolli : membre chargé des relations avec les partis et les organisations (avocat)

- Mohamed Rabeh Chaïbi : membre chargé des relations extérieures (médecin)

- Mohamed Bouhdida : membre chargé des études et des programmes (directeur général au ministère de l’agriculture)

 

source : http://droit-tunisie-revolution.centerblog.net/415-parti-du-travail-tunisien

 

 

 

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Deux formations politiques intègrent le PTT

 

Le mouvement de la citoyenneté et de la justice et le parti du centre démocrate ont annoncé mercredi leur intégration au sein du Parti du Travail Tunisien (PTT). Le président du PTT Abdejelil Bedoui a expliqué lors d’une conférence de presse « qu’il s’agit d’une intégration positive » qui met en valeur les potentialités dont disposent les deux formations politiques qui comptent un grand nombre de jeunes et d’étudiants.

Cette décision reflète « un réalisme politique » et « une volonté de fédérer les nouveaux partis qui portent les mêmes principes idéologiques », ont indiqué les représentants des deux partis crées après le 14 janvier 2011. Des discussions sont actuellement en cours avec d’autres partis en vue de leur intégration au sein du PTT.

Source : http://www.rushfm.net/fusion-de-trois-partis-au-sein-du-ptt.html


 

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 PTT: le plein emploi en 2016


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TUNIS (TAP/ Amira Jenzri) - L'éradication du problème du chômage, passe, selon le Parti du travail tunisien (PTT), par le doublement du taux de croissance à 10,6% et du taux d'investissement à 42%, entre 2012-2016.

 

M.Abdeljelil Bedoui, Coordinateur et porte-parole du PTT a présenté à la TAP, un programme économique "quasi-irréaliste".  Selon lui, le parti ambitionne, "d'atteindre le plein emploi" d'ici cinq ans.

 

Réformer le système fiscal

 Le PTT compte, essentiellement, sur la mobilisation de l'épargne publique, par le biais de la réforme du régime fiscal et du système bancaire. "La réforme fiscale doit passer du régime forfaitaire au régime réel par la création d'un système comptable plus simple et plus facile à appliquer pour les petits opérateurs économiques".

Il s'agit, également, d'atténuer le régime d'exception de la loi de 1972, qui accorde des avantages fiscaux et financiers aux sociétés off-shore, lesquels se traduisent par un manque à gagner fiscal qui est devenu "insupportable et improductif pour le budget de l'Etat".

Toujours dans le chapitre de la réforme fiscale, le PTT propose de renforcer l'administration fiscale pour lutter contre l'évasion et la fraude, en recrutant davantage de cadres qualifiés. Il s'agit de "sanctionner sévèrement la corruption".

En ce qui concerne la fiscalité publique, le Parti plaide pour une meilleure gouvernance des entreprises publiques et une réduction des dépenses de fonctionnement.

Pour ce qui est du système bancaire, "sa contribution au financement de l'économie est en deçà des exigences nationales", selon M.Bedoui. "Il doit s'engager davantage dans la réalisation des investissements et l'étude des projets pour la diversification du tissu productif tunisien".

 

Renégocier la dette extérieure

 M.Bedoui a indiqué que la faiblesse du taux d'endettement public comparée aux pays de la Zone Euro, laisse une marge de manœuvre à l'Etat pour emprunter. «On peut, aussi, mobiliser les ressources extérieures dans le cadre de la renégociation de la dette extérieure du pays», a-t-il ajouté.

" La dette bilatérale peut être reconvertie pour financer certains projets d'infrastructure et améliorer les ressources de la nouvelle caisse des dépôts et consignations".

Quant à la dette multilatérale, le PTT envisage de demander l'annulation de l'intérêt de la dette "pour appuyer la transition démocratique".

Sur cette question, certains économistes estiment que le non remboursement même d'une partie de la dette, entraîne un renchérissement du coût des crédits pour le pays.

S'agissant des investissements directs étrangers (IDE), ils doivent, selon le porte-parole du PTT, être orientés vers les projets productifs (agriculture, industrie, services à haute technologie, transport.) et non servir au blanchiment de l'argent sale.

Au programme du PTT, figure, aussi, le développement de l'infrastructure de base, en axant sur l'extension du réseau ferroviaire et une meilleure répartition des zones industrielles, en faveur des régions intérieures de la Tunisie.

A l'instar de plusieurs autres partis, le PTT propose le développement de pôles technologiques dans les différentes régions du pays, notamment, dans les domaines des énergies renouvelables, du dessalement de l'eau de mer et de la préservation des ressources naturelles.

Le PTT envisage, encore, de développer les services sociaux, suite à l'établissement d'une carte nationale permettant de mieux répartir et étendre ces services.

S'agissant du tourisme culturel et biologique, « Une équipe composée de militants, architectes et urbanistes du PTT est déjà mobilisée pour établir une carte du pays, visant à mettre en valeur le patrimoine culturel des villes tunisiennes », a avancé M.Bedoui.

Commentant ce programme, M.Mohamed Kriaa, enseignant d'économie à l'université de Tunis, a estimé que "doubler la croissance et atteindre 42% de taux d'investissement ne seront pas des tâches faciles. J'incite le PTT et tous les autres partis à parler avec plus de franchise avec les citoyens, qui ne méritent pas une nouvelle déception dans les mois et les années à venir".

Il avance " le PTT comme les autres partis, soulève sans surprise, les principaux défis auxquels fait face la Tunisie, principalement le chômage, les équilibres régionaux et les perspectives de croissance.

Toutefois, les interrogations qui émergent concernent l'optimisme affiché par le parti quant aux performances futures de l'économie tunisienne, dans un environnement flou et caractérisé pour des perspectives pessimistes, étant donné les crises de la dette qui se profilent dans les pays européens".

"Les partis politiques doivent déterminer et révéler les mécanismes qui permettent la réalisation de ces objectifs" a t-il souligné.

source : http://www.tap.info.tn/fr/fr/partis/10227-ptt-le-plein-emploi-en-2016.html

 

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Débat (la pauvreté) : Faouzi Ben Abderahmen (Afek Tounes) et  Abdejlil Bedoui (Parti du Travail Tunisien)

 

 

 

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« L'Union européenne doit considérer la Tunisie d'égal à égal »

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Adbeljalil Bedoui, fondateur du Parti du Travail tunisien (Thierry Brésillon).

Abdeljelil Bedoui, universitaire, a été un des experts économiques auprès de l'UGTT (le syndicat unique tunisien). Il se consacre désormais au lancement d'un nouveau parti : le Parti du Travail tunisien, le PTT, autorisé le 4 mai dernier.

Dans la profusion des 94 partis politiques existants, il estime être le seul à faire des questions économiques et sociales, le thème principal de sa réflexion et de sa proposition. Le parti concrétise aussi le vieux rêve des syndicalistes de disposer d'un cadre politique pour concrétiser leur projet de société. Le PTT se réclame d'une orientation sociale démocrate.

Dans un contexte où le débat politique se polarise autour de la place de la religion dans la politique, de l'interdiction de la normalisation des relations avec Israël inscrite dans le pacte républicain qui définit le socle commun des candidats à la future constituante, et de la représentativité de l'Instance supérieure de réalisation des objectifs de la Révolution, Abdeljelil Bedoui appelle à recentrer le débat sur les questions économiques et sociales.

Thierry Brésillon : Les questions économiques et sociales sont-elles prises en compte par les différents acteurs ?

Abdeljelil Bedoui : Malheureusement, ce n'est pas le cas. Ni l'emploi, ni les inégalités régionales, ni le coût de la vie, ni l'augmentation des phénomènes de pauvreté, qui ont été à la base de la Révolution, ne sont au centre des débats. Ils ne sont pris en compte de façon sérieuse ni par le gouvernement, ni par les acteurs politiques.

La Révolution a été le produit d'un échec des choix néolibéraux et d'un modèle de développement qui n'a pas été en mesure de résoudre le chômage, les inégalités entre régions et entre catégories sociales. Les Tunisiens n'ont pas fait la révolution parce qu'ils doutent de leur religion ou de leur identité, ou parce que des gens appellent à normaliser les relations avec l'Etat hébreu ! Mais ces faux problèmes sont au centre des débats politiques.

Quelles sont les limites du modèle économique suivi par la Tunisie ?

