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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 05:29

Morsi abandonne ses pouvoirs renforcés, maintient le référendum

Le président égyptien Mohamed Morsi a accepté samedi soir d'abandonner ses pouvoirs renforcés pour sortir de la plus grave crise depuis son élection, mais a maintenu au 15 décembre un référendum sur un projet très controversé de Constitution.

Ces décisions ont été annoncées à l'issue d'une rencontre entre le chef de l'Etat islamiste et des personnalités politiques, quelques heures après que l'armée égyptienne eut appelé au dialogue pour éviter que la crise ne débouche sur un "désastre".

"Le décret constitutionnel est annulé à partir de maintenant", a déclaré Selim al-Awa, homme politique islamiste et conseiller de M. Morsi, en faisant le compte-rendu de la rencontre lors d'une conférence de presse à la présidence, en présence du porte-parole du chef de l'Etat.

Ce décret qui plaçait les pouvoirs de M. Morsi au-dessus de tout recours en justice avait provoqué une tempête de protestations et déclenché une fronde au sein de la magistrature. Un nouveau décret le remplace, qui ne comprend plus cette clause.

L'opposition avait dénoncé une dérive autoritaire, M. Morsi se défendant en faisant valoir que la mesure ne durerait que jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.

M. Morsi a en revanche confirmé la date du 15 décembre pour la tenue du référendum sur le projet de Constitution, car la modifier est juridiquement impossible, a-t-il ajouté en présence du porte-parole du chef de l'Etat.

Le référendum doit légalement être organisé deux semaines après la remise du projet de loi fondamentale au chef de l'Etat, ce qui a été fait le 1er décembre.

L'opposition souhaite qu'un report permette d'élaborer un texte plus consensuel. Elle accuse la mouture actuelle d'ouvrir la voie à une islamisation accrue de la législation et de manquer de garanties pour les libertés, en particulier d'expression et de religion.

"Le président était présent pendant la réunion et a affirmé qu'il acceptait et qu'il s'engageait à respecter les décisions qui y ont été prises", a rapporté M. Awa, un ancien rival de M. Morsi à l'élection présidentielle de juin dernier.

La principale formation de l'opposition, le Front du salut national (FSN), ne participait pas à la rencontre. Il a fait du report du référendum l'un de ses chevaux de bataille, avec l'annulation du décret sur les pouvoirs présidentiels.

"Sentier obscur"

Ces annonces ont été faites quelques heures après que l'influente armée égyptienne eut lancé un appel solennel au dialogue.

Dans son communiqué, l'armée a prévenu que, faute de dialogue, l'Egypte emprunterait "un sentier obscur qui déboucherait sur un désastre", ce que l'institution militaire "ne saurait permettre".

Ces derniers jours, l'armée a assuré la protection du palais présidentiel au Caire visé par des manifestations, tout en faisant savoir qu'elle n'emploierait pas la violence.

L'armée joue traditionnellement un rôle important en Egypte, même si M. Morsi, premier président civil du pays, l'avait rendue moins présente en août en mettant à la retraite son chef, le maréchal Hussein Tantaoui.

Le Front du salut national a appelé dans la journée à poursuivre le mouvement de protestation jusqu'à ce que ses "revendications légitimes et pacifiques se concrétisent".

Le FSN a également laissé planer une menace de grève générale pour faire plier M. Morsi, dont elle avait la veille décliné une offre de dialogue jugée "pas sérieuse".

Les formations islamistes qui soutiennent M. Morsi, dont le puissant mouvement des Frères musulmans dont est issu le président, ont en revanche refusé catégoriquement tout report du référendum constitutionnel.

De petits groupes de manifestants ont continué samedi de se rassembler à proximité du palais présidentiel, épicentre des manifestations massives des pro et anti-Morsi ces derniers jours, et désormais protégé par des soldats et des chars qui en bloquent l'accès.

Des affrontements entre partisans et adversaires du président mercredi soir avaient fait sept morts et des centaines de blessés à proximité du palais. liberation.fr/depeches

 

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Les partis islamistes refusent le report du référendum

Une coalition de partis islamistes a rejeté la demande de l'opposition de repousser le vote du 15 décembre sur le projet de Constitution.

Le référendum voulu par Mohamed Morsi ne sera pas reporté. Une coalition de treize partis et mouvements islamistes égyptiens, dont celui des Frères musulmans, a rejeté, samedi, tout report du référendum sur le projet de Constitution qui divise le pays, réclamé par l'opposition au président islamiste Mohamed Morsi.

Ces partis "insistent pour que le référendum sur la Constitution ait lieu à la date prévue (15 décembre, ndlr), sans modification ni report", selon un communiqué lu à la presse par le numéro deux des Frères musulmans, Khairat Al-Chater.

Le communiqué est signé par le mouvement des Frères musulmans et son bras politique, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), ainsi que par le parti Al-Nour, principale formation fondamentaliste salafiste d'Egypte. Ces partis et mouvements étaient en position de force au sein de la commission qui a élaboré le projet de Constitution. Ce texte doit être soumis à référendum le 15 décembre.

 

Calme précaire

Samedi matin, le calme était revenu au Caire, après plusieurs jours d'affrontements entre pro et anti-Morsi. Aucun mouvement de foule n'était à signaler aux abords du palais présidentiel, cerné la veille par les opposants au chef de l'Etat. Mais ce refus du report du référendum devrait à nouveau attiser les tensions.

Vendredi soir, le vice-président Mahmoud Mekki avait annoncé qu'un report du scrutin pouvait être envisagébfmtv

 

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Yahia Al Gamel. Constitutionnaliste et opposant

«Le président Morsi a divisé le pays»

 

Grande figure de l’opposition du temps de Moubarak, le juge Yahia Al Gamal craint que son pays sombre dans l’inconnu en raison de l’attitude du président Morsi. Il décrit un pays divisé : les Frères musulmans et le reste du peuple égyptien qui rejette au prix du sang «les dérives du nouveau pouvoir».  

- L’Egypte franchit un cap dangereux avec des affrontements d’une rare violence, causant la mort de manifestants. La situation risque-t-elle de s’aggraver ?

Le pays traverse un moment d’une extrême gravité. Le sang des valeurs révolutionnaires, qui ont réussi à faire chuter le tyran Moubarak au cours de la révolution du 25 janvier 2011, a coulé encore. Les milices des Frères musulmans ont commis l’irréparable en s’attaquant à des manifestants pacifiques, femmes et hommes. Elles ont enlevé et torturé des protestataires. Les décisions du président Mohamed Morsi ont envenimé la situation. Le président Morsi a renié tous les engagements qu’il avait pris pendant la campagne présidentielle. En six mois, il a réussi à diviser le pays. D’un côté les Frères musulmans et de l’autre le reste du peuple égyptien qui rejette les dérives autoritaires du pouvoir. Il est apparu comme le chef d’un clan. Le pays vit une tension dangereuse et il est exposé à un péril réel.

 

- Le président Morsi a appelé à un dialogue national pour aujourd’hui, alors que les forces révolutionnaires et toute l’opposition rejettent l’appel, pourquoi ?

Le président Morsi n’a pas appelé au dialogue. C’est de pure forme. Il feint d’ignorer la crise et ses causes. Après son silence incompréhensible alors que le pays brûlait, il sort de son mutisme pour s’adresser au peuple dans un discours qui n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation. Un discours qui ne diffère pas de celui de Moubarak. L’opposition démocratique, des nationalistes, des libéraux, des partis de gauche et toutes les forces révolutionnaires rejettent «l’appel» de Morsi, et ils ont raison. A quoi sert-il de dialoguer, alors que le président campe sur ses positions ? Les Egyptiens en majorité exigent l’annulation de la déclaration constitutionnelle qui octroie au Président des pouvoirs hors de portée de la justice. Plus grave encore, Morsi s’entête à organiser le référendum dans une semaine. C’est une absurdité.

 

- Justement, c’est la déclaration constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres. Se base-t-elle sur un fondement juridique ou constitutionnel ?       

En aucun cas. Cette déclaration constitue une grave atteinte à la justice et menace ses fondements. Elle vise à soumettre le pouvoir judiciaire. C’est une remise en cause des acquis de la révolution. Morsi veut s’octroyer des pouvoirs absolus. Une dérive dictatoriale. Mais il ne savait pas que les Egyptiens, à leur tête les juges, sont vigilants et qu’ils ne sont pas résignés.

 

- Comment voyez-vous la tenue du référendum sur la Constitution prévu pour le 15 décembre, alors que le pays est en proie à une crise profonde ?

S’obstiner à organiser un référendum sur la Constitution c’est courir le risque de plonger le pays dans l’inconnu. Le pays est sur un brasier. Comme Moubarak, Mohamed Morsi est aveuglé par le pouvoir. Il est quasi impossible de tenir ce référendum à moins que Morsi cherche un affrontement aux conséquences incalculables. Mais ce qui est encore plus dangereux pour le pays, c’est de vouloir imposer une Constitution qui a été rédigée dans des conditions très discutables. En réalité, ce n’est pas une Constitution. C’est un texte qui a été bâclé dans l’urgence sur instruction du Président dans le seul but est de prendre de court le mouvement de contestation. C’est une grande supercherie. Cela dénote de la légèreté avec laquelle le pouvoir actuel traite des questions fondamentales qui engagent le pays sur des décennies. Morsi n’a d’autre choix que d’annuler la déclaration constitutionnelle et le référendum, s’il ne veut pas vivre le même scénario que celui de Moubarak.

 

- Face à cette situation, l’opposition organisée au sein du Front de sauvegarde nationale est-elle capable de barrer la route aux dérives autoritaires du pouvoir ?

Il est évident que les Frères musulmans ont totalement échoué à réaliser les objectifs de la révolution. La situation que traverse le pays, aujourd’hui, a poussé les forces démocratiques à s’unir, à s’organiser et à prendre sérieusement les choses en main. A charge à elle d’ouvrir des perspectives politiques sérieuses à cette insurrection. Le pays est en train de vivre un souffle révolutionnaire. elwatan

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 مرسي يستبدل الإعلان الدستوري بآخر والاستفتاء في موعده

 

ألغي الرئيس المصري محمد مرسي الإعلان الدستوري الذي أثار جدلا سياسيا في مصر مع الابقاء على ما ترتب عليه من آثار وذلك عقب اجتماعه مع بعض رموز القوى السياسية لحل الأزمة في البلاد.

وكان رئيس الوزراء هشام قنديل صرح في وقت سابق بأن "المجتمعون مع الرئيس محمد مرسي اتفقوا على تشكيل لجنة لتعديل الإعلان الدستوري، بما لا يفرغه من مضمونه، ويزيل المخاوف منه في جميع المؤسسات".

 

وأشار إلى أن اللجنة تتكون من الدكتور محمد سليم العوا، والدكتور محمد محسوب، وأيمن نور، الفقيه الدستوري ثروت بدوي وأحمد كمال أبوالمجد، جمال جبريل، مضيفًا إذا انتهت إعادة الصياغة سيصدر في صورة إعلان دستوري جديد.

وفي مؤتمر صحفي بمقر رئاسة الجمهورية أوضح السياسي سليم العوا، إنه تم الاتفاق على الابقاء على موعد 15 من ديسمبر / كانون الأول الجاري للاستفتاء على مشروع الدستور لانه لا يمكن قانونيا تغيير هذا الموعد.

ونص الاعلان الدستوري الجديد الصادر عن مرسي وتلاه العوا على التالي :

المادة الأولى:

يلغى الإعلان الدستوري الصادر بتاريخ 21 نوفمبر اعتبارًا من اليوم، ويبقى صحيحًا ما ترتب عليه من آثار.

