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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:56

Conférence de presse de Houcine Abassi, SG de l'UGTT

 

 

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«Les gouvernements passent mais l'Ugtt reste», déclare Houcine Abassi

 

 

Tunisie : «Les gouvernements passent mais l’Ugtt reste», déclare Houcine Abassi«Les gouvernements passent mais l'Ugtt reste et sera toujours une organisation indépendante dont la principale mission est de servir l'intérêt supérieur du pays», a déclaré, jeudi, Houcine Abassi.

Le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt), qui s'exprimait lors d'un point de presse, tenu jeudi, au lendemain de la signature d'un accord entre le gouvernement et l'organisation syndicale stipulant l'annulation de la grève générale prévue pour aujourd'hui, a mis l'accent sur le rôle important de l'Ugtt aussi bien au niveau national que social.

«Il est temps de relancer l'initiative de l'Ugtt et d'ouvrir le dialogue entre les acteurs de la scène politiques pour parvenir à un consensus sur les prochaines échéances et à une feuille de route pour les prochaines élections», a aussi déclaré Houcine Abassi.

L'indépendance de l'Ugtt n'est pas négociable

Revenant sur les raisons qui ont poussé l'organisation à prendre la décision de la grève générale, le responsable syndical a rappelé que celle-ci a été prise suite aux «agressions successives qui ont ciblé les syndicalistes et les locaux de l'organisation ouvrière».

Il a estimé que «ces agressions qui ont été planifiés, organisés et probablement financés visaient à mettre en cause l'indépendance de l'Ugtt», affirmant qu'«aucune partie ne pourra parvenir à réaliser ces desseins et que seules les bases et les structures de l'Ugtt sont habilités à introduire des changements au sein de l'organisation par voie démocratique à travers des élections».

«Les gouvernements passent mais l'Ugtt reste et sera toujours une organisation indépendante dont la principale mission est de servir l'intérêt supérieur du pays», a-t-il précisé.

«C'est justement dans le souci d'éviter la montée des violences et d'apaiser les tensions que l'Ugtt a décidé d'annuler la grève générale», a ajouté Abassi.

Les termes de l'accord avec le gouvernement

Le secrétaire général de l'Ugtt a rappelé que l'accord conclu avec le gouvernement stipule que celui-ci s'engage à garantir la protection et la défense des organisations et des personnes et à condamner les agressions commises contre les syndicalistes le 4 décembre dernier.

L'accord prévoit, également, l'ouverture d'une enquête judiciaire sur cette affaire et la constitution d'une commission mixte (gouvernement-Ugtt) pour enquêter sur les agressions menées par les «ligues de protection de la révolution» – considérées comme des milices d'Ennahdha – à l'encontre de l'Ugtt.

La commission, qui sera créée dans un délai de 10 jours à compter de la date de signature de l'accord, est tenue de présenter au bout d'un mois son rapport au chef du gouvernement qui le transmettra, à son tour, à la justice.

«Nous allons assurer le suivi de ce dossier et voir si ce rapport sera juste et équitable», a-t-il souligné, faisant savoir que la commission administrative se réunira au moment opportun pour évaluer le rapport et prendre les décisions qui s'imposent.

Abassi a fait part de son souhait de voir «ce feuilleton de la violence prendre fin», mettant l'accent sur l'impératif d'ouvrir un dialogue à grande échelle autour de ce sujet, d'apaiser les tensions et surtout de parachever l'élaboration de la nouvelle constitution de la Tunisie qui doit garantir la protection de tous les droits et libertés, rompre avec la violence et favoriser la cohabitation entre toutes les composantes de la société. kapitalis

 

 

 

 

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Hamma El Hammami

Partie I

 

Partie II

 

Partie III

 

 

 

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La Tunisie s'enfonce dans le marasme

Des heurts à Siliana, le 30 novembre 2012.

Des heurts à Siliana, le 30 novembre 2012. © AFP


 

Affrontements politiques, économie anémique, réformes au point mort... Deux ans après la révolution, la Tunisie n'est toujours pas stabilisée. Et pâtit de l'intolérance et de l'incompétence d'une frange du parti Ennahdha.

 

La Tunisie s'enfonce. Chaque jour un peu plus. Les signes inquiétants se multiplient, et les affrontements, qui ne sont pas seulement verbaux, sont quasi permanents. Les sentiments les mieux partagés ? Bellicisme pour les plus engagés ; irrésolution pour les autres. Voici aussi venu le temps des démonstrations de force : un jour, les salafistes ; le lendemain, l'opposition ou les habitants des régions défavorisées ; le surlendemain, les syndicats ou les désormais célèbres comités de défense de la révolution, sombres émanations miliciennes d'Ennahdha.

 

Dernier épisode en date : l'attaque, le 4 décembre, par lesdits miliciens, du siège de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale devenue le véritable fer de lance de l'opposition aux islamistes. Conséquence : une grève générale a été annoncée pour le 13 décembre, mais elle a été annulée in extremis.


 

 

Le contexte de ces joutes n'est guère plus rassurant : plus de un an après les élections, la Constituante avance à un rythme de tortue luth, le chômage progresse, les prix flambent et les investisseurs attendent une éclaircie qui ne vient pas. Comment en est-on arrivé là ? Il y a d'abord des raisons objectives, inhérentes à une transition menée dans un pays où les élites, qui n'ont connu que la dictature, n'ont jamais été préparées à diriger, et où la perspective d'accéder enfin au pouvoir a aiguisé tous les appétits. Mais il en existe d'autres, dont la moindre n'est pas le comportement d'Ennahdha. Car la formation islamiste est bel et bien au coeur de ce maelstrom.

 

Fracture

 

Jusqu'aux élections du 23 octobre 2011, le parti de Rached Ghannouchi, traversé de courants contradictoires mais au mode de fonctionnement interne beaucoup plus démocratique qu'on ne le pense, avançait masqué. À l'époque, son principal clivage interne opposait modernistes et conservateurs. Depuis son arrivée au pouvoir, qu'il partage avec des partenaires beaucoup moins puissants, le Congrès pour la République du président Moncef Marzouki, et Ettakatol, de Mustapha Ben Jaafar (à la tête de l'Assemblée), cette fracture interne s'est déplacée sur un autre front, celui de l'intérêt général. D'un côté, ceux qui, conscients qu'il faut sortir le pays de l'ornière et renouer les fils du dialogue politique, ont le sens de l'État. De l'autre, une frange de dirigeants et de militants qui n'ont qu'une idée en tête : conquérir chaque pan d'un pouvoir qu'ils ne veulent plus partager.

 

Cette opposition épouse les contours historiques d'une formation dont les membres ont suivi deux parcours distincts. Les uns ont passé de longues et éprouvantes années dans les geôles de Ben Ali, les autres ont vécu en exil. Les premiers, paradoxalement, incarnent le camp des « patriotes » et ne semblent guère assoiffés de revanche. Ils connaissent vraiment la Tunisie, ont noué des relations parfois étonnantes en prison et sont moins sensibles au chant des sirènes wahhabites venues du Moyen-Orient que leurs collègues qui en ont été bercés à Londres ou ailleurs. Une dualité que l'on retrouve au sommet du parti, entre un Hamadi Jebali qui fait montre d'un certain sens de l'État et un Ghannouchi dont les discours font souvent froid dans le dos. Résultat : Ennahdha, divisée, ne parvient pas à maîtriser un pouvoir trop lourd pour elle. Ce qui ne l'empêche nullement d'installer ses ouailles à tous les échelons, y compris au sein d'une administration jadis réputée efficace. À force de placer ses partisans - qui sont souvent loin d'avoir le niveau requis -, elle s'expose à une volée de critiques sur son incompétence.