La Tunisie a choisi de suivre les préconisations du modèle néolibéral, de donner la priorité à l'insertion dans l'économie mondialisée, de désengager l'Etat de l'économie et d'accroître le rôle du secteur privé, de favoriser les activités qui mobilisent les avantages comparatifs statiques de la Tunisie, à savoir le facteur le plus abondant et le moins cher, c'est-à-dire sa main d'œuvre non qualifiée et mal rémunérée.

Le résultat c'est que le secteur productif utilise cette main d'œuvre alors que notre système éducatif génère un nombre croissant de diplômés du supérieur [entre 70 000 et 80 000 par an, ndlr]. Donc forcément, les deux dynamiques ne se rencontrent pas. Ce n'est pas par hasard qu'on assiste à une montée exponentielle du taux de chômage, surtout des jeunes diplômés.

Les premières décisions du gouvernement incarnent-elles une rupture avec l'ancien modèle économique ?

Ce qui apparaît dans l'attitude du gouvernement, c'est une démarche de continuité et non de rupture. Le gouvernement est constitué d'hommes de l'ancien régime, ce ne sont pas des hommes nouveaux.

D'autre part, les mesures annoncées sur le plan économique sont insuffisantes, et en plus elles ne sont pas appliquées. Par exemple l'allocation de 200 dinars alloués aux diplômés chômeurs a été versée pendant un mois, puis il y eu une rupture. Donc cela crée un malaise.

Ce n'est pas en créant 20 000 dans l'administration et 20 000 dans le secteur public, et appelant à la création de 20 000 emplois dans le secteur privé, qu'on va répondre à la problématique du chômage [le nombre de chômeurs est évalué à 700 000 actuellement, ndlr].

En analysant les mesures annoncées, on ne voit pas de tentative de repenser le modèle. Pour créer 20 000 emplois dans le secteur privé, on compte toujours sur les incitations fiscales et les exonérations de charges. Or depuis trente ans on applique les mêmes mesures, et 17% seulement des investissements du privé se sont orientés vers les régions de l'intérieur. Donc les avantages accordés ne suffisent pas.

On n'a pas rompu non plus avec l'ancien modèle concernant le rôle de l'Etat, toujours limité par le concept de la neutralité. C'est-à-dire qu'il n'intervient pas dans le domaine de la production ou de la redistribution des richesses.

Depuis quinze ans, le taux de croissance n'a pu être maintenu que grâce
à un dumping dans tous les domaines, commercial, social, fiscal,
financier, écologique. Cette politique ne peut pas continuer, elle est
épuisante pour tout le monde. Pour les citoyen, comme pour l'Etat. Or
ce modèle est en place et fonctionne toujours.

Quelle alternative le Parti du Travail préconise-t-il ?

Nous ne sommes pas condamnés à nous développer en nous appuyant sur la misère. Nous devons repenser notre position dans la division internationale du travail en construisant des avantages comparatifs dynamiques : une main d'œuvre qualifiée, des spécialisations à haute valeur ajoutée, un appareil productif diversifié à partir des pôles de compétences (la pharmacie, le développement informatique...).

Il faut réhabiliter le rôle de l'Etat, surtout dans le domaine de l'élaboration d'une politique industrielle, pour donner une visibilité au secteur privé afin qu'il s'oriente vers ces nouvelles activités. Il ne peut pas s'engager vers ces activités plus risquées s'il n'a pas l'appui de l'Etat. S'il n'y pas une politique industrielle qui oriente l'affectation des ressources.

Jusqu'à maintenant, on a fait une politique ou bien du tout public ou bien du tout privé. Or les économies émergentes ont réussi en créant une coopération, un rapport de complémentarité entre le privé et le public.

Il faut impliquer davantage le système bancaire dans le financement du développement. Jusqu'à présent, il a joué seulement un rôle intermédiaire, sans prendre aucun risque.

L'Etat doit augmenter les dépenses publiques pour améliorer les infrastructures dans les régions, préserver les ressources naturelles, reboiser, lutter contre l'érosion et la désertification, lutter la pollution, créer des zones vertes.

Qu'attendez-vous de l'Union européenne et des pays occidentaux ?

L'accord d'association entre l'Europe et la Tunisie a été le cadre de notre modèle de développement. Le modèle néolibéral a été un échec, mais le modèle de partenariat avec l'Union européenne a aussi atteint ses limites ! On ne peut donc pas repenser l'un sans l'autre.

Jusqu'à maintenant, l'Europe a traité les pays de la rive sud comme une périphérie, comme un arrière-pays qui offre des richesses naturelles, un marché et une main d'œuvre flexible pour compléter des spécialités qui manquent en Europe. Cette vision des choses a été renforcée par une vision sécuritaire de pays vus comme des menaces. L'Union européenne doit nous considérer comme un partenaire d'égal à égal.

D'autre part, ce que propose le G8, ce n'est pas une aide, ce sont des crédits [40 milliards sur trois ans, pour les pays engagés dans la démocratisation, c'est-à-dire la Tunisie et l'Egypte, ndlr]. Dont 10 milliards financés par les pays du Golfe : que des régimes despotiques soutiennent la démocratisation de la Tunisie, c'est aussi curieux !

Et la moitié par les institutions internationales aux conditions que nous connaissons et qui sont à l'origine de l'échec du modèle économique : l'application et l'extension de réformes néolibérales.

Au minimum, les créanciers de la Tunisie devraient plutôt suspendre le remboursement des intérêts de la dette afin qu'elle puisse consacrer cet argent à des projets de développement.

Les différentes mobilisations sociales en cours peuvent-ils contribuer à faire évoluer le modèle économique ?

Le mouvement social est le seul à pouvoir imposer une autre orientation de la politique économique. Mais les mobilisations actuelles, les sit-in, les blocages participent de la volonté de créer une stratégie de tension.

Derrière cette tentative d'imposer des rapports de force, il y a des acteurs politiques, et notamment ceux qui ont quitté l'Instance supérieure de réalisation des objectifs de la Révolution, en particulier En'Nahdha, et qui veulent créer un centre de pouvoir en dehors des institutions de la transition.

Empêcher les gens de travailler, couper les routes : est-ce dans l'intérêt des Tunisiens ? Même s'il y a des revendications légitimes, on peut les faire valoir par d'autres moyens, pas en arrêtant la machine économique et sociale. Ce qui contribue à l'aggravation du chômage, à l'augmentation du coût de la vie. Ce sont les citoyens qui paient la facture.

source : http://blogs.rue89.com/tunisie-libre/2011/07/21/lunion-europeenne-doit-considerer-la

 

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Urgent_THALA : appel à toutes et à tous les candidats pour la Constituante du 23 octobre 2011

Les carrières de marbre de Thala lui sont devenues une catastrophe… Ses collines sont abattues, ses champs sont éventrés, même ses oliviers sont arrachés pour extraire des blocs de marbre dont 95 à 98% sont exportés bruts… Ce qui reste à Thala, ce sont quelques ateliers dont la capacité totale d’employabilité ne dépasse pas les 120 ouvriers précaires, mal payés, sans aucune protection…

Ni taxes, ni rente ne reviennent à cette ville dont les richesses sont quotidiennement dérobées par des voyous, ex-disciples des Trabelsi, ne respectant ni cahiers de charge écologiques, ni normes de sécurité, ni même les autorisations requises… On vole, on détruit sous le silence complice des ``honnêtes`` gens et particulièrement de la loi…

Et Thala se meurt ainsi traînant dans sa déchéance ses jeunes, ses vieux, ses fous, ses sages, ses collines, ses oliviers… Il ne lui reste que quelques journalistes, en mal de sujets, qui la visite de temps en temps pour constater une pauvreté sans nom envahir cette terre que diables et dieux avaient abandonnés depuis des tonnes d’années…

Ces enfants furent les premiers à donner leur sang à la Révolution tunisienne (Marouan, jeune de 20 ans et étudiant, premier martyr par balles, le 8 janvier 2011) par espoir de lui donner un nom, une voix…. Des ailes…. Et pourtant, Thala demeure, après leur sacrifice ultime, ce qu’elle a été toujours : un gouffre

de désespoir… Jusqu’à quand, mesdames et messieurs les candidats, pensez-vous que ce vole immonde et ce silence de tombe couvrant jusqu’à ses souffles agonisants puissent se poursuivre sans que les thalois ne reprennent les chemins des révoltes ? Jusqu’à quand ? Répondez-moi… Je n’arrive plus à comprendre…

Noureddine Bourouga Mnasri 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 20:46
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Quelle place pour l'Islam dans le nouveau gouvernement tunisien?

