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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:05
Selon BBC en Arabe : le président Ali Abdallah Saleh, soigné pour blessures en Arabie Saoudite, aurait regagné le Yémen …
 
Confirmé par plusieurs autres sources
 
الرئيس اليمني إالى اليمن يعود إلى اليمن الجمعه 23 سبتمبر
الرئيس اليمني إالى اليمن يعود إلى اليمن الجمعه 23 سبتمبر

              قال التلفزيون اليمني إن الرئيس علي عبد الله صالح عاد إلى اليمن يوم الجمعة بعد ان قضى ثلاثة اشهر في السعودية يتعافي من اثار محاولة اغتيال في يونيو حزيران الماضي.
وقال التلفزيون اليمني في خبر عاجل "عاد على عبد الله صالح رئيس الجمهورية صباح اليوم ".الى أرض
الوطن سالما بعد رحلة علاج في الرياض استمرت أكثر من ثلاثة أشهر
 
    
 
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Le président Saleh rentre au Yémen, les combats repartent de plus belle

Le président Ali Abdallah Saleh, sérieusement blessé dans un attentat début juin à Sanaa, a regagné le Yémen après trois mois de soins en Arabie saoudite, annonce vendredi 23 septembre au matin la télévision nationale yéménite.

Saleh, contesté par la rue depuis janvier, a été blessé et partiellement brûlé dans un attentat contre son palais présidentiel le 3 juin. Le président, qui a accédé aupouvoir en 1978, avait annoncé le 16 août qu'il serait prochainement de retour dans son pays.

Son retour, salué par des tirs d'armes automatiques et des explosions dans la capitale, a été annoncé dans la matinée par la télévision nationale yéménite.

Les combats se sont intensifiés peu après l'annonce du retour surprise à Sanaa du président Ali Abdallah Saleh, ses forces n'hésitant pas à bombarder certains quartiers de la capitale à l'arme lourde. "Nous nous dirigeons à coup sûr vers une escalade de la violence, mais laissons-le revenir", a déclaré un organisateur des manifestations anti-Saleh, Mohamed Asl. "Nous voulons qu'il revienne et qu'il soit jugé pour ses crimes."

Les affrontements entre partisans et opposants au régime du président Saleh se sont propagés à travers la capitale Sanaa, faisant 16 morts, jeudi 22 septembre.
 

 

DES MANIFESTATIONS PRÉVUES VENDREDI

Les manifestants ont prévu de descendre dans les rues de la capitale après les grandes prières hebdomadaires de ce vendredi, ce qui augure d'une poursuite des affrontements entre les fidèles du chef de l'Etat et ceux qui réclament son départ dupouvoir.

Après cinq jours de combats, le bilan dépasse les 100 morts. Très contesté depuis janvier dans la rue, M. Saleh refuse de quitter le pouvoir et l'on ignore dans l'immédiat les motifs ou l'objectif de son retour au pays.

 

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En réponse au retour de Saleh, une immense manifestation exigeant non seulement son départ mais également son jugement…… (جمعة واثقون بنصر الله إب٢٣ ٩ )

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Saleh appelle à une trêve après son retour surprise à Sanaa

Le président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh est rentré vendredi à Sanaa après plus de trois mois en Arabie saoudite, au moment où des combats continuaient d'opposer ses partisans et opposants dans la capitale. ( © AFP -)

SANAA (AFP) - Le président contesté du Yémen Ali Abdallah Saleh a regagné son pays vendredi après une absence de trois mois, et appelé aussitôt à une trêve dans les combats sanglants entre ses partisans et les opposants qui secouent Sanaa depuis six jours.

"Le président appelle toutes les parties politiques et militaires à un cessez-le-feu", a rapporté l'agence officielle Saba. Pour le chef de l'Etat, "il n'y a point d'autre solution que le dialogue et les négociations pour arrêter l'effusion du sang et parvenir à un règlement".

Selon l'agence, le chef de l'Etat prononcera "un important discours à l'adresse du peuple à l'occasion du 49e anniversaire de la révolution du 26 septembre", probablement dimanche.

La situation s'était relativement calmée en début d'après-midi à Sanaa mais les combats ont repris plus tard dans la journée, notamment dans le centre de Sanaa où les affrontements étaient violents.

Sur le plan diplomatique, la Maison Blanche a pressé M. Saleh d'"engager une transition complète du pouvoir" et "condamné l'usage de la force" contre les manifestants, tandis que Paris a demandé au président yéménite d'engager rapidement le plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe.

Confronté depuis janvier à une révolte dans la rue, M. Saleh, accusé de corruption et de népotisme, est revenu d'Arabie saoudite où il avait été hospitalisé après des blessures reçues lors d'une attaque contre son palais à Sanaa le 3 juin.

"Il est rentré à Sanaa pour mettre de l'ordre dans la maison et préparer des élections", a déclaré à l'AFP un responsable saoudien de haut rang ajoutant sous couvert d'anonymat, qu'il devrait "ensuite quitter", sans plus de précision.

A l'annonce de son retour surprise par la télévision d'Etat, des tirs de joie ont été tirés dans les quartiers du sud de la capitale, contrôlés par les brigades de l'armée qui lui sont restées fidèles.

Au même moment, les forces pro-Saleh tiraient des obus sur le quartier Al-Hassaba (nord), où les hommes du puissant chef tribal Sadek al-Ahmar rallié à la contestation, étaient engagés dans des combats contre ceux d'un dignitaire tribal fidèle à M. Saleh, Saghir ben Aziz, selon des sources tribales.

Des affrontements avaient lieu dans d'autres quartiers de la capitale, selon des témoins, après des violences nocturnes qui ont fait six morts, quatre à Al-Hassaba et deux sur la place du Changement, épicentre de la contestation où campent les protestataires, selon des sources médicale et tribale.

 

Au total, 16 personnes ont péri jeudi à Sanaa.

Vendredi matin, deux hommes de cheikh al-Ahmar ont été tués et 23 autres blessés par des tirs d'obus sur Al-Hassaba, a indiqué une source tribale.

En fin d'après-midi, des tirs d'armes automatiques et des explosions retentissaient également à Al-Hassaba, ont indiqué des habitants. Selon des sources tribales, les forces loyalistes bombardaient le quartier avec des obus de mortier.

Une source de la tribu de cheikh Al-Ahmar a fait état de la mort de 10 personnes à Al-Hassaba, alors que des sources médicales rapportaient le décès de deux personnes tuées par la chute d'une bombe sur la place du Changement.

Cela porte à 107 le bilan des morts depuis le regain des violences dimanche, selon des sources médicales et proches des belligérants.

A la mi-journée, des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées rue Sittine, jouxtant la place du Changement à Sanaa où ont été placés les cercueils de 40 personnes tuées dans les combats pour une prière collective.

Sur la rue Sabiine, jouxtant le palais présidentiel, des milliers de pro-Saleh ont également prié à la mémoire de 21 militaires, dont les cercueils ont été exposés à la foule, et lancé des slogans à la gloire du président.

A Taëz, au sud-ouest de Sanaa, une personne a été tuée et deux blessées dans la chute d'obus sur la place de la Liberté alors qu'un hôtel a pris feu, a-t-on appris auprès de protestataires.

Au pouvoir depuis 33 ans, M. Saleh a refusé jusqu'ici de céder en signant un plan de sortie de crise élaboré par les monarchies arabes du Golfe, malgré les pressions internationales.

Le Yémen se trouve à un "carrefour très dangereux et sensible", a estimé le Haut Commissaire pour les droits de l'Homme de l'ONU, Navi Pillay, après la vague de violences qui a éclaté dimanche lorsque les pro-Saleh ont ouvert le feu sur des manifestants dans la capitale.

 

source : http://www.liberation.fr/depeches/01012361553-yemen-retour-du-president-conteste-saleh-
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:45
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:29

« La Palestine vivra et vaincra ! »

Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, à cette grande tribune où sont représentés tous les peuples de la Terre, pour réaffirmer aujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice historique envers un peuple qui porte en soi depuis toujours toute la douleur et toute la souffrance du monde.

 

Miraflores, le 17 septembre 2011


 

Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la vérité, dans son ouvrage mémorable La grandeur de Yasser Arafat : La cause palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a subies et continue de subir. Elle est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de résistance permanente et irréductible qui est d’ores et déjà inscrite dans la mémoire héroïque de la condition humaine. Une volonté de résistance qui sourd de l’amour pour la terre. Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet amour :


Qu’avons-nous besoin du souvenir
Le Carmel est en nous
Et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée
Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre
Nous sommes dans la chair de notre pays
Il est en nous.


Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : « D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. C’est là – comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas ; lui nier le droit à l’existence. »


À ce sujet, saluons la raison le grand écrivain espagnol Juan Goytisolo lorsqu’il affirme catégoriquement : « La promesse biblique de la terre de Judée et de Samarie aux tribus d’Israël n’est pas un contrat de propriété entériné par-devant notaire qui autorise à expulser de leur terre ceux qui y sont nés et qui y vivent. Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule voie si l’on veut conquérir la paix. »


Nous souffrons et nous indignons en constatant que ceux qui ont subi l’un des pires génocides de l'Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple palestinien ; nous souffrons et nous indignons en constatant que le legs de l’Holocauste est la Nakba. Il est simplement indignant de constater que le sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il va sans dire, au passage, que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les Arabes ne sont pas partie prenante. De plus, n’oublions pas que c’est le peuple sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État colonialiste israélien.


Qu’on me comprenne bien : une chose est de refuser l’antisémitisme, autre chose, et une autre, très différente, est d’accepter passivement que la barbarie sioniste impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique, quiconque refuse la première doit condamner la seconde.


Qu’ils me soit permis une digression nécessaire : il est franchement abusif de confondre sionisme et judaïsme ; nombre d’intellectuels juifs, tels Albert Einstein et Erich Fromm, se sont chargés de nous le rappeler au fil du temps. Et, aujourd’hui, de plus en plus de citoyens conscients au sein même d’Israël, s’opposent ouvertement au sionisme et à ses pratiques terroristes et criminelles.


Il faut le dire clairement : le sionisme, comme vision du monde, est foncièrement raciste. Ces affirmations de Golda Meir, d’un cynisme atterrant, en sont une preuve criante : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce qu’on l’on appelle les Palestiniens n’existe pas. Ce n’était pas comme s’il y avait eu un peuple en Palestine, qui se considérait comme le peuple palestinien, et que nous étions venus, les avions jetés dehors et leur avions enlevé leur pays. Ils n’existaient pas. »


Rappelons-nous : c’est dès la fin du XIXe siècle que le sionisme a parlé du retour du peuple juif en Palestine et de la création d’un État national qui lui soit propre. Cette prise de position s’imbriquait parfaitement dans le colonialisme français et britannique, comme il ferait ensuite dans l’impérialisme yankee. L’Occident a, depuis toujours, appuyé et encouragé l’occupation sioniste de la Palestine par la voie militaire.


Lisez et relisez donc ce document qui est connu historiquement comme la Déclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, en dénigrant délibérément la présence et la volonté de de ses habitants. Et rappelons que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa propriété entière et exclusive.


Rappelons encore que, dès la deuxième décennie du XXe siècle, le sionisme, profitant de l’occupation coloniale de la Palestine par la Grande-Bretagne, a commencé à développer son projet expansionniste. Et qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi – quelle honte ! – 56% du territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à l’autodétermination devenait lettre morte.


De 1948 à nos jours, l’État sioniste a poursuivi sa stratégie criminelle contre le peuple palestinien. Pour ce faire, il a toujours pu compter sur un allié inconditionnel : les États-Unis d’Amérique. Et cette inconditionnalité se traduit par un fait bien concret : c’est Israël qui oriente et fixe la politique internationale étasunienne au Moyen-Orient. Edward Saïd, cette grande conscience palestinienne et universelle, soutenait avec force raison que tout accord de paix qui se construirait sur l’alliance avec les USA, loin d’amenuiser le pouvoir du sionisme, le confortera.


Toutefois, contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire croire au monde à travers les multinationales de la communication et de l’information, ce qui est arrivé et ce qu’il continue d’arriver en Palestine n’est pas – disons-le avec Saïd – un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué du sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.


Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb durci.


La sécurité de la Palestine ne peut se réduire à la simple reconnaissance d’un auto-gouvernement et d’un auto-contrôle policier limités dans ses « enclaves » de la Rive Ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne dispersée dans le monde entier, aux termes de la Résolution 194.


Il n’est pas croyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et début 2009.


Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,


On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. Nous avons soutenu en 2005, devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies était épuisé. Le fait que le débat sur la question de la Palestine ait été ajourné et qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle confirmation.


Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto, au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit international en Libye, permet à Israël de faire ce qui lui chante, devenant ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la plaie : « compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste. »


Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans son mémorable poème « Sur cette terre » :


Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre
Il y a sur cette terre,
Le commencement des commencements,
La fin des fins.
On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.
Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame,
Je mérite de vivre.
Elle continuera de s’appeler la Palestine. Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !


Hugo Chávez Frías
Président de la République bolivarienne du Venezuela

  

  

publié par : http://www.michelcollon.info/La-Palestine-vivra-et-vaincra.html

  

  

  

  

  

  

  

  