 

Contre-pouvoirs


Légitimée par les urnes mais fragilisée par son bilan, Ennahdha n'est plus aussi sûre de dominer la scène politique. L'opposition s'est réorganisée autour de Béji Caïd Essebsi, l'ancien Premier ministre, et de sa formation, Nidaa Tounes. Le président Marzouki prend ses distances. La société civile et l'UGTT s'érigent en contre-pouvoirs. Ennahdha est donc souvent tentée de passer en force. Elle veut ainsi coûte que coûte contrôler l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), chargée d'organiser les prochains scrutins, présidentiel et législatif. Résultat, il semble peu probable que l'échéance fixée, autour de juin 2013, puisse être tenue. Kamel Jendoubi, ex-(et peut-être futur) patron de l'Isie, estime en effet à huit mois le délai nécessaire, une fois la composition de l'Instance décidée et les textes adoptés - ce qui n'est toujours pas fait - pour tout mettre en place.

 

L'issue de la transition et l'avenir des Tunisiens sont pour l'essentiel entre les mains d'Ennahdha. Les termes de l'équation, finalement, sont simples : si les islamistes comprennent que, compte tenu des spécificités du pays, de son histoire et de l'intérêt général, c'est à eux d'évoluer et de s'adapter aux réalités d'une Tunisie plurielle, ouverte sur le monde en général, et sur l'Europe en particulier, l'espoir est permis. Si, au contraire, ils s'entêtent à vouloir imposer par la contrainte un projet de société dont une grande partie du pays ne veut pas et à gouverner seuls, la révolution, lancée il y a maintenant deux ans, aura échoué...  Jeuneafrique.

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 20:16
Houcine Abassi, SG de l'UGTT
Noureddine Hached, fils de Farhat Hached

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 03:22
 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 02:00

Mustapha Ben Jaâfar appelle l’UGTT à réfléchir quant à la grève générale

Lors d’une intervention télévisée diffusée, ce soir 11 décembre, Mustapha Ben jaâfar, président de l’Assemblée Nationale Constituante , s’est exprimé sur la situation actuelle du pays, sur la crise engendrée par le conflit entre l’UGTT et le gouvernement et sur l’éventualité d’une grève générale.


M. Ben Jaâfer, s’est dit, jusque-là, optimiste quant à l’avenir du pays. Cependant, les derniers incidents qui ont marqué l’opinion publique et la scène politique, à savoir les attaques perpétrées sur le siège de l’UGTT, la situation qu’a connue la ville de de Siliana et le décès de l’adjudant Jelassi, lors des récents affrontements à Feriana imposent le besoin de réfléchir sur une feuille de route pour la gestion du pays, pour les jours à venir.

S’exprimant sur la possible grève générale prévue pour le 13 décembre, M. Ben Jaâfar a légitimé la réaction de la centrale syndicale estimant que le droit à la grève est un droit fondamental.

Néanmoins, le président de l’ANC a précisé que les répercussions de la grève seront graves, par rapport à la situation économique et à l’image de la Tunisie sur le plan international et essentiellement, sur les secteurs du tourisme et celui des investissements. Il a appelé les dirigeants de l’UGTT à réfléchir sur les points positifs et surtout négatifs qu’une telle décision pouvait engendrer. businessnews

 

 

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Ben Jaâfar sort de son silence, et la grève n’aurait pas lieu !

Mustapha Ben Jaâfar.

Mustapha Ben Jâafar, président de l’assemblée nationale constituante, a déploré les événements survenus le mardi 4 décembre, place Mohamed Ali, les qualifiant de "douloureux", tout autant que les événements de Siliana et les incidents survenus hier dans une localité de la région de Fériana, gouvernorat de Kasserine, ayant provoqué la mort de l’adjudant Anis Jelassi. 

"Ce qui s’est passé le 4 décembre est douloureux, et je pense que l’UGTT sous le choc a opté pour la grève générale", a-t-il souligné, affirmant que "le droit à la grève est un droit constitutionnel, et personne ne peut l’interdire ou le criminaliser".

Le président de l’ANC a néanmoins souligné que "la grève générale n’est pas une chose simple, et a des répercussions directes sur l’économie et les investissements, et indirectes sur l’image de la Tunisie à l’étranger et ses relations avec ses partenaires extérieurs". 

Mustapha Ben Jaâfar a révélé la démarche de médiation qu’il a entreprise de sa position de président de l’ANC, qui "tend à faciliter le processus démocratique, afin d’arriver au moindre coût à l’organisation des prochaines élections et la rédaction de la constitution dans les meilleures conditions, et de s’éloigner des tiraillements politiques, et des dangers qui guettent la Tunisie". "Je tends à rapprocher les avis, et à dissiper les malentendus", a-t-il souligné, indiquant avoir trouvé chez le chef du gouvernement, Hamadi Jebali,  et le Secrétaire Général de l’UGTT, Houcine Abassi,  une volonté et une détermination pour parvenir à une solution idoine à cette situation. 'La décision définitive relève de l’UGTT et de sa commission administrative", a-t-il martelé, formulant l’espoir que cette décision soit dans l’intérêt de la Tunisie.

Mustapha Ben Jaâfar a plaidé pour l’organisation de dialogue, et la réactivation de l’initiative de l’UGTT. Il s’est dit disposé à parrainer ce dialogue dans l’enceinte de l’assemblée nationale constituante, en faisant participer les groupes parlementaires, les partis représentés à l’Assemblée nationale constituante, et les forces de la société civile, en prime l’union générale tunisienne du travail (UGTT) et la ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH). Ce dialogue aura pour optique de préparer une feuille de route, autour de l’achèvement de la rédaction de la constitution, l’adoption de la loi électorale, et la date des élections. "La date de juin comme échéance de la tenue du prochain scrutin est possible, mais n’est pas sacrée", a-t-il précisé.

Ben Jaâfar a mis l’accent sur l’importance du consensus : "la légitimité électorale est essentielle, mais nous avons besoin d’une légitimité consensuelle", a-t-il dit. 

Ceci étant, l’UGTT et le gouvernement sont parvenus ce mardi à un projet d’accord qualifié de "positif" à même d’amener à l’annulation de la grève générale décrétée pour le jeudi 13 décembre. "Ce projet d’accord sera soumis à la commission administrative et à la présidence du gouvernement pour approbation, et en cas d’avis favorable, il sera signé demain mercredi entre les deux parties gouvernementale et syndicale, et la grève générale sera ainsi annulée", ont  déclaré en substance, Khalil Zouia, ministre des Affaires sociales et Belgacem Ayari, membre du bureau exécutif de l’UGTT. 

Les délégations gouvernementale et syndicale ont mené ce mardi de longs pourparlers au palais du gouvernement de la Kasbah sur cette affaire qui a profondément divisé les Tunisiens entre pro et anti-UGTT. gnet.tn

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 22:04

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 21:01
 
 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:12

 

 

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Un accord en vue pour annuler la grève générale

Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d'un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d'un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d'un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

"Une séance de négociations entre le gouvernement et l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a conduit à un projet d'accord sur l'annulation d'une grève générale jeudi", a indiqué le gouvernement sur sa page Facebook.

Le ministre des Affaires sociales, Khalil Zaouia, a déclaré, selon l'agence d'Etat TAP, que le détail du compromis serait annoncé une fois qu'il sera approuvé par le Premier ministre, Hamadi Jebali, et par l'instance dirigeante du syndicat.

Le secrétaire générale adjoint de la centrale syndicale, Belgacem Ayari, a lui aussi indiqué que l'accord pourrait "aboutir à l'annulation de la grève générale".

L'appel au débrayage national jeudi vise à dénoncer une attaque du siège du syndicat la semaine dernière par la Ligue de protection de la révolution, sorte de milice proche des islamistes d'Ennahda, le parti qui dirige le gouvernement.

La principale revendication de la centrale syndicale est la dissolution de cette organisation et des poursuites judiciaires contre les responsables de l'attaque.

Un autre secrétaire général adjoint de l'UGTT, Sami Tahri, a toutefois déclaré lors d'une conférence de presse à Tunis que "la grève tient toujours, tout accord devant être entériné par la commission administrative de l'UGTT", l'instance dirigeante du syndicat.

Le président Moncef Marzouki, a annulé un déplacement en Pologne et en Bulgarie cette semaine "en raison de la situation délicate dans le pays et de la montée des frictions politiques", selon la présidence.