 

Chef de file du Printemps arabe, la Tunisie passera son baptême démocratique le 23 octobre prochain. Neuf mois après la "Révolution du Jasmin" qui s'est soldée par la chute du président Ben Ali le 14 Janvier 2011, la société civile est appelée à élire les 217 membres de l'Assemblée Constituante.

© Martin Bureau / AFP

© Martin Bureau / AFP

 

A quelques semaines des élections tunisiennes, Sciences Po Monde Arabe et Al-Iltizam Assiyassi organisait jeudi 6 octobre un débat afin de saisir les enjeux de la Constituante et des différents programmes politiques en instance. Plusieurs mots d'ordre semblaient guider les propos des six intervenants: garantie des libertés individuelles, séparation du religieux et du pouvoir, démocratie et modernisme.

Houcine Jaziri, porte-parole et membre dirigeant du mouvement Ennahdha posait la question d'entrée de jeu :«Dans quelle direction la Tunisie va-t-elle s'orienter avec cette démocratie plurielle?» Plurielle, la nouvelle démocratie tunisienne l'est indubitablement: pas moins de 117 partis sont en lice pour les prochaines élections. De quoi chasser de manière catégorique le souvenir du parti unique de Ben Ali, incarnation d’un système policier et autoritaire à l'oeuvre depuis novembre 1987, dont les séquelles sont encore visibles auprès de la population. Les citoyens peinent à faire confiance aux institutions étatiques. Aussi, la démocratisation de l'Etat apparaît comme une «nécessité historique pour le peuple tunisien, qui tient fermement à ces élections» a affirmé le dirigeant de Ennahadha.

Premier pays arabe à se doter d'une Constitution (en 1861), puis à instaurer une transition démocratique, la Tunisie sera également le premier pays du Printemps arabe à se rendre aux urnes, constituant ainsi un des pays les plus novateurs au Maghreb  comme au Moyen-Orient. De fait, l'un des défis majeurs auquel le nouveau gouvernement devra faire face consiste à repenser la matrice qui unit la Tunisie au monde arabo-musulman. La question de l'identité arabo-musulmane anime l'ensemble des citoyens tunisiens; et chacun s'interroge sur le rôle futur de l'Islam dans le pays.

Si, pour la majorité des intervenants, l'islam a sa place dans la vie tunisienne, aucun des partis affirmait parler au nom de la religion. «Nous parlons au nom de la démocratie» assurait Hichem Skik, membre du Conseil central du Mouvement Ettajdid et du Conseil national du PDM ( Pôle démocratique et moderniste). Et d'ajouter : «Nous tenons à la séparation religion-Etat». Une opinion que partage également le Parti démocrate progressiste (PDP) et sa tête de listeTarek Toukabri, pour qui il ne saurait être question, le 23 octobre, d'ériger un gouvernement islamiste.

Sadok Belaid, professeur émérite et doyen de la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis, auteur d’un avant-projet de Constitution,va plus loin encore et propose d'inscrire la séparation du religieux et du politique dans la Constitution. Il réclame la création d'une autorité en charge de contrôler les lieux de cultes. Cette mesure viserait à éradiquer la prolifération des discours politiques dans les mosquées, pratique très répandue à l'heure actuelle.

Selon les observateurs, les cinq ou six formations politiques historiques devraient rafler le plus gros des sièges de la Constituante. En effet, le parti Ennahdha se hisse en tête des derniers sondages. Bien qu'il s'agisse d'un parti islamiste, la présentation d’Ennahdha communiquée au ministère de l’intérieur ne fait aucune référence à l’idéologie religieuse. Le slogan, «Liberté, égalité, développement», et le programme politique affichent la volonté du parti «d’œuvrer pour le développement social dans le cadre d’un Etat républicain, démocratique et qui garantit la séparation des pouvoirs».

Aux antipodes se trouve le PDP, qui axe l'ensemble de sa campagne autour d'une politique anti-islamiste. Son fondateur, Nejib Chebbi, brigue le poste de chef d'Etat. Prônant la séparation des pouvoirs,le Président ne serait que le chef de l’Exécutif, son mandat renouvelable qu’une seule fois. Il n’aurait pas l’initiative des lois, seule prérogative du Parlement, encore moins le droit de dissoudre la Chambre des Députés.

Le parti social-démocrate, parti Ettakatol, enfin, apparaît également comme l'une des formations politiques majeures du pays. Elle joue davantage la carte de la pondération, ne cherchant ni à s'allier avec le parti Ennahdha, ni à se lancer dans une campagne anti-islamiste.

Reste que, face à la profusion des partis, le choix pour les électeurs est rendu difficile.

source : http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/quelle-place-po

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 05:42

 

A Syrte, l’assaut final «rue par rue»

REPORTAGEAprès plus d’un mois de combats, les rebelles ont pris, hier, le contrôle des principaux bâtiments du dernier bastion kadhafiste 

 

Par LUC MATHIEU Envoyé spécial à Syrte 

Des combattants du CNT libyens tirent sur les positions des pro-Kadhafi, le 8 octobre 2011 à Syrte. (© AFP Ahmad al-Rubaye)

    A vingt centimètres près, il était mort. Accroupi contre le mur d’une villa d’un faubourg ouest de Syrte, Souleiman venait de se relever pour estimer la distance qui séparait les troupes révolutionnaires du centre-ville. «Je dirais 3 kilomètres mais…» Il n’a pas fini sa phrase. Les balles se sont mises à siffler. L’une d’elles a rebondi contre le mur en béton, juste à côté de sa tête. Souleiman, un ouvrier de 59 ans, s’est réfugié en courant dans la villa. D’autres rebelles sont arrivés tête baissée, sans comprendre d’où venaient les tirs. «Je pense que les forces de Kadhafi essaient de nous encercler», explique l’un d’eux avant de se mettre à l’abri. A l’extérieur, des roquettes explosent à quelques dizaines de mètres des pick-up. Surpris plus qu’effrayés, les thuwar sortent lance-roquettes et mitrailleuses lourdes. Ils se déploient dans la maison. Et ils tirent. Sans arrêt, aussi longtemps qu’ils le peuvent, jusqu’à leur dernière cartouche. Comme souvent, les révolutionnaires ont, en ce samedi, avancé trop vite, sans vraiment savoir où ils allaient. Mais, au deuxième jour de l’offensive finale pour prendre Syrte, ils ne veulent pas reculer. Ils résistent à la riposte kadhafiste en faisant venir des renforts. Les missiles Grad fusent. A tour de rôle, les thuwar (les combattants révolutionnaires) partent se réapprovisionner en munitions. Ils montent dans un pick-up et démarrent en trombe. A mesure qu’ils s’éloignent de la ligne de front, ils crient «Allah Akbar» de plus en plus fort, comme soulagés d’être encore en vie.

    Snipers. La bataille de Syrte est féroce. Depuis près d’un mois, les rebelles y lancent chaque jour, ou presque, des assauts. Ils reculent parfois mais avancent le plus souvent. Hier, ils ont pris le contrôle des principaux bâtiments du sud de la ville : l’université, l’hôpital Ibn-Sina et le centre de conférences Ouagadougou, bâti par Kadhafi pour accueillir les sommets de l’Union africaine. Leur victoire ne fait aucun doute. Elle n’était hier soir plus qu’une affaire de jours, voire d’heures : le centre de Syrte, ville favorite du Guide, né dans le village de Qasr Abou Hadi, à une quinzaine de kilomètres, est encerclé. Les thuwar de Misrata, massés à l’ouest, ont désormais rejoint ceux de Benghazi, concentrés à l’est. Tous savent que la prise de Syrte marquera la fin de la révolution armée. La semaine dernière, Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT), qui fait office d’autorité intérimaire, a annoncé que la Libye serait déclarée libre dès que les forces loyalistes auront été chassées de la ville côtière. Le processus politique, qui doit aboutir à la rédaction d’une Constitution et à l’organisation d’élections, pourra alors s’enclencher. Bani Walid, autre bastion kadhafiste à 180 kilomètres au sud de Tripoli, peut, lui, continuer à résister aux nouvelles forces libyennes : la ville, une oasis au milieu du désert, n’est pas jugée stratégique.