المادة الثانية:

إعادة التحقيقات في جميع جرائم قتل الثوار التي ارتكتب إذا ما توفرت أدلة وقرائن جديدة، وتتم إعادة المحاكمة، حتى لو كان قد صدر حكم نهائى بالبراءة.

المادة الثالثة:

في حالة عدم موافقة المواطنين على مشروع الدستور يدعي رئيس الجمهورية لانتخاب جمعية تأسيسية خلال 3 أشهر انتخابًا حرًا من الشعب على أن تنهي الجمعية الجديدة إعداد مشروع الدستور خلال 6 أشهر على أن يطرح الرئيس للاستفتاء في مدة لا تزيد عن شهر.

المادة الرابعة:

لا يجوز الطعن على الإعلان الدستوري ولا الإعلانات الدستورية السابقة الصادرة أمام المحاكم.

المادة الخامسة:

ينشر هذا الإعلان في الجريدة الرسمية ويعمل به من تاريخ صدوره.

وكانت جبهة الإنقاذ الوطني المعارضة في مصر قد دعت في وقت سابق إلى الاحتشاد والاعتصام في الميادين حتى تتحقق مطالبها ومن بينها إسقاط الإعلان الدستوري ورفض إجراء استفتاء على الدستور وإلزام رئيس الجمهورية باتخاذ تدابير فورية "لحل الميليشيات شبه العسكرية المنظمة داخل جماعة الإخوان".

كما تضمنت المطالب حماية المظاهرات والمسيرات السلمية، وندب قاض للتحقيق في "الجرائم التي وقعت في دائرة قصر الرئاسة مساء الأربعاء".

الجيش يحذر

وكانت القوات المسلحة المصرية قد أصدرت بياناً أذاعه التلفزيون الرسمي قالت فيه "إنها تؤكد على أن منهج الحوار هو الأسلوب الأمثل للوصول الى توافق يحقق مصلحة الوطن والمواطنين".

وأضاف الجيش المصري في بيانه "إن استمرار عدم التوافق لن يكون في مصلحة أي طرف من الأطراف، وحذّر من العنف مشيراً إلى أن الجيش لن يقبل بوقوع أعمال عنف".

وذكر الجيش أن "المؤسسة العسكرية دائما إلى شعب مصر وتحرص على وحدة صفه".

مصدر في رئاسة الجمهورية صرح لبي بي سي بأن الرئيس وافق من حيث المبدأ على تعديل الإعلان الدستوري الصادر في 21 نوفمبر وشكل لجنة قانونية لدراسة تعديل الإعلان الدستورى حتى لا يتم الطعن عليه.

وأوضح المصدر أن هناك طرح لم يتخذ قرار بشأنه حتى الآن بشأن اقتراح آلية للتصويت بإضافة المواد الخلافية في ورقة التصويت ولكنه لم يدل بمزيد من التصريحات.

bbc

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 02:57

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A Tunis des centaines de sympathisants de la ‘’Ligue de protection de la révolution’’, milice d'Ennahdha, manifestent contre la centrale syndicale UGTT

 

 

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Ennahdha organise la «deuxième mi-temps» du match des manifestations

 

Ennahdha, et ses alliés, ont organisé ce samedi 8 décembre des manifestations un peu partout, à travers le pays, pour contrebalancer les manifestations d’hier organisées à l’initiative de l’UGTT.

Et comme par hasard, ces manifestations ont, essentiellement, eu lieu là où les mouvements d’hier ont été les plus « époustouflants » !

 

Sfax

Une manifestation a été organisée ce samedi 8 décembre devant la mosquée de Sidi Lakhmi dans la ville de Sfax sous le thème “Notre révolution continue”, à l’initiative d’une association à Sfax.

 

Lotfi Abida, secrétaire général régional du mouvement Ennahdha à Sfax a déclaré que cet évènement vise à calmer les esprits et à rassurer les citoyens.

 

Kairouan


La ligue de protection de la révolution dans le gouvernorat de Kairouan a appelé l’union générale des travailleurs tunisiens à annuler sa grève générale.

Le président de la ligue Mohamed Anouar a déclaré que le rassemblement de ce samedi vise à sensibiliser le citoyen de Kairouan que la grève générale n’aura aucun intérêt qu’il s’agit d’une perte de plus de 7 milliards de dinars pour la Tunisie.

 

 

Gafsa

 

Le mouvement Ennahdha a organisé, ce samedi une marche pacifique à Gafsa.

 

Les manifestants ont appelé le gouvernement à l’”immunisation de la révolution” et à l’assainissement de tous les secteurs y compris l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).

 

Le secrétaire général du mouvement Ennahdha à Gafsa, Mohsen Soudani a expliqué que l’assainissement de l’UGTT veut dire la conservation de sa vocation sociale et de sa neutralité au service des ouvriers sans faire partie des tensions politiques. tunisienumerique


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Rached Ghannouchi, pyromane et suicidaire

 

 

Tunisie : Rached Ghannouchi, pyromane et suicidaire

Ce sont bien le refus de la négociation, de l'écoute de l'Autre et du dialogue qui ont fait rater à Ennahdha les nombreuses chances et les innombrables mains tendues qui auraient pu assurer le sauvetage du pays.

Rached Ghannouchi, mercredi, est venu abattre sur la place publique les dernières cartes, ou peut-être les avant-dernières cartes, du jeu d'Ennahdha. Peu importe la chronologie de cette lamentable fin de parcours nahdhaouie, ce que nous retenons c'est la dramatique descente en enfer du président des «islamo-démocrates» qui, sans gène aucune, a décidé de prendre pour cible l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt), accusant cette dernière de semer le trouble, de jouer le jeu politique dangereux des défaits du 23 octobre 2011, de comploter, bref, de se disqualifier.

Rien ne leur a réussi

Ce dernier «coup de gueule» du patriarche nahdhaoui porte ainsi la tension sociale et politique à un cran jusqu'ici inimaginable. Et cela peut faire craindre le pire. Aux abois, Ennahdha risque de choisir de plus en plus de tirer sur tout ce qui bouge, sur tous ceux qui s'opposent à ses choix, voire également sur ceux qui, pour l'instant atterrés ou dubitatifs, ont choisi de s'abstenir et de garder le silence.

Le danger réside donc dans cette attitude tout à fait suicidaire des dirigeants nahdhaouis: puisque, en dix ou onze mois de pouvoir, rien ne leur a réussi et leurs incapacités à mener les affaires du pays ne sont plus à démontrer, ils pourraient décider de se donner la mort et tenter de traîner dans le sillage de leur autodestruction tout ce qui reste de la Tunisie révolutionnaire et tous les Tunisiens.

En lieu et place de la présentation d'un mea culpa civilisé et réellement démocrate, en lieu et place d'un aveu franc et clair de ses faiblesses et de ses incompétences à servir le pays, Ennahdha a ainsi opté pour les attaques frontales et la rupture totale, puisque l'arrogante «légitimité électorale» des «hommes honnêtes qui craignent Dieu» n'a plus convaincu.

En lieu et place d'un bilan sincère de ce que l'équipe de Hamadi Jebali a tenté d'entreprendre et qu'elle n'a pas réussi à réaliser ou qu'elle a gâché, M. Ghannouchi, devant un parterre nombreux de journalistes, a déclaré la guerre à l'Ugtt, elle qui, souvenons-nous il y a moins de deux mois, avait lancé l'initiative du dernier recours, une planche de salut qui aurait pu réunir toutes les bonnes volontés du pays, les hommes et femmes qu'anime uniquement le souci de servir de la meilleure manière l'intérêt suprême de la Tunisie.

Or, Ennahdha, attelée à ses associés du CpR et d'Ettakatol, a préféré faire cavalier seul et, en somme, torpiller les efforts de Houcine Abassi, de ses amis syndicalistes et de tous ceux qui ont voulu substituer à la «légitimité électorale» vidée de tout sens une «légitimité consensuelle» plus saine et plus crédible, car plus fédératrice en cette étape de transition démocratique et face aux prolongations que nous impose une Constituante qui se presse lentement.

Ils ont tout désappris

Comment peut-on expliquer cette démarche folle et furieuse de M. Ghannouchi et de ses disciples nahdhaouis qui jouent ainsi leur va-tout?

Il s'agit, en réalité, une tragique réalité, d'un groupe d'hommes et de femmes qui constatent, chaque jour encore plus, la faillite de leur rêve de grandeur. Eux que le hasard du bulletin de vote du 23 octobre a choisi pour gouverner, eux qui, pendant leurs longues années d'exil, de prison et de répression, ont tout désappris du dialogue, de la modestie, de la générosité et du partage.

Aujourd'hui, donc, ils sont bien obligés de reconnaître que la politique est un talent qu'ils ne possèdent pas, que la démocratie est un art dont ils ne maîtrisent pas les plus élémentaires rudiments et que la modernité et la laïcité ne sont pas des inventions de Satan.

Face à ce désastreux constat, face à leurs multiples échecs, à la perte de tous leurs repères et à leur popularité usée jusqu'à la corde, les Nahdhaouis ont choisi la fuite en avant, le discours brutal et la manière forte et assassine.

Cette course effrénée qui mène Ennahdha droit dans le mur et tout le pays avec lui, et qui risque, à coup sûr, de nous faire regretter le 14 janvier 2011, est le fait de la convergence d'un certain nombre de facteurs.

Tout d'abord, l'affolement dont les dirigeants d'Ennahdha ont fait preuve depuis leur accession au pouvoir est le résultat d'un complexe de persécution. Deux décennies ou un demi-siècle de répression ont nourri chez les hommes et les femmes nahdhaouis une peur viscérale du voisin, même lorsque ce dernier est tunisien et musulman. Même s'ils ont été libérés par la Révolution du 14 janvier, s'ils ont été généreusement récompensés par les élections à la Constituante – cette manne d'Allah! – et qu'ils se sont bien installés au pouvoir, les Nahdhaouis éprouvent toujours le plus grand mal à se débarrasser de leur délire de persécution. Leur entêtement, leur arrogance, leur refus du dialogue, leur intransigeance et leur violence sont les preuves que ces hommes et ces femmes ne sont jamais arrivés à effacer leur douloureuse expérience de l'oppression.

Rejet de l'Autre

Ce manque d'assurance génère bien évidemment un manque de confiance en autrui, un sentiment de suspicion qui rend impossible tout commerce humain et tout échange «civilisé» et moderniste avec les Nahdhaouis.

Leur fidélité à un certain islam, toutes leurs interventions télévisées ou autres qui commencent toujours par la «basmala», leur tache frontale et leur «assalamou alaïkom» téléphonique sont peut-être des détails insignifiants et anecdotiques de la vie quotidienne, mais elles représentent toutes des distances que les Nahdhaouis souhaitent mettre entre eux et les autres, pour se protéger de la malveillance et la mécréance...

Cette fâcheuse tendance à rejeter les valeurs de l'Autre, cette malheureuse obstination à n'en faire qu'à leur tête et leur instinct quasi-nihiliste à faire le vide autour d'eux-mêmes ont donné naissance chez les Nahdhaouis cette quête obsessionnelle du pouvoir et cette volonté maladive de le garder à tout prix. Cela leur a coûté, à plusieurs reprises, la perte de confiance, la colère et presque le divorce d'avec leurs alliés de la Troïka, et ils ne semblaient pas y pouvoir grand-chose. Cela leur a valu, un nombre incalculable de fois, de terribles parties de bras-de-fer avec une opposition partisane, associative ou autres, et ils ne semblent jamais regretter de se retrouver ainsi isolés, animés qu'ils sont par leur conviction d'être les détenteurs de vérités absolues, sacrées et, donc, indiscutables.