L'appel à une grève générale intervient dans un climat de tensions en Tunisie, où les manifestations sociales dégénérant en violences et les attaques de groupuscules islamistes se multiplient sur fond d'impasse politique, faute d'un compromis sur la future Constitution.

Ainsi, un conflit social à Siliana (sud-ouest de Tunis) a dégénéré fin novembre en cinq jours d'affrontements entre manifestants et policiers, faisant quelque 300 blessés.

L'UGTT -- qui revendique un demi-million de membres-- a reçu mardi une multitudes de témoignages de sympathie, et dans la soirée des centaines de sympathisants manifestaient bougies à la main et en chantant devant son siège.

"La Confédération syndicale internationale (CSI) exprime sa solidarité et tous les syndicats affiliés ont été choqués par l'attaque contre l'UGTT, qui est un pilier de la nouvelle démocratie", a déclaré Jaap Wienen, le numéro deux de la CSI, qui revendique 150 millions d'adhérents à travers le monde.

La Tunisie fêtera le 17 décembre le début de sa révolution, la première du Printemps arabe, sur fond de désillusion face à la misère et au chômage persistant dans le pays. lepoint.fr


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La grève générale du 13 va vers l’annulation

Les cinq représentants de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et les cinq représentants du gouvernement qui se sont réunis, ce mardi 11 décembre, au palais du gouvernement de La Kasbah, semblent avoir trouvé un accord de principe pour que la grève générale du 13 décembre n’ait pas lieu.

 

Selon le secrétaire général adjoint de l'UGTT, Belgacem Ayari, la réunion qui a duré prés de 6 heures, fût positive, et que l’accord de principe entre l'UGTT et le gouvernement sera soumis à l'approbation du Comité administratif de la Centrale syndicale.

 

Nous pensons que ce Comité exécutif statuera ce soir ou demain matin pour donner son dernier mot, mais nous croyons que la raison va l’emporter sur les tractations politiques et les idéologies, pour que le sort de la Tunisie se soit pas encore plus dramatique qu’il ne l’est déjà.  tunivisions.net

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 04:19

Débat et images de la Rue à propos de la grève générale  

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 L’UGTT explique les modalités de la grève du jeudi 13 décembre

 

Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail a insisté sur la nécessité d’assurer les services indispensables aux citoyens, et ce le 13 décembre, jour de la grève générale.

Selon un communiqué de l’UGTT , rendu public ce lundi, le syndicat appelle les services d’urgence de toutes les institutions de santé et les associations pour handicapés à être au service des citoyens, le jour de la grève.

Il appelle également les équipes d’intervention rapide à assurer le service, dans le secteur des eaux, de l’électricité et du gaz.
 
Les boulangeries et les pharmacies, doivent également, selon le syndicat, continuer à travailler vu le caractère indispensable de ces secteurs pour le citoyen.

Le communiqué indique que les médias devraient se limiter aux flashs d’information, pour garantir le droit à l’information au citoyen.

Le bureau exécutif national appelle tous les bureaux syndicaux régionaux à organiser des rassemblements travaillistes dans les sièges du syndicat, et appelle les régions du grands Tunis à sécuriser leurs locaux, et à rejoindre la place Mohamed Ali Al Hammi le 13 décembre 2013, à 11h, pour participer au rassemblement général. gnet.tn

 

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La Tunisie entre l'attrait du pouvoir et les attentes d'un pays en réanimation

La Tunisie entre l'attrait du pouvoir et les attentes d'un pays en réanimationQue doivent faire les trois présidences (de l'Assemblée, de la république, du gouvernement), les partis de l'opposition et l'Ugtt pour remettre la transition démocratique sur le bon chemin?

La Tunisie sombre de jour-en-jour vers une situation économique, sociale et sécuritaire très critique et le gouvernement actuel semble arriver à une impasse. L'état de notre pays n'est pas désespéré et des solutions existent à condition d'analyser objectivement les multiples causes qui ont trainé le pays dans ce tourbillon et d'avoir le courage d'entreprendre des actions au plus vite. Il faut, effectivement, beaucoup de courage pour les politiciens au pouvoir pour prendre des décisions en faveur de notre patrie, la Tunisie, mis à part les intérêts de leurs partis politiques.

Pourquoi la Tunisie est elle arrivée dans l'impasse?

Cessons de nous lamenter sur les défaillances des précédents pouvoirs ayant délaissé de nombreuses zones d'ombre en Tunisie. La situation précaire et le taux de pauvreté ont été découverts et diffusés par les medias après la révolution et aucun parti politique n'a mesuré l'ampleur de ces maux et n'a préparé de programmes adéquats pour les affronter.

A voir le nombre de Tunisiens perdus dans des faubourgs perchés aux flancs de collines et terrés dans des ravins, il est recommandé de faire un recensement pour avoir le nombre exact des Tunisiens. Apparemment la population aurait dépassée de loin les 10,7 millions!

Il faut rappeler que la révolution tunisienne a continué, à vrai dire, jusqu'à fin février 2011, date de la mise en place d'un premier gouvernement de transition constitué en majorité par des technocrates peu connus mais chapeauté par M. Caid Essebsi, visage emblématique de la tumultueuse vie politique de la Tunisie après l'indépendance.

La situation du pays était chaotique avec des grèves et des sit-in paralysant partout le pays. Au terme de 8 mois de pouvoir, ce premier gouvernement de transition a pu assurer l'organisation des premières élections démocratiques et transparentes, le 23 octobre 2011. Tout en lui reconnaissant cet acquis démocratique historique, plusieurs lui reprochent d'avoir délaissé d'autres dossiers (martyres et blessés de la révolution) et d'avoir créé d'autres problèmes (promotions et augmentations salariales sélectives).

Les calculs partisans au détriment de l'intérêt général

Après l'historique journée du 23 octobre 2011 et la difficile proclamation des résultats des élections, le nouveau gouvernement n'a pris place que deux mois plus tard, vers la fin décembre 2011. Ce retard était dû aux interactions entre Ennahdha, CpR et Ettakatol, trois des principaux partis gagnants, pouré se partager les valises ministérielles et les postes présidentiels (du gouvernement, de la république et de la constituante).

Le parti El Aridha, surprise des élections 2011, été classé troisième avec ses 26 sièges mais il a été écartée alors que d'autres ont très vite pris place dans l'opposition.
Une année après, les interactions entre la troïka au pouvoir et les critiques des nouvelles alliances de l'opposition (Al Jomhouri, le Front populaire, Al Massar...) se poursuivent.

Cette ébullition reflète certes une atmosphère de démocratie et de liberté d'expression mais, au vu des imminents objectifs de la période de transition, celle-ci fonctionne malheureusement au détriment des intérêts du peuple tunisien.

A présent, la situation est critique car le développement est très limité, le chômage est toujours à son plus haut niveau, l'inflation bat des records et, de surcroit, il y a une recrudescence de la violence de la part des citoyens, des milices et de la police.

Les nouvelles protestations sociales sont alarmantes et viennent encore des régions déshéritées réclamant toujours des besoins simples de développement qu'elles tardent à atteindre.

L'impatience compréhensible des régions déshéritées

Les derniers évènements de Siliana sont choquants par leurs conséquences catastrophiques (des Tunisiens blessés et borgnes à vie, de l'amertume et de la douleur) et de même par leurs causes obsolètes (une situation ambiguë des détenus, une ville mal desservie, une absence de nouveaux signes de développement après la révolution et un gouverneur qui communique difficilement avec les citoyens).

Le problème c'est que Siliana n'est pas unique et que plusieurs autres régions vivent les mêmes conditions de précarité et risquent aussi de se révolter. Les évènements de cette région véhiculent les messages que d'autres révoltes peuvent se produire et que le peuple tunisien a toujours le droit de crier «dégage».

Mais pourquoi la Tunisie a-t-elle atteint cette situation, malgré les bonnes intentions de la majorité des Tunisiens fiers de leur liberté et déterminés à construire une nouvelle Tunisie?