    A Syrte, l’assaut final promettait d’être rude. «Nous avons affaire à des fanatiques. Nous estimons qu’il y a encore dans la ville environ 300 mercenaires, surtout des Nigériens et des Tchadiens, et plus de 1 000 combattants, y compris des civils qui ont pris les armes et rejoint les forces kadhafistes», expliquait Salal El Jabou, commandant de la katiba(brigade) Houssoud el-Wadi. Selon les révolutionnaires, Moutassim, l’un des fils de Kadhafi, serait toujours à Syrte. Au sud, les combats se concentrent dans le quartier dit des «700», une zone résidentielle formée de petites maisons. Hier, après trois jours d’offensive, les rebelles en contrôlaient la majeure partie. Ils se disaient prêts à avancer dès qu’ils en recevraient l’ordre. Ils pourront alors traverser sans encombre la zone du centre de conférences Ouagadougou et de la caserne adjacente. La prise de ces deux bâtiments a mobilisé plusieurs centaines de rebelles. Le centre de conférences, ceint de hauts murs blancs, et la caserne, un ensemble d’immeubles rose pâle, sont entourés d’un parc de plusieurs hectares. Durant trois jours, les thuwar ont pilonné la zone avec leurs tanks et des canons montés sur des jeeps. En face, les forces loyalistes ont répliqué avec leurs snipers embusqués dans le centre de conférence. Le bilan a été lourd : sur la seule journée de vendredi, 15 thuwar ont été tués et plus de 180 blessés.

    Barrages. A l’est, la bataille de Syrte se fait encore rue par rue, «zenga zenga», dit en souriant Ahmed al-Keza, un employé de 23 ans, en référence aux discours de Kadhafi qui promettait de pourchasser les révolutionnaires «quartier par quartier, maison par maison et rue par rue».Les thuwar se sont installés dans un hôtel au bord de la mer. Ils y ont posté des snipers qui visent les maisons basses du centre-ville. En contrebas, pour avancer au milieu d’un quartier formé d’immeubles en construction, ils utilisent une technique bien à eux : tirer autant que possible avec tout ce qui leur reste d’armement : batteries antiaériennes, lance-roquettes et canons. Ils visent les maisons où flottent encore quelques drapeaux verts kadhafistes. Dès qu’ils ont épuisé leurs munitions, ils se retirent.

    La bataille de Syrte dure depuis plus longtemps qu’escompté. Les tentatives de négociation, longtemps privilégiées par le CNT, n’ayant rien donné, les thuwar de Misrata et de Benghazi ont dû se remobiliser alors que ceux de l’ouest ou de Tripoli rejoignaient leur famille après la prise, fin août, de la capitale libyenne. Certains n’ont d’ailleurs pas voulu reprendre les armes. «J’ai été blessé deux fois au printemps à Misrata. J’ai dit au commandant de ma katiba que je ne voulais plus me battre, cela n’a pas posé de problème», explique Hakim, étudiant. A l’inverse, les thuwar mobilisés à Syrte ont reçu le renfort de combattants indépendants. «J’ai combattu dans les montagnes de l’ouest puis à Tripoli. J’ai décidé il y a quelques jours de venir ici, car ma femme est originaire de la région. S’il le faut, j’irai aussi à Beni Walid», assure Salah el- Forti, un dentiste de 41 ans. C’est aussi là que les thuwar ont installé l’un de leurs innombrables barrages. Les pick-up cabossés aux couleurs de la révolution passent sans s’arrêter. Les voitures civiles sont, elles, systématiquement stoppées. Les révolutionnaires contrôlent les papiers d’identité du conducteur et des passagers pour vérifier qu’ils ne figurent pas sur leur liste de pro-kadhafistes à arrêter. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, plus de 20 000 civils ont fui Syrte ces dernières semaines. Mais personne ne semble savoir combien y sont restés.

    source : http://www.liberation.fr/monde/01012364684-a-syrte-l-assaut-final-rue-par-rue

     

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    Une mosquée attaquée et saccagée

    Un groupe de 200 à 300 hommes lourdement armés a attaqué une mosquée à Tripoli dans la nuit d'hier à aujourd'hui et profané les tombes de deux imams, selon des témoins.

    "Ils sont arrivés peu après 22 heures (20 heures GMT), ils étaient 200 à 300, armés, avec des pick-up équipés de mitrailleuses lourdes et sont repartis vers 01 heure 
    (23 heures GMT)", a indiqué Mahmoud Rahmane, un voisin de la mosquée Al-Masri dans le nord-est de Tripoli. "Ils ont forcé la porte d'entrée de la mosquée puis ont creusé le sol, ouvert les tombes des imams Abdel Rahmane el-Masri et Salem Abou Seïf et emporté leurs reliques", a-t-il ajouté.

    Des exemplaires du Coran et des livres ont été brûlés dans l'enceinte de la mosquée que jouxte une école coranique, a constaté une journaliste de l'AFP. Un enseignant de l'école coranique a confirmé ces faits sous couvert de l'anonymat. "Ils portaient tous la barbe et étaient vêtus de treillis militaires. C'était certainement des islamistes extrémistes qui veulent créer des troubles, ils veulent le pouvoir, ils veulent contrôler la Libye", a-t-il indiqué.

    Par ailleurs, deux cimetières musulmans, l'un à Gargarech dans l'ouest de Tripoli et l'autre près de l'aéroport, ont également été saccagés il y a une semaine avec des marteaux-piqueurs et des engins de chantier, selon des témoins.

    La Libye, qui traverse une période de transition, est dans l'attente d'un gouvernement dont la formation cristallise les tensions entre groupes ethniques, géographiques, religieux et entre sensibilités libérales et islamistes. Une très grande majorité de Libyens, musulmans sunnites, pratiquent un islam modéré.

    source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/10/97001-20111010FILWWW00520-libyeune

     

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    Les combats suspendus à Bani Walid, 17 morts dimanche


    BANI WALID (Libye) - Les forces du nouveau régime libyen ont suspendu lundi les combats à Bani Walid, l'un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi, a annoncé un responsable militaire sur place au lendemain d'incursions à l'aéroport dans lesquelles 17 combattants pro-CNT ont été tués.

    Nous avons perdu 17 combattants lors de violents combats dimanche, a déclaré Salem Gheith, chef de la chambre des opérations du Conseil national de transition (CNT) à Tripoli.

    Aujourd'hui, nous avons suspendu les combats pour donner une dernière chance aux civils de fuir et aux forces loyalistes de se rendre, a déclaré à l'AFP le commandant en chef des forces du CNT sur le front sud de Bani Walid, Moussa Ali Younes.

    Néanmoins, demain (mardi), il y aura probablement de gros combats, a prévenu le commandant, posté à une quarantaine de kilomètres de Bani Walid, vaste oasis au relief accidenté située à 170 km au sud-est de Tripoli.

    Hier, nous étions à l'aéroport (dans le sud-ouest de l'oasis) et nous avons également parcouru 7 kilomètres à l'intérieur des limites de la ville, a-t-il assuré.

    En raison d'une mauvaise coordination entre différentes brigades, les troupes se sont retirées dimanche soir des positions atteintes dans la journée, a expliqué Khaled Mohamed Abouras, porte-parole de la brigade Jado.

    En ville, les combattants ont dû rebrousser chemin après avoir essuyé le feu d'armes lourdes et de tireurs embusqués, selon des témoins.

    C'était un massacre, a affirmé à l'AFP Mohamed Saoud, un médecin lui-même blessé à l'avant-bras dans les combats. Ils ont ouvert le feu sur notre ambulance.

    Selon un autre médecin, Moez Al Mehdawe, trois véhicules ont été détruits par des missiles à guidage thermique lancés par les forces pro-Kadhafi.

    Nos forces se sont retirées tard dimanche soir de l'aéroport et de positions avancées conquises dans la ville, mais il s'agit d'un repli tactique, a reconnu M. Gheith, ajoutant que l'arrivée de renforts de Tripoli et du djebel Nefoussa (ouest) permettait de reprendre l'offensive.

    Les forces du CNT, ex-rebelles ayant chassé du pouvoir Mouammar Kadhafi, assiègent Bani Walid depuis plus d'un mois, mais elles ont été confrontées à une résistance acharnée des pro-Kadhafi et pâti d'un manque de coordination et de moyens.