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:06
 
Une guerre civile ne profiterait qu’à Israël

Chrétiens du Moyen-Orient : Le Patriarche, les catacombes et la révolution
Les chrétiens du Moyen-Orient ont suivi avec le plus grand intérêt la visite protocolaire du Patriarche maronite Mar Boutros Béchara Raï en France [1].
On n’en revenait pas d’entendre de la bouche du Pasteur ce que chacun d’entre nous aurait souhaité dire au monde. Pour quelques jours les chrétiens se sont sentis dignes et libres, loin de toute récupération du langage et de toute sophistication des idées qui les obligeaient à se contenter de vivre dans les catacombes de l’actualité.
Il faut avoir vécu la guerre du Liban, celle de l’Irak ou le génocide arménien, pour savoir ce que c’est que d’être court-circuité par les moyens de (dés) information et de ne plus faire partie du consensus mondial, et de subir ainsi l’injustice tout en étant vilipendé. En ces temps-là-les chefs religieux devaient, par égard pour leurs ouailles, relativiser les sévices commis contre elles. Ultime humiliation : il fallait ne jamais transgresser le politiquement correct même pour stigmatiser une injustice, une répression ou un génocide.
Que les régions chrétiennes soient bombardées jour et nuit par une armée arabe venue pour instaurer la paix, au Nom de Dieu on réclamait le silence et la patience ; que les chrétiens soient chassés de leur région, massacre aidant, dans le cadre d’une redistribution démographique programmée, on insistait sur la nécessité de pardonner ; qu’ils soient persécutés au point de prendre le chemin de l’exil laissant à d’autres leurs biens meubles et immeubles, on leur disait qu’il était inutile de réclamer. En ces temps-là, leurs pasteurs ne se permettaient pas l’imprudence de contrarier les bourreaux et moins encore les commanditaires internationaux de ces derniers.
Qu’ils soient dissidents ou sympathisants du régime, les chrétiens ont toujours tort. Au Liban ou jadis en Arménie ils avaient tort de réclamer leur indépendance. En Irak ou en Syrie ils ont tort de ne pas trahir leur pays. Ils ont tort de ne pas se plier aux diktats des grandes puissances qui un jour répriment la dissidence et un autre l’imposent.
C’est ainsi que les chrétiens des pays arabes payent la dette d’être en trop sur l’échiquier de la région. C’est sans doute pour leur épargner de plus grandes souffrances que leurs pasteurs ont préféré vivre dans les catacombes du silence, les entraînant à y résider avec eux. Il faudrait avoir été obligé,manu militari et in nomine Dei (par la force des armes et au Nom de Dieu) à rentrer dans ces catacombes-là pour comprendre la libération que sentent aujourd’hui beaucoup de chrétiens grâce aux prises de position courageuses de ce Patriarche à qui « la Gloire du Liban a été donnée ». Oui, ils constatent que les temps ont changé puisque leur Pasteur ose dire simplement ce qu’ils pensent dans le secret : leurs peurs, leurs désirs, leur vérité. En vérité il les guide vers la plus grande libération : celle de la vérité qui s’ose dire puisque c’est la vérité qui rend libre. C’est bien ici que la révolution, la vraie, commence, avec son chemin de croix pour quiconque « rend témoignage à la vérité » [2].
Les chrétiens sont tellement reconnaissants que « leur » Patriarche ne craigne pas d’affronter le tollé d’une opinion publique massivement ralliée à des thèses préfabriquées. Oh comme ils apprécient que cet homme de Dieu n’ait pas peur des voix dissidentes qui se sont élevées à l’intérieur même de son troupeau. Ils reconnaissent en ce Patriarche le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
C’est un miracle qu’un Patriarche parle à l’encontre de la majorité bien pensante du Nouvel Ordre Mondial. C’est une révolution que les chrétiens des catacombes du mutisme et de la répression retrouvent un chef qui dise leur vérité nue sans additifs ni édulcorants. Le monde en a été suffoqué, les médias abasourdis, les chancelleries, la française en premier, n’en reviennent pas que l’Eglise d’Orient puisse avoir un chef si ancré dans la véracité qu’il n’a pas peur de dire simplement ce qu’il pense.
La gêne qui l’accueille montre à quel point, sans le savoir, nous avons tous glissé dans un totalitarisme d’un genre nouveau, aussi dangereux que larvé.
Depuis des mois nous pouvons constater, en zappant entre les diverses chaînes satellitaires d’information, que partout c’est le même son de cloche, la même version. On se croirait revenu au régime du parti unique à cette nuance près que chaque chaîne déploie différemment les artifices du tridimensionnel multicolore pour enjoliver la ration pour dupes qu’elle propose à ses téléspectateurs. Cette information « uniformisée » et monopartite, administrée sous couvert d’intérêt militant pour la démocratie et la liberté des peuples opprimés, est ingurgitée pieusement et massivement par les téléspectateurs qui ont peur de se départir des scénarios qui leur sont inlassablement présentés parce qu’ils croient qu’ils prennent parti pour la bonne cause.
Aussi, c’est avec soulagement et gratitude que les chrétiens non gagnés aux thèses fallacieuses des maîtres du monde, accueillent les courageuses et franches assertions du Patriarche concernant la situation dramatique liée au « printemps arabe ». Face à ce printemps qui a déjà fait plus de 60’000 morts en Libye, Béchara Raï reste dubitatif quant à sa portée réelle sur le présent et l’avenir de la démocratie au Moyen-Orient [3] en général et au sort des chrétiens en particulier. Il le dit en toutes lettres : « Il est nécessaire pour tous les régimes de la région de respecter leurs peuples mais la théorie du soulèvement romantique des opprimés contre les régimes dictatoriaux est caricaturale. L’action de la communauté internationale, que ce soit au niveau des Etats ou du Conseil de sécurité, devrait tenir compte de ce paramètre. » Pour la Syrie il le dit haut et fort : « Nous redoutons une guerre civile ou l’avènement d’un régime plus radical, ainsi que le démembrement du monde arabe en mini-Etats confessionnels qui ne conviendraient qu’à Israël. [4] »
Et de préciser : « Que se passera-t-il en Syrie ? Y aura-t-il une guerre sunnito-alaouite dans ce pays ? Ce serait non pas une démocratie mais un génocide. Lorsque des sociétés sont victimes de guerres, de crises économiques et de privation des droits élémentaires de l’homme, nous ne pouvons que nous inquiéter pour les chrétiens, parce que nous ne voulons pas qu’ils soient traités en tant qu’étrangers. Lorsque les régimes dans certains Etats sont religieux (...), nous vivons en danger permanent » [5].
Aussi, fidèle aux orientations générales de l’Église Catholique, le Patriarche favorise l’option d’un État civil avec la séparation du politique et du religieux, seule garantie contre les « déviations » du confessionnalisme.
Auprès des officiels français, le Patriarche n’a pas craint d’évoquer le sort des chrétiens dans les pays dont les régimes ont été renversés, ou dans les pays en proie à des soulèvements populaires. « Il est nécessaire d’aider les chrétiens du monde arabe aux plans matériel, humain et spirituel, pour leur permettre de tenir bon dans leurs pays respectifs » [6].
Je cite en son entier le rapport de presse de Louis Denghien du site Infosyrie paru le 9 septembre 2011 :
« Au cours d’une conférence de presse tenue à Paris le 8 septembre, le nouveau patriarche maronite Mgr Béchara Raï a mis l’Occident et la France en garde contre la percée de mouvements islamistes radicaux dans le monde arabe, à la faveur des révoltes et révolutions en cours. Et le 77e patriarche de l’Eglise chrétienne maronite a clairement dit que la Syrie n’était pas totalement à l’abri d’une sanglante subversion de type islamiste. Il a du reste invité les occidentaux à donner « plus de chance à Bachar al-Assad »pour mettre en application les réformes politiques et sociales annoncées en juillet. « En Syrie, le président n’est pas comme quelqu’un qui, à lui seul, peut décider des choses. Il a un grand parti Baas qui gouverne. (Assad) lui, en tant que personne, est ouvert » a notamment déclaré le patriarche d’Antioche qui a encore précisé : « Nous ne sommes pas avec le régime mais nous craignons la transition ».
Mgr Raï, qui est libanais, s’est également étonné que les pays occidentaux s’opposent à renforcer l’armement de l’armée libanaise, ou refusent de faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies relatives au retour des Palestiniens dans leur pays.
A dire vrai, Mgr Raï n’est pas si naïf : il a mis les pieds dans le plat géopolitique en remarquant, au cours de sa conférence de presse, que les pays occidentaux n’étaient soucieux que des intérêts d’Israël. « Tout ce qui se passe dans les pays arabes, émiettant leur unité, va dans l’intérêt d’Israël » a précisé le patriarche qui s’est encore « interrogé » sur le type de démocratie que les Américains avaient installée en Irak.
Mgr Béchara Raï n’est certes pas le premier dignitaire chrétien à s’inquiéter ouvertement de la montée en puissance, notamment militaire, des groupes islamistes radicaux en Syrie (voir nos articles « Une religieuse syrienne : mensonges médiatiques & réalités de terrain » et « Ca commence à se dire : les chrétiens syriens redoutent la « dérive islamiste » de la rébellion », mis en ligne les 19 et 16 août). Recevant les lettres de créances du nouvel ambassadeur syrien auprès du Saint-Siège, le 9 juin dernier, le Pape, tout en appelant en substance le gouvernement de Damas à privilégier le dialogue par rapport à la répression avait eu ces mots : « Pour faire progresser la paix dans la région, une solution globale doit être trouvée. Celle-ci ne doit léser les intérêts d’aucune des parties en cause et être le fruit d’un compromis et non de choix unilatéraux imposés par la force. Celle-ci ne résout rien, pas plus que les solutions partielles ou unilatérales qui sont insuffisantes ». Une ou deux pierres symboliques dans le jardin des puissances occidentales, très pressées de faire de la Syrie un nouvel Irak, au risque de contraindre à leur tour les chrétiens syriens à choisir entre la valise et le cercueil ! 
Fin de citation.