Les griefs contre le gouvernement transitoire

Le problème est que le nouveau gouvernement transitoire a vu grand et s'est comporté comme un gouvernement doté d'un long mandat. Le gouvernement n'a malheureusement pas bien diagnostiqué l'état de la Tunisie et il n'a pas pu, par conséquent, lancer les bonnes actions à temps.

La Tunisie est comme un accidenté en réanimation : elle a besoin d'interventions urgentes pour soigner ses blessures et sauver sa vie; les opérations de reconstruction et chirurgie esthétique viendront après.

Le gouvernement aurait du faire beaucoup plus pour les pauvres, en donnant des micro-crédits pour ceux et celles qui veulent monter des projets, en annulant les crédits des petits et moyens agriculteurs, en donnant des aides aux paysans, en améliorant l'infrastructure, en créant vite un maximum d'emplois (lancer des grands projets de construction, créer des projets d'agriculture sur des terres domaniales, ouvrir des carrières de produits de construction).

Pendant cette période de transition, le gouvernement ne devrait pas être lié par les longues procédures des appels d'offres, la phase est exceptionnelle et l'ultime but est l'essor de la Tunisie.

Effectivement, il fallait calmer les zones les plus chaudes, apaiser les plus lésés et favoriser les plus démunis. La mission de gouvernement transitoire est celle d'un réformateur. Rappeler-vous vos promesses électorales !

La vraie mission d'un gouvernement de transition

Le gouvernement aurait du être plus ouvert aux recommandations et même aux critiques de l'opposition. Les membres du parti Ennahdha dominent le paysage et s'obstinent à maintenir leurs positions; ce qui génère de longues discussions, des polémiques et une perte de temps à chaque sujet présenté sur la scène politique et sociale.

Le gouvernement a reconnu ses défaillances et a, depuis des mois, annoncé un projet de remaniement qui tarde encore à se concrétiser. L'objectif de ce remaniement est l'efficacité du gouvernement, mais pourquoi tout ce retard? Sont-ce toujours les divergences au sein de la troïka sur le partage du gâteau? Est-ce que le choix se fait sur la base des compétences ou des affinités et des appartenances idéologiques? Est-ce la magie du pouvoir qui attache les ministres, secrétaires d'Etat et conseillers à leurs sièges?

Le gouvernement doit prendre en considération la recommandation relative à une restriction du nombre de valises ministérielles pour assurer une meilleure efficacité pendant cette période de crise. Partant du fait que tous les politiciens n'ont pas d'expérience du pouvoir, l'essentiel est de former un gouvernement qui communique, planifie et exécute rapidement les programmes, car le pays a besoin d'action et non de discours.

Les trois présidents se doivent donc d'accélérer la finalisation du texte de la constitution, qui mènera la Tunisie à la paix et à la prospérité.

Le gouvernement doit exercer son autorité en interdisant aux associations d'imposer leur loi. Il doit se préparer pour assurer des élections démocratiques et transparentes et œuvrer ainsi pour la patrie avant les partis. Gouvernement de tous les Tunisiens, il doit arrêter de parler d'intrus et de factions secrètes.

Les partis de l'opposition doivent, pour leur part, être constructifs et coopératifs pour le bien de la Tunisie.

Quant à l'Ugtt, elle doit prendre ses distances, sauvegarder place historique vénérée par les Tunisiens et ne pas se laisser entrainer dans les remous boueux de la politique. Les grèves générales vont faire sombrer le pays dans le chaos! La Tunisie ne saurait supporter plus longtemps les conséquences de telles décisions ! kapitalis

 

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 Adnane Hajji appelle l'UGTT à renoncer à la grève générale

 

 

 

 

 

 

 

 

Adnane Hajji, éminent syndicaliste, s’est exprimé dans le cadre de l’émission « 21heures » diffusée sur la chaîne Ettounsia, mardi 10 décembre, pour revenir sur sa position quant à la grève générale prévue pour le 13 du mois en cours. M Hajji s’est défendu d’avoir émis un message de violence envers toute personne qui n’observera pas la grève, comme le laissait entendre la vidéo qui a circulé il y a quelques jours. Il a, en outre, évoqué l’attitude du parti islamiste Ennahdha par rapport à l’UGTT. 


Le militant syndicaliste a accusé des milices islamistes composées essentiellement d’ex RCDistes, nouvellement, baptisés Ligue de protection de la révolution, de tenter de dissuader les commerçants de mener la grève et de pousser, ainsi, la Tunisie vers un état de tension extrême ; ce qui pourrait aboutir à une guerre civile. Evoquant les propos de Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha, où il a, entre autre, accusé l’UGTT de dissimuler des armes au sein de ses sièges, M.Hajji, a avancé que celui-ci essayait de ternir l’image des syndicalistes et des opposants. 


Notons que M. Hajji a appelé l’UGTT à renoncer à la grève générale et à s’opposer autrement aux abus des islamistes. Il a, en effet, appelé à porter plainte auprès d’un tribunal international, pour dénoncer les dérives des milices d’ennahdha et pour ériger une barrière contre leurs idées fascisantes. businessnews

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 01:45

Houcine Abbassi  : « Il faut que les gens sachent qu’en détruisant l’UGTT, c’est toute la société civile qu’ils veulent anéantir » ! 


 

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Houcine Abbassi : nous ne faisons que nous défendre et défendre les intérêts du pays !

 

Le secrétaire général de l’UGTT a eu un entretien avec la chaine TV privée Nessma, ce dimanche 9 décembre, où il était question de la situation générée par l’attaque du siège de l’UGTT et la décision de grève générale qui s’en est suivie.

 

 Abassi était à la fois ferme sur sa position et ouvert au dialogue :

 

« La grève générale n’a jamais été un caprice ni notre souhait. Nous avons été poussés à y recourir. Nous avons tout fait pour apaiser les tensions, mais en contre partie, ils n’ont fait que nous provoquer » !

« Nous restons toujours pour un dialogue constructif et pour l’apaisement, et nous espérons après la grève générale, un retour à la vie normale… J’entrevois une lueur au bout du tunnel » !

 

 En ce qui concerne les motivations du mot d’ordre de grève générale, il a répondu que :

« La grève générale c’est pour défendre notre existence même, et pour transmettre un message à ceux qui projettent de nous nuire, qu’il faudrait qu’ils revoient leur stratégie ».

« Il faut que les gens sachent qu’en détruisant l’UGTT, c’est toute la société civile qu’ils veulent anéantir » !

 

L’UGTT défend les intérêts du pays. Hached n’a-t-il pas dit : « Ô peuple, je t’aime » ?

 

 Il affirme, par ailleurs, que la décision n’émane pas de lui ou de son entourage :

 

« La décision de la grève générale a été prise à l’unanimité des voix au niveau de la haute instance administrative, car tous les présents, toutes orientations confondues, ont fait prévaloir leur appartenance à la centrale syndicale dont l’intérêt prime sur toute autre considération partisane ».

 

 Sur le plan de la disponibilité de l’UGTT au dialogue, il affirme que :

 

« Nous sommes toujours prêts au dialogue. Mais nos conditions sont que le gouvernement soit sincère et de bonne foie. Et il faudrait qu’on se mette d’accord sur l’importance des dégâts occasionnés et sur qui se cache derrière ça ».

« Pour ce qui est des tentatives de conciliation, je n’ai eu aucun contact avec le chef du gouvernement depuis le 4 décembre. Et il est hors de question pour moi, de négocier avec Ghannouchi. Il faut que les discussions se fassent avec le chef du gouvernement ».

 

« En vertu de quoi devrais-je discuter avec Ghannouchi et en sa qualité de quoi » ? tunisienumerique

 

 

 

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La contre révolution en Tunisie : L’UGTT face à la politisation

 

 

La Tunisie vit depuis quelques semaines sous l’impulsion d’une nouvelle bipolarisation. Une bipolarisation d’un genre nouveau, différente de la bipolarisation que je mettais en cause en 2011 avant les élections, qui m’a convaincu de ne pas aller voter, et qui mettait en scène “les défenseurs de l’Islam” contre “les laïcs”. Aujourd’hui il s’agit d’une bipolarisation entre les deux seules formations capables de mobiliser par milliers des sympathisants. Il s’agit de la seule force ouvrière en Tunisie (UGTT) contre le parti au pouvoir (Ennahdha).