    En annonçant dimanche la prise -- temporaire -- de l'aéroport, le commandant Younes avait affirmé que ses forces étaient en train de se réorganiser en vue d'une nouvelle offensive, en coordination avec les +thowars+ (révolutionnaires) à l'intérieur de Bani Walid et sur les autres fronts.

    source : http://www.romandie.com/news/n/_Libye_les_combats_suspendus_a_Bani_Walid_17_morts_dima

     

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    11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 05:28

    Dernières Nouvelles de Libye par Hassan Alliby

     

    Nouvelles de Libye [10-10-2011]

     

    Sujet: Jihad en Afrique

     

    Le Dimanche 9 octobre 2011 l’OTAN continue d’envoyer ses avions meurtriers qui bombardent très intensivement la population civile de la ville de Syrte. Il y a eu énormément de victimes au sein de la population civile qui a été bombardé avec plus de 39 raids aériens pour ce dimanche 9 octobre 2011. Ces raids à l’aide de bombes et de missiles ont augmenté en intensité depuis vendredi 7 octobre 2011 avec l’ordre donné aux rebelles-insurgés et mercenaires étrangers d’utiliser toutes les armes lourdes contre la ville de Syrte dont la population des tribus libyennes lutte et résiste pour garder sa souveraineté et son indépendance.

     

    La ville de Syrte est toujours assiégée par des mercenaires étrangers et des rebelles-insurgés lourdement armés par des pays étrangers qui soutiennent la guerre contre le peuple libyen en totale violation des résolutions qu’ils ont eux-mêmes fait voter au Conseil de Sécurité de l’ONU.

    La situation humanitaire est extrêmes catastrophique pour les enfants, les femmes, les hommes de la ville de Syrte car il y a pénurie de médicaments, de fournitures médicales et de nourriture et sont exposés à des maladies crées par cette guerre orchestrée à partir des capitales occidentales connues.
    Voilà comment l’OTAN et le CNT (Conseil National des traîtres) protègent des droits de l’enfant de Syrte.
     

     

    Attention images difficiles

     

    Les Mercenaireses de l’OTAN prennent l’Hôpital de Syrte et terrorisent les patients

    Etats Unis d’Afrique (LVO) : Selon de nouveaux rapports tous les patients dans l’hôpital de Syrte sont terrorisés par des mercenaires de l’OTAN, qui les accusent d’être des combattants de la résistance. Beaucoup de patients gravement blessés ont déjà été contraints de quitter l’hôpital, leur sort est inconnu, mais ils ont très probablement été tués à l’extérieur et jetés dans des fosses communes.

    Les rapports confirment une fois encore que l’OTAN et ses mercenaires ont bombardé l’hôpital à plusieurs reprises atteignant des cibles civiles. Ils l’ont occupé et utilisé comme une base, car les Forces de défense libyennes se refusent d’attaquer les hôpitaux contrairement à l’OTAN.


    Des témoins rapportent que les étages supérieurs de l’hôpital sont vides et fortement endommagés en raison des bombardements de l’OTAN. Un médecin de l’hôpital, Maria Cristina Cruz a dit que  » Personne n’est allé au travail après le 2 Octobre en raison des tirs d’obus. Ils tiraient de cinq heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit « . Le Dr Nabil Lamine a déclaré que “ Ce fut un holocauste, et non pas un hôpital « , se référant aux bombardements brutaux de l’hôpital et au manque d’équipements médicaux et de personnels médicaux pour sauver les civils blessés par l’OTAN et ses mercenaires.

    La situation est désespérée, mais les organisations de HRW (Observatoire des Droits de l’Homme) restent ancrés dans leur silence assourdissant.


    L’OTAN commet un génocide à Syrte, au vu et au sus de tous, en essayant d’exterminer toute une Tribu parce qu’elle soutient le gouvernement de la Jamahiriya libyenne.

    C’est ainsi qu’est vue la démocratie par les pays de l’OTAN. Assassiner massivement tous ceux qui ne servent pas leurs intérêts comme ils l’ont fait pour les Amérindiens lorsqu’ils avaient, à l’époque, mené un génocide contre les Tribus indiennes pour leur voler leur terre et leur richesses. Le chercheur franco algérien et fondateur du site internet “La Voix des Opprimés” stcom.net, Smaïn Bédrouni l’avait rappelé lors d’une émission télévisée, retransmise en directe par satellite, sur la Chaine RTBF(*) en 2002. Au lieu de le laisser s’exprimer, le journaliste l’avait interrompu à plusieurs reprises l’empêchant de développer son intervention visant à alerter le monde sur ce qui se préparait.


    Aujourd’hui, les mercenaires de l’OTAN occupent l’hôpital civil de Syrte, après une opération “tire en arrière” menée par les Forces de défense libyenne. Désormais, les médecins de l’hôpital sont terrorisés et forcés de soigner les combattants blessés par les pièges au lieu de s’occuper des civils grièvement blessés dans les bombardements des mercenaires et de l’OTAN.


    Les Mercenaries de l’OTAN fuient l’Université de Syrte après avoir essuyé de lourdes pertes

    Selon la jeunesse libérale libyenne, les Forces de défense libyens ont emprisonné des mercenaires de l’OTAN dans et autour de l’Université de Syrte après avoir simulé un repli. Les mercenaires de l’OTAN sont restés sur le campus de 8 heures à 13 heures, lorsque la résistance a mis en œuvre une attaque audacieuse infligeant de lourdes pertes et obligeant les mercenaires restant à prendre la fuite.

    Hassan Alliby pour la voix des Opprimés

     

     

    Notes :

     
    (*) Cela avait soulevé un tôlé de la part de la communauté sioniste belge, soit disant démocratique, qui avait reproché à l’animateur, Paul Germain, d’avoir donné la parole à des extrémistes(sic). L’animateur a du s’expliquer pendant 15 minutes en plein journal télévisé de 13h. afin de se justifier. Quelques temps plus tard, un autre scandale, de « couverture » cette fois, a servi à écarter des médias le journaliste Paul Germain qui avait fait son travail de manière totalement objective mais jugée trop indiscret pour certains hommes au pouvoir en Europe.

     

     

     

    _____________________________________

     

    MERCI DE FAIRE CONNAITRE CES SITES INTERNET

     

    Battle for Libya

    Libya S.O.S.
    La Voix de la Libye
    « Revolution », made by NATO
    15 ottobre 2011. (Italian)
    Al Fatah -Pandora’s box
    Allain Jules – ALERTE INFO – LIBYE (French)
    ATROCIDADES DE LA GUERRA DE LIBIA
    Chris Sedlmair Blog
    clothcap
    Counter PsyOps
    Daily Libyan Post
    David Levy Blog (Russia)
    Eccleza Africa
    einartysken (German, Swedish, English)
    Financial News
    For Free LIBYA!
    gilguysparks (Italy)
    Global civilians for peace in Libya
    HIDDEN TRUTH ABOUT LIBYA
    Hinter der Fichte
    Hinter der Fichte (Germany)
    Huey3man
    iLibya.TV:Libya LIVE TV
    Ja za Kaddafi (Russian)
    Julius-Hensel-Blog
    La Voix des Opprimes (French)
    Leonor en Libia (Spanish)
    Libya Resistance (Venezuela)
    Libya sons (Arabic)
    Libyan Free Press
    Libyan Revolution
    Maverablogg (Swedish)
    Millions March in Harlem
    Nachrichtenticker …my-metropilis.eu (Germany)
    NATO STOP (Ukraina)
    Net News Global
    ozyism
    Pan-African News Wire
    Saragio Blog (Italian)
    Sons of Malcom
    SOS Libya (Dominicana)
    Stop War Crimes!
    The Daily Libyan Post
    The Libyan Civil War: Critical Views
    Waterput (Duch-Engl.)
    Waterput – Maatschappijkritisch Onderzoek
    Zangetna – Libya (Arabic)
    За Каддафи и его народ! (Russian)
    Николай Сологубовский Blog
    Эль Мюрид (Russian) El Murid
    ليبيا الخضراء
    موقع ليبا الخضراء
    Videos de General Resistant

    Battle for Libya – YouTube

    108morris108
    1VSMRK
    abub3th1′s Channel (Arabic)
    AfriSynergy Productions
    crimexlibia
    DESINFORMEZ2VOUS
    Dr. Moussa Ibrahim
    FREE LIBYA
    G2XH
    Gaddafi Speaks Channel
    ingsoc2012
    InomineX – A closer look …
    Internet Gaddafi Brigades
    L’ALTRO MONDO (Sanish)
    Le Blog de Aymard (French)
    LibiaForlibians
    Libya S.O.S.
    Libya17true
    Libyaalwasatiya
    medmosaha (Arabic – Tunisia)
    Mona Lisa (Berlin)
    Mr Kaleds
    ndaaloatan
    NO A LA GUERRA DE LIBIA
    Obelivion1
    On To Denver
    Peace For Libya
    Rayyisse : The Truth !
    Sons of Malcolm TV
    Stop NATO Crimes
    The Ozyism
    The Truth on Libya!!
    TVZNET
    Victory to Muammar al-Gaddafi
    VSMRK
    Wolken Zwemmer
    Zaqura1001
    شباب ليبيا الأحرارعلي الفيسبوك