Dans ses prises de position, le Patriarche Raï était en harmonie avec celles du Patriarche grec orthodoxe Ignace IV Hazim et du Patriarche grec-catholique Grégoire III Laham. Il s’est interrogé sur le genre de démocratie que les puissances occidentales privilégient en Orient. « De quelle démocratie s’agit-il en Iraq, à la lumière de l’exode massif des chrétiens de ce pays ? ». Le chef de l’Église maronite a manifesté sa crainte que le processus entamé pour renverser le régime syrien –dont il n’a pas caché les vices – ne mène à un exode massif des chrétiens et à une guerre civile aux conséquences désastreuses pour toute la région.
Sans craindre de prendre une position différente de celle de la France, le Patriarche Raï a parlé avec réalisme du Président Bachar El Assad –de qui le Président Sarkozy affirme qu’« il est fini » [7] - et a demandé qu’une chance soit donnée à son plan de réforme. Il soulignait indirectement son désaveu de toute ingérence extérieure et de toute escalade para militaire dans le processus de démocratisation de la Syrie. En cela il rejoint les préoccupations d’une partie non négligeable de l’opposition syrienne intra muros. Il a cependant pris soin de préciser que l’Église n’appuie aucun régime en particulier. Son action n’étant pas politique mais pastorale.
Le Patriarche n’a pas eu peur de contrecarrer les médias de la désinformation. Il a exprimé sa sollicitude et son inquiétude pour l’avenir des minorités chrétiennes du Moyen-Orient, plus précisément en Syrie où, affirmait-il, l’instauration d’un régime religieux d’obédience sunnite allait exaspérer les tensions entre Sunnites et Chiites dans la région.
Revenir aux catacombes pour concilier l’avenir ?
Les positions pastorales du Patriarche maronite ont été reçues disgracieusement par les chrétiens de la nouvelle opposition libanaise qui ont essayé de jeter de la poudre aux yeux de l’opinion publique en dénonçant « des propos confessionnels discriminatoires » de la part de leur chef religieux.
Les positions de ces politiciens veulent, par précaution, ménager la sensibilité de l’opposition syrienne qui, jouissant de l’appui international, est convaincue qu’elle va renverser le régime. Les chrétiens ne devraient donc pas prendre trop clairement position contre l’opposition syrienne. Ils prônent en définitive encore et toujours les catacombes pour les chrétiens du Moyen-Orient. Mais, pour toute personne non engagée politiquement, comment justifier l’injustifiable devant les crimes confessionnels de Qusayr, de Homs ou de Kafarbohom, perpétrés par des sunnites contre des chrétiens ou des alaouites ? Ces actes barbares cherchent à fomenter la guerre civile en comptant sur les actes de vengeance de la part des familles des victimes.
Il faut venir en Syrie et, notamment, à Homs ces jours-ci pour voir de ses propres yeux l’incroyable réalité des groupuscules terroristes qui, protégés par le silence international, dévastent la ville et, plus précisément, les vieux quartiers chrétiens du centre. Une amie syro-arménienne, était avec son mari et son fils, médecins de profession, dans leur clinique privée dans le quartier Bab Sbah lorsque les révolutionnaires entourèrent le quartier et empêchèrent les habitants de sortir de chez eux, les prenant comme boucliers humains contre l’offensive de l’armée.
Arminée me raconte : « Nous avons essayé de sortir de l’immeuble par la porte de derrière pour regagner notre appartement. Mais les rebelles nous ont surpris avec des jets de flamme pour nous dissuader de partir. Mon mari a essayé de les convaincre : en effet je suis cancéreuse, et rester la nuit à même le sol dans la clinique, était impensable pour moi. Mon mari a risqué sa vie pour demander à parler aux rebelles. A sa grande surprise il a noté qu’ils étaient sous stupéfiants, et n’avaient aucun sens de la réalité. Ils ne sont pas syriens, leur accent les trahit. Malgré nos supplications ils ont refusé de nous entendre et ont repoussé mon mari à l’intérieur. De loin, leur chef, tirait en l’air et leur faisait signe de fermer la porte de l’immeuble. Nous avons passé à même le sol une nuit d’enfer. Ce n’est que le lendemain, lorsque l’armée est entrée, que nous avons pu rejoindre notre appartement, faire nos valises et…partir vers le littoral en attendant la pacification de la ville ».
Cette présence d’une cellule terroriste multinationale avait été corroborée par divers témoins. Homs est une ville importante qui commande la route internationale entre Damas et Alep et Damas et le littoral. Par là transitent les marchandises en provenance des ports de Lattaquieh ou de Tartous. Par là passent les caravanes en provenance d’Alep ou d’Idleb. Si Hama avait une signification culturelle essentiellement sunnite, Homs est une ville stratégique et est appelée à être la Benghazi de Syrie.
Nous ne pouvons que regretter la position timorée ou hostile de clercs ou de laïcs chrétiens « bien pensants » qui continuent à être influencés par la campagne de désinformation médiatique et qui s’indignent des descriptions en temps réel de ceux qui vivent les évènements en Syrie avec le souci d’informer, sans parti-pris politique. Il n’y a qu’à suivre l’évolution des évènements et lire entre les lignes des médias pour se rendre compte que cette version « vécue » est la bonne. Depuis le début nous témoignons d’une situation qui n’est pas uniquement celle d’une opposition pacifique et populaire contre un régime sanglant. Un agenda international récupère ce schème pour déstabiliser impunément la région et redessiner ses contours au profit de nouveaux gouvernements marionnettes d’obédience religieuse sunnite pour qui la démocratie est le droit d’imposer la Sharia islamique à tous les citoyens d’une manière autrement obligatoire que les régimes laïcs en voie de disparition forcée.
La nouvelle phase de la révolution syrienne
Revenons à Homs : depuis le début des manifestations décrites unanimement par les médias de la désinformation comme étant «  pacifiques » les rangs étaient infiltrés par des activistes qui avaient pour mission de semer le désordre et inciter les forces de l’ordre à la riposte. Très vite, comme durant le fameux dimanche des Rameaux, des terroristes hirsutes, ont envahi certaines rues de Homs pour tout casser et provoquer un état de siège.
La majorité des habitants de la ville attendait depuis des mois l’intervention décisive de l’armée. Ils ont vécu des exactions, des exécutions sommaires, un état de siège et une loi martiale de la part des insurgés. La pression internationale a ralenti le pouvoir décisionnaire de l’État. Aujourd’hui c’est fait. L’armée encercle Homs et somme les insurgés de se rendre. Ces derniers ont enfin fait surface avec leur armement léger et lourd et leurs formations jihadistes implacables. Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’insurrection syrienne : celle de la guerre de rue liée à la présence de cellules sunnites combattantes, auparavant dormantes et aujourd’hui bien alertes.
Ce saut d’une insurrection armée larvée, occultée par les médias, à une insurrection armée publique, justifiée par les médias, a été préparé par une reformulation de la stratégie de la révolution syrienne.
Pour Rami Khouri, analyste basé à Beyrouth, la chute de Kadhafi « montre qu’il y a différents moyens de faire tomber les régimes arabes. » « Une fois que le mouvement est lancé et que la bonne combinaison est là - volonté populaire de changement et soutien régional et international -, aucun régime ne peut résister. En Syrie cette combinaison entre un soulèvement populaire et un soutien régional et international existe. Ces régimes autoritaires, aussi forts soient-ils, finissent par chuter, » prédit-il. Pour lui, la révolte de la majorité chiite à Bahreïn, petit royaume dirigé par une dynastie sunnite, n’a pas abouti car elle n’était pas soutenue depuis l’étranger… « Louaï Hussein, une figure de l’opposition syrienne, craint que la victoire des rebelles libyens ne renforce ceux qui, en Syrie, appellent le mouvement jusqu’ici largement pacifique à prendre les armes. "J’ai peur que certains opposants pressés de faire tomber le régime, que nous avons toujours mis en garde contre une réplique du modèle libyen, aient maintenant recours aux armes", dit l’écrivain. » [8]
C’est chose faite. Dans un article-phare intitulé « La révolution pacifique en danger en Syrie », Ignace Leverrier introduit avec une emphase pathétique ce qui « justifie » le recours aux armes de l’opposition :
« Ce qu’il est malheureusement en voie de gagner (le régime syrien), c’est le défi cynique d’entraîner certains de ses concitoyens, uniquement avides de liberté et de dignité mais trop longtemps exposés dans l’indifférence internationale aux balles des militaires, aux tortures des moukhabarat et aux exactions des shabbiha, à céder à la tentation de recourir aux armes. Faut-il rappeler que "cynique", qui en grec renvoie au chien, signifie la perte de tout sens moral ? » [9].
Ce développement stratégique ne se heurte à aucune prévention car l’opinion publique internationale a été préparée à une diabolisation du régime face à une canonisation de l’opposition. Cela est dû en majeure partie aux rapports fallacieux de Rami Abdel Rahman, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme sis à Londres, dont la mission est de faire un décompte quotidien des «  morts » et « blessés » parmi les opposants, jamais du côté adverse. Ce décompte aussi morbide que mensonger falsifie la réalité au gré des besoins médiatiques et est reçu sans plus de vérification par la presse internationale.
Présentées comme étant des quêtes démocratiques populaires, les manifestations sont le trompe-l’œil tout trouvé pour faire exploser la situation en Syrie et justifier, au cas où le besoin se présente, une intervention militaire comme en Libye. Avec les prises de position des chefs religieux chrétiens, en particulier, les assertions sans équivoques du Patriarche maronite, et la déclaration du Secrétaire de la Ligue Arabe Nabil Arabi, en conclusion à sa visite à Damas, la recolonisation de la Syrie semble être encore relativement éloignée de la portée « humanitaire » des stratèges de l’Otan. Rendons grâces à Dieu et espérons que les réformes que nous souhaitons tous deviennent une réalité patente pour éviter le pire où tous nous retournerions aux catacombes.
Agnès-Mariam de la Croix 
Higoumène du monastère Saint Jacques l’Intercis 
22 septembre 2011
(*) Mère Agnès-Mariam de la Croix est de nationalité libanaise et française. Son père est réfugié palestinien de 1948. Elle a vécu la guerre civile du Liban et travaille en Syrie depuis dix sept ans.
Source : Agnès-Mariam de la Croix
 