Il paraît important de rappeler à certains l’origine de cette confrontation et ce, afin qu’ils comprennent la situation.

En effet, cette confrontation ne date pas d’aujourd’hui. En 2010, pendant la révolution, beaucoup de personnes me demandaient mon avis sur la réalité politique en Tunisie, le poids des différentes formations politiques et militantes, et leurs aptitudes à diriger en cas de défection de Ben Ali. Je répondais alors qu’à l’époque il y avait trois forces dans le pays capables de mobiliser des masses populaires, de faire la propagande, et qui ont une vrai organisation, autant sur le plan idéologique, hiérarchique que sur le plan logistique : le RCD et leurs “choaab” implantées partout en Tunisie; Ennahdha en utilisant les mosquées et leurs cellules dormantes pour prendre possession des mosquées; et l’UGTT et leur présence partout sur le territoire, et leur implantation au cœur du quotidien.
Cette analyse, a été confortée par les différentes déclarations des personnalités du RCD de l’époque et qui essayaient de justifier la répression. J’en cite au moins un : Mezri Haddad, qui sur les plateaux des télévisions françaises parlait de hordes de gauchistes radicaux et de terroristes islamistes. Cette déclaration mettait bien en avant la crainte du RCD de ces deux forces hostiles à son pouvoir.

Après la révolution, l’UGTT a été attaqué de partout, et il a été trahi par tous ceux qui n’ont jamais été trahi par lui. Les premières attaques contre l’UGTT venaient des rcdistes (constatation personnelle), qui n’ont pas été tendres avec leurs doubles agents au sein de l’UGTT (Jrad par exemple). Ensuite les attaques se succédaient afin d’empêcher une trop grande hégémonie de l’UGTT (qui multipliait les grèves et imposait un rythme de négociations qu’aucun gouvernement n’a pu suivre). La première manœuvre des deux gouvernements, qui se sont succédé après la fuite de Ben Ali, a été de politiser la révolution et lui ôter son âme de revendications sociales et de lutte ouvrière, en excluant l’UGTT, et en encourageant les partis politiques à prendre le devant de la scène, et les impliquant d’avantage.

Par la suite les nahdhaouis n’ont pas hésité non plus à l’attaquer sentant qu’elle était la seule force capable de leur résister. Et petit à petit le monde politique s’est désolidarisé de l’UGTT. Pendant ce temps-là, l’UGTT a entamé sa propre réforme interne, et a procédé à de nombreux changements dans sa direction.

Après les élections du 23 octobre, et la formation de la Troïka, il y a eu la toute première confrontation UGTT/Nahdha, elle a eu lieu dans nos universités. L’UGET qui tentait de négocier avec le nouveaux ministre de l’enseignement supérieur, et avec les facultés, les modalités d’admission dans de nombreux masters, les attributions des bourses, les subventions dans les restaurants universitaires, les foyers d’étudiants…ont dû faire face, non pas au gouvernement (qui a toujours tenté de gagner du temps) mais aux milices de l’Ugte (sympathisant islamistes) et à des individus qui n’ont jamais mis les pieds dans des universités (la fameuse scène de drapeau arraché). l’UGTT, le corps enseignants, et les doyens, avaient pris position en faveur de l’UGET. Le gouvernement et Ennahdha n’ont rien fait pour empêcher les scènes de violences dans nos universités, où les islamistes n’ont pas hésité à user de la violence contre les membres de l’UGET. Mais lors des renouvellements des conseils scientifiques L’UGET a gagné toutes les élections dans toutes les universités. Et après ce vote les actes de violence se sont estompés.
Il est clair que le but de la violence avant ce rendez-vous électorale était d’affaiblir L’UGET, de dévier le débat qui avait lieu dans nos universités autour des revendications étudiantes, pour lui greffer un faux débat (Islam vs laïcité). On a assisté une autre fois à la tentative de” mutilation” des revendications par une politisation à caractère diffamatoire. Ennahdha (représenté par l’Ugte) a perdu car, contrairement aux élections du 23 octobre, ils ont mal jugé l’implication de l’étudiant dans la vie estudiantine et dans la lutte sociale.

Quelques mois après les élections du 23 octobre, je soutenais l’idée selon laquelle l’UGTT serait la seule force d’opposition au pays, capable, en cas de réorganisation réussite, de proposer une alternative au pouvoir, de lui résister, de proposer, et de jouer son rôle pour ramener les revendications sociales (l’origine de la révolution) sur la table des priorités du gouvernement.

Je tiens à rappeler ici, que contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, la révolution n’avait pas comme but la pluralité politique, des élections, ou de rendre justice aux anciens prisonniers politiques. La révolution avait comme moteur et but une justice sociale, la dignité, la liberté de manifester son avis, son mécontentement, son opposition, et de faire respecter l’égalité entre tous les citoyens. A partir de là, tous ceux qui s’inscrivent encore dans ce but sont pour moi ceux qui ont décidé de continuer la révolution jusqu’à ce qu’elle atteigne son but. En revanche, ceux qui essayent, de nous faire croire que la révolution avait comme but de mettre hors d’état de nuire les rcdistes, que la Tunisie est un pays pauvre et ne peut répondre aux revendications sociales (le même argument que ZABA) ou ceux qui soutiennent que la révolution avait comme but de rendre justice aux anciens prisonniers politiques, ou de faire régner la loi islamique, sont ceux qui sont entrain de dévier la révolution de son but initial.

De ce fait, la contre révolution se matérialise aujourd’hui par tous ceux qui tentent d’imposer leurs points de vue, et leurs idéologies, en manipulant la masse populaire, et en se greffant, à posteriori sur la révolution. En deux mots, contre révolution : politisation de la révolution.

Il est vrai que lors de la révolution des slogans anti RCD ont fleuri, ce n’était pas le but de la révolution de les éliminer, c’était dans le but de s’assurer qu’ils ne pourront pas nuire si jamais les revendications atteignaient leur but. Nous n’étions pas satisfait du troisième discours de Ben Ali (et pourtant il avait répondu à toute les exigences portées par les manifestants) parce que nous n’avions plus confiance en lui, et nous ne faisions plus confiance au Destour de Bourguiba et de ZABA. Tous les deux avaient gaspillés toutes les chances qu’ils avaient afin de rendre le peuple souverain (la tentative de Mzali de démocratiser la Tunisie avait été rejeté par Bourguiba, par exemple).

Je fus agréablement surpris par le débat national, proposé par l’UGTT.

Surpris! Pas vraiment, mais je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient capable de proposer, et d’organiser en si peu de temps.
Et apparemment je ne fus pas le seul pris de vitesse. Le gouvernement le fut aussi, notamment Ennahdha. Tellement pris de vitesse que les trois présidents ont refusé l’invitation, pour finalement y assister. Ennahdha a refusé l’invitation, car une de ses conditions n’avait pas été remplie : l’exclusion de “nidaa tounes”.

Ce qui nous emmène forcément à parler de l’hértier du RCD : Nidaa tounes.

Nidaa tounes est une formation politique organisée autour de deux figures du gouvernement de transition: Béji caïd Essebsi, et Taïeb Bakouch.

Depuis les élections de l’assemblée constituante, la Troïka cherche en vain un adversaire pour lui amputer les malheurs du pays. Au départ on mettait en cause les vestiges du régime de Ben Ali. On n’osait pas encore remettre en cause l’ancien gouvernement de transition qui avait permis les élections du 23 octobre, et avec qui la troïka avait négocié et pactisé jusqu’à cette échéance. Alors pendant des mois, les nahdhaouis attaquaient et tentaient de défigurer d’autres formations politiques : le PDP, puis eljoumhouri, le PCOT, ettajdid etc…Ils se sont permis de tout essayer : diffamations, attaques personnelles, violences verbales, menaces et la liste est longue. Mais c’était sans compter sur l’histoire récente, et surtout l’alliance qu’avait formé Ennahdha avec le PCOT et le PDP un certain 18 octobre 2005.