    Cet article provient de La Voix des Opprimes

    http://news.stcom.net

    L’URL de cet article est:

    http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6239

     

    source : http://jdl.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/10/dernieres-nouvelles-de-libye-par-hassan-alliby.html

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    11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 04:35

     

     Les désespérés 

    A l'heure de la récréation, vers 10 heures, ce lundi 3 octobre, Mohamed S., 19 ans, a escaladé le mur du lycée Souiyah El Houari, à Oran. Il s'est placé face à la salle des professeurs, puis s'est aspergé d'essence et a allumé un briquet. Horrifiés, des jeunes témoins de la scène se sont évanouis, rapporte Le Quotidien d'Oran, avant de se révolter et de saccager du mobilier scolaire. Le lendemain, mardi, à Telagh, dans la wilaya (préfecture) de Sidi Bel Abbès, dans le nord-ouest du pays, un autre lycéen de 19 ans, Fillali Messaoud, a tenté de mettre fin à ses jours de la même façon. L'un et l'autre réclamaient deréintégrer leur lycée après un échec au bac, en vain.

    A Batna, dans les Aurès, début octobre, un père de famille, Yahia Moussa, a été empêché de s'immoler par le feu après avoir laissé une lettre à des amis dans laquelle il confiait : "Je déteste tout. (...) J'ai vécu seul et je veux mourir seul. Ils ont voulu que je vive pauvre." Le 7 octobre, un homme de 35 ans, marié et père d'un enfant, a mis le feu à son corps après avoir perdu son emploi précaire de standardiste à l'hôpital d'Aïn Temouchent. Il a été transféré aux soins intensifs à Oran. Le même jour, une jeune femme, âgée de 30 ans, mère de deux enfants, divorcée et sans emploi, a succombé à ses blessures au service des grands brûlés du CHU d'Oran après s'être aspergée d'essence. Elle avait appris, la veille, qu'elle allait être expulsée de son logement.

    Chaque semaine, ou presque, les tentatives de suicide se poursuivent en Algérie. Depuis la mort, le 17 décembre 2010, de Mohamed Bouazizi, à l'origine du soulèvement en Tunisie, l'Algérie, comme d'autres pays, a connu une explosion de ces actes désespérés. Au plus fort de ces tentatives, en janvier, les islamistes s'en étaient mêlés. Sous le titre "Est-ce que ceux qui se suicident sont des héros ?", la revue islamiste El Islah, éditée par la maison Darelfadiha, avait ainsi tranché : "Le suicide est interdit, c'est l'enfer pour l'éternité." L'article sur deux pages conseillait de "patienter face à l'oppression des dirigeants et des gouvernants. Les personnes prêtes à patienter et à endurer les épreuves, Dieu les récompensera un jour ou l'autre". Mais ici, ce phénomène perdure dans l'indifférence. Aucune statistique n'a été rendue publique sur ces tentatives d'immolation par le feu, inédites jusque-là en Algérie. Et les journaux n'y consacrent plus que des brèves.

    "En Tunisie, il y a eu toute la société derrière Bouazizi, ici, ça reste des actes isolés", constate Hassiba Cherabta, psychologue, présidente de l'Association pour l'aide psychologique, la recherche et la formation (SARP) installée à Alger. Nulle trace de revendications politiques derrière ces gestes de désespoir. Malgré des manifestations de violence éparses, et des émeutes quasi quotidiennes dans les quartiers, l'Algérie se tient prudemment à l'écart des mouvements du "printemps arabe". Trop de violence, trop de morts. La guerre civile des années 1990-2000 a laissé un profond traumatisme dans la société. "Elle n'est pas suffisamment structurée pour un mouvement collectif de protestation, par exemple contre la hausse injustifiée des prix", relève Larbi Icheboudene, sociologue à l'université Alger-1 et directeur de recherche au Centre de recherche en économie appliquée au développement (CREAD), qui établit un parallèle avec les harragas - terme qui désigne littéralement ceux qui "brûlent", qui transgressent, et qui tentent chaque jour de rejoindre clandestinement l'Europe par la mer, au péril de leur vie.

    "Ce sont, aussi, des situations de non-espoir, observe le sociologue. Et, comme le disait Durkheim, il n'y a pas plus grave que le sentiment d'inutilité.""Les pays arabes sont devenus depuis plusieurs décennies des immenses incubateurs de désespoir. L'accroissement vertigineux des conduites sacrificielles dans leurs populations n'est pas pensable si l'on n'a pas en vue cette donnée cruciale, souvent déniée", rappelle Fethi Benslam, psychanalyste et professeur d'université à Paris, dans son livre Soudain, la révolution (Denoël, 128 p., 10 €).

    En Algérie, le phénomène des immolations par le feu est avant tout utilisé comme un geste pour témoigner, une arme ultime de revendications individuelles, mais il ne touche pas seulement des jeunes ou des chômeurs. Des femmes, des jeunes filles ou des pères de famille passent à l'acte, après avoir épuisé tous les recours, pour un logement, ou un emploi, parfois même pour protester contre une mesure jugée injuste, une mutation, ou une brimade administrative

    "C'est le résultat d'une absence de la société civile, de syndicats, expliqueNourredine Hakiki, sociologue à l'université Alger-2 et directeur du laboratoire de changement social. Le citoyen algérien ne trouve pas d'intermédiaires, il est livré à lui-même." Parfois, ajoute-t-il, "c'est une forme de chantage. Il veut, parce qu'il se sent lésé". Depuis le mois de janvier, les milliards de dinars prélevés sur la rente pétrolière par le gouvernement algérien et distribués pour des augmentations de salaire, accélérer la construction de logements, ou bâtir des plans emploi massifs pour les jeunes, ont décuplé les impatiences.

    Lakhdar Malki, 43 ans, a tenté de s'immoler par le feu en janvier sur son lieu de travail avec l'une de ses filles, puis a récidivé en septembre en voulant ingurgiter de l'acide devant la daïra (sous-préfecture) de Zéralda. Père de quatre filles âgées de 1 mois, 2 ans, 10 ans et 14 ans, dont une handicapée, il vit à Staouali, à une quinzaine de kilomètres d'Alger, avec sa femme, dans une modeste masure : une pièce, attenante à un petit réduit qui sert de débarras et de cuisine. "J'habite là depuis vingt ans, on dort serrés les uns contre les autres, on mange par terre, nous avons l'eau courante depuis trois ans et voyez, l'électricité, c'est toujours un branchement sauvage", lâche-t-il, en faisant visiter les lieux, situés, comme il le souligne, "à 800 mètres d'une résidence d'Etat du président".

    De loin, on aperçoit la cime de beaux arbres. "Ma vie est derrière moi, cette pièce deviendra ma tombe", poursuit cet homme employé depuis dix-huit ans comme veilleur de nuit dans une banque à quelques kilomètres de là, à Ouled Fayet. Son salaire a été rehaussé après sa première tentative de suicide, pour atteindre 38 000 dinars (environ 271 euros au marché noir), soit deux fois le salaire minimum en Algérie. Malgré cela, Lakhdar Malki ne s'en sort pas. "Dans le coin, le loyer le moins cher est de 28 000 dinars et pour acheter des couches pour mes filles, je dépense 5 000 dinars par mois."

    Le regard noir, il dit avoir sonné à toutes les portes, écrit à toutes les autorités, jusqu'au premier ministre, Ahmed Ouyahia, et s'être heurté partout à la même réponse : "Il faut patienter." A bout de nerfs, en janvier, il a emmené avec lui à la banque sa fille de 10 ans, Maria, handicapée en chaise roulante, pour s'immoler, avec elle, avant d'en être empêché. "J'ai ressenti la même chose que les Tunisiens, on est du même côté, oppressés...", raconte-t-il. Mais la proximité s'arrête là. Car Lakhdar Malki le dit tout net : "Si ce n'est pas sous le mandat de Bouteflika (Abdelaziz, le président algérien en exercice) que j'obtiens un logement, on ne m'en donnera jamais. C'est lui qui a fait le plus sur le plan social et qui a donné un peu d'espoir au peuple. On le voit à la télé, il y a des projets, les choses s'arrangent..."