Ce sont bien ce refus de la négociation, ce refus de l'écoute de l'Autre et du dialogue qui ont fait rater à Ennahdha les nombreuses chances et les innombrables mains tendues qui auraient pu assurer le sauvetage du pays.

A présent, face à toutes leurs faillites, face au naufrage du navire révolution et face à la montée en puissance du Nida Tounes de Béji Caïd Essebsi et les rangs serrés de l'opposition, les Nahdhaouis, suicidaires, fourbissent les armes, tirent, blessent, aveuglent et tuent....

Les kamikazes nahdhaouis, leurs milices des Ligues de la protection de la révolution et leurs frères salafistes sont prêts, si les urnes ne leur accordent un nouveau mandat quinquennal, à se soulever et à prendre le pouvoir par la force.

Quoiqu'ils puissent prétendre, leur «structure mentale», leur idéologie et leur stratégie leur dicteront toujours de vouloir gouverner seuls et de ne jamais accepter l'alternance.

Je n'ai rien contre Ennahdha, je souhaite tout simplement qu'elle soit dans l'opposition.  Moncef Dhambri  http://www.kapitalis.com/afkar

 

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Les milices nazies : SA et SS

 

 

 

Après que l'Allemagne ait perdu la 1ère Guerre Mondiale, il fut crée les S.A. En 1920,  et les S.S. En 1926. Mais quels étaient alors leur rôle avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale ?

 

1- Les S.A. (SturmAbteilung = Section d'Assaut)

 

La Section d'Assaut a été crée en 1920 par Ernst Röhm. Cette armée, identifiable grâce à leurs « chemises brunes »,  a pour but de protéger les réunions du Parti Nazi dirigé par Hitler et de troubler les réunions socialistes et communistes.

 

En 1923, Hitler tente un coup d’état, le Putsch de Munich, avec l'aide des S.A.

Au moment où Hitler arrive au pouvoir en 1933, les S.A sont au nombre de 400.000 malgré le Traité de Versailles signé en 1919 interdisant la création d’une armée de plus 100 000 hommes.  

Ce sont les premiers à faire une campagne contre les juifs en 1933.

Les S.A. défilent avec des camions surtout dans la ville de Berlin qui transportaient des panneaux de propagandes contre les juifs, ceux-ci incitant les Allemands à ne pas aller acheter dans les magasins juifs. Des affiches sont aussi placées sur les vitrines de commerçants juifs, de plus la présence des S.A. devant ces mêmes magasins dissuadait les Allemands d'entrer dans ceux-ci.


Les S.A. avaient aussi pour rôle d'humilier les juifs. La Section d’Assaut, s'en prend  à des couples mixtes entre allemands et juifs et les oblige à porter des pancartes humiliantes, comme l'illustre cette image.


 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/couple_mixte.jpg

La pancarte de l'homme signifie : « Je suis un juif qui n'entraine dans sa chambre que des jeunes allemandes ». 

Celle de la femme signifie : « Je ne suis qu'une truie attirée par les juifs »

 

2-Les S.S (Schutzstaffel = Groupe de Protection)

 

Le Groupe de Protection a été quant à lui crée en 1926, ils étaient à l'origine des gardes du corps personnels de Hitler.


Le 30 juin 1934, la terreur prit une nouvelle couleur dans le IIIe Reich. Le noir vint remplacer le brun et se mélangea au rouge sang. (Citation du livre Les S.S. Un avertissement de l'histoire de Guido KNOPP) Cette phrase, traduit l'assassinat de nombreuses personnes durant la Nuit des Longs Couteaux, notamment celui du chef des S.A. qui était pourtant l'ami d'Hitler : Ernst Röhm. Après cette nuit, les SA disparaissent, de la scène politique, Hitler préférant développer le corps des SS, milice qu’il a créé lui-même et qui est toute dévouée à sa cause. Le rôle des S.S de réaliser le projet  d’exterminer les juifs et avoir le contrôle de toutes les armées : « Les juifs doivent être exterminés. C'est notre programme et nous devons l'appliquer. » (Extrait du discours prononcé le 4 octobre 1943 devant les généraux S.S.


Himmler dirige alors les S.S. Qui deviennent les gardiens des camps de concentration, le premier camp de concentration fut ouvert en 1933, c'est le camp de Dachau.

 

 

http://www.histoire-en-questions.fr/deuxieme%20guerre%20mondiale/allemagne%20nazie/ssentrainement.jpg

 

Les S.S. composent une unité de tueurs qui seront utilisés sur le front de l’Est, dans la guerre 

contre l’URSS. Au fur et à mesure de leur avance en URSS, les nazis exécutent les juifs. Ce régiment de policiers et de soldats étaient appelés « einsatzgruppen »dirigés par les S.S.

Mais les S.S. dirigent aussi l’extermination, c'est à la fin des années 1941 qu’ils sont chargés d'organiser ces camps d'extermination (organisation des trains et des convois), Himmler en est le superviseur. De plus les S.S. sont à l'arrivée du célèbre camp d'extermination: Auschwitz. 


Leurs travail consiste à attendre les déportés juifs qui sortent des wagons et composent 2 fils : une qui ira travailler et l'autre qui sera redirigé directement vers les chambres a gaz.

 

Ces deux milices ont permis de semer la terreur sous le IIIe Reich.

 

Mélanie K  & Sophia B

 

Référence :

-Sitographique : http://pagesperso-orange.fr/vins.a/La_SA.htm 

 

 

http://pagesperso-orange.fr/vins.a/La_SS.htm


 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/SA_SS.htm#sa

 

-Bibliographique : Les S.S. un avertissement de l’Histoire, Guidot KNOPP

Les Trompettes de Berlin, Christian BERNADAC  histoiregeolyceerombas.over-blog

 

 

 

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Les anti-Morsi encerclent le palais présidentiel

 

Des milliers de manifestants maintiennent la pression au Caire. Le président islamiste serait prêt à reporter le référendum sur la Constitution

 

Devant le palais présidentiel égyptien, le 7 décembre 2012. (Hassan Ammar/AP/SIPA)

 

Des milliers de manifestants étaient rassemblés vendredi 7 décembre dans la soirée au Caire autour du palais présidentiel gardé par l'armée, tandis que le pouvoir a fait savoir qu'il pourrait reporter le référendum sur un projet de Constitution qui divise profondément le pays.

Le président Mohamed Morsi "pourrait accepter de reporter le référendum" prévu le 15 décembre, a déclaré le vice-président Mahmoud Mekki, à condition que l'opposition ne se serve pas de ce report, contestable au vu du calendrier légal, pour saisir la justice.

Quelques instants auparavant, des manifestants ont franchi sans incident des barbelés déroulés près de la présidence, envahissant le périmètre de sécurité établi la veille par l'armée mais sans pouvoir entrer dans le complexe.

Certains ont tagué des graffitis sur les murs extérieurs du palais, situé dans le quartier d'Héliopolis, dans la banlieue du Caire, proclamant "Dégage" à l'encontre du président islamiste.

10.000 personnes aux abords du palais

Aucune violence n'avait toutefois lieu entre manifestants qui se sont répandus autour du site protégé par un mur d'enceinte et les forces de sécurité, malgré les fortes tensions de ces derniers jours dans ce quartier.

En début de soirée, plus de 10.000 personnes s'étaient rassemblées aux abords du palais. Des chars étaient stationnés à proximité mais les soldats n'ont fait aucun geste en direction des protestataires, dont certains sont montés sur les blindés pour fraterniser avec les militaires.

Des manifestants ont brocardé Mohamed Morsi comme étant un "mouton" inféodé aux Frères musulmans. D'autres ont scandé "A bas le pouvoir du guide", en référence à Mohammed Badie, guide suprême de la confrérie dont le président est issu.

Dans le même temps, 2.000 islamistes étaient rassemblés dans une mosquée à quelques kilomètres de là, scandant "Nous sommes tous avec le président" et "Morsi, nous t'aimons".

"Nous n'irons au palais présidentiel que s'ils (les anti-Morsi) cherchent à y entrer par la force", a déclaré un manifestant membre des Frères musulmans, Ayman al Sawwah.

"Vendredi du carton rouge"

Des manifestations hostiles au président ont aussi eu lieu sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, à Hourghada, sur la mer Rouge, et à Qena (sud), selon des témoins. Alexandrie, la grande ville du nord du pays, était pour sa part le théâtre de rassemblements rivaux.

L'opposition avait intitulé cette journée "Vendredi du carton rouge" pour dénoncer le décret du 22 novembre par lequel le président Morsi a étendu ses pouvoirs et mis ses décisions à l'abri de tout recours en justice, ainsi que le projet de Constitution, accusé d'ouvrir la voie à une extension de la loi islamique et d'offrir peu de garanties pour les libertés.

Le vice-président Mekki a toutefois expliqué que Mohamed Morsi était prêt à envisager un report du référendum si l'opposition garantit qu'elle ne mettra pas en cause le chef de l'Etat au motif que le scrutin doit se tenir, selon la loi, deux semaines après la présentation du texte au président.

Signe supplémentaire d'un possible report global du référendum, le vote des Egyptiens de l'étranger, qui devait débuter samedi, a été reporté à mercredi.

L'opposition demande le report du référendum, et l'abandon du décret

Mohammed ElBaradei, l'une des figures de proue de l'opposition, a toutefois réaffirmé vendredi qu'un dialogue avec Mohamed Morsi restait conditionné au report du référendum constitutionnel mais aussi à l'abandon du décret du 22 novembre.

"Il peut faire cela immédiatement, cette nuit", a déclaré Mohammed ElBaradei, prix Nobel de la Paix et ancien chef de l'agence atomique de l'ONU, qui dirige le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition libérale et de gauche.

La persistance des tensions politiques fait craindre de nouvelles violences, après les heurts entre pro et anti-Morsi qui ont fait sept morts et des centaines de blessés dans la nuit de mercredi à jeudi près de la présidence.

Dans un discours au ton offensif jeudi soir, Mohamed Morsi avait maintenu son décret et le référendum, tout en appelant l'opposition à un dialogue samedi. "Nous respectons la liberté d'expression pacifique, mais nous ne laisserons jamais personne participer à des meurtres et à des actes de sabotage", avait-il martelé. tempsreel.nouvelobs

 

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"Nous ne serons pas pacifiques éternellement"

Les manifestants réclament l'abandon d'un décret par lequel Mohamed Morsi s'est octroyé les pleins pouvoirs.

 

 

La principale coalition d'opposition à Mohamed Morsi, le Front du salut national, est présidée par le Prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei.

La principale coalition d'opposition à Mohamed Morsi, le Front du salut national, est présidée par le Prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei. © STRINGER / AFP

 

 

Des milliers de personnes manifestaient vendredi après-midi au Caire contre le président islamiste Mohamed Morsi en assurant vouloir rester pacifiques, mais sans cacher être à bout de patience face à un chef de l'État accusé de faire revenir le pays à la dictature.

"Nous utiliserons tous les moyens pour faire tomber le régime", affirme Ahmed Dewedar, un jeune manifestant présent sur la place Tahrir, où un village de tentes abrite depuis deux semaines les anti-Morsi les plus déterminés. "Il n'y aura pas de stabilité tant que nos revendications ne seront pas satisfaites", poursuit-il sur ce site emblématique de la révolte populaire qui a provoqué la chute deHosni Moubarak en février 2011.