Alors je ne peux imaginer la joie des nahdhaouis en voyant naître “nidaa tounes”. Ils peuvent enfin s’attaquer à une formation politique sans risquer de paraîtres ingrats et ridicules. Oui mais ils s’attaquent à des personnalités dont ils ont loué l’efficacité et la loyauté envers la nation.
En faisant de la sorte, Ennahdha avait permis à nidaa tounes de gagner de plus en plus de sympathisants, et de gagner en notoriété. Nidaa tounes n’avait même pas besoin de faire de le communication, ou de la propagande. Ennahdha la faisait à sa place.

Oui mais voilà, l’UGTT est venu perturber tout ce programme, en prenant de vitesse tout le monde, et en invitant à un débat national entre les formations politiques tunisiennes, sous sa bienveillance. l’UGTT faisait un premier échec au roi d’Ennahdha, mais ce n’était pas un échec et mat.

Les attaques contre l’UGTT reprenaient alors, et cette fois-ci en mettant en avant une probable collaboration (diffamation) entre nidaa tounes et l’UGTT.

Les événements se sont accélérés lors du soulèvement de Siliana, l’UGTT est à nouveau au cœur des manifestations, qui n’ont aucune revendication politique, seulement des revendications sociales, et une indignation envers un gouverneur, qui fait la sourde oreille.
Notons que le soulèvement de Siliana a repris certains slogans de la révolution tunisienne, comme le fameux “Dégage”, l’appel à la révolte…mais notons aussi que le principale des revendications s’inscrivait dans la continuité des revendications de la révolution : travail, dignité, justice sociale, liberté de manifester etc.

Aussi surprenant soit-il: ces revendications ont été balayé par le gouvernement qui se veut révolutionnaire. Les revendications sont jugées infondées. Et on a met en cause les forces contre-révolutionnaires qui manipulent les revendications sociales pour des fins politiques. Nul besoin d’analyser d’avantage, pour comprendre qui essaye de politiser les crises, pour leurs enlever leur caractère revendicatif. Nul besoin d’en dire plus, pour comprendre qui joue les contres révolutions. Un autre échec, mais toujours pas de mat.

Les attaques contre l’UGTT s’intensifièrent, et la situation se dégrada le jour de la commémoration de l’assassinat du fondateur (et pour certain le co-fondateur) Farhat Hachad. Les milices nahdhaouis (qu’Ennahdha utilise à sa guise tout comme fut le cas pour les universités, pour terroriser, les soutient, les protège, mais se défend qu’ils soient un de leurs organes), ont envahi la place Mohamed Ali et ont attaqué les syndicalistes venus pour célébrer cet événement.

La Réaction de l’UGTT fut immédiate : un appel à une grève générale, précédés par plusieurs grèves régionales. Ennahdha dénonce un rôle politique que veut jouer l’UGTT, et qu’ils n’ont pas à jouer, car ils doivent rester neutres. Ennahdha essaye à nouveau de politiser les crises, qu’ils soient des revendications sociales, salariales, ou indignation face à la violence, et à l’incompétence du gouvernement, et abuse à nouveau du langage, en parlant, la première, de contre révolution qui est elle-même l’incarnation principale, et le fruit du génie de l’appareil RCD pour empêcher la révolution de prendre le bon chemin après le 14 janvier 2011.

Ce qui était une indifférence envers l’UGTT et le rôle qu’il peut jouer, s’est transformé peu à peu en une crainte, et maintenant une confrontation. Serait-ce l’échec et mat ? nawaat.org

 

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Appui syndical international à une grève générale jeudi

 

La Confédération syndicale internationale (CSI) a décidé d'appuyer une grève générale jeudi en Tunisie à l'appel du principal syndicat du pays, en conflit avec le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement, annoncé dimanche le syndicat.

 

"La secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow se rendra à Tunis pour exprimer son appui à la décision de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) appelant à la grève générale le 13 décembre", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la centrale tunisienne Ghassen Ksibi.

Mme Burrow, qui arrivera mardi à Tunis à la tête d'une délégation, a par ailleurs exprimé son appui à l'organisation tunisienne "face aux attaques dont elle a été la cible" selon une déclaration transmise dimanche à l'AFP.


"Ces attaques répétées contre l'UGTT, cheville ouvrière de la révolution qui continue de mener la lutte en faveur d'une véritable démocratie et d'une justice sociale, sont totalement inacceptables", a-t-elle affirmé.

"Alors que les Tunisiens s'apprêtent à fêter le 14 décembre le deuxième anniversaire de leur révolution, le mouvement syndical international réaffirme son soutien et sa solidarité avec l'UGTT, acteur clé de la construction d'une Tunisie juste et libre", a-t-elle ajouté.

 

Les relations entre l'UGTT et Ennahda, les deux principales forces politiques du pays, se sont tendues ces dernières semaines avant de se transformer en conflit ouvert après une attaque des locaux du syndicat le 4 décembre par des islamistes de la Ligue de protection de la révolution, une association proche du pouvoir.

 

Fait rarissime dans l'histoire du pays, la grève générale peut s'avérer un exercice à haut risque dans le contexte de crise socio-économique et d'impasse politique que connaît la Tunisie.

 

L'UGTT réclame notamment la dissolution de la Ligue de protection de la révolution. Le secrétaire général du syndicat Houcine Abassi a confirmé son appel à la grève générale, en dépit de tractations politiques pour l'en dissuader.

 

Dans son histoire, l'UGTT, qui revendique un demi-million de membres, n'a appelé qu'à deux grèves nationales, l'une en 1978 dont la répression a fait des dizaines de morts, et une autre, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Ben Ali. lorientlejour

 

 

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Le Front populaire mobilise ses troupes pour la réussite de la grève générale du 13 décembre

 

Tunisie : Le Front populaire mobilise ses troupes pour a réussite de la grève générale du 13 décembreCe n'est pas un scoop; c'était même prévisible: le Front populaire soutient la grève générale décidée par l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt) pour le 13 décembre prochain et mobilise ses troupes pour la faire réussir.

C'est Hamma Hammami, porte-parole du Front, qui l'a annoncé, au cours d'un meeting populaire organisé, dimanche, par la Coordination régionale du Front populaire à Sfax.

M. Hammami, qui n'a pas apprécié (c'est un euphémisme) les attaques des dirigeants du parti islamiste Ennahdha (au pouvoir) contre le Front populaire exprimées, accusé d'avoir fomenté les récentes agitations sociales à Siliana, a affirmé que «les attaques perpétrées contre le siège de l'Ugtt», mardi dernier, par les Ligues de protection de la révolution, proches (et au service) d'Ennahdha, comme «une atteinte à la liberté, à l'indépendance et au projet démocratique en Tunisie».

Pour un «gouvernement de crise»

«Le Front populaire plaide pour la mise en place d'''un gouvernement de crise'' composé d'un nombre réduit de personnes reconnues par leur compétence», soulignant dans ce contexte, que «l'échec du gouvernement et son incapacité à répondre aux revendications du peuple ne met pas en doute sa légitimité».

Le porte-parole, a appelé le gouvernement à présenter des excuses aux habitants de Siliana et à reconnaitre l'Ugtt en tant qu'«organisation syndicale prestigieuse», outre la dissolution des «ligues de protection de la révolution» qui, selon lui, «protègent le gouvernement et le parti Ennahdha». «L'extrémisme se définit comme étant la négation de la démocratie, des droits et des libertés», a-t-il dit.

Un nombre de dirigeants du Front populaire ont pris la parole tels que Chokri Belaid, secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates unifié et dirigeant du Front populaire, Othman Belhaj Amor (secrétaire général du parti Baâth), Jamel Lazhar (porte-parole du Parti national socialiste révolutionnaire), Abdennasser Layouni (indépendant), Abdelatif Baili (Parti démocrate socialiste), qui ont souligné que le Front populaire a pour mission d'unifier le peuple tunisien et «se mobilisera pour faire réussir la grève générale programmée pour le 13 décembre prochain».