 
Voir également :
- « Syrie : Pour l’instant, ce que nous pouvons faire c’est prévenir l’irréparable », par Mère Agnès-Mariam de la Croix, 20 août 2011.
- « Syrie : Entre conflits armés et dialogue », par Mère Agnès-Mariam de la Croix, 15 août 2011.
- « Au crible des informations tendancieuses, la situation en Syrie », par Mère Agnès-Mariam de la Croix, 1er mai 2011.
_________________________________
1] C’est de tradition que la première visite d’un nouveau patriarche maronite soit en France où il est reçu par le chef de l’État en signe de la permanence des relations cordiales historiques entre la France et les maronites qui remontent à Saint Louis.
[2] Jn 18,37
[7] Samir Tuéini, Journal Annahar du 10 septembre 2011, Beyrouth
 
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 05:56

Le meilleur et le pire...

par Djamel Labidi
 

Conformément à la résolution 1973, ou du moins l'interprétation qu'ils en ont faite, l'OTAN ne devrait-il pas à présent bombarder… les positions du CNT ? En effet, c'est celui-ci qui est désormais le pouvoir et ce sont les autres, les «gueddafistes», qui sont à présent «les rebelles». 

C'est donc le nouveau pouvoir, le CNT, qui aujourd'hui «bombarde son propre peuple», à Syrte et ailleurs, et qui tombe sous le coup de la résolution 1973 de l'ONU. 

Je plaisante ? A peine. Car on voit ainsi à quoi a été réduit le droit international. C'est le cas aussi de la reconnaissance de l'Etat palestinien. Le Gouvernement français s'était empressé de reconnaître le CNT libyen alors que rien ne prouvait sa légitimité. C'est de l'étranger que le CNT a tiré d'abord sa légitimité. Mais le gouvernement français ne veut pas reconnaître l'Etat Palestinien qui lui, est légitime depuis 60 ans… depuis toujours. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères français, cherche actuellement, sous mille prétextes, à décourager les palestiniens de présenter leur candidature à l'ONU. On se souvient par contre de la vitalité et de l'énergie dont il avait fait preuve pour convaincre de l'intervention étrangère en Libye puis pour que le CNT occupe, sans attendre, le siège de la Libye à l'ONU. 

Ce renversement de situation en Libye où c'est désormais le nouveau pouvoir en place qui bombarde des populations civiles n'a semble-t-il pas été prévu. Il explique la gêne actuelle de l'alliance OTAN-CNT libyen, son hésitation à installer le CNT dans la capitale, et son insistance à annoncer que «la lutte n'est pas finie tant que Gueddafi n'est pas mis hors d'état de nuire». Ces contradictions dévoilent chaque jour les buts réels de l'intervention militaire étrangère aux yeux de l'opinion arabe et mondiale. 

Comme par un heureux hasard, l'actualité vient elle-même dénoncer cette situation et ceux qui cherchent à la justifier. Au même moment où le CNT s'installait précautionneusement à Tripoli sous la protection de l'OTAN, les Talibans attaquaient le quartier général de l'OTAN à Kaboul. Où sont les « révolutionnaires », à Kaboul ou à Benghazi ? L'OTAN et les insurgés libyens avaient justifié l'intervention militaire par le rapport de force disproportionné entre les forces du régime de Gueddafi et les insurgés, et afin d'éviter qu'ils soient écrasés. Les résistants afghans eux affrontent une armada de l'OTAN infiniment plus puissante et meurtrière. Un 1er novembre 1954 quelques dizaines d'hommes s'étaient levés contre la France et toute la puissance de l'OTAN derrière elle. Ces hommes là ne demandaient pas qu'on fasse la révolution à leur place. 

Les révolutions arabes continuent de charrier le meilleur et le pire. Je lisais dans un journal français (« le Nouvel Observateur » 13 septembre 2011) un reportage sur une jeune Libyenne de 24 ans qui s'enorgueillait d'avoir fourni des renseignements à l'OTAN, par le relais d'Eldjazeera, sur les cibles libyennes à attaquer, quand l'intervention militaire se préparait. Elle décrit tout cela avec force détails. Elle rodait, le jour, la nuit, autour des sites, prenait des notes, utilisait plusieurs portables. Vrai ou faux ? On finit par se méfier de tout tant l'intoxication médiatique a pris des proportions nouvelles. Mais c'est significatif d'un état d'esprit où on ne sait même plus ce qu'est la trahison, où elle est banalisée, voire valorisée. Ici 50 ans après l'indépendance, en Algérie, une famille se vantera d'avoir été proche de la France pendant la colonisation, comme d'un label de distinction sociale. Un autre algérien, résident pourtant en Algérie, et même parfois haut fonctionnaire, se vantera lui d'avoir la double nationalité algérienne et française. Il vous expliquera que «c'est uniquement pour des raisons pratiques, pour ne pas avoir à demander de visa», sans se rendre compte qu'il exprime ainsi son peu de considération pour 2 nationalités, aussi bien la Française que l'Algérienne en réduisant un acte majeur à une raison si triviale. Et on les verra souvent, est-ce un hasard, justifier l'intervention étrangère. 

LES NOUVEAUX INTELLECTUELS ORGANIQUES 

Dans les CNT qui fleurissent actuellement, ici des intellectuels syriens connus appellent à l'intervention étrangère; certains d'entre eux ont la double nationalité : française et syrienne. Là ce sont des cadres intellectuels libyens de nationalité anglaise ou américaine qui avaient appelé l'OTAN à l'aide. On assiste à l'émergence d'une nouvelle catégorie d'intellectuels organiques. Ils ne sont pas comme l'émigration politique intellectuelle du siècle passé qui vivait difficilement et clandestinement dans les pays occidentaux. Ils s'en distinguent par le fait qu'ils bénéficient en général d'une situation confortable, dans des universités occidentales, ou dans les médias chargés d'émettre en direction des pays arabes comme la BBC, France 24 etc. Grâce à la lutte des peuples arabes et après avoir été longtemps ignorés, ils bénéficient désormais de la sollicitude des plateaux de télévision des grands medias occidentaux. Le message, bien que feutré, est clair : «nous vous avons accueilli longtemps, il est temps de nous rendre nos bienfaits ». Ces nouveaux intellectuels organiques semblent être libres et indépendants de pensée. Ne dénoncent-ils pas les pouvoirs dans leur pays. Mais les apparences peuvent être trompeuses. Qu'on y prête attention et on s'apercevra qu'il n'y a jamais, chez eux, la moindre critique du pouvoir du pays où ils vivent où dont ils ont pris la nationalité, le Royaume Uni, La France ou les Etats-Unis. Gueddafi ou Bachir El Assad seront dénoncés mais pas l'action de la France au Sénégal ou en Afghanistan. Pas celle des Etats Unis en Irak ou vis à vis de la Palestine. Comment dénoncer en effet ceux qui vous rémunèrent, dans les universités desquels vous enseignez. Ces nouveaux intellectuels organiques ressemblent comme une goutte d'eau aux mêmes de leur pays natal. A la différence que leur complaisance à l'égard du pouvoir concerne celui du pays occidental où ils vivent. 

La mondialisation devient chez eux alors une idéologie de justification leur permettant de masquer toutes ces contradictions ou d'essayer de les concilier, de vivre avec. Elle se transforme en la théorie d'un monde où la nationalité, l'indépendance n'ont plus de réalité et d'utilité si ce n'est dans la vision nostalgique d'une génération qui, comme ils la critiquent, « s'accroche aux idéaux des années 70 et à l'épopée de la lutte anticoloniale et du mouvement de libération ».C'est ainsi que ce sont multipliées, ces derniers temps, sous la plume des nouveaux intellectuels organiques, des analyses qui convergent étrangement toutes vers la justification du droit d'ingérence et des interventions militaires actuelles. Elles puisent d'une manière ou d'une autre leur inspiration dans les théories qui proclament «la fin de l'Histoire», l'universalité du capitalisme occidental, la généralisation de la communication grâce aux nouvelles technologies et donc la fin des antagonismes du 20éme siècle entre l'Occident impérial et le reste du monde, entre pays dominants et pays dominés. Ainsi nous est proposée sous le couvert d'un modernisme de pacotille une réédition de la vieille idéologie colonialiste et de quoi justifier la remise en cause de l'acquis essentiel des révolutions du 20éme siècle : la libération de la domination étrangère et la souveraineté nationale. Ce qu'on nous propose, en fait, c'est un Alzheimer historique. 