Un peu plus loin, une banderole proclame : "À bas, Adolf Morsi, à bas, le nouveau Hitler". Les manifestants réclament l'abandon d'un décret par lequel le président s'est octroyé le 22 novembre des prérogatives s'apparentant à des pleins pouvoirs, en plaçant en particulier ses décisions au-dessus de tout contrôle par la justice. La volonté de Mohamed Morsi, qu'il a réaffirmée jeudi soir, de soumettre le 15 décembre à un référendum un projet de Constitution très critiqué par l'opposition, n'a fait que doper la détermination de ses adversaires, qui dénoncent une volonté d'islamiser les institutions et de saper les libertés.

Un scénario à la libanaise

"Nous aurions pu envahir le palais présidentiel mercredi", affirme Mahmoud Ghazawi, 35 ans, en référence à la marche sur la présidence qui s'est achevée en affrontements de rue meurtriers avec les partisans du chef de l'État. "Nous ne resterons pas pacifiques éternellement", prévient-il, alors que des milliers d'opposants se rassemblaient de nouveau vendredi après-midi aux abords du palais désormais gardé par l'armée. La crise actuelle a aggravé la polarisation du pays entre islamistes d'un côté, forces libérales, de gauche et chrétiens de l'autre.

"Cela pourrait devenir un scénario à la libanaise", en référence à la guerre civile qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990, affirme Mohammed al-Cheikh, 27 ans, partisan de l'une des figures de l'opposition, Mohammed El Baradei. "Ce qui se passe en Égypte est déjà une guerre civile", insiste un autre militant, qui demande à garder l'anonymat. "Morsi et les Frères musulmans ont divisé le peuple en cherchant à imposer leur Constitution nulle, malhonnête", ajoute-t-il.

"Il y aura de la violence, c'est sûr" (manifestant)

"Nous mourrons ici place Tahrir, de faim ou de maladie, au nom de nos martyrs", lance au mégaphone un imam de la prestigieuse institution théologique sunnite d'al-Azhar, qui a demandé à Mohamed Morsi de suspendre son décret sur ses pouvoirs élargis pour favoriser l'apaisement. D'autres manifestants en appellent désormais à l'armée, alors qu'il y a quelques mois encore la place Tahrir résonnait de slogans contre le pouvoir militaire de transition, qui a dirigé l'Égypte pendant 18 mois, entre la chute de Hosni Moubarak et l'élection en juin de Mohamed Morsi.

"Il y aura de la violence, c'est sûr, tous les bords veulent l'escalade. Mais quand l'armée viendra, ce sera la fin du président et des Frères musulmans, et nous pourrons avoir une nouvelle vie", estime Magdi Hossein, 50 ans. "L'armée a toujours été du côté du peuple", affirme-t-il. D'autres estiment que l'épreuve du pouvoir a fait fondre la popularité des Frères musulmans. "Aujourd'hui, Morsi ne représente pas plus de cinq millions de personnes sur 85 millions d'Égyptiens", assure Mahmoud Ghazawi. le point.fr

 

 

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Les opinons !

 
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 03:18

Houcine Abassi : en quel honneur devrais-je m’entretenir avec Rached Ghannouchi ?

 

Une rencontre entre Rached Ghannouchi et Houcine Abassi était programmée demain, 7 décembre 2012, à l’initiative de Messieurs Ahmed Ben Salah et Ahmed Mestiri, c’est du moins ce qu’a affirmé M. Ben Salah, dans une déclaration sur les ondes de Shems Fm. 
Intervenant sur la même radio, Rached Ghannouchi avait, quant à lui, donné son accord de principe pour une telle rencontre, affirmant être ouvert à toutes les initiatives qui prônent le dialogue. 

Pourtant, le principal intéressé, Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a nié être au courant d’une telle initiative. Invité sur un plateau télévisé de la chaîne Wataniya 1, M. Abassi s’est, en effet, dit étonné d’une telle information : « Je n’ai parlé ni avec Monsieur Ahmed Mestiri ni avec Monsieur Ahmed Ben Salah… Pourquoi rencontrerais-je Rached Ghannouchi ? Et pourquoi aurais-je besoin d’intermédiaires pour cela ? Si je dois discuter de la situation du pays avec un interlocuteur, c’est avec le gouvernement… à moins qu’il y ait un mélange entre les deux », a-t-il rétorqué.

Revenant sur les violences survenues sur la Place Mohamed Ali, le SG de l’UGTT s’est indigné des déclarations de plusieurs responsables du Parti Ennahdha : « Les déclarations sont claires: Des gens polis et bienveillants sont venus pour commémorer la mort de Farhat Hached et nous sommes des sauvages qui les avons attaqués ! » 
Et M. Abassi de condamner, de nouveau, les propos du leader d’Ennahdha : « Rached Ghannouchi qui demande la fouille des locaux de l’UGTT en pensant y trouver des armes ! Quelle est sa qualité pour demander cela ? Qu’il aille demander au gouvernement ou à la justice de le faire ! Par la suite, il a tenu une conférence de presse pour jeter de l’huile sur le feu, au lieu d’essayer d’apaiser les choses », a-t-il regretté.

Concernant la grève générale, Houcine Abassi a affirmé qu'il n'y avait pas de raisons pour revenir dessus. "Vous pensez que nous prenons une telle décision pour l'annuler par la suite? Il n'y a aucune amélioration de la situation, au contraire, les déclarations irresponsables participent à envenimer les choses", conclut-il. businessnews

 

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6 décembre _Wataniya 1_Au 26'30'' entretien avec Houcine Abassi 

 

 

7 décembre _Wataniya 1_ Au 1h38 : réponse de Houcine Abassi à Rafik Abdessalem, gendre de Ghannouchi et ministre des Affaires extérieures  

 

 

 

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Rached Ghannouchi rend visite à la famille de Farhat Hached

Rached Ghannouchi, s’est présenté au domicile de la famille de feu Farhat Hached, un bouquet de fleurs à la main.

Il est venu nous rendre une « visite de courtoisie » a déclaré Noureddine Hached, au micro de Mosaïque FM.

Ghannouchi aurait aussi donné des explications sur son absence lors de la commémoration du 60ème anniversaire du décès du Martyr. Il aurait par ailleurs, exprimé ses « regrets » pour ce qui s’était passé mardi dernier, place Mohamed Ali, comme il aurait exprimé sa reconnaissance au « rôle incontournable » de l’UGTT !

Apparemment, tout est bon, pour s’expliquer, sauf le fait de présenter des excuses.

Par ce geste, Ghannouchi veut-il montrer qu’il ne fait pas l’amalgame entre l’UGTT et Farhat Hached, pour ne pas apparaitre comme quelqu’un qui dénigre les sacrifices des martyrs de la nation ? tunisienumerique

 


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Report de l’initiative de réconciliation entre l'UGTT et Ennahdha

 

 

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Le syndicaliste et ancien ministre Ahmed Ben Salah a souligné à l'issue de sa réunion vendredi 7 décembre avec le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) Hassine Abassi que son initiative de réconciliation entre l'organisation syndicale et le Mouvement Ennahdha est reportée jusqu'à l'apaisement des tensions entre les deux bords.

 

 

Il a souligné qu'il poursuivra ses efforts de rapprochement, en coordination avec les parties concernées pour dépasser les conflits engendrés par les violences du 4 décembre dernier à la Place Mohamed Ali. Ben Salah a formé le vœu de voir les choses rentrer dans l'ordre aussi vite que possible.

Abassi a, de son coté, souligné que la grève du 13 décembre vise à «défendre l'organisation syndicale, devenue au cours de la dernière période, la cible de toute forme d'agression". «Nous avons expliqué à M.Ahmed Ben Salah les raisons de notre décision d'observer une grève générale et ce qui s'est réellement passé à la Place Mohamed Ali le jour de la commémoration du martyre du leader syndicaliste Farhat Hached», a précisé Abassi tout en insistant sur l'attachement de la centrale syndicale au dialogue.


A noter que plusieurs médias se sont relayés une information concernant une éventuelle rencontre entre Ben Salah, Abassi et le président d'Ennahdha Rached Ghannouchi. Information démentie par le porte parole officiel du Mouvement Ennahdha Nejib Gharbi contacté vendredi par la TAP. Ce dernier a toutefois affirmé la disposition de son parti à dialoguer avec toutes les parties. «Nous sommes pour le dialogue, c'est, en revanche, l'UGTT qui a décidé de boycotter tous les débats auxquels assistera un membre du Mouvement Ennahdha», s'est-il exprimé.


S'agissant de la position d'Ennahdha sur la dissolution des ligues de protection de la révolution, principale revendication de l'UGTT, Gharbi a tenu à préciser que cette décision est du ressort de la justice qui se basera sur les résultats de l'enquête sur les derniers évènements survenus à la Place Mohamed Ali.


Pour sa part, Mohamed Bannour, porte parole officiel du parti Ettakatol qui a assisté à une partie de l'entretien Abassi-Ben Salah, a relevé que l'UGTT s'est montrée compréhensive et prête pour un dialogue afin de sortir de la crise.

La succession des déclarations des responsables syndicaux et des représentants du parti Ennahdha à la presse ont attisé les tensions entre les deux parties a-t- il regretté.

 

 

Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l'UGTT chargé de la communication a souligné l'attachement de l'organisation à la grève générale prévue le 13 décembre prochain. Il a insisté sur la dissolution des ligues de protection de la révolution comme principale condition pour reprendre le dialogue. espacemanager

 

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Les LPR ont un lien étroit avec Ennahdha et le CPR (Samir Bettaïeb)

 

Les dirigeants de la Voie Démocratique et Sociale « Al Massar » accusent lors d’une conférence de presse organisée ce matin, le parti Ennahdha "de vouloir accaparer le pouvoir et  de refuser le consensus national".  Les dirigeants du parti sont revenus sur plusieurs évènements récents secouant  la Tunisie, notamment la grève générale décrétée par l’UGTT et les affrontements qui ont lieu devant le siège de la centrale syndicale.  

Samir Bettaïeb, député du groupe Al Massar à l’Assemblée nationale constituante, a dit que son parti prônait le dialogue avec Ennahdha, principal adversaire du bloc démocratique, « Mais à une condition. C’est que tout le monde fasse partie du dialogue, sans exclusion aucune, et non pas comme le veut Ennahdha qui exige l’exclusion de Nidaa Tounes», a-t-il dit.  Il a par ailleurs expliqué que le boycott des plénières de l’ANC par les groupes de l’opposition, était dû au refus du chef du gouvernement de se présenter devant les députés pour une séance d’audition, mais aussi  en soutien à la  demande de l’UGTT de dissoudre Les Ligues de protection de la révolution (LPR). « Notre absence des plénières les deux premiers jours n’était pas très grave, il y a eu vote de textes déjà débattus au sein des commissions, mais ce qui nous inquiète c’est l’article 6 qui sera voté aujourd’hui et qui concerne la composition de la commission qui s’occupera de la mise en place de l’Instance supérieure Indépendante des Elections (ISIE)…Ennahdha désire que cette commission soit composée selon le principe de quotas proportionnels… les autres groupes parlementaires optent pour une représentation de tous les groupes parlementaires à égalité…nous nous demandons si nous devons mettre  fin au boycott et aller débattre de l’art 6, ou pas…Nous sommes encore en train d’en parler».

Selon Jounaidi Abdeljaoued, l’UGTT possède une place importante dans la société tunisienne et «les bandes qui ont attaqué l’UGTT sont des gens extérieurs à la centrale syndicale et  ignorent tout de l’action syndicaliste. Ces bandes organisées sont protégées, puisque Rached Ghannouchi lui-même incite à l’affrontement social et à la préservation de la révolution, comme si certains, seraient plus responsables de la révolution que d’autres », s’est-il indigné, rappelant que ces groupes ont interdit  l’accès aux syndicalistes, au mausolée de Farhat Hached, et se sont introduits au sein de l’ANC pour s’en prendre aux députés. 