A noter que, la coordination régionale du Front populaire de Sfax est composée de plusieurs partis politiques de gauche, des nationalistes arabes et des indépendants. Il s'agit du Parti des patriotes démocrates unifié, du Parti des travailleurs, du Parti national socialiste révolutionnaire, de la Ligue de la gauche ouvrière, du Front populaire unioniste et des personnalités indépendantes. kapitalis


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“Partis politiques : Les jeunes se mobilisent autour de l’UGTT avec des marches et slogans de soutien le mardi 11 décembre”

 

“Des marches de soutien sous le slogan « Toute la Jeunesse de la Tunisie avec l’UGTT » seront observées, ce mardi 11 décembre à 11h du matin, devant les locaux des Unions Régionales de l’UGTT sur tout le territoire tunisien, par les représentants de la jeunesse au sein de plusieurs partis politiques.

Il s’agit là d’une initiative lancée par les représentants de la jeunesse de la ‘’Voie démocratique et sociale (Al Massar)’’, de ‘’Nidaa Tounes’’, du ‘’Parti Républicain’’ et du ‘’Parti Socialiste’’. Ces marches précèderont la ‘’grève générale’’ programmée par l’UGTT le 13 décembre dans toute la Tunisie, grève qui reste sujette à de nombreuses tractations de toute part, dans le but de faire revenir l’UGTT sur sa décision.” tunivisions.net

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 05:29

Morsi abandonne ses pouvoirs renforcés, maintient le référendum

Le président égyptien Mohamed Morsi a accepté samedi soir d'abandonner ses pouvoirs renforcés pour sortir de la plus grave crise depuis son élection, mais a maintenu au 15 décembre un référendum sur un projet très controversé de Constitution.

Ces décisions ont été annoncées à l'issue d'une rencontre entre le chef de l'Etat islamiste et des personnalités politiques, quelques heures après que l'armée égyptienne eut appelé au dialogue pour éviter que la crise ne débouche sur un "désastre".

"Le décret constitutionnel est annulé à partir de maintenant", a déclaré Selim al-Awa, homme politique islamiste et conseiller de M. Morsi, en faisant le compte-rendu de la rencontre lors d'une conférence de presse à la présidence, en présence du porte-parole du chef de l'Etat.

Ce décret qui plaçait les pouvoirs de M. Morsi au-dessus de tout recours en justice avait provoqué une tempête de protestations et déclenché une fronde au sein de la magistrature. Un nouveau décret le remplace, qui ne comprend plus cette clause.

L'opposition avait dénoncé une dérive autoritaire, M. Morsi se défendant en faisant valoir que la mesure ne durerait que jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.

M. Morsi a en revanche confirmé la date du 15 décembre pour la tenue du référendum sur le projet de Constitution, car la modifier est juridiquement impossible, a-t-il ajouté en présence du porte-parole du chef de l'Etat.

Le référendum doit légalement être organisé deux semaines après la remise du projet de loi fondamentale au chef de l'Etat, ce qui a été fait le 1er décembre.

L'opposition souhaite qu'un report permette d'élaborer un texte plus consensuel. Elle accuse la mouture actuelle d'ouvrir la voie à une islamisation accrue de la législation et de manquer de garanties pour les libertés, en particulier d'expression et de religion.

"Le président était présent pendant la réunion et a affirmé qu'il acceptait et qu'il s'engageait à respecter les décisions qui y ont été prises", a rapporté M. Awa, un ancien rival de M. Morsi à l'élection présidentielle de juin dernier.

La principale formation de l'opposition, le Front du salut national (FSN), ne participait pas à la rencontre. Il a fait du report du référendum l'un de ses chevaux de bataille, avec l'annulation du décret sur les pouvoirs présidentiels.

"Sentier obscur"

Ces annonces ont été faites quelques heures après que l'influente armée égyptienne eut lancé un appel solennel au dialogue.

Dans son communiqué, l'armée a prévenu que, faute de dialogue, l'Egypte emprunterait "un sentier obscur qui déboucherait sur un désastre", ce que l'institution militaire "ne saurait permettre".

Ces derniers jours, l'armée a assuré la protection du palais présidentiel au Caire visé par des manifestations, tout en faisant savoir qu'elle n'emploierait pas la violence.

L'armée joue traditionnellement un rôle important en Egypte, même si M. Morsi, premier président civil du pays, l'avait rendue moins présente en août en mettant à la retraite son chef, le maréchal Hussein Tantaoui.

Le Front du salut national a appelé dans la journée à poursuivre le mouvement de protestation jusqu'à ce que ses "revendications légitimes et pacifiques se concrétisent".

Le FSN a également laissé planer une menace de grève générale pour faire plier M. Morsi, dont elle avait la veille décliné une offre de dialogue jugée "pas sérieuse".

Les formations islamistes qui soutiennent M. Morsi, dont le puissant mouvement des Frères musulmans dont est issu le président, ont en revanche refusé catégoriquement tout report du référendum constitutionnel.

De petits groupes de manifestants ont continué samedi de se rassembler à proximité du palais présidentiel, épicentre des manifestations massives des pro et anti-Morsi ces derniers jours, et désormais protégé par des soldats et des chars qui en bloquent l'accès.

Des affrontements entre partisans et adversaires du président mercredi soir avaient fait sept morts et des centaines de blessés à proximité du palais. liberation.fr/depeches

 

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Les partis islamistes refusent le report du référendum

Une coalition de partis islamistes a rejeté la demande de l'opposition de repousser le vote du 15 décembre sur le projet de Constitution.

Le référendum voulu par Mohamed Morsi ne sera pas reporté. Une coalition de treize partis et mouvements islamistes égyptiens, dont celui des Frères musulmans, a rejeté, samedi, tout report du référendum sur le projet de Constitution qui divise le pays, réclamé par l'opposition au président islamiste Mohamed Morsi.

Ces partis "insistent pour que le référendum sur la Constitution ait lieu à la date prévue (15 décembre, ndlr), sans modification ni report", selon un communiqué lu à la presse par le numéro deux des Frères musulmans, Khairat Al-Chater.

Le communiqué est signé par le mouvement des Frères musulmans et son bras politique, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), ainsi que par le parti Al-Nour, principale formation fondamentaliste salafiste d'Egypte. Ces partis et mouvements étaient en position de force au sein de la commission qui a élaboré le projet de Constitution. Ce texte doit être soumis à référendum le 15 décembre.

 

Calme précaire

Samedi matin, le calme était revenu au Caire, après plusieurs jours d'affrontements entre pro et anti-Morsi. Aucun mouvement de foule n'était à signaler aux abords du palais présidentiel, cerné la veille par les opposants au chef de l'Etat. Mais ce refus du report du référendum devrait à nouveau attiser les tensions.

Vendredi soir, le vice-président Mahmoud Mekki avait annoncé qu'un report du scrutin pouvait être envisagébfmtv

 

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Yahia Al Gamel. Constitutionnaliste et opposant

«Le président Morsi a divisé le pays»

 

Grande figure de l’opposition du temps de Moubarak, le juge Yahia Al Gamal craint que son pays sombre dans l’inconnu en raison de l’attitude du président Morsi. Il décrit un pays divisé : les Frères musulmans et le reste du peuple égyptien qui rejette au prix du sang «les dérives du nouveau pouvoir».  

- L’Egypte franchit un cap dangereux avec des affrontements d’une rare violence, causant la mort de manifestants. La situation risque-t-elle de s’aggraver ?

Le pays traverse un moment d’une extrême gravité. Le sang des valeurs révolutionnaires, qui ont réussi à faire chuter le tyran Moubarak au cours de la révolution du 25 janvier 2011, a coulé encore. Les milices des Frères musulmans ont commis l’irréparable en s’attaquant à des manifestants pacifiques, femmes et hommes. Elles ont enlevé et torturé des protestataires. Les décisions du président Mohamed Morsi ont envenimé la situation. Le président Morsi a renié tous les engagements qu’il avait pris pendant la campagne présidentielle. En six mois, il a réussi à diviser le pays. D’un côté les Frères musulmans et de l’autre le reste du peuple égyptien qui rejette les dérives autoritaires du pouvoir. Il est apparu comme le chef d’un clan. Le pays vit une tension dangereuse et il est exposé à un péril réel.