LA BRIGADE DE TRIPOLI 

Sur la chaîne France 24, les 8, 10 et 11 septembre, un reportage passe en boucle, au sujet de la «brigade de Tripoli», une brigade de «rebelles» libyens composés d'émigrés arabes binationaux, d'Angleterre, des USA, d'Irlande... Le reportage vise, d'évidence, à convaincre du rôle joué par les «rebelles libyens» dans la prise de Tripoli. Toujours les mêmes images : armes flambant neuf fournis par l'OTAN, rien à voir avec la Kalach' traditionnelle du « rebelle », débauche de tirs nourris en l'air ou à l'aveuglette, V de la victoire devant les caméras, un ennemi «gueddafiste» invisible, des insurgés qui font retraite pour laisser l'OTAN nettoyer la place. Le héros du reportage, Sam, un homme jeune, la trentaine, de père libyen et de mère irlandaise. Propre, net, rasé de frais, barbe claire effilée, soignée, des gants noirs, une tenue de camouflage élégante, un vrai héros de cinéma. Il ajuste posément, devant la caméra, comme au stand de tir, au loin, un «gueddafiste» juché sur un pickup. Celui-ci ne bouge pas, comme pour la pose, avant d'être abattu et de s'écrouler. Il ne restait plus à notre héros qu'à souffler sur le canon de son arme, comme dans les westerns. Puis il part à l'assaut avec sa brigade. Le commentateur français, soudain islamophile, nous dit que la brigade n'a rien bu ni mangé depuis le matin, vu le Ramadhan. Mais celui qui a monté le reportage a laissé trainer un plan qui surprend notre héros Sam la cigarette aux lèvres en plein jeûne. A la fin du reportage (du film j'allais dire) Sam confie tristement mais virilement qu'un de ses amis est mort et qu'il va devoir annoncer la nouvelle à ses parents à son retour en Grande Bretagne. Puis il s'éloigne lentement du champ de la camera. Coupez ! 

Tout cela peut prêter à sourire. Mais on ne peut s'empêcher d'en être peiné et de se demander laquelle de leurs deux nationalités ces binationaux servent. Mais aussitôt posée, la question parait injuste. Injuste envers l'immense majorité des émigrés arabes en Europe qui accueillent comme nous, avec réserve et méfiance les appels à l'intervention étrangère, et dont le sentiment national est d'autant plus fort, qu'il est renforcé par leur éloignement du pays et les atteintes à leur identité et leur dignité. C'est notamment le cas des centaines de milliers d'intellectuels et de chercheurs arabes qui se trouvent à l'étranger faute des conditions du travail scientifique dans leur pays. Ceux-là sont bien placés pour connaitre la réalité des pays où ils vivent et les mécanismes de domination. 

Ils en témoignent souvent d'autant plus lucidement. Ils font partie de ce que le monde arabe a de meilleur. Mais on ne les verra eux, jamais, sur les plateaux de télévision. Le piège est en effet énorme et nouveau: Créer la suspicion envers ceux des nôtres qui ont émigré et qui sont partis pour des raisons économiques ou autres, et qui ne ressemblent en rien à une certaine émigration de confort. Empêcher la jonction de l'intelligentsia arabe, aussi bien celle vivant au pays qu'à l'étranger, dans l'immense élan qui se dessine de réveil du monde arabe, et de volonté de démocratisation et de modernisation. La crise libyenne est décidément pleine d'enseignements. 

 

source : http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5158033

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 05:01
 
Action I
       
 
Contre la dictature de la dette
  
مسيرة شعبيّة لإسقاط دكتاتوريّة المديونيّة
Lieu : ساحة 14 جانقي- شارع الحبيب بورقيبة
Manif : Date/heure : dimanche 25 septembre 2011 11:00... Av. Bourguiba
 
Venez nombreux pour protester et exiger la suspension du remboursement de la dette tunisienne qui étrangle le peuple! Nous devons absolument faire entendre nos voix avant le paiement de la 2ème tranche du service de la dette 2011, prévue courant septembre.

Rendez-vous le dimanche 25 septembre à partir de 11h00 sur la place du 14 janvier, Avenue Bourguiba, pour le départ !  
Parce qu’il n’y aucune raison pour que nous, nos enfants et les générations futures payent les factures des Ben Ali, des Trabelsi, et de leur clan aux prêteurs étrangers qui se sont aventuré à signer des chèques au régime dictatorial de Ben Ali. Le 24 septembre, nous invitons tous les blogueurs à s’exprimer sans restriction aucune de ligne éditoriale contre la dette inique tunisienne.

Vous n’avez pas de blog ? Votre profil facebook de micro-blogging twitter seront votre blog, alors n’hésitez pas à écrire des notes, twitter des liens d’articles et de documents pour promouvoir l'action contre la dictature de la dette.

Cette action pour objectifs de :
·    Sensibiliser nos concitoyens et les fédérer autour de cette cause.
·     Manifester notre engagement contre toutes les formes de dictatures qui menacent le processus démocratique tunisien.

Source : .http://azls.blogspot.com/search/label/Dictature%20de%20la%20dette%
  
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Action II
 
Contre le règlement inconditionnel de la dette tunisienne…

Pétition à signer :

Non au règlement inconditionnel de la dette de la tunisie

 
     
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 04:09

 

 
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 06:18

 

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« Pour en finir avec le capitalisme », Noam Chomsky

Partie I

 

Partie II

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 05:26

 

 

L'icône de la résistance Stéphane Hessel à New York

 

 

L'icône de la résistance Stéphane Hessel à New York

 

Le diplomate, écrivain et ancien résistant français Stéphane Hessel.

 

 

 

Son manifeste Indignez-vous ! s'est écoulé à 2 millions d'exemplaires en France. A l’occasion de la traduction anglaise de son essai, Stéphane Hessel donnera mardi 27 septembre une conférence à la Maison Française de Columbia, à New York.

Stéphane Hessel est certainement le résistant le plus célèbre de France. A 93 ans, cet ancien ambassadeur de France mène la charge contre les dérives du monde occidental avec Indignez-vous !, un bref manifeste d'une trentaine de pages paru en 2009. Il y dénonce avec ferveur et sagesse les dérives égoïstes de notre société moderne, les écarts de richesses grandissants au manque d'humanité et la dictature des marchés financiers. Il y lance aussi un appel à la conscience citoyenne de millions de personnes afin de les faire réfléchir aux moyens de combattre les injustices d’aujourd’hui.

Publié par une petite maison d'édition montpelliéraine, ce fascicule est devenu en quelques semaines l'événement littéraire de l'hiver 2010, allant jusqu'à dépasser aujourd'hui les 4 millions d'exemplaires écoulés dans le monde. Un chiffre faramineux pour ce tout petit livre dont le prix de vente n’excède pas les 3 euros en France. En vente aux Etats-Unis sous le titre Time for outrage autour de $ 8, l'essai de cet avocat des grandes causes s'apprête aujourd'hui à conquérir l'Amérique.

 

Infos pratiques :

"Time for Outrage : Indignez-vous !" une conférence de Stéphane Hessel, suivie d’un échange avec le public et d’une séance de dédicace. Le débat sera animé par le modérateur Nikil Saval, journaliste pour le magazine n+1.

Quand : mardi 27 septembre à 18h.

Où : au Buell Hall de la Maison Française de Columbia University (2ème étage)

Adresse : Broadway West, 116th Street

Tel. : (212) 854-4482

 

source http://www.france-amerique.com/articles/2011/09/20/l_icone_de_la_resistance

 

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Une dizaine d'Indignés en garde à vue à Paris 

 

Plus de 80 "Indignés" ont été interpellés mercredi soir lors d'un rassemblement à Paris place de la Bourse (IIe arrondissement), dont une dizaine a été placée en garde à vue pour des "dégradations sur des véhicules de police", a-t-on appris de source policière. ( © AFP Pierre Verdy)

PARIS (AFP) - Plus de 80 "Indignés" ont été interpellés mercredi soir lors d'un rassemblement à Paris place de la Bourse (IIe arrondissement), dont une dizaine a été placée en garde à vue pour des "dégradations sur des véhicules de police", a-t-on appris de source policière.

Dans le détail, 73 personnes ont été interpellées pour vérification d'identité et 11 ont été placées en garde à vue pour "dégradations sur des véhicules de police", a-t-on précisé de même source.