Ahmed Ibrahim a appellé dans son intervention le Gouvernement à « tirer des leçons de ce qui s’est passé à Siliana, à dialoguer et à cesser de faire la sourde oreille ». Il accuse sur la même lancée le gouvernement de laisser pourrir la situation et le parti Ennahdha d’adopter « la politique de la terre brulée » en envoyant des bandes usant de la violence contre les organismes, les partis et l’UGTT,  «l’attaque la plus grave et qui a fait déborder le vase, c’est l’attaque contre l’UGTT », selon le secrétaire général du parti, qui a exprimé son soutien à la grève générale prévue pour le 13 décembre.

Interrogé sur la possibilité de saisir la justice au sujet de la dissolution des LPR, Samir Bettaïeb a ajouté que le gouvernement est habilité à dissoudre les Ligues de protection de la  révolution, en faisant respecter le décret-loi sur les associations, mais que la possibilité était à l’étude, surtout que l’UGTT a porté plainte au sujet de ces mêmes groupes :

«c’est une bataille judiciaire et nous y participerons…l’UGTT aurait pu décréter la grève au lendemain des faits, mais il a choisi d’accorder du temps au gouvernement pour se ressaisir et prendre les décisions nécessaires pour que la situation ne s’envenime pas…d’ici le 13 décembre, il y aura probablement résolution de la crise, mais non pas avec des compromis boiteux, car la dissolution des LPR est une question essentielle…car à mon sens, il n’y a pas de transition démocratique réussie avec la présence de ces ligues … Nous avos des exemples et des dossiers à ce sujet ; ces ligues possèdent  un lien étroit avec Ennahdha mais également avec le Congrès pour la République », a dit le porte-parole d’Al Massar . Il a également révélé la possibilité de la création d’un front avec d’autres partis politiques comme Al Joumhouri, Nidaa Tounes, le Front Populaire ou le Parti des Travailleurs. A ce sujet, le président de Nida Tounes, Béji Caïd Essebsi a annoncé ce vendredi même qu'il existe "un accord de principe pour la formation d’un front politique élargi, sous le nom de "l'union pour la Tunisie", rassemblant cinq partis dont al-Joumhouri, al-Massar, Nida Tounes, le parti des travailleurs et le parti socialiste de gauche". 

Samir Bettaïeb, a finalement parlé d’une motion de censure contre le gouvernement en cours de signature par les députés ( 66 ont signé) « Nous visons les 73 signatures, pour pouvoir la présenter à l’assemblée », a-t-il dit. gnet.tn/temps-fort

 

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Le 13 décembre marchons pour la paix civile en Tunisie

 

 

 

En attendant une grève générale que personne véritablement ne souhaite, le 13 décembre, il restera peut-être à la société civile rassemblée d'engager une marche citoyenne pour la paix civile en Tunisie.

 

 

Dans la suite de sa conférence de presse et après la déclaration de grève générale de l'U'gtt, Rached Ghannouchi a fait la tournée des plateaux de radio et télévision, pour disculper le mouvement Ennahdha dont il est le leader de toute responsabilité dans les graves incidents de la place Mohammed Ali le 4 décembre et pour railler la réaction du puissant syndicat tunisien.

Ghannouchi rappelle l'Ugtt à son rôle syndical

En substance, il a déclaré que l'organisation des travailleurs, si elle a bien joué un rôle éminent dans la lutte pour l'indépendance et dans l'éviction de la dictature, devrait revenir à sa vocation initiale syndicale de défense exclusive des droits des travailleurs, aujourd'hui que nous voilà (selon lui) en démocratie.

Il a déploré la politisation de ce mouvement, particulièrement dans cette décision de grève générale qui n'a eu de précédent que le 26 Janvier 1978, en réaction contre un libéralisme effréné imposé aux travailleurs tunisiens.

Tout en faisant des «ligues de protection de la révolution» l'incarnation même de cette révolution du 14 Janvier 2011 et tout en soutenant que, même si aucune photo selon lui ne porte témoignage de leur agressivité, nul n'est au-dessus de la loi. Dès lors, pour lui, une plainte devant les tribunaux serait suffisante pour juger des responsabilités dans ces incidents.

Aussi la grève générale est-elle à ses yeux une réponse démesurée, forcément politique, de nature à porter une grave atteinte à la situation économique et sociale déjà bien fragile de la Tunisie, ce qui serait d'après lui une responsabilité historique de l'Ugtt.

Houcine Abassi n'en démord pas

Relevant cette provocation comme un défi, le secrétaire général de l'Ugtt Houcine Abbassi a confirmé jusqu'ici la décision de grève générale pour le 13 décembre, en mettant jusque dans son ton l'expression d'un point d'honneur.

Qu'Ennahdha, qui tient réellement la barre du pays depuis les élections, balaie d'abord devant sa porte car parlons-en, de la situation économique en Tunisie!

Ce même jour, l'inflation s'envole à 5,5 % tandis que le panier de la ménagère ainsi que les factures de Télécom, Steg et Sonede, enregistrant une hausse des prix bien supérieure, trahissent la supercherie des moyennes.

Notre balance commerciale supporte un déficit de 10 milliards de dinars puisque nous devons importer ce que nous ne produisons plus.

Quant aux prévisions de croissance, elles sont portées au mieux à 2,7 % pour cette année, loin de l'imbroglio des chiffres produits par le gouvernement : un exemple édifiant de cette confusion est donné par les chiffres des emplois créés, jamais les mêmes (variant entre 60.000 et 100.000) et guère en conformité avec le rythme convenu d'environ 15.000 emplois créés par point de croissance!

Attaques contre l'Ugtt: pire qu'un crime, une faute politique

Certes, une grève générale ne fait jamais du bien à une économie. Mais ce qui fait encore plus de mal, c'est la confiance que les travailleurs tunisiens, que les syndicalistes et pour tout dire que le peuple tunisien retire à la gouvernance d'Ennahdha. Prendre à partie l'Ugtt par milices interposées, dans une forme de «sous-traitance» par Ennahdha de ses attaques contre l'Ugtt, voilà ce qui est pire qu'un crime, une faute politique, une faute historique. Car l'Ugtt est l'incarnation même de notre trajectoire de la liberté, depuis l'origine du mouvement syndical avec Mohamed Ali El Hammi en passant par Farhat Hached pour l'indépendance nationale, puis Habib Achour pour l'autonomie de l'Ugtt en 1978 (et non pas seulement contre le libéralisme), enfin avec tous ses cadres, tous ses militants, le peuple rassemblé dans ses locaux, sous sa protection, dans son engagement contre la dictature: ceux qui ont fait et vécu la révolution du 14 Janvier 2011, en chair et en os, dans leur sang et qui l'ont vue de leurs propres yeux et non pas de Londres à la télé, savent que la révolution a été encadrée par l'Ugtt.

Dès lors, la première force syndicale du monde arabe et africain n'est pas seulement une simple organisation de défense des travailleurs, sur le modèle actuel anglo-saxon, dans des pays où le jeu démocratique fonctionne normalement entre forces politiques.

Dans notre pays l'Ugtt structure notre histoire et protège la nation contre toute dépossession de soi, contre toute acculturation qui sont d'autres déclinaisons de l'occupation. Les responsables syndicaux n'ont pas tort de répondre: «El Ittihad idèfaa aala Tounès», l'Ugtt défend la Tunisie, elle défend le modèle tunisien contre tout modèle importé et surtout remonté du passé, elle nous permet de demeurer nous-mêmes, chez nous.

La ligne rouge à ne pas dépasser

Ces milices que sont les ligues dites de protection de la révolution – quand seules la police et les institutions républicaines sont chargées de cette mission – auront beau crier «Fonce, fonce Ennahdha», tant que ce mouvement restera étranger à notre langue, à nos moeurs, à nos codes, à notre art de vivre ensemble, tant qu'il tentera d'introduire des réformes contraires à nos traditions et à nos usages, tant qu'il essaiera de réorienter notre géopolitique et notre culture vers un arabo-wahhabisme tournant le dos à notre patrimoine pluri-civilisationnel, ce mouvement, ses sbires et ses supplétifs seront perçus par la population comme étrangers à notre histoire et à notre nation.

Bien au-delà d'une simple plainte à déposer contre une milice à dissoudre – milice comparée aux SS sur Express FM par un journaliste en présence même de Rached Ghannouchi qui ne le relèvera pas – voilà le vrai combat que hisse l'Ugtt comme elle hisse le drapeau tunisien, et qu'endosse derrière elle le peuple tunisien: dans ce combat, ce qui est en jeu, c'est une civilisation.

Sans doute vers la fin de sa tournée des plateaux, en ce jeudi 6 décembre, le chef du mouvement Ennahdha en avait-il compris le sens et identifié la ligne rouge à ne pas dépasser. Le ton plus las, comme plus fatigué et en retrait, Rached Ghannouchi en appela à la raison et à une forme de pacification. Qui voudrait en effet d'une destruction de son pays? Encore faut-il que cesse le double langage et que s'achève le travail de sape et la violence parallèle par l'interdiction de toutes les factions qui semblent autorisées à le faire.

Le président de la république et Ahmed Ben Salah, le plus ancien secrétaire général de l'Ugtt après Farhat Hached, s'entremettent pour apaiser le conflit. Aux assises de l'Institut arabe des chefs d'entreprises, peut-être les patrons tunisiens parviendront-ils de leur côté à rassembler autour d'une même table, pour un débat, le secrétaire général de l'Ugtt, le chef du gouvernement et le leader d'Ennahdha?

En attendant une grève générale que personne véritablement ne souhaite, le 13 décembre, jour de la visite de Hillary Clinton qui vient observer le processus de démocratisation dans ce laboratoire du monde arabe qu'est la Tunisie, il restera peut-être à la société civile rassemblée d'engager une marche citoyenne pour la paix civile en Tunisie. alternatives-citoyennes

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 20:39

Sfax

 

Gafsa


 

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Kasserine - La plupart des établissements publics ont participé à la grève générale

La plupart des établissements publics du gouvernorat de Kasserine ont participé à la grève générale régionale, à l'appel de la commission administrative de l'Union régionale du travail (URT), à l'issue de sa réunion mardi, qui avait pris cette décision pour dénoncer les troubles survenus devant le siège de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), place Mohamed Ali, à Tunis.

L'un des membres du bureau exécutif de l'URT a indiqué à la correspondante de l'agence TAP à Kasserine que le taux de participation à la grève se situe au niveau de 70 pc et qu'aucune confrontation et aucun trouble n'ont été enregistrés dans les différentes délégations du gouvernorat... allafrica

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Sidi Bouzid 


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Des milliers de manifestants pour soutenir l'UGTT 

Comme l'avait décidé le bureau régional de l'UGTT, Sfax observe aujourd'hui jeudi 6 décembre 2012, une grève générale. A l'occasion de cette journée de grève, des milliers de syndicalistes, de militants et d’habitants de la région se sont rassemblés en face du siège de l'UGTT afin d'exprimer leur soutien inconditionnel à leur institution syndicale et de crier leur colère face aux agressions perpétrées contre son siège et nombre de ses militants à Tunis.

Une vraie démonstration de force avec des slogans vantant la "puissance" de la force ouvrière et rappelant le rôle important qu'avait joué l'UGTT à Sfax précisément, en date du 12 janvier 2011, veille de la révolution tunisienne.
Ces foules sont, à l'instant, en train de se déplacer dans une marche pacifique, vers le siège du gouvernorat de Sfax revendiquant le limogeage du gouverneur de la région.