    Nulle volonté, ici, de vouloir bousculer le régime, mais plutôt une farouche détermination à obtenir ce qu'il ne supporte plus d'attendre, un logement, et la prise en charge de sa fille handicapée. "Ma fille aînée est obligée de se coucher tôt à cause des bébés, ses résultats scolaires en pâtissent, et pour Maria, on m'a donné un déambulateur, mais ça ne sert à rien !", s'énerve-t-il en dépliant l'appareil coincé dans le réduit. "Maintenant, je suis prêt à tout !"

    Malgré les programmes colossaux de construction qui transforment les banlieues de villes algériennes en gigantesques chantiers, le logement reste la première cause de révolte. A Diar Echems, un bidonville au coeur d'Alger, une jeune fille a tenté de s'immoler par le feu en septembre. "Ces cités sont devenues des endroits intenables, des lieux de dissidence où les relations avec l'Etat sont des relations d'émeutes et de non-négociation", commente Larbi Icheboudene. La cité, construite pendant la colonisation, devait accueillir des fonctionnaires et des militaires célibataires. Les appartements, des F1, sont aujourd'hui occupés par des familles entières. Mais ce sont les opérations de relogement, dans des appartements plus vastes mais en périphérie d'Alger, qui provoquent le plus de réactions. "Leurs parents, déracinés, venaient de la campagne parce qu'ils fuyaient la guerre d'indépendance, et cinquante ans plus tard, on vient dire à leurs enfants qu'il fautpartir en dehors de la ville", décrypte Larbi Icheboudene.

    Aux difficultés sociales s'ajoute la montée de l'individualisme. "L'immolation survient surtout quand la personne est lâchée par sa famille et qu'elle est confrontée à elle-même, explique le sociologue Nourredine Hakiki. Avant, si on avait besoin d'emprunter de l'argent, on demandait au frère et il donnait. Maintenant, ce n'est plus le cas."

    Sans projection sur l'avenir, isolés, des Algériens ont importé la "méthode" tunisienne, sans autres conséquences que l'existence de drames à huis clos. "Il y a beaucoup de formes de protestation, celle-ci en est une nouvelle parce qu'elle a donné des résultats ailleurs, mais ce n'est pas réfléchi, analyse la psychologue Hassiba Cherabta. C'est le désespoir qui les a poussés à copier."

    A Souk El Tenine, à environ 50 kilomètres de Béjaïa, en Kabylie, un jeune de 26 ans au chômage a tenté de s'immoler par le feu début octobre avant d'être maîtrisé. Marié, il avait ouvert un petit commerce de fortune pour survivre et lorsque des policiers sont venus lui demander de démonter son installation ; hors de lui, il a commencé à barrer la route. Puis il s'est aspergé d'essence. Comme Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant tunisien, mais élevé, depuis, au statut de chahid(martyr) de la révolution.

     

    Isabelle Mandraud

    source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/10/10/algerie-les-desesperes_1585077_3212.html


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    Un employé de l’ETUSA tente de s’immoler par le feu

     Un  employé de la l’Entreprise de Transport Urbain et Suburbain ETUSA  a tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par la feu lundi au siège de l’union général des travailleurs algériens à Alger.

    Selon un autre travailleur de l’ETUSA, à  9h30  l’employé commençait  à s’asperger  d’essence quand les travailleurs suspendus de l’hôtel El Aurassi  qui observent un sit-in depuis plusieurs jours au siège de la centrale syndicale sont intervenus in ixtremis pour l’empêcher de commettre cet acte désespéré.

    En grève de la fin depuis le premier octobre, le travailleur de l’ETUSA a été évacué au CHU Mustapha Bacha où il a été gardé pour observation.

    Meziane Cheballah

    source : http://www.elwatan.com/actualite/alger-un-employe-de-l-etusa-tente-de-s-immoler-par-le-feu-


     

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    Grève dans l'éducation suivie à 90 %


    ALGER - Une grève nationale lancée par les cinq syndicats autonomes algériens de léducation pour des revendications salariales a été suivi à 90%, selon eux, chiffre que le ministère de l'Education ne situe qu'à 30%.

    La grève a été massivement suivie. Nous avons enregistré un taux de 90% à travers le territoire national. Dans certaines régions, comme Tipaza (70 km à l'ouest d'Alger), le taux de suivi avoisinait les 100%, a déclaré à l'AFP Meziane Meriane du Syndicat national autonome des professeurs de lenseignement secondaire et technique (Snapest).

    En revanche, un responsable du ministère de l'Education, cité par la radio, a indiqué que la grève avait concerné 27% des effectifs dans les écoles primaires primaires, 31 % dans les collèges et à 36% dans les lycées.

    A Alger, plusieurs établissements scolaires étaient paralysés, selon l'agence de presse APS.

    A Constantine, la grande métropole de l'est algérien, la direction de l'Education a annoncé un taux global de suivi de 24,74%.

    Les grévistes réclament notamment l'amélioration de leur pouvoir d'achat, la révision de leur statut et le droit à la retraite après 25 ans de service.

    Lundi un responsable du ministère de l'Education, a affirmé à la radio que ce mouvement était injustifiée car le gouvernement a accédé à la quasi totalité des principales revendications des syndicats. La veille, le ministre de l'Education, M. Boubekeur Benbouzid avait annoncé une augmentation de l'indemnité de qualification des fonctionnaires du secteur et l'octroi de nouvelles indemnités.

    Mais les syndicats ont maintenu leur mot d'ordre en estimant que ces ouvertures étaient arrivées trop tard dimanche soir et qu'il n'y avait pas de réponses à d'autres revendications.

    source : http://www.romandie.com/news/n/_Algeriegreve_dans_l_education_sui

     


     

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    11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 03:44

    Des coptes essaient de lire et de comprendre les événements tragiques du dimanche soir au Caire...


     

     

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    Kabbani et Kabalan appellent al-Azhar à préserver l’Égypte de la discorde

     

    Le mufti de la République cheikh Mohammad Rachid Kabbani a adressé hier une lettre au grand imam d’al-Azhar, cheikh Ahmad Tayyeb, plus haute autorité sunnite, pour lui faire part de sa « douleur » face aux récents événements du Caire, « d’autant que nous attendons la renaissance de l’Égypte moderne, dotée d’une puissance politique, économique et scientifique, apte à asseoir son rôle aux niveaux arabe, islamique et international ». Cheikh Kabbani a rappelé dans ce cadre « le rôle du cheikh d’al-Azhar dans le processus de renaissance (...) du peuple d’Égypte qui a droit à la sécurité et à la stabilité (...) ».

    De son côté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé « les leaders arabes et musulmans à tenir une réunion urgente pour examiner les événements avec objectivité et réalisme, afin que notre nation soit alertée des complots qui se tissent pour diviser ses États et ses peuples, et leur ôter leur rôle potentiel ». Cheikh Kabalan a prévenu du « chaos » régional, estimant que « ce qui s’est passé en Égypte est une discorde aveugle que nous nous devons de confronter ». Il a ainsi appelé le grand imam d’al-Azhar, le pape copte Chénouda III et tous les ulémas à « mettre un terme aux dissensions qui affectent l’unité du peuple égyptien et d’œuvrer pour la coexistence, au nom de la charité et de la communion ». 

    Source : http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/726385/Kabbani_et_Kab

     

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    A l'Hôpital copte du Caire, la colère des chrétiens contre l'armée

     

    A moitié couché sur le cercueil de son ami Mina, Tony sanglote longuement avant d'entrer dans une colère noire lorsque quelqu'un mentionne l'armée. Après les violences de dimanche, nombreux sont les chrétiens d'Egypte à pointer les militaires du doigt.

    voir le zoom : Un homme en deuil près des cercueils de certains des 25 Coptes tués dans des heurts au Caire, le 10 octobre 2011Un homme en deuil près des cercueils de certains des 25 Coptes tués dans des heurts au Caire, le 10 octobre 2011
    voir le zoom : Des Coptes pleurent leurs proches tués dans des heurts avec la police au Caire, le 10 octobre 2011Des Coptes pleurent leurs proches tués dans des heurts avec la police au Caire, le 10 octobre 2011

    A moitié couché sur le cercueil de son ami Mina, Tony sanglote longuement avant d'entrer dans une colère noire lorsque quelqu'un mentionne l'armée. Après les violences de dimanche, nombreux sont les chrétiens d'Egypte à pointer les militaires du doigt.