Les "Indignés" s'étaient rassemblés aux alentours de 19H00 sur la place en vue d'une "assemblée populaire", a constaté une journaliste de l'AFP. Peu avant 21H00, ils étaient encore quelques dizaines, assis dans le calme.

Les "Indignés", dont des militants venus d'Espagne, multiplient depuis plusieurs jours les actions à Paris pour protester contre le système capitaliste. Ils doivent rejoindre Bruxelles le 15 octobre pour une journée d'action.

Lundi, une soixantaine d'entre eux avaient été conduits dans des commissariats parisiens pour des vérifications d'identité après un rassemblement non déclaré dans le VIe arrondissement de Paris.

 

source http://www.liberation.fr/depeches/01012361300-une-dizaine-d-indig

 


 

 

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Brésil: des milliers "d'indignés" au coeur de Rio contre la corruption

 

 
Plus de deux mille personnes "indignées" par la corruption au sein de la classe politique ont manifesté mardi soir à Rio, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux après une série de scandales qui ont contraint quatre ministres à la démission en trois mois.

Plus de deux mille personnes "indignées" par la corruption au sein de la...

Plus de deux mille personnes "indignées" par la corruption au sein de la classe politique ont manifesté mardi soir à Rio, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux après une série de scandales qui ont contraint quatre ministres à la démission en trois mois.
 

La police a estimé à "plus de 2.000" le nombre des manifestants, un chiffre décevant pour les organisateurs qui attendaient 30.000 personnes.
"Pourquoi des corrompus notoires peuvent-ils être candidats" à des élections, clamait l'un des organisateurs du haut d'un camion muni de haut-parleurs sur la place Cinelandia, théâtre traditionnel des grandes manifestations.

 
Sur les marches du Conseil municipal, une centaine de manifestants de tous âges ont empoigné des balais vert et jaune aux couleurs du pays, sous une immense affiche avec le message "Citoyens dans la rue, le nettoyage, c'est (la présidente) Dilma (Rousseff) qui le fait".
Ce rassemblement "Tous ensemble contre la corruption!", sans étiquette politique, a été convoqué via internet après une série de scandales qui ont éclaboussé le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff au cours des trois derniers mois.

 
Une des fondatrices du mouvement, Cristiane Maza, a déclaré à l'AFP qu'après "avoir vu plusieurs personnes poster des messages contre la corruption (sur Facebook), je les ai copiés et postés sur mon mur. Un ami a fait de même, puis un autre et ça a fait boule de neige".
Quatre ministres ont été contraints à la démission à la suite d'accusations d'enrichissement illégal ou de détournements de fonds publics, et nombre de députés et sénateurs sont régulièrement accusés de corruption.
 

De 2002 à 2008 la corruption a coûté l'équivalent de 23 milliards de dollars au Brésil, selon une étude récente.
"Je suis là parce que cette passivité de la société ouvre la porte à tous les abus des hommes politiques", a déclaré à l'AFP l'ingénieur Claudio Serricchio, 60 ans qui portait un nez de clown.
"Ce nez de clown représente la sensation que nous avons quand nous voyons une députée empocher (un pot de vin) de 50.000 reais (22.000 euros) et ne pas être sanctionnée par le parlement. Si on ne manifeste pas, cette situation ne prendra jamais fin. Les jeunes doivent prendre le relais", a ajouté cet ingénieur qui a participé aux grandes manifestations des "Diretas ja'" dans les années 80 qui réclamaient des "élections directes immédiates" à la fin de la dictature (1964-85).
 

La présidente Rousseff, qui a assumé le pouvoir en janvier, a commencé à donner un coup de balai inédit contre la corruption au risque de mettre en péril la coalition gouvernementale.
Mais les mouvements citoyens considèrent que c'est encore "insuffisant".
La première Marche contre la corruption a eu lieu le 7 septembre, jour des commémorations de l'Indépendance du Brésil, rassemblant près de 30.000 personnes à Brasilia.

 

source http://www.elwatan.com/depeches/bresil-des-milliers-d-indignes-au-coeur

 

 

 

 

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«Pour éviter le Krach ultime» de Pierre Larrouturoun, livre préfacé par Hessel 

Merci pour le tuyau, MKL !

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 04:07

 

L'Union européenne déploiera 150 observateurs pour les élections en Tunisie

 L'Union européenne (UE) déploiera 150 observateurs pour suivre les différentes phases des élections en Tunisie le 23 octobre prochain, a annoncé mercredi à Tunis le chef de cette mission, l'Allemand Michael Gahler, membre du parlement européen.

Trois jours avant le scrutin, 15 députés européens s'y joindront pour observer le vote, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse marquant le lancement officiel de la mission.

Très attendue, cette consultation interviendra environ neuf mois après la chute du régime totalitaire de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, balayé par un soulèvement populaire après avoir gouverné le pays d'une main de fer pendant 23 ans.

Les Tunisiens doivent élire une assemblée constituante appelée à élaborer une nouvelle constitution devant remplacer celle en vigueur sous Ben Ali accusé de l'avoir amendée à plusieurs reprises pour "s'éterniser a pouvoir".

Selon M. Gahler, l'effectif mobilisé est le double de celui que déploie d'ordinaire l'UE dans d'autres pays.

"Ce sera la plus importante mission d'observateurs étrangers qui sera présente en Tunisie dans le but d'accompagner une nation sur le chemin de la démocratie", a-t-il assuré.

Composée d'experts et d'analystes ayant "une grande expérience en matière d'observation électorale", la mission est "indépendante des institutions européennes et des Etats membres de l'UE", a insisté le parlementaire européen.

Ses équipes seront déployées dans les 27 circonscriptions électorales de Tunisie, a-t-il précisé.

En réponse à une question, M. Gahler a qualifié la situation sécuritaire en Tunisie de "positive". Il a noté qu'il n'y avait "aucune comparaison avec d'autres pays où nous nous étions rendus", citant comme exemple les élections au Pakistan en 2008.

"Nous n'avons pas de souci pour ce qui est de la sécurité du processus électoral en Tunisie et nous avons beaucoup de raisons d'être optimiste", a-t-il dit.

La campagne électorale débutera le 1er octobre avec la participation de nombreuses listes de candidats indépendants et d'une pléthore de partis dont le nombre dépasse la centaine, la quasi-totalité reconnus après la chute de l'ancien régime. AP

 

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110921.FAP4902/l-union-

 

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Les Tunisiens du Canada pourront-ils élire les membres de l'Assemblée constituante?

 

Kamel Jandoubi, président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE)

Photo: AFP/Salah Habibi

Kamel Jandoubi, président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE)

Des Tunisiens du Canada craignent que le gouvernement canadien les empêche de voter lors de l'élection de l'Assemblée constituante, qui doit se dérouler du 20 au 22 octobre pour les membres de la diaspora.

L'Assemblée aura la tâche de rédiger une nouvelle Constitution pour la Tunisie, dans la foulée de la chute du dictateur Zine el-Abidine Ben Ali.

Ces limitations présumées découleraient d'une circulaire du ministère canadien des Affaires étrangères, qui a été interprétée par les diplomates tunisiens comme une interdiction de vote pour leurs compatriotes établis au Canada.

Cette lettre datée du 8 septembre, dont l'Agence France Presse (AFP) a obtenu le texte, encourage les pays étrangers à « permettre à leurs citoyens résidant de façon permanente ou temporaire au Canada d'exercer leur droit de vote » par « la voie du bulletin de vote d'un électeur absent ».

Il ajoute cependant que le gouvernement canadien « continuera de refuser en principe toute demande d'autres États d'ajouter le Canada à leurs circonscriptions électorales extraterritoriales ».

Selon l'agence française, le ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué mardi après-midi qu'un texte apportant des précisions était en préparation.

L'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), responsable du vote des Tunisiens à l'étranger, permet aux Tunisiens des Amériques et du reste de l'Europe d'élire deux représentants à l'Assemblée nationale constituante.

Dans un communiqué diffusé lundi, le Parti démocrate progressiste (PDP) s'est offusqué de ce qu'il interprète comme un refus d'Ottawa de permettre aux Tunisiens du Canada de voter.

L'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) permet aux Tunisiens des Amériques et du reste de l'Europe d'élire deux représentants à l'Assemblée nationale constituante.