Nous y reviendronsbusinessnews

 

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Islamistes et syndicalistes en conflit, quatre régions en grève

Quatre régions de Tunisie dont Sidi Bouzid, berceau de la révolution, sont en grève jeudi, alors qu'un bras de fer entre islamistes au pouvoir et syndicalistes doit culminer avec un débrayage national le 13 décembre dans un contexte de crise politico-sociale.

Outre Sidi Bouzid (centre-ouest), sa voisine Kasserine observe le débrayage, tout comme Gafsa, une région minière qui est le théâtre de conflits sociaux récurrents, et Sfax (sud), dont la capitale éponyme est la deuxième ville du pays.

Ces gouvernorats sont réputés instables, notamment ceux du centre-ouest marginalisés économiquement. Les affrontements y ont été particulièrement intenses durant la révolution qui avait débuté le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid avec l'immolation d'un vendeur ambulant excédé par la misère et les brimades policières.

Ces grèves visent à dénoncer une attaque mardi de militants islamistes pro-pouvoir contre le principal syndicat tunisien, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), à Tunis.

Elles interviennent quatre jours après la fin de près d'une semaine de heurts entre policiers et manifestants à Siliana (sud-ouest de Tunis) après qu'un appel à l'arrêt du travail y a dégénéré en violences faisant 300 blessés.

L'essentiel des institutions publiques et privées des quatre régions n'ont pas ouvert leurs portes jeudi matin, ont constaté les journalistes de l'AFP, et seules des petites boutiques et cafés de quartier fonctionnaient dans la matinée.

Des centaines de manifestants ont défilé à Sidi Bouzid, scandant des slogans anti-Ennahda, le parti islamiste qui dirige le gouvernement.

"Nous réclamons la démission du gouvernement", "Ennahda a vendu la Tunisie", "Vive l'UGTT, la plus grande force dans le pays", criaient les protestataires.

Le même scénario s'est répété à Gafsa où la grève a été suivie à 95%, selon l'UGTT.

Ces actions régionales sont un prélude au débrayage national annoncé par le syndicat pour le 13 décembre pour dénoncer l'attaque de son siège, alors que les islamistes accusent en retour l'UGTT d'avoir provoqué les heurts.

Les relations entre l'UGTT et Ennahda, les deux plus grosses forces du pays, se sont tendues ces dernières semaines avant de se transformer mardi en conflit ouvert.

Parallèlement, le ressentiment des Tunisiens à l'égard du pouvoir est alimenté par les espoirs déçus de la révolution face aux difficultés économiques du pays et l'impasse politique dans laquelle il est plongé, faute d'un compromis sur la future Constitution.

Dans son histoire, l'UGTT, qui revendique un demi-million de membres, n'a appelé qu'à deux grèves nationales, l'une en 1978 dont la répression a fait des dizaines de morts, et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali.

Dans un communiqué publié jeudi, le cabinet du Premier ministre "appelle tous les fonctionnaires dans tous les établissements (...) à reprendre le travail" et il a exhorté toutes les organisations tunisiennes "à prôner (...) un discours apaisant pour dépasser les difficultés".

La veille, le puissant chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi avait vivement critiqué l'UGTT en la qualifiant "d'opposition radicale" et dénoncé ses appels à la grève aux "motivations politiques et non sociales".

Les conflits sociaux, manifestations violentes et crises politiques s'intensifient à l'approche du deuxième anniversaire de la révolution.

De peur que la Tunisie ne s'engage sur "le chemin de la perdition", le président Moncef Marzouki a appelé à un remaniement du gouvernement, mais le Premier ministre Hamadi Jebali n'y a pas répondu.

A chaque flambée de violences, Ennahda et l'opposition s'accusent mutuellement d'oeuvrer en faveur des forces "contre-révolutionnaires". aufaitmaroc


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Ennahdha rejette les conditions de l'Ugtt pour l'annulation de la grève générale

Tunisie : Ennahdha rejette les conditions de l’Ugtt pour l’annulation de la grève généraleLa dissolution des «ligues de la protection de la révolution» est l'une des conditions posées par la centrale syndicale pour annuler la grève générale du 13 décembre. Ennahdha dit NON.

L'Union générale tunisienne de travail (Ugtt) ne reviendra sur sa décision de grève générale, sauf si le gouvernement répond positivement à ses revendications, notamment la dissolution immédiate par la loi des «ligues de la protection de la révolution», devenues un danger public, la fixation d'une date – et la respecter – pour mettre terme à la période de transition, la relance du dialogue national, initiative lancée par l'Ugtt et boycottée par deux partis de la coalition au pouvoir : Ennahdha et Congrès pour la république (CpR). Et ce n'est pas tout : l'Ugtt demande aux constituants de terminer au plus vite la rédaction de la nouvelle constitution.

Toutes ces demandes ont été exposées au gouvernement, qui cherche un terrain d'entente avec la centrale syndicale afin d'éviter à tout prix une grève générale qui porterait atteinte à l'image du pays.

Et voilà que le chargé de la presse du parti Ennahdha, Néjib Gharbi, réagit (pour indiquer au gouvernement la ligne à suivre) et déclare aux médias que son mouvement refuse qu'on lui impose des conditions «sinon on revient à la case départ avec l'Ugtt qui n'a pas considéré la situation dans le pays et s'est précipitée en annonçant la grève générale», a-t-il dit, opposant son refus de la dissolution des «ligues de la protection de la révolution», groupes d'action violente proches de son parti au pouvoir. kapitalis

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La lettre secrète de Rached Ghannouchi à Ben Ali 

Hachemi Hamdi, chef du parti Al Aridha , vient de publier la lettre secrète que le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannauchi, a adressée, en date du 23 juillet 2008, au président déchu, Ben Ali. En voici le texte intégral :

En mon nom personnel et au nom  de mes frères au mouvement Ennahdha, animés de notre attachement au bien de notre pays, à sa prospérité et à ses intérêts supérieurs, et eu égard au lien national qui unit tous les Tunisiens, sur lequel vous n’avez de cesse de mettre l’accent dans vos discours, je vous adresse cette lettre pour affirmer notre souci de réagir positivement et de façon responsable à toute démarche émanant de votre Excellence, en vue de tourner la page du passé et ouvrir de nouveaux horizons devant l’entente nationale, et ce à travers un dialogue constructif, fondateur d’un accord sur la résolution de tous les problèmes en suspens , de manière à permettre à notre pays d’accueillir en son sein tous les courants intellectuels, politiques et sociaux,  soutenant les fondements de son progrès et son vulnérabilité et revitalisant l’esprit nationaliste fédérateur exprimé par le Pacte national.

 

Que Dieu vienne à votre aide pour le bien du pays et des gens.africanmanage

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 03:57

 

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Houcine Abbassi, SG de l'UGTT, annonce la GRÈVE GÉNÉRALE 

  

Ghannouchi (1'14'') accuse ce qu'il désigne par la milice de l'UGTT


 

 

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Le principal syndicat appelle à la grève générale le 13 décembre

Houcine Abbassi, secrétaire général de l'UGTT, le principal syndicat tunisien, à Tunis, le 5 décembre 2012

 

Le principal syndicat tunisien a appelé mercredi à une grève générale le 13 décembre dans l'ensemble du pays, une nouvelle escalade dans la crise politique et sociale tout juste avant le deuxième anniversaire de la révolution.

 

"L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d'une grève générale le jeudi 13 décembre 2012 sur tout le territoire de la République", a annoncé le syndicat à l'AFP et sur sa page Facebook.

La centrale précise qu'elle entend ainsi protester surtout contre une attaque de son siège mardi à Tunis orchestrée, selon elle, par des militants islamistes proches du pouvoir.

Dans son histoire, l'UGTT a appelé seulement à deux grèves nationales, l'une en 1978, et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali.

La revendication principale du syndicat est la dissolution de la Ligue de protection de la révolution, sorte de milice pro-pouvoir qui serait derrière les violences contre le siège de l'UGTT, a indiqué un responsable syndical à l'AFP.

Le syndicat, fort d'un demi-million de membres, est toujours la plus grosse organisation du pays. Force historique, l'UGTT était déjà l'un des fers de lance de la lutte contre la colonisation française mais a joué un rôle plus équivoque sous le régime de Ben Ali.

Le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, reproche à l'UGTT de se mêler de politique et d'attiser les tensions sociales dans le pays, qui est régulièrement le théâtre de manifestations violentes nourries par les frustrations face aux espoirs déçus de la révolution. liberation.fr


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Un syndicat prépare sa riposte après des heurts avec des islamistes

 

Le principal syndicat tunisien s'est réuni mercredi pour déterminer sa riposte après avoir été attaqué la veille par des "milices" islamistes pro-pouvoir, laissant craindre une nouvelle escalade en Tunisie quelques jours avant le deuxième anniversaire de la révolution.

Les dirigeants de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale historique), qui revendique quelque 500.000 adhérents, sont réunis dans l'Hôtel international de Tunis pour répondre, selon un communiqué, "à l'agression sauvage (...) perpétrée par des milices criminelles nahdaouies" en référence aux membres du parti Ennahda qui dirige le gouvernement.

En fin d'après-midi, devant l'hôtel, deux groupes de plusieurs dizaines de manifestants --syndicalistes et islamistes-- se faisaient face en attentant le résultat de la réunion qui ne devrait pas être connu avant le début de soirée.

D'ores et déjà, des grèves régionales ont été décidées pour jeudi dans trois des 24 gouvernorats du pays par les branches locales de l'UGTT. Il s'agit de Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, Sfax, dont la capitale éponyme est la deuxième ville du pays, et Gafsa, zone minière très volatile.

Plusieurs grèves sectorielles ont été annoncées aussi dans différentes localités du pays.

Le gouvernement et le président Moncef Marzouki ont, une fois de plus, lancé des appels au calme mercredi, alors que conflits sociaux et heurts se multiplient depuis l'été face aux espoirs déçus de la révolution qui a renversé Zine El Abidine Ben Ali.

Cette crise éclate moins de trois jours après la fin de la précédente flambée de violences, lorsque pendant près d'une semaine manifestants réclamant des meilleures conditions de vie et policiers se sont affrontés à Siliana (120 km sud-ouest de Tunis) faisant 300 blessés.

Les syndicalistes estiment avoir été victimes mardi d'une attaque "préméditée" de la Ligue de protection de la révolution, une sorte de milice pro-pouvoir aux méthodes brutales qui s'est donnée pour mission de défendre les revendications de la révolte de 2011.

Cette organisation accuse de son côté l'UGTT d'avoir provoqué les affrontements mais aussi d'être responsable des cinq jours de violences à Siliana, celles-ci ayant eu lieu alors que le syndicat organisait une grève générale.

Le chef du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, a d'ailleurs volé au secours de la Ligue de protection de la révolution, signe des tensions qui opposent syndicalistes et islamistes, les deux groupes les plus puissants en terme de militants en Tunisie.

"Je défends la Ligue car elle est un produit de la révolution et qu'elle est indépendante et non partisane", a-t-il dit en conférence de presse.

"Il semblerait que ce sont des milices entraînées de l'UGTT qui ont ciblé des citoyens" venus manifester mardi, a déclaré M. Ghannouchi, qui est considéré comme le chef d'orchestre de l'actuel gouvernement.

Le secrétaire général du syndicat, Houcine Abassi, n'avait lui pas mâché ses mots mardi soir, après les affrontements, en parlant des partisans d'Ennahda.

"Ils veulent s'attaquer au dernier camp capable de lutter contre leurs desseins. Ils sont contre la justice sociale, contre le développement, contre le dialogue constructif", a-t-il lancé. "La porte de la confrontation est ouverte. Ils l'ont voulue".

Le président, jugeant que la Tunisie était au carrefour entre "le chemin de la perdition et celui du salut", a appelé la semaine dernière à la formation d'un gouvernement restreint pour répondre à l'exaspération de la population et de "peur que (la violence) se reproduise dans plusieurs régions".