 

- Le président Morsi a appelé à un dialogue national pour aujourd’hui, alors que les forces révolutionnaires et toute l’opposition rejettent l’appel, pourquoi ?

Le président Morsi n’a pas appelé au dialogue. C’est de pure forme. Il feint d’ignorer la crise et ses causes. Après son silence incompréhensible alors que le pays brûlait, il sort de son mutisme pour s’adresser au peuple dans un discours qui n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation. Un discours qui ne diffère pas de celui de Moubarak. L’opposition démocratique, des nationalistes, des libéraux, des partis de gauche et toutes les forces révolutionnaires rejettent «l’appel» de Morsi, et ils ont raison. A quoi sert-il de dialoguer, alors que le président campe sur ses positions ? Les Egyptiens en majorité exigent l’annulation de la déclaration constitutionnelle qui octroie au Président des pouvoirs hors de portée de la justice. Plus grave encore, Morsi s’entête à organiser le référendum dans une semaine. C’est une absurdité.

 

- Justement, c’est la déclaration constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres. Se base-t-elle sur un fondement juridique ou constitutionnel ?       

En aucun cas. Cette déclaration constitue une grave atteinte à la justice et menace ses fondements. Elle vise à soumettre le pouvoir judiciaire. C’est une remise en cause des acquis de la révolution. Morsi veut s’octroyer des pouvoirs absolus. Une dérive dictatoriale. Mais il ne savait pas que les Egyptiens, à leur tête les juges, sont vigilants et qu’ils ne sont pas résignés.

 

- Comment voyez-vous la tenue du référendum sur la Constitution prévu pour le 15 décembre, alors que le pays est en proie à une crise profonde ?

S’obstiner à organiser un référendum sur la Constitution c’est courir le risque de plonger le pays dans l’inconnu. Le pays est sur un brasier. Comme Moubarak, Mohamed Morsi est aveuglé par le pouvoir. Il est quasi impossible de tenir ce référendum à moins que Morsi cherche un affrontement aux conséquences incalculables. Mais ce qui est encore plus dangereux pour le pays, c’est de vouloir imposer une Constitution qui a été rédigée dans des conditions très discutables. En réalité, ce n’est pas une Constitution. C’est un texte qui a été bâclé dans l’urgence sur instruction du Président dans le seul but est de prendre de court le mouvement de contestation. C’est une grande supercherie. Cela dénote de la légèreté avec laquelle le pouvoir actuel traite des questions fondamentales qui engagent le pays sur des décennies. Morsi n’a d’autre choix que d’annuler la déclaration constitutionnelle et le référendum, s’il ne veut pas vivre le même scénario que celui de Moubarak.

 

- Face à cette situation, l’opposition organisée au sein du Front de sauvegarde nationale est-elle capable de barrer la route aux dérives autoritaires du pouvoir ?

Il est évident que les Frères musulmans ont totalement échoué à réaliser les objectifs de la révolution. La situation que traverse le pays, aujourd’hui, a poussé les forces démocratiques à s’unir, à s’organiser et à prendre sérieusement les choses en main. A charge à elle d’ouvrir des perspectives politiques sérieuses à cette insurrection. Le pays est en train de vivre un souffle révolutionnaire. elwatan

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 مرسي يستبدل الإعلان الدستوري بآخر والاستفتاء في موعده

 

ألغي الرئيس المصري محمد مرسي الإعلان الدستوري الذي أثار جدلا سياسيا في مصر مع الابقاء على ما ترتب عليه من آثار وذلك عقب اجتماعه مع بعض رموز القوى السياسية لحل الأزمة في البلاد.

وكان رئيس الوزراء هشام قنديل صرح في وقت سابق بأن "المجتمعون مع الرئيس محمد مرسي اتفقوا على تشكيل لجنة لتعديل الإعلان الدستوري، بما لا يفرغه من مضمونه، ويزيل المخاوف منه في جميع المؤسسات".

 

وأشار إلى أن اللجنة تتكون من الدكتور محمد سليم العوا، والدكتور محمد محسوب، وأيمن نور، الفقيه الدستوري ثروت بدوي وأحمد كمال أبوالمجد، جمال جبريل، مضيفًا إذا انتهت إعادة الصياغة سيصدر في صورة إعلان دستوري جديد.

وفي مؤتمر صحفي بمقر رئاسة الجمهورية أوضح السياسي سليم العوا، إنه تم الاتفاق على الابقاء على موعد 15 من ديسمبر / كانون الأول الجاري للاستفتاء على مشروع الدستور لانه لا يمكن قانونيا تغيير هذا الموعد.

ونص الاعلان الدستوري الجديد الصادر عن مرسي وتلاه العوا على التالي :

المادة الأولى:

يلغى الإعلان الدستوري الصادر بتاريخ 21 نوفمبر اعتبارًا من اليوم، ويبقى صحيحًا ما ترتب عليه من آثار.

المادة الثانية:

إعادة التحقيقات في جميع جرائم قتل الثوار التي ارتكتب إذا ما توفرت أدلة وقرائن جديدة، وتتم إعادة المحاكمة، حتى لو كان قد صدر حكم نهائى بالبراءة.

المادة الثالثة:

في حالة عدم موافقة المواطنين على مشروع الدستور يدعي رئيس الجمهورية لانتخاب جمعية تأسيسية خلال 3 أشهر انتخابًا حرًا من الشعب على أن تنهي الجمعية الجديدة إعداد مشروع الدستور خلال 6 أشهر على أن يطرح الرئيس للاستفتاء في مدة لا تزيد عن شهر.

المادة الرابعة:

لا يجوز الطعن على الإعلان الدستوري ولا الإعلانات الدستورية السابقة الصادرة أمام المحاكم.

المادة الخامسة:

ينشر هذا الإعلان في الجريدة الرسمية ويعمل به من تاريخ صدوره.

وكانت جبهة الإنقاذ الوطني المعارضة في مصر قد دعت في وقت سابق إلى الاحتشاد والاعتصام في الميادين حتى تتحقق مطالبها ومن بينها إسقاط الإعلان الدستوري ورفض إجراء استفتاء على الدستور وإلزام رئيس الجمهورية باتخاذ تدابير فورية "لحل الميليشيات شبه العسكرية المنظمة داخل جماعة الإخوان".

كما تضمنت المطالب حماية المظاهرات والمسيرات السلمية، وندب قاض للتحقيق في "الجرائم التي وقعت في دائرة قصر الرئاسة مساء الأربعاء".

الجيش يحذر

وكانت القوات المسلحة المصرية قد أصدرت بياناً أذاعه التلفزيون الرسمي قالت فيه "إنها تؤكد على أن منهج الحوار هو الأسلوب الأمثل للوصول الى توافق يحقق مصلحة الوطن والمواطنين".

وأضاف الجيش المصري في بيانه "إن استمرار عدم التوافق لن يكون في مصلحة أي طرف من الأطراف، وحذّر من العنف مشيراً إلى أن الجيش لن يقبل بوقوع أعمال عنف".

وذكر الجيش أن "المؤسسة العسكرية دائما إلى شعب مصر وتحرص على وحدة صفه".

مصدر في رئاسة الجمهورية صرح لبي بي سي بأن الرئيس وافق من حيث المبدأ على تعديل الإعلان الدستوري الصادر في 21 نوفمبر وشكل لجنة قانونية لدراسة تعديل الإعلان الدستورى حتى لا يتم الطعن عليه.

وأوضح المصدر أن هناك طرح لم يتخذ قرار بشأنه حتى الآن بشأن اقتراح آلية للتصويت بإضافة المواد الخلافية في ورقة التصويت ولكنه لم يدل بمزيد من التصريحات.

bbc

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