Le Collectif Solidarité Sidi Bouzid, qui rassemble des opposants montréalais au régime de Ben Ali, soutient dans un communiqué que le gouvernement canadien « aurait refusé l'ouverture de bureaux de vote dans les représentations diplomatiques tunisiennes ». Il demande des « explications » à Ottawa.

Le Congrès pour la République, un parti politique tunisien, déplore pour sa part que la communauté tunisienne du Canada doive défendre « un droit élémentaire en démocratie » et regrette un « manque de transparence » de la part de l'ambassadeur de Tunisie dans cette affaire.

Le ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué qu'il allait publier un communiqué ultérieurement. L'ambassade tunisienne à Ottawa n'a pas rappelé Radio-Canada.ca à ce sujet.

L'organisme Alternatives et un groupe baptisé Association des droits de la personne au Maghreb devaient tenir une conférence de presse, mercredi, sur la Colline parlementaire pour demander au gouvernement Harper de « réviser sa position afin de permettre à la communauté tunisienne de voter à l'Assemblée nationale constituante ».

 

source http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2011/09/21/003-

 

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Québec  (Canada)

Motion en faveur du droit de vote des Tunisiens

 

 

Assemblée nationale - Motion en faveur du droit de vote des Tunisiens
Une cinquantaine de Tunisiens montréalais s'étaient regroupés dans un local de l'avenue du Parc pour suivre ensemble les développements politiques qui se déroulaient dans leur pays.   
© Archives / Agence QMI / Étienne Laberge


QUÉBEC - L’Assemblée nationale du Québec a unanimement pressé Ottawa, mercredi, de permettre aux Tunisiens résidants au Canada de pouvoir voter aux premières élections démocratiques que leur pays va connaître le mois prochain.

Le Canada est le seul pays au monde à refuser que les ressortissants tunisiens puissent voter sur son sol, entre le 20 et le 22 octobre, pour désigner une assemblée chargée de rédiger une nouvelle constitution.

L’ambassadeur tunisien à Ottawa a récemment fait savoir que le gouvernement fédéral ne veut pas que le Canada soit considéré comme une circonscription électorale par les autorités tunisiennes.

«Ça semble être une règle pour l’ensemble des ambassades (étrangères). C’est ça que je dois démêler actuellement. Pour nous, c’était souhaitable de nous associer à la motion du Parti québécois de sorte qu’on puisse inviter le gouvernement fédéral permettre le vote aux Tunisiens, québécois et canadiens», a signalé la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.

Le péquiste Alexandre Cloutier, auteur de la motion, a affirmé «qu’il serait irresponsable que le Québec et le Canada ne prennent pas tous les moyens pour soutenir le peuple et le gouvernement tunisiens et pour faciliter le processus de rénovation démocratique en cours en Tunisie».

D’autre part, Mme Gagnon-Tremblay n’a pas exclu que des députés du Québec se rendent en Tunisie pour observer les élections du 23 octobre, «si on nous fait la demande».

 

source : http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2011/09/20110921-

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Pub des partis politique  et loi électorale ....

 

L’application de l’article 315 du code pénal à l’encontre des partis continuant à faire de la pub pourrait conduire leurs dirigeants derrière les barreaux. Désormais, c’est au gouvernement de bouger. Par Thameur Mekki

 


 

Il est certes peu probable que l’on en arrive à cet extrême, mais les partis qui se mettent hors la loi sont prévenus. Et de toute façon, les médias qui tiennent à garder la pub des Néjib Chebbi, Slim Riahi et consorts seront privés de couverture des élections, dit-on au sein de l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie).

Chebbi et Riahi risqueraient-ils la taule ?

Une semaine est déjà passée depuis que la décision d'interdire la publicité politique est entrée en vigueur. Pourtant, les slogans du Parti démocrate progressiste (Pdp) et de l’Union patriotique libre (Upl) continuent à bousculer ceux des nouvelles offres des opérateurs téléphoniques, des marques de yaourts et autres produits de consommation sur les panneaux d’affichage urbain, sur les bus et dans les breaks publicitaires de la télévision, en l’occurrence, la chaîne privée Nessma.

Suite à ces dépassements, l’Isie a annoncé, dans un communiqué rendu public dimanche 18 septembre, qu’il sera procédé à l’application de l’article 315 du code pénal, à l’encontre des partis qui ne respecteront pas la décision de l’interdiction de la publicité politique. Dans le même communiqué, l’Isie a également appelé les autorités publiques à veiller à la bonne application de ses décisions, en vue de garantir un climat électoral sain.

Les infracteurs seront, ainsi, passibles de 15 jours de prison et d’une amende, symbolique, de 4 dinars 800 millimes. «Les concernés par ces sanctions seront le premier responsable du parti commettant des dépassements, selon l’organigramme de la formation politique en question», indique Mourad Ben Mouelhi, membre de l’Isie. «Rien n’a été promulgué spécialement pour les infractions à cette décision. Il s’agit d’une ancienne loi pénale concernant les dépassements des règlementations en vigueur dans le pays», précise M. Ben Mouelhi.

Karoui&Karoui jouent les durs !

Le membre de l’Isie chargé des affaires juridiques explique : «L’Isie représente une autorité administrative indépendante du pouvoir réglementaire. C’est aux municipalités, aux ministères de l’Equipement, de l’Intérieur, du Transport et aux autres autorités publiques concernées d'intervenir». Proprement dit, désormais, la balle est au camp du gouvernement.

«Il faut voir le côté positif. Certaines entreprises privées nous ont envoyé des courriers où ils demandent un petit délai (quelques jours) leur permettant de retirer la pub politique de leurs enseignes d’affichage urbain. Certaines d’entre elles ont déjà commencé à le faire», nous confie Mourad Ben Mouelhi. La plus vaste campagne, celle de l’Upl, est régie par Karoui&Karoui Outdoor. Cette entreprise, par exemple, fait-elle partie de celles qui se sont rétractées ? «Non, nous n’avons pas reçu un courrier de leur part», affirme le membre de l’Isie. Voilà que le groupe des frères Karoui semble être déterminé à maintenir la pub de l’Upl autant sur ses affiches urbaines que sur Nessma, chaîne tv dont la moitié des actions lui appartiennent.

Pas d’accréditations pour les infracteurs

«Quant aux médias commettant des dépassements, c’est à l’Intic et au Premier ministère d’intervenir», relève M. Ben Mouehi. Sachant que l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric) est une autorité consultative ayant déjà signalé ces dépassements, le passage à l’application de l'article 315 à l'encontre des médias infracteurs incombe aux services du Premier ministère. De son côté, l’Isie leur a déjà prévu sa propre sanction. «Nous avons décidé que les journalistes des médias ne se conformant pas à notre décision de l’interdiction de la publicité politique ne seront pas accrédités pour couvrir les élections de l’Assemblée constituante», déclare M. Ben Mouelhi.

«La question ne se limite pas à des sanctions. Je pense que l’opinion publique est assez avisée pour remarquer que certains partis politiques qui présentent des candidats pour les élections de l’Assemblée constituante affichent qu’ils ne sont pas prêts à se conformer aux décisions et aux lois», martèle notre interlocuteur avant d’ajouter : «Je tiens à préciser que nous n’avons rien inventé. Notre décision a été prise par plusieurs autres pays toujours dans le but de garantir un climat électoral sain. Même le délai de l’interdiction de la pub politique déterminé par l’Isie est l’un des plus courts comparé à ceux fixés par d'autres pays qui arrivent jusqu’à 3 voire même 6 mois avant le scrutin».

Le paysage politico-médiatique tunisien a commencé à vivre une nouvelle étape où la propagande fait de la résistance, se fout des lois et cherche à s’acheter une virginité qu’il faudrait arracher coûte-que-coûte même si elle menace d’affecter le climat électoral. Vous avez dit fils de pub ? Le jeu de mot de Séguéla n’est pas anodin.

 

source : http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/5943-tunisie-partis-hors-

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Tunisie: La municipalité de Gafsa enlève les affiches du PDP et de l'UPL


La municipalité de Gafsa a enlevé toutes les affiches de publicité politique fixées dans les principales artères de la ville. 

Ces affiches de propagande pré-électorale, dont le nombre s'élève à huit, relèvent du parti démocrate progressiste (PDP) avec cinq affiches et de l'Union patriotique libre (UPL) avec trois affiches.

Cette mesure intervient en application de la décision de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) portant interdiction de la publicité politique à compter du 12 septembre.

 

Lire la suite : http://www.espacemanager.com/divers/tunisie-la-municipalite-de-gafsa-enle

 



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