Le gouvernement d'Hamadi Jebali n'a pas encore répondu à cet appel.

Outre les manifestations sociales, les attaques imputées aux groupuscules salafistes se sont multipliées ces derniers mois en Tunisie, qui fêtera le 17 décembre le deuxième anniversaire du début de la révolution. aufaitmaroc.com

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 21:53

L'épouse de Farhat Hached, Om El Khir, déçue

Le spectre du syndicaliste Farhat Hached hante la Tunisie des islamistes...
  

Grève générale à Sfax en solidarité avec l'UGTT

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Grève générale jeudi à Sidi Bouzid, Sfax, Siliana, Kef, Bizerte et Kasserine

 

Tunisie. Grève générale jeudi à Sidi Bouzid, Sfax, Siliana, Kef, Bizerte et KasserineAprès Sidi Bouzid, Sfax, Siliana, le Kef et Bizerte, la région de Kasserine observera, elle aussi, jeudi 6 décembre, une grève générale. En solidarité avec l'Union générale tunisienne de travail, attaquée mardi par des proches d'Ennahdha.

 

Mercredi, plusieurs syndicalistes à Sfax et à Sousse se sont rassemblés devant le siège régional de l'Ugtt pour manifester leur colère. Ils ont même appelé à la démission du gouvernement.

A Tunis aussi, il y a eu une marche de figures emblématiques de l'Ugtt et des centaines de représentants de la société civile au centre-ville agitant les drapeaux de la Tunisie et les bannières au logo de la centrale syndicale.

Le point de départ a eu lieu à la Place Mohamed Ali jusqu'à l'hôtel El-Hana en présence d'une armada de voitures de la police patrouillant dans les parages. Les manifestants ont crié leur colère et appelé à la démission du gouvernement, à la dissolution de la milice d'Ennahdha et à la poursuite judiciaire des tortionnaires du peuple.

Demain à Tunis, une marche de syndicalistes et militants de la société civile aura lieu à l'appel du Front populaire, à partir de 12H30 à l'avenue Habib Bourguiba, pour dénoncer le laxisme du gouvernement et le laisser-faire du ministère de l'Intérieur face aux «comités de la protection de la révolution», qui agissent comme des milices d'Ennahdha. kapitalis

 

 
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Les réactions officielles suite aux violences devant le siège de l’UGTT

Suite aux violences survenues, mardi, devant le siège de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et pendant la marche organisée par la centrale syndicale vers le mausolée du martyr Farhat Hached, à l'occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de l'assassinat du leader syndicaliste, la présidence de la République, la présidence du gouvernement, la présidence de l'Assemblée nationale constituante et le ministère de l’Intérieur ont réagi dans des communiqués officiels.

Ainsi, la présidence de la République a condamné vivement la provocation non responsable et globalement la violence comme moyen de régler les différends politiques, appelant tous les Tunisiens au don national de soi afin de lutter contre ce phénomène dangereux. 
La présidence a déclaré qu’il était important que l’UGTT garde sa place d’institution indépendante, forte et fidèle à son rôle syndical défendant les intérêts des travailleurs, tout en regrettant profondément ce qui s’est passé la veille. Elle invite, dans ce contexte, toutes les forces vives du pays à faire preuve de retenue et à éviter tout ce qui pourrait générer de la colère. Elle appelle aussi à intensifier le dialogue entre les différentes parties pour permettre la réussite de la transition démocratique et pacifique.

Par ailleurs, la présidence du gouvernement a affirmé suivre «avec préoccupation» les incidents de l’UGTT, dénonçant toute atteinte à l'ordre public et aux manifestations pacifiques et soulignant l'importance de conférer à la commémoration de la mort du martyr Farhat Hached «sa véritable dimension en tant qu'événement historique commun à tous les citoyens». Elle a appelé, dans ce contexte, toutes les parties à l'apaisement et à la consolidation de l'unité nationale, de la paix et de la stabilité sociale.

La présidence de l'ANC se dit, également, «profondément préoccupée», condamnant «vivement» l'agression contre des membres du bureau exécutif de l'UGTT. «Les incidents survenus aujourd'hui menacent la sécurité et la stabilité du pays et sèment la discorde et la haine entre les Tunisiens», a déploré la présidence de la Constituante, exprimant, «son refus total des agressions contre les symboles de l'organisation syndicale», rappelant son rôle dans le mouvement de libération, dans l'édification d'un Etat moderne et dans la réussite de la révolution.
 
«L'UGTT est aujourd'hui un partenaire actif dans la réussite du processus de transition démocratique et dans l'instauration d'une paix sociale», a-t-elle souligné, estimant, d'autre part, que «la révolution a des institutions légitimes, dont en premier lieu l'Assemblée constituante, pour la protéger».
 
La présidence de l'ANC s'est déclarée favorable à « l'ouverture d'une enquête immédiate sur les circonstances de ces incidents et déterminer d'une manière claire les responsabilités», apprend-on de même source.
Des efforts doivent être déployés pour mettre fin à de tels actes de violence, faire régner les principes de coexistence et garantir la réussite du processus de transition dans le respect de l'Etat de droit, a souligné la présidence de l'ANC.

Pour sa part, le ministère de l'Intérieur a précisé que les mesures relatives à l'organisation de la marche de l’UGTT vers le mausolée du martyr Farhat Hached, à la Kasbah, ont été coordonnées au préalable par le ministre de l'Intérieur et le secrétaire général de l'organisation des travailleurs.
 
Evoquant les incidents survenus devant le siège de l’UGTT, la même source avance que «plusieurs syndicalistes se sont rassemblés, mardi après-midi, place Mohamed Ali, où un autre groupe de citoyens appartenant aux Ligues de protection de la révolution s’est également réuni, ce qui a généré un climat de tension et un échange d’insultes et de violences.
 
Les agents de la sûreté présents sur place, ajoute le ministère, sont intervenus rapidement pour s’interposer entre les deux groupes. Un renfort est très vite arrivé sur les lieux sur instructions du ministre de l’intérieur, déjà au courant de la situation.

Rappelons que trois membres du bureau exécutif de la centrale syndicale ainsi que plusieurs de ses employés ont été agressés. Le journaliste de l’agence TAP, présent sur place, a constaté que les participants à la marche de l’UGTT ont été la cible de jets de pierres et de bouteilles en plastique par des contre-manifestants.

Notons également que pour le chargé de la communication auprès du mouvement Ennahdha, Nejib Gharbi, ce sont « les manifestants appartenant aux Ligues de protection de la révolution qui ont été agressés par des milices relavant de l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT) et non l’inverse », selon ses propres termes. «Le siège de la centrale syndicale n’a pas été attaqué », a- t-il indiqué dans une déclaration à l’agence TAP. Dans ce sens, le mouvement Ennahdha a fermement condamné, dans un communiqué, l’agression des manifestants exprimant sa solidarité avec tous les blessés.
 
A signaler que selon le même Néjib Gharbi, dans une déclaration sur Shems Fm, « les blessés dans les rangs des responsables de l’UGTT sont dus à des bagarres entre eux ».
Ennahdha a aussi appelé, dans ce même communiqué, à vider les sièges des organisations nationales de l’arsenal de la violence estimant que la commémoration de l’assassinat de Farhat Hached est un événement national qui réunit tous les Tunisiens, indique dans ce communiqué. businessnews
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Farah Hached : «Il faut que le peuple récupère sa mémoire»

 

 

Petite fille de Farhat Hached et Mahmoud El Materi, Farah Hached se bat aujourd'hui pour la préservation des archives nationales de la Tunisie. Elle crée en 2011 «Le Labo Démocratique», une association qui milite pour l'instauration d'une démocratie respectant les libertés publiques. Rencontre.


farah-hached-portraitFarah Hached nous accueille dans son bureau à Montplaisir. Au même moment, des affrontements surviennent à la Place Mohamed Ali, à partir de laquelle une marche pour la commémoration de l'assassinat de Farhat Hached devait avoir lieu. «On crée des violences le jour de la commémoration de l'assassinat de Farhat Hached, c'est très triste ! » déclare la petite fille du fondateur de la centrale syndicale. «Il a crée l'UGTT, il est mort pour la Tunisie. Rien que par respect à cette figure nationale, il ne devrait pas y avoir d'affrontements aujourd'hui». Assassiné à Radés le 5 décembre 1952, Farhat Hached, reste une grande figure de militantisme pour l'indépendance de la Tunisie. La vérité sur les commanditaires de son assassinat, on l'ignore toujours. «Les Tunisiens devraient être unis autour de cette date pour connaître la vérité sur les exactions commises par la France. Les voir divisés comme ça, c'est très triste», insiste-t-elle.

 

Fille d'ambassadeur (Nourreddine Hached), Farah a vécu une bonne partie de sa vie à l'étranger, avant de revenir en Tunisie durant son adolescence. Après avoir obtenu son Baccalauréat, elle part à Paris, poursuivre des études de Droits à l'Université Panthéon Assas. En 2009, elle revient en Tunisie. «Un choix personnel » qu'elle ne regrette pas. «Je n'aurais pas aimé vivre la révolution à l'étranger». affirme-t-elle. Pourtant, quand elle était à l'étranger, Farah Hached n'était pas insensible à ce qui se passait en Tunisie, et s'intéressait de près aux organisations des droits de l'homme dans le cadre de sa thèse «Les sources des droits et libertés politiques en Tunisie». «Quand on est en France, on a accès à l'information et on est sensibilisé à la politique. En Tunisie, on vivait dans un bocal. Je tiens vraiment à tirer un grand chapeau à ceux qui milité en Tunisie, c'était très difficile».


Janvier 2011, Ben Ali tombe, et Farah Hached pense rapidement aux archives nationales. «Mon père m'a toujours dit : ''Fais attention au téléphone, nous sommes sur écoute''», se rappelle-t-elle. Au lendemain de la révolution, elle était sûre que ce système de surveillance sous lequel vivait la Tunisie était «le cœur de la dictature». «Mais ce système où il est ? Qui va l'utiliser maintenant ?» s'interroge-t-elle. Partant d'une approche scientifique, Farah Hached, pour qui «le maintien de la sécurité d'un Etat reste important» se demande comment on peut «transformer la police politique en vrais services de renseignement», et comment ce système doit rester au service de l'Etat et pas d'un parti». Elle fait des recherches sur ce qui s'est passé ailleurs et conclut que « Les pays qui n'ont pas réformé leur système de surveillance sont tombés dans la dictature deux années plus tard. C'est le cas par exemple de la Russie avec les services du KGB (Comité pour la sécurité de l'Etat, dissous en 1991, ndlr) qui a été décentralisé, et est revenu petit à petit sous un autre nom.». Déterminée, et convaincue de l'importance de cette question dans la réussite d'une transition démocratique, elle en fait une de ses priorités.


Aujourd'hui Farah Hached lance avec l'association qu'elle préside «Le Labo Démocratique», et en partenariat avec l'institut allemand le Mémorial Berlin— Hohenschönhausen, un festival de la mémoire avec pour thème "Contre l'oubli. La Tunisie a besoin de quelle mémoire? ". Une première et un évènement inédit «dans un pays où la mémoire a été confisquée» selon ses propos. Petite fille de Farhat Hached, fondateur de l'UGTT, et Mahmoud El Materi, co-fondateur du Néo-Destour la mémoire nationale lui tient à cœur. «Après l'indépendance, les institutions nous ont, en quelque sorte, imposés ce que c'est l'Histoire de la Tunisie. Bourguiba a fait certaines choses positives pour la Tunisie, mais il n'était pas un démocrate et il a confisqué l'Histoire du pays. C'est important que le peuple récupère sa mémoire». soutient-elle.