    Devant l'Hôpital copte, dans le centre du Caire, où se trouvent les dépouilles de 17 manifestants tués la veille dans les affrontements qui ont fait 25 morts au total, des centaines de personnes ont crié lundi leur ressentiment et leur frustration.

    "A bas le pouvoir militaire! A bas le maréchal! Le peuple veut l'exécution du maréchal!", scandaient les manifestants, en allusion au maréchal Hussein Tantaoui, le chef du Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak en février.

    "SOS: les Coptes sont attaqués par l'armée d'Egypte", proclamait une pancarte.

    Dimanche, 25 personnes ont été tuées et plus de 300 autres blessées lorsqu'une manifestation de Coptes qui protestaient contre l'incendie d'une église a basculé dans la violence.

    Les chrétiens d'Egypte se plaignent depuis longtemps de discriminations et se disent de plus en plus marginalisés dans un pays en majorité musulman, où l'islamisme est de plus en plus visible.

    A l'entrée de l'hôpital, une jeune fille pleure au téléphone, entourée par des amies. Son fiancé a été tué la veille. "Il a été écrasé par un véhicule de transport des troupes. C'est l'armée qui l'a tué", dénonce la mère de la jeune fille.

    "L'armée dit que nous étions armés, c'est complètement faux! Trois groupes nous ont attaqués hier: la police, les militaires et les baltageyya (voyous, ndlr)", affirme à l'AFP Nour Abdallah Morgane, 32 ans. "Tout ça a été planifié par l'armée et la police", accuse-t-il.

    "J'ai vu les véhicules de l'armée foncer à toute vitesse sur les manifestants. J'ai vu les gens se faire écraser, et quand certains en réchappaient, c'est la police anti-émeutes qui est venue les chercher et les passer à tabac", assure Samuel Souleimane, 28 ans.

    Dans la buanderie de l'hôpital, où tourne une machine à laver, des cercueils vides, recouverts de fleurs arrangées en forme de croix, attendent que les dépouilles y soient déposées après l'autopsie.

    Les yeux rougies, la mine défaite mais combative, Tony passe fébrilement des larmes à la colère en caressant la photo de son ami Mina Daniel, tué par balle.

    "Quand il entendait dire +l'armée et le peuple, une seule main+, il disait +Non, tu verras, l'armée sera du côté du ministère de l'Intérieur+. Et il a eu raison", dit Tony.

    "Sa cervelle me dégoulinait entre les doigts", ajoute-t-il, avant de se coucher sur le cercueil en sanglotant.

    Dans l'après-midi, la question de l'autopsie a provoqué des remous: la majorité est pour, mais veut qu'elle soit faite à l'Hôpital copte.

    "Il faut que les martyrs soient autopsiés pour que nous puissions établir qu'ils ont bien été tués et qu'ils ne sont pas morts de mort naturelle, mais ils doivent être emmenés ailleurs car l'hôpital n'est pas équipé", affirme à la foule Ehab Ramzi, un avocat de la communauté copte.

    Mais lorsqu'il propose que les corps soient transférés au siège de la médecine légale, près du quartier populaire de Sayyeda Zeinab, c'est la levée de boucliers.

    "Jamais! Si on y va, on va se faire massacrer!", crie l'un des manifestants.

    "Non seulement ils ont un problème avec nous, mais en plus ils croient maintenant qu'on a tiré sur les militaires, ça va être une boucherie", explique un autre.

    Un peu plus tard, un accord semble avoir été trouvé: "Les médecins légistes vont venir ici", explique M. Ramzi à l'AFP, pendant que des blocs de glace continuent à arriver pour la morgue.

    source : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-A-l-Hopital-copte-du-Caire-la-

     

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    Craintes pour la transition politique après les violences du Caire

     

    Les affrontements entre Coptes (chrétiens d'Egypte) et forces de l'ordre qui ont fait 25 morts dimanche au Caire ont relancé lundi les craintes d'aggravation des tensions dans un pays qui connaît une transition délicate depuis la chute du président Moubarak.

    L'armée, aux commandes du pays depuis février, a demandé au gouvernement de "former rapidement une commission d'enquête" pour déterminer les responsabilités des événements survenus dimanche soir et qui se sont prolongés dans la nuit.

    A l'issue d'une réunion de crise, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a dénoncé "les efforts de certains pour détruire les piliers de l'Etat et semer le chaos".

    Des versions divergentes ont circulé sur ces affrontements imputés tour à tour aux manifestants coptes --qui constituent la majorité des personnes décédées-- aux militaires et aux forces de l'ordre sur place ou encore aux provocations de "voyous".

    Le patriarche copte orthodoxe, Chénouda III, a mis ces affrontements, les plus meurtriers depuis la révolte qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak le 11 février, sur le compte "d'inconnus infiltrés" et a dénoncé le fait que l'on puisse imputer les violences aux manifestants chrétiens.

    Selon un dernier bilan diffusé par la télévision d'Etat, les affrontements ont fait 25 morts et 329 blessés.

    Le président américain Barack Obama s'est dit "profondément inquiet" de ces violences, tout en estimant qu'elles ne devaient "pas empêcher la tenue d'élections en temps et en heure et la poursuite d'une transition vers la démocratie qui soit pacifique, juste et partagée".

    L'Union européenne a condamné les affrontements, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré "profondément attristé" et le responsable des Eglises orientales au Vatican, le cardinal Leonardo Sandri, a dénoncé "une violence insensée".

    Le gouvernement du Premier ministre Essam Charaf, qui a estimé dans la nuit que le pays était "en danger", s'est réuni en urgence en début d'après-midi.

    Au moins 40 personnes ont été arrêtées et 25 étaient en cours d'interrogatoire par les services du procureur militaire.

    Les autorités ont en outre annoncé l'exécution lundi par pendaison d'un homme condamné à mort pour le meurtre de six Coptes à la sortie d'une église en janvier 2010, une information rare dans un pays où les dates des exécutions ne sont en principe pas révélées.

    Les violences de dimanche ont eu lieu en marge d'une manifestation de Coptes qui protestaient contre l'incendie d'une église dans le gouvernorat d'Assouan (sud). Pour tenter de rétablir le calme, un couvre-feu a ensuite été décrété dans plusieurs quartiers du centre de la capitale de 02H00 à 07H00.

    La bourse du Caire a vivement réagi en perdant plus de 5% à son ouverture lundi, avant de clôturer à -2,25%.

    Dans la nuit, le Premier ministre avait appelé chrétiens et musulmans "à la retenue" et à ne pas céder aux "appels à la sédition". Il avait en outre estimé que les violences étaient dues à un "complot pour éloigner l'Egypte des élections".

    Les premières législatives depuis le départ de M. Moubarak doivent se tenir à partir du 28 novembre, mais leurs modalités sont parfois décriées et beaucoup redoutent qu'elles soient marquées par des violences.

    L'armée n'a pas encore fourni de calendrier précis pour la remise du pouvoir aux civils, promise après une élection présidentielle dont la date n'est pas encore formellement fixée.

    Ahmed al-Tayyeb, grand imam d'al-Azhar, plus haute institution de l'islam sunnite, a appelé de son côté musulmans et chrétiens au dialogue "afin de tenter de contenir la crise".

    "Les dirigeants doivent prendre des mesures sérieuses pour traiter les problèmes à la racine, autrement cette situation peut mener à la guerre civile", a estimé Fouad Allam, qui a dirigé les services de sécurité pendant 20 ans, en demandant une révision de lois religieuses discriminatoires.

    D'autres relevaient en revanche que les heurts n'avaient pas simplement un fondement religieux mais étaient alimentés par le ressentiment contre la police et le pouvoir militaire.

    L'Egypte connaît depuis plusieurs mois une montée des tensions confessionnelles, alimentées par des querelles de voisinage et des différends sur la construction d'églises.

    Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des Egyptiens, s'estiment discriminés dans une société en grande majorité musulmane. Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui du Nouvel an contre une église à Alexandrie, qui a fait 23 morts.

    Ils protestent régulièrement contre une législation contraignante sur la construction ou la rénovation d'églises, qui contraste avec le régime nettement plus libéral qui prévaut pour les mosquées.

    source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20111010.AFP4909/egypte-cr

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