Aujourd'hui, très impliquée dans la société civile, elle tient à honorer la mémoire de ses deux grand-pères «Ils se sont sacrifiés pour ce pays, Hached au prix de sa vie. Materi en passant plusieurs années en prison. Ce ne sont pas uniquement mes grands-pères, ce sont aussi les grands-pères de la Tunisie. J'espère être à la hauteur de leur mémoire» déclare-t-elle émue. tekiano

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 03:46

Rassemblement à Paris pour dénoncer l'attaque contre l'Ugtt

Tunisie : Rassemblement à Paris pour dénoncer l’attaque contre l’Ugtt Les Tunisiens de France et leurs amis dénoncent les attaques contre les membres du bureau exécutif du syndicat Ugtt par les milices des comités «de protection de la révolution» proches du pouvoir.

Ils ont appelé à un rassemblement contre la répression en Tunisie, ce soir, à 18h30, à la Fontaine des Innocents, à Paris. Nous reproduisons, ici, le communiqué publié, par les deux associations organisatrices du rassemblement : Ftcr et l'Utit.

«Aujourd'hui, 4 décembre 2012, vers 13 heures, plusieurs centaines de miliciens appartenant aux comités dit ''de protection de la révolution'' proche du pouvoir ont attaqué le siège centrale du syndicat Union générale tunisienne du travail (Ugtt), qui se trouve place Mohamed Ali à Tunis. Ils ont blessé deux secrétaires généraux adjoints Hfaiedh Hfaiedh et Samir Cheffi, qui étaient présents dans le bureau du camarade Houcine Abassi, secrétaire général de l'Ugtt. Des dizaines autres cadres et membres de l'Ugtt ont aussi été blessés par les miliciens, qui étaient armés de couteaux, de pierres et des bombes lacrymogènes. Les syndicalistes ont pu repousser les miliciens.

Il s'agit d'une nouvelle attaque de ces milices fascistes et proches du parti au pouvoir. Ils ont déjà attaqué plusieurs locaux dans différentes villes du pays en toute tranquillité et sont responsable de centaines d'agressions contre des syndicalistes et des militants démocrates. Ils ont aussi lynché jusqu'à la mort un opposant à Tataouine dans le sud. Le gouvernement et les ministères de l'Intérieur et de la justice laissent ces hordes fascistes agir en complète impunité.

Cette nouvelle escalade dans la violence plonge encore plus la Tunisie dans l'insécurité et la violence.

Les Tunisiens vivant en France et leurs amis appellent à la mobilisation générale contre ces hordes fascistes et contre leurs complices où qu'ils soient et expriment leur entière solidarité avec l'Ugtt. Ils saluent le rôle important de l'Ugtt dans la défense des revendications des travailleurs ainsi que son attachement à la démocratie et aux valeurs de tolérance et de libertés. Nous saluons aussi l'initiative nationale prise par l'Ugtt pour sortir le pays du blocage institutionnel.

Devant les attaques de plus en plus violentes de ces milices, nous exigeons la dissolution immédiate des comités «de protection de la révolution», ainsi que le jugement de ces criminels qui veulent instaurer un régime fasciste.

Nous appelons à créer un large front démocratique pour la défense des libertés et des valeurs de tolérance et de démocratie.

Vive l'Ugtt et sa lutte pour la démocratie et les libertés

A bas les milices fascistes des comités «pour la protection de la révolution» et dissolution immédiate

Le gouvernement doit protéger les libertés et les syndicalistes non les milices». kapitalis


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Ce Qui S'est Passé devant le local de l'UGTT


 

 

 

 

La version mensongère du représentant d'Ennahdha, le ministre de l’agriculture

 

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 21:13

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“Il faut que le ministre de l’Intérieur Ali Larayadh soit sévèrement jugé”

Il faut que le ministre de l’Intérieur Ali Larayadh soit sévèrement jugé“, telle a été la déclaration de la mère d’un blessélors des affrontements entre forces de l’ordre et les manifestants à Siliana qui demandaient du développement et de l’emploi dans leur région.

Une visite a eu lieu hier, à l’hôpital Hédi Rais d’ophtalmologie (Tunis), aux blessés durant les derniers évènements à Siliana de la part de Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle, également porte-parole du gouvernement, de Abdellatif Mekki, ministre de la Santé et Habib Kchaou, conseiller du gouvernement chargé des affaires sociales.

Venus “s’assurer de l’état de santé des blessés” selon le communiqué du Premier ministère, les ministres ont été confrontés à la colère des familles. L’une des mères d’un blessé, s’exprimant avec colère devant le ministre des Droits de l’Homme s’est adressé à M. Samir Dilou :

Ali Larayadh doit être jugé sévèrement. Les policiers n’ont fait qu’exécuter un ordre, le ministre a donné cet ordre. Je veux que le ministre de l’Intérieur soit sévèrement jugé

Selon un communiqué officiel du ministère de la Santé, 252 personnes ont été blessées, dont deux sont devenues borgnes. Tirant sur les manifestants avec de la chevrotine, munition composée de projectiles multiples, les forces de l’ordre n’ont fait qu’exécuter des ordres. Le ministre de l’Intérieur Ali Larayadh a en effet confirmé cela en justifiant l’usage de cette arme contre les civils dans une intervention vendredi dernier, 28 novembre, sur la chaîne nationale 1

Ce qui s’est passé à Siliana était de la violence, de l’agression et de la répression contre les forces de l’ordre. Si vous posez la question sur le lieu où se sont déroulés les évènements, on vous répondra que c’était autour de l’enceinte du bâtiment du gouvernorat. [...] Aujourd’hui trois postes de police ont été incendiés ainsi qu’une délégation, sans parler de la destruction du bâtiment du gouvernorat.

Notre collègue journaliste Emine Mtiraoui, qui a été sur place, a démenti ces propos en précisant qu’aucun poste de police dans la ville de Siliana n’a été incendié et que le bâtiment du gouvernement n’a eu que trois vitres cassées par des jets de pierre. Le ministre de l’Intérieur faisait donc référence à des incendies qui ont eu lieu loin de la manifestation, dans d’autres délégations, alors que le sujet concernait les affrontements dans la ville même de Siliana et non dans ses environs.

Au sujet de l’usage de la chevrotine, le ministre l’a justifié comme suit :

On a des lois qui organisent notre travail. [...] Quand il y a des jets de pierre et des jets de cocktails Molotov, les forces de l’ordre, réagissent pour que le bâtiments du gouvernorat ne soit pas détruit. Ils ont riposté avec des bombes de gaz lacrymogène. Ensuite, quelle était notre solution quand des citoyens veulent brûler les biens publics et agresser la police ? La loi nous recommande de tirer à balle réelle en haut, puis dans les pieds. Les agents de la police ont une autre solution, pour cette étape, au lieu de tuer les enfants du peuple, nous utilisons la chevrotine, qui certes fait mal mais qui ne rend pas handicapé et ne tue pas.

L’association Liberté et Équité, a condamné l’usage de cette arme dans un communiqué en notifiant que l’usage de toute arme non inscrite dans la loi qui définie la procédure de dispersion des manifestations est illégal.
Après le scandale provoqué par cette arme utilisée à l’encontre des manifestants où des visages ont été trouvés avec du plomb ainsi que l’attaque contre les journalistes, dont certains étaient étrangers, les tirs ont cessé mercredi soir, 29 novembre.

Pour la énième fois, le ministre de l’Intérieur justifie la violence des forces de l’ordre en promettant une enquête. Cependant, toutes ses promesses, entre autres celles concernant les enquêtes sur l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Tunis où quatre personnes ont été tuées ou celle du 9 avril, n’ont pas été honorées.

A l’Assemblée Constituante, aucune mesure concrète pour désigner la responsabilité des drames successifs n’a été faite. Malgré les derniers évènements et l’échec du ministère de l’Intérieur non seulement au niveau sécuritaire mais aussi sur le plan de la communication, les députés du bloc démocratique n’ont pu écrire une motion de censure contre le Chef du gouvernement, certains que le quorum de 73 voix ne pouvait être atteint à cause de l’alliance entre Ennahdha, le CPR et le parti Wafa. Quant à la justice, des procès en attente, des gréves de la faim dans les prisons se sont multipliéesoù deux d’entre eux ont fini par décéder dans la prison de la Mornaguia où Chaker Achouri, un ancien tortionnaire a été promu il y a quelques mois par le ministre de la Justice en tant que directeur de l’établissement pénitencier.

La Troïka, chancelante, multipliant des interventions médiatiques, accuse en pointant du doigt les partis de gauche criant au complot. Par ailleurs, le Président de la République Moncef Marzouki, se dissociant de la position de son propre parti, a reconnu le 30 novembre dans un discours l’incompétence du gouvernement en place en appelant à la formation d’un gouvernement réduit, chose qui a grandement déplu au parti islamiste Ennahdha qui l’a vivement critiqué.

Walid Bannani, vice-président du bloc parlementaire d’Ennahdha a déclaré hier 3 décembre, sur la radio Mosaïque FM, que

 M. Marzouki devrait avoir plus de réserve et se mettre à distance. Si son parti, le CPR adopte son point de vue, toutes les possibilités seront envisagées..

 

Le Secrétaire Général du CPR, Mohamed Abbou a répondu à cette question en indiquant qu’un remaniement ministériel est nécessaire et non pas un gouvernement réduit. Adoptant ainsi la position d’Ennahdha, le CPR et le parti islamiste sembleraient mettre en isolement le Président de la République.

Entre jeux politiques et besoins du peuple, les enjeux s’accroissent. De son côté, le ministère du développement régional et de la planification continue son travail malgré les retards survenus à cause de l’Assemblée Constituante qui n’a remis qu’au mois de mai la loi de finances complémentaire pour l’année 2012.

Ainsi la restauration des routes, notamment celle n°4 reliant Bargou à Siliana ne sera entamée qu’au mois de décembre.Cliquez ici pour lire les détails des projets en cours

Une équation difficile à résoudre pour l’inexpérimenté gouvernement Jebali. Suivant la veine de tous les politiciens, l’envie de garder le pouvoir semble de toute évidence la préoccupation première des politiciens qui s’adressent non aux citoyens révoltés mais à leurs adversaires naturels, notamment le parti Nidaa Tounes ou le Front Populaire. Dans son oeuvre “Le Prince”, Nicolas Machiavel parle de deux dispositions d’esprits opposés [dans tous les pays] : d’une part, le peuple ne veut être ni commandé ni opprimé par les grands ; de l’autre côté, les grands désirent commander et opprimer le peuple ; et ces dispositions contraires produisent un de ces trois effets : ou la principauté, ou la liberté, ou la licence.

Comment se dessine l’avenir de la Tunisie, berceau des Révolutions arabes, entre ces trois effets ? Telle est la question. nawaat.org

 

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 L'équation entre prestige de l'Etat et intégrité des personnes est difficile à équilibrer (audio)

 



Samir Dilou, ministre des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle, a déclaré aujourd'hui lundi 3 décembre 2012 au micro d'Express Fm "qu'après la révolution, aucun gouvernement ne cherche à nuire à son peuple". Il a ajouté que "réussir à équilibrer entre le respect du prestige des personnes et la protection des institutions publiques, synonyme du prestige de l'Etat est difficile à réaliser notamment dans une période aussi délicate et précaire.

M. Dilou a, également, rappelé que la révolution avait engendré des martyrs et a indiqué concernant les récent événements de Siliana : "Il y a bien eu des mutilations et des défigurations fort regrettables, mais Dieu merci, il n'y a pas eu de pertes humaines!